mercredi 13 septembre - par xavier dupret

Le miracle portugais recto-verso...

Qui l’eût cru ? Le Portugal est en passe de devenir un nouvel Eldorado pour les alternatifs en quête d’un second souffle militant. Les indéniables difficultés traversées par les gouvernements « populistes » en Amérique latine ont, en effet, privé ces milieux, que l’on qualifiera un peu vite d’altermondialistes, d’un contre-modèle à opposer à l’idéologie néolibérale dominante

Après Caracas, Lisbonne pourrait devenir La Mecque de tous ceux qui sont aujourd’hui en quête d’ « un autre monde ». Les observateurs les plus ironiques souriront évidemment à l’idée que la jeunesse révoltée se tourne vers un gouvernement de front populaire dans lequel la socialdémocratie joue un rôle prépondérant. Mais, après tout, pourquoi pas ? Chaque génération a les exotismes qu’elle peut.

Ni la Révolution ni la résignation

Cependant, on encouragera tous ceux qui s’appuieront sur ce qui se passe à Lisbonne pour contester l’ordolibéralisme de la Commission européenne à ne pas idéaliser la situation portugaise. On gardera donc une saine distance critique avec les évènements en tâchant de repérer la liste des défis qui ne manqueront pas de se poser à l’économie portugaise à court et moyen terme. Auparavant, on examinera la liste des bonnes nouvelles en provenance du Portugal. Alors qu’en 2011, le pays était au bord de la banqueroute, Lisbonne affiche aujourd’hui des performances plus qu’appréciables. En effet, le Portugal est sorti de la procédure pour déficit excessif en mai de cette année. Le déficit du Portugal est ainsi tombé sous la barre fatidique des 3%. Le moins que l’on puisse dire est que cet indéniable succès tient à une forme affirmée de résistance face aux diktats austéritaires du ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, qui s’est couvert de ridicule lorsqu’à l’été 2016, il promettait un nouveau et douloureux plan de sauvetage au Portugal si ce dernier cessait de respecter ses engagements1 . A cette époque, le Portugal, tout comme l'Espagne, était dans le collimateur de la Commission européenne pour avoir laissé filer son déficit tout au long de l’année 2015. Mais le Brexit avait mis une pression maximale sur la Commission européenne. Cette dernière, vu ce contexte si particulier, avait fini par renoncer à son projet initial d’infliger de lourdes amendes aux deux pays de la péninsule ibérique. Le « dérapage » qui s’est produit au Portugal a des origines clairement politiques. En l’occurrence, il s’agit de l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement exclusivement composé de sociaux-démocrates mais ne disposant pas d’une majorité au parlement. Ce gouvernement minoritaire a bénéficié d’un soutien extérieur de la part des élus de la Coalition démocratique unitaire (CDU), cartel électoral résultant de l’alliance entre le Parti Communiste portugais avec les Verts, et des parlementaires du Bloco de Esquerda (Bloc de gauche). Ce soutien s’est traduit par la mise en œuvre d’une série de micro-ruptures avec l’ordre austéritaire au pouvoir aujourd’hui en Europe. A l’époque, le gouvernement d’António Luis Santos da Costa a financé une relance du pouvoir d'achat des ménages portugais. Cette politique de relance avait pour fondements la revalorisation des prestations sociales ainsi qu’une diminution de la charge fiscale pesant sur les salaires. Rien de bien révolutionnaire apparemment. Il faut toujours se méfier des apparences car le gouvernement Costa ne disposait pas spécialement de marges de manœuvres importantes lorsqu’il est arrivé aux affaires. Les marchés financiers étaient, en effet, aux abois alors que le président conservateur de la république, Anibal Cavaco Silva, avait tout fait pour discréditer l’action du gouvernement Costa en présentant la coalition de gauche comme incohérente et incapable d’apporter une solution satisfaisante aux problèmes du pays. De surcroît, l’exemple de la Grèce était là pour prouver qu’une politique de confrontation avec la Commission européenne n’aboutirait à rien2 . Trouver une via media entre la Révolution et la résignation revêtait donc un caractère de nécessité absolue pour le gouvernement Costa. Situation en demi-teinte Le Portugal est, en effet, un pays qui connaît de profonds déséquilibres macroéconomiques. La question des dettes, privées comme publiques, y reste particulièrement étouffante. En 2006, la dette publique du Portugal s’élevait à 133% du PIB. En soi, un tel chiffre ne veut a priori rien dire. Par exemple, la dette publique du Japon s’élève à 246,6% du PIB3 . Mais cela ne pose aucun problème puisque cette dette est largement financée par de l’épargne intérieure. Cette configuration particulière met à l’abri la dette publique nipponne d’attaques spéculatives. Tel n’est évidemment pas le cas du Portugal qui ressemble davantage à une nation périphérique devant recourir à l’endettement extérieur pour se financer. C’est ainsi que la dette publique de Lisbonne est détenue à un peu plus de 65% par des investisseurs non-résidents4 .

