lundi 20 avril - par azyx1986

La nouvelle stratégie du choc du coronavirus

 

Comme l’a rappelé Naomi Klein dans sa dernière vidéo, le choc du Covid19 va engendrer de gros changements dans nos sociétés. Dans son livre la stratégie du choc, Naomi explique comment après un choc, les luttes d’influences se forment et comment dans de nombreux cas, les néolibéraux en profitent pour prendre le pouvoir.

Les luttes de pouvoir sont déjà engagés entre les néolibéraux actuellement au pouvoir en Europe avec le soutien de la finance et tous ceux qui souhaiteraient leur reprendre le contrôle pour redonner du sens à l’économie.

Les néolibéraux de la commission européenne, du gouvernement français et de la banque centrale européenne, vont tout faire pour nous faire croire que leur solution est la bonne et qu’ils font cela dans notre intérêt. Ils vont appliquer les mêmes recettes qu’après la crise de 2008 en amenant un maximum de monde vers l’austérité.

La seule manière de lutter contre ce pouvoir c’est d’informer les gens. Ils faut que chacun comprenne ce qui se passe pour être capable de comprendre qu’il s’agit juste d’un choix. C’est aussi l’analyse de Naomi Klein dans sa dernière vidéo.

Les décideurs sont en train de douter aujourd’hui il faut absolument leur mettre la pression pour avoir une chance que les décisions se prennent dans le bon sens.

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Lien vesr la vidéo : https://youtu.be/oh140UNlCA0

 

Le pouvoir des banques : le contrôle de la monnaie

La seule chose qu’il faut bien avoir en tête pour comprendre le pouvoir des financiers c’est d’où vient l’argent. Vous entendez chaque jour des discours comme quoi, il faut faire des efforts, la dette c’est mal et l’argent ne tombe pas du ciel. Il n’y a rien de plus faux.

Prenons un exemple avec un particulier qui va voir sa banque pour monter son entreprise. Il lui faut 1 million d’euro. Il demande donc un crédit de 1 million d’euro à sa banque, dans le langage courant les gens appellent cela un prêt. Ces 1 million d’euro ne sont pas dans les coffres de la banque. Quand la banque accorde le prêt ou plutôt le crédit, elle crée cette monnaie. Elle écrit sur le compte du particulier 1 millions d’euros, et elle écrit dans ses livres de compte -1 million d’euro. À aucun moment elle n’a transféré de l’argent de ses coffres vers le particulier, elle a juste rajouté 1 million d’euro. Cela s’appelle faire de la création monétaire, c’est pour cela qu’il faut mieux appeler ça un crédit plutôt qu’un prêt. On ne peut pas prêter ce qu’on n’a pas.

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C’est la dette du particulier qui a créé le 1 million d’euro. Quasiment tout l’argent qui circule aujourd’hui a été créé par une dette. La monnaie que vous avec dans votre portefeuille, il y a quelqu’un quelque part qui a créé une dette pour que vous puissiez l’avoir. Les particuliers ont des dettes, les entreprises ont des dettes, et toutes les administrations, communes, départements, région et États ont des dettes. Leurs dettes permettent d’avoir de l’argent qui circule, sans dette il n’y a pas d’argent.

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D’ailleurs, quand on rembourse la dette, cela fait autant d’argent en moins qui circule. Si on veut plus d’argent qui circule, il faut plus de dette. Les banques ont pour rôle de créer la monnaie quand elles accordent un crédit et ensuite de détruire la monnaie en s’assurant que le crédit est remboursé. Le but est que ça circule. Elle injecte la monnaie et la récupère.

Leur rôle des banques est donc hyper puissant. Ce sont les banques qui décident ce qui mérite d’avoir un investissement. Puisque les banques privées ont pour but de gagner de l’argent, cela signifie qu’elles ne prêtent qu’au personnes, entreprises ou États qui leurs garantissent que leur activité est rentable. Autrement dit les banques privées refusent de financer tout ce qui pourrait être bon pour la société mais ne rapporte pas d’argent puisque c’est à perte.

