lundi 11 mai - par azyx1986

La fin de l’Europe ?

Pourquoi l’Allemagne menace-t-elle la BCE ?

L’Allemagne a lancé un ultimatum à la BCE au sujet de sa politique monétaire. L’Allemagne semblait pourtant être jusqu’ici le pays le plus avantagé par la politique monétaire européenne.

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Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=CwsxFVg5vBo

 

Le virage libéral de l’Allemagne : le problème du manque d’enfants

L’Allemagne n’a pas toujours été un pays pariant sur le capital, il y a 20 ans c’était même le pays d’Europe qui consacrait le plus d’argent à ses retraites. Les salaires y étaient également très élevés. Le changement complet de politique s’est opéré au début des années 2000 avec les réformes passées sous la chancellerie Gerhard Schröder (SPD) équivalent du PS.

Pour comprendre pourquoi, il faut regarder l’impact des changements de comportements vis-à-vis de la famille apparus partout en Europe. On France on dit que ce sont les événements de 1968 qui ont changé les choses, mais il s’est passé à peut près partout la même chose en Europe au même moment. La société a changé et en particulier la vision de la famille et la politique qui va avec. Résultat le nombre d’enfants par femme que l’on appelle indice de fécondité s’est effondré.

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Sur ce graphique on voit le nombre d’enfants par femme en moyenne chaque année en Allemagne et en France. En 1960, en Allemagne les femmes avaient en moyenne au cours de leur vie, 2,4 enfants, alors qu’en 1975, elles n’avaient plus en moyenne au cours de leur vie que 1,4 enfant. En France on est passé de 2,8 à 2,1.

Il faut rappeler qu’en Allemagne, il y a très peu de politique orientée pour les enfants. Par exemple, il n’y a pas de mode de garde pour les enfants avant 6 ans. Donc quand vous faites des enfants il faut soit que l’un des parents s’arrête de travailler pendant au moins 6 ans, soit gagner suffisamment d’argent pour pouvoir se payer une nounou. C’est un choix politique de favoriser ou non les enfants dans un pays.

Ce manque d’enfants implique que dès 1975, l’Allemagne est passé bien en-dessous de ce que l’on appelle le renouvellement générationnel. En dessous de 2 enfants par femme, ou par couple, cela signifie que la population va finir par baisser. Et ça ne va pas baisser à tous les âges de la même façon, mécaniquement dès les années 1970-80, l’Allemagne sait qu’elle va mécaniquement se retrouver avec un moment beaucoup de vieux et moins de monde en âge de travailler.

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Cette situation est arrivée mécaniquement 30 ans plus tard. Les jeunes sur le marché du travail se sont retrouvé bien moins nombreux que leurs aînés. Ces jeunes ne font pas plus d’enfants que leurs aînées. Tous ceux d’entre eux qui ne voulaient pas ou ne pouvaient pas avoir d’enfant n’avaient aucune raison de penser que la génération du dessous allait bien vouloir payer leur retraite. Le manque d’enfants a donc fracturé la société allemande ou la génération qui travaille s’est désolidarisé des générations futures.

C’est le moment où le gouvernement de Gerhard Schröder a proposé ses lois pour casser la retraite par répartition.

 

Le virage libéral de l’Allemagne : la fin de la retraite par répartition

Le principe de la retraite par répartition c’est le fait que ce sont les travailleurs d’aujourd’hui qui payent des cotisations sociales et ces cotisations payent les retraites. Nous salariés, nous payons actuellement la retraite de nos vieux.

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Sur notre fiche de paye, toute cette partie c’est ce qu’on donne pour payer les retraites de nos vieux.

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En bas on peut voir que le salaire net qu’on touche c’est à peu près 50% du salaire super brut. Autrement dit quand on travail, on touche 50% du total et le reste finance la sécurité sociale, les médecin l’hôpital et le sujet du jour, les retraites.

Bien évidemment il faut que l’argent qui rentre soit proche de celui qui sort pour que cela fonctionne. En Allemagne, ceux qui travaillaient en 2000 et qui n’ont pas fait d’enfants se sont dit que quand ils passeraient en retraite, il y avait peu de chance qu’il y ait assez de monde pour leur payer leur retraite. Cela allait mécaniquement soit baisser la pension de retraite soit augmenter les cotisations des salariés. Dans les 2 cas on allait avoir un problème entre générations.

 

Le manque d’enfants dans une société cela casse d’une manière globale le lien entre les générations mais aussi entre les gens. Il n’y a plus d’avenir général à défendre. Les gens n’ont plus d’autre ambition que de juste jouir de leurs possessions dans leur propre vie. Ce modèle de société, c’est exactement la définition de la liberté des libéraux depuis le XVIIe siècle par John Locke.

Pour la question des retraites, plutôt que de laisser la situation et de baisser la retraite ou de changer et de faire une politique nataliste, les Allemands ont choisi de passer à une retraite par capitalisation. Depuis le début des années 2000, Ils ont lourdement diminué le montant de la retraite par répartition en ne gardant qu’un petit bout pour que les gens ne crèvent pas faim.

Pour le reste ils ont mis en place une retraité facultative sur le modèle des fonds de pensions.

 

Quand les salariés travaillent, une partie du fruit de leur travail sert à payer leurs salaires, une autre partie sert à rémunérer le capital qui finance la rente, une autre partie enfin sert aux cotisations sociales qui financent les retraites.

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La réforme Schröder a diminué la retraite par répartition.

 

Elle a poussée la population aisée allemande a consacrer une partie de son salaire depuis 15 ans pour s’acheter des bonds de retraite. C’est le système des fonds de pensions. Vous achetez des parts, et les fonds de pensions jouent en bourse avec votre argent pour vous verser une rente. C’est un peu comme quand vous achetez des actions. Les fonds de pension ont donc besoin que le capital rapporte de l’argent. Ces achats ont fait gonfler la rente.

 

Depuis les réformes, les Allemands qui veulent avoir une retraite décente doivent se payer eux-même une retraite complémentaire. Bien évidemment, si on a un salaire trop petit pour se payer une retraite complémentaire tant pis. Ce système ne permet qu’aux plus aisés de s’acheter ce genre de chose. Les autres tant pis. On peut constater qu’aujourd’hui le nombre de retraités pauvres a explosé en Allemagne. Ce sont tous ceux qui n’avaient pas les moyens de cotiser. A cette pauvreté l’Europe et l’Allemagne proposent qu’ils ne partent plus en retraite, mais qu’il continuent de bosser.

Schröder en même temps que sa réforme des retraites a aussi réformé le code du travail, le but étant de permettre au capital de prendre un plus gros morceau du gâteau. Ils ont donc rogné fortement sur les salaires et les cotisations sociales. Les anciennes cotisations sociales n’ont pas été rendues aux salariés, mais ce sont ceux qui détiennent le capital, notamment les fonds de pensions qui l’ont récupéré.

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Le capital a donc intérêt à ce que le salaire diminue pour pouvoir prendre un bout du morceau plus gros.

 

Cela a encore plus fracturé la société, non seulement les retraités et travailleurs allemands ne sont plus solidaires mais carrément ennemis. Les retraités étant ceux qui votent le plus aux élections, la situation ne s’arrange pas vraiment.

 

Pour aller plus loin le problème de démographie est devenu tel en Allemagne que le pays a ouvert grand ses frontières à l’immigration pour trouver des travailleurs pour remplir ses usines. On a donc un classe de retraités allemands soit pauvres, soit qui défend son capital, pour un classe de prolétaire dans les usines qui sont de moins en moins des allemands. Il n’y a donc pas du tout de cohésion nationale entre les travailleurs et les retraités.