C’est une première faiblesse. Elle est, hélas, loin d’être la seule. Voir sa dette détenue majoritairement par des non-résidents n’est pas forcément problématique. Le cas de la France s’avère, de ce point de vue, particulièrement emblématique. Fin 2016, 56% de la dette publique française était détenue par des non-résidents. Cet état de choses laisse pourtant peu de place à de mauvaises surprises pour l’économie française. En effet, les ménages hexagonaux disposent d’une épargne abondante que l’on peut considérer comme un volant de liquidités permettant, le cas échéant, de refinancer la dette publique française sur une base davantage locale. Et c’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer sans drame à pas feutrés, de manière imperceptible donc structurelle (donc forcément décisive) puisqu’à la fin de l’année 2015, le taux de détention de la dette publique de long terme du Trésor français par des nonrésidents était de 59%5 . Cela signifie qu’entre 2015 et 2016, le taux de détention de la dette française par des locaux a augmenté. L’évolution de cette variable est particulièrement spectaculaire si l’on envisage les choses à moyen terme. En 2009, le taux de de détention de la dette publique hexagonale par des non-résidents égalait les 70%6 . Un pays comme le Portugal ne jouit guère de telles possibilités. Ce pays ne se caractérise pas du tout par une épargne privée abondante. Au contraire, la dette privée s’y situe à des niveaux impressionnants (143% du PIB en 2015) 7 . La faiblesse de l’épargne mobilisable au sein de l’économie lusitanienne saute aux yeux lorsque l’on cherche à définir la position du pays en termes de solvabilité, c’est-à-dire en mesurant la différence entre le volume de la dette et la valeur des actifs qu’elle a servi à financer. Pour cette variable, le Portugal présentait une déficience structurelle de -113,2% du PIB en 20138 . Il s’agit là d’une donnée particulièrement défavorable qui fragilise profondément l’économie du Portugal, un des pays les moins bien classés pour cette variable en Europe.

Une liste de défis longue comme le bras

Une des conséquences de cet état de chose est que l’Etat portugais ne peut guère compter sur les acteurs locaux pour s’autofinancer. Les bases de données d’Eurostat ne permettent pas, pour l’heure, de disposer plus récentes que celles arrêtées en 2013. Nous doutons toutefois que le récent retour de la croissance ait permis d’améliorer cette situation hautement problématique. Par ailleurs, le regain de la croissance économique au Portugal n’a pas grand-chose à voir avec un modèle d’accumulation offrant des perspectives rassurantes sur le long terme. En effet, la politique de baisse des salaires réels, a, après avoir ravagé les structures de l'économie portugaise, davantage ouvert le pays tant et si bien que « les exportations représentent désormais 40% du PIB portugais contre 27% avant la crise. Le retour de la croissance chez le voisin espagnol tire les exportations et la croissance de Lisbonne vers le haut. [De plus], la faiblesse de l'euro favorise les ventes de produits portugais désormais fort bon marché en dehors de la zone euro ». 9

