jeudi 17 janvier 2008 - par Céphale

Faut-il brûler les manuels d’économie ?

Gros titre en première page : Le Figaro du 15 janvier annonce que les manuels d’économie vont faire l’objet d’un audit lancé par le ministre de l’Éducation nationale. Une commission présidée par R. Guesnerie, professeur au Collège de France, sera chargée de revoir les programmes et d’étudier les manuels.

Cette décision fait suite aux déclarations de Bernard Thomas, délégué à l’orientation au ministère de l’Education nationale, ancien directeur de cabinet de Gilles de Robien, et de l’ex-Premier ministre socialiste Michel Rocard, lors d’une audition de la Commission Pochard, chargée de réfléchir à l’évolution du métier d’enseignant. Tous deux ont vivement critiqué l’enseignement de l’économie en l’accusant d’être politisé. Bernard Thomas avait dit : « Il n’est pas normal que, contrairement aux autres pays, nous n’offrions pas à nos jeunes un minimum d’informations sur la réalité économique, d’informations sur la réalité de l’emploi, d’informations sur la réalité du fonctionnement des entreprises ». Quant à Michel Rocard, il a qualifié l’enseignement de l’économie de « catastrophe ambulante », allant jusqu’à le rendre « responsable du blocage du dialogue social dans notre pays ».

Submergé de lettres d’enseignants, Michel Rocard leur a adressé un mot d’excuse : « J’ai cru bon d’exprimer une manière de colère sur l’inculture économique de la France. Nous sommes le seul pays d’Europe où le dialogue social n’existe à peu près pas, où l’action publique est lourdement entravée par le manque de conscience collective ». Il a ajouté qu’il avait parlé avec des lycéens et que, malgré son faible niveau de connaissances sur la question, il avait été effrayé par leur vision de l’économie « dont le degré d’abstraction et de dogmatisme interdit toute utilisation dans la pratique sociale ».

La contestation est récurrente depuis cinq ans dans les milieux libéraux et patronaux. En novembre 2006, le Medef recommandait une révision des manuels scolaires et une initiation des élèves à l’entreprise dès le plus jeune âge afin de créer une « culture favorable à l’entrepreneuriat ». De son côté, une nouvelle association proche du Medef, Positive Entreprise, dénonce une approche de l’enseignement imprégnée d’une « idéologie marxiste ». Elle propose d’associer des chefs d’entreprise à l’écriture des programmes et à la validation des manuels, ce qui a provoqué l’indignation de Sylvain David, président de l’APSES (Association des professeurs des sciences économiques et sociales). Il déclare que l’objectif de l’enseignement « n’est pas de promouvoir les idées de tel ou tel acteur de la vie économique », mais de fournir aux élèves des connaissances scientifiques.

N’ayant pas les moyens de me livrer à une étude approfondie, je suis allé chez un libraire parisien pour y parcourir les manuels d’économie, de la seconde à la terminale, en recherchant tout ce qui pourrait donner une vision négative de l’entreprise. J’ai tout d’abord remarqué que les chapitres en rapport avec l’entreprise sont assez peu nombreux, moins d’un tiers. Les autres chapitres concernent la démographie, les relations sociales, les revenus, etc. Ils n’ont donc rien à voir avec l’entreprise et, de plus, ils m’ont paru fort bien faits. Ensuite, j’ai concentré ma recherche sur les chapitres qui concernent l’entreprise. Il y est question des organisations productives, de la production, de la répartition de la valeur ajoutée, de l’organisation du travail et des relations de travail.

La plus grande partie des pages est couverte par des extraits de livres et d’articles. Sur un seul chapitre, j’en ai compté quinze. Les sources sont diverses et variées : Données sociales Insee, La Documentation française, L’Express, Le Monde, Les Echos, Alternatives économiques, etc. Aucun de ces textes ne donne une image négative de l’entreprise, du travail en entreprise, du chef d’entreprise. Leur choix est équilibré. Leur variété a visiblement pour but de développer l’esprit critique des élèves, de leur apprendre à raisonner en ayant le sens des nuances. Il faut reconnaître néanmoins que certains textes peuvent déplaire au Medef, par exemple : « Les négociations collectives, les règles, les négociations de branche représentent des instances intermédiaires qui permettent de compenser l’inégalité du face-à-face entre les individus atomisés et l’entreprise souveraine. Ces intermédiaires, ce sont les systèmes de normes qui régulent les relations de travail : elles s’imposent à l’entreprise, elles ont forces de lois, et c’est pourquoi le Medef veut les supprimer. » (Manuel de seconde, Hatier, p. 186).

L’association Positive Entreprise a déclaré hier : « Nous pensons que le monde de l’entreprise n’est pas présenté de façon équilibrée dans les manuels scolaires de sciences sociales et économiques ». L’objectif est clair : retirer des manuels tous les textes qui peuvent déplaire au Medef. Si l’Etat cédait à cette pression, ce serait une grave atteinte à une liberté fondamentale ; ce serait un précédent inquiétant.



100 réactions


  • morice morice 17 janvier 2008 10:28

    Quand on commence à brûler les livres....


    • Djanel 17 janvier 2008 17:52

       

      Une thèse d’économie ne peut avoir que des relents politiques et idéologiques. Nier ce fait, c’est mentir.

       

      Si le gouvernement veut légiférer sur la rédaction des ouvrages scolaires, nous devrions considérer cette action comme une menace sur la liberté de penser et d’enseigner parce que l’UMP a l’intention derrière tout çà d’imposer aux élèves ses idées au détriment des autres thèses adverses.

       

      Si je veux m’instruire sur n’importe quel sujet que je sois étudiant ou autre, je prends mon courage à deux mains et je vais à la bibliothèque pour m’instruire.

       

      Aujourd’hui avec Internet, je peux même trouver toutes les informations que je veux pour réaliser mes projets.

       

      Où est donc la nécessité de légiférer sur le contenu des ouvrages scolaires sinon que d’imposer par la loi son idéologie ? 


  • Vincent 17 janvier 2008 10:28

    Juste une petite remarque, à propos d’un reportage vu hier soir,

    dans un bouquin d’économie destiné aux lycéens on illustre la notion économique de l’offre det la demande par le marché mondial de la cocaïne.

    Je trouve cela très scabreux.


    • Bof 17 janvier 2008 15:02

      @ Leon : Dans cette industrie, on trouve des individus rejetés par l’école qui réussissent très bien ,avec intelligence, prudence , efficacité qui me fait dire : pourquoi ne sont-ils pas à la tête d’entreprises Françaises ??? Ce qu’ils désirent, c’est le fric si nous sommes bien renseignés par la presse, alors....au moins, avec leur sens du commerce, à eux, ils pourraient enseigner l’économie, eux . Ils doivent bien avoir leur truc à eux pour si bien réussir avec la concurrence et la surveillance , certes beucoup beaucoup trop faible à mon goût ,mais elle est là quand-même.

       Et puis, faut-il garder à l’éducation nationale le monopole des diplômes ? ils réusssissent eux avec un autre monopole à trouver leur chef...en sorte, une élite ... et quand on se souvient avec quelle facilité notre élite a fait disparaitre nos industries nationalisées... ......

       


    • ronchonaire 17 janvier 2008 17:05

      @ Bof :

      Si le sujet vous intéresse, je vous conseille de lire "Freakonomics" de Steven Levitt, un économiste américain (il existe une édition en français).

      Le bouquin traite de phénomènes aux frontières de l’économie, avec notamment un chapitre sur le trafic de drogue intitulé "Pourquoi les dealers habitent-ils chez leurs parents ?". Je vous laisse trouver la réponse dans le bouquin.

      Par ailleurs, Léon a raison, ce type de marchés est très intéressant à étudier en particulier car ils nous donnent une idée du mode de fonctionnement des marchés si l’Etat n’existait pas.


    • Vincent 17 janvier 2008 17:31

      Oui, à cela près que pour s’imposer sur ce genre de marché, il faut la plus part du temps faire parler la poudre et dans ce cas, ce n’est plus vraiment un modèle économique viable, puisque contraint.


    • Vincent 17 janvier 2008 11:28

      Le dirigeant d’entreprise est un créateur de richesse, soit mais pas un expoloiteur.

       

      La plus part du temps le dirigeant d’entreprise est aussi un passionné, une personne qui après avoir bossé en qualité de salarié s’est dit, tient ce que je fais pour mon patron, je pourrais aussi bien le faire pour mon compte.

       

      C’est le cas de nombreux artisans, qui je le rappelle représentent la majorité des chefs d’entreprises.

       

      Il ne faut pas perdre de vue que ceux qui se mettent à leur compte prennent de gros risques, financiers, affectifs et eux ne comptent pas leur heures de travail.

       

      Car en dehors de leur savoir faire, qu’ils monnayent, ils doivent aussi gérer la paperasse, la communication, cela passe par des réunions de chefs d’entreprises en soirée, le réseautage et hyper important pour une TPE, ou PME.

       

      Ces exemples cités ci-dessus, sont dans la plus part des cas complètements ignorés ou survolés dans les manuels d’économie.

       

      Par ailleurs, il est assez rare que les artisans aient une culture économique, une vision de la gestion d’entreprise globale.

       

      Aussi il existe des stages obligatoires de quelques jours avant de créer son entreprise où les rudiments de gestion, de compta et de législation sont survolés.

       

      Il serait à mon avis fort appréciable, que les manuels d’économie, présentent cet aspect du chef de TPE ou PME, car la plus part du temps on nous montre en exemple les réussites, les patrons du CAC, mais très rarement les artisans, alors qu’ils représentent la majorité.

       

      Avant de rouler en Porsche Cayenne l’artisan aura sans nul doute bien ramer sans pour autant exploiter ses ouvriers, car à l’heure actuelle, ce qui manque c’est essentiellement de la main d’œuvre qualifiée, donc quand vous trouvez un bon ouvrier, croyez moi, vous le payez correctement sinon il partira voir ailleurs, voir, il montera sa structure.

       

      Pour ce qui est des dirigeants de grandes entreprises, cela est un peu différent car eux la plus part du temps sont ingénieurs et / ou issus d’école de commerce, ils ont suivi des stages à l’étranger, et ont un culture d’entreprise assez large qui dans ce cas est orientée vers les actionnaires.

       

      A l’inverse de l’artisan qui lui en fait cherche à prendre un maximum de marchés afin d’assurer la pérennité de son entreprise et ainsi pouvoir payer ses gars.

       

      Les dividendes pour lui, évidemment il pense mais ils sont loin d’être au niveau que l’on imagine.

       

      Par contre oui, il profite de certains petits avantages, comme un resto de temps en temps, les frais kilométriques de sa voiture remboursés pas son entreprise, le téléphone, sa connexion internet, un billet de train voire un séminaire dans un grand hôtel.

       

      Mais bon globalement ça casse pas trois pattes à un canard et c’est sans aucune commune mesure avec les avantages et autre rémunérations des partons du CAC.

       

      Pour conclure développer l’esprit entreprenarial des élèves me semble être une fausse bonne idée, car j’ai vu pas mal de p’tit gars se mettre directement à leur compte à la sortie de leurs études et se vautrer lamentablement, car n’ayant aucune culture d’entreprise et pas ou très peu d’expérience et se croyant arrivés parce qu’ayant le statu de patron.

       

      Je pense que l’esprit entreprenarial se développe au fur et à mesure de notre vie professionnelle, des expériences que vous accumulez et à un moment vous vous sentez près pour y aller et vous vous jetez dans le bain de la création. Ceci dit, c’est une expérience très enrichissante mais pas financièrement dans un premier temps.

       

       


    • Jocrisse Jacques 17 janvier 2008 17:53

      P.Renève,

      Commentaire digne des années "Marchais" .

      J’avais le sentiment que dans votre PS, certains esprits plus ouverts voulaient , depuis leur passage aux affaires, réconcilier les gens avec le monde de l’entreprise, comme dans les autres pays européens gérés par des sociaux-démocrates.

      Enfin, si vous voulez faire du Montebourg en plus mauvais, ne vous gênez surtout pas !

       


    • Jocrisse Jacques 17 janvier 2008 18:10

      Céphale,

      Pouquoi la révision des manuels d’économie par un professeur au Collège de france vous provoque un tel effet ? Vous voyez la main du Medef partout ? Et l’avis d’un Rocard ne vaut plus rien ? Evidemment les profs ne sont pas contents .

      Si vous avez accueilli des stagiaires écoles (post bac) en entreprises, vous avez certainement vérifié, que l’enseignement de matières est en retard souvent de plusieurs années . Je l’ai observé concernant les cours de logistique et d’organisation industrielle.

