samedi 13 juin - par azyx1986

L’arnaque du plan de relance de la BCE : l’activité s’arrête, le chômage explose et la bourse bat tous les records

La crise du coronavirus est passée, le choix de confinement a stoppé l’activité de manière inédite depuis la 2e guerre mondiale. Le confinement, le ralentissement de l’activité et la fermeture des frontières a empêché les entreprises d’acheter leurs matières premières ou de vendre leurs produits. Les carnets de commandes sont vides. Pour les salariés le chômage partiel ou le chômage complet ont baissé les revenus et ralenti la consommation. Cette moindre consommation a encore baissé les commandes et augmenté les difficultés des entreprises et le chômage. Cette spirale est celle bien connu de la déflation : les prix et les salaires baissent et entraînent un chômage de masse.

La BCE, la FED et les gouvernements européens et américains ont mis en marche leurs grands plans de relance économique, pour soi-disant aller au secours de l’économie. Les vieilles recettes utilisées vont encore une fois dans les poches du grand capital en laissant de côté les gens qui travaillent en leur faisant miroité le grand miracle des gentils investisseurs qui viendront à leur secours.

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Lien vers la vidéo : https://youtu.be/YZ0DbMlkibc

 

Le chômage explose

Le record du nombre de demandeur d’emplois de catégorie A, c’est-à-dire les personnes inscrites à pôle emploi, qui cherchent un emploi et qui n’ont absolument aucun emploi, a été battu dès avril 2020 avec 4,5 millions de chômeurs. Cela fait une hausse de 850 000 personnes en un mois, c’est aussi un record. On n’a jamais vu ça depuis l’invention de ce compteur en 1996.

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https://dares.travail-emploi.gouv.fr/dares-etudes-et-statistiques/tableaux-de-bord/le-marche-du-travail-pendant-le-covid-19/focus-sur-les-demandeurs-d-emploi/article/focus-sur-les-demandeurs-d-emploi-inscrits-a-pole-emploi-en-avril-2020

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Ces 850 000 chômeurs de plus sont en fait pour la majorité d’entre eux de personnes qui étaient déjà inscrites à pôle emploi, parce qu’elles avaient des temps très partiels et cherchaient un travail à temps complet, ce sont les catégories B et C. Évidemment, les temps partiels et les intérimaires sont les premiers à avoir perdu leurs emplois.

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Toutes ces personnes peuvent remercier chaleureusement la CFDT et son ancien secrétaire général François Chérèque qui a mené le Plan Pauvreté qui préconisait de donner des petits travaux aux pauvres. La CFDT a ensuite signé la casse du Code du Travail, avec les lois Macron et El Kohmri, pour faciliter le recours aux temps très partiels plutôt qu’aux temps complets. C’est le libéralisme CFDT, les travailleurs doivent partager le travail entre eux ce qui permet aux financiers de ne partager l’argent qu’entre eux, chacun sa solidarité.

Pour l’instant l’État français a payé le chômage partiel, ce qui fait que les entreprises n’ont pas encore beaucoup coulé et que de nombreux salariés ont pu garder une partie de leur paye même sans réaliser d’activité. Une fois la fin des aides de l’État, si les carnets de commande restent vides, cela risque de lourdement empirer. L’été est habituellement une période d’activité touristique, mais si les entreprises se cassent la figure et que les gens ont peur de l’avenir, ils risquent d’aller moins en vacances, de moins consommer et les emplois saisonniers risquent de ne pas se faire non plus. Ces emplois précaires seront aussi les premiers à en pâtir.

L’activité a énormément ralenti

Bien évidemment, avec le confinement, les français ont arrêté de se déplacer et ont arrêter de dépenser. En plus le chômage et le chômage partiel ont baissé les revenus des français et certains prix ont grimpé notamment dans l’alimentaire ce qui a pesé sur leur pouvoir d’achat. Mais surtout avec la crainte que la situation se dégrade et de perdre son emploi, les français qui le pouvaient ont préféré faire des réserves.

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https://insee.fr/fr/statistiques/4500941

La plus grosse baisse des dépenses vient quand même des entreprises qui ont complètement stoppé leurs investissements.

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On commence à voir certains prix baisser, notamment les voitures, les milliers d’invendus sur le marché encombrent les concessionnaires qui ont besoin d’argent et cassent les prix. Lorsque la baisse des prix se généralise, on appelle ça la déflation. La déflation met à plat rapidement une économie, puisqu’à la fois, cela fait moins d’argent qui rentre dans les caisses des entreprises et elles n’arrivent plus à payer leurs salariés et le chômage augmente, mais en plus, si les prix baissent, personne n’a intérêt à acheter tout de suite quelque chose qui sera moins cher demain. Donc les gens attendent avant d’acheter et les prix continuent de baisser et les entreprises de se casser la figure.

Beaucoup de grosses entreprises sont aujourd’hui en bourse, on devrait logiquement voir la bourse se casser la figure puisque les entreprises vont pour beaucoup craquer. C’est l’inverse qui se passe.