Par conséquent, l’économie portugaise repose de plus en plus sur la conjoncture interne de ses partenaires commerciaux au détriment d’éléments plus directement endogènes. Cette tendance s’inversera inexorablement en cas d’appréciation prolongée de l’euro. Ceci n’incite évidemment guère à l’optimisme béat. Parallèlement, le secteur bancaire portugais ne rassure guère non plus. Chacun garde en mémoire l’épisode durant lequel le gouvernement portugais a, en 2014, dû intervenir à hauteur de 4,4 milliards d'euros en faveur de Banco Espirito Santo avant que cette dernière ne soit divisée entre une structure saine (Novo Banco) et une structure de défaisance pour les actifs toxiques. C’est peu dire que le secteur bancaire portugais continue de montrer des signes de faiblesse. En décembre 2015, le gouvernement portugais venait à la rescousse de Banco Internacional do Funchal (BANIF). A l’époque, Lisbonne mettait en œuvre un plan de sauvetage de 2,2 milliards d’euros avant de séparer, comme cela avait été le cas avec Banco Espirito Santo, les actifs toxiques du reste du bilan bancaire. Les actifs sains ont été cédés au groupe espagnol Banco Santander pour un montant de 150 millions d’euros. C’était la deuxième opération de sauvetage bancaire au Portugal en mois de 18 mois10 . En mars de cette année, la première banque du pays, la Caixa Geral de Depósitos (CGD), était sauvée par le gouvernement. CGD, détenue à 100% par l’Etat portugais depuis 1993, est déficitaire depuis 2011. Le plan de sauvetage avalisé par la Commission européenne prévoyait une recapitalisation pour plus de 4 milliards d’euros milliards. Dans un premier temps, le gouvernement portugais a, en janvier 2017, pratiqué un jeu d’écritures en portant sa participation directe dans le capital de Parcaixa, une filiale du groupe, au capital de CGD. Montant de l’opération : 500 millions d’euros. Ensuite, Lisbonne a mis en œuvre une conversion pour 945 millions d’euros de la dette de CGD auprès du Trésor portugais. Enfin, le gouvernement Costa a injecté du cash dans le capital de CGD pour 2,7 milliards d’euros. Pour autant, la situation des banques portugaises est encore loin d’être assainie pour l’heure. Le Portugal affiche un taux de créances douteuses de 20% pour le Portugal contre 4% en France et 2,7% en Allemagne11 . On comprend que dans ces conditions, les agences de notation ne sont pas vraiment désireuses de relever la note sur la dette souveraine du Portugal12, ce d’autant que la dette publique de Lisbonne s'est encore alourdie l'an dernier. Voilà qui explique pourquoi l’administration Costa s’est engagée à faire glisser son déficit à 1,5% du PIB en 2017 en visant l’équilibre à l’horizon 2020. Il est vrai que la croissance du pays rend possible cette orientation sans toucher à la fragile et toute relative amélioration des conditions de vie des travailleurs portugais. Par contre, si la conjoncture vient à se dégrader pour la zone euro, le gouvernement Costa continuera-t-il à afficher cette volonté de réduction des déficits, quitte, dans ce cas, à mettre en péril les acquis fragiles de ces derniers mois ? Qui vivra verra…

1 O Observador, édition mise en ligne du 29 juin 2016.

2 The Guardian, édition mise en ligne du 25 novembre 2015.

3 OCDE, juin 2017.

4 Eurostat, janvier 2016.

5 Banque de France, Stat Info, Émission et détention de titres français au 31 décembre 2016, 13 avril 2017.

6 Guillaume Leroy, Qui détient la dette publique ?, Fondapol, avril 2011, p.16.

7 OCDE, data base, juin 2017.

8 Eurostat, juin 2017.

9 La Tribune, 27 août 2015. De ce point de vue, l’appréciation de l’euro, si elle devait persister, pourrait jouer un mauvais tour à l’économie portugaise.

10 Financial Times, édition mise en ligne du 21 décembre 2015.

11 Autorité Bancaire Européenne, avril 2017. Pour compléter ce tableau, l’Autorité bancaire européenne fait état d’un taux de créances douteuses en Italie et au Portugal supérieur à celui des autres pays européens. 16,4% pour l’Italie, 20% pour le Portugal contre 4% en France et 2,7% en Allemagne.