      Il me semble naturel que les dirigeants d’entreprises signale cette anomalie et souhaite que la construction des programmes s’adapte au plus près de la réalité.

      Comme vous êtes impartial, vous concluez : L’objectif est clair : retirer des manuels tous les textes qui peuvent déplaire au Medef. Si l’Etat cédait à cette pression, ce serait une grave atteinte à une liberté fondamentale ; ce serait un précédent inquiétant.

      Je trouve que vous poussez un peu, mais ça vous a permis de titrer "choc" (Idem Paris Match)


  • Burrhus 17 janvier 2008 10:45

    Bernard Thomas a démissionné pour "raisons de santé" et fera valoir ses droits à la retraite d’ici peu. En clair, il a été limogé car il s’est exprimé un peu trop fort sur des questions épineuses (la statut des conseillers d’orientations psychologues, la suppression des CIO, l’enseignement de l’économie au lycée). Pour tenter de faire passer son point de vue, il n’a pas hésité à sortir des contres vérités. Ainsi, selon lui et le sécrétaire général du ministère présent lors de cette audition, 95 % des élèves de seconde suivraient l’option SES en seconde !! Rendez-vous compte !! Nos chères têtes blondes sont dans leur ensemble soumis à cet insidieux discours marxiste dispensé dans cette option. Rassurez-vous, les chiffres officiels, les vrais de vrais, sont de l’ordre d’un peu plus de 40 %. Ouf ! Ca fait pas une majorité ! La république est sauvée !

     

     


  • ronchonaire 17 janvier 2008 11:01

    En tant qu’économiste, permettez-moi de répondre à cette intéressante question.

    Il y a en fait deux problèmes bien distincts :

    • "l’inculture économique" que dénonce Michel Rocard ; sur ce point (comme sur beaucoup d’autres), il n’a pas totalement tord. Quoiqu’en disent certains, l’économie est une science, certes inexacte, mais une science quand même. De plus, contrairement à une idée reçue, l’économie n’est pas une discipline littéraire : tout bon économiste doit d’abord être une brute en maths et en stats s’il veut réussir. Nous contruisons des théories, des modèles mathématiques, que nous confrontons aux données du monde réel, puis nous en déduisons des mécanismes, voire des "lois". Or, la plupart des gens, y compris dans les plus hautes sphères intellectuelles, sont totalement ignorants en la matière. Je suis personnellement effrayé par le nombre d’ânneries que je peux entendre ou lire à longueur de temps, y compris sur ce site d’ailleurs.
    • la soi-disant "politisation" de l’enseignement de l’économie en France et son supposé eloignement des réalités de l’entreprise. L’un comme l’autre me semblent faux. A vrai dire, si biais il y a, j’aurais tendance à penser qu’il est plutôt dans l’autre sens que celui mentionné dans votre article : la grande majorité des économistes sont plutôt des libéraux et ont tendance à prêcher les vertus de la libre-concurrence (par déformation professionnelle puisque nos modèles nous disent que c’est ce qui marche le mieux). J’irais même plus loin : Marx n’est plus au programme des cours d’économie depuis déjà bien longtemps (alors que sa critique du capitalisme pourrait être intéressante pour mieux le comprendre).

    Le vrai problème à mon sens vient du fait que les enseignements de qualité en économie ne commencent qu’à la fac, et sont donc limités à ceux qui choisissent cette filière. Les cours de lycée, y compris pour les bacs ES, sont simplement catastrophiques ; non seulement ils ne permettent pas d’acquérir les bases élémentaires mais en plus ils sont complètement trompeurs sur la réalité de la discipline et sur ce qui attend les lycéens qui choisiront de poursuivre dans cette filière après le bac.

    Faut-il brûler les manuels d’économie ? Sans doute, mais pour garantir une meilleure pédagogie de l’économie, pas pour les raisons de "biais politique" évoqué dans l’article. A ce titre, nous sommes, nous économistes, tout aussi responsables de la situation actuelle que ne l’est l’éducation nationale car nous n’arrivons pas à vulgariser notre discipline et avons un peu trop tendance à prendre les non-économistes pour des idiots. A nous également de faire des efforts pour mieux communiquer sur la réalité de notre métier.


    • Vincent 17 janvier 2008 11:56

      Je relève quelques passages de votre commentaire :

      Etre un brute en math, pour être un bon économiste,

      Nous théorisons l’économie.

       

      Je dirais que vous économistes, ne savez pas bien vous faire comprendre, car à force d’essayer de mettre en équation les règles économiques, dans le but selon moi, de prévoir au mieux les profits potentiels de tel ou tel secteur d’activité, vous avez rendu cela tellement opaque et compliqué que personne n’y comprend plus rien.

       

      Vous avez rendu les règles du jeu inaccessibles aux profanes, alors je me pose une question ou plutôt deux :

      Pour quelles raisons ?

       

      La première : vous adorez les maths, l’abstraction, vous avez le désir de tout expliquer en résumé vous êtes des adeptes la branlette de cerveau.

      La seconde : vous vous êtes rendu compte qu’en théorisant l’ensemble des marchés, vous vous rendiez maître de ceux-ci et donc que votre pouvoir d’influence devenait incommensurable.

       

      Les deux à mon avis sont liés.

       

      Mais je dirais une chose, quel est le but d’une entreprise, si c’est de créer de la valeur ajouté pour permettre à d’autres personnes de bénéficier d’un produit ou d’un service utile ou non, c’est bien,

      par contre si le but et de créer un produit et ensuite de déployer des tonnes de d’artifices marketing pour créer une demande uniquement dans le but de faire un maximum de profit, je ne pense pas que cela soit une bonne solution.

      Amasser des ronds, juste pour le plaisir, n’est pas à mon sens la bonne voie de l’économie.

       Je suis peut-être un utopiste mais :

      Pour moi l’économie à l’épanouissement d’une population, à partir de là en vouloir toujours plus au détriment des autres, n’est pas une bonne solution car source à terme de conflits

       


    • ronchonaire 17 janvier 2008 12:17

      Votre commentaire est la parfaite illustration des "ânneries" dont je parle dans mon post.

      Pour commencer, les économistes ne sont au service de personne, pas plus des faiseurs de profits que des autres. Vous focalisez votre commentaire sur un pan de la science économique (l’étude des firmes et de leur profit) mais vous oubliez tout le reste : l’étude des consommateurs et du bien-être, le rôle du "capital humain" (éducation, santé), le rôle de l’Etat et des institutions, et j’en passe.

      Ensuite, concernant la technicité de la science économique ; nous reprocher de vouloir sans cesse nous rapprocher de la rigueur inhérente à toute science me semble être un faux procès (est-ce qu’on reproche aux astrophysiciens d’être trop techniques et de faire de la branlette de cerveau ?). Le problème, comme je le dis au dessus, vient du fait que nous n’arrivons pas à vulgariser nos résultats pour les rendre compréhensibles au plus grand nombre.


    • Vincent 17 janvier 2008 13:50

      A propos des astrophysiciens, eux leurs commentaires n’influencent pas les conditions de vie de millions de personnes, (à moins qu’ils nous annoncent une colision prochaine avec un astéroïde), contraîrement aux commentaires des économistes qui sont devenus paroles d’évengiles.

      Tel ou tel cabinet revoit sa prédiction de profit pour l’entreprise "perlinpipin" et pof, celle-ci se retrouve dans la mouise.

      Ok ce ne sont pas à proprement parlé des économistes purs, mais bon, ces cabinets d’audit y ressemle fort tout de même.

      Quant à ce qui est de la vulgarisation de votre domaine de compétence, on m’a toujours dit :

      ce qui s’ennonce clairement se comprend facilement.

      Dois-je en déduire que vous( ensemble des économistes) êtes incapables de vous faire comprendre car vous même ne maîtrisez pas tous les aspects de votre discipline, ou / et n’êtes pas d’accord entre vous.

      Vouloir tout prévoir, tout plannifier et tout mettre en équation, relève pour moi du fantasme.

      Il faudrait laisser un peu de place à l’intuition, l’inatendu, la vie en fait.

       

       


    • Sigefroid 17 janvier 2008 13:56

      "confrontons aux données du monde réel, puis nous en déduisons des mécanismes, voire des "lois"

      Economiste moi-même, j’ose espérer que vous tenez ce disours pour épater des lecteurs inconscients ou bien que se limitent à appréhender la discipline par l’émission "Capital" ! L’usage des mathématiques en économie relève de l’usage d’un outil parmi d’autres - pas souvent à bon escient mais toujours impressionnant pour le néophytes- et non pas d’une capacité de dominer le champ complexe ou plutôt varié des mathématiques ! Quant aux lois, elles sont aussi illusoires que celles du code civile : ponctuelles, amendables à souhait et jamais récurrentes. Je ne connais pas un modèle économétrique du Plan (je parle ici pour la Belgique) qui ait abouti à une juste prospective ... et Dieu sait qu’on y injecte des variables ! Il y a d’une part les cogitations économiques en chambre qui agitent un sérail à coup d’articles dans des revues spécialisées et sans aucun doute amusantes pour qui les lit et puis il y a l’économie réelle - pas celle que l’on modélise à postériori en faisant tourner des variables dans des ordi - mais celle bien vivante générée par l’éternuement de Busch, une explsosion à Bagdad, les errances intello-politico-débiles des technocrates bruxellois qui un jour gèlent les terres en Europe qui le lendemain se trouve sans blé ou sans lait, surpris devant une Chine inattendue mais boostée pas des entrepreneurs de terrain qui usent et abusent de ce que les Etats leurs ouvrent grandes les frontières subjugués aujourd’hui par le libéralisme débridé de néo-physiocrates et qui demain seront peut être les plus grands défenseurs d’un protectionnisme à outrance (voir la tentaive anti-dumping ratée de la Commission européenne) ... Bref des volumes à écrire sur cette problématique ... mais ils ne donneront pas un cent de plus à un néo-sdf travailleur plus pour ... des rondelles de carottes et ne retireront pas 1 $ à Bill Gates ou 1 euro à Albert Frère qui n’ont jamais fait de "science" ’économique ni d’équations du 2e° ... Ne vous illusionnez donc pas trop et restons modeste sur cette pseudo "science" aux lois volatiles ! Les meilleures économistes sont les ménagères ! Mais je m’arrête là !


    • ZEN ZEN 17 janvier 2008 14:34

      @ Sigefroid

       

      Vous avez raison de remettre en question l’ économétrie pure , l’usage abusif de maths dans cette discipline.(qui n’est qu’un outil, en France comme en Belgique...) Je crois que Keynes a eu des mots très durs là-dessus. Si vous avez des réfèrences...

      "Tous deux ont vivement critiqué l’enseignement de l’économie en l’accusant d’être politisé...."

      L’économie pure n’existe pas en dehors de choix politiques ou sociétaux (, implicites le plus souvent), comme dans toutes les sciences humaines ..d’où l’ importance de dégager l’implicite par une réfléxion critique (qui semble ne pas plaire au Medef) et par des notions de sociologie et d’histoire pour éclairer les comportements économiques, et d’une formation citoyenne...Pour les forces conservatrices, l’économie (d’inspiration libérale) doit être présentée comme fondée sur des principes "naturels"...



    • ZEN ZEN 17 janvier 2008 17:28

      Certains confondent économie et gestion financière.

      Dans Reconsidérer la richesse  P.Viveret fait à mes yeux oeuvre d’économiste, sans pourtant faire des analyses mathématiques élaborées, du moins au niveau de la synthèse qu’il offre, parfaitement compréhensible par quelqu’un de moyennement cultivé.


    • ronchonaire 17 janvier 2008 17:28

      @ Sigefroid, ZEN, Léon :

      Vous avez une vision rétrograde de ce qu’est la science économique.

      Effectivement, si on veut faire de l’économie à la papa en n’allant pas plus que "le chômagé était de 10%, il est à 8%, il a donc baissé de 2%", nul besoin d’aller au delà de + - * /.

      Si on a deux doigts de curiosité intellectuelle et qu’on cherche à comprendre ce qui a provoqué cette baisse de 2%, on peut difficilement faire l’économie (!) d’un minimum de rigueur mathématique et statistique.

      Sinon, n’importe qui peut dire n’importe quoi et nous pondre une théorie sur la corrélation entre le taux de chômage et l’ardeur sexuelle de la truite saumonée en période de rut. Sera-t-on plus avancé pour autant ?


