mardi 10 octobre - par Michel DROUET

Patron voyou ?

Qu’est-ce qui vous a pris, M. Brissault, patron de la société Starterre de reverser 1,6 Million d’euros de vos bénéfices à vos salariés ? Le Medef et la CGPME en sont restés sans voix. Vous risquez quasiment l’excommunication avec vos lubies et d’être montré du doigt comme patron voyou par vos confrères qui ne manqueront pas de demander au gouvernement d’interdire de telles pratiques.

Toute une stratégie de victimisation mise à mal

Depuis des lustres, les syndicats de patrons s’évertuent à nous dire que tout va mal, que les entreprises croulent sous les charges, que le code du travail est trop rigide, les indemnités de licenciement trop élevées et que l’impôt sur les sociétés devrait être supprimé.

Les saillies verbales de M. Gattaz sur ce sujet ainsi que ses promesses jamais tenues de créations d’emplois malgré les 20 Milliards annuels du CICE font la une des journaux alors que vous, M. Brissault, votre geste n’a fait que 15 petite lignes en colonne en dernière page de mon quotidien régional.

C’est un fait, les déboires supposés des entreprises françaises avec leurs salariés qui coûtent cher sont largement relayés par les médias et il semble qu’il y ait une hérédité très prononcée chez les Gattaz, porteurs de mauvaises nouvelles, puisque le père de celui-ci officiait à la tête de l’ancêtre du Medef, le Conseil National du Patronat Français, autrement appelé « Conseil National des Pleurnichards Français » ce qui en disait déjà long sur l’action de ce mouvement.

Cela fait désormais partie de la légende urbaine et tout le monde s’accorde à penser, aidé en cela par le matraquage médiatique et les « économistes » aux ordres, que « les entreprises françaises vont mal » et qu’il « faut faire des sacrifices », chez les salariés, bien entendu, afin que les dirigeants d’entreprises maintiennent leur train de vie (achat d’un vignoble pour 11 Millions d’euros chez les Gattaz) versement de dividendes de plus en plus élevés chez les actionnaires (la France est la championne d’Europe) et distribution de stock-options pour les cadres dirigeants (qui proposeront des plans sociaux faisant remonter le cours de l’action) afin qu’ils aient l’impression de faire partie de la famille.

Et bien évidemment, les gouvernements successifs adhèrent à cette légende et mettent en œuvre les mesures de régression sociale demandées par nos patrons afin qu’ils puissent avoir le même train de vie que ceux qui officient dans des pays exotiques où les charges et les impôts n’existent pas et participent au concours de celui qui a la plus grosse fortune.

Le gouvernement actuel est tellement convaincu de la ligne du Medef qu’il n’hésite pas à supprimer des emplois aidés pourtant moins onéreux que les emplois attendus avec le CICE, afin de mettre un peu plus de tension sur le marché de l’emploi et obliger les chômeurs à accepter n’importe quel emploi à n’importe quelle condition pour faire plaisir au Medef.

Et voilà qu’on se rend compte que des entreprises vont bien, qu’elles font des bénéfices et peuvent en distribuer à leurs salariés, mais bien évidemment ceux qui ne veulent pas voir ça nous diront que cela tient à la structure du capital de l’entreprise (familiale) et que cela ne peut pas se produire dans les entreprises dans lesquelles le capital est partagé entre de multiples investisseurs, tous plus pressés les uns que les autres d’empocher de juteux dividendes avant de penser à investir dans l’entreprise et à partager avec les salariés.

Cela pose des questions

Dès lors, on comprend mieux le refus patronal de faire siéger des représentants des salariés aux conseils d’administration des entreprises à l’instar de ce qui se passe en Allemagne, pays pourtant monté en exemple aux travailleurs français (sans les quelques millions de travailleurs pauvres sans protection sociale qu’on dissimule sous le tapis, comme la poussière). Ces représentants seraient capables de voir que le rendement financier a désormais remplacé la stratégie industrielle dans bon nombre d’entreprises et que le patriotisme économique est une notion qui fait bien rire les dirigeants et les actionnaires.

Par ailleurs, sans connaître ni le compte de résultats, ni le bilan de l’entreprise Starterre, on peut penser qu’elle est très bien gérée puisqu’elle se développe et qu’elle réalise de bons bénéfices dans un secteur (la vente d’automobile) souvent présenté en tension.