Pour en rajouter, le petit sursaut de natalité ces dernières en Allemagne est dû aux populations immigrées.

 

La chasse à l’inflation de l’Allemagne : l’aide de la BCE

Nos retraités Allemands, n’ont qu’une seule trouille, c’est de perdre leur capital. Vous ne verrez donc jamais les Allemands proposer des taxes ou des impôts sur le capital, toute la richesse de leurs riches retraités est basée là-dessus.

En plus, les allemands font la chasse à l’inflation et s’opposent à toutes les mesures qui pourraient en créer. L’inflation c’est quand les prix montent. Par exemple si vous avez 100€ et qu’une baguette coûte 1€, vous pouvez acheter 100 baguettes. Si la baguette tout à coup coûte 2€, vous ne pouvez plus en acheter que 50. Votre pouvoir d’achat a diminué c’est l’inflation. S’il y a de l’inflation, le capital des retraités va diminuer. Ils n’en veulent pas.

 

A l’inverse, quand il y a de l’inflation, les revenus grimpent avec les prix, puisque tout se vend plus cher, les revenus sont mécaniquement plus grands.

Cela permet aux gens d’investir. Par exemple, vous voulez acheter votre maison, vous prenez un crédit de 200 000 €. Vous gagnez 2 000 € par mois, et vous remboursez 1 000 € par mois, il vous reste 1 000 € par mois pour vivre.

Au bout de 10 ans, avec l’inflation votre paye est devenue 2 500 € par mois. Vous remboursez toujours 1 000 € par mois, il vous reste 1 500 € par mois pour vivre.

Les travailleurs ont intérêt à toujours avoir un peu d’inflation pour pouvoir emprunter. Ceux qui ont du capital n’en veulent pas.

Pendant les 30 glorieuses période de grand développement économique on était majoritairement entre 5 % et 10 % d’inflation par an.

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Pendant les années 70-80 qui ont permis à toute la classe moyenne française salariée de s’acheter une maison on avait 10 % d’inflation par an.

 

L’inflation s’est cassé la figure pour protéger le capital sous Mitterrand en 1983 quand il a retourné sa veste pour faire du libéralisme. Il a préparé ainsi le rapprochement avec l’Allemagne qui a donné l’Acte Unique Européen en 1986 et on est en rentré officiellement dans une période anti-inflation avec le traité de Maastricht en 1993 et la création de la BCE au plus grand intérêt de ceux qui détiennent du capital.

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Donc l’Allemagne souhaite à tout prix empêcher l’inflation pour protéger le capital de ses riches et de ses retraités. Cependant à force de faire des lois favorisant le capital au détriment de l’investissement et de la consommation dans tous les pays européens, la croissance européenne a ralenti et l’économie réelle a commencé à manquer de monnaie. Les riches deviennent de plus en plus riches mais si on ne rajoute pas plus de monnaie ça fait que tous les autres en manquent.

 

Le risque de déflation : le jeu dangereux de l’Allemagne

Le gros risque d’une économie qui manque de monnaie c’est la déflation. L’inflation c’est quand les prix et les salaires montent, la déflation c’est quand les prix et les salaires baissent. C’est très dangereux car quand ça arrive tout ceux qui ont des emprunts sont dans la mouise pour réussir à rembourser.

Dans notre exemple, si au lieu de gagner 2000 € par mois vous ne gagnez plus que 1500€, il vous reste 500€ par mois pour vivre. Bien souvent c’est trop peu et vous êtes obligé de vendre votre maison. Évidemment, ça arrive à tout le monde en même temps et le prix de votre maison s’effondre, Vous perdez tout. De même toutes les entreprises qui ont des dettes, ne peuvent plus les rembourser et ferment. Le chômage explose, la pauvreté aussi avec et le risque devient l’insurrection.

 

Le but de la BCE c’est de maintenir l’inflation entre 0 et 2 % pour avantager au maximum le capital tout en évitant que le système s’effondre

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Pour éviter la déflation, la BCE a lancé un grand programme en 2015 pour injecter de la monnaie avec un mécanisme qui s’appelle les Quantitative Easing. Pour mémoire, les États empruntent tous les ans pour financer leur dette. La BCE n’a pas le droit de prêter ou de donner de l’argent aux États pour financer leur dette. Les États créent donc des titres de dettes que les marchés financiers (qui regroupent ceux qui ont du capital) peuvent acheter. L’État les rembourse avec un taux d’intérêt entre 2 et 10 ans plus tard. Ces titres peuvent ensuite être revendus, certains prennent de la valeur si la note de l’État monte et d’autres perdent de la valeur si la note de l’État baisse.

En 2015, la BCE s’est mise à racheter aux fonds de pensions et autres établissements financiers, les titres de dette qui étaient en train de perdre de la valeur, notamment ceux de la Grèce. Ce sont les Quantitative Easing. Les journaux dans ce cas disent partout que la BCE rachète les dettes des États. Les gens interprètent cette information en se disant que la BCE a donné du fric aux États et c’est faux. La BCE a filé 2600 milliards d’euros aux marchés financiers, pas aux États.

Cet argent cadeau aux marchés financiers a fait peur aux allemands que donner autant d’argent aux marché financier engendre de l’inflation, ils ont donc saisi le tribunal de la Karlsruhre pour dénoncer cette pratique.

 

5 ans plus tard on peut constater qu’injecter des milliers de milliards d’euros dans les marchés financiers ne relance pas l’économie et ne fait pas ou très peu d’inflation.

Tout simplement parce que cette monnaie reste sur les marchés financiers, fait de la spéculation et ne va pas dans l’économie réelle. Les actions et produits financiers ont pris de la valeur depuis 2015 et c’est tout, cela s’appelle une bulle.

 

D’une manière générale, si on crée de la monnaie et qu’on la donne à quelqu’un qui a déjà tout ce qu’il veut, il ne va pas dépenser plus, il va la mettre de côté ou investir dans les marchés financiers pour que cela lui rapporte plus. Donc ça fait monter la valeur des actions, mais ça ne relance pas l’économie et ne fait pas d’inflation. C’est comme la politique de diminuer les impôts des plus riches, ça fait que leur argent circule de moins en moins. Les riches s’enrichissent d’année en année sans que cela ne profite à personne d’autre. Avec cette politique on ralentit l’économie et on file vers la déflation.

 

En 2020, avec la crise du coronavirus, la BCE propose d’encore intensifier les Quantitative Easing, elle veut injecter d’un coup 1000 milliards d’euros sur les marchés financiers, toujours pas dans l’économie réelle.

Cela fait quand même trop peur aux Allemands qui veulent à tout prix protéger leur capital et qui ont donc saisi de nouveau le tribunal de Karlsruhe.

Le verdict est une menace, l’Allemagne dénonce que la BCE joue avec la monnaie et rappelle qu’elle ne veut surtout pas d’inflation. Elle donne 3 semaines à la BCE pour se justifier et prouver que les 1000 milliards de QE ne feront pas d’inflation.

 

Le péril Allemand : goodbye Angela

Même en temps de crise où les pays européens menacent de s’effondrer à cause du manque de monnaie en circulation, les Allemands continuent de faire cavalier seul on se focalisant uniquement sur leur capital. Tout la politique monétaire en place depuis 40 ans en Europe est faite pour protéger les intérêts des Allemands qui veulent protéger leur capital et qui ne veulent pas d’inflation. Cette politique nuit à l’activité économique et appauvrit les gens qui travaillent et qui vivent de leur salaire.