Une banque n’accordera jamais de crédit à un hôpital gratuit puisque l’argent créé ne reviendra pas.

 

La puissance des banques face aux États

Maintenant, voyons simplement ce qui se passe pour les États. En Europe, nous avons la Banque Centrale Européenne. La BCE a le pouvoir de créer de la monnaie. Autant qu’elle le souhaite. Elle ne s’en prive pas depuis 2015, la monnaie qu’elle a créée est phénoménale, mais ça n’a jamais profité aux États.

En effet, depuis les accords de Maastricht, il est interdit que la BCE prête directement aux États membres. Ce n’est pas inefficace, ce n’est pas impossible. Par exemple en France jusqu’en 1973, c’est la Banque de France qui majoritairement prêtait à l’État français.

C’est interdit, juste pour une question d’idéologie néolibérale. Les politiques européens qui sont néolibéraux, ne veulent pas que l’on puisse se mettre d’accord pour financer un bien commun. Ils refusent que les États puissent aller voir la BCE et demander des crédits pour construire des hôpitaux, des EHPADs ou pour financer une transition énergétique ou écologique. Les néolibéraux défendent l’idée que seul le marché doit décider de ce qui est juste. Le marché finance ce qui est rentable, donc seul ce qui est rentable est juste et mérite d’être financé.

Donc seuls les banques privées ont le droit de prêter aux États. Elles ne prêtent que pour financer des activités rentables. Ce pouvoir leur permet d’avoir une influence énorme. Les États vivent sous la menace que les banques refusent de leur prêter de l’argent.

 

Les marchés financiers se servent du pouvoir des banques

La partie de la banque qui prête de l’argent aux États s’appellent la banque de dépôt. Il y a une autre fonction assurée par les banques, c’est l’investissement sur les marchés financiers, le fait de jouer en bourse. Cela s’appelle la banque d’investissement. Les banques d’investissements et de dépôts ne sont plus séparées depuis 1999. Depuis cette date, elles ont à la fois le pouvoir de contrôler la monnaie et en plus de jouer sur les marchés financiers. Cela leur donne une capacité énorme de faire n’importe quoi sur les marchés financiers. C’est ce duo qui a créé la crise de 1929 et la crise de 2008.

En 2008, les États et la BCE ont racheté les titres pourris des banques qui ne valaient plus rien de façon à les sauver. Pour racheter tout ça, les États se sont endettés.

En 2010, les banques ont menacé les États de ne plus leur accorder de crédit s’ils n’appliquaient pas une politique d’austérité. C’est ce qu’on a appelé, la crise de la dette.

Plutôt que d’aider les États à sortir de cette impasse, les politiques européens, ont refusé de changer la loi pour que la BSE puisse prêter aux États et se sont tous mis à faire de l’austérité.

L’austérité, cela consiste à limiter les dépenses et les recettes des États. Vous avez certainement remarqué que les recettes qu’on a enlevé en France, concernaient surtout les grandes fortunes de la finance. L’ISF pour la partie financière a été supprimée et Emmanuel Macron a créé la Flat Tax pour diminuer les impôts sur les dividendes.

Du côté des dépenses, tous les pays comme l’Italie, la Grèce ou l’Espagne ont privatisé une grande partie de leurs biens publics. Ce sont les banques d’investissements qui en ont profité.

Cette moindre participation de l’État a l’économie a ralenti l’économie européenne, au point que l’économie réelle n’arrive plus depuis 2015 à donner assez d’argent aux marchés financiers pour payer les dettes de tout le monde. Plutôt que de revoir ce système, la BCE, soit-disant pour soutenir l’Europe a donné aux marché financiers 2700 milliards d’euros supplémentaires depuis 2015.

Pour résumer les banques de dépôts menacent les États de ne pas leur prêter de l’argent. Les États appliquent alors l’austérité qui permet aux financiers de ne plus payer d’impôts et aux banques d’investissements de prendre le contrôle des biens publics.

Quand la situation devient intenable parce qu’il n’y a plus assez d’argent qui circule, la BCE en donne plus aux financiers.