Pendant ce temps-là, la bourse bat des records

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un produit financier, il y en a de plein de sortes, mais on va se concentrer sur les actions.

Quand vous avez une entreprise et que vous avez besoin d’argent pour la développer, vous pouvez, soit aller voir votre banque pour contracter un crédit, soit trouver des investisseurs. Dans ce 2e cas, vous faites estimer la valeur de votre entreprise, mettons 1M€ et vous proposez à des investisseurs de devenir actionnaire de votre entreprise en achetant des parts, par exemple 1000 parts à 1000 €. Ces parts, font que les acheteurs sont devenus tous un peu propriétaires de l’entrepris et peuvent siéger au conseil d’administration. Ces investisseurs recevront des dividendes chaque année, normalement en fonction des bénéfices de l’entreprise.

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Si l’entreprise pour laquelle vous avez acheté des parts est florissante, elle risque de vous verser plein de dividendes, ça va donner envie à d’autres investisseurs d’acheter vos actions. C’est comme ça que la valeur des actions monte. Une action suit la loi du marché et elle vaut ce que les autres sont prêts à mettre. La valeur d’une action c’est celle de la dernière vente et ça fluctue à chaque nanoseconde.

Avec la crise actuelle les entreprises vont faire assez peu de bénéfices, la plupart risquent plutôt d’avoir des déficits à combler et donc ne devraient pas verser trop de dividendes aux actionnaires à la fin de l’année. Normalement, on devrait se dire que ça ne vaut pas trop le coup d’avoir des actions, on devrait donc voir le prix des actions baisser.

C’est exactement ce qu’on a vu en début de crise, les investisseurs se sont dit, à juste titre, que ça allait être la crise et ils ont vendus leurs actions, pour récupérer un peu d’argent. Le prix des actions a diminué jusqu’en mars sur le CAC 40 en France. Le CAC comptabilise la valeur des actions des 40 plus grosses entreprises françaises cotées en bourse.

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C’est aussi ce qu’on a pu voir sur le NASDAQ qui tient compte de toutes les compagnies inscrites à la bourse de New-York et pas seulement les plus grosses.

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https://investir.lesechos.fr/cours/indice-nasdaq-comp,xnas,xc0009694271,comp,tick.html

https://www.abcbourse.com/graphes/eod.aspx?s=PX1p

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Seulement depuis le mois d’avril le marché boursier a commencé à repartir à la hausse et même à atteindre aujourd’hui des sommets jamais atteints après les annonces des soi-disant plans de relance de la BCE et de la FED.

Les plans de relances n’ont absolument pas pour but de sauver des emplois ou des entreprises, mais uniquement de sauver le capital en bourse des actionnaires.

Pour bien comprendre, il faut savoir qu’en bourse, il n’y a pas que des actions d’entreprises, il y a aussi des obligations d’États. Les États pour se financer émettent des titres de dettes sur les marchés financiers. Les investisseurs les achètent et les États les remboursent entre 2 et 10 ans plus tard avec des intérêts.

Le soit-disant plan de relance consiste à faire que les banques centrale, la BCE pour nous en Europe, ce sont mis à racheter les titres de dettes des États. Ces plans de relances représentent des milliers de milliards d’euros. Pour information, la BCE joue à ce jeu depuis 2015, au lieu de financer l’économie, elle inonde les marchés financiers de pognon, cela s’appelle les quantitative easing, Depuis 2015, ce sont plus de 2700 milliards qui ont été injectés et pour la crise du coronavirus, ce sont 1 000 milliards de plus mis sur la table et on attend encore d’autres annonces.

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Donc qu’ont fait les « investisseurs » en recevant tout cet argent frais d’un coup ? Ils n’ont évidemment pas relancé l’économie en achetant des voitures, des maisons, des pommes de terres ou des masques pour décorer leur maison. Ils sont restés sur les marchés financiers et on acheté toutes les actions des entreprises dont ils parient sur l’avenir.

Les laboratoires pharmaceutiques qui se sont lancés sur un vaccin contre le coronavirus qui arrivera dans plusieurs mois ont vu leur valeur multiplié par 1000.

https://www.cafedelabourse.com/actualites/biotech-societes-francaises-bourse-contre-covid-19

Les grosses entreprises européennes dont on sait que les gouvernements voleront au secours, même si elles sont en perte et même si elles versent des milliards de dividendes aux actionnaires ont aussi vu leur valeur augmenter.

Plus les actions augmentent, plus les investisseurs en veulent en espérant que a va continuer de monter, plus ça monte et ça continue.

La bourse est donc montée à un niveau historiquement élevé alors que l’économie est à l’arrêt. La bourse n’a plus aucun rapport avec ce qui se passe dans l’économie, cela s’appelle donc une bulle.