Cela pose donc la question de l’indépendance de certaines entreprises dont certaines sont de simples sous-traitantes d’entreprises plus importantes et dont les marges se restreignent comme peau de chagrin.

Il y a aussi la question du prix payé au producteur par les entreprises de l’agroalimentaire et de la grande distribution qui confisquent les profits. Ce dernier exemple illustre parfaitement la part prise par la finance avide puisqu’on n’envisage désormais comme seule solution celle de l’augmentation du prix payé par le consommateur pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail. « Touchez pas au grisbi », tel semble être le leitmotiv de ces rapaces. Pas de partage à l’ordre du jour. Circulez, il n’y a rien à voir.

Cela pose enfin la question de la formation des prix. On nous dit que c’est la loi de l’offre et de la demande qui fait le prix, ce qui veut dire, la vente à perte étant interdite, que dans certains secteurs ou pour certains produits, le prix peut n’avoir aucun rapport avec ses coûts de fabrication (l’exemple des téléphones portables est là pour illustrer ce propos).

Autrement dit, tant qu’il y aura des gogos pour s’endetter en achetant le dernier téléphone portable qui coûte un SMIC et fabriqué à bas coût dans des pays à la main d’œuvre abondante et peu revendicative, le décalage exorbitant entre le coût de production et le prix de vente a de beaux jours devant lui et les financiers seront contents.

La société Starterre évolue dans un secteur où les prix sont de fait alignés avec les concurrents (prix de vente constructeurs, Argus,…) et la réalisation de bénéfices est due au savoir-faire économique et technique de ses dirigeants et de ses salariés. Cela doit être salué.

M. Brissault aurait pu se contenter de faire comme M. Gattaz, c’est-à-dire s’acheter une danseuse dans le Lubéron pour 11 Millions d’euros. Au lieu de cela, M. Brissault a choisi de partager 1,6 Million de bénéfices avec ses salariés et non pas en fonction des postes détenus mais de l’ancienneté des salariés dans son entreprise, ce qui est doublement iconoclaste pour un dirigeant du Médef normalement constitué. 

De là à ce que M. Brissault soit considéré par le Médef comme un patron voyou….

 



97 réactions


  • gaijin gaijin 10 octobre 17:59

    il faut bien comprendre que pour un certain patronat c’est d’une guerre idéologique qu’il est question : verser un salaire c’est mal puisque déjà on est bien bon d’offrir un travail a ces feignants même pas bon a créer une entreprise .........


    • oncle archibald 10 octobre 18:15

      @gaijin : pauvre âne .....


    • gaijin gaijin 10 octobre 19:32

      @oncle archibald
      n’hésitez pas a développer votre point de vue ..............


    • gaijin gaijin 10 octobre 19:33

      @oncle archibald
      n’hésitez pas a développer votre point de vue ...........


    • oncle archibald 10 octobre 19:51

      @gaijin : l’image que vous voulez donner du « patron » est tellement fausse et puérile que je ne vois aucun intérêt à dialoguer avec vous.


    • Sozenz 10 octobre 22:10

      @oncle archibald
      pensez vous vraiment qu ’elle soit si fausse que cela . vous n avez qu ’ à regarder les commentaires de certains anciens chefs d entreprise qui interviennent sur agoravox ...je ne pense pas qu’ils soient des exceptions ...


    • Sozenz 10 octobre 22:13

      @gaijin
      vous avez raison, et comme vous l avez souligné
      il faut bien comprendre que pour un certain patronat
      vous n avez pas généralisé


    • francois 11 octobre 07:51

      on dit entrepreneur. Patron c’est pour le cafetier.


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 09:05

      @francois
      Comme on dit Maison d’Accueil Pour Les Personnes Âgées au lieu de Maison de Retraite : tout cela, c’est de la Novlangue. Tout dépend comment les résidents sont traités...


