mardi 25 octobre 2022 - par Décoder l’éco

L’inflation c’est quoi ? La crise de l’inflation : que faut-il combattre ? épisode 1/3

La crise économique tant attendue arrive. Cela tombe bien, celle de la pandémie commence à ennuyer tout le monde. La crise dont il faut avoir peur aujourd’hui et dont vont nous sauver nos chers décideurs, grâce à leurs mesures miracles, est celle de l’effondrement économique. La courbe de l’horreur n’est plus celle du nombre de cas positifs, mais celle de l’inflation. Nous allons voir dans une série de trois articles si la courbe de l’inflation est aussi fiable que celle des tests RT-PCR, et si les mesures économiques de nos dirigeants seront aussi chères et aussi efficaces que les mesures sanitaires. Je vous invite à me dire qui est le plus mauvais entre un expert en économie et un expert en santé, moi je n’arrive pas à trancher. Nous allons voir dans cet article ce qu’est l’inflation, la manière dont cet indicateur est construit, ses limites, et la différence entre l’indicateur et ce que vivent réellement les gens. Dans le deuxième article, nous verrons ce qui cause l’inflation et dans le troisième nous verrons si c’est vraiment « l’inflation » qu’il faut combattre ou s’il vaut mieux l’accompagner, par exemple en augmentant les salaires.

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Cet article est disponible en format vidéo : https://youtu.be/YQCMztt6rMo

 

Qu’est-ce que l’inflation ?

On l’aura compris en écoutant la télé, la radio, ou en lisant les journaux : l’inflation c’est mal. On doit tous être contre l’inflation. Personne n’explique ce que c’est, mais on nous assène qu’il faut la combattre. Il faut dire que depuis deux ans, on a pris l’habitude de se battre contre des ennemis invisibles et contre des indicateurs. D’ici l’arrivée de la solution miracle ou de la fin du monde, passons quelques instants à comprendre l’inflation. On ne sait jamais, ça pourrait servir.

L’inflation est définie par le Larousse comme « Situation ou phénomène caractérisé par une hausse généralisée et continue du niveau des prix ». On doit déjà se poser plusieurs questions sur cette définition, qui est assez loin de ce que les instituts peuvent mesurer et présenter.

Depuis la page d’accueil du site de l’Insee, on voit apparaître un bandeau contenant les indicateurs stars de l’institut et notamment la fameuse « inflation ». À l’heure de l’écriture de ces lignes, il est écrit « + 5,6 % ». Ce qui ne veut en soit rien dire si on ne sait pas par rapport à quoi, ni sur quelle période.

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Les plus curieux d’entre nous ferons l’effort de passer la souris au-dessus de ce pourcentage, pour voir apparaître un pop-up : « Inflation (glissement annuel) en septembre 2022 ». Cela nous permet de savoir que ce « + 5,6 % » a été mesuré en septembre 2022 et correspond à l’augmentation de quelque chose par rapport à septembre 2021. Si ce quelque chose coûtait 100 € en septembre 2021, il coûte désormais 105,6 € en septembre 2022. L’inflation de 5,6 % ne renseigne pas sur ce qui est arrivé récemment, mais sur une augmentation étalée sur un an. Si vous voulez savoir ce qui se passe ces derniers mois, il faudra regarder un autre indicateur.

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Maintenant que nous avons compris la période de comparaison (on regarde des prix sur un mois et on les compare par rapport au même mois l’année d’avant), il reste à comprendre de quels prix il est question. Pour cela il faut nous intéresser à l’indice des prix et à ce qu’il représente.

 

L’indice des prix reflète-t-il la réalité ?

En France, ce qu’on appelle « inflation » est calculé par l’Insee au moyen de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC). On dit qu’il y a inflation lorsque cet indicateur augmente. Cet indicateur est construit à partir de nombreux prix. Contrairement à la définition du Larousse, on peut dire qu’il y a « inflation » lorsque seulement certains prix augmentent et pas tous. Il suffit qu’une partie des prix augmente pour faire augmenter l’IPC et pouvoir conclure à l’inflation. Il peut même y avoir certains prix qui baissent au même moment et avoir quand même une inflation.

Le nombre de prix relevés chaque mois par l’Insee pour calculer l’indice des prix est énorme. Ces relevés couvrent presque complètement les achats des Français :

  • les grandes enseignes sont obligés de fournir à l’Insee tous les tickets de caisse. Cela représente 80 millions de prix chaque mois ;
  • 1000 enquêteurs de l’Insee se déplacent chaque mois dans 30 000 points de ventre pour recueillir 160 000 prix ;
  • 500 000 prix sont relevés automatiquement sur internet
  • toutes les dépenses d’assurance maladie, les prix des carburants, de l’énergie sont connus grâce à des sources administratives ;
  • les loyers sont connus grâce à deux enquêtes spécifiques, l’une pour le parc privé et l’autre pour les bailleurs sociaux.

En conclusion, on peut et on doit critiquer le calcul de l’inflation, mais très clairement il n’y a aucun problème de qualité des relevés ou de remontée des données. Tout est toujours améliorable, mais le niveau de précision est aujourd’hui excellent. Il y a pourtant des différences profondes entre l’inflation calculée par l’Insee et ce que peuvent ressentir les gens. Cela n’a rien à voir avec la qualité des relevés des prix, mais avec la définition de l’indice des prix à la consommation. Nous allons détailler ici deux aspects qui expliquent cette différence.

Le premier aspect est qu’il y a certains objets qui évoluent au fur et à mesure des innovations technologiques. Par exemple le célèbre téléphone portable Nokia 3310 a été mis sur le marché en l’an 2000 autour de 300 €. C’était une révolution à l’époque. Aujourd’hui acheter un Nokia 3310 coûte 25 €. Et encore, c’est probablement surpayé, et pour les nostalgiques. Mais puisque l’Insee compare l’évolution des prix du même produit, elle va déduire que le prix de ce genre d’appareils téléphoniques a baissé de 90 % en 20 ans. Mais, aujourd’hui, avoir un téléphone portable assez performant, donc au moins milieu de gamme, comme l’était le 3310 à l’époque, coûte toujours autour de 300 €. Le prix pour ce cas d’usage n’a donc pas baissé. On peut faire le même raisonnement entre l’ordinateur qu’on pouvait acheter il y a 20 ans, d’une puissance de 250 Mhz, d’une mémoire de 64 Mo et avec un écran cathodique 19 pouces, le tout pour 1 500 €. Ce niveau de performance n’est aujourd’hui même plus sur le marché tellement il est inadapté. Cet ordinateur ne vaut plus rien. Là encore, l’Insee conclut à une énorme baisse des prix des ordinateurs. Aujourd’hui, pour avoir un PC et un écran de milieu de gamme, il faut plutôt compter dans les 500 €. Le prix est bien plus abordable qu’il y a 20 ans, mais ce n’est pas gratuit. La méthode de l’Insee consistant à projeter les prix dans le futur à produit égal est donc complètement discutable pour ce qui a trait à la technologie. Dépenser 300 € pour un téléphone portable relativement performant reste toujours d’actualité. On peut tout à fait dire que les prix sont restés fixes pour le même usage, mais que c’est le niveau technologique qui a augmenté. On peut même aller plus loin : aujourd’hui la plupart des démarches administratives se font par internet (déclarer ses impôts, acheter des billets de train, d’avion, prendre rendez-vous etc.) Il est donc aujourd’hui nécessaire d’avoir un smartphone et un ordinateur, et beaucoup plus puissants que les modèles haut de gamme d’il y a 20 ans. Les gens ne se rendent donc pas compte de la baisse des prix des technologies de la communication, tout simplement parce qu’ils ne la vivent pas. Ils vivent une stagnation des prix d’appareils dont les performances augmentent. Ils ont même vécu une obligation d’achat qu’ils n’avaient pas avant. Le coût de la technologie ne diminue donc pas pour le portefeuille des Français, il augmente. Ça ne signifie pas que l’indice des prix de l’Insee est faux, mais que, sur le point précis des innovations technologiques, on pourrait rediscuter de la méthode de calcul et envisager l’usage plutôt que le produit.