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Il est temps de reprendre le contrôle

L’économie est en berne avec la crise du Covid19, les marchés financiers devraient forcément se casser la figure puisque l’économie réelle ne va pas produire assez de richesse pour alimenter les marchés financiers.

Christine Lagarde a annoncer qu’elle allait donner 1100 milliards de plus aux marchés financiers pour qu’ils tiennent. La BCE est en train de répéter le scénario de 2008.

Les banques sont déjà en train de dire qu’il faudra faire de l’austérité si les États veulent pouvoir financer leur crise.

Des députés européens ont proposé des amendements pour que la BCE puisse prêter directement aux États et enfin s’affranchir des banques privées. Les néolibéraux sont malheureusement majoritaires au parlement européens et ces amendements ont été rejetés.

C’est déjà une vraie révolution que ces amendements aient pu être proposés au parlement européen.

En France, les néolibéraux du gouvernement annoncent qu’il faudra faire des efforts pour financer la crise, ils préparent l’austérité, mais ils hésitent. Ils sentent qu’ils sont en bout de course.

Les anglais par exemple viennent de reprendre le contrôle de leur monnaie et la banque d’Angleterre va fiancer directement l’État.

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Aux États-Unis le gouvernement va distribuer de l’argent à tous les américains.

Une autre voie est possible que de rester sous contrôle des banques et des marchés financiers. Nous devons utiliser cette crise pour nous en débarrasser et reprendre le contrôle de notre monnaie. Ce sera la seule manière de financer ce que nous pensons juste et pas uniquement ce qui rapporte de l’argent.

Cette crise est à la fois une opportunité et un avertissement. Une opportunité parce qu’elle peut nous permettre de reprendre le contrôle. Un avertissement parce que d’autres crises se profilent, à commencer par les crises énergétiques et écologiques. Les financiers ne s’occuperont jamais de provisionner de l’énergie ou de construire en environnement sain pour tout le monde. Puisque leur seul but est le profit. Pour l’éducation de nos enfants ou pour s’occuper des anciens, c’est pareil, il faut absolument un État fort et indépendant des marchés financiers pour faire tous ces investissements d’avenir qui profiteront à tous.

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Le gouvernement hésite aujourd’hui, c’est le bon moment pour que tout le monde comprenne ce qui est en train de se jouer aujourd’hui. Il s’agit de notre avenir et de celui de nos enfants. Nous ne devons pas limiter cet avenir aux seuls bénéfices de la finance, nous devons définir nous-même ce qui est juste et le mettre en œuvre. Cela se joue maintenant, il y a bien une guerre. Mais c’est une guerre des idées, contre les néolibéraux.



23 réactions


  • SamAgora95 SamAgora95 20 avril 16:03

    Vous dites :

    « ...D’ailleurs, quand on rembourse la dette, cela fait autant d’argent en moins qui circule  »

    Cela est faux, comme tout le raisonnement concernant les dettes,les prêts et la création monétaire.

    Lorsque la banque prête elle ne crée pas d’argent réel, elle crée de l’argent virtuel adossé à une garantie (fond propre)

    Cet argent virtuel sera transformé en argent réel en circulation au fur est a mesure des remboursements par le travail bien réel de la personne qui a empruntée.

    Lorsqu’on rembourse une dette cela fait donc plus d’argent en circulation ou de bien disponible, c’est ainsi que la richesse est créée.

    Tout ce mécanisme est sain et permet de financer des projets et des idées qui ne verraient jamais le jour autrement, cela permet en quelque sorte de créer une dépression qui va attirer le progrès potentiel du futur dans le présent.

    ----------------—

    Le fait de prêter comporte un risque qu’il doit-être rémunérer sous forme d’intérêt.

    Car si l’emprunteur ne parvient pas à rembourser ; l’argent virtuel qui n’aura pas été comblé par la création de valeur devra l’être par la banque et si elle manque de fond propre, par ses clients..et si elle fait faillite...c’est de nouveaux impôts et taxes qui combleront le trou (très rare)

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    Ce mécanisme est sain en ce qui concerne le privé, par contre il n’y a aucune raison qu’un état emprunte avec intérêt, puisque c’est toujours le peuple qui se porte garant, car c’est toujours lui qui devra payer la note en cas d’échec d’un projet national...