Regardons ce qui s’est passé en bourse depuis 20 ans. Début 2000, la bulle internet où tous les investisseurs ont acheté des actions basés sur la réussites des entreprises numériques, et l’effet d’entraînement a été beaucoup plus fort que la réalité. Une fois que ça a commencé à se voir tout s’est effondré. En 2008, les subprimes avec tous les crédits immobiliers foireux aux États-Unis avec tous les investisseurs qui jouaient en bourse là-dessus. En 2010, la crise de la dette des États, qui s’étaient endettés pour sauver les banques. Et maintenant la belle bulle du coronavirus avec les plans de relances foireux qui ne relancent rien d’autre que la spéculation.

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Quand une bulle éclate, ça fait très mal aux entreprises en bourse. La valeur d’une entreprises en bourse, on l’a vu c’est la valeur de ses actions. Une entreprise pour se développer à aussi des dettes, elle a contracté des crédits auprès de banques. En comptabilité, les dettes d’une entreprises doivent toujours être inférieures à son capital, comme ça en cas de problème, on peut vendre l’entreprise pour rembourser les dettes. Seulement si la valeur des actions s’effondre, ça veut dire que l’entreprise ne vaut plus rien et si ça valeur descend en-dessous de ses dettes, c’est la faillite comptable.

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Une crise économique cela fait fermer toutes les entreprises de la bourse dont la valeur descend trop bas.

Les soi-disant plans de relance des banques centrales ne font actuellement qu’enrichir les spéculateurs sur les marchés boursiers. Ce qui se passe en bourse n’a aucun rapport avec la réalité, c’est exactement ce qu’on appelle une bulle. Cette bulle c’est une bombe à retardement et si quand elle éclatera on aura toujours à la tête des États des néolibéraux qui pensent que ce n’est pas leur rôle de relancer la machine, mais qu’il faut juste protéger les investisseurs, ceux qui ont du capital, et laisser les autres dans le mouise, alors ça ira très mal pour la majorité des gens.



33 réactions


  • Francis JL 13 juin 09:49

    CE plan de relance c’est la phase 2 du projet de gouvernement mondial.

     

     De quoi s’agit-il ? Écoutons Attali :

     « Et, même si, comme il faut évidemment l’espérer, cette crise n’est pas très grave, il ne faudra pas oublier, comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons, afin qu’avant la prochaine – inévitable – on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle, ainsi que des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et de vaccins. On devra, pour cela, mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. »

     

     Une fiscalité mondiale ? Déjà on va subir pour commencer, une fiscalité européenne ; pour rembourser le plan de relance de 750 milliards.

     

    Rembourser ? Ou bien payer le service de la dette ?

     

    Car qu’est-ce qu’une dette que l’on reporte ad vitam aeternam et qui donne lieu à paiements d’intérêts ? C’est Le Capital qui ne dit pas son nom, et les intérêts versés sont des dividendes qui ne disent pas leur nom.

     

    Des gens qu’aucun gouvernement n’a su ou voulu assujettir légitiment à un impôt juste, ont soustrait cet argent au bien commun et s’en sont servis pour s’approprier des parts (des « actions »), hier

    de la nation, aujourd’hui de l’UE, demain du monde occidental qu’ils ont mis en déficit par leur manque de civisme et la complicité de leurs larbins investis grâce à leurs influences et leur argent, le nôtre qu’ils nous ont volé, du pouvoir politique..

     


     

     


  • Dover63 Dover63 13 juin 09:56

    Très bien.

    En regardant votre chaîne vidéo, je suis tombé sur

     YouTube · Installée
    Résultats Web
    L’arnaque du chômage explication : Vous êtes Manipulés ! - YouTube

    Auriez vous des références facilement accessible sur la part de la main d’œuvre sur le coût de production (voiture, objets manufacturés...)

    D’avance merci.

    Bonne continuation.

    Bien sincèrement


    • azyx1986 13 juin 12:53

      @Dover63
      Bonjour, tout est sur Insee.fr, il faut chercher un peu ce c’est pas si simple. Il me semble que c’est dans les comptes de la nation. Je vous dirai quand j’aurai le temps de me replonger dedans.


  • rogal 13 juin 10:28

    Ce regard synthétique sur le versant financier de la crise est bienvenu, même s’il fait l’impasse sur l’économie réelle (production et échange des biens et des services) et sur la diversité de ses composantes.

    Mais qu’est-ce qui permet une affirmation aussi brutale que « les plans de relances n’ont absolument pas pour but de sauver des emplois ou des entreprises, mais uniquement de sauver le capital en bourse des actionnaires  » ?


    • azyx1986 13 juin 12:50

      @rogal
      Bonjour,
      au vu de ce qui se passe on se dit que décidément, tout va dans le sens de ceux qui ont du capital ou qui sont banquier. Puis on regarde qui prend les décision ou tient les grandes instances comme la banque centrale...