12 Les Echos, édition mise en ligne du 16 juin 2017.



19 réactions


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 septembre 18:52

    Il n’y a de miracle que dans votre imagination... Bruxelles renonce à sanctionner l’Espagne & le Portugal, mais exige plus d’austérité.


    Il faudrait retomber un peu sur terre, il n’est pas possible de faire une politique sociale dans le cadre des Traités européens. Vous vous croyez en démocratie, où les gouvernements font ce qu’ils veulent ?

    Portugal - Pas de sanctions, mais le gel des fonds structurels.
    " Fonds structurels gelés

    Reste que si beaucoup s’en tiendront à un « laxisme » de la Commission en raison de l’absence de sanctions, il convient de ne pas oublier que cette procédure bloque les fonds structurels versés aux deux pays qui en ont beaucoup besoin, notamment parce que la croissance de ces pays est inégale sur le plan régional et social. Il y a donc en réalité sanctions. La Commission discutera d’ici à septembre de ce gel avec le parlement européen et pourra le lever après le 15 octobre lorsque les deux pays présenteront leurs mesures prises en 2016 et prévues en 2017. Mais Jean-Claude Juncker a prévenu que ce « gel pourrait être plus douloureux encore que les sanctions ». Il n’est donc pas juste de ne s’arrêter qu’aux sanctions. (...)


    Vu de Grèce aussi, un ancien membre du Comité central de Syriza explique :

    « L’Europe n’est pas réformable ». Il faut en sortir.


    • xavier dupret xavier dupret 13 septembre 20:42

      @Fifi Brind_acier Je ne suis pas sûr que l’on parle de la même chose. Au cours des 15 derniers mois, et, comme je l’ai noté à la faveur du Brexit, Le Portugal est sortie du cadre austéritaire TEMPORAIREMENT. Je ne dis rien d’autre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 septembre 06:45

      @xavier dupret
      Je viens de vous démontrer qu’il n’en n’est rien. Bruxelles a sucré une partie des fonds structurels auxquels le Portugal avait droit, et impose à nouveau l’austérité.
      Junker a été très clair : « La zone euro a bien une politique économique : l’austérité. »


      Les fonds structurels et le budget de l’ UE.
      Bruxelles ne produit rien, sauf des fonctionnaires, et des tonnes de paperasses. Chaque pays européen verse chaque année de l’argent à Bruxelles, qui sert de plaque tournante. Certains pays reçoivent plus qu’ils ne versent. D’autres perdent de l’argent, comme la France, qui verse plus de 20 milliards à l’ UE et n’en récupère que 14.

      L’argent en question vient des impôts des contribuables européens. Bruxelles met son logo partout, comme si c’était l’ UE qui répandait la manne. Ce sont nos impôts.


      Quels pays reçoivent le plus ? Vous voyez clairement sur ce graphique que le Portugal fait partie des pays qui reçoivent le plus. C’est donc une sanction grave que de leur sucrer ces fonds, ou même un partie de ces fonds.

    • xavier dupret xavier dupret 14 septembre 14:31

      @Fifi Brind_acier

      Vous avez tort. Si le volume de vos dépenses publiques « en excédent » d’après la Commission dépassent les fonds structurels alloués annuellement, ce que vous décrivez est faux....

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 septembre 19:37

      @xavier dupret
      Et bien démontrez -le. C’est quoi « les dépenses publiques en excédent » ?
      C’est la dette d’un pays, non ? Elle ne doit pas dépasser 3% du PIB.
      Cf 1997- Pacte de stabilité et de croissance.


      Depuis, il y a eu le Two Pack, le Six Pack, le Pacte budgétaire et le semestre européen, qui mettent les budgets des pays de l’ UE sous un contrôle de plus en plus serré, avec sanctions financières, en cas de dépassements.
      « Pourquoi Paris tremble devant Bruxelles » La Tribune.