    --------------------

    Tout cela c’est dans un monde capitaliste idéale, dans notre monde tout ce système est corrompu...les financiers privés on trouvés le moyen de toujours faire porter la note au peuple à commencer par la loi rothschild de 1973 qui à corrompu le fait qu’un état emprunte à taux 0.


    • azyx1986 20 avril 17:44

      @SamAgora95
      Vous dites : « Lorsque la banque prête elle ne crée pas d’argent réel, elle crée de l’argent virtuel adossé à une garantie (fond propre) ».

      C’est devenu entièrement faux. Il n’y a plus de taux de réserve monétaire.

      Avec une réserve monétaire c’est quand même en grande partie faux :

      Si la réserve monétaire est de 5%, cela signifie que la banque peut accorder en crédit 20 fois la somme qu’elle possède. Elle est donc capable de multiplier par 20 l’argent circulant. Elle est donc capable pour une somme d’argent circulant, d’en créer 19 autres.

      Votre argument de remboursement de dette ne tient pas la route. Aucun objet ni service n’a de richesse intrinsèque.
      La seule richesse d’un bien ou d’un service s’opère au moment de la transaction. Le reste est complètement virtuel.

      Je suis d’accord avec vous sur la loi de 1973.


    • SamAgora95 SamAgora95 20 avril 20:16

      @azyx1986

      Lorsque je demande un prêt à une banque pour acheter ma maison, son prix a été convenu entre moi et le vendeur, la banque donne la somme d’argent équivalent au prix estimé du bien au moment de la transaction.

      A ce moment là, l’argent qu’a récupéré le vendeur n’est qu’une promesse d’un travail futur, j’ai donc contracté une dette (non pas auprès de la banque mais auprès de la société) qui doit-être remboursée quoiqu’il arrive, il n’y a aucun échappatoire. Cette dette se rembourse dans cet ordre :

       Pa l’emprunteur, par le fruit de son travail = Gain de richesse pour la société l’argent *virtuel que le vendeur à récupéré correspond maintenant à un travail réel, c’est le seul moment où de l’argent est crée.

       Par la banque et les assurances = Perte pour la banque et l’assurance et éventuellement les clients de celles-ci.

       Par l’état sous forme d’impôts/taxes = Perte pour les citoyens. 

       Par personne car tous sont insolvables = Perte pour la société, la monnaie sera dévaluée pour éliminer l’argent virtuel car la quantité de travail stocké dans la monnaie ne correspond plus à la réalité.

      La banque ne crée jamais d’argent réel, ça n’aurait aucun sens économique et d’ailleurs elle ne peut pas, dans ce processus les seules choses qui ont été crée à partir de ’rien’, c’est la maison et les intérêts pour la banque, qui a pris le risque de vous donner les moyens de réaliser votre projet.

      Même les billets mis en circulation par un faussaires ou une banque centrale qui fait tourner la planche a billet devra tôt ou tard être transformé en travail ou la conséquence sera la dévaluation de la monnaie, il n’y a aucune façon d’échapper à cette règle, c’est un processus naturel et automatique.


    • azyx1986 20 avril 20:47

      @SamAgora95
      Non,
      Quand la banque vous « prête » de l’argent, elle le créé.
      Cet argent vous le donnez à un autre agent économique qui va pouvoir immédiatement le dépenser.
      C’est un processus de création monétaire Ex Nihilo (du néant).
      Il y a bien de la monnaie en plus qui circule dans l’économie à chaque crédit de n’importe quel agent économique.
      Cette monnaie est détruite à chaque remboursement du crédit.
      Les intérêts sont sensés représenter le risque de la banque + les coûts de fonctionnement de la banque. Cela fait que le cycle est sensé pouvoir retomber à 0 à tout moment.

      J’ai l’impression que vous confondez également dévaluation qui est un processus volontaire et inflation...


    • SamAgora95 SamAgora95 20 avril 22:03

      @azyx1986

      Le problème c’est que nous ne parlons pas du même argent.