Le deuxième aspect va nous amener doucement à comprendre le réel problème de l’indice des prix. Cet aspect concerne le logement. Nous avons vu que l’Insee scrute très précisément l’évolution du prix des loyers. Mais l’Insee ne s’occupe pas du prix d’achat des logements, appartements ou maisons, pour calculer l’indice des prix à la consommation. En effet, l’Insee considère qu’une maison achetée n’est pas un bien de consommation, mais un bien d’investissement. Donc il ne rentre pas dans le calcul de l’indice des prix à la consommation. C’est un sérieux problème pour les Français qui souhaitent devenir propriétaire et qui ont vu les prix des maisons exploser ces dernières années. Selon l’Insee, c’est assez simple, le prix des maisons a doublé en vingt ans, soit 100 % d’augmentation. Pendant cette période, la hausse des salaires des Français n’a été que de 30 %. Cela signifie que l’accès à la propriété est beaucoup plus difficile aujourd’hui. Par exemple, un couple avec 2 enfants qui gagnait 4 000 € par mois en 2000, pouvait envisager de devenir propriétaire d’une maison pour 150 000 €. Aujourd’hui, ce même couple gagne 5 200 € (sans être plus riche du tout, juste avec la hausse des salaires qui suit l’inflation), mais la même maison coûte 300 000 €. Les Français qui souhaitent accéder à la propriété ressentent une grosse perte de pouvoir d’achat en 20 ans et cela empire. L’inflation ressentie n’est pas vraiment comparable à celle calculée pour ceux qui veulent acheter une maison et qui voient les prix exploser. D’une manière générale, l’inflation calculée ne correspond, en fait, à personne, et nous allons voir pourquoi.

 

L’inflation est-elle la même pour tout le monde ?

Nous avons vu comment étaient récupérés tous les prix en France et vu aussi ce qui est discutable dans la manière de regarder ces prix. En revanche, nous n’avons pas vu comment l’indice est calculé à partir de tous ces prix. L’Insee ne fait pas brutalement la moyenne des 100 millions de prix qu’elle a reçu, pour ensuite la comparer à celle du même mois l’année précédente. Cela n’aurait aucun sens de mélanger des milliers de prix des différentes marques de carottes, au prix du gasoil ou de l’essence. Si le prix de l’essence augmente, cela va avoir un impact bien plus fort sur le pouvoir d’achat des gens que si le prix d’une marque de carottes augmente. Il faut donc pondérer l’indice des prix en fonction de ce que consomment réellement les Français.

Pour cela l’Insee a créé et met à jour chaque année un panier de consommation des ménages. Ce panier contient 400 postes de dépenses différents correspondant à plus de 4000 variétés de produits. Ce panier correspond à ce que les ménages dépensent en moyenne chaque mois pour vivre. L’alimentaire, l’énergie, les loyers etc. Pour les produits qui durent longtemps comme les voitures, l’Insee pondère en ne mettant qu’une fraction du prix total dans le panier.

Donc l’inflation correspond à l’augmentation du prix de ce panier précis. Ce panier est construit sur une moyenne de ce que consomment les Français et donc ne correspond à personne en particulier. Donc personne ne ressent les + 5,6 % d’inflation de septembre 2022 par rapport à septembre 2021 puisque personne ne consomme exactement ce panier moyen. C’est juste un indicateur moyen. Comme tous les indicateurs, il ne représente pas une réalité, mais quelque chose qui n’existe pas : une moyenne. Si vous être professeur, que vous faites un devoir, que parmi vos 20 élèves, 10 ont 20/20 et 10 ont 0/20, vous pourrez annoncer que la moyenne est de 10/20. Cette moyenne ne correspond à personne de la classe. Il ne faut pas attendre d’un indicateur qu’il corresponde à des vraies gens.

D’ailleurs, l’Insee nous propose un outil pour personnaliser notre indice des prix. On peut voir qu’il a stagné entre 2012 et 2016, qu’il a augmenté ensuite doucement et commencé à accélérer début 2021.

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Cet outil permet de consulter la structure du panier moyen des Français. Par exemple le Français moyen consacre 17,5 % de son budget à l’alimentation, 6,1 % au loyer, 9 % à la santé, 6,3 % à la restauration, 5,3 % à l’habillement ou encore 6,4 % à l’ameublement. Ces 6 postes de dépenses représentent plus de 50 % de son budget.

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Nous pouvons également voir grâce à cet outil que les prix n’évoluent pas de la même manière selon la catégorie. Par exemple, les prix de l’habillement sont assez stables depuis 10 ans. Les variations que l’on observe sont dues uniquement aux périodes de soldes.

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Le prix du tabac a lui été multiplié par deux, ces 10 dernières années.

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Pendant ce temps, la téléphonie a fortement baissé.

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Donc si votre panier est différent du panier moyen, et que vous dépensez plus votre argent sur des prix qui montent, vous allez ressentir plus d’inflation. Inversement, si vos dépenses concernent des prix qui baissent, vous ressentirez moins d’inflation.

Grâce à l’enquête Budget des familles, l’Insee nous permet de connaître les dépenses des ménages français selon plusieurs catégories. On peut notamment savoir ce que dépensent les Français modestes, aisés, propriétaires ou locataires. Si nous imaginons, sur la base des résultats de cette étude, les dépenses d’un ménage français modeste, qui a acheté sa maison en périphérie et doit donc prendre sa voiture pour aller travailler. On observe alors que l’inflation de son panier est bien plus importante que celle du français moyen.

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A contrario, le cadre aisé de centre-ville, locataire de son logement et qui utilise les transports en commun a plutôt connu une inflation inférieure au français moyen.

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Petite parenthèse : profitons-en pour rappeler que, si le travailleur pauvre se retrouve obligé de prendre sa voiture en habitant en périphérie, c’est parce que le parc privé de ville destiné aux travailleurs modestes a été entièrement détruit pour être remplacé par des appartements de luxe pour les cadres, ou des HLM pour inactifs, chômeurs ou étudiants. Ce sont donc bien des décisions politiques qui ont chassé des villes les travailleurs pauvres et les ont forcés à prendre chaque jour leur voiture. Décisions politiques qui ont bénéficié aux catégories sociales aisées des villes, qui se prétendent aujourd’hui « écologistes », et fustigent les méchants travailleurs de périphérie qui utilisent trop leur voiture.

Donc selon votre profil, actif, retraité, citadins, campagnard, l’inflation ressentie ne sera pas du tout la même. Cela pose un problème quand les éditorialistes et les autoproclamés experts économiques sont tous des Parisiens. L’information qu’ils vont distribuer risque d’être un peu biaisée par leur façon de vivre les choses. Les politiques, qui sont plutôt des travailleurs aisés ou des retraités sont également influencés par leur vécu de l’inflation. Si on va jusqu’au bout du raisonnement, il faut s’intéresser à la démocratie française, soit le profil des votants, pour savoir quelle population va lutter le plus efficacement contre sa propre inflation.

L’Insee nous donne la pyramide des âges française, qui nous permet déjà de constater que nous vivons dans un pays assez vieillissant.

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Le calcul de l’inflation est donc fortement influencé par la population retraitée. Cela explique pourquoi dans le panier de l’Insee, 9 % est consacré à la santé. C’est énorme à côté de ce que nous pouvons voir dans les études concernant les ménages. Les retraités sont également des gens qui sont moins dépendant de la voiture puisqu’ils ne vont plus travailler. Leurs priorités sur les prix ne seront donc absolument pas les mêmes que celles des travailleurs.

Si, en plus, on applique à cette distribution, le taux de votants par tranche d’âge, calculé par l’Insee en 2017, on obtient alors le profil des votants suivant :

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Les votants sont vieux. Plus de la moitié des votants a plus de 60 ans. Ajoutons que, parmi eux, ceux qui votent le plus sont les plus aisés. La démocratie française met à sa tête des gens qui plaisent aux retraités aisés. Les retraités aisés sont aussi la cible des médias. Seulement, les retraités aisés n’ont pas les mêmes besoins et les mêmes ressentis en termes d’inflation que les travailleurs. Les politiques et les lois françaises ne suivent donc pas les intérêts des travailleurs, mais les lubies, les priorités, les peurs, les intérêts, des retraités aisés. Cela explique facilement le grand délire paranoïaque que nous avons vécu pendant plus deux ans, sacrifiant notamment les enfants.

En conclusion l’inflation calculée par l’Insee correspond à un Français moyen qui n’existe pas. Un mix entre un jeune et un vieux, un travailleur et un retraité, un propriétaire et un locataire. Comme tous les indicateurs qui sont des agrégats de plein de choses, il noie complètement l’information. Pour savoir ce qui se passe, il faut aller un peu plus loin dans l’analyse. Plus précisément, les médias et politiques ont tendance à faire croire que l’inflation serait quelque chose qu’ils subissent, sur laquelle ils n’ont pas de maîtrise et sur laquelle ils appliqueraient des « mesures de freinage », ou des « traitements ». Un peu comme un méchant virus qui arriverait d’on ne sait où, et contre lequel on se mettrait en guerre. Depuis 2 ans, nous avons détaillé sur la chaîne Décoder l’éco les impacts des mesures prises pour montrer qu’elles n’avaient fait qu’exacerber les problèmes (qui, au demeurant, sont assez faciles à comprendre quand on s’extrait de la doxa). Dans le cas de l’inflation, c’est exactement la même chose. Les hausses des prix sont la plupart du temps la résultante de politiques mises en place, et les remèdes officiels ne font qu’empirer les choses.