    • xavier dupret xavier dupret 15 septembre 18:23

      @Fifi Brind_acier Vous venez de démontrer que le Portugal a reçu près de 3,3 milliards par an. Le déficit du Portugal était de 7,07 milliards d’euros. En 2016, le déficit public du Portugal s’est établi à 3,8 milliards d’euros, contre 7,8 milliards en 2015. Mais je crois que le point capital est que la pierre d’angle de votre « raisonnement » (à savoir le gel des fonds structurels au Portugal et à l’Espagne) est une fake news...

      Pas de gel

      http://www.lavoixdunord.fr/75096/article/2016-11-16/l-ue-leve-la-menace-de-suspension-des-fonds-structurels-pour-l-espagne-et-le

      Pas même d’amende

      http://www.bilan.ch/economie/lue-ninfligera-damende-a-lespagne-portugal-leurs-buddgets

      Facts only matter


  • Alren Alren 13 septembre 19:12

    Je ne sais pas qui sont les « jeunes » qui se tournent vers le Portugal comme [les musulmans] vers la Mecque mais je n’en connais pas autour de moi.

    J’ai bien ressenti, merci, tout le mépris hautain que sous-entendait cette image religieuse pour des personnes ayant une pensée politique rationnelle et réfléchie.

    L’auteur se dit militant syndical. J’aimerais bien savoir de quel syndicat. Sans doute ni la CGT ni SUD !!!


  • izarn izarn 14 septembre 01:33

    Les dettes des états depuis 2008 sont devenues insupportables car elle ont servi à « sauver » les banques...Une bad bnak c’est trés joli, mais qui achète des actifs pourris au prix du neuf ?
    Ben la dette. Et c’est qui la dette ? Le contribuable...
    A quoi sert l’austérité ? A ce que le contribuable puisse rembourser la dette des banques...
    C’est tout.
    Si le Portugal sort de l’euro et fait défaut, et ben toi le pauvre con avec tes économies dans ta banque, t’as plus rien du tout !
    Le refus de l’austérité est payé par la dette...Et on peut se demander si le Portugal remboursera jamais sa dette...Puisqu’elle est roulée.
    On ne parlera pas en plus du target II...C’est à dire ce que doit la banque du portugal à la buba....
    Faut voir que les allemands sont coincés aussi dans cette affaire : Une partie de leur « richesse » c’est de la dette. Qui peut se changer facilement en actifs toxiques, irrécouvrables.
    Cela explique le comportement allemand.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 septembre 07:12

      @izarn
      C’est plus compliqué que ça et ça n’a pas de rapport avec la dette, qui est un autre problème. Un pays qui sort de l’euro doit rembourser les euros qu’il a dans sa banque centrale, aux autres banques centrales européennes.
      C’est la prime de sortie.


      L’euro n’est pas une monnaie unique comme le dollar ou le rouble, ou toutes les monnaies des pays souverains. C’est une monnaie « commune » à 19 pays.
      Ils ont décidé un beau matin, que toutes les monnaies des 19 pays s’appelleraient « euro » et auraient la même valeur.

      En clair, l’euro franc = l’euro-drachme = l’euro -lire = l’euro- mark = 1 euro.
      Il n’y a plus de change et donc tous ces euro nationaux circulent librement sous l’appellation « euro ». Tout en restant des monnaies nationales, et c’est tout le problème ! Le change, qui a disparu, va réapparaitre en sortant de l’ euro, ce que tous les européistes cachent soigneusement.

      Que les Mamamouchis le veuillent ou non, l’euro éclatera, car au lieu de rapprocher les économies, comme annoncé, l’euro les fait diverger.
      Les apprentis sorciers qui ont créé l’euro seront obligé d’avouer qu’il s’agit d’une arnaque.
      Exemple de la Grèce quand elle sortira de l’ euro, volontairement ou pas, cela ne change rien.

      "Un Grexit va donc entraîner la chaîne d’inconvénients suivants :

      a) défaut de la Banque de Grèce (défaut dans une monnaie devenue étrangère),
      b) transmission des pertes aux autres banques centrales de la zone,
      c) répercussion de ces pertes aux gouvernements,
      d) répercussion de ces pertes aux contribuables des pays restants.