      La monnaie fiduciaire ou scriptural ne sont que du papier pour le premier et des écritures dans un livre de compte pour le second, sans aucune valeur intrinsèque.

      Lorsque je vous parle d’argent, je fais référence à sa valeur, ce qui fait la valeur d’une monnaie c’est la richesse réelle qu’elle est censée représenter.

      Lorsque vous donnez l’argent que la banque vous a prêté, en réalité ce que vous donner c’est la promesse d’un travail, si ce travail n’est jamais réalisé, alors l’argent que vous avez donné sera supprimé du circuit économique d’une façon ou d’une autre, même si quelqu’un à pu en profiter pour se faire plaisir à un moment donnée, la société dans sa globalité en paiera le prix, par les mécanismes que je vous ai cités.

      Par conséquent la banque ne crée jamais d’argent dans le sens richesse, mais bien de l’argent virtuel censé être comblé par la réalisation d’un travail.

      En disant que les banques crée de l’argent à parti de rien, les personnes un peu naïves se disent mais alors pourquoi ne pas créer autant d’argent que nécessaire pour pour financer les hôpitaux, l’éducation, un revenu universel etc...

      Car cette idée de la banque qui crée de l’argent à partir de rien est fausse.
      Créer de l’argent à partir de rien et sans aucune contrepartie (c’est d’ailleurs ce que font les banques centrales en ce moment) mène à la ruine de la société puis à la guerre pour tenter de sortir du piège.

      Créer de l’argent virtuel sans aucune contrepartie, c’est comme diluer son vin avec de l’eau.


  • François Vesin François Vesin 20 avril 16:17

    « Mais c’est une guerre des idées, contre les néolibéraux.  »

    .

    La première urgence consiste à protéger les français de la propagande

    C’est une mesure simple qui consiste à éteindre TV-radios dès qu’apparaissent

    les héritiers de Goebbels et ceux qui osent encore se prétendre journalistes.

    La coalition des traîtres, des menteurs et des miliciens doit être défaite.

    .

    La deuxième urgence « d’après guerre »  est de restaurer la République.

    A qui peut-on confier la mission d’assurer l’ordre républicain et protéger

    le peuple français des néolibéraux  politiciens, banquiers...etc— pour qu’ait

    lieu ce débat d’idées et que cet Après soit une restauration démocratique ?

     


  • André Martin 20 avril 22:22

    Qu’attendent les anthropologues, scientifiques, syndicalistes, chercheurs, économistes, écrivains, sociologues, philosophes, artistes, urgentistes, ... pour passer à l’action. En se rassemblant dans un « Conseil National de la Transition » ? Voir « Réflexions pour la création d’un Conseil National de la Transition »


  • hugo BOTOPO 21 avril 01:46

    Argent virtuel ou argent réel ?

    Pour les adorateurs du Dieu-ARGENT, pour les accros au Saint-PROFIT, pour ceux dont le dogme de l’indépassable LOI DES MARCHÉS guide leurs pas dans un MONDE NÉOLIBÉRAL capitaliste, universel et mondialisé, L’ARGENT est une RÉALITÉ dans leur CROYANCE, dans la VÉRITÉ de leur VIE !!

    Pourtant, hors quelques « miettes » des stocks d’OR et de la valeur attribuée à des feuilles de papiers dites « billets de banque », l’énorme masse monétaire (d’argent, de monnaies) circulant dans le monde ou « déposée » sur des comptes bancaires de dépôt, est virtuelle : sa lisibilité est faite d’ensembles de 0 et de 1 circulant dans les circuits et mémoires informatiques.


    La création de monnaie par les banques lors des prêts peut entraîner d’interminables discussions, selon sa façon d’utiliser les dépôts des clients, leur épargne, leurs économies. Si une banque a trop de liquidités inutilisées dans ses caisses (dépassement d’un ratio défini par la BCE) elle doit les déposer à la BCE avec des taux positifs ou négatifs (selon les critères définis par la BCE au jour le jour). Si la banque est en mal de liquidités propres, alors soit elle emprunte sur les marchés financiers ou à la BCE (pour le court terme) soit elle utilise une partie des dépôts des clients car ses fonds propres ne dorment pas dans ses caisses car placées dans des prises de participations (entreprises ou banques) ou dans des obligations.