 



62 réactions


  • leypanou 25 octobre 2022 10:27

    En conclusion l’inflation calculée par l’Insee correspond à un Français moyen qui n’existe pas  : si il existe, il s’est fait piquer pour pouvoir aller au café/restaurant, il s’est laissé créer son espace-santé, il se laisse embobiner 24h/24 par les msm et gobe les délires climatiques dont l’une des dernières manifestations a été d’entarter la statue de Charles III.


    • sylvain sylvain 25 octobre 2022 18:30

      @leypanou
      je n’en connais pas beaucoup alors .
      A part ça, ils ont aussi jetés de la soupe sur les tournesols de van gogh pour sauver la planète. Je n’ai pas compris le rapport avec l’écologie, mais faut dire que je cherche plus a comprendre ce genre de trucs


  • titi titi 25 octobre 2022 16:53

    @L’auteur

    "La démocratie française met à sa tête des gens qui plaisent aux retraités aisés

    "

    Votre démonstration pue le rance.

    Si le gouvernement fait une politique pour les vieux aisés, quand la majorité est vieille et aisée, alors quelque part c’est que le système fonctionne.

    Car voyez vous, c’est un peu le principe de la démocratie : c’est la majorité qui décide pour la minorité.

    Ou au moins le système fonctionne mieux que dans 50% des pays, ou les perspectives économiques, les régimes en place, et l’espérance de vie, font qu’à 60 ans, on est toujours pauvre, on ne vote pas, et de toutes façons on est déjà mort.


    • sylvain sylvain 25 octobre 2022 18:33

      @titi
      Si le gouvernement fait une politique pour les vieux aisés, quand la majorité est vieille et aisée, alors quelque part c’est que le système fonctionne.

      Quelle vision dramatique de la société ! Un gouvernement, démocratique ou non, devrait faire en sorte que tout le monde ait un présent vivable et un avenir meilleur, pas tapiner pour le groupe dominant a l’instant t .


    • Décoder l'éco Décoder l’éco 26 octobre 2022 09:59

      @titi
      Je n’ai jamais dit que la majorité est vieille et aisée. J’ai dit que la majorité des votants est vieille et aisée. Nuance.

      Cette majorité est la seule qui intéresse la bande de costards-cravates qui se partage les sièges à la télé et à l’assemblée. Raison pour laquelle ils prennent toujours des décisions le doigt sur la couture du pantalon. 
      Cela explique très bien les délires covidistes par exemple.


  • I.A. 25 octobre 2022 16:59

    Le problème, avec une inflation dont les grands médias nous rabâchent les oreilles 24 heures sur 24, qu’ils dissèquent en public et en suçant leurs mots comme s’il s’agissait d’un phénomène nouveau dont le seul responsable serait Poutine... c’est encore une fois (et à l’identique du covid) ces chiffres donnés en pâture à un public en manque de péripéties et d’émotions fortes... public de vieux et de simples, les mêmes que pour le feuilleton covid ainsi que vous nous le rappelez.

    Problème, parce qu’il y a tout à parier que ça va augmenter semaine après semaine, mois après mois, +5,6%, +5,8, +6%, +6,4...
    Ça va être la faute aux complotistes, à l’extrême droite, aux bobos, aux islamogauchistes et aux Russes...
    L’hystérie va enfler autant que l’inflation, et puis les experts de plateaux associés aux politiques associés aux journalistes vont nous proposer puis nous imposer des solutions toutes plus intelligentes les unes que les autres, la course à l’échalote va reprendre de plus belle, les enculeurs de mouches réunis en Conseil Scientifique vont inventer des gestes-parcimonie, des pass énergétiques et des obligations de sobriété...

    Les entreprises en faillite, l’hiver glacé et le moral en berne ? La faute aux dilapideurs ! Il faudra les attraper avec les dents, leur coller des amendes, les mettre en camps de redressement... Le cirque va reprendre de plus belle, il va falloir éteindre les postes de télévision

    Dommage qu’il n’y ait plus de journalistes, et dommage qu’on nous ai mis un mickey plutôt qu’un Président de la République

    Dire que plus de la moitié de la population a déjà connu des inflations supérieures à celle-ci, mais savoir que celle-ci risque de finir en eau de boudin à cause d’une bande de clowns...








    • titi titi 25 octobre 2022 17:29

      @I.A.

      Alors que nos gouvernants profitent de Poutine pour lui mettre sur le dos l’inflation en cours, bah c’est
      d’une part un classique de la politique : se défausser
      d’autre part bien fait pour sa gueule, il avait qu’à rester chez lui avec ses chars.

      Personnellement je suis bien aise de cette inflation.
      Voilà des années que des guignols nous annoncent qu’il faut sortir la France de l’euro pour pouvoir dévaluer et emprunter à taux 0 à la banque de France, en prétextant que cela suffira pour que la France retrouve de la compétitivité.

      Bah voilà on y est : l’euro n’a jamais été aussi bas face au $, et la BCE rachète toutes les dettes souveraines.
      Et ? Et bah ça chouine dans les chaumières.

      J’espère que cet épisode va « vacciner » (je sais que vous aimez ça), la population contre les discours monétaires simplistes.


    • sylvain sylvain 25 octobre 2022 18:35

      @titi
      Personnellement je suis bien aise de cette inflation.

      je suppose que , personnellement, vous n’avez pas trop a vous en faire alors . Parce que je doute que ceux qui demandent si ils vont pouvoir bouffer ou se chauffer cet hiver se soucient des « discours monétaristes simpliste »


    • titi titi 25 octobre 2022 21:01

      @sylvain
      "vous n’avez pas trop a vous en faire alors

      « 

      Je suis comme tout le monde : ça ne fait pas plaisir de voir ma facture de chauffage.

      Mais, cet épisode inlfationniste est inévitable au regard de la politique menée pendant ces deux dernières années : ce n’est pas en chouinant que ça changera quelque chose.

       »se chauffer cet hiver se soucient des « discours monétaristes simpliste »

      "
      Cette inflation, c’est la contrepartie du sauvetage de leurs emplois pendant deux ans. Il ne faut pas avoir la mémoire courte.

      Je ne crois pas du tout à la pédagogie.
      Je pense que seule l’expérience empirique, fait évoluer les consciences.

      Cette inflation les francais s’en souviendront lorsque des idiots viendront expliquer qu’une sortie de l’euro, suivie de dévaluations auront des effets positifs pour notre économie. Ou quand d’autres idiots viendront nous expliquer qu’il faut arrêter les centrales nucléaires amorties pour les remplacer par des éoliennes qui ne fonctionnent que 25% du temps.


    • sylvain sylvain 25 octobre 2022 21:17

      @titi
      Mais, cet épisode inlfationniste est inévitable au regard de la politique menée pendant ces deux dernières années

      Cette inflation, c’est la contrepartie du sauvetage de leurs emplois pendant deux ans. Il ne faut pas avoir la mémoire courte.

      Je remonterais plus loin que deux ans, mais on peut se dire que cette politique a été de la pure connerie, ou du pure machiavélisme . D’autre part, ce n’est pas parce que nos gouvernants ont décidés d’appliquer les consiges états uniennes vis a vis de la russie que nos emplois ont été sauvés

      Je suis comme tout le monde : ça ne fait pas plaisir de voir ma facture de chauffage.

      Ce que je vous dis, c’est que pour vous réjouir de cette inflation, il faut au moins que vous vous disiez que vous allez pouvoir les payer ces factures, pas seulement qu’elles augmenteront


    • titi titi 25 octobre 2022 21:31

      @sylvain

      "D’autre part, ce n’est pas parce que nos gouvernants ont décidés d’appliquer les consiges états uniennes vis a vis de la russie que nos emplois ont été sauvés

      "

      Quand je parle du sauvetage des emplois, je parle bien évidemment des mesures de chômage partiel, des arrêts maladie faciles, et autres mesures qui ont eu lieu pendant le Covid.
      Je ne vois pas ce que la Russie vient faire la dedans.

      Ne seriez vous pas mono-maniaque ?


    • sylvain sylvain 26 octobre 2022 18:30

      @titi

      Je ne vois pas ce que la Russie vient faire la dedans.

      Ne seriez vous pas mono-maniaque ?

      On parle d’inflation . Si vous ne voyez pas ce que les sanctions européennes et la réponse russe viennent faire la dedans, je vous suggère de vous renseigner un peu avant de vous exprimer sur un sujet


  • Eric F Eric F 25 octobre 2022 17:22

    L’article est instructif, mais certains exemples semblent paradoxaux. Ainsi de manière générale ce sont plutôt les ménages aisés qui sont propriétaires et les ménages modestes qui sont locataires ; en milieu urbain/péri-urbain, les personnes aisés prennent plutôt la voiture quand les personnes les plus modestes prennent les transports en commun. La différence urbains vs ruraux est peut-être plus significative.