Si votre ambition c’est de faire une société sans enfants ou les vieux exploitent le travail des jeunes pour survivre. Où les gens ne sont pas solidaires entre eux et ne partagent pas d’avenir en commun alors il faut continuer de suivre les traces de l’Allemagne. C’est le chemin que l’on prend actuellement

Dans tous les autres cas, ce qui pourrait nous arriver de mieux c’est la fin de la politique monétaire Européenne. La France et l’Allemagne ont des intérêts contraires. Nous sommes encore un pays relativement jeune et solidaire qui a besoin que l’économie soit au service du travail et de la consommation. L’Allemagne est un pays vieux qui vit de la rente du capital en exploitant d’autres nationalités. Les Allemands sont obnubilés par la protection du capital au détriment de l’activité et de la vie des gens. Le mieux pour nous serait soit la sortie de l’Allemagne parce qu’elle a trop peur pour son capital, soit avec un éclatement pur et simple pour que chacun reprenne sa souveraineté sur sa monnaie.



71 réactions


  • JPCiron JPCiron 11 mai 10:34

    Très bien, cet Article !

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    < manque d’enfants> 

    Le manque d’enfants correspond sur le graphique à un manque par rapport à un remplacement générationnel. Ce qui est important pour un système par répartition. Mais cela correspond aussi, implicitement, à une vision civilisationnelle. Il y en, a d’autres.

    .

    En outre, ce « manque » peut facilement être comblé par les populations réfugiées de par le monde. Je pense en priorité à ceux que nos politiques nationales, européenne ou occidentale ont contribué grandement en pratique (pas dans les discours) à créer et à maintenir. Les Palestiniens sont 6 millions entre Gaza, la Jordanie, le Liban, la Syrie,...

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    • HELIOS HELIOS 11 mai 11:52

      @JPCiron
      ... félicitation, votre raisonnement devrait vous servir de diplome pour devenir un « expert » gouvernemental avec son outil magique : le tableau Excel !!!

      Pour vote information, un petit palestinien -puisque c’est d’eux que vous parlez- n’est pas un petit européen et l’Europe, comme la France veut des petits européens pour perpetuer son histoire et pas du tout des petits palestiniens, chinois ou zimbabeoins... peu importe et cela n’a rien avoir avec la race ou quoi que ce soit d’autre. L’objectif primal de tout etre vivant s’est de se perpetuer EUX !!!


    • HELIOS HELIOS 11 mai 12:50

      @HELIOS
      ... ce qui n’enlève rien a la qualité intrinsèque de votre billet.


    • V_Parlier V_Parlier 11 mai 13:44

      @JPCiron
      Je rappelle que c’est un manque d’enfants dont il est question selon la logique abordée (les générations futures payeuses de retraites) et non un manque de parents sans emploi. Voulez vous donc dire qu’il faut enlever des enfants palestiniens et syriens pour les faure grandir en Europe ?


    • aliante 11 mai 14:41

      @HELIOS
       peut être l’oligarchie allemande mise sur la robotisation ,la technologie totale de l’appareil de production 20% de la population sera nécessaire pour les besoin de l’ économie dans les services pas de salaires ,pas de retraites ,pas de gréves .... ,d’où les politiques publiques de dénatalité Rien n’arrive jamais par hasard ,ce que l’auteur écrit les Allemands le savent très très bien j’imagine ,je ne dis pas que j’ai raison


    • sylvain sylvain 11 mai 16:22

      @aliante
      oui, et le japon, qui a un taux de natalité encore plus bas que l’Allemagne, le fait encore plus . Ils ont même misés sur les robots pour s’occuper des vieux


    • V_Parlier V_Parlier 12 mai 09:39

      @V_Parlier
      C’est bizarre : Des mauvaises étoiles mais pas de réponse. J’aurais préféré des contre-arguments mais apparemment ils ne doivent pas exister...


  • Attila Attila 11 mai 10:36

    Bonne synthèse.

    L’inflation s’est cassé la figure pour protéger le capital sous Mitterrand en 1983 quand il a retourné sa veste pour faire du libéralisme « 

    J’ai lu que Mitterrand aurait déclaré : »Le programme commun ? Je ne l’ai pas lu !"

    Si c’est vrai, cela veut dire que Mitterrand, bien loin d’avoir retourné sa veste, aurait préparé son coup : un programme commun pour rouler la gauche dans la farine et . . . hop ! Deux ans plus tard fin de la récréation !

    .


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mai 11:37

      @Attila

      ... exit Maurois et Bérégovoy, bonjour Delors (« tournant de la rigueur » en mars 83), mais surtout Fabius qui l’a remplacé en 84. La récré a duré deux ans, mais il y a eu une phase de transition avant la rentrée des classes.
      Ça n’a pas empêché la fille de Delors d’assurer le relais à Lille. La famille PS est plus opportuniste que fidèle à des convictions ou à des engagements électoralistes.


    • chantecler chantecler 11 mai 11:46

      @Séraphin Lampion
      Oh, J.Delors a toujours été un technocrate .
      Il n’a jamais voulu se présenter à des élections .
      Il a failli mais a jugé que les conditions n’étaient pas réunies .
      Il se vantait d’avoir fait passer des décrets européens à la faveur de repas arrosés .


    • xbrossard 11 mai 11:49

      @Attila

      vous n’avez toujours pas répondu à la question : êtes vous prêt à prendre un placebo pour le covid ?


    • titi 11 mai 11:49

      @Séraphin Lampion

      2 ans qui ont fait beaucoup de mal à l’économie française.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mai 13:18

      @chantecler

      depuis l’« invention » de l’ENA, on ne fait plus tellement de différences entre technocrates et politiques. En sortant de la matrice, les jeunes loups gèrent leur carrière comme haut-fonctionnaires ou comme élus en fonction des opportunités. Que Delors n’ait pas eu le profil d’un « élu », peut-être, mais c’était bien un « politique », d’ailleurs il était ministre, pas chef de cabinet(s ?).


    • raymond 11 mai 18:26

      @xbrossard
      aucun sens, le principe de base du placebo est de ne pas savoir que tu en prends un...


    • Attila Attila 11 mai 20:14

      @xbrossard
      Le cancre insulte les gens et il faudrait répondre à ses questions de merdre : ça va pas, la teuteute ?
      « Sinon un conseil, fermez votre putain de gueule de troll. »
      Lien

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  • babelouest babelouest 11 mai 10:40

    Bonjour.

    Très bon article, mais il me semble que le titre ne convienne pas. Ce n’est pas la fin de l’Europe (concept géographique, qui n’est qu’un facteur parmi d’autres (climat, traditions, type familial, idées et croyances....).

    .

    En revanche, c’est clair que l’union européenne telle qu’elle a été signée par les gouvernements des différents pays européens (pas tous) ne tient plus debout. Il y a carrément, dans cette union, des différences insurmontables en particulier entre ceux du nord et ceux du sud. Emmanuel Todd, en particulier, avait depuis longtemps, et en de multiples occasions, démontré cette dualité qui, avec les difficultés, se cristallise avec de plus en plus de brutalité.

    .

    Les « liens » qui existent entre ces pays ne sont que factices, et liés à quelques personnages installés là par des banquiers mondiaux, pour forcer la main aux peuples. Cela ne peut avoir qu’un temps : la déliquescence de l’URSS il y a un peu plus de 25 ans l’a abondamment montré.


    • azyx1986 11 mai 13:53

      @babelouest
      Merci,vous n’êtes pas le premier à me le dire...
      Je songe à modifier le titre de la vidéo, mais c’était pour faire court...
      Les médias disent Europe, je ne suis pas sûr que Union Européenne soit plus couramment utilisée que Europe comme terme.