    La politique de QE suivie par la BCE depuis 2015

    2700 Md€ ont été mis indirectement à la disposition des banques depuis 2015 au rythme de 60 puis 80 puis 60 et 20 Md€/mois, sous l’appellation QE (Quantitative Easing) (ou facilités en grande quantité). Ces 2700 Md€ ont été effectivement créés « ab nihilo » par la BCE. Ils ont servi à racheter sur les marchés financiers secondaires principalement des obligations d’États détenues par les banques, avec au départ quelques clauses restrictives : obligations en euros de bonne qualité (de bonne facture), (pas les grecques !) dont l’échéance (la maturité) est inférieure à 3 ans, rachat par les banques centrales nationales (dépendantes de la BCE), avec un maximum de 1/3 des emprunts (ou de la dette nationale ?) tout en respectant une grille de répartition par état selon leur part dans la BCE. Progressivement certains verrous ont sauté (durées plus longues 10 ans et plus), emprunts semi publics (divers organismes d’investissement et de financement). Il en résulte deux faits principaux :

    -1— Les états (et autres emprunteurs) doivent payer l’intégralité des intérêts et rembourser le principal à sa Banque Centrale Nationale (Banque de France agissant au nom de la BCE pour les Français) ; cela n’allège en rien la dette des états. Dans les premières années, la BCE au lieu de réduire son bilan suite aux remboursements, transférait leurs montants dans la masse du QE et l’augmentait.

    -2— Les banques reçoivent des liquidités correspondant à la valeur des emprunts sur le marché financier secondaire : elles renforcent leurs liquidités et leurs moyens de prêter aux entreprises pour favoriser la « bienheureuse croissance ». La Part effectivement allouée à l’économie réelle reste inférieure à 15%, le solde de plus de 85% alimente la spéculation boursière, et aussi les nouveaux emprunts des états (pour au minimum rembourser la BCE).

    Situation actuelle

    La forte baisse de la bourse dépréciant des actifs bancaires, et la récession économique consécutive aux confinements avec arrêts de production et de consommation, affaiblissent les banques (comme en 2008) et les rentrées fiscales des états.

    On ignore actuellement sous quelles conditions les 1100 Md€ que Madame Lagarde se propose de débloquer, -de créer— comme des QE pour maintenir un bilan équilibré de la BCE, ou comme des avances aux banques (remboursables ??) en hors bilan ! + Il se peut que la BCE utilisent les remboursements en cours des emprunts reliés au QE, non utilisés pour une poursuite du QE, pour alimenter progressivement la masse de 1100 Md€


  • rita rita 21 avril 07:45

    « La nouvelle stratégie du choc »

    Une dame en sortant d’un grand magasin arrêtée par la police reçoit une amende de 135 euros pour avoir acheté du shampoing colorant ?

    La police depuis Vichy reste la même toujours aussi con !

     smiley


    • zygzornifle zygzornifle 21 avril 09:54

      @rita

       Porter un uniforme et un flingue n’est pas un gage d’intelligence , ils obéissent comme des chiens dressés et Castaner leur distribue le nonos .....

      Comme disait Einstein pas besoin de cerveau la moelle épinière suffit ....


  • zygzornifle zygzornifle 21 avril 09:51

    le choc du Covid19 va engendrer de gros changements dans nos sociétés.

    Tout redeviendra très rapidement comme avant ......Mais en pire .....


  • Spartacus Lequidam Spartacus 21 avril 10:18

    C’est dingue et caricatural comme le bouquin de niaiseries de Naomi Klein « la stratégie du choc » une gourou gauchiste qui vit du capitalisme de la vente de ses bouquins qui simplifient le monde en une vaste conspiration machiavélique a comme adeptes.

    Des méchants (forcément capitalistes), ont conspirés pour détruire les états. Et l’état c’est le paradis sur terre géré par des gens (forcément bien puisqu’ils sont gauchistes)...