    • gaijin gaijin 11 octobre 09:22

      @oncle archibald
      j’ai précisé « certains »
      vous voulez dire que le médef ne fait pas de politique ? que l’on n’a pas vu par exemple en 2012 des entreprises différer leurs plans de licenciements pour ne pas gêner sarkozy ?
      que vous le vouliez ou non ( et même si je charge parfois le trait ) il y a bel et bien une guerre des classes qui se poursuit sur un mode différent ......la seule mention perpétuelle du « cout des salaires » en est un signe pourquoi ne pas les considérer plutôt comme un investissement ? simple modification comptable qui change le point de vue ........
      j’ai eut la « chance » de travailler dans une entreprise qui considérait les choses de cette façon ( fondée par un salaud d’ouvrier ) on était bien payés ( grosses primes pour les bénéfices trés ......) la boite était hyper rentable .....et puis le gars il a vendu pour partir a la retraite et il a vendu a un groupe ...la première chose qui a disparu ( un an ) ce fut les bénéfices ( disparus dans des artifices comptables pour sucrer les primes ) l’objectif suivant fut de casser la structure sociale de l’entreprise en montant les gens les uns contre les autres .......bref toutes les logiques du « management moderne » en 5 ans ces cons ont fermés 3 boites sur les 4 et mis la dernière a genoux ......
      j’ai vu exactement le même processus ailleurs se dérouler de la même manière avec les mêmes résultats
      que vous le vouliez ou non il y a bel et bien une guerre idéologique en france pour couler les entreprises ( les politiques des années 90 ne se cachaient même pas du fait que c’était un objectif )


    • gaijin gaijin 11 octobre 09:24

      @francois
      entrepreneur c’est pour désigner des gens qui entreprennent ......
      casseurs serait dans certains cas plus exact ( voir mon post précédent )


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 09:25

      @gaijin
      Je retiens le « certain patronat », expression qui me convient et qui évitera de faire l’amalgame avec ceux qui font leur travail correctement.
      Je réfute l’idée qu’il puisse y avoir une seule catégorie de patron, un peu comme si on jetait l’opprobre sur tous les curés au motif qu’il y a des curés pédophiles, sur les fonctionnaires ou les comptables parce qu’il y en a qui tapent dans la caisse ou sont corrompus, sur les bénéficiaires des aides sociales parce qu’il y a des fraudeurs, sur les salariés parce qu’il en existe qui volent leurs patrons, ou bien sur les notaires au motif qu’il y en a qui détournent des héritages, etc, etc,...
      ...A moins de considérer que le statut est un gage d’honnêteté sans faille et que nous vivons dans une société idéale, ce que je réfute totalement. 


    • oncle archibald 11 octobre 10:31

      @gaijin : j’ai même vu un entrepreneur privé subitement d’une part importante de sa clientèle obligé dans l’urgence à passer de 45 salariés à 15 vendre deux maisons dont il venait d’hériter de ses parents pour payer les indemnités de licenciement des 30 mecs partis au tapis sans qu’il y soit pour rien, juste parce que son plus gros client avait subitement et sans préavis changé de fournisseur.

      Au lieu de planquer tous ses biens propres et se déclarer en faillite comme tout un chacun. Vraiment il y a des cons partout.

      Pire même, quelle horreur, j’ai vu un manœuvre Martiniquais de cette entreprise proposer au patron de lui prêter ses maigres économies pour l’aider à repartir. Salaud ! Social traitre ! Ils sont vraiment cons ces nègres. A désespérer la CGT et Melenchon réunis !

      Même son fournisseur de matériaux s’y est mis. Il lui a fait crédit sans intérêt pendant un an, manière de lui permettre de travailler en attendant qu’un nouveau roulement de recettes puisse pérenniser le fonctionnement sous voilure réduite. Décidément vraiment tous des salauds ces entrepreneurs.