    A propos de la question des logements, les données présentées illustrent le fait qu’il est aujourd’hui moins intéressant qu’il y a vingt ans d’accéder à la propriété par rapport à rester locataire, même si un autre élément intervient qui est celui des taux d’emprunts très faibles ces dernières années. Les investisseurs-bailleurs vont manquer, le rapport loyer/investissement s’écroule et le cout des charges et impôts ne cesse de s’alourdir (mais la Macronie veut orienter l’épargne vers la finance et la détourner du locatif).

    Il faudrait par ailleurs expliquer en quoi le gouvernement en place favoriserait les intérêts des ’’retraités aisés’’. Ils votent Macron mais se font avoir puisqu’il s’agit de la catégorie dont le pouvoir d’achat s’est le plus érodé du fait de la désindexation partielle des retraites, la hausse ciblée de la CSG, le plafonnement de ressources donnant droit aux chèques d’aides, etc. Ce sont en fait les très aisés disposant de grandes fortunes financières qui ont profité ...et les retraités plus modestes.


    • sylvain sylvain 25 octobre 2022 18:44

      @Eric F
      Il faudrait par ailleurs expliquer en quoi le gouvernement en place favoriserait les intérêts des ’’retraités aisés’’.

      Qu’il le fasse ou non, il semble bien que ce soit principalement ce groupe social qui ai voté macron . Il me semble que ce que ce groupe a trouvé chez macron, c’est la stabilité de la propriété, du capital, une sorte de statut quo pour les possédants . Un fait que vous n’analysez pas, c’est que les retraités aisés sont aussi ceux qui ont le plus de patrimoine, et macron apparait comme un ardent défenseur du patrimoine .
      Il a aussi fait les réformes des retraites qui assurent que ceux qui l’ont aujourd’hui continueront d’avoir leurs revenus assurés, en faisant plus cotiser ceux qui la prendront plus tard


    • Décoder l'éco Décoder l’éco 26 octobre 2022 10:19

      @Eric F
      Il n’y a pas de paradoxe, mais des nuances.
      Les ménages modestes ne sont pas les ménages pauvres.
      C’est une question de déciles. Ne confondez pas les travailleurs du périurbain modestes et les pauvres de centre-ville au RSA vivant dans les HLM.
      Les premiers tentent d’être propriétaire de leur logement. Les seconds peuvent se diviser en 2 catégories : ceux qui essayent de ce sortir de cette situation et ceux qui s’en adaptent (en trouvant d’autres sources de revenus notamment).
      Pour les transports en commun c’est pareil. Les « aisés » prennent les transports en commun, les « riches » prennent leur bagnole pour 500m.
      Les modestes n’habitent pas dans les zones couvertes par les transports en commun (sauf peut-être en région parisienne avec le RER), mais les pauvres eux sont dans l’urbain bien couvert (avec transport gratuit le plus souvent).

      Le fait de devenir propriétaire ou de rester locataire dépend de plusieurs choses. D’une part le ratio prix d’achat/loyer

      . Si le nombre de mois de loyers correspondant à l’achat est supérieur au temps qu’on va rester sur place, alors pas sûr que ça vaille le coup.
      Les taux de crédit (en non pas d’emprunt, à moins que vous fassiez appel au marché financier pour acheter votre baraque) ne sont qu’un des paramètres. Ce qui compte, c’est le prix d’achat du logement par rapport à votre salaire pour savoir en combien de temps vous pouvez rembourser et ainsi calculer le montant global des intérêts. Donc le ratio prix d’achat/capacité de remboursement est le plus important. C’est ce dernier qui s’est effondré, grignotant de plus en plus le nombre de ménages pouvant accéder à la propriété et donc cessant de dépendre des autres pour se loger.
      Cette stratégie de rendre dépendant les gens est bien le vrai problème.

      Il me semble enfin que vous exagériez sur votre discours sur les retraités « très aisés ». dans l’article que vous citez, on lit :

      Si l’on remonte encore l’échelle des revenus, on retrouve de nouveaux gagnants. C’est le cas des retraités dont le revenu est compris entre 1.469 et 3.230 euros.

      Les perdants sont ceux entre 3 200 et 10 000 euros par mois. C’est la catégorie qu’on entend sur France inter expliquer qu’il faudrait qu’ils payent plus d’impôt.
      Barf, du moment qu’ils ont leurs piqûres...


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 11:22

      @sylvain
      Oui, ce groupe a voté Macron et il vote ’’conservateur’’ de manière générale, il est davantage pro-européen, pro-atlantiste, pro-libéral que la moyenne. Il a un patrimoine épargné au fil des années mais pas investi dans le ’’capital risque’’ que favorise Macron.
      Concernant les retraites, la profonde ’’réforme’’ (système universel par points) est abandonnée, il n’y a que des mesures paramétriques, mais en parallèle la non-indexation des retraites depuis des années a conduit à un décrochage (sauf pour les nouveaux retraités).


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 11:44

      @Décoder l’éco
      Merci pour vos précisions, il faut en effet distinguer pauvre et modeste, aisé et riche
      .
      Je ne pense pas que l’évolution de l’immobilier relève d’une stratégie délibérée, c’est un effet de marché (offre/demande) pour l’envol du prix notamment dans les secteurs tendus, et un effet de ’’réglementation’’ pour la relative modération des loyers. Là où il y a stratégie macronienne c’est de pénaliser le placement immobilier par rapport au placement financier, mais l’effet indésirable est d’augmenter la pénurie d’offre privée ce qui accentue les déséquilibres. Comme ce n’est guère rentable, les affairistes n’y investissent pas (surtout avec des normes de plus en plus onéreuses), cette ’’mise sous dépendance’’ là ne les intéresse guère, ils préfèrent que les gens fassent construire leur propre logement ce qui booste les profits du BTP.

      Concernant la notion de ’’gagnant’’ tout est relatif, il peut y avoir forte ou faible baisse de fiscalité, les ’’très riches’’ ont souvent l’essentiel des ressources en revenus financiers, bénéficiant de la suppression de l’ISF et de la flat tax. Ceux parmi les retraités qui ont principalement leur pension comme revenu ont connu un décrochage par rapport au cout de la vie du fait de la désindexation partielle et la hausse de CSG, c’est le cas des ’’aisés sans être riches’’.
      N’oublions pas que Macron cherche à ’’favoriser le travail’’ par rapport aux revenus de remplacement autant qu’il favorise la finance par rapport à la pierre [ces deux points relèvent effectivement d’une stratégie].
      Des effets se combinent, donnant en résultat la célèbre ’’courbe de l’éléphant’’.


    • Décoder l'éco Décoder l’éco 26 octobre 2022 14:05

      @Eric F
      Ce qui fait exploser le coût de l’immobilier, en particulier des maisons, c’est la raréfaction de l’offre.
      L’offre de petite maison de ville n’existe plus. Si je caricature, il n’y a plus que des appartements de 2 sortes : HLM pour RSA et luxe pour cadres.
      Cela force ceux qui travaillent (ouvriers, employés, techniciens) à vivre à l’extérieur et à prendre leur bagnole tous les jours. C’est ce que Guilluy appelle la « France périphérique ».
      Je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites que les affairistes ne s’y intéressent pas. Le placement dans la pierre est considéré « sûr », tout comme les dettes des Etats. Or, il est obligatoire pour les établissements d’investissement de posséder des placements « sûrs ». Il y a donc bien une spéculation sur le marché immobilier qui créé des logements vides (car un logement loué perd de sa valeur). L’explosion des logements vides en France date de la loi de Sarkozy autorisant les banques d’investissements à détenir des logements.
      Oui ce placement n’est pas rentable quand il est mis à la location, mais il ne sert pas à ça. Il sert à créer du capital. D’ailleurs plus les banques d’investissement détiennent de logements vides, plus les prix montent. C’est rentable.
      Il y a donc double raréfaction : une offre qui s’uniformise et ne correspond pas au désir des gens, additionné d’un nombre croissant de logements vides.


  • sylvain sylvain 25 octobre 2022 18:49

    l’inflation pourrait être une très bonne chose, ce qu’il faut faire c’est simplement lui indexer les salaires . C’est assez simple, une inflation sans hausse des salaires, c’est une redistribution de l’argent vers les plus riches, une inflation avec hausse des salaires c’est l’inverse .