    • sylvain sylvain 11 mai 16:53

      @babelouest
      les liens qui unissent les pays européens sont loins d’être totalement factices, et ils le sont de moins en moins . Je connais personnellement des tas d’Allemands, d’Italiens ou d’Espagnols et ils ne sont porteurs d’aucune différence insurmontable, on s’entend sans problèmes, je n’ai pas plus de mal à travailler avec eux qu’avec n’importe quel français . Nous sommes voisins, nous avons des tas d’histoires communes et nos états se sont construits simultanéments de manière très similaires
      Et si il y a effectivement des différences socio économiques entre pays, nous sommes bel et bien tous sur la même pente . La France viellit et une part non négligeable de sa natalité vient aussi de l’immigration . Elle a aussi défendu des politiques sans inflation pour protéger le capital ... on pourrait faire des listes et il y aurait bien plus de points communs que de points de divergence
      Ce qui rend l’union européenne ( a mes yeux) difficilement supportable aujourd’hui est surtout, paradoxalement, qu’elle n’existe pas ou seulement de manière formelle . Comme une suite de lois et de sentences à appliquer .
      On ne fait pas les choses ensembles, c’est la foire d’empoigne des nations. Chacun essaie de tirer la couette à soi . Il n’y a aucune stratégie commune, que des intérêts contradictoires . Si l’un est dans la merde, les autres le coulent sauf si ils savent qu’ils sont les prochains sur la liste...
      En France, si le limousin a des problèmes (économiques, sécuritaires ou autres) on ne dit pas : que le limousin se démerde, de toute façon il ne suit pas les critères et on ne prend pas de décisions qui le mettent encore plus dans la merde . en tout cas la France ne s’est pas construite comme ça


    • babelouest babelouest 11 mai 19:22

      @sylvain
      Oui, bien sûr, des Allemands, des Italiens.... mais sûrement pas des Danois, des Finlandais, des Polonais, ou pire encore peut-être des Lettons, des Estoniens....

      J’ajouterai même qu’il est assez probable que les réactions des Prussiens soient différentes de celles des Souabes. Cataloguer est facile, mais sans doute au détriment de la vraie vie.


    • sylvain sylvain 11 mai 21:47

      @babelouest

      oui c’est sur que si on étend l’europe au monde entier, ce ne sont plus des voisins
      L’utopie de l’europe, pour beaucoup, est une société mondiale et en même temps c’est une tentative très pratique des petits états européens pour garder une place prépondérante face aux empires mondiaux .
      Ces deux motivations ont du plomb dans l’aile pour des raisons différentes .
      je ne vais surement pas me faire des copains sur AV en disant ça, mais la société mondiale existe déja bel et bien dans les faits et créer une institution la plus démocratique possible pour gérer cet état de fait me paraitrait une très bonne idée . De toute façon elle est et sera gérée par quelque chose
      D’ailleurs je connais un danois, pour le reste, on en croise pas beaucoup
      Mais je me suis un peu baladé dans le monde et dans tous les coins ou je suis allé ça ne m’a pas paru très difficile de fonctionner avec les gens . Partout, une immense majprité de gens ont les mêmes besoins, les mêmes peurs et les mêmes aspirations
      Si avec ça on arrivait à créer un contexte un peu plus apaisé, ça pourrait même permettre de créer des petites sociétés qui n’aient pas besoin d’être hégémonique


  • JPCiron JPCiron 11 mai 10:43

    Tout la politique monétaire en place depuis 40 ans en Europe est faite pour protéger les intérêts des Allemands ... >

    .

    En fait, la politique monétaire en Europe dépend de l’étranger et du Système financier mondial, qui est géré au bénéfice d’entités qui n’on jamais été élues par les peuples.

    Quand les grandes décisions financières Européennes & mondiales sont prises par des structures non élues, et mises en oeuvre par des structures privées, la démocratie n’est plus qu’apparente dans les pays. Et nos élus ne décident qu’à l’intérieur de ce que ces structures auront choisi.

    .


    .


    • babelouest babelouest 11 mai 11:35

      @JPCiron
      Je pense que les Allemands « de la rue » ne sont pour rien dans le choix anti-nataliste qui perdure en Allemagne, choix qui a été mis en place au temps où il y avait deux Allemagne avec des options différentes. Ce sont les patrons rhénans qui ont imposé cette option, pour des avantages à court et à la rigueur moyen terme pour eux. Un jour ou l’autre, ce choix se paie. Seul problème, c’est à l’Europe du Sud que la facture est présentée.


    • titi 12 mai 16:57

      @babelouest

      En fait, vous racontez n’importe quoi.

      Indice de fécondité : 
      Pologne 1,36

      Portugal :1,39

      Grèce : 1,44
      Italie 1,45
      Allemagne 1,46
      Espagne 1,50
      Pays Bas 1,78
      Danemark 1,78
      Norvège 1,85

      Ce sont au contraire les Etats du Sud qui ont le plus faible taux de natalité.

      La dénatalité ne date pas d’hier.
      C’était déjà une sujet au début du 20° siècle en France.

      L’autre nom de la dénatatité c’est la « Peste blanche ».
      Ca veut bien dire ce que ça veut dire.
      La Russie est à 1,61 ? c’est la faute à l’Euro ?

      Un seul pays fait exception : c’est la France avec un taux de natalité plus fort que celui de la Turquie et la Mongolie, et juste inférieur au Maroc.
      La France ne subit plus la « peste blanche »... mais parait que y’a pas de remplacement de population...


    • ASTERIX 14 mai 11:11

      @JPCiron

      POURQUOI laisser les allemands diriger l ’europe  !!!!!! parce qu’ils préfèrent la bière !!!!! parce qu ils ont plus de discipline que les autres européens et qu’ils préfèrent l ’ordre a la nonchalange européenne !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


  • V_Parlier V_Parlier 11 mai 11:20

    Assez pertinent, à l’exception de cette phrase : « Nous sommes encore un pays relativement jeune et solidaire »

    => J’estime que c’est faux. Le français moyen n’est pas plus solidaire que l’allemand mais il attend de l’Etat que ce dernier instaure un système de solidarité qui convienne à son cas. Ce n’est qu’hypocrisie.

    Quant à « nous sommes un pays jeune » : Alors pourquoi depuis 30 ans veut-on nous convaincre qu’il faut sans cesse faire le plein de « bras » (*) pour maintenir notre économie en vie ? (alors que le boulot s’est barré ailleurs). Se seraient-ils moqués de nous ? Mince...

    (*) J’abhorre l’emploi de ce terme mais il est tant utilisé que je souhaite le faire bien ressortir dans toute son horreur et avec mépris.


    • azyx1986 11 mai 20:22

      @V_Parlier
      La France et l’Allemagne ont des Histoires de valeurs et de religions différentes. La façon d’envisager la solidarité dépend des valeurs défendues.

      Faire le plein de « bras » sert juste à faire baisser les salaires. Nous n’avons ni problème de « bras » ni problème démographique en France. C’est en train de venir puisqu’on fait comme les allemands.
      Le seul problème que nous avons, c’est un élite convaincue que le « marché » règle les problèmes tout seul. Cette élite défend les intérêts de ceux qui ont du capital au détriment de tous les autres. Elle est soit corrompue, soit bornée et donc stupide.


    • V_Parlier V_Parlier 12 mai 09:41

      @azyx1986
      Tout cela est bien entendu ce que je sous-entendais par ce questionnement rhétorique.


    • ASTERIX 14 mai 11:18

      @azyx1986
      très intéressant !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! corrompue notre élite aussi !!!!! LOBBYISTE le but d’un membre de cette secte faire du « fric » vivre au jour le jour CARPE DIEM

      l’aryen est plus travailleur ??? plutot esclavagiste !! transforme te travail féminin en « appoint »


  • ETTORE ETTORE 11 mai 12:10

    Geniale cette photo !!!!!!!

    Le salut hitlérien de Angela !