    • gaijin gaijin 11 octobre 11:10

      @oncle archibald
      mais oui il y a des types formidables je me souviens d’un reportage sur un qui avait une entreprise de chaussures ( sur roman ) il a vendu pour partir a la retraite , les repreneurs ont coulés la boite et ça l’a tellement écœuré qu’il a racheté pour la remonter ( et bien sur il y a réussit ) ce qui prouve que le problème ce n’est ni le cout des salaires ni la conjoncture .....c’est une certaine idée de l’entreprise selon qu’elle est dirigée par des gens métier armés de compétences métier ( ouh les vilains mots ) ou par des gestionnaires universalistes armés de graphiques et de théories du management dont ils ne savent pas d’où elles sortent .....

      des patrons comme ça ça existe
      mais les autres aussi .......
      et malheureusement c’est les autres qui sont au pouvoir , c’est leur discours qu’on entend dans les médias .....

      au risque de vous étonner je suis indépendant et j’ai même des amis patrons ( des qui travaillent )


    • Alren Alren 11 octobre 13:13

      @gaijin

      Quand Gattaz le pleurnichard dit : "Faire respecter l’état de droit c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous comme des terroristes ne bloquent pas tous le pays", les « terroristes » (si c’était Mélenchon qui avait utilisé ce vocable pour désigner les patrons-voyous qui volent les autres Français en fraudant massivement le fisc, que n’auraient pas dit les merdias sur « l’éructation » de « l’exagéré » JLM  !!!) qu’il vise de sa haine ouvertement déclarée sont les syndicalistes, les grévistes, les manifestants.

      Son rêve serait que les grèves et manifestations soient interdites -au mépris de la Constitution de 1958 - et que seuls les syndicats ayant l’agrément de patronat et approuvant toutes les mesures anti-salariés (et anti-fonctionnaires) soient autorisés.

      À nous de faire que ça reste un rêve !!!


    • Wildbill 11 octobre 20:49

      @gaijin
      Au fait,on attend toujours le million d’emplois promis par Gattaz en échange du CICE et on va attendre longtemps.
      Au moins,une chose de bonne avec Macron,c’est que Gattaz a plus besoin de dire de conneries,Macron les dit et les fait pour lui.


    • goc goc 12 octobre 01:13

      @Alren
      c’est marrant mais quand je lis "Faire respecter l’état de droit c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous ", la seule minorité à la quelle je pense c’est le Medef.


    • gogoRat gogoRat 12 octobre 15:17

      @Michel DROUET
       je plusse particulièrement ceci :
      "... A moins de considérer que le statut est un gage d’honnêteté sans faille et que nous vivons dans une société idéale, ce que je réfute totalement"  !


    • Michel DROUET Michel DROUET 12 octobre 21:12

      @gogoRat
      Lorsqu’on lit certains commentaires, il semble utile de mettre les points sur les i de temps en temps.
      Bonne soirée


    • mmbbb 14 octobre 15:26

      @oncle archibald et bien restez avec votre soliloque Mais ne déniez pas aux autres une certaine realité des experiences vecues . Vous devriez cessez de prendre les autres pour des anes ( je fais reference a vos propos sur l ’architecture ) et surtout des cons . Je vous mettrai un mois en usine avec un capo Vous pourriez discuter ensuite grosse buze


    • Osis Osis 15 octobre 09:23

      @Michel DROUET

      Pareil pour les syndicats... il ne faut pas généraliser.

      Ce n’est pas parce que la CFDT est pourrie jusqu’à l’os que tous les syndicats sont jaunes.

      Je dis CFDT pourrie jusqu’à l’os...
      Mais l’honnêteté m’oblige à révéler que le Le Medef n ’est pas de cet avis.

       

       
       


    • alinea alinea 15 octobre 16:41

      @oncle archibald
      Vous non, peut-être, mais nous oui !


    • Hiro Arnaud Bernier 15 octobre 16:50

      @alinea

      LLM tu commences à te réveiller !?

      Tu sais qu’il reste à peine quelques secondes pour que les Girondins gagnent contre Nantes ?

      Las exit ?


  • Jeekes Jeekes 10 octobre 18:18

    ’’le refus patronal de faire siéger des représentants des salariés aux conseils d’administration des entreprises’’
     
    Mais non, ils siègent.
    En tous cas c’était le cas dans la boite où je bossais.
    6 ’’administrateurs salariés’’ pour 24 administrateurs lambda.
    Autant dire que c’était ; cause toujours !
     
    Et puis, en général, une moitié d’entre eux votaient avec les tauliers.
    Je vous laisse deviner de quels syndicats ils étaient les élus... 
     


  • Laulau Laulau 10 octobre 18:19

    Gattaz veut faire du vin à Sannes dans le luberon. Sur la propriété un château du 18eme de 2000 m2, avec six suites pour loger ses amis. Macron a maintenant un point de chute dans la France profonde.