    • Luniterre 14 juin 10:32

      @rogal
      Effectivement, c’est une approximation grossière que je me suis permis de faire remarquer à l’auteur ( https://www.agoravox.fr/commentaire5780302 ) :
      "Une tentative intéressante d’expliquer le mécanisme des « bulles financières »,
      avec, néanmoins, une grosse contradiction interne, et de fait, résumée dans la conclusion… :

      « …si la valeur des actions s’effondre, ça veut dire que l’entreprise ne vaut plus rien et si ça valeur descend en-dessous de ses dettes, c’est la faillite comptable. »

      « des États des néolibéraux qui pensent que ce n’est pas leur rôle de relancer la machine, mais qu’il faut juste protéger les investisseurs, ceux qui ont du capital, et laisser les autres dans le mouise »

      Les politiques de « Quantitative Easing », qui ont effectivement pris une ampleur particulière en UE, depuis 2015, sont en réalité pratiquées, et à l’échelle mondiale, sous une forme ou sous une autre, depuis 2008.

      Elles ont donc bien pour vocation « officielle » de relancer l’économie en « sauvant » le capital des entreprises, mais comme vous auriez du le remarquer vous-même d’après votre simple constat, le « sauvetage » du capital des entreprises est néanmoins la base indispensable, dans le système capitaliste !

      Et donc, si cela n’a effectivement pas fonctionné, en termes de relance de l’« économie réelle », et depuis 12 ans déjà, donc, c’est bien qu’il y a une autre raison, et comme vous auriez du également le remarquer, en vous relisant, c‘est précisément la dette, qu’elle soit « privée », celle des entreprises, ou « publique », celle des Etats.

      Les deux étant évidemment liées et interdépendantes, comme vous l’expliquez en partie vous-mêmes, du reste !

      La dette mondiale, qui battait déjà des records, juste avant la crise du « Covid », à 322% du PIB Mondial, est donc en train de battre à nouveau ce record, à 342% du PIB Mondial !

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

      Luniterre


  • Dover63 Dover63 13 juin 13:12

    Je vous en saurais gré.

    Bien sincèrement.


    • azyx1986 13 juin 17:07

      @Dover63
      Ici vous trouverez la valeur ajoutée de 2019 par branches (38 déclinaisons) et branche détaillée (88 déclinaisons) : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4494163?sommaire=4494218

      Vous pouvez voir pour chaque branche, la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires.
      Sur l’arborescence à gauche, vous pouvez naviguer allez voir l’excédent brut d’exploitation (EBE) de ces mêmes branches. C’est l’EBE qui sert à verser des dividendes.


    • Dover63 Dover63 16 juin 09:35

      @azyx1986
      Bonjour.
      Merci beaucoup.
      En revanche, il me semble qu’il y a une différence entre la part du salaire versé rapporté à la valeur ajoutée d’un produit et la part du salaire rapporté au coût de production. Ma question porte plus sur le coût de production. J’ai l’impression (peut-être que je me trompe) que les entreprises communiquent plus sur la valeur ajoutée que sur le coût de production. De ce fait il me semble que la part des salaires apparaît ainsi plus grande.
      J’ai du mal à trouver des sources sur la part du salaire dans le coût de production.
      Bien cordialement.


  • Le421 Le421 13 juin 17:59

    Ah ??

    Parce que que vous pensiez que les milliards allaient être distribués aux « cons-ommateurs » ?

    Pour relancer l’économie ?

    Franchement.

    Et la marmotte elle plie le chocolat dans le papier alu aussi...  smiley


  • Olivier 13 juin 18:01

    Bel article. Le problème essentiel de la démocratie actuelle est que la finance, en manipulant les médias et les carrières des politiciens, est devenue en fait la véritable puissance gouvernante, et oriente l’action publique à ses intérêts exclusifs.

    Très clairement une véritable alternance politique est devenue nécessaire, avec un homme fort style de Gaulle ou Poutine qui remette les choses en ordre. Les français y sont-ils prêts ?


  • zygzornifle zygzornifle 14 juin 08:45

    Les bourses de Griveaux explosent …..


  • Luniterre 14 juin 10:20

    Une tentative intéressante d’expliquer le mécanisme des « bulles financières », avec, néanmoins, une grosse contradiction interne, et de fait, résumée dans la conclusion… :

    « …si la valeur des actions s’effondre, ça veut dire que l’entreprise ne vaut plus rien et si ça valeur descend en-dessous de ses dettes, c’est la faillite comptable. »

    « des États des néolibéraux qui pensent que ce n’est pas leur rôle de relancer la machine, mais qu’il faut juste protéger les investisseurs, ceux qui ont du capital, et laisser les autres dans le mouise »

    Les politiques de « Quantitative Easing », qui ont effectivement pris une ampleur particulière en UE, depuis 2015, sont en réalité pratiquées, et à l’échelle mondiale, sous une forme ou sous une autre, depuis 2008.

    Elles ont donc bien pour vocation « officielle » de relancer l’économie en « sauvant » le capital des entreprises, mais comme vous auriez du le remarquer vous-même d’après votre simple constat, le « sauvetage » du capital des entreprises est néanmoins la base indispensable, dans le système capitaliste !

    Et donc, si cela n’a effectivement pas fonctionné, en termes de relance de l’« économie réelle », et depuis 12 ans déjà, donc, c’est bien qu’il y a une autre raison, et comme vous auriez du également le remarquer, en vous relisant, c‘est précisément la dette, qu’elle soit « privée », celle des entreprises, ou « publique », celle des Etats.