    • troletbuse troletbuse 25 octobre 2022 19:39

      @sylvain
      Inutile de disserter sur Eric F qui porte toujours ceinture et bretelles, qui ne prend jamais position et dont les posts disent tout et son contraire. Un adepte du « en même temps » smiley


    • titi titi 25 octobre 2022 23:07

      @sylvain

      L’inflation n’arrive pas par hasard.

      Elle traduit une distorsion, elle corrige une anomalie.

      Rétablir l’indexation des salaires, c’est empêcher cette inflation de faire son travail, et prolonger les difficultés.


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 11:56

      @sylvain
      D’accord avec vous concernant l’indexation des revenus (salaires, retraites...) sur l’inflation. La suppression de l’indexation dans les années 80 venait du fait que les coups de pouce au SMIC se répercutaient sur les autres salaires, donc les salaires ’’précédaient’’ les prix. Or une indexation sur les prix ’’a postériori’’ ne tire pas les prix, elle les suit.
      Si les revenus décrochent, la consommation baisse, la production baisse, les importations low cost se substituent davantage aux productions locales (on le voit même pour la nourriture), le chômage augmente, les déficits se creusent. Donc ce serait l’intérêt général que cette indexation. On assiste à une sorte de ’’coup d’accordéon’’ sur le pouvoir d’achat de 99% de la population, est-ce pour amorcer une décroissance délibérée ?


    • sylvain sylvain 26 octobre 2022 18:38

      @titi

      L’inflation n’arrive pas par hasard.

      Elle traduit une distorsion, elle corrige une anomalie

      je vous suggère de vous renseigner sur la théorie relative de la monnaie . Seul système monétaire basée, a ma connaisance en tout cas, sur des principes moraux et sociaux mis en équation et créant un système formel très clair .

      Vous verrez qu’un sytème monétaire sain doit avoir une certaine inflation, basé sur l’idée que le capital ne doit pas écraser les entrants( les jeunes principalement) mais doit permettre une forme d’épargne . Un système sans inflation favorise beaucoup trop le patrimoine


    • sylvain sylvain 26 octobre 2022 21:13

      @Eric F
      On assiste à une sorte de ’’coup d’accordéon’’ sur le pouvoir d’achat de 99% de la population, est-ce pour amorcer une décroissance délibérée ?

      Difficile a dire . J’ai surtout l’impression que nos oligarques ne peuvent sortir de leur logique d’accumulation, ne peuvent imaginer un monde ou ils ne seraient pas des seigneurs et ou tous les autres sont des esclaves .
      Il ne faut pas oublier ce qui se joue en ce moment : ils sont en train de se faire virer des pays ou ils exploitaient leurs esclaves en toute tranquillité depuis des décennies . L’idée est peut être de relocaliser la misère puisqu’il va falloir relocaliser la production, et que personne n’accepterait leurs conditions de travail a moins d’être dans la misère .


    • Lancelot 27 octobre 2022 14:56

      @titi
      l’inflation est dut a l’incompétence a la politique médiocre de nos dirigeants pauvre simplet sans cervelle ! Les même causes finissent par produire les même effets ! 


    • Lancelot 27 octobre 2022 15:01

      @titi
      Tu surestime grandement l’occident et sa pseudo démocratie pour tartruffe de ton genre ! Tu est surement un de ces vieux boomer moisis qui ne s informe que via la presse mainstream ! Ont a vu pendant la crise sanitaire la façon dont certaines démocraties ont traitez leur peuple comme des enfants ! Sans oublier la tyrannie sanitaire port du masque imposer aux enfants auto attestations ! Confinement injustifiés couvre feu interminable ! Pass sanitaire apartheid envers les non vaccinés que macron a a criminalisé ! Ton soi disant monde libre est une chimère de vieux boomer décadent !


  • I.A. 25 octobre 2022 19:11

    « C’est assez simple, une inflation sans hausse des salaires, c’est une redistribution de l’argent vers les plus riches, une inflation avec hausse des salaires c’est l’inverse. »


    Je comprends et suis d’accord avec la première proposition, en revanche je ne suis pas d’accord avec la deuxième ou peut-être je ne la comprends pas.

    Une inflation avec hausse des salaires remet les choses à égalité, et seule une hausse des salaires sans inflation équivaudrait à une redistribution de l’argent vers les plus pauvres, ou bien... ?


    • sylvain sylvain 26 octobre 2022 21:15

      @I.A.
      l’idée est que si il y a de l’inflation, les réserves de capitaux en argent des riches vont fondre, ils vont donc devenir moins riches alors que les travailleurs ne verront pas leur pouvoir d’achat amputé .


  • Jean Keim Jean Keim 26 octobre 2022 08:45

    Je suis un ignare en ‘’science‘’ économique ce qui me permet d’avoir l’esprit libre.

    Il paraît que jusqu’en l’an 1973, la France et pas qu’elle, était sous un régime économique inflationniste, Pompidou transfuge de la banque Rothschild, président de notre république et son ministre du fric Giscard, ont depuis établi une nouvelle ère de prospérité, fini l’inflation oscillant autour de 7 % et la dévaluation de la monnaie, dorénavant l’équilibre économique reposera sur l’emprunt auprès des marchés financiers et son corollaire le remboursement échelonné, seulement comme nous ne savons toujours pas équilibrer un budget, l’état vivant toujours au dessus de ses moyens, la dette année après année enfle sans que personne ne s’en alarme, il faut croire que quelque soit le contexte économique, il y a toujours des profiteurs.

    Actuellement, et personne ne l’explique vraiment, nous avons et l’argent-dette et la monnaie inflationniste.

    L’économie cette prétendument science qui s’avère inexacte, navigue entre deux corolaires résolument incompatibles, 1- il ne faut pas augmenter les salaires pour ne pas que les prix des biens de consommation augmentent en conséquence ; 2- il faut augmenter les salaires pour relancer la consommation.

    Les gros sont toujours de plus en plus gras, et les salariés majoritairement pas riches mais nombreux, imposés au maximum pour couvrir les dépenses incontrôlées.

    Et il y a l’Europe avec ses diktats et ses incohérences, entre autres et en vrac :

    > L’UE a imposé à notre pays que le groupe EDF - GDF soit scindé en deux activités séparée, l’une dans le domaine de l’électricité, l’autre dans le domaine du gaz ; ainsi deux entités ont été créées, l’une est EDF, l’autre GDF devenue depuis ENGIE, avec l’obligation pour elles de s’ouvrir à la concurrences, mais ce qui est incompréhensible est que depuis EDF vend du gaz et ENGIE vend de l’électricité, comprennent qui pourra.

    > EDF vend de l’électricité suivant des tarifs indexés sur le prix des produits pétroliers alors que notre production est majoritairement d’origine nucléaire. EDF est obligée de racheter la production d’électricité photovoltaïque moins cher que le prix de revente. EDF doit vendre sa production d’électricité à des centrales d’achat, en fait des parasites qui ne produisent rien mais qui le revendent à des particuliers sans que ceux-ci puissent l’acheter directement au producteur au même tarif.

    > On nous incite à acheter des véhicules électriques sans trop savoir si le réseau électrique sera capable de répondre à la demande et sans faire le distinguo entre un petit véhicule à recharge lente parfaitement adapté à un usage quotidien autour du domicile, dont la recharge se ferait la nuit pendant des heures creuses ; et un gros SUV dont les batteries nécessiteront une recharge rapide lors de longs trajets.

    > On nous incite à mettre des panneaux photovoltaïques sur le toit de nos maisons, mais aucune explication n’est donnée sur ce qui est prévu pour leur démontage et surtout leur destruction, on pourrait tenir un discours similaire sur les éoliennes mais qui concernent plus les propriétaires terriens que les particuliers.

    Le monde est géré par des déments, leur cupidité est sans limite, et leur bêtise les empêche de percevoir qu’ils sont assis sur la branche qu’ils sont en train de scier, seulement sans notre tacite accord ils n’auraient aucun pouvoir de nuisance.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 octobre 2022 09:01

      @Jean Keim
       
       ’’Je suis un ignare en ‘’science‘’ économique ce qui me permet d’avoir l’esprit libre.’’
        >
      La plupart des traités d’économie relèvent la production d’ignorance.
       
      nb. Je distingue la diffusion d’ignorance qui est le fait d’ignorants souvent de bonne foi, et la production d’ignorance qui est le fait d’experts en la matière agissant de mauvaise foi et pour le profit direct ou indirect de leur maître d’ouvrage, donneur d’ordre ou employeur.


    • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 26 octobre 2022 09:06

      @Jean Keim
      L’UE de gens non élus fonctionnaires utilisent les individus européens comme des cobayes et jouent avec les lois et leurs pouvoir trop grand.

      Qu’importe faillites futures, dépenses incontrôlées, personnes sans moyens de locomotion, files d’attentes aux recharges, pénuries d’électricité et pollution déplacée aux lieux de production ou au retournement de 10% de la terre entière pour trouver du Lithium, ils ne n’auront pas a rendre des comptes ni même être virés si demain c’est une catastrophe.