    • Hurricane Hurricane 11 octobre 09:58

      @Laulau


      Tu vois cher Laulau ce qui te reste à faire ? aller planter des vignes dans le Lubéron , au lieu de gueuler derrière ton ordi 

    • Laulau Laulau 11 octobre 12:57

      @Hurricane
      Ben alors qu’est-ce que tu attends pour aller les planter ces vignes au lieu de raconter des âneries ?
      L’ouragan c’est le vent qui occupe ta tête ?


  • gogoRat gogoRat 10 octobre 18:25

    Ceux ’qui osent tout’ , n’en sont jamais fatigués !
    (cf « promesses jamais tenues de créations d’emplois malgré les 20 Milliards annuels du CICE » )

     Comment les Français pourraient-ils jamais l’oublier !
     Peut-être que le ridicule ne tue plus que ceux qui le subissent ? ... mais, à terme, ça peut susciter un film, genre http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=14661.html !


  • sleeping-zombie 10 octobre 19:31

    Etrange,

    A croire qu’un « patron » peut ne pas être « que » ça...


  • cristobal cristobal 11 octobre 02:53

    hola
    j’aime beaucoup le style et l’humour de michel drouet...cependant il me semble que ce qui vient d’etre publie s’adresse a un certain patronnat...
    hors la grande majorite des ’’petits’’ patrons ont eux beaucoup plus de mal a serrer les budgets de fin de mois...
    si nous prenons en exemple le chiffre d’affaire d’un restaurant...d’un restaurant sans franchise genre bistrot du coin...ouf...c’est juste atterrant...
    sur cent euros
    nous avons 35 % d’achat de produit + 20 de tva
    li nous reste alors 45 euros
    nous retirons 67 % de prelevement sociaux
    il reste des lors 15 euros
    sur ces quinze euros nous prenons 5 euros pour les fraits de fonctionnement...c’est a dire l’electricite, l’eau , les assurances, le renouvelement du materiel et l’amortissement, le comptable, les enseignes, les cartes de visites ect...

    la, ont se dit que ca craint vraiment...¡¡
    sur les dix euros restant ...
    nous avons la csg, rds
    la taxe sur les enseignes
    la taxe fonciere de l’entreprise
    la sacem, la spr
    les extincteurs
    les fraits de gestions bancaire

    puis des impots et taxes un peu plus perso....en apparence seulement car c’est bien dans les memes caisses que tout cela va...
    la taxe d’habitation
    la taxe fonciere du batiment
    les impots sur le revenu
    bref sur cent euros il te reste juste quatre euros

    j’ai pris a dessein l’exemple d’un petit patron --- sans employes, en nom propre, et proprietaire de son batiment...
    car avec employes et locataire d’un local...hum hum je vous laisse deviner...


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 09:12

      @cristobal
      Bonjour Cristobal
      Il « vous semble bien »
      Je ne parle pas du bistrot ou de l’épicerie du coin.
      Je pense avoir été suffisamment clair pour qu’on ne puisse pas amalgamer, et puis un cafetier ou un restaurateur qui pourrait distribuer 1,6 Million d’euros à ses salariés,ça ne doit pas courir les rues...
      Bonne journée


    • Gorg Gorg 11 octobre 13:58

      @cristobal

      Bonjour,

       Intéressant... Je suppose que vous parlez de votre activité. Si je comprends bien, vous nous dîtes faire 4% de bénéfices. Vous nous indiquez également être « un petit patron --- sans employes, en nom propre ». Combien de couverts faites vous mensuellement ? et quelle est l’addition moyenne de ces couverts ? Ça m’intéresse... mais vous n’êtes pas obligé de répondre...


  • bob14 bob14 11 octobre 06:53

    M. Gattaz est la parfaite illustration du Patron-Voyou qui gangrène la France.. !


  • Indelocalisable Indelocalisable 11 octobre 07:33

    On a le patron qu’on mérite. Et la grande majorité est loin de l’image désastreuse qui est tellement facile à utiliser pour manipuler l’opinion publique. Le patron est un voyou ? qu’on en change. 