    Les deux étant évidemment liées et interdépendantes, comme vous l’expliquez en partie vous-mêmes, du reste !

    La dette mondiale, qui battait déjà des records, juste avant la crise du « Covid », à 322% du PIB Mondial, est donc en train de battre à nouveau ce record, à 342% du PIB Mondial !

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

    Luniterre



    • azyx1986 14 juin 11:27

      @Luniterre
      Bonjour,
      je ne comprends pas de quelle contradiction vous parlez. La dette n’est pas un problème en soi, c’est même le moteur de l’économie.
      Pourriez-vous expliquer où vous voulez en venir ?


    • Luniterre 14 juin 12:33

      @azyx1986
      En fait, il se trouve que je viens de vous répondre, sur ce sujet, à propos d’un autre de vos articles ( https://www.agoravox.fr/commentaire5780392 ) :
      "Seulement, un pauvre consomme tout ce qu’il gagne et donc son argent reste dans le circuit alors qu’un riche va soit garder son capital ou peut-être investir pour gagner plus. Dans les 2 cas, cela fait une fuite de l’économie réelle vers la sphère financière."

      Dans le système capitaliste, d’où peut venir l’argent pour investir dans l’économie, sinon du capital lui-même ???

      Le capitaliste « investit » pour « gagner plus » en augmentant le capital de telle ou telle entreprise, en achetant des actions de cette entreprise... ( Ou des obligations sur la dette de l’Etat...).

      Une évidence qui n’aurait pas du vous échapper...

      Au final, il y a nécessairement une décorrélation entre la valeur réellement produite par le travail et la valeur des titres en circulation (actions, obligations), sous l’effet de la spéculation, mais cela est inhérent au système capitaliste et n’est pas réellement la cause essentielle de la crise.

      En 2008 la « bulle » a bien été « crevée », « dégonflée », et les banques et les entreprises « sauvées », pour l’essentiel, par des politiques type « Quantitative Easing », mais cela n’a pas suffit à « relancer » l’économie, qui, globalement, n’arrive plus à rembourser sa dette.

      Cela signifie donc tout simplement que la valeur globalement créée par le travail a cessé de croitre en proportion de la dette, c’est à dire, des investissements.

      La cause du problème se trouve dans l’évolution technologique des forces productives elles-mêmes ( de + en + robotisées), qui produisent de plus en plus une masse de valeurs d’usage, correspondant à une partie importante des besoins, mais qui n’est donc plus transformable en valeur d’échange, au sens capitaliste « classique » du terme.

      C’est pourquoi le système a nécessairement besoin d’avoir recours, et systématiquement, c’est le cas de le dire, depuis 2008, à l’accroissement de la dette pour survivre, qu’elle soit publique ou privée.

      Avant la « crise du covid », le record venait juste d’être battu, à 322% du PIB Mondial !

      Avec cette nouvelle crise, il vient d’être porté à 342% du PIB Mondial !!!

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

      Luniterre


    • azyx1986 14 juin 21:22

      @Luniterre
      Ok, je comprends votre raisonnement, mais je ne suis pas d’accord avec vous.

      C’est une mauvaise idée et une vision de l’économie du XIXe siècle que de considérer que c’est le capital qui détermine la valeur maximale de la dette.

      La seule chose qui compte c’est la capacité à rembourser, autrement dit l’activité future et non-pas le capital stocké.

      J’ai l’impression que vous confondez dans vos comptages les 2 notions d’emprunt et de crédit qui sont radicalement différentes.

      Quand on parle emprunt, alors oui, la notion de capital apparaît comme une « garantie » pour celui qui avance l’argent. C’est dommageable mais compréhensible.

      Quand on parle de crédit, il s’agit de création monétaire.
      On peut en faire autant qu’on veut, le seul « risque » étant l’inflation mais dont on prouve depuis 10 ans qu’on peut émettre à peu près autant de monnaie qu’on veut sans que ça joue sur l’inflation du moment qu’elle ne serve qu’à enrichir toujours les mêmes.
      La création monétaire n’a absolument aucune raison d’être adossée à du capital.

      Dès lors, vouloir évaluer des taux d’endettement sans distinguer de quoi il s’agit et en tirer des conclusions c’est un non-sens économique.


    • Luniterre 14 juin 22:48

      @azyx1986

      Manifestement, non seulement vous ne comprenez rien à ce que j’ai tenté de vous expliquer, mais en fait, vous semblez ne pas comprendre les notions économiques, même les plus élémentaires, au point que c’en est pathétique :

      « J’ai l’impression que vous confondez dans vos comptages les 2 notions d’emprunt et de crédit qui sont radicalement différentes.Quand on parle emprunt, alors oui, la notion de capital apparaît comme une « garantie » pour celui qui avance l’argent. C’est dommageable mais compréhensible.Quand on parle de crédit, il s’agit de création monétaire. »

      Alors qu’à l’évidence, pour le commun des mortels, mais pas pour vous, donc :

      « Le terme d’emprunt est antonyme de prêt pour celui qui fournit l’argent. Pour le prêteur, c’est une créance (un crédit), pour l’emprunteur, c’est une dette. »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Emprunt_(finance)

      Luniterre


  • Luniterre 14 juin 13:09

    @azyx1986

    En fait, on ne sait pas trop, à vous lire, si vous vous contentez simplement de transcrire les vidéos du site « Décoder l’éco » ou bien si vous êtes réellement l’auteur des dites vidéos...