    La zébrure noire sur arrière plan de drapeau européen, fait penser à un origami de croix gammée !

    Encore un hoquet de l’histoire, avec des relents d’Heil !

    Disponible en France, sur petit écran, en VO, avec des scènes augmentées du cri nasillard du roro masqué, micron :

    « Nous sommes en guèèèèèère ! »


  • assouline assouline 11 mai 12:23

    Eh oui... C’est encore la fin de l’Europe...
    Comme tous les mois, toutes les semaines, tous les jours...
    Bon...ça traîne un peu mais c’est normal...
    C’est que c’est pas rien, la fin de l’Europe...
    Donc, normal que ça demande du temps...
    Mais un jour, bientôt, ce jour sera la bon !
    Et ce sera enfin la fin de l’Europe que l’on annonce depuis des milliers d’articles...
    Le couché du soleil est lui-même annoncé chaque jour, tous les jours et ne manque jamais de se produire tôt ou tard...
    .
    Pour l’Europe, qui ne manquera pas de finir un jour, c’est promis, il nous faudra attendre encore un peu...
    La construction européenne a pris du temps, il n’est donc pas surprenant que la fin de l’Europe en prenne autant...
    Autant et peut-être plus lorsqu’on observe la mauvaise volonté de l’Europe à agir en faveur de sa propre mort...
    Les récentes mesures financières décidées pour soutenir l’économie européenne témoignent, à l’inverse, de ce que l’Europe se promet un avenir...
    1650 Md€ de fonds fédéraux auxquels s’ajoutent les efforts de chacun des 27, ce qui porte le total de l’aide européenne à 2350 Md€ !
    Ca fait cher les obsèques...
    .
    L’Europe traverse une crise comme elle en traverse régulièrement...
    Aucune, jusqu’ici, n’a eu raison de sa prospérité et de sa vitalité...
    Pas même celle du Brexit qui n’est que le résultat d’un vote populaire, et non celui d’une stratégie des gouvernements anglo-saxon...
    Au contraire, toutes ont porté l’Union vers les solutions à une cohésion plus étroite et plus sûre. Telle fut la création du MES en suite de la crise grecque... Un MES aujourd’hui activé au profit des membres demandeurs...
    Une crise de plus, et une à laquelle les premières réactions européennes, rappelées plus haut, sont manifestement celles pour une plus grande solidarité, une plus forte unité...
    Qu’importent les divergences, il y en eut toujours...
    L’Europe ne s’est jamais construite que sur des différends...
    La nécessité et les bénéfices d’un bloc européen furent toujours plus forts...


    • Ganesh 13 mai 17:05

      @assouline Chaque pays a besoin de rappeler des limites a ses partenaires, et de donner des gages a des opinions publiques inquietes. La fin de l’UE envisagee par certains, ne serait certainement pas le retour a une prosperite supposee perdue, mais la misere toute nue, et l’arrivee de tous les vautours de la planete. (pas d’accents-clavier anglais, sorry)


  • ETTORE ETTORE 11 mai 13:07

    Assouline @

    L’Europe, l’Europe.....

    Déjà, ce n’est pas ce qu’on nous à vendu au départ.

    Question faire part de décès, c’est vrai que nous sommes invités souvent à ses obsèques, et certains commencent à se demander sérieusement si ces cérémonies en grande pompe ( funèbres) ne sont pas juste le moyen de faire des dons à

    « la famille » pour la soutenir dans son malheur.

    Seulement, voilà, comme dans une excellente blague juive, certains mettent dans la cagnotte à la messe, d’autres, font des dons« importants », en chèque, qu’il jettent à grand renforts de gestes ostentatoires dans la fosse au cercueil.

    Les plus couillons, eux se font étrangler, par les organisateurs du peplum nécrophage.

    Si jamais la perfide Albion s’en sort, ( déjà qu’on lui prévoyait un tsunami dévastateur sur ses côtes boursières, sans les digues EU ;) et cela....malgré la problématique de la pandémie....

    Alors croyez moi, Assouline, jamais vous n’aurez assez de vos deux pognes pour empêcher le détricotage de ce drapeau festonné d’étoiles filantes.


  • zygzornifle zygzornifle 11 mai 13:36

    La fin de l’Europe ou la faim de l’Europe ?


    • V_Parlier V_Parlier 11 mai 13:49

      @zygzornifle
      En tout cas 76% des français ont encore faim d’Europe (et oui, si si, que dire...). Donc si l’UE s’écroule ce ne sera pas volontairement.


  • AlLusion AlLusion 11 mai 14:03

    Le torchon brûle entre l’UE et l’Allemagne dans l’autre sens.

    La Commission menace désormais l’Allemagne de poursuites devant la Cour de Justice de l’UE

    La Commission européenne pourrait engager une procédure judiciaire contre l’Allemagne, a-t-elle prévenu dimanche. Au cœur du conflit, un arrêt de la Cour constitutionnelle allemande selon lequel la Banque centrale européenne aurait outrepassé son mandat avec son programme de rachat massif d’obligations.

    ‘La récente décision de la Cour constitutionnelle allemande a mis en lumière deux questions relatives à l’Union européenne : le système de l’euro et le système juridique européen. ‘Nous analysons maintenant la décision de la Cour constitutionnelle allemande en détail. Et nous examinerons les prochaines étapes possibles, qui pourraient inclure l’option d’une procédure d’infraction‘, a déclaré Ursula V.D.L.

    .


    • Cadoudal Cadoudal 11 mai 14:25

      @AlLusion
      Plus de 1 500 procédures d’infraction au droit européen sont actuellement en cours, d’après le dernier rapport annuel sur ce sujet de la Commission européenne paru en juillet 2019.

      Si Merkel veut rejoindre le maquis anti-sorossien, faudra qu’elle paye sont ticket d’entrée en Deutsche marks...lol...

      La Commission ayant conclu, dans l’affaire C-718/17, à la condamnation de la Hongrie aux dépens et cette dernière ayant succombé en ses moyens, il y a lieu de la condamner à supporter, outre ses propres dépens, ceux de la Commission. Il convient de décider que la République tchèque et la République de Pologne, qui sont intervenues au soutien de la Hongrie dans cette affaire, supporteront leurs propres dépens.


  • assouline assouline 11 mai 14:13

    A l’origine, la question de la fin de l’Europe...

    .

    Puis, plus rien !

    Un exposé sur l’historique des retraites en Allemagne, sur les arbitrages entre capitalisation et redistribution, sur la démographie allemande, sur les besoins en main-d’oeuvre à venir en Allemagne, sur les méfaits et les bienfaits de l’inflation en Allemagne comme ailleurs, sur le rôle de la BCE quant à l’inflation, sur les effets et les échecs d’une politique d’Assouplissements quantatifs de la BCE, sur les possibles différences entre besoins des Allemands et souhaits des Français...mais rien sur l’Europe.

    Que vient donc faire la question de la fin de l’Europe dans tout ça ?

    Comment explique-t-on que des divergences franco-allemande puissent avoir raison de l’Europe ?

    L’Europe se résume-t-elle à la question des retraites ?

    L’Allemagne est-elle un cas unique en Europe ?

    L’Allemagne et la France s’entendent depuis les années 80 sur la nécessité de contenir l’inflation au taux de 2%. Héritage des poussées inflationnistes initiées par les deux chocs pétroliers des années 70...

    En réalité, il n’y a pas de souhait en France de porter la croissance par les prix au-delà des 2%. Ce, simplement parce que la France est attachée depuis la fin des années 80, dans la lignée de la politique du franc fort, à conserver un euro fort et stable. Une monnaie forte qui contribue à satisfaire un autre choix stratégique français, la solidité du secteur bancaire français.