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 09:35

      @Indelocalisable
      Plus facile à dire qu’à faire surtout avec 4 ou 5 millions de chômeurs...
      Il me semble plus facile pour un patron de changer de salarié (surtout avec le nouveau code du travail) que de changer de patron (sauf peut-être dans les Scop où le patron est élu).
      Quant à l’image désastreuse dont vous parlez, elle est le fait de quelques uns et je ne pense pas qu’on puisse me faire le reproche de mettre tout le monde dans le même panier. L’exemple du patron de Staterre est suffisamment parlante, me semble t-il.


    • Pere Plexe Pere Plexe 11 octobre 10:35

      @Indelocalisable
      ...il vous à échappé que l’entreprise n’est pas démocratique.

      Et c’est même souvent une zone de non droit.

      Certes la législation existe mais pas la police.
      2200 inspecteurs du travail pour 18 millions de salariés et 3,5 millions d’entreprises 
      Un inspecteur pour 1600 entreprises ( soit moins d’une heure par entreprise et par an ) !
      A ce faible nombre il faut ajouter les menaces et les entraves.


    • Self con troll Self con troll 11 octobre 12:13

      @Indelocalisable
      On ne change pas le patron
      On change de patron


    • Osis Osis 15 octobre 09:30

      @Michel DROUET


      Plus facile à dire qu’à faire surtout avec 4 ou 5 millions de chômeurs...

      Dans les faits l’on est plus prés des 10 millions...


  • francois 11 octobre 07:55

    Suffit Indelocalisable : 


    ENTREPRENEUR dit-on. N’insultez pas ces gens en les traitants de patron.

    Le patronat qu’on mérite : Marxiste !

    Ca sent l’acte manqué.

    Si non : patron, je connais depuis 25 ans. A l’image de la société : glissement de l’entrepreneur vers le gestionnaire.




  • Trelawney Trelawney 11 octobre 07:57

    Pourquoi le français pense toujours que le patron est soit un membre du medef comme Gattaz ou du CAC 40 comme Gohn ? Parce que ça le rassure. En ciblant ce type de patrons et en oubliant les autres, le français pensent que la France est une grande nation économique avec des grandes entreprises et des « salauds de patrons », mais quand même importants et qui comptent dans la finance internationale.


    Ils oublient que l’immense majorité (plus de 95%) des patrons sont des maçons, garagistes, agriculteurs, commerçants, autoentrepreneurs, coiffeurs etc. ils oublient que ces derniers ne passent pas leur vacances (quand ils en ont) sur un yacht mais au camping au bord de l’eau. 

    En disant cela, vous comprendrez aisément que le France doit sa puissance économique à des « margoulins » qui vendent des légumes sur les marchés ou un steak frites salades à 12 euro, parce que dans les 12 euros il y a 5 euro de prélèvements sociaux. En disant cela vous comprendrez aisément que le France est une puissance économique ultra fragile car composée d’un tissu économique disparate et précaire.

    Starterre est un mandataire automobile qui a comme tous les mandataires démarré son activité en vendant des 4x4. La première crainte lorsque vous achetez chez un mandataire et de savoir si vous n’avez pas affaire à un magouilleur. Le patron de starterre verse une partie des bénéfices à ses salariés sous forme de primes et non pas d’intéressement qui fait tant plaisir à nos banques. Quelle image avez vous de ce patron et est-ce que vous regarderez le site starterre lorsque vous aurez à acheter une voiture ?
    C’est beaucoup mieux que de la pub et ça fait plaisir à tout le monde. Ca fait toute la différence entre un patron intelligent et les autres du CAC40 ou du medef


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 09:50

      @Trelawney
      Je ne pense pas que les français soient dupes et ils font très bien la différence entre leur boulanger ou leur plombier et le CAC 40 ou le Médef.
      Les français savent que c’est dans ce cénacle que se retrouvent les principale dérives du capitalisme sauvage, de l’enrichissement outrancier, de l’évasion (pardon : optimisation) fiscale et du clinquant.
      Seulement, il se trouve que les petites entreprises ne peuvent vivre que parce que les autres dont je parle ci dessus sont leurs donneurs d’ordres et qu’elles demandent toujours de prix plus bas, au risque de les étrangler.
      C’est aussi l’histoire des agriculteurs qui se font essorer par les transformateurs et la grande distribution et des entreprises qui coulent parce que la grande chaîne de magasin fera un meilleur bénéfice en faisant fabriquer des vêtements au Bangladesh par des enfants.
      Tout cela les Français le savent. Il ne font pas l’amalgame entre les grosses entreprises qui surfent sur la mondialisation pour faire fabriquer ce qu’il vendent, spéculer sur les marchés financiers et planquer leurs bénéfices dans les paradis fiscaux et M. Marcel, artisan plombier qui se débat avec son banquier chaque fin de mois 