    • ZEN ZEN 17 janvier 2008 18:26

      @ ronchonnaire

       

      Arrétez de ronchonner en caricaturant. C’est , pour ma part, le formalisation d’un certain type d’économie, parfois coupée de la réalité et même du bon sens, que je mets en question.Les économistes hyperpointus, conseillers de la Citigroup, malgré leurs modèles mathématiques, ont-ils prévu les pertes de mardi...

      ce document peut intéresser :

      http://www.autisme-economie.org/article79.html

       


    • chris11 17 janvier 2008 19:47

      c’est vrai que réduire l’économie au seul fonctionnement de l’entreprise et à l’accumulation de ses profits est une ânerie ,mais entendez vous souvent les économistes (ou prétendus tels) qui viennent se répandre sur les ondes ou sur les petits écrans parler d’autre chose que de profit ?

      les entendez vous alerter bruyament le pouvoir sur les dangers à moyen et long terme de la seule concentration des efforts sur le profit , des dangers pour une societé à casser son modele social uniquement dans un but lucratif de court terme .

      La théorie actuelle en matiere d’économie c’est : "prends l’oseille et tire toi " .on ne construit pas l’avenir d’un pays sur de telles bases . Et tous les "économistes" disposant d’une parole audible ,restés silencieux, porteront une sérieuse part de responsabilité dans ce qui ne va pas manquer de se produire ,un jour ou l’autre.

      Seule la date est incertaine !!!


    • Christophe Christophe 17 janvier 2008 20:23

      @Alchimie,

      Après-tout l’informatique n’utilise que des 0 et des 1, c’est donc d’une piètre utilité.

      Les 0 et les 1 sont utilisés par des mathématiques en base 2. Il est tout à fait possible de transposer l’ensemble des mathématiques en base 10 en base 2. Les fondements mathématiques peuvent tous être ramenés à une expression en logique. Si vous voulez une simple illustration, l’informatique ne comprend que des fonctions mathématiques et un microprocesseur ne fonctionne qu’en base 2 (binaire). Si les modélisations mathématiques ne pouvaient être transposées, les ordinateurs ne serviraient à rien.

      Lorsque nous abordons la terminologie mathématique, cela s’applique, à mon sens, selon les propos de Ronchonaire, aux modélisations économiques. Cela ne concerne pas la comptabilité.

      @Ronchonaire,

      l’étude des consommateurs et du bien-être

      Si vous êtes capable d’exprimer des concepts abstraits comme le bien-être sous une ou plusieurs expressions mathématiques, pourriez-vous me les communiquer ; la formalisation des concepts abstraits dans les réseaux sémantiques n’ayant pas encore trouvé de solution, vous pourriez ainsi obtenir un prix pour avoir démontré que sur les bases de mathématiques extensionnelles, nous pouvons formaliser des comportements et perceptions de type intentionnel. En tout état de cause, cela permettrait, et je vous en serais gré, de faire avancer mes travaux en sciences cognitives sur les modes interprétatifs humains.


    • ronchonaire 17 janvier 2008 21:20

      @ ZEN :

      Il me semble que c’est vous qui caricaturez et le fait que les économistes de Citigroup n’aient pas prévu les pertes de mardi n’est pas une raison pour remettre en cause toute la discipline. Par ailleurs, vous dénoncez vous-même, dans un de vos commentaires plus bas dans le fil, les "généralisations à partir d’un ou deux cas particuliers". Un peu de cohérence, que diable !

      @ Christophe :

      Le prix dont vous parlez a déjà attribué (pas à moi, vous devez vous en douter vu l’ironie de votre propos). Il s’agit du prix Nobel d’économie décerné à Amartya Sen il y a quelques années. Il n’est bien évidemment pas le seul à travailler sur ces questions mais si le sujet vous intéresse, vous pouvez toujours jeter un oeil à ses travaux. Ce sera une bonne entrée en matière et cela permettra peut-être, en tout cas je vous le souhaite, de faire avancer vos travaux et de voir un peu plus loin que le bout de votre clavier.


    • Sigefroid 17 janvier 2008 22:40

      SVP ne mélangez pas la notion gestion ou de compta qui est somme doute une démarche très ancienne (les Mésopotamiens ont gravé je crois leur 1ères tablettes d’argile pour « mesurer » des stock de marchandises dans leurs entrepôts) et qui relève d’une technique du chiffre et « l’économie » qui a été fondée initialement par des philosophes, de commerçants et qui relève de la gestion des biens de la « cité » au sens large. Dans un programme d’études d’économie... il n’y a pas d’économie ! Il y a de la philo, de l’économie dite politique, de la gestion, des maths (un minimum en fait par rapport aux études de maths mais assez pour jeter le trouble quand il faut), de la compta, des stat et proba, de l’histoire économique, de la socio et j’en passe ... mais pas « d’économie ». Il s’agit d’une approche qui s’appropie une série de disciplines anciennes ou récentes pour élaborer des « théories » en vue d’aider à prendre des décisions qui appartiennent in fine la plupart du temps aux politiques et non pas aux marchés quoiqu’on puisse croire ! Le marché consiste à pouvoir acheter et vendre n’importe quoi ! ... mais ce sont les politiques qui définissent les conditions du fonctionnement du marché selon le modèle qu’in fine ils retiennent pour bon ! Mais c’est trop long à présenter ici. Retourner lire Michel Foucault sur les débuts de l’économie politique ! Intéressant ! Quand à la contradiction que vous évoquez, j’ai effectivement pris pas mal de temps à étudier l’économie, mais pas que cela, et je crois qu’il est important de toujours voir un regard critique sur ce que l’on fait ... Aujourd’hui, tout est à « l’économique » (même le moindre magazine féminin y glisse un article de vulgarisation ou l’autre), comme hier tout était à la politique et avant hier à la philosophie, à la morale ou bien à la religion ! « Tout bouge » (« panta rei », je crois dans la bouche du philosophe en grec !) et tôt ou tard cela changera à nouveau !


    • Sigefroid 17 janvier 2008 23:01

      Il me semble que vous nous faites une habile pirouette ... Personne n’a dit que l’outil math n’avait pas son utilité dans « l’économie » ... mais il n’est qu’outil et bien peu complexe dans son utilisation au regard des champs des mathématiques ! La démarche économique n’est pas a priori une démarche mathématique ... elle relève de la décision dans un domaine particulier qui est la relation entre l’homme et la répartition des biens ... Ca s’arrête là ! Pour le reste, vous pouvez analyser, projeter, régresser, correler, variabiliser tant et plus, « tout étant égal de par ailleurs » (j’ai toujours trouver cela extraordinairement comique comme axiome au cours de ma formation !) ... Mais ça ne fait pas une démarche économique ! Et je ne confonds pas théorie économique et politique économique ou bien économie politique ! La théorie tente de concevoir des modèles possibles dans des environnements connus ou probables ! Mais in fine c’est la philosophie politique qui a le dernier mot et qui décide ou non de retenir les modèles concoctés par pas mal d’apprentis sorciers (faites un tour du côté des théories de la régulation ou sur le site de l’IRES de Louvain pour voir que la discipline peut-être hantée par d’autres courants que les dérivées ou les intégrales) ! Pour le reste, dans beaucoup de cas c’est malheureusent trop souvent l’illusion d’une science humaine qui se voudrait être une science dure et c’est en cela qu’elle cause parfois bcp de dégâts ! Il n’empêche, pour mettre ensemble tous les éléments économiques qui doivent aboutir à une décision, il faut de la rigueur dans l’utilisation des outils et une grande culture ... ça je vous le concède ... mais concédez-moi aussi que c’est très rare !


    • Christophe Christophe 17 janvier 2008 23:48

      @Ronchonaire,

      Nous n’allons pas nous comprendre, du moins nous ne nous sommes pas compris.

      Je vous parle du bien-être et non du bien-être matériel ; celui qui émane du sentiment de bien-être et non des possessions que l’on a, celui de l’être et non celui de l’avoir.

      Précisez le bien-être matériel car il est totalement insuffisant pour aborder le bien être de l’humain. Lorsque vous interprétez une situation, c’est par votre esprit, pas en fonction de ce que vous avez en votre possession.

      Je ne pense pas que des chercheurs comme Montagu auraient passé leur vie à rechercher des logiques intensionnelles pour trouver des systèmes mathématiques permettant d’approcher les comportements intentionnels de l’humain, en échouant, alors qu’il est si facile pour un économiste de le faire avec les outils extensionnels à notre disposition. Ne généralisez pas, dans votre propos, une vision très restrictive !


    • ronchonaire 18 janvier 2008 09:33

      @ Christophe,

      Effectivement, nous ne nous sommes pas compris, autant pour moi. Cela n’empêche pas les travaux de Sen de valoir le coup d’oeil si ça vous intéresse.


  • tvargentine.com lerma 17 janvier 2008 11:09
    L’avenir économique de la France
    La Réforme

    Un constat simple mais accablant

    65 milliards d’euros dépensés chaque année en subvention, soit 4% du PIB

    28 milliards d’exonérations de charges sociales (urssaf)

    Plus de 6000 dispositifs recensent  les aides et les organismes en direction des entreprises.

    la France est championne du monde des allègements de cotisations patronales sur les bas salaire depuis 15 ans

    Tiens ! les bas  salaire,

    Une augmentation significative du nombre d’emploi non qualifié depuis une quinzaine d’années en parfaite corrélation des exonérations et des allègements de cotisations sociales.

    Les différentes aides aux entreprises auraient-elles tirées les salaires vers le bas afin de pouvoir bénéficier des ces exonérations de l’Etat ?

    Voila les constats simples à poser si nous voulons réformer la France.

    Si vous ajouter en plus, les organisations territoriales (commune, département, région qui amène un tel millefeuille administratif qu’en France. on dit souvent que ça bloque à tous les étages, de la ville jusqu’à l’Etat, avec toutes les agglomérations, les départements, les régions....et les dérives financières et malversations.

    Tout le monde sait qu’il y en a de trop.

    La France a besoin de grosses PME. Il faut des entreprises de 800 ou 1 000 personnes pour que nous puissions exporter, faire de la recherche et du développement.et aussi des universités pour avoir une élite intellectuelle qui s’intègre à l’économie d’aujourd’hui, et des outils pour son développement ainsi que de l’argent  (permettre des passerelles entre l’université et les entreprises )

    Malgré la « contrainte financière, » du passif, la contrainte des marchés spéculatifs  qui complique l’environnement économique et du très court terme des médias en recherchent de people-lisation  de la vie politique française ,il est nécessaire pour la France, et plus encore  pour le président de la République, Nicolas Sarkozy, « de se projeter dans le long terme »  c’est-à-dire réintégrer les citoyens et les entreprises , en tant que partenaires dans le développement du pays.

    Si nous ne faisons rien, la France deviendra un pays pauvre, composée de pauvres, avec des emplois de pauvres et des services de pauvres.

    TOUT EST POSSIBLE
     


    • 5A3N5D 17 janvier 2008 11:18

      ""Si nous ne faisons rien, la France deviendra un pays pauvre, composée de pauvres, avec des emplois de pauvres et des services de pauvres.

       TOUT EST POSSIBLE""

      Oui, Lerma. C’est exactement ce vers quoi nous allons à grandes enjambées, grâce à votre idole.

       


    • Martin Lucas Martin Lucas 17 janvier 2008 12:12

      ça fait plaisir d’être d’accord avec Lerma !


    • claude claude 17 janvier 2008 18:26

      lerma a raison ! smiley

      brûlons tous ces livres écrits par des crypto-communistes fumeurs de hachich et sniffeurs de marijuana !

      comme l’écrivent justement ces philantropes de www.libres.org/main.htm :

      L’ECONOMIE AU LYCEE : C’EST LE PROGRAMME D’ATTAC

      ###""L’IFRAP publie régulièrement d’excellentes études. Celle qu’il vient de faire paraître sur son site, sous la signature d’Alain MATHIEU (Société civile N°33) est particulièrement bienvenue, car elle est consacrée à la désinformation dans l’enseignement de l’économie dans les lycées. Au moment où certains attaquent le jury d’agrégation d’économie pour « ultralibéralisme », il faut voir au contraire comment l’enseignement de l’économie est la chasse gardée du marxisme. (...)

      Voilà de quoi former de bons militants d’ATTAC. Et le plus scandaleux n’est pas à nos yeux les manuels, mais les programmes approuvés par le gouvernement, puisque publiés au BO. Il est vrai que les finalités de cet enseignement sont bien définies par ce Bulletin Officiel de l’éducation nationale « concourir à la formation du citoyen » (pas préparer les élèves à la vie en entreprise, bien sûr, ce serait faire le jeu des patrons). Mais quel citoyen veut-on former ? Celui qui votera à gauche, fera des analyses marxistes, adhérera à la CGT et militera à ATTAC ? Tout un programme. Merci à l’IFRAP de nous avoir rappelé ces vérités indiscutables. Bien entendu, le scandale, c’est la main mise des libéraux sur l’agrégation d’économie, n’est-ce pas ? Rien à voir avec la formation du citoyen si bien faite dans les lycées. Car, elle va dans le sens de l’histoire. "" ###

      ciel ! nos chères têtes blondes seraient aux mains d’un grouspuscule de marxo-lénino-troskystes ! 

      josé bové serait-il consultatnt occulte de l’éducation nationale ???