    • Jean Keim Jean Keim 26 octobre 2022 09:43

      @Francis, agnotologue

      Alors je vais refaire du ‘’Jean Keim’’ qui est un pseudo, nous devons ‘’individuellement’’ et en conscience non pas comprendre, ce qui serait une démarche intellectuelle semblable à celle de l’économie, mais percevoir la cause première qui nous mène par le bout du nez, et donc qui mène le monde, depuis les puissants qui par en-dessous ou ouvertement gouvernent, jusqu’au quidam qui refait le monde au troquet du coin ou devant sa télé ; certains ont une théorie toute prête pour expliquer la chose, mais bien peu en font une quête vitale personnelle, pourtant elle éclaire tellement notre chemin de vie.

      Parfois ce que nous pourrions faute de mieux appeler le hasard ou une synchronicité, nous met en contact avec une révélation de cette cause première telle une idée, un livre, une vidéo, une conférence, une conversation..., et l’impression peut être forte, mais le plus souvent elle ne dépassera pas le plan intellectuel, elle sera mémorisée comme un savoir de plus qui dans certaines occasions remontera d’une mémoire, comme on récite automatiquement une formule – surface du cercle = pi x r x r – dont les effets sur notre esprit sont sans réelle importance.


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 12:14

      @Jean Keim
      ’’Il paraît que jusqu’en l’an 1973, la France et pas qu’elle, était sous un régime économique inflationniste’’

      L’inflation au début des années 70 restait modérée (5 ou 6%). C’est après le premier choc pétrolier de 1973 que l’inflation s’est accélérée jusqu’au milieu des années 80 (de l’ordre de 10%)
      L’endettement des états à partir du choc pétrolier est venu des tentatives de relances par le budget. Les ’’avances’’ de la BDF existaient encore dans un premier temps, mais le besoin excédait le plafond légal, d’où le recours croissant au privé. Au début il y a eu des investissements (par exemple le parc nucléaire, qu’on y soit favorable ou pas), puis au fil du désengagement direct de l’état, des subventions, allocations, etc.).

      Ceci étant, d’accord avec vos remarques sur les incohérences des eurocrates. Comme ils ne gèrent pas directement un pays en étant comptables devant des citoyens, ce sont des théoriciens coupés des réalités et soumis à des influences (affairistes, écologistes, woke, etc.).


  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 26 octobre 2022 08:54

    L’article est informatif. 

    Juste sur le poids des lobbys « votants », les plus âgés, est un exemple réel, mais il y en a d’autres, dans les catégories qui attendent tout de l’état, les fonctionnaires, les salariés des entreprises publiques, ils se sentent plus concernés par le vote, car c’est leur employeur direct leur besoin vital, et donc moins sujets à l’abstention que les autres, et malheureusement souvent favorables à encore plus d’état, positionnement politique qui conforte leurs intérêts personnels.

    Sur l’inflation, il a dans l’esprit des gens que la hausse des prix est de l’inflation naturelle. En fait celle que nous vivons a été déclenchée politiquement.

    La hausse des prix a plusieurs causes, parfois naturelle, les récoltes sont mauvaises, le riz augmente. C’est de l’inflation et de la hausse de prix naturelle.

    La hausse des prix a une cause politique, on taxe l’Energie pour construire des ENR, le prix de l’électricité augmente, c’est de la hausse de prix politique, et les gens sont pris pour des cobayes de laboratoire.

    On importe plus de gaz russe, pour cause politique et de guerre. On fait de l’ammoniac avec le gaz, et avec l’ammoniac on fait des engrais, les engrais augmentent, ils sont trop cher, les cultures qui en nécessitent deviennent invendables, les agriculteurs n’en achètent plus en 2022 faute de liquidités et de prix élevé de production qui va détourner les clients.

    En 2023 la productivité des récoltes est minable, 2023 ruptures et pénurie s’installent, et le monde entier manque de céréales. Les prix augmentent, par décisions politiques. C’est de l’inflation crée par l’humain politique, pas de l’inflation naturelle.


    • Jean Keim Jean Keim 26 octobre 2022 09:50

      @Spartacus Lequidam

      Quand il y avait beaucoup moins de monde sur la planète, le ‘’n’importe quoi’’ d’un groupe de gens avait moins d’impact sur l’environnement.

      Ce n’est plus le cas, alors une société régie par autre chose que le profit ! ?


  • DLaF mieux que RN ou Z / Ukraine Vert une Planète pouBelle :) 26 octobre 2022 09:33

    Il ne faut pas perdre de vue, ce paramètre fondamental :

    Nous sommes indirectement concernés par une guerre qui influence notre économie dans des proportions qui varient... selon le camp qui donne son avis !

    Nous avons vu que lors de 3 motions de censure, l’UMPS-Nouveau a resserré les rangs ( je n’évoque pas le piteux résidu PS qui s’est fait phagocyter par Méluche ).

    C’est pour éviter que le bordel intégral ne s’installe peu à peu que :

    TOTAL maintient sa « prime » carburant,

    les syndicats du Siècle ont désamorcé la bombe de la grève générale isolant la sublime CGT,

    la RTM offre une prime aux chauffeurs Kamikaze,

     ( liste à compléter ).

    Même le gouvernement d’Alger qui y met du sien  :

    l’OQTF « Présumé » « futur »-agresseur de la mosquée de Paris est rapatrié au Pays en moins de temps qu’il ne faut pour quémander un Laisser Passer Consulaire

     smiley

    Certains Français exaspérés « ont compris » qu’il fallait se faire justice soit même, Moretti prépare ses appâts pour taquiner... la truite !

    Quand l’OTAN tape sur la table, on ne rigole plus :

    Les Français ont le droit de passer leurs (dernières ?) vacances de Rêve

    et plus dure sera la chute...


  • jjwaDal jjwaDal 26 octobre 2022 10:34

    Il y a un « taux d’inflation » par foyer, cela a été dit ( Stiglitz ) déjà mais il est bon de le rappeler, le taux officiel étant bidouillé partout pour le minimiser et ne représente pas grand chose.
    Les causes actuelles relèvent de deux causes majeures, l’une qui est que la masse monétaire va plus vite que la production, effet mécanique et l’autre est un choix de la commission européenne de diminuer la fourniture mondiale de gaz et de pétrole, ce qui un effet immédiat sur les prix et une relance du charbon un peu partout pour écoper le navire qui prend l’eau.
    Comme toute l’activité économique dépend du coût de l’énergie à des degrés divers, un peu plus ici et pas mal là, implique nécessairement au final une hausse des prix. A noter qu’en augmentant fortement la masse monétaire cela a augmenté les achats spéculatifs sur l’immobilier ou les terres et donc, la pression inflationniste ne pourra être modérée que par une modération de la consommation et donc un appauvrissement généralisé.
    C’est de son ampleur qu’il doit être discuté dans les divers « châteaux » de la planète.
    Il reste les grands médias, la police et l’armée pour parer au plus pressé, je ne suis donc pas inquiet pour eux.
    Pour nous, c’est tout autre chose...


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 13:52

      @jjwaDal
      ’’ choix de la commission européenne de diminuer la fourniture mondiale de gaz et de pétrole’’

      La Commission Européenne n’a aucune prise sur la fourniture globale à l’échelle mondiale, l’UE n’étant pas productrice de pétrole ni gaz. Sa marge d’action se limite aux approvisionnements de l’UE, et sur ce point les sanctions nous sont effectivement néfastes. Mais d’autres pays en profitent.

      L’OPEP+ (incluant la Russie) a décidé une limitation de production de pétrole pour éviter une baisse des cours, malgré les demandes occidentales aux monarchies pétrolières, qui leur ont fait un bras d’honneur. Le prix pour nous sur le marché libre est élevé notamment du fait de la dépréciation de l’euro par rapport au dollar, mais ce sont aussi les intermédiaires d’approvisionnements qui margent abusivement (profits de guerre, profits de crise).

      ’’la pression inflationniste ne pourra être modérée que par une modération de la consommation et donc un appauvrissement généralisé’’
      Plus on est nombreux à niveau de production de ressources donnée, plus le surcroit d’offre fait monter les prix (avec effet de levier, parfois 5% de déséquilibre fait doubler le cours), et plus la consommation individuelle moyenne baisse, avec disparité selon les moyens entre pays et catégories.