    • Trelawney Trelawney 11 octobre 11:34

      @Michel DROUET
      Seulement, il se trouve que les petites entreprises ne peuvent vivre que parce que les autres dont je parle ci dessus sont leurs donneurs d’ordres et qu’elles demandent toujours de prix plus bas, au risque de les étrangler.


      Vous pensez comme ceux que j’ai cité plus haut que ce soient les grosses entreprises qui font vivre les petites, alors que les grosses entreprises (CAC40, medef) sont marginales dans notre pays.
      L’artisan, le garagistes (ou vendeur de voitures), la coiffeuse, le maraîcher etc vivent avec l’argent du français qu’il soit retraité employé ou chômeur. Sur les 3 150 000 entreprises française il y a 3 0150 000 microentreprises (1 salarié), 130 000 PME de moins de moins de 50 salariés, 5000 de moins de 5000 salariés et 240 du plus de 5000 salariés. Voila le tissu entrepreneurial français.
      Les 243 grandes entreprises (banques et assurances comprises) représentent 30% des salariés français.

      Maintenant si vous vous intéressez de prés au gros patron qui planque son fric en Suisse ou ailleurs par exemple Bétencourt (30 Milliards de fortune estimée). Si vous faites l’audit exact de ces 30 milliards, vous vous apercevez trés vite qu’ils sont composés pour les 4/5 d’argent virtuel (actions, immobiliers etc) et 1/5 d’argent réel (cash, lingot d’or, tableaux de maitres etc). Donc la fortune réelle de Bétencourt est de 6 milliards et tout le reste est hypothétique. Mais ce n’est pas grave, car les banques stocke la totalité de la fortune qui servira de caution pour la construction de la dette nécessaire au besoin du commun des mortels.
      C’est uniquement pour cela qu’une minorité de « riche » possède une grosse partie des richesses du monde. Pour éviter que l’étalement des richesses provoque l’anarchie monétaire, car nos besoins divers sont infiniment plus importants que ce que la terre peut produire et nous avons besoin de nous endetter pour satisfaire ces besoins.

      La réalité nous saute aux yeux, mais personne ne veut la voir. la terre n’est pas assez riche pour satisfaire aux besoins de sa population. 

    • Balika Balika 12 octobre 08:48

      @Trelawney
      Ok mais c’est quoi, les besoins de la populations ? S’acheter tous les ans le dernier smartphone fabriqué par des esclaves ? S’empiffrer de viande ou de sucre à tous les repas ? Prendre la bagnole et cramer de l’essence pour aller à la boulangerie ? Je suis toujours émerveillée quand j’entends dire qu’on est trop nombreux sur terre, alors que ça n’a rien à voir avec le nombre, mais avec la mentalité et le mode de vie ! Parce que moi, quand j’entends « besoins de la population », je pense à un toit, à du bois pour se chauffer, à de la nourriture en suffisance pour se nourrir, à une famille ou des amis à aimer. Et ça, il n’y a aucune étude qui prouve que la Terre ne soit pas assez riche pour nous l’offrir à tous. En fait elle est immensément riche, la Terre, c’est nous, parasites d’humains, qui passons notre temps à la piller pour notre bon plaisir, sans aucune préoccupation pour sa santé, ou même pour les générations futures !


  • Indelocalisable Indelocalisable 11 octobre 08:02

    Il y a autant de patrons voyous que de syndicalistes voyous. Et les derniers voudraient bien être les premiers. C’est ça le monde des voyous.