       

      alors je suis allée voir les programmes de la seconde à la terminale :

      et voici ce que ça donne en cryto-attaco-communiste :

      """ (...)

      1.3.2 - Accroître toujours plus le PIB, cela a-t-il toujours un sens ?0[0]

      Quand on pose la question ainsi, il y a en fait quelque chose qui est sous-entendu : du sens à quel point de vue ? En réalité, la question qui se pose est de l’ordre du jugement : un pays, une société font-ils bien de chercher à obtenir la croissance la plus rapide possible ? Autrement dit, plus de croissance est-ce plus de bien-être, des progrès équitablement répartis entre les membres de la société, par exemple ? On se rapproche donc de la question du développement que l’on a déjà un peu abordée dans l’introduction. (...)

      • Croissance ou développement ?
        Le P.I.B. est un indicateur économique, mais il n’inclut pas un certain nombre d’activités essentielles pour le maintien des solidarités entre les membres d’une société, en particulier des services. La richesse d’une nation, est-ce seulement les richesses matérielles qu’elle réussit à produire ? C’est un peu ce que laisse croire le calcul de la croissance à partir du P.I.B. Mais n’est-ce pas aussi l’état de santé (y compris mentale) de la population, son niveau d’instruction, la qualité des rapports sociaux entre les membres de la société, ou d’autres éléments ? Le problème est que ces éléments ne se laissent pas facilement mesurer. Pourtant on sait bien que la qualité de la vie est aussi importante que la quantité de biens dont on dispose (mais les deux ne sont pas indépendants l’un de l’autre, évidemment). Le P.I.B. n’est pas un indicateur de bien-être. (...)


      • La croissance économique n’est donc pas forcément le développement et si l’on veut parler de développement, sans doute vaut-il mieux utiliser l’I.D.H. comme indicateur ainsi que le fait le Programme des Nations Unies pour le Développement (P.N.U.D.). [Vous trouverez la présentation de cet indicateur à la notion « IDH »]. Or, le classement des pays selon l’I.D.H. ne donne pas le même résultat que celui selon le P.I.B. par habitant : (...) Le niveau des richesses matérielles produites et sa croissance ne sont donc pas le seul indicateur pertinent de l’amélioration des conditions de vie dans un pays.(...)
      • La question de la répartition des richesses.
        Enfin, on peut souligner que le P.I.B. par habitant n’est qu’une moyenne statistique. Comme toutes les moyennes, il gomme les disparités. Savoir qu’un pays a augmenté son P.I.B. de 3% dans l’année ne nous dit rien sur ce que l’on a fait de cette augmentation.(...)


      • Conclusion : un taux de croissance élevé (du PIB) n’est pas forcément synonyme de développement du bien-être collectif. Il faut cependant dire et répéter que la croissance des richesses produites est un formidable levier pour améliorer le sort de tous. Mais cela ne se fait pas sans des choix politiques qui disent clairement comment la croissance doit être utilisée ou au service de quels idéaux collectifs elle doit être mise. Il ne faut donc pas avoir le fétichisme du chiffre : 2% de croissance qui profite à tous, c’est peut-être mieux que 3% accaparés par quelques uns. (...) """###

      mon dieu ! voilà qu’on apprend la solidarité à nos enfants ! vivement que l’expérience dont nous parlait la taverne hier, soit génralisée, afin que nous puissions telle une seule voix honorer nos entrepeneurs et regarder tf1 !!!!

      En lisant cet article,nous voyons bien que ’le rédacteur’ ne connait rien au monde de l’entreprise,particulierement des PMI PME et TPE et encore moins à la bureaucratie comme un electeur au milieu d’images des persécutions gauchistes qui met en lumière toute la nullité de l’immonde opposition sans reconnaître une telle évidence, c’est que de toute évidence un cerveau dérangé par la haine. ( asgsystm.free.fr/ ) merci gasty !!! smiley

       


    • geko 17 janvier 2008 21:22

      @Claude

      C’est plutôt un signe de bonne santé mentale que de se poser la question de savoir si le PIB a du sens et pour qui ?

      Le PIB n’a rien à voir avec les TPE et les PME c’est un indicateur macro économique. Côté haine et cerveau dérangé c’est l’hopital qui se fout de la charité ! Vous n’argumentez rien et vous vous contentez d’insulter sans même comprendre les textes que vous mettez en citation !


    • Djanel 18 janvier 2008 02:11

       

      Ce fil est un ramassis de réactionnaires incapables comme Claude d’argumenter. Ils se contentent d’un coupé-collé de texte recueilli sur la toile. Ils lisent deux lignes et la sélection est faite. La haute technologie utilisée par des singes. 

       

      Pourquoi leur répondre puisque la seule chose qu’il sache faire, c’est de cliquer. Un clique et vous voilà dans les négatifs sans savoir pour quoi.

       

      Il faut être maso pour rester parmi eux.

       

      Salut


    • Djanel 18 janvier 2008 02:20

      Prouver que la majorité des intervenants est réactionnaire, est facile. Il suffit de voir que Lerma qui se fait toujours replier, a trouvé un moment de gloire ici : +12 au compteur. 


    • ARMINIUS ARMINIUS 20 janvier 2008 09:44

      Tiens, pour une fois je suis ( a peu près) d’accord avec Lerma. Serait-il meilleur économiste que critique (hum !) politique ?


    • ARMINIUS ARMINIUS 20 janvier 2008 09:44

      Tiens, pour une fois je suis ( a peu près) d’accord avec Lerma. Serait-il meilleur économiste que critique (hum !) politique ?


  • sobriquet 17 janvier 2008 12:08

    L’avis de ce prof de SES sur ces déclarations est assez intéressant :

    Faut-il enseigner l’économie bisounours ? http://uneheuredepeine.blogspot.com/2008/01/faut-il-enseigner-lconomie-bisounours.html

    Comme il le dit dans un autre article, les gauchistes trouvent ces manuels trop partisans du modèle libéral et les libéraux les trouvent trop détracteurs du même modèle...


  • docdory docdory 17 janvier 2008 12:10

     @ Cephale 

     

    Ce qu’il faut brûler , ce sont les manuels de " science " économique . L’économie n’est pas une science , mais une idéologie , qui n’a pas plus de caractère scientifique que le " socialisme scientifique " de l’ex URSS , ou que les " universités de science islamique " qui foisonnent dans certains pays musulmans ! 

    Les économistes s’occupent de faits non reproductibles , non prévisibles , et par ailleurs ne tiennent aucun compte des faits contraires à leurs théories ( par exemple : la mise en concurrence des " renseignements téléphoniques " a entraîné une augmentation massive de leur coût , ce qui est évidemment contraire au dogme libéral ! )


    • ronchonaire 17 janvier 2008 12:35

      Ah ! Bravo ! Ca c’est du commentaire constructif qui fait vraiment avancer le débat. Rien de mieux qu’une bonne grosse insulte quand on n’a rien à dire et qu’on ne sait même pas de quoi on parle.

       


    • patrice69 patrice69 17 janvier 2008 13:16

      Quelle insulte a-t-il proféré ? Je ne la voit pas. Vous avez du vous tromper de commentaire.


    • stephanemot stephanemot 17 janvier 2008 13:47

      Philippe, je vous plusse.

      Comme la politique, l’économie n’est pas sale en soi : elle est simplement nécessaire mais complexe à appréhender puisqu’elle porte fondamentalement sur l’humain et son activité.

      Comme la politique, l’économie est le théâtre d’oeuvres formidables comme le prétexte à des idéologies abominables.

      Mais nier l’économie, c’est nier une dimension essentielle de l’humanité.


    • docdory docdory 17 janvier 2008 13:53

       @ Philippe Renève 

       

      Faits non prévisibles : il suffit de comparer les prévisions de croissance ou autres paramètres proférées par les " experts " et les constatations objectives l’année suivante pour voire qu’il s’agit de faits imprévisibles dans l’état actuel des connaissances . 

      L’économie est totalement noyautée par l’idéologie libérale anglo-saxonne , les économistes actuels ressemblent pour la plupart aux médecins du Moyen-äge qui " préféraient avoir tort avec Gallien qu’avoir raison contre lui ! Même si des preuves accablantes objectivent le fait, par exemple , que l’énergie devient bien plus chère lorsqu’elle est privatisée , 99 % des économistes soutiendront l’opinion contraire !


    • stephanemot stephanemot 20 janvier 2008 10:00

      Il y a vraiment un problème de culture économique : l’économie n’est ni de gauche ni de droite. Marx a d’ailleurs autant apporté à l’économie que Smith ou Ricardo.

      Dire que l’économie est ultralibérale est aussi réducteur que dire que la politique est ultralibérale. Dire que l’économie est une idéologie revient à dire que la politique est une idéologie.

      L’économie est avant tout une science sociale, un domaine peuplé d’innombrables théories couvrant un spectre immense.

      Les théories dominantes aujourd’hui sont-elles ultralibérales ? Pas totalement faux, mais dans la pratique, les chantres de la dérégulation sont souvent les premiers à fausser le marché (cf accords de "libre échange" bilatéraux américains - asymétriques et fondamentalement protectionnistes).

      Quoi qu’il en soit, il est temps de passer à autre chose, et ce n’est pas avec les théories du XIXe siècle que l’on doit appréhender le XXIe :


  • Claude Simon Tzecoatl 17 janvier 2008 13:14

    On accable souvent les français d’inculture économique face à la doxha anglo-saxonne.

    Cependant, permettez moi cette analyse :

    Que penser de banques américaines, émettant des emprunts immobiliers qui au bout de deux ans, bénéficient de taux de 11-13%, qui multipliés par le ratio Cooke (soit 12%), leur font bénéficier d’un rendement brutede 132% sur fonds propres ?

    Et ces même banques, refusant de revoir à la baisse leurs taux (sous la pression mijorée de politiciens acquis à la doctrine libérale), de mettre à la rue des millions de propriétaires pauvres, de mettre en péril leurs propres santés financières, et de la sorte de mettre en péril la prospérité mondiale ?

    Sincèrement, la culture économique française, si elle ne permet pas d’afficher des croissances anglo-saxonnes poudre aux yeux (car dopées par la dette), est tout de même plus saine et certainement plus sobre. 

    @Ronchonaire :

    Vous affirmez que l’économie se base sur des maths, vous trouverez moults économistes pour décrier la mathématisation de l’économie.

     


  • stephanemot stephanemot 17 janvier 2008 13:39

    Je vois différents types de critiques :

    * une présentation biaisée de l’entreprise - un lobby libéral critique un discours marxisant post-soixantehuitard entretenant la lutte des classes et la méfiance envers l’économie de marché à l’heure où le PS lui-même lui reconnait quelques charmes (au-delà des notes de frais de Lamy et DSK).

    * un déficit plus fondamental en connaissance de l’économie au sens large

    Sur le premier point, hautement subjectif, attention à ne pas créer de précédent. On commence par réécrire les manuels d’économie, puis l’histoire y passe, à une heure où le président s’attaque aux fondements de la république unie et laïque...

    Sur le second point, oui, il y a quelque chose à faire. Il est absurde qu’une part conséquente des étudiants débarque en (et sorte même de) fac sans avoir des notions de base d’économie. je ne parle pas des grandes théories mais de principes neutres sur le plan idéologique.

    En tout état de cause, vigilance et transparence sont nécessaires : il en va de l’avenir du pays.

     


  • TSS 17 janvier 2008 13:55

    Après "1984" d’Orwell,nous passons à "Fahrenheit 451" de Bradbury !!


  • Céphale Céphale 17 janvier 2008 13:55

    @Vincent

     

    Je suis d’accord avec votre commentaire, car mon expérience (excusez-moi de parler comme un vieux) m’a montré qu’un grand nombre de dirigeants d’entreprise ont les qualités que vous décrivez. Je n’en dirais pas autant de certains grands patrons français, arrogants et nuls. J’en connais.

     

    @ronchonaire

     

    Vous sous-estimez l’enseignement des sciences économiques et sociales au lycée. J’ai pu en juger, parce que je fais du soutien scolaire à des adolescents. Les manuels me semblent bien faits, et certains professeurs sont excellents, pas du tout "gauchistes" comme prétend le Medef et l’association qui lui sert de caisse de résonance.