    .

    Car si l’Allemagne veille à ce que la valeur du capital-retraite des Allemands ne fonde pas sous les ardeurs d’une inflation trop forte, la France est tout aussi vigilante sur la valeur des capitaux investis dans chez elle. Ainsi de sa capacité d’investissement, ainsi du financement de sa dette publique. Et tout ça parce que les futurs retraités allemands ne sont pas plus soucieux de la valeurs de leurs économies que ne le sont les investisseurs en France...

    .

    On ne voit donc pas ce que la question de la fin de l’Europe vient faire avec tout ça...


    • azyx1986 11 mai 15:12

      @assouline
      L’Europe prône une politique qui défend le capital contre l’activité et la consommation.
      Cette politique va dans le sens des intérêts du grand pays vieillissant d’Europe : l’Allemagne. Cette politique va aussi dans le sens de ceux qui ont du capital à défendre, autrement dit une minorité de français mais une majorité parmi ses élites dirigeantes.

      La ligne politique de l’euro fort dessert l’économie française. Elle n’avantage qu’une faible minorité.

      Le lien est-il plus clair ?


    • titi 11 mai 16:53

      @azyx1986

      Vous et vos amis vous dénoncez à tour de bras le fait que la création monétaire soit aux mains des banques par le biais du crédit.
      Or avec le fractionnement cela permet d’avoir dans l’économie plus de 8 fois la quantité de monnaie émise par la BCE.

      Comment pouvez vous affirmez tout et son contraire ?


    • titi 11 mai 16:58

      @azyx1986

      « La ligne politique de l’euro fort dessert l’économie française. Elle n’avantage qu’une faible minorité.  »

      « L’euro fort » fait suite au « franc fort » initié sous Bérégovoy.
      Avant cela le franc a été dévalué : 
      En 1981, 1982, 1983, 1986 et 1986.

      Prenez les courbes du chômage depuis 1981.
      Prenez les courbes de l’endettement depuis 1981.

      Franc dévalué, ou franc fort, ou Euro fort, cela n’a aucune incidence.
      Rien... Nada.... Walou...

      Depuis quand un thermomètre donne la fièvre ?


    • assouline assouline 11 mai 17:05

      @azyx1986
      .

      L’Europe prône une politique qui défend le capital contre l’activité et la consommation.


      .
      Qu’est-ce qui porte à croire que l’Europe « prône une politique qui défend le capital contre l’activité et la consommation » ?
      Les taux de la BCE sont au plus bas depuis maintenant cinq ans.
      En quoi une politique de taux si bas témoignage-t-elle d’une volonté de l’Europe de protéger le capital ?
      La BCE a émis des quantités inédites de liquidités depuis 2014. En quoi, cette sur-alimentation de l’économie en liquidités témoigne-t-elle d’une « politique qui défend le capital contre l’activité et la consommation » ?
      .
      Depuis quand protège-t-on le capital en pratiquant une politique de taux historiquement bas, en inondant l’économie de liquidités et de crédits et, finalement, en risquant de déclencher une spirale inflationniste, ce qui d’ailleurs est l’objectif poursuivi par la BCE ?
      .
      Tout, comme le rappelle l’article malgré lui, plaide en faveur d’une volonté de la BCE de porter l’inflation à 2%. Un taux jugé optimal pour conserver à l’euro sa valeur, ainsi protéger le capital et dans le même temps encourager la consommation et l’investissement.

      .


    • assouline assouline 11 mai 17:15

      @azyx1986
      .

      Cette politique va aussi dans le sens de ceux qui ont du capital à défendre, autrement dit une minorité de français mais une majorité parmi ses élites dirigeantes.


      .
      Une minorité de Français !
      88 % ! Ca fait une grosse minorité !
      88 % des ménages français détiennent un patrimoine financier !

    • foufouille foufouille 11 mai 17:28

      @assouline

      j’ai un gros doute sur tes 88, c’est plus 100 sur un livrete A.


    • babelouest babelouest 11 mai 19:32

      @titi
      Tout cet argent soit-disant mis, se retrouve intact dans la comptabilité des banquiers, pas un centime ne va à l’économie réelle. J’ai bien dit réelle, non celle qui est en fait une sorte de vol déguisé par les financiers. Donc même si 8 fois la quantité émise est sortie en création monétaire, ou même 80 fois, cela ne change rien. Au lieu d’inflation, on se retrouve malgré tot en déflation, et les thésauriseurs d’applaudir.


    • azyx1986 11 mai 20:25

      @titi
      Mettre en circulation de la monnaie chez les plus riches d’entre nous ne sert strictement à rien. Elle stagne parmi eux et c’est tout.

      je ne suis pas pour la création monétaire à tout va, ni pour l’abolition de la dette ou de la monnaie. Je dis juste que la monnaie est un instrument économique dont il faut pouvoir se servir. Notre pays a besoin de monnaie pour son activité et pas pour son capital.
      Être actif c’est participer à la société, la rente c’est juste l’asservissement des autres.


    • titi 11 mai 20:29

      @azyx1986

      La monnaie émise par les banques elle l’est pas le crédit.
      Pas de crédit => pas de monnaie.

      Je suis pas sûr que « payer à croum » soit l’apanage des riches.


    • titi 11 mai 20:31

      @babelouest

      C’est quoi l’économie réelle ?
      Dites le nous ?

      Vous nous faites des discours « économie réelle ceci, économie réelle cela » ?
      Mais c’est quoi ?

      Quand une personne achète une maison à crédit c’est réel ou c’est pas réel ?
      Les artisans qui montent la maison ils reçoivent de l’argent réel ou pas ?


    • babelouest babelouest 12 mai 04:12

      @titi
      Justement, ce type de transaction se raréfie, parce que désormais il est de plus en plus difficile d’obtenir un prêt foncier. La faute à une baisse des revenus de la plupart, à une précarité des ressources de plus en plus grande. On n’est plus dans les années 70 !


    • titi 12 mai 14:29

      @babelouest

      « Justement, ce type de transaction se raréfie,  »
      Qu’elles sont vos sources ?

      Car les notaires ne sont pas d’accord avec vous :
      https://www.dalloz-actualite.fr/flash/transactions-immobilieres-bilan-2019

      Et en l’espèce, j’ai plus confiance en leurs chiffres qu’en vos affirmations.


  • GerFran 11 mai 14:43

    L’Union européenne n’est pas démocratique, c’est un projet fasciste, c’est une dictature.

    https://www.youtube.com/watch?v=8tf5SB8nxmI

    Avec successivement : Etienne Chouard, Nigel Farage, Charles Gave, François Asselineau.


  • assouline assouline 11 mai 14:59

    cette monnaie reste sur les marchés financiers, fait de la spéculation et ne va pas dans l’économie réelle.

    .

    Que s’imagine-t-on lorsqu’on parle d’économie réelle et que l’on sous-entend, par conséquent , l’existence d’une économie irréelle ?

    .

    On ne fait en réalité que supposer que les liquidités investies dans des actifs financiers y demeure bloquées, confinées, jusqu’à la revente des actifs et le recouvrement en retour des liquidités investies à l’origine.

    On imagine ainsi que les émetteurs d’actifs financiers sont assez idiots pour collecter des capitaux dont ils n’ont pas l’utilité et dont ils ne font rien.

    On imagine en conséquence que les actifs financiers dans lesquels s’investissent les liquidités des investisseurs génèrent un rendement par magie. Un rendement que nul collecteur de fonds n’ait tenu de payer de sa poche.

    .

    La réalité est évidemment très différente...

    Mise à part les paris sur indice, que l’on peut comparer à un jeu de casino, tous les actifs financiers donnent lieu tôt ou tard à une contrepartie réelle...