    Ces vidéos sont donc intéressantes en tant que recherches documentaires, mais, sur le fond, truffées d’erreurs, le plus souvent grossières, et, pour le moins, d’« approximations », même si à prétentions didactiques...

    Quoi qu’il en soit, on ne saurait trop vous recommander deux choses :

    __1_ réviser les bases de l’orthographe

    __2_ réviser les bases de l’éco

    Et si vous n’en êtes pas l’auteur, une troisième :

    __3_ changer de fournisseur en matière de « vidéos explicatives de l’éco » !

    Et en tous cas, néanmoins, bon courage pour vos efforts, bien nécessaires et plutôt méritoires, malgré ces quelques difficultés dans l’immédiat...

    Luniterre


  • Luniterre 14 juin 17:44

    @azyx1986
    En résumé, pour reprendre les termes de votre propre contradiction, et pour le cas où elle vous échapperait encore :

    « …si la valeur des actions s’effondre, ça veut dire que l’entreprise ne vaut plus rien et si ça valeur descend en-dessous de ses dettes, c’est la faillite comptable. »

    « des États des néolibéraux qui pensent que ce n’est pas leur rôle de relancer la machine, mais qu’il faut juste protéger les investisseurs, ceux qui ont du capital, et laisser les autres dans le mouise »

    Autrement dit, tant qu’il y a une corrélation entre le montant global des dettes et celui du capital, et tant que le capital couvre suffisamment la dette, il n’y a pas de risque immédiat de faillite, quel que soit le montant total de la valeur produite, et même si ce montant reste très faible, voire même, diminue.

    Et donc, si une augmentation de la dette entraine une augmentation, et d’autant plus forte en proportion, par le biais de la spéculation, du capital total, et que les nouvelles dettes sont ainsi couvertes, le système peut donc continuer de survivre sans problèmes majeurs … pour les capitalistes !

    Il n’est donc plus absolument nécessaire qu’il y ait une corrélation, en termes de rapport de proportion, entre le montant total du capital et la valeur globalement produite par le travail et l’ensemble de l’activité économique réelle.

    C’est donc bien cette décorrélation là, assumée par le système comme un fait établi et désormais permanent, qui est relativement nouvelle, en ce début de XXIème siècle.

    Autrement dit, encore, il y a seulement un « écart » à contrôler, pour éviter la surchauffe, mais c’est principalement l’écart entre endettement et capital qui intéresse les responsables du système, et non, effectivement, le « développement » de l’économie, qui ne ferait, en fait, avec les technologies modernes de production robotisée, que creuser cet écart, et non pas le réduire, en accroissant encore l’écart entre masse de valeurs d’usage totale produite et masse de valeur transformable en valeur d’échange, base de l’élargissement du capital, telle que dans l’économie capitaliste « classique », en train de se réduire au rang de vestige de l’histoire économique de l’humanité.

    Ce sont donc les principales Banques Centrales du monde qui ont désormais pris le contrôle de l’économie mondiale, en étant les seules à pouvoir assumer le contrôle de cet « écart » et les seules capables de le maintenir à un niveau supportable pour l’ensemble du système.

    Ce sont donc elles qui détiennent désormais également le pouvoir politique réel, dont les États, les banques d’affaires et les monopoles ne sont plus que les exécutants obligés.

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

    Luniterre


  • Zolko Zolko 15 juin 17:47

    @l’auteur : il me semble que vous ne faites pas le rapport entre 2 faits :

    en début de crise [...] Le prix des actions a diminué jusqu’en mars sur le CAC 40 en France. [...] C’est aussi ce qu’on a pu voir sur le NASDAQ

    OK, et puis :

    Seulement depuis le mois d’avril le marché boursier a commencé à repartir à la hausse et même à atteindre aujourd’hui des sommets jamais atteints après les annonces des soi-disant plans de relance de la BCE et de la FED.

     

    il manque un évènement entre ces 2 périodes : pourquoi la BCE et la FED ont annoncé ces plans de relance pharaoniques ? Car là, tel que vous racontez l’histoire, on ne comprend pas les rapports entre ces évènements.

     

    A moins que, justement, on comprenne très bien :

    1. les bourses s’effondrent
    2. les gouvernements ferment les sociétés
    3. pour sauver le « petit peuple » les gouvernements annoncent des plans de relance gargantuesques
    4. les bourses remontent

     

    Est-ce que l’explication de 2) ne serait pas le 4) ? C’était pour sauver les bourses qui s’effondraient que les banques centrales avaient besoin d’une excuse pour pouvoir inonder les marchés de centaines de milliards ! Comme en 2008, mais si ils le faisaient une deuxième fois ça se serait vu, donc ils ont sacrifié la société pour pouvoir la sauver ... et ce faisant ils sauvaient la bourse.