     

    Certains commentateurs (je pense à ce cher Morice) auraient intérêt à se recycler en achetant l’un de ces manuels scolaires. Ils pourraient apporter au débat des idées constructives au lieu de faire les malins en s’exprimant sans connaître la question. S’ils ne s’intéressent pas à l’économie, l’économie s’intéresse à eux.


  • Aspiral Aspiral 17 janvier 2008 14:29

    L’école n’a-t-elle jamasi été autre chose qu’un instrument de socialisation ? Le problème à mon avis est plutôt idéologique. Il est plus facile de mobiliser les consciences par des symboles que par de sordides réalités de croissance du pognon, et cela pour qui que ce soit. La science est un outil qui cherche et démontre les lois de la nature, pour, en les respectant, construire la suite de l’histoire. En s’autoproclamant "science" l’économie capitaliste a essayé de surfer sur le mythe scientifique pour s’établir "vérité". On commence à s’en rendre compte, et ceux qui ont tiré profit de ce lavage de cerveau, qui soit dit en passant sont parfoir eux-mêmes intoxiqués, essaient pas tous les moyens de faire durer le plaisir, leur plaisir. En ces temps de décadence où les hommes politiques doivent leur réputation de probité à leurs conseillers en communication, comment continuer à "motiver" nos chères têtes blondes à se sacrifier sur cet hôtel-là ? La morale est une vérité initiatique : on ne peut se rendre compte de sa valeur que quand elle fait défaut, mais c’est trop tard.


  • Castor 17 janvier 2008 14:43

    Je reprends simplement votre chapeau, pour résumer, un audit va être lancé sur la qualité des bouquins d’économie.

     

    Là-dessus, c’est parti, on parle d’autodafé et, misère, c’est la fin du monde, enfin du nôtre…

     

    Sincèrement, faut pas sortir de St Cyr pour reconnaître la piètre qualité de l’argumentation économique de nos concitoyens (et dans concitoyen, il y a…citoyen).

     

    Il suffit, pour avoir un échantillon représentatif, de lire les commentaires sur AV.

     

    Les remarques de Rocard me gênent moins que celles de Morice, et pour tout dire, je trouve affligeant que l’on oppose systématiquement les travailleurs aux chefs d’entreprises et que l’on réduise l’image de ces derniers à celle des grands patrons.

     

    Oui, pour comprendre ce que vit un (vrai) chef d’entreprise au quotidien, il faut avoir quelque connaissance des mécanismes de notre économie et oublier les « y’a qu’à ».

     

    Ce chef d’entreprise-là, il se cogne tous les jours que Dieu fait des bâtons dans les roues, le même genre de bâtons que ceux qui nous sont mis, à nous, dans nos budgets personnels : baisse des ressources, augmentation du prix du nécessaire, banquier non-philanthrope et tout le tralala sur lequel on se retrouve tous à gueuler.

     

    Alors vous savez quoi ?

     

    Ben je serai pas fâché le jour où le français moyen sera capable de tenir une conversation avec un chef d’entreprise sur les moyens de sortir de la crise et de faire en sorte que tout aille mieux pour tous.

     

    Et s’il faut qu’on crame des bouquins pour y arriver, je veux bien prêter mon briquet.

     

    A un moment, les filles, faut arrêter de râler pour râler et se mettre au taf.

    Sur ce…Bye

     

     


    • Castor 17 janvier 2008 16:05

      Au delà de ça, faudra qu’on m’explique pourquoi je suis noté -1 et vous +2 alors que nous sommes d’accord !!!

      J’aurais pas dû dire "travailleurs"


    • Castor 17 janvier 2008 16:57

      Je retiens surtout de l’article de céphale ce paragraphe où, à la question "ne faudrait-il pas faire entrer l’entreprise un petit peu plus dans l’enseignement", la réponse est "l’objectif de l’enseignement « n’est pas de promouvoir les idées de tel ou tel acteur de la vie économique », mais de fournir aux élèves des connaissances scientifiques...

      Moi, quand j’entends ça, je me dis que l’école, le lycée et la fac préparent à tout sauf à la vie professionnelle.

      Par ailleurs, j’ai relu l’article 3 fois au moins et je me demande encore comment céphale a pu nous asséner une conclusion pareille alors que rien ne semble la justifier... Céphale, je suis con ou je suis passé à travers ?


    • Crapulox 17 janvier 2008 19:46

       par Castor (IP:xxx.x92.127.91) le 17 janvier 2008 à 14H43

       

      "Sincèrement, faut pas sortir de St Cyr pour reconnaître la piètre qualité de l’argumentation économique de nos concitoyens (et dans concitoyen, il y a…citoyen)."

       

      "Il suffit, pour avoir un échantillon représentatif, de lire les commentaires sur AV."

       

      Si je mets une appréciation, ce Monsieur va encore crier au scandale et à l’insulte.

      Je vous laisse donc apprécier..................et vous masser les machoires !

       

       


       

       

       


    • Crapulox 17 janvier 2008 19:51

       par Castor (IP:xxx.x7.210.196) le 17 janvier 2008 à 19H13

       

      "Par ailleurs, si vous lisez mes remarques plus haut, vous constaterez que mes craintes à moi sont plutôt tournées sur le langage que nous tenons, véritable frein à l’entente ou à la compréhension"

      Là je comprends mieux !


    • Castor 17 janvier 2008 20:20

      Y’avait longtemps que t’étais pas venu pourrir un sujet !

      T’étais où ?


    • Castor 17 janvier 2008 20:24

      Remarque maintenant, je sais pour qui j’écrivais concitoyen...

      à part ça, tu vas bien ?

      La retraite, pas trop chiant ?


    • Castor 17 janvier 2008 20:32

      Ah, et traîne pas trop, après tu sauras plus dormir.

      T’inquiète pas je passerai éteindre ta veilleuse.


    • Crapulox 17 janvier 2008 20:44

      3 posts pour moi ?

      Relis toi et poste un peu moins !

      Et bien sûr ce sont les autres qui "pourrissent" le sujet, ce n’est pas toi qui traite les intervenants d’AV de débiles !

      Je crois que même tes copains vont apprécier......à moins qu’ils soient masos !

      Et puis copié/collé ! Tu vas les retrouver souvent sur le sîte tes "flatteries"

      Bye !


    • Rosemarie Fanfan1204 17 janvier 2008 20:53

      bonsoir crapulox

      comment se fait-il qu’il y a 2 post où ton pseudo et celui de castor sont accolés ?


    • Castor 17 janvier 2008 20:59

      c’est parce que mes lacets se sont pris, pour une obscure raison, dans les roues de son fauteuil.

      Mais bon, tout va bien maintenant.

      Je vous salue très chère.

      Pourriez vous puisque vous êtes là raccompagner notre vieil ami dans sa chambre ?


    • Crapulox 17 janvier 2008 21:17

      Soir Fanfan,

      J’ai pas vu ça. Par contre, j’ai lu dans un post de "modeste" qu’en qualité d’intervenante sur AV t’étais pas d’un niveau intellectuel très élevé.

      Mais tu n’étais pas la seule !


    • Rosemarie Fanfan1204 17 janvier 2008 21:22

      regarde ton poste de 19H51.

      Ah oui ? qui c’est qui me traine dans la boue demian west ?


    • Rosemarie Fanfan1204 17 janvier 2008 21:25

      il y a des commentaires très intelligents sur ce site, et il y en a qui se croient très intelligents.... c’est qui modeste à ton avis ?


  • Pehachem 17 janvier 2008 15:25

    Lorsque l’économie sera capable de faire des prévisions, alors on pourra la qualifier de science. Ce n’est pour l’instant pas le cas.

    Peut-être n’est-ce pas une science, mais on peut tout de même espérer qu’elle le deviendra. En attendant, elle doit être traitée comme un objet de recherches : en l’absence de preuves, une thèse économique - d’où qu’elle vienne - n’est qu’un dogme que nous aurions tord d’enseigner comme un catéchisme.

    Préservons donc la pluralité des thèses dans son enseignement. En approvisionnant ainsi l’esprit critique, peut-être favorisera-t-on l’avancée de l’économie vers le statut de science.

    Si nous ne le faisons pas, le risque de nous tromper et d’aller vers plus d’obscurantisme est énorme.


    • Castor 17 janvier 2008 15:39

      Moi, je veux bien mais soyons pertinents  :

      Parlons d’économie pour les cours délivrés en fac à des étudiants qui ont vocation à se spécialiser dans je-ne-sais-quoi de touchant à l’économie et parlons d’initiation à la vie économique citoyenne pour ce qui a trait à l’enseignement de nos lycéens (et pourquoi pas avant d’ailleurs).

      Parce qu’à vouloir parler de science économique à des gamins qui n’en n’ont rien à faire parce que c’est à mille lieues de ce qu’ils vivent, je vois pas l’intérêt.

      J’y vois même le désintérêt suivant  : on les éloigne d’une réflexion qui est souvent plus teintée de bon sens que d’équations compliquées, bref, on ne fait pas d’eux des citoyens au sens propre.

      Naïvement, je persiste à croire que lorsque l’on parle un langage commun, le dialogue s’en trouve facilité et que de ce dialogue naîtront des idées plus constructives pour chacun !


  • Dogen 17 janvier 2008 15:33

    Plusieurs probleme selon moi dans l’enseignement de l’Economie :

    - Tout d’abord, la devalorisation totale de la filliere par rapport a la filliere scientifique. C’est un fait, et c’est deplorable. Aujourd’hui, si l’on compare les programmes d’economie + mathematiques du bac ES aux programmes de Mathematiques + Biologie + Physique + chimie... Il y a une grosse grosse difference. L’enseignement est mauvais car tres incomplet. C’est de l’initiation a l’economie tout au plus.

    - Oui, les manuels sont profondement tintes de l’ideologie economique a la francaise. A savoir que le profit, c’est mal. On fait le tour du pot, on va nous parle de tout sauf du profit. Or, le socle de l’economie c’est le profit. Je sais que ca ne plait pas a bon nombre de Francais, mais sans profit, les autres questions sont futiles. C’est comme se demander comment on va amenager sa maison quand on a pas les moyens de l’acheter.

    A l’arrivee, c’est symptomatique de l’attitude francaise qui consiste a se demander comment augmenter le pouvoir d’achat ? Les retraites ? Comment mieux rembourser les depenses de sante ? Comment mieux indemniser les chomeurs ???

    En faisant l’impasse sur la question qui rend tout le reste possible : Comment gagner plus d’argent ? Comment enrichir le pays ?

     

    PS : Vu que j’ai parle d’argent et de profit dans mon commentaire, je m’attends a une note entre -25 et -30. Vais-je battre Lerma ? Il n’y a pas que les ministres qui sont notes smiley

     

     


  • Brif 17 janvier 2008 15:50

    Les cours d’éco sont des cours d’éco... pas des cours pour lancer concrètement un business en tant que chef d’entreprise. Ne leur demandons pas plus que ce qu’ils sont : de la culture générale et de l’apprentissage de la capacité de raisonnement. Et cessons de vouloir que l’école règle tous les problèmes de la société. Si l’école républicaine pouvait nous livrer des jeunes avec une bonne culture générale, on se chargerait en entreprise de leur apprendre les techniques dont ils ont besoin, techniques qui évoluant tous les 2 ans, n’ont pas à être étudiées à l’école. Ceci est valable en création d’entrepise, en gestion d’entreprise ou dans n’importe quel domaine technique ou commercial.


  • Dogen 17 janvier 2008 15:51

    @ Pehachem

    Si c’est cela votre definition de la science, l’economie n’en sera jamais une. Le compotement humain n’est pas modelisable. Ou en tout cas, pas parfaitement.

    Cependant, considerant les grand nombres, les echelles, de nombreux phenomenes sont hautement previsibles.

    Cela dit, est-ce vraiment important que ce soit une science ou non ? Est-ce vraiment la question pose par l’article ?

     


  • karquen karquen 17 janvier 2008 16:13

    Au lieu de brûler les livres, on pourrai peut-être les recycler, ce qui ferai une économie... de papier.

    Il existera toujours un pan de l’économie mondiale qui ne sera pas pris en compte. Les prises de decisions se faisant dans des clubs, des groupes, des organismes non-élus. Le mécanisme est faussé, sauf biensur si on connait les volontés à long terme de cette gestion mondiale ; volontées de quelques-uns face à 8 milliards de personnes leurées et finalement sans grande importance... le mécanisme étant le choix essentiel pour sa propre pérennité, coûte que coûte...