    Au bout du compte, les capitaux ainsi collectés finissent toujours dans la comptabilité des demandeurs en besoin de financement. Un besoin de financement commandé par leurs propres investissements ou leurs propres besoins de trésorerie... Sans quoi, les capitaux ne trouveraient même pas à s’investir.

    .

    C’est donc une erreur foncière de considérer la sphère financière comme une sphère à part, détachée de la sphère productive, quoiqu’elle soit régie pas des mécanismes qui lui sont propres, des mécanismes spécifiques comme chaque secteur a les siens.


  • assouline assouline 11 mai 15:39

    Les actions et produits financiers ont pris de la valeur depuis 2015 et c’est tout, cela s’appelle une bulle.

    .

    On a donc bien la preuve ici que les liquidités émises par la BCE se sont investies dans l’économie dite « réelle »...

    Car le cours des actions sont le miroir de la demande en capitaux des entreprises, qui de leur côté, trouvent à investir. La capitalisation globale de Total est indispensable à financer les équipements coûteux nécessaires à l’extraction du pétrole, toujours plus onéreuse au fur et à mesure que se raréfient les réserves.

    Et quoique que la valorisation de Google paraisse excessive au regard de ses besoins réels, elle est pour la firme une garantie de financement pour ses activités de recherche et developpement. Elle peut ainsi s’offir le luxe d’une perte annuelle de 488 millions de dollars sur sa branche recherche...

    .

    Mais les liquidité, même lorsqu’elles se sont investies dans l’économie dite « réelle » peuvent s’être investies dans des actifs que l’on qualifiera plus tard de douteux voire de toxique si leur rendement ou leur liquidation vient à faire défaut.

    .

    C’est ce qui s’est passé en Espagne dans les années 2000, avec ce qu’on a appelé la crise de la bulle immobilière. Le fait est que c’est la conjugaison d’un engouement des espagnols pour l’investissement immobilier et d’un afflux de liquidités, en raison d’une offre de crédit élevée à des taux avantageux, qui est à l’origine de la crise de la dette espagnole. Et de la crise de la dette de 2008, qui est à l’origine une crise de la dette privée et non une crise de la dette publique.

    « Ca devait se louer » s’écriait alors ceux qui avaient investi dans l’immobilier, et qui faute de location se trouvaient dans l’incapacité de rembourser leur emprunt arrivé à maturité... ce d’autant moins que les conditions variables auxquelles ils avaient imprudemment contracté se sont naturellement dégradées. Dégradée en raison même de la dégradation de la valeurs des actifs immobiliers, et donc bien réels, dans lesquels les liquidités de crédit s’étaient investies. Et une dégradation de la valeur de ces actifs immobiliers en raison même de ce qu’ils se ont révélés incessibles ou impossible à louer donc improductifs.

    .

    Actions, obligations, bon du trésor, assurance-vie, livret A, emprunts, crédits, émission de liquidités... la finance n’est jamais que de l’intermédiation et un moyen de réallocation des ressources monétaires...


    • Octave Lebel Octave Lebel 11 mai 20:46

      @assouline

      " Actions, obligations, bon du trésor, assurance-vie, livret A, emprunts, crédits, émission de liquidités... la finance n’est jamais que de l’intermédiation et un moyen de réallocation des ressources monétaires...

      "

      Si vous croyez vraiment cela, je vous invite à approfondir le sujet, à aller au delà des définitions et à observer les fonctionnements réels des flux financiers et de leurs liens avec les politiques économiques, fiscales et budgétaires des pays qui révèlent des arbitrages d’intérêts qui ne s’affichent pas en tant que tels.Au passage, l’Espagne par ses arbitrages au bénéfice des investisseurs immobiliers a sacrifié la formation initiale d’une génération des classes modestes et en partie moyennes. Certains se sont expatriés .Ils ne sont pas prêts à oublier. 


  • DantonQ DantonQ 11 mai 16:01

    Article très intéressant et bien documenté. Les peuples aspirent tous à être libérés du joug pesant de l’UERSS. Et donc, il faut que cette dictature et cette secte explose pour que nous retrouvions notre liberté et notre souveraineté.

    Peut importe que cela se fasse via une crise entre l’Allemagne et les autres pays, ou bien par une sortie avec fracas de l’Italie... 

    Heureusement, l’UERSS est en train de crever la gueule ouverte, et on ne peut que s’en rejouir ! Personnellement, vu que c’est l’Allemagne qui est devenue le problème  pour ne pas dire le boulet  ce serait à elle de quitter l’UERSS...et donc chaque pays retrouverait sa souveraineté totale et on en aurait fini avec ce cauchemar inventé par les américains et non les européens ! 


  • zygzornifle zygzornifle 11 mai 16:22

    L’Europe n’est plus qu’un préservatif percé d’ou s’échappe des gouttelettes de sperme ...


  • assouline assouline 11 mai 16:38

    les pays européens menacent de s’effondrer à cause du manque de monnaie en circulation

    .

    C’est sans doute là l’assertion la plus excentrique de l’ article.

    .

    Alors que les taux sont au plus bas, alors que la BCE inonde l’économie de liquidités depuis 2014, alors que l’encours moyen des comptes de dépôt des Français est en 2019 de plus de 60000 €, et après avoir soutenu que l’Allemagne craignait plus que tout un retour de l’inflation, on affirme qu’il y aurait un manque de liquidité dans l’économie européenne !

    .

    Comment serait-ce possible alors ?

    .

    On fait valoir en guise d’explication que les liquidités disponibles ne seraient pas consacrées à la consommation. Ce qui ne traduirait pas un manque de liquidités mais un manque de désir d’utiliser ces liquidités à des fins de consommation ou l’impossibilité de consacrer les liquidités disponibles à des fins de consommation.

    Une impossibilité souvent en raison d’un accès impossible ou refusé aux liquidités. Un accès subordonné aux revenus et aux perspectives de revenus des agents demandeurs de liquidités.

    A vrai dire, il semblerait qu’on ait fait la confusion ici entre revenus et liquidités.

    Naturellement, les sources de liquidités des agents d’une économie ne sont que leurs revenus et leurs emprunts.

    Or, dans la situation monétaire actuelle, tous les revenus et tous les crédits préalablement consentis sont pourvus en liquidités, qui ne manquent pas pour ce faire.

    Et d’ailleurs, la dette des ménages français a atteint, il y a un peu plus d’un an, un niveau record qui a déclenché les alarmes des autorités de surveillance.

    Ce qui montre que les liquidités ne font pas défaut aux acteurs économiques européens.

    Ajoutons à ça que le pouvoir de création monétaire des banques, et en conséquence l’émission de crédit, dont l’offre n’est contrôlée que par une politique de taux et un contrôle de la demande, exclue tout manque de liquidité dans l’économie.



  • assouline assouline 11 mai 17:41

    Une fausse idée, très répandue dans certains milieux, est de croire que les Allemands sont plus riches que les Français, et qu’ils ont en conséquence un patrimoine financier plus important que celui des Français...

    Or, rien n’est plus faux. Car les français, s’ils se montrent plus frileux à investir, n’en sont en revanche que plus cigales... ( voir ici )

    Ainsi, en 2017, le montant moyen du patrimoine financier d’un français, donc hors immobilier, est de 56040 € alors que celui d’un Allemand n’est que de 49760 €, capital-retraite inclus !

    .

    Les Allemands n’ont donc pas plus de capital à défendre que les Français...

    Tout ça ne tient donc pas...