    Une vrai secte.   smiley



    Je vais révéler un secret à l’auteur.

    Son livre, c’est un gloubi-boulga.

    Son seul intérêt c’est pour les gauchistes, à chaque page une bonne idée pour imposer le totalitarisme étatique, le directivisme, le technocratisme, les pertes de libertés et la soumission des individus à l’état...

    L’ironie du livre « la stratégie du choc » dans l’idolaterie de l’interventionnisme d’État, elle ne fait en fait que critiquer l’action des états, et montre que c’est l’état qui est machiavélique...


    Un bon livre pour faire du papier toilette dans la cabane au fond du jardin...


    • azyx1986 21 avril 10:30

      @Spartacus
      Quelque chose me dit que vous ne l’avez pas lu...


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 avril 14:53

      @Spartacus

      Alors Spartacus, on a la haine ?

      Je ne suis pas de gauche, bien que j’ai pu l’être par le passé quand j’étais jeune adulte.
      Maintenant, comme un prof de français de Stanford que j’ai connu, un spécialiste de Céline, je dirais que « plus à droite que moi tombe dans la mer ».
      Et pourtant je trouve que la thèse de Naomi Klein est non seulement intéressante, elle est solide et (aïe ça va vous faire mal au fondement) prouvée par les faits.

      Etre critique du néolibéralisme en général, du mondialisme en particulier, ce n’est pas être de gauche car il n’y a pas plus mondialiste que la gauche.
      Non, pour comprendre la thèse de Klein, il faut et il suffit d’être nationaliste et/ou patriote (on va pas enculer les mouches sur ce point n’est-ce pas ?).

      Je conclue que vous n’êtes ni l’un, ni l’autre, vous êtes donc du mauvais côté de la force quel que soit votre position. Autrement dit, la gauche que vous vomissez, ça n’est jamais qu’une projection (de ce qu’il y a en vous).
      Les extrêmes se rejoignent c’est bien connu ! smiley
      Le bonjour chez vous...


  • Steph87 21 avril 13:17

    Le libéralisme est une dictature pire que toutes celles jamais mis en place.

    Sournoise car mis en place à l’échelle mondiale sous couvert de réussites matérielles de quelques uns, elle impose le dogme des bourgeois trop fainéants pour travailler qui mettent en esclavage les masses. Pour cela la pègre libérale dispose de nombreux artifices : des médias aux ordres qui diffusent la doctrine, des écoles pour faire l’élevage de leurs esclaves, un système qui prône la cupidité contraignant les gens à croire qu’il peuvent réussirent eux aussi à être de la partie.

    L’illusion est parfaite, tout le monde y croit alors que tout le monde se fait esclave et/ou assassiné par les criminels libéraux.


  • Steph87 21 avril 20:50

    Et là tu viens de faire quoi d’autre qu’une réponse par l’insulte ?

    On va encore bien rire avec les copains ! Merci clowny !


  • La meilleure manière de manipuler l’inconscient d’un peuple est de manipuler l’idée qu’ils ont une dette et qu’en plus oh ! horreur, ils vont la faire peser sur leur enfant. L’individu moyen est facilement manipulable. Il a besoin de se sentir aimé comme il le fut de ses parents. Si l’Etat (surtout le néo-libéralisme ou maman banque) le dit, c’est que c’est vrai. Pas besoin d’aller voir plus loin : l’ETAT c’est comme nos parents (même si celui-ci est pervers et autoritaire). Prenons l’exemple des retraites. Un retraité dépense l’argent reçu : aux médecins, à son proprio ou gérant, aux médecins épiciers,...Ce même argent retournant dans les caisses de l’Etat en partie par les impôts. Idem pour le chômeurs. Vous connaissez beaucoup de chômeurs qui achètent un Paul Klee et le mettent dans un coffre ? L’argent prêté se transforme en routes, écoles,.... Ces biens, tout le monde en profite. Où est elle la dette : nulle part. 


  • Meilleure confirmation de mes observations. En Belgique, le gouvernement néo-libéral (chasse aux « assistés » n’a pas réussi à faire mieux que ses prédécesseur. Au contraire,...


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