  • ronchonaire 17 janvier 2008 16:27

    Je crois que nous nous égarons et que ce débat commence à tourner en rond.

    • que l’économie permette de faire avancer les connaissances sur des phénomènes qui nous touchent tous au quotidien : cela me semble difficilement contestable.
    • que ce soit une science ou pas : nous pourrons ergoter là-dessus jusqu’à la saint glin-glin sans être pour autant plus avancés.
    • que l’économie ne permette pas de faire des prévisions exactes : mais qui a dit le contraire au juste ? Personne, à part peut-être nos ministres de l’économie qui convoquent des conférences de presse avec tambours et trompettes pour nous annoncer que la croissance l’année prochaine sera de 1.874594% et se couvrent de ridicule par la même occasion.

    Le problème posé par l’article est plus fondamental que cela : l’économie doit-elle prendre parti ? Peut-il y avoir une économie enseignée par le Medef et une autre enseignée par les "gauchistes" ? La réponse à ces deux questions est bien évidemment non pour la bonne et simple raison que l’économie, science ou pas, se doit pour être crédible de rester totalement déconnectée de considérations politiques et/ou idéologiques. C’est loin d’être gagné...

     


  • Céphale Céphale 17 janvier 2008 17:10

    @Dogen

     

    Vous écrivez : « le socle de l’économie c’est le profit ». Bon. Mais ce qui est en question, c’est l’enseignement des sciences économiques et sociales. Le profit y tient une place très réduite.

     

    D’autre part, je vous rappelle que cette matière est au programme du baccalauréat scientifique et des écoles d’ingénieurs. Il est normal qu’elle fasse partie de la culture générale. Mais je vous accorde que la filière ES est dévalorisée par le fait qu’elle attire les élèves qui ne sont pas assez bons en maths pour faire S.

     

    Enfin, ceux qui ne connaissent pas les programmes scolaires devraient savoir que les cours d’économie traitent assez peu des sujets relatifs à l’entreprise. La plus grande partie est consacrée à la population, aux modes de vie, aux revenus et aux finances publiques. Au niveau du lycée, ce n’est que de la vulgarisation, mais c’est important pour savoir lire les pages économiques d’un journal.

     

    Généralement, on méprise un sujet quand on le connait mal (C’est de Tocqueville je crois).


    • Castor 17 janvier 2008 17:24

      Entièrement d’accord avec ce constat, on pourrait même dire qu’en l’occurrence, les acteurs mêmes du sujet sont méprisés.

      Mais je repose ma question à Céphale, je ne sais pas pourquoi mon post est allé s’égarer tout en haut de la discussion  :

      Qu’est-ce qui vous permet de dériver de votre postulat à votre conclusion, pour le moins étrange et, selon moi, infondée ?


    • Castor 17 janvier 2008 17:39

      Je m’étonne d’autant plus de cette conclusion lorsque je lis le constat que vous faites dans votre dernier post...


  • Marsupilami Marsupilami 17 janvier 2008 18:04

    @ Céphale

    Très bon article. Il faut quand même remettre tout cela en perspective. Quand je faisais mes études secondaires dans les années soixante-soixante-dix, le problème d’étudier ou non l’économie avant le bac ne se posait pas : on ne l’étudiait pas, c’était réservé aux études universitaires. Les seuls profs qui branchaient leurs élèves sur de vagues notions économiques le faisaient généralement en parallèle et en incidente des connaissances qu’ils enseignaient, et d’une manière utra-simpliste et idéologiquement orientée. Bref l’économie n’était pas considérée comme un savoir basique, sauf par quelques profs de français, d’histoire-géo ou de philo, en général d’obédience marxiste (je ne critique pas, je constate).

    Et puis bling (et même bing-bling !). Lorsque le communisme soviétique s’est effondré, lui qui était fondé sur une conception économiste ubuesque de la société, aussitôt l’hypercapitalisme financier et actionnarial mondialisé qui depuis régente la planète s’est toqué d’imposer la « science économique » néolibérale à nos chers enfants et ce depuis leur plus tendre enfance comme cela se passe actuellement aux USA. Il est évident qu’il s’agit ici d’une OPA ultralibérale sur les temps de cerveau disponibles, du bourrage de crâne économiste. C’est de l’idéologie économiste à l’état pur. Qui risque de se retourner comme un boomerang contre ses promoteurs qui ont oublié que Marx disait que le capitalisme mourrait de ses propres contradictions.

    Y a des petits malins qui comprendront tôt ou tard, grâce à cette propagande pour le bourrage de crâne économiste, que derrière ces nez de clowns pseudo-rationnels et pseudo-mathématiciens, se tapit tout simplement une dictature du profit et de l’esclavage.

    C’est peut-être pour ça que Rocard, qui est partisan du bourrage de crâne économiste aussi tôt que possible, a fait la préface du dernier bouquin de Larrouturou, qui sait ?


    • Marsupilami Marsupilami 17 janvier 2008 18:26

      @ alchimie

      Désolé, je fais un constat objectif. S’il prête à polémique tant pis. Je ne suis pas prisonnier des bourrages de crâne contemporains. L’économisme actuel n’est qu’une idéologie pseudo-pragmatique de substitution. Ce qui ne veut pas dire que je ne sais pas gérer mon budget.


    • Marsupilami Marsupilami 17 janvier 2008 18:50

      @ Alchimie

      Je ne fais pas partie de ces naïfs qui croient que les idéologies ont disparu. Les idéologies ne disparaissent jamais, elles mutent. De discours économiste néolibéral n’est jamais qu’un nouveau catéchisme. Vu de près, on ne s’en aperçoit pas : il ressemble au « bon sens » comme du stuc à du marbre. Vu de loin, ce n’est jamais que le discours de propagande d’une idéologie, exactement comme le communisme soviétique. D’ailleurs il produit les mêmes effets sous un autre nez de clown : créations d’oligopoles industriels dominants, propagande et abrutissement de masse pour le plus grand profit de quelques privilégiés. L’inverse d’un authentique libéralisme économique qui n’est qu’une vue de l’esprit...


    • Marsupilami Marsupilami 17 janvier 2008 19:15

      @ alchimie

      J’ai dit mon opposition à l’économisme (et l’économie) communiste bolchevique. Me fais pas dire ce que j’ai pas dit. Et le connaissance, c’est pour les privilégiés. Avant, faut se donner les moyens d’un partage aussi équitable que possible du gâteau économique. Je suis pas un bobo en transe devant « l’économie de la connaissance ».

      Revoir les manuels d’économie, ça devrait donner l’occasion de rappeler qu’il n’y a pas que l’économie dans la vie.


    • geko 17 janvier 2008 21:15

      Je suis assez d’accord avec Marsu concernant les théories macro-économiques : ce sont des bourrages de crâne dogmatiques pour justifier  le plus grand profit de quelques privilégiés. En passant aucun modèle macro-économique appliqué n’a jamais fonctionné sauf (de mémoire) le modèle keynésien une seule fois aux USA après la seconde guerre mondiale  !

      Ce qui ne remet pas en cause l’utilité et l’enseignement de la micro-économie (économie de l’entreprise) et de l’économie financière.

      La maîtrise des mathématiques et des statistiques est importante pour réaliser des plans de financement, du controle de gestion, calculer des élasticité prix ect........

      Beaucoup de commentaires contradictoires ne font pas la différence entre le macro et le micro d’ou une certaine incompréhension entre les intervenants.


  • Céphale Céphale 17 janvier 2008 18:22

    @castor

     

    C’est Sylvain David - ce n’est pas moi - qui a dit que « l’objectif de l’enseignement (.....) est de fournir aux élèves des connaissances scientifiques  » (Il s’agit de l’enseignement des SES, pas de l’enseignement en général). Je suis d’accord avec lui, bien que la formule soit maladroite. Je dirais plutôt « des connaissances objectives ». On peut dire la même chose de l’enseignement de l’histoire. Et il me semble que les connaissances économiques acquises au lycée ne sont pas inutiles dans la vie professionnelle.

     

    Ma conclusion vous étonne ? J’ai commencé en expliquant que la décision du ministre est motivée par la déclaration de Bernard Thomas, disant qu’il faut donner aux jeunes « un minimum d’informations sur la réalité économique, sur la réalité de l’emploi, sur la réalité du fonctionnement des entreprises  ». J’ai expliqué ensuite que Bernard Thomas reprend une vieille revendication du Medef.

     

    Ayant fait moi-même une enquête, j’ai trouvé que cette revendication est infondée, car dans les manuels que j’ai parcourus le choix des textes relatifs à l’entreprise est équilibré. En aucun cas ils ne donnent de l’entreprise une vision négative. J’en ai conclu que l’objectif de cette opération est de promouvoir les idées du Medef dans les manuels d’économie, ce qui serait « un précédent inquiétant  ». Si vous allez sur le site de Positive Entreprise, vous verrez que mes craintes sont justifiées.

     


    • Céphale Céphale 17 janvier 2008 18:59

      @Marsu

       

      Etudes secondaires dans les années soixante-soixante-dix : tu as donc l’âge de mes enfants. Il est vrai qu’à l’époque on n’étudiait l’économie qu’après le bac, et encore, de même que la statistique.

       

      A mon humble avis, ce ne sont pas la disparition de l’Empire soviétique et la forte montée en puissance du capitalisme financier qui ont incité l’Education nationale à enseigner l’économie au lycée. C’est plutôt l’extension de l’INSEE, conséquence des progrès de l’informatique. Et je constate que les programmes sont centrés davantage sur le social que sur la finance et l’industrie. Les adolescents que je connais trouvent ça intéressant.


    • Marsupilami Marsupilami 17 janvier 2008 19:09

      @ Céphale

      Certes, mais on ne peut nier que le boom de l’intérêt (ouaf !) pour les sciences économiques n’ait pas été exponentiel depuis la fin du communisme. L’INSEE & co ne font que suivre les pas du tango de l’actuelle mode ultralibérale. Il existe bel et bien une idéologie économiste, partagée à droite comme à gauche, selon laquelle toute la complexité de la condition humaine se réduirait à la façon dont les Hommes gèrent, conservent ou distribuent leurs biens matériels. Or il n’y a pas que ça dans la vie...


    • Castor 17 janvier 2008 19:13

      Je me dois d’expliciter encore mon raisonnement...

      Quand je lis votre conclusion (et ce post par lequel vous me répondez) où vous dites  : OPA du MEDEF et que je lis plus bas votre réflexion  :

      "Enfin, ceux qui ne connaissent pas les programmes scolaires devraient savoir que les cours d’économie traitent assez peu des sujets relatifs à l’entreprise. La plus grande partie est consacrée à la population, aux modes de vie, aux revenus et aux finances publiques. Au niveau du lycée, ce n’est que de la vulgarisation, mais c’est important pour savoir lire les pages économiques d’un journal."

      J’y note une espèce de contradiction avec votre constat sur l’enseignement de l’économie (vous admettez qu’il n’est pas vraiment en lien avec le terrain).

      Plus grave, je me dis que je ne lis rien, dans votre article, qui puisse asseoir cette crainte mais au contraire, un pladoyer (timide, j’entends bien) sur la nécessité d’un enseignement plus actuel et proche de nous.

      Mais encore une fois, je peux me tromper !

      Par ailleurs, si vous lisez mes remarques plus haut, vous constaterez que mes craintes à moi sont plutôt tournées sur le langage que nous tenons, véritable frein à l’entente ou à la compréhension.

       


  • raphael57 raphael57 17 janvier 2008 18:47

    Bonsoir,

    Je constate combien ce sujet alimente les débats actuellement. En tant qu’enseignant, il me faut avouer que les livres ne sont pas si mal faits que cela... Ils ne font que répondre à un programme précis. S’il y a donc un audit à mener, c’est celui des programmes imposés par le ministère.

    Alors bien sûr, on peut toujours sortir une phrase ou une caricature de son contexte, et prétendre que les manuels sont "gauchisants "(encore faudrait-il s’entendre sur cette nébuleuse expression...). La réalité c’est qu’il est souvent difficile de créer un manuel qui épouse parfaitement toutes les subtilités d’un programme très volumineux. Quant à la place de l’entreprise dans ce programme, il faut bien faire un choix : deux années de lycée (1re et terminale) pour apprendre la sociologie et l’économie est une gageure ! N’oublions pas non plus que nous parlons ici des SES enseignées en lycée générale. La matière éco-droit (que je connais mieux) enseigne spécifiquement une partie économie d’entreprise et droit appliqué à l’entreprise. Mais ces matières sont spécifiques aux filières STG et ensuite BTS qui sont du ressort de l’enseignement technologique...