    • jjwaDal jjwaDal 26 octobre 2022 17:23

      @Eric F
      « La Commission Européenne n’a aucune prise sur la fourniture globale à l’échelle mondiale, l’UE n’étant pas productrice de pétrole ni gaz. »
      Raccourci que je pensais compréhensible et je vois que non.
      En arrêtant les importations de gaz et pétrole russe, en empêchant les russes de vendre leur pétrole par bâteaux, elle réduit leur vente globale de gaz naturel et pétrole, qu’ils ne peuvent écouler qu’en partie.
      Du coup, la fourniture n’ayant pas une élasticité immédiate, les prix flambent et quand l’U.E. se précipite sur les méthaniers de GNL pour compenser elle fait flamber les prix et accaparent des cargaisons qui avaient des destinataires en Asie en particulier.
      L’Asie compense massivement par un accroissement du recours au charbon et comme les pays du Golfe ne veulent ou ne peuvent compenser les manques en gaz et pétrole, on peut dire que la commission a indirectement diminué la fourniture de gaz et pétrole sur le marché mondial.
      A noter que si l’nde, Chine et Arabie saoudite ne revendaient pas le pétrole russe à l’U.E., la situation serait bien pire pour les prix de marché.
      Il va falloir quelques années pour retrouver un niveau d’exportations en gaz et pétrole comparable à celui qui existait avant les sanctions de la commission européenne contre les européens et le reste du monde.
      Joli coup.


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 18:22

      @jjwaDal
      Oui, il y a cet effet indirect que vous indiquez pour le gaz car il y a une forte inertie pour le redéployer, et la tension qui résulte sur le ’’liquéfié’’.
      Pour le pétrole ce n’est pas autant le cas, et comme vous le relevez on achète à des pays qui recyclent du pétrole russe (et tout compte fait, le cours en dollar n’est pas exorbitant, il y a des profits indus dans les étages intermédiaires).

      Le recours au charbon est un des effets induits paradoxaux, le rejet de poussières dans l’atmosphère devrait faire bondir les écolos, qui détournent le regard.

      Je suis en tout cas d’accord que les ’’énergies’’ auraient du être sanctuarisées dans le cadre de sanctions (qu’on en approuve ou conteste le principe), le sanctionneur se trouve le premier sanctionné.


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 26 octobre 2022 11:20

    @ l’auteur

    « La démocratie française met à sa tête des gens qui plaisent aux retraités aisés. »

    votre article est intéressant, avec le rappel de nombreuses vérités, mais je suis surpris par cette conclusion que je ne partage pas. Car mon entourage et moi pouvons être classés dans les « retraités aisés », et nous n’apprécions pas les gens mis à la tête de la démocratie française depuis qqs décennies. Vous en serez convaincu si vous lisez mes posts.

    Donc ne générez pas des conflits inutiles entre retraités et actifs ou jeunes, entre aisés et moins aisés. Réfléchissons simplement ensemble sans violence pour trouver les meilleures solutions, les plus équitables pour tous.


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 14:00

      @lecoindubonsens
      On ne peut pas réfuter que statistiquement les retraités aisés votent davantage pour les partis conservateurs et eurolibéraux que la moyenne de population, mais cela n’est évidemment pas une généralité. La politique en place ne leur est pas favorable ...mais beaucoup d’entre eux craignent qu’un changement soit pire (c’est ça, le conservatisme).


    • troletbuse troletbuse 26 octobre 2022 14:25

      @Eric F
      Toujours aussi inintéressants, tes posts.


    • Décoder l'éco Décoder l’éco 26 octobre 2022 15:08

      @lecoindubonsens
      Je vous invite à regarder les résultats des enquêtes de votes à la sortie des urnes.
      Macron a été élu par les retraités aisés. C’est un fait.
      Ce n’est pas parce que vous n’avez pas voté Macron que vous êtes représentatif des retraités aisés.
      Je ne connais personne dans mon entourage qui regarde la télé. C’est mon entourage qui n’est pas représentatif des Français.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 26 octobre 2022 17:18

      @Décoder l’éco @Eric F

      ok, j’admets volontiers ne pas être forcément représentatif smiley
      sinon mes propositions seraient déjà adoptées, alors qu’elles bouleversent un peu trop les idées reçues et les fausses évidences pour être bien comprises (souvent rejetées car impression d’utopie ou de « révolution », et pourtant ... smiley

      Par contre, même si je suis pas majoritaire représentatif, je maintiens le
      "ne générez pas des conflits inutiles entre retraités et actifs ou jeunes, entre aisés et moins aisés. Réfléchissons simplement ensemble sans violence pour trouver les meilleures solutions, les plus équitables pour tous"
      c’est tellement plus sympa de rechercher ensemble les meilleures solutions que de se combattre sans cesse !


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 17:45

      @troletbuse
      Je compatis à ton inaptitude à comprendre une pensée non binairement caricaturale. Une solution simple : ne lis pas mes commentaires, et économise ton clavier en renonçant ces prises à partie monomaniaques sans cause.


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 17:57

      @lecoindubonsens
      ’’ne générez pas des conflits inutiles entre retraités et actifs ou jeunes, entre aisés et moins aisés...’’
      En effet, il y a une tendance à la division entre catégories de population, et Macron sait bien l’exploiter. Une classe très minoritaire d’exploiteurs et profiteurs tire son épingle des divisions au sein du reste de la population.
      Le problème est que les disparités de revenus ont éclaté tout en haut de l’échelle et se tassent au milieu, le rapport de revenus entre salaire de base et hauts dirigeants a été multiplié par 10 en quelques décennies. Il en va de même pour les traders de haut vol (c’est le cas de le dire), les vedettes du sport, etc. des revenus désormais absolument pharaoniques, et à l’inverse du ’’ruissellement’’, plutôt une ’’aspiration’’.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 27 octobre 2022 06:29

      @Eric F
      nous sommes donc ok (sur votre message ci dessus)
      et corriger tout cela est l’objet de mes réflexions et propositions


    • Décoder l'éco Décoder l’éco 27 octobre 2022 11:40

      @lecoindubonsens
      Il n’y a pas de conflit inutile.
      La démocratie n’est pas autre chose que la conflictualité.
      Tout « consensus » n’est que le reflet de la mise en place d’un totalitarisme déguisé.
      Les salariés et les retraités ont des intérêts divergents. Il ne sert à rien de le nier, il faut gérer cette situation. La société est aujourd’hui dirigé par des retraités, qui se croient alliés des rentiers du capital, au détriment des salariés.
      On voit d’ailleurs fleurir des « j’ai droit à ma retraite parce que j’ai cotisé 42 ans ». Cela n’a absolument aucun sens dans un régime par répartition.
      Il y a des retraites parce que les salariés se font ponctionner une partie de leur salaire. Le temps travaillé avant retraite n’a pas de rapport. L’argent cotisé par les retraités a financé celle de leurs aînés.
      Il n’y a pas des retraités plus méritants que d’autre. A la rigueur, les seuls qui « méritent » quelque chose, sont ceux qui continuent de s’investir dans la société. Notamment dans les associations.


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 26 octobre 2022 17:36

    Allez une note d’optimisme pour 31.4% des ménages

    Selon les liens ci dessous, 31.4% des ménages ont un prêt immobilier, et pour ceux qui doivent encore beaucoup, ceux qui ont emprunté sur les 12 dernières années (entre décembre 2008 et avril 2021 par exemple), les taux étaient d’environ 5,2 % en décembre 2008 pour baisser à 1,1 % en avril 2021.

    Dit autrement, ceux qui ont emprunté récemment et qui doivent encore beaucoup rembourser, ont emprunté à un taux vers 1%.

    Avec une inflation de 7 à 10%, c’est le jackpot pour eux !

    Je dis bien « pour eux », car je n’en fais pas partie smiley

    https://fr.statista.com/themes/7003/le-marche-des-credits-immobiliers-en-france/#dossierKeyfigures

    https://fr.statista.com/statistiques/1108364/taux-d-interet-des-credits-immobliers-france/


    • Eric F Eric F 26 octobre 2022 18:10

      @lecoindubonsens
      Ces dernières années les taux étaient très bas (et les taux actuels restent bas par rapport à l’inflation), mais le cout des biens immobilier avait augmenté entretemps, résultat les capacités d’achat ne s’étaient pas amélioré, la part de ’’capital’’ dans les mensualité a augmenté quand la part des ’’intérêts’’ a baissé.
      L’immobilier va-t-il désormais baisser alors que les taux augmentent ? Pas sur, car le parc immobilier reste insuffisant, les couts de construction explosent (donc le cout du neuf) qui tire le reste.

      Ceci dit, il était effectivement plus intéressant de s’endetter ces dernières années plutôt que d’épargner. Imaginez : emprunter l’année dernière pour acheter des quintaux de blé ...certains l’ont fait, probablement.