     

    Sans confinement, les bourses n’auraient pas récupéré. Étrange, non ?


    • Luniterre 15 juin 18:35

      @Zolko

      « Sans confinement, les bourses n’auraient pas récupéré. Étrange, non ? »

      Effectivement ! Je confirme également. Ce « paradoxe » est analysé ici :

      « Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

      Egalement republié sur Agoravox :

      « Merveilleux » Monde d’Après : un « miracle » économique déjà En Marche ?

      Luniterre


    • azyx1986 15 juin 21:23

      @Zolko
      Je ne suis qu’en partie d’accord avec vous. Il s’agit plutôt d’opportunisme que d’une vraie stratégie.
      Ne pensez pas que nos politiques ont une bonne vision macroéconomique. Ils n’ont fait que réagir à l’actualité et ont validé les plans montés par les opportunistes de la BCE sans comprendre ce qu’il se passait vraiment. La BCE de son côté n’a pas poussé les États à sacrifier le petit-peuple.
      Il y a plus de bêtise que de machiavélisme. Je suis suffisamment sûr de moi pour en avoir côtoyé un certain nombre.


    • Luniterre 16 juin 02:52

      @azyx1986

      Le résultat des politiques des Banques Centrales, c’est, à la base, la survie du capitalisme à la crise majeure de 2008.

      Mépriser la capacité stratégique de ses adversaires, c’est leur assurer la victoire, d’une manière ou d’une autre.

      La stratégie des Banques Centrales a manifestement encore mieux fonctionné cette fois-ci, car elles ne se sont pas laissé prendre au dépourvu.

      S’il y a de l’ « opportunisme », là dedans, c’est bien seulement d’avoir saisi l’opportunité du Covid-19 pour la mettre en œuvre, ce qui est précisément la preuve qu’elles suivent désormais l’évolution des paramètres et sont prêtes à réagir en fonction.

      Par contre, on ne peut pas en dire autant de la « gauche » française, qui n’a manifestement aucune capacité d’analyse réelle, macroéconomique ou autre, et encore moins, de volonté politique et/ou de stratégie pour combattre le capitalisme.

      Malheureusement, et malgré vos efforts, probablement sincères, vous êtes vous-même, par vos articles et vos posts, une bonne illustration de cet état de fait.

      Mais il n’est pas interdit de réfléchir et de progresser.

      En vous souhaitant bon courage dans cette démarche.

      Luniterre

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

       


    • Zolko Zolko 16 juin 09:07

      @azyx1986 :

      Ne pensez pas que nos politiques ont une bonne vision macroéconomique [...] Il y a plus de bêtise que de machiavélisme

       
      je ne pense pas que prendre les autres pour des imbéciles soit une attitude judicieuse. Par ailleurs, je ne prétends pas qu’ils aient une bonne vision de la macroéconomie, mais une bonne vision de l’intérêt des ultra-riches. Ce n’est pas pareil.
       

      La BCE de son côté n’a pas poussé les États à sacrifier le petit-peuple.


      qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela ? Quand on regarde l’historique des évènements, le hasard serait à 1 jour près : le 16 mars, Macron annonce le confinement, le 17 mars les bourses remontent.

    • azyx1986 16 juin 09:24

      @Zolko
      Je ne pense pas que les politiques souhaitent aider les ultra-riches. En revanche tous les conseillers économiques publics comme privés ont été biberonnés à la microéconomie. Fatalement, toute réforme provenant de l’idéologie néolibérale se basait sur ces absurdités finit par enrichir les ultras-riches. Ce n’est pas un plan, mais une conséquence de la doxa économique contemporaine.

      Ce qui me permet d’affirmer cela c’est que le plan de sauvetage de l’économie a été annoncé le 16 mars. Injecter 30 milliards d’argent frais garanti par l’État, ça ouvre des perspectives.

      Ajoutons que le 12 mars, la BCE avait déjà annoncé son plan de relance qu’elle a rallongé le 19 mars. Bref, du pognon, du pognon et encore du pognon.


    • Zolko Zolko 16 juin 10:30

      @azyx1986

      Fatalement, toute réforme provenant de l’idéologie néolibérale se basait sur ces absurdités finit par enrichir les ultras-riches. Ce n’est pas un plan, mais une conséquence

       
      mais qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que ce n’est pas un plan ? Si un plan débouche toujours sur le même résultat, c’est que ce plan est prévu pour déboucher sur ce résultat. Tout ce que vous dites n’est que du show pour cacher cette réalité. Comme la jolie fille ou les tigres blancs qui accompagnent les magiciens : ça sert à détourner l’attention du public.

    • Zolko Zolko 16 juin 10:54

      @Zolko : disons plutôt :

      si une démarche débouche toujours sur le même résultat, c’est que cette démarche est prévue pour déboucher sur ce résultat.