    • babelouest babelouest 11 mai 19:44

      @assouline
      Cette manie de mélanger les simples citoyens, et ceux qui les manœuvrent ! C’est vrai, la plupart des Allemands ne sont pas propriétaires de leur logement, beaucoup moins qu’en France. Il y a même sûrement bien plus de pauvres, depuis plus longtemps, mais avec les derniers gouvernements français nous sommes en train de rattraper le retard vers la pauvreté. Je pense même que la chute du Mur a rendu des citoyens de l’Est tout simplement indigents, confrontés à un système où ils n’avaient par leur place. Tout l’argent qu’ils peuvent avoir est consacré aux « assurances retraites », des fonds de pension qui trop souvent perdent tout dans des manœuvres boursières hasardeuses. Quand l’assurance perd tout, c’est le cotisant qui n’a plus rien. D’où cette obsession de la protection contre l’inflation.


    • titi 12 mai 16:32

      @babelouest

      Là encore qu’elles sont vos sources ?

      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/11/09/trente-ans-apres-la-chute-du-mur-l-est-de-l-allemagne-ne-produit-que-l-equivalent-de-75-du-pib-de-l-ouest_6018615_4355770.html

      D’après cet article les Allemands de l’Est sont passés de 43% du PIB de leur homologues de l’Ouest il y a 30 ans, à 75%.
      Ce qui les met presque au même niveau que les français qui sont à 82%.


  • Esprit Critique 11 mai 17:51

    Reste plus qu’ a faire sauter le point d’interrogation !


  • ddacoudre ddacoudre 11 mai 18:55

    bonjour 

    rien à redire c’est un point de vue que je partage largement et que j’ai souvent expliqué également ;

    la seule note c’est que la dénatalité est un phénomène d’auto régulation d’une organisation sociale économique qui n’est pas favorable au développement de sa population car le niveau de vie seraient suicidaire.

    l’autre facteur social est que l’humain« fuit le travail » et la formation de capital est un moyen d’en avoir par une rente, cela engendre un appel au remplacement des hommes au travail par des machines ou des robots.

    nous n’avons que le tors de penser que nous maitrison notre destiné, quand l’on arrive à s’extraire de cette vision et que nous faison une analyse olistique du tout l’on se rencontre que c’est seulement l’environement auquel nous participons qui fixent la destiné sur la base de nos comportements innés. c’est alors un peu plus compliqué.

    cordialement Overblog ddacoudre


  • ETTORE ETTORE 11 mai 19:29

    assouline @

    A voir votre véhémence pro européenne (9 post), je pense que vous êtes un octopode bien membré ( puisque 1 de plus) avec une tentacule dans chaque pays, et, que vous en êtes bien aise à rester si fermement accrochés aux divers coquillages qui composent ce plateau de fruits de mer avarié qu’est l’ Europe de crabes.


  • Octave Lebel Octave Lebel 11 mai 20:07

    Il semblerait que la compréhension de la politique monétaire de l’UE soit accessible au simple citoyen.


    Très bonne et claire analyse, redoutable par sa simplicité et sa pertinence pour ceux qui craignent que les citoyens se posent des questions en dehors de celles téléguidées par les légions de journalistes, éditorialistes, décodeurs, spécialistes et experts en tous genres…Que les citoyens prennent dorénavant l’habitude de questionner le choix des aspects de la réalité et les faits retenus, les explications si généreusement proposées à longueur de journée et se mettent à élaborer leurs propres questionnements au-delà des balises de sécurité installées par la bienveillance d’un système médiatique qu’ils financent par l’impôt et la publicité comptés au moindre achat. Sans qu’il y ait une quelconque évaluation démocratique de son fonctionnement. Alors même qu’il est régulièrement brandi comme emblématique de l’assise de nos démocraties.

     

    Reste la question suivante. Que faire et comment faire pour que s’installe un changement durable et que les citoyens reprennent le contrôle des fonctionnements et des objectifs des sociétés dont leurs vies sont la matière, l’énergie et l’esprit ?

    Question que se posent nos concitoyens de manière plus ou moins diffuse, confuse et perplexe avec le sentiment de ne plus vouloir être un simple élément du troupeau sous la tutelle d’élites résolues à contrôler directement ou indirectement les points clefs du fonctionnement du système sans faiblir.

    Merci pour ce travail.


  • Olivier 11 mai 22:34

    Très bon article. Je suis frappé par le fait que pour de plus en plus de gens, l’idée de l’inutilité et de la nocivité de ce machin appelé « UE » devient claire. 

    Malheureusement le poids des intérêts de la finance mondiale est tel qu’il faudra toucher le fond (il n’y a plus longtemps à attendre) pour que nous en sortions. Les sociétés libérales occidentales sont dans la situation de l’URSS de 1988 : face à une crise systématique qu’elles ne veulent ni voir ni accepter, mais inéluctable.

    A mon sens une expérience de régime autoritaire et nationaliste (style de Gaulle ou Pinochet) est devenue la seule solution, face à la faillite des élites de la ploutocratie.


    • vraidrapo 12 mai 08:27

      @Olivier
      De Gaule & Pinochet ce n’est pas pareil, loin de là :
      De Gaulle est parti après le Referendum,
      Pinochet aurait fait couper la langue de Konh-Bendix...


  • zygzornifle zygzornifle 12 mai 14:30

    Quand le marche sur une crotte de chien je me dit : mince j’ai encore mis le pied dans l’Europe ….


    • tobor tobor 12 mai 22:47

      @zygzornifle
      Absolument ! Je projetais il y a quelques années de recouvrir les panneaux indicatifs des merdoirs publiques pour chiens par « petite et grande commission européenne ».


  • keypsao 13 mai 19:14

    Bonjour,

    Article / commentaires qui ont donnés 2 jours d’échanges, comment dire, controversés. 2 jours, la moyenne à peu prêt de durée sur laquelle un sujet, un de plus, est lancé, pour retomber.

    Chacun semble donc reparti de son côté. Avec sa vision ? Rien ne dure donc ? Ou finalement tout dure mais, comme dans un couple qui fête ses 50 ans de mariage, on remarque que Mr n’a rien a faire des fleurs de Mme et Mme n’a rien à faire de la voiture de Mr ?

    Moyenne ? Ah, oui, c’est vrai, des statistiques. J’ai entendu dire un jour, il y a les petits mensonges, les gros mensonges et les statistiques. Nous aident elles ? Ne souhaitons nous pas la même chose, la paix ? Et donc le gite et le couvert qui vont avec ?

    Que de culture, de mots, de voyages, de lectures.. Pour si peu de partage ? Ou pour un partage dans son coin ? Avec soi-même avec qui l’on tombe souvent d’accord ?

    Le riche dira, je travaille 70 heures par semaine, le pauvre dira (celui qui ne fait pas partie de la moyenne au niveau économies hors bien immobilier) je n’ai pas de travaille.

    Le riche dira, j’ai les mots, la culture. Le pauvre aura honte ou la masquera derrière des mots qui feront dire au riche que le pauvre ne peut être que pauvre.

    Donner sans attendre mais jusque pour que les choses soient belles ? Jusqu’au dernier jour et pas seulement par le biais de l’impôt ? Impossible donc ? 

    Irez-vous éclairer, hormis notre voyageur qui a côtoyé des gens normaux qui semblent aspirer à la même chose (d’ailleurs partagaient-ils ou protègeaient-ils ?), ceux d’en bas ?

    Les mots tuent.

    L’argent tue.

    La bonté, je ne pense pas mais qui est bon ? Le suis-je ? J’essaie, dans la limite de ma société mais il est vrai que je protégerais mes biens si nécessaire. Face à qui ? Donneriez-vous 25% de vos économies, de votre temps, de votre savoir, pour que chacun se sente mieux ?

    Allez, bonne continuation, sur un autre sujet, pendant 2 ou 3 jours.


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