  • Jean Keim Jean Keim 27 octobre 2022 07:52

    On est dans un modèle économique, on raisonne suivant ses règles et on tente de l’améliorer toujours suivant les mêmes règles, son moteur n’est pas la science ni un progrès soucieux du bien-être et de l’environnement, il est essentiellement le profit qui mène la danse même si on risque de rendre la planète (pour un temps) invivable.

    La majorité des êtres humains travaille au bénéfice d’une minorité ; comme dans les plus dystopiques des romans de sf, nous nous acheminons vers une société féodale où les nantis vivront intra-muros dans des enceintes fortifiées, bénéficiant de tout le confort de la technologie, hors les murs chacun luttera pour survivre, à moins que nous nous révolutionnons, pas obligatoirement dans la violence.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 27 octobre 2022 09:18

      @Jean Keim
      ok avec votre constat
      ok pour révolutionner sans violence
      c’est le sens de mes réflexions et propositions


    • Jean Keim Jean Keim 27 octobre 2022 13:43

      @lecoindubonsens

      Et pourtant, en étant franc, parfois mettre des coups de pied au cul me démange, et à point tel que je ne peux plus encadrer notre mielleux hypocrite, démagogue, président.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 27 octobre 2022 18:15

      @Jean Keim
      3 exemples de ce que je ne peux plus encadrer chez lui

      1. le va t’en guerre du dossier Ukraine
      2. dossier retraite : ok sur « un euro cotise = même droit pour tous », mais stupide de faire travailler plus les seniors tant qu’il y a autant de chômeurs
      3. le dictateur du dossier covid

  • the clone the clone 27 octobre 2022 08:52

    Le gouvernement ne veut pas combattre l’inflation car pour lui c’est l’inflation des taxes, y a bon TVA « pognon de dingue »..... 


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 27 octobre 2022 09:20

      @the clone
      eh oui, vous avez raison, plus l’inflation sera forte, et plus la dette du pays (dont celle du quoi qu’il en coute) sera facile à réduire. Les comptables mènent le monde au détriment de ceux qui tentent juste d’avoir ... du bon sens


  • Ffgismo 27 octobre 2022 17:56

    Merveilleux travail de vulgarisation. Sur Agoravox il y a Pierre qui fait des interventions admirables et Sylvain Rakotoracaille qui n’est que le laquais des basses œuvres de l’oligarchie qui extermine le vivant, les nazis des temps modernes. Vive le pluralisme.


  • Ecométa Ecométa 29 octobre 2022 11:24

    Après l’inflation monétaire mondiale par le « quantitative easing », voici venue celle des prix ! Mais qui peut croire qu’ils ne le savaient pas ceux qui sont à la baguette du projet de « mondialisme économique » ? Pour imposer ce projet il faut mettre à bas l’économe des Nations : les économies nationales !

    Au passage, et nous commençons à en voir les signes avant-coureurs, un « mondialisme économique » qu’i n’est rien d’autre que du « NAZISME » ou du « MAZISME » ; c’est au choix ! Nier le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes relève d’une pensée NAZIE !

    Il faut savoir que s’il a été surtout expérimenté en Allemagne avec le III è Reich, la pensée nazie n’est pas née en Allemagne mais aux Etats-Unis. Voici quelques liens pout ceux que le sujet intéresse et ils devraient intéresser beaucoup de personnes ayant encore un semblant d’état de conscience en termes de « Principes d’Humanité » car c’est à ce titre de « crime contre l’Humanité » que les dignitaires nazis ont été condamnés à Nuremberg !

    https://www.monde-diplomatique.fr/1983/06/BUTLER/37395

    https://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/LOWY/14601

    https://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/LOWY/14602

    Ceci dit et pour en revenir à l’inflation !

    Affaire de « logique » ! Ce n’est pas le simplisme qui mène notre monde d’humains et pas plus l’univers ; c’est la complexité ! Une complexité que certains esprits cartésiens refusent d’admettre et qui nous confine par cette bêtise dans les complications ! La « Nature », La réalité, l’« Étant » ontologique (logique de l’Etant « onto » participe présent et non de l’Être arrivé bien après l’ Étant ), nous donne à voir des choses complexes, extrêmement complexes, « intriquées » comme nous l’explique la physique quantique, ceci, quand la science, comme nous la, pratiquons, entend tout réduire au « simplisme » pour mieux manipuler. Pour comprendre, et quelle qu’elle soit, la science, l’esprit de la science cartésienne sépare et divise, parfois à l’antagonisme, tout ce qui pourtant participe et collabore naturellement : l’esprit de la science rationaliste manipule !  

    La science économique, plus exactement les sciences économiques, car elles sont pléthores comme autant de moyens à mettre en œuvre ; ces sciences n’étudient pas réellement l’économie mais elles la phagocytent et la manipulent à l’encan et en fonction de principe purement dogmatiques de nature mathématico-rationalo technoscientistes !

    Pour en venir à l’inflation, ou plus exactement à la formation des prix, car c’est de là que les choses partent, et de ce que l’on appelle les « coûts » qui font les prix mais que des économistes simplistes prennent bien soins de séparer savamment  ; ceci dit, avant qu’il y ait inflation des prix il y a inflation des « coûts » ! Alors, que dire des « cost killers » à l’anglo-saxonne, ces tueurs de coûts, dont Macron est le commandant en chef, surtout dans l’économie dite « publique » (tout ceci doit avoir à voir avec les filles du même nom, ou plus exactement leur « mac » et la prostitution). Il est vrai que ces tueurs de coût « macroniens » opèrent toujours dans la chose publique (la Res-publica) et pas dans les grosses entreprises privées pour notamment tuer les coûts de rémunération absolument exorbitants des patrons du CAC 40. Toujours concernant ces « tueurs de coûts », qui agissent toujours, ce qui serait vertueux, pour soi-disant faire baisser les prix et systématiquement ; ces abrutis d’économistes oublient bien volontairement dans leur méthodologie dite de « l’individualisme méthodologique » qui sépare tout ; que baisser les prix c’est aussi baisser les revenus qui font partie des coûts de production ! Un vrai cercle vicieux en terme économique, de règle d’ensemble, mais qui rapporte gros aux affairistes de tout poil : au capital et à la finance internationale  ! 

    En fait cette « chasse aux prix », à la baisse systématique des prix, ou plus exactement aux coûts par les cost-killers », qui, s’ils font les prix, font pareillement les revenus, n’ont qu’un seul but : faire passer l’économie publique vers la seule économie privée ! 

    Ces « économistes » nous disent que les prix se forment sur un « marché » où les offreurs sont en concurrence et où les demandeurs sont nombreux, et que le prix se fixe au point de rencontre entre la courbe de demande et la courbe d’offre : on dit alors que le marché a atteint son prix d’équilibre et sa quantité d’équilibre ! Alors pourquoi l’inflation dans un système aussi parfait ?

    Qui peut croire de pareilles balivernes ? En réalité le « marché » n’est qu’une vue de l’esprit : on nage à en plein « virtuel » ! Sauf à créer un système du genre, en dehors de la production, et qui serait tenu par des « intermédiaires » de pur commerce, de pur négoce, de façon purement artificielle (d’intelligence artificielle) par des margoulins ! C’est exactement ce qui a été fait en Union-Européenne avec le marché de l’énergie ! C’est là qu’est le principal problème : dans un marché de dupes ! Un marché centralisé, dans lequel opèrent essentiellement des distributeurs et non des producteurs, et qui font ce qu‘ils veulent en faisant monter les enchères : une vente de l’énergie à l’encan !

    Qui peut croire de pareilles balivernes : un marché pur et efficient ?

    Les prix n’augmentent pas d’eux-mêmes ! Les prix sont fonctions avant tout de coûts qui font l’économie !

    Je m’excuse pour la longueur qui aurait méritée, ou pas, un article à part entière ! 


    • Jean Keim Jean Keim 5 novembre 2022 07:54

      @Ecométa

      Lors du référendum sur l’Europe, le choix des français a été bafoué, les dirigeants étaient donc à tendance nazie.

      Dire qu’une pensée nazie ou autre est née qq. part dans un pays est illusoire, de tous temps les populations sont privées de droits les plus élémentaires, parfois une possibilité de vote existe mais toujours avec le privilège du veto pour une ‘’élite’’ oligarchique.


    • Jean Keim Jean Keim 5 novembre 2022 08:11

      @Ecométa

      Ce qui mène le monde est un mode de penser, commençons par là, partons de là, et voyons l’économie comme une somme de pratiques dont l’objectif premier est de faire du profit avec une ‘’devise’’ (ah que voilà un mot à double sens) : we trust in god ou plus exactement : we trust in mammon.

      Tout pourrait être simple du genre tout travail mérite salaire, mais le salaire sans travail a été inventé avec l’exploitation, la thésaurisation, l’usure et la spéculation, voilà en fait tout est simple, mais on peut effectivement compliquer à loisir.


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