    • azyx1986 16 juin 11:10

      @Zolko
      Ce qui me permet d’affirmer cela c’est de côtoyer des politiques depuis plus de 10 ans dans ma vie professionnelle et de les voir en direct se faire avoir par les conseillers économiques de Bercy. Je consacre ma vie professionnelle à essayer de faire quelque chose pour que ça change. Au vu de ce qui se passe, vous remarquerez que mon succès est limité :)
      Je déteste la métaphore du colibri, mais je dois avouer que c’est ce que je suis sur ce plan...


    • Zolko Zolko 16 juin 14:23

      @azyx1986

      côtoyer des politiques depuis plus de 10 ans dans ma vie professionnelle

       
      ah, je comprends. Je suspecte que vous rencontrez des politiciens locaux. Ce n’est pas à eux que je pensais.

    • Luniterre 16 juin 14:27

      @azyx1986
       

      En somme, vous constatez sur le terrain que les hommes politiques ne sont que des marionnettes agitées par le système pour entretenir l’illusion de la démocratie, mais vous n’en tirez pas les conclusions qui s’imposent…

      Au contraire, vous consacrez vos efforts, même si involontairement, à entretenir cette illusion, dans la mesure où vous ne remettez pas radicalement ce système en cause, et notamment, en refusant de dénoncer sa stratégie de domination et de manipulation, pourtant évidente !

      Luniterre

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/


    • azyx1986 16 juin 14:29

      @Zolko
      Oui, mais j’en vois certains dont les responsabilités montent jusqu’au cadre national. Je peux constater les « analyses » qui leurs sont proposées. Je les observe aussi changer de discours au fur et à mesure qu’ils se font réciter le catéchisme libéral dans les oreilles.
      C’est une guerre des idées, et l’école de la microéconomie libérale s’est ancrée solidement au XXe siècle. Elle sera difficile à déloger.


    • Luniterre 16 juin 15:11

      @Zolko

      Quelques précisions, désormais déjà « historiques » :

      « Ce mercredi soir,[18/03/2020] un peu avant minuit, la Banque centrale européenne a annoncé le lancement d’un nouveau dispositif qui lui permettra d’acheter pour 750 milliards d’actifs. »

      https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/la-banque-centrale-europeenne-se-reunit-en-urgence-1186717

      Et voici la tronche de l’évolution du CAC, depuis…

      https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/06/cac40-18-mars-16-juin-2020.png?w=940

      Une première salve de mesures a été prise dès le 12 Mars, par la BCE :

      https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/coronavirus-la-bce-ne-baisse-pas-ses-taux-mais-annonce-une-serie-de-mesures-1184612

      Le 12 Mars, c’est aussi le jour où Macron a sorti sa nouvelle formule : « Quoi qu’il en coûte ! »

      https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2020/06/verbatim-macron-12-03-2020.pdf

      Ce qui constitue un revirement complet de sa prétendue ligne politique.

      Depuis 2008, il y a clairement deux « lignes » principales qui s’affrontent, même si discrètement, au sein du système :

      __ ceux qui pensent que les politiques type QE ne sont là que provisoirement et qu’il faut revenir le plus vite possible à la rigueur budgétaire. C’était donc la politique de l’UE (…et celle de Macron), sous l’égide principale de la « commission européenne », jusqu’à ce 12 Mars 2020.

      __ ceux qui pensent que ces politiques monétaires type QE sont désormais indispensables à la survie du système et appelées à devenir permanentes. C’est la tendance dominante dans les grandes Banques Centrales de la planète, et c’est celle qui l’a définitivement emporté, entre le 12 Mars et le 18 Mars.

      Voyant que les mesures du 12 Mars étaient encore insuffisantes pour enrayer la chute des bourses, il a donc fallu que l’une cède à l’autre, et la suite donne manifestement raison, en termes de survie du système, à la tendance « Banques Centrales » qui a donc pris le contrôle du système à cette occasion et constitue désormais le véritable pouvoir politique en ce monde, les autres n’étant définitivement plus que leurs marionnettes.

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/06/11/merveilleux-monde-dapres-face-a-lemergence-du-banco-centralisme-quelle-forme-de-resistance/

      Luniterre


  • izarn izarn 15 juin 19:34

    La bourse c’est du pipeau...Plus aucun rapport avec l’économie réelle depuis 20 ans...La bourse marche à la planche à billet.

    Ensuite le chomage est truqué depuis des lustres...Il devient simplement réaliste.

    Les chomeurs considérés comme pas chomeurs, cause petit job, redeviennent chomeurs...Le petit job n’étant pas stable=CQFD.

    Le couillon s’aperçoit qu’il s’est fait avoir depuis 20 ans...

    Le réel ? Mais il n’a pas changé. Ce qui change c’est le discours sur le réel.

    S’apercevoir qu’on s’est fait entubé pendant 20 ans, surtout depuis 10 ans...

    Sur, c’est dur !

    Courage !

     smiley


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