  • Pierredantan Pierredantan 17 janvier 2008 19:36

    Le texte de Cephale est déséquilibré. Profondément. A se demander s’il ne s’agit pas simplement d’un exercice d’agit-prop. Ou peut-être d’un texte désoeuvré. Alors voici une réponse ... énergique.

    Les thuriféraires du texte de céphale l’encensent (Marsupilami m’a bien fait rire), les autres (bravo Vincent) essaient modestement de rééquilibrer le brûlot. Pas facile surtout face à un dogmatisme qui n’a toujours rien compris de l’échec de la TOTALITE des expériences de socialismes et communismes dans le monde. 

    Ceux-là même qui étaient pour Mao, pour Lenine / Staline, pour Pol Pot, pour tous ces "grands" hommes qui n’ont laissé derrière eux par millions que misère humaine, désespoir durable et profonde désolation. Et parfois je me souviens avec frissons du nom de cette ordure, qui devint président et chancelier du Reich après le plébiscite du 19 août 1934, vous vous souvenez ? Il était également leader du parti socialiste local (le parti national "socialiste" ouvrier). Funeste destin que celui de ces dogmes totalitaires qui ont tous dégénéré en culture de la mort.

    En France, on dit timidement que la gauche n’a toujours pas fait sa révolution. Que n’a-t-elle écouté Nikita Kroutchev ! Et il n’y a qu’à voir où elle en est arrivée aujourd’hui. Vous en trouverez les signes de sa triste condition dans le texte de Cephale. Sa pensée n’est pas libératrice : elle enferme. Elle ne prospère que lorsque la misère survient et que l’homme devenant dépendant sombre dans l’assistanat. Son ennemi en fin de compte reste l’Homme libre. Celui qui ne pense pas dans le même format. Celui qui pense différemment. En fin de compte, celui qui n’est pas dépendant, celui qui n’a besoin de personne, celui qui vit de son labeur. Celui qui pourra s’opposer.

    Les sources variées que cite Cephale sont toutes à gauche et au dela. "Alternatives économiques" vision équilibrée ? LOL comme dit ma fille. Et puis et toujours cette rengaine rancie contre les USA, vision tronquée des esprits mesquins des petits commissaires du peuple. Pourquoi avez vous si peur d’une vision équilibrée de notre monde ? Vous qui avez inventé l’autocritique, pourquoi ne vous l’appliquez pas à vous même ? La pensée des manuels scolaires en économie est corrompue pour une raison que vous connaissez bien : elle donne du monde une vision tronquée, la votre, monochrome et n’encourage pas à la réflexion. Elle gémit, maugrée, geint comme noyée dans une mer d’envie et de jalousie qu’elle transforme en aggressivité envers ceux qui n’ont pas besoin d’elle. Comme si elle préparait pour demain ces hordes de citoyens dont l’assistanant était le but dans la vie. Même Rocard en arrive à la conclusion, est-ce peu dire ?

    Mais pas besoin d’autodafé. Car les autodafés sont l’oeuvre de ces "grands" hommes décrits plus haut. Il suffit simplement de rééquilibrer le message dans les manuels. De laisser les élèves se faire une idée. De leur apprendre à penser par eux mêmes. Est-ce si dangereux pour vous ? Après tout, n’est-ce pas cela la liberté ? Pour terminer, voici le message d’un grand homme dont le message m’a toujours rechauffé l’âme. Inscrit sur sa tombe vous lirez :

    "Je sais dans mon coeur que l’Homme est bon, que ce qui est vrai finira toujours par triompher, et qu’il y a une raison et une valeur à chacune de toutes les vies".

    Cephale je vous laisse en deviner l’auteur. Non ce n’est pas Lenine ni aucune de vos idoles.


  • tomper 17 janvier 2008 19:57

    Aujourd’hui agé de 30 ans, cadre sup, j’ai suivi le cursus ES au lycée. Une chose est TRES CLAIRE et INDUBITABLE : ces manuels, mais aussi les cours, sont politisés. On sait tous que la majorité des profs sont de gauche, soit, mais ils ne devraient pas faire passer leurs opinions prioritairement à un enseignement objectif des théories économiques.

    Ainsi, pourquoi accorder autant de place au marxisme , qu’il est interdit de critiquer (je l’ai vécu : qu’ai-je été critiquer le marxisme dans ma copie !!! sacrilège !!!) Malheur à celui qui ne se montre pas assez critique envers le libéralisme dans sa dissertation !

    Pourquoi les profs d’éco proposent t’ils à leur élèves des abonnements à ALTER ECO (à fond à gauche pour ceux qui ne connaissent pas, et plutôt mauvais dans le fond) uniquement ? C’est du prosélytisme qui ne dit pas son nom.

    Ayant beaucoup apprécié cette filière ES (ex-B), je trouverais scandaleux de la supprimer ; cependant la remise en cause actuelle des manuels (et j’aimerais que cela aille un peu plus loin) me parait pleinement justifiée.


  • ZEN ZEN 17 janvier 2008 20:21

    . On sait tous que la majorité des profs sont de gauche,

    Qui est "on" ? "tous" : vous en êtes sûr ?...

    la "majorité" ? vaiment ? "de gauche" : voulez-vous dire" critique " ?

    belles généralisations à partir d’un ou deux cas particuliers !...


  • JMH 17 janvier 2008 20:24

    Beaucoup de réactions à cet article témoignent d’une grande méconnaissance des enjeux. L’enseignement de l’économie (plus précisément : des sciences économiques et sociales) en lycée est organisé par des programmes, auxquels s’adaptent les manuels. Ces derniers ne décident en aucun cas de la place accordée à l’entreprise. Ils répercutent des analyses de diverses tendances : libérale, institutionnaliste, keynesienne, marxiste (mais rarement, dans les manuels actuels). Ils n’ont pas vocation à développer un parti pris doctrinal, ni à faire "aimer l’entreprise" (ni à la faire détester, d’ailleurs). On peut les trouver bons ou mauvais, mais pour celà il faudrait sortir des formules à l’emporte-pièce et argumenter sur leur réel contenu, pas sur des extraits tendancieux sortis de leur contexte.
    Ceci étant dit, je vois dans l’article du Figaro et dans certains commentaires deux évolutions détestables :

    - la prétention du MEDEF à vouloir régir l’enseignement de l’économie, pour lequel il n’a aucun titre. De même qu’un pompiste n’a pas vocation à animer un cours de sciences sur l’énergie, ou une personne âgée à enseigner l’histoire. Les patrons sont des acteurs de l’économie, comme les salariés ou les consommateurs. Mais ils n’en sont pas des spécialistes ; il est légitime que l’enseignement soit d’abord l’affaire des scientifiques, des universitaires et des enseignants. par ailleurs, un prof d’économie serait sûrement un piètre chef d’entreprise : ce n’est pas le même métier, tout simplement.

    - la contestation infondée de l’enseignement de l’économie en lycée par certains universitaires partisans d’une économie mathématisée. Ce point de vue théorique a toute sa place dans le débat scientifique, mais ne couvre pas tout le champs de la recherche et de la connaissance en économie. D’autres approches existent chez les économistes et les cours en lycée n’ont pas vocation a être monopolisés par une chapelle, quelle qu’elle soit. Il s’agit seulement de fournir une culture générale et des connaissance de bases nécessaires pour commencer à s’y retrouver dans le débat économique (j’insiste sur ce terme de "débat" : les économistes prônent des solutions très diverses aux problèmes de leur temps).


  • Céphale Céphale 17 janvier 2008 20:40

    @ZEN

     

    « Belles généralisations à partir d’un ou deux cas particuliers !... »

    J’allais le dire !

     

    @JMH

     

    Bonne description du principe sur lequel repose l’enseignement des SES. Bonne critique, faite avec humour, de l’attitude du Medef. Bonne critique aussi des universitaires perchés en haut de leur tour d’ivoire.

     

    La prochaine fois, séparez les paragraphes par deux retours à la ligne, le texte sera moins tassé. Moi aussi j’ai été piégé par ce défaut du logiciel du site.


  • Leila Leila 18 janvier 2008 08:48

    Je n’ai aucune objection à ce qu’une commission indépendante, présidée par un professeur au Collège de France, fasse un audit des manuels d’économie. Il faudrait même que cela soit fait régulièrement pour tous les manuels utilisés dans l’Education nationale : maths, français, etc.

     

    Je crois que le problème posé par Céphale est que la pression du Medef risque de mettre les nouveaux manuels d’économie au service des entreprises.

     

    Contrairement à certains commentaires, je ne crois pas que les manuels sont dictés actuellement par une idéologie de droite ou de gauche.


  • Christophe Christophe 18 janvier 2008 11:40

    @L’auteur,

    Pour les manuels scolaires lycéens, il faut préciser qu’ils sont choisis, lors de leur renouvellement, par une commission où siègent les enseignants du domaine couvert mais aussi des membres des associations de parents d’élèves qui ont tout autant leur mot à dire.

    Les manuels disponibles sont généralement édités pour répondre à un programme qui est du ressort du ministère de l’Education National.

    Il faudrait donc préciser la nature réelle de la critique. Est-ce le programme qui pose problème ou les manuels ?

    Pour avoir été acteur de choix de manuels scolaires, le but ne consiste pas à redéfinir le contour du programme scolaire mais de juger la pertinence du contenu au regard du programme. Sur cette cohérence, ainsi que la neutralité des principes énoncés, je rejoins votre avis. Est-ce la mission de la commission chargée de l’audit ?

    L’attaque portée sur les manuels scolaires n’est-elle pas, en réalité, une volonté de voir les programmes économiques lycéens être redéfinis ?


  • ddacoudre ddacoudre 18 janvier 2008 12:19

    Je suis toujours sidéré d’entendre les tenant de l’entreprise considèrent que leur conception de l’organisation du travail et de la production n’est pas idéologique mais scientifique, ce en quoi il faudrait en conclure que personne ne peut échapper à l’application d’un plan comptable car il est scientifique.

    En 1999 j’ai écris ceci : Ainsi le CNPF (acronyme) est devenu MEDEF. Le Conseil du Patronat français, terminologie dans laquelle s’affirme le poids de l’autorité de celui qui commande dans son seul intérêt (image péjorative du profit), a opté pour une image plus fluide et moderne : Le Mouvement des Entreprises de France.

     

    Cette idée de mouvement signifie : nous sommes agissants, nous faisons vivre les entreprises qui vous emploient (sous-entendu ses dirigeants), les entreprises agissent (sous-entendu la structure collective), mais elle signifie également beaucoup plus que cela.

     

    En effet, la captation par l’entreprise du mot mouvement a une connotation sociologiquement importante, celle d’entreprise collective visant à établir un nouvel ordre de vie ou y résister pour maintenir un ordre de vie existant, (mouvement féministe, écologiste, mouvement syndical etc. mouvements millénaristes, messianiques, mouvements religieux nouveaux, etc.). Cette idée veut dire aussi, nous sommes cela.

     

    Cette vision de l’entreprise beaucoup plus dynamique dilue, dans l’intérêt collectif de l’entreprise qu’affirment les caractéristiques de la Société Anonyme, la notion de profit personnel.

     

    Ainsi, à partir du sigle CNPF, qui est le reflet d’une organisation corporatiste, défendant ses intérêts particuliers, nous passons au sigle MEDEF qui affiche une volonté de développer son ordre de vie. Dans cette logique des candidats du MEDEF se présenteront un jour au suffrage universel.

     

    Nous entrons donc dans sa phase de réalisation par l’enseignement idéologique entreprenariale qui veut être la référence incontournable et conditionnant en commencent par nos enfants. C’est du même tonneau que ces enfants que l’on voit parfois dans des documentaires s’imprégnant de livre de religion à s’en paralyser le cerveau.

     

    Jolie perceptive que nous promet le patronat une société de robot cérébral et l’autre qui nous parle de politique de civilisation. Il y a longtemps que j’ai compris que sa civilisation est celle de l’esprit d’entreprise c’est-à-dire le joug totalitaire, à moins que quelqu’un puisse me faire la démonstration qu’il existe des entreprises démocratiques, je vous aide j’en connais une, en dehors des coopératives.

     

    L’école est aussi faite pour éveiller les enfants à la diversité des rapports humains y compris dans ce qui va faire d’eux des êtres citoyens et non pas des outils et il est aussi convenant d’apprendre la théorie d’Adam Smith que celle de Marx. Et quand les entreprises faisaient travailler jusqu’à la mort leur salarié, ce n’est pas déshonorant de l’apprendre et de s’enlever d’éventuelles illusions sur l’altruisme de l’esprit d’entreprise.