      Il s’agit en bref d’un gâchis d’une taille extraordinaire, et qui n’aura été dû qu’à un aveuglement idéologique, quasiment religieux, d’un très petit nombre de personnes.

      En conclusion, la perte est là, et ne sera pas recouvrée.( ...)



  • zygzornifle zygzornifle 14 septembre 09:14

    Les Portugais ont pris « du poil » de la bête .....


  • Spartacus Spartacus 14 septembre 10:10

    Le Portugal est sorti de la crise par la déréglementation du marché du travail, licenciement plus facile et notamment baisse des allocations chômage.

    Du jour au lendemain des milliers de gens se sont mis a avoir un job et répondre aux annonces d’emploi qui ne trouvaient pas preneur..
    La réduction de la dette n’étant due qu’a une population active en emploi plus importante.

    • samuel 14 septembre 12:02

      @Spartacus

      « Seul celui qui travaille doit pouvoir manger ! » 
      président du SPD en 2006

      « La misère ce n’est pas la pauvreté du porte monnaie mais la pauvreté de l’esprit.
      Les classes inférieures ne manquent pas d’argent mais de culture. »
      Walter Wüllenweber, éditorialiste, Stern

      « Nous fournissons aux employeurs un matériel humain bon marché »
      Collaborateur d’un JobCenter Berlinois 
      cité par Die Süddeutche Zeintung, 2015

      Quelle est cette société dite démocratique qui réduit les humains à du matériel.
      Du matériel pour faire quoi et au profit de qui ?

    • Ar zen Ar zen 14 septembre 13:57

      @Spartacus


      A quel prix Sarpatacus ? Les esclaves doivent être « heureux » puisqu’ils ont un « travail » ?


      http://portuguese-american-journal.com/report-portuguese-lost-20-of-active-population-to-migration-portugal/
      Les politiques de la troïka ont permis d’ouvrir grand la porte de cette immense braderie sociale qu’est devenue l’Europe où se pressent des milliers d’hommes et de femmes que le Portugal a expulsés de leur propre pays, tandis que dans le même temps il y attire les retraités aisés du centre, par des exemptions fiscales prometteuses de retraites dorées.

      Par ailleurs vous parlez de « la réduction de la dette » alors que celle ci n’a fait qu’augmenter. 


      Dans le texte : « La réduction de la dette n’étant due qu’a une population active en emploi plus importante ». Vous pouvez expliquer ?

    • Yanleroc Yanleroc 15 septembre 02:06

      @Ar zen

      Et là, FiFi peut expliquer ,« car au lieu de rapprocher les économies, comme annoncé, l’euro les fait diverger.  » 
      Peut-être parce qu’ au bout du compte, le Marché se comporte de façon autonome et que personne n’ y peut rien, pas plus les méthodes d’ anticipation et de régulation, qu’ un Etat faussement souverain, car sortir du bourbier Européen, ne nous fait sortir en rien du Marché ! le tournant cognitif en Economie.
      Quant à savoir si on serait mieux équipé face aux mécanismes économiques autonomes (le Marché), en étant souverain ou en plein libéralisme, est accessoire, car le Marché est ce qui prime et il est devenu autonome. C’ est une entité à part, c’ est un ennemi autrement plus inabordable que l’UE, qui d’ étape pour les uns ou d’ espoir pour les autres, est devenue leurre.
      « Pendant qu’ ils concentrent leur énergie à mal mener l’UE, qui n’ est qu’un nœud du maillage mondial parmi d’ autres, nous avons toute latitude pour finaliser le verrouillage de notre NWO sur le Village Global !  »

  • olivier cabanel olivier cabanel 14 septembre 21:39

    merci d’avoir rappelé dans cet article un peu touffu... (il aurait mérité des coupes salutaires, à mon humble avis), que le Portugal est en train de montrer qu’une autre voie est possible


  • zygzornifle zygzornifle 17 septembre 09:31

    Avec les Portu-Gays c’est rectum-versum ..... 


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