     

     

    Notre intelligence en concevant « l’entreprise », a conçu un merveilleux outil qui est un outil créateur de biens et de services à notre usage, et où notre intelligence devrait y trouver sa fonction d’utilité essentielle produire pour satisfaire nos besoins, mais nous continuons à reléguer cette fonction au rôle de subsidiarité de recherche de la richesse. C’est pourquoi, si nous devons y travailler dans des structures plus ou moins élaborées, il ne faut pas perdre de vue que l’intérêt auquel cet outil contribue aujourd’hui, animé par ceux qui le dirigent, est à finalité lucrative.

     

    Pourtant, ce n’est pas l’outil qui dirige l’entreprise, mais bien les hommes. Les hommes avec leurs difficiles relations envers leur « Pouvoir », un pouvoir qu’ils éduquent d’esprit de domination des uns envers les autres, cela même au travers de tous les instruments de leurs créations, instruments qu’ils figent pour les servir, lorsqu’ils en retirent une toute-puissance.

     

    Ceci rend donc obsolète cette prétention à croire dans une science économique et encore moins dans une qui justifierait la dominance entreprenariale.

     

    Même dans le cas où certains s’appuieraient sur le sacro saint pouvoir du dominant pour en retirer un préjugé scientifique laissez moi lui dire ceci.

    Il y a des hommes toujours prêt à trouver le gène du commerce pour justifier du capitalisme, n’ayant toujours pas compris qu’il n’est qu’un paradigme de nos comportements animaliers qui permet à ceux qui accèdent au capital de penser être les dominants qui manger les premiers et qui se tapent les femelles. Pourtant la seule erreur qu’il commette c’est de se croire des dominants alpha, alors qu’ils ne sont que des dominants de deuxième rends bêta.

    Ils cherche ainsi la confirmation de ce qu’il ne sont pas, et n’ont donc aucune chance d’y parvenir, mais entre temps ils pourront au nom de leur concept par la force de conviction et d’exactitude que donne la scientifique distordre les esprits par manipulation eugéniste pour le bien être de l’homme, rendant leurs concepts indiscutables aux yeux d’une opinion publique qui ne cherche qu’à se rassurer avec ce genre de certitudes, et qui est prête à laisser le champ libre à ceux qui promettent de supprimer leurs angoisses et leurs peurs.

    Car sans nier que l’homme à toujours passé une grande partie de son existence à trouver des sources nourricières, la transposition de cette nourriture dans sa forme monétaire, conduit au même comportement que le singe qui ne s’écarte pas de l’arbre qui le nourri et qui ignore qu’il peut y avoir de la nourriture ailleurs.

    C’est ainsi qu’il ne fera le déplacement pour aller voir ailleurs que si une raison impérieuse l’y pousse, car la raison ne suffit pas à imaginer ce que l’on ignore, c’est pour cela que dans la poursuite d’un but surgissent toujours des événements inattendus. Même dans le cas de l’autogestion, si l’idée avait poursuivit son chemin, plutôt que de mourir avec Lip, le problème de la rémunération aurait demeuré, qu’il soit sous forme de salaires où de dividendes.

    L’entreprise n’est pas la finalité humaine, que nous ignorons par ailleurs, ce qui est une chance et nous permet donc à tous moments de la réorienter en posant des débat d’idées.

    Même si l’entreprise occupe une place importante dans la production de notre nourriture et l’aménagement de la disponibilité du temps libre qu’elle dégage, elles n’a pas pour fonction de créer des emplois, ni de produire de la monnaie.

    Que nos sens innés y trouvent leurs expressions est une évidence, le singe campe au pied de son arbre et nous au pied de nos entreprises, sauf que nous disposons d’une capacité de réflexion supérieure qui ne peut pas se traduire et se réduire seulement dans la production d’outils à produire.

    Il ne s’agit donc pas de dissocier la fonction de subsistance et la fonction sociale, mais de considérer que pour avoir de la monnaie il peut exister d’autres paradigmes que la seule production de biens, dont le marketing correspond à l’engrais qu’apporte sans cesse l’agriculteur pour transformer son produit en monnaie et non pour nourrir ses semblables, au bout du compte il fini par épuiser sa terre, produire toujours plus et polluer son univers.

    Alors que cette décision soit prise par un patron souverain ou un conseil de salariés, s’il en découle le même résultat, l’association salaria/capital ne reste qu’une démocratisation de la décision qui ne fera pas disparaître la comptabilisation du travail comme un coût.

     D’une autre forme de comptabilisation du travail s’en suivrait une réorganisation qui trouverait à sont tour ses limites si elle restait construite sur la seule base de l’utilisation des matières premières. Sous quelque aspect que l’on tourne, ou rationalise nos relations économiques, elles ne peuvent faire l’économie d’une philosophie de vie.

    Et si il y a une activité qui n’en possède pas c’est bien le capitalisme, d’où le paradoxe de le choisir pour diriger notre existence, et encore plus d’y associer ceux qu’il exploite en les instruisant dés l’enfance.

    Cordialement.

     

     


  • tomper 18 janvier 2008 13:53

    OUI la MAJORITE des profs est de gauche. Mais qui oserait encore aller contre cette évidence archi-connue ?! Je crois qu’un blog permet de s’exonérer du politiquement correct : et parce qu’ en effet on ne donne pas sa profession avec le bulletin de vote, on ne pourrait pas dire que les profs sont de gauche ?? quelle pantalonnade !

    @ ZEN : "généralisation à partir de deux cas particuliers" ? Non, juste deux exemple concrets et vécus, pas de grandes phrases creuses, je mets juste ma petite pierre à l’édifice ; J’ aurais pu tout aussi bien vous égrener toute une litanie d’exemples, mais cela vous aurait ennuyé de le lire, autant que moi de l’écrire.

    (Voir message ci-dessus, le message de 3000 mots, qui le lit en entier ? Pas moi ! )

    Pour votre gouverne, au lycée, de nombreux profs "saquent" les fils de patron, de même que ceux qui ont un nom à particule (certains élèves même en masquent une partie). OOO je fais encore des généralités, j’ ai une rancoeur suspecte envers les profs ? Non rassurez-vous je ne suis pas aigri ni blessé, au contraire j’ai délicatement sourit à un ancien prof d’éco la semaine dernière en le croisant...toujours au même point dans sa vie.

     

     


  • Céphale Céphale 18 janvier 2008 14:00

    @Christophe

     

    Quel soulagement de vous lire après tant d’attaques partisanes !

     

    C’est après avoir lu Le Figaro que j’ai décidé d’écrire cet article. Je me suis renseigné sans parti pris, et je suis certain maintenant que le Medef voudrait mettre la main sur les programmes d’économie.

     

    @ddacoudre

     

    Très intéressante, particulièrement éclairante, votre psychanalyse du changement de sigle de l’organisation patronale. J’ai copié tout votre commentaire pour le mettre dans mes archives. Je ne m’étendrai pas sur l’idée que vous développez très bien, qui est de toujours placer le but devant les moyens, et de raisonner en termes de système humain, alors que le capitalisme fait exactement le contraire. Merci.


  • Gilles Gilles 18 janvier 2008 16:26

    L’auteur

    "une initiation des élèves à l’entreprise dès le plus jeune âge afin de créer une « culture favorable à l’entrepreneuriat  »."

    Ce que veut le gouvernement, pardon le Medef, est inscrit dans cette phrase. Prendre les enfants dès leur plus jeune âge, avec un esprit encore trés maléable pour leur inculquer un ensembles de valeurs, choisies, sélectionnées en fonction des tendances de l’idéologie dominante.

    D’ailleurs ils oublient que l’on enseigne pas l’Economie , mais les sciences économiques et SOCIALES....ce qui agrandit le cadre. mais je comprends que SOCIAL, le Medef il aime pas (ils confondent social et marxisme, c’est dire...)

    En plus, l’économie en soit c’est vastes......pourquoi pas enseigner l’économie collectiviste ? La comparaison entre els divers systèmes, objective, n’est-elle pas justement un facteur de libération spirituelle ?

    Au moinsle medef, pardon, Sarkozy, devrait annoncer clairement la feuille de route ; à savoir n’enseigner que ce qui favorise l’entreprise capitaliste !

    Ce matin j’ai entendu le président de l’OFCE (encore un sale gauchiste) dire qu’à son avis les manuels étaient mauvais mais prenant bien garde de dire que d’enseigner l’économie trop jeune ne servait à rien et risquait même d’être contre productif si on ne prenait pas garde d’avoir un enseignement objectif et vaste...justement du fait de la maléabilité d’un cerveau de jeune, qui mal imprimé au lieu de fournir des étudiants qui pensent et font avancer le smilblick on aurait des abrutis ne répétant que les dogmes enseignés.


  • tvargentine.com lerma 19 janvier 2008 23:12

    @Céphale

    Vous dites  :

    "je suis certain maintenant que le Medef voudrait mettre la main sur les programmes d’économie."

    Votre inculture de l’économie de marché vous amene à une reduction d’esprit qui consiste à dire qu’il existe d’un coté des salos de patrons et de l’autre des gentils fonctionnaires qui bossent tres bien

    La réalité est différente,reconnaissez que la majorité des enseignants sont syndiqués dans des organisations orientées marxisantes,voir communistes, et les dirigeants de ces organisations ont fait leur "classe" chez les troskar

    Apprendre l’’économie et la manière de pouvoir développer des activités doit etre une regle N°1 dans l’enseignement de la République,car cela permettrait de transformer des échecs scolaires en succes dans la création d’entreprise et donc de richesse.

    Les enseignants troskistes préferent voir des jeunes en échec scolaire,plutot que de voir que des jeunes réussir là ou une certaine conception de l’enseignement dans les écoles ,les considerer comme des ratés

     


  • logic 20 janvier 2008 10:25

    Notre économie aussi bien nationale que planétaire vont mal pourquoi ? parce qu’à force de "réfléchir" on a oublié l’axiome de base : la richesse est créée par le travail et tout un tas d’intellos de politiques (qui n’ont d’ailleurs jamais produit aucune richesse matérielle) sont persuadés que l’argent peut génére plus d’argent que le travail !!

     c’est ainsi qu’il y a peu, j’ai entendu un grand économiste raconter que l’économie c’est la redistribution de la richesse ! Non pour moi ça c’est l’action politique L’économie jusqu’à nouvel ordre c’est la production de la richesse Donc qu’à l’école on apprenne comment travailler et non pas comment gagner de l’argent facilement Qu’on apprenne à nos têtes blondes que l’argent ne fait pas partie de la génération spontanée 

     Donc de part ce fait il obéit aux principes des vases communicants ; donc s’il y a des vases qui prennent des proportions démesurées (ne correspondant plus à aucune valeur) cela ne peut se faire qu’au détriment des autres

     Je ne puis m’empêcher donc de faire un parallèle entre l’enrichissement demesuré de certains et l’appauvrissement des autres Je ne pense pas que cette différence ne soit pas uniquement justifiée par la différence des capacités et aptitudes de chacun à apporter sa pierre à l’édifice

     Une Société ne peut progresser que lorsqu’elle est capable d’estimer le travail de chacun à sa juste valeur et remettre à leur place les parasites les baratineurs ou les hypocrites c’est à dire les malhonnêtes. Ca s’appelle tout simplement la justice

     Avant de cramer les livres commençons à poser les bases fondamentales de notre humanité dans le cerveau des éléves et s’ils sont bien construits ils seront capables d’avoir un esprit critique sur toutes les idées qui se présenteront à eux


  • Céphale Céphale 20 janvier 2008 11:35

    Comme toujours, lerma porte des jugements péremptoires :

     

    "Votre inculture de l’économie de marché vous amene à une reduction d’esprit..."

     

    Tout ce qui est excessif est insignifiant.


  • Antoine 20 janvier 2008 16:24

     En France en général, plus particulièrement à gauche et donc dans l’enseignement dont les membres sont, sauf rares exceptions, traditionnellement teintés du rose clair au rouge vif, il subsiste un surmoi marxiste y compris dans la littérature scolaire : tout naturellement les patrons sont d’ignobles exploiteurs et des salauds qui ne pensent qu’à faire des misères aux pauvres et vertueux salariés. Il est d’ailleurs bien connu que les patrons ne licencient que des salariés parfaits, lutte des classes oblige !


  • Antoine 20 janvier 2008 22:54

     Mon pauvre ami, vous vous plaignez qu’on maltraite les profs et pourtant il arrive qu’on leur adresse quelques louanges. Si vous étiez patron, fragile comme vous êtes, il y a longtemps que vous seriez en pleine dépression !


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