  • Jean Keim Jean Keim 11 octobre 09:16

    Dimanche dernier, il y a eu un peu partout des marches roses afin de récolter de l’argent pour la lutte contre le cancer du sein, pour lutter contre ce cancer il faut non pas seulement une bonne thérapie mais il faut de l’ARGENT, pourquoi vivons-nous dans cette acceptation que l’argent peut tout et que sans elle rien n’est possible ? 


    Je vais vous dire un secret que tout le monde connaît : la pensée de l’argent détruit irrémédiablement la possibilité que « la joie de vivre » s’invite.


    L’argent est une invention humaine et d’outil il est devenu un objectif, une obsession, tant que le fric aura la puissance que par un accord tacite nous lui accordons, aucun progrès humain ne sera possible...

    Savoir cela n’est pas suffisant, il nous faut nous demander et percevoir qu’elle est la part de nous même qui a inventé l’argent, qui l’intronise et qui enfin le pérennise.

    La réponse est dans le secret confié plus haut.


    Un grand chef amérindien a dit en substance que quand le monde sera devenu invivable, il ne restera plus que des billets de banque à becqueter.


    • sweach 11 octobre 10:00

      @Jean Keim
      pourquoi vivons-nous dans cette acceptation que l’argent peut tout et que sans elle rien n’est possible ? 

      L’argent est un outil que l’homme utilise pour favoriser ses échanges, nous donnons donc une valeur à tout afin que des principes d’offre et de demande stimule nos intéractions.

      *outil il est devenu un objectif, une obsession*
      Effectivement son principal problème est qu’il est cumulable et surtout source de pouvoir sur les autres, l’asservissement et l’accumulation sont les inconvénients de l’argent qui limite son rôle de facilitateur d’échange.

      Nous ne vivons pas dans une méritocratie et l’altruisme se retourne contre ceux qui le pratique.
      Je n’ai pas la solution mais l’argent en lui même n’est pas le problème.
      - Pour lutter contre l’accumulation il faut utiliser l’inflation
      - Pour lutter contre l’asservissement il faut des lois

      Hors nous n’avons plus d’inflation et nous détruisons les lois qui protègent.

    • ZenZoe ZenZoe 11 octobre 10:03

      @Jean Keim
      L’argent n’est pas le problème, ce n’est qu’un moyen, et très utile en plus. Le problème est la cupidité et la soif de pouvoir.

      Votre grand chef amérindien qui philosophe sur les billets de banque n’amassait-il pas des coquillages autrefois pour montrer qu’il était le plus riche ?


    • Jean Keim Jean Keim 11 octobre 11:21

      @sweach & Zen Zoé 

      Je suis d’accord avec vous, l’argent n’est pas le principal problème qui est d’une autre nature et c’est ce que précisément j’écris dans mon commentaire.

  • zygzornifle zygzornifle 11 octobre 09:17

    il est content il a son président voyou .... le Luciférien Macron qui est en train de jetter les employés et ouvriers du privé sur les braises de l’enfer social .....


  • sweach 11 octobre 09:45

    *la société Starterre de reverser 1,6 Million d’euros de vos bénéfices*


    Effectivement on peut saluer ce geste, mais personnellement je trouve cela normal que le bénéfice soit redistribuer sur les salariers, par contre donner la totalité sous entend que cette société ne fera pas d’investissement pour l’exercice suivant et ne cherchera pas non plus à amadouer de nouveau investisseur.
    Je trouve également que les écarts entre ancien et nouvelle employé sont un peu discriminant, même si les anciens sont plus méritant de la à leur donner 70 fois plus qu’un jeune.

    Pour la participation aux bénéfices nous avons une formule mathématique en France qui comporte une grosse erreur qui aujourd’hui prive les salariers de cette prime.

     ½ [B – 5%C] x S/VA

    B : bénéfice « net »
    C : capitaux propre
    S : masse des salaires
    VA : valeur ajouté

    Le problème se situe au niveau du « C » les capitaux propre, une entreprise qui possède un capital propre plus de 20 fois supérieur à son bénéfice net ne redistribuera tout simplement pas de bénéfice

    Aujourd’hui les taux d’intérêt des banques sont de 1%, donc les entreprises n’hésitent pas à volontairement s’endetter pour priver les salarier de la participation et faire travailler cette argent d’emprunt à un taux de 5%

    Moi je suis un partisan du 33% pour l’entreprise, 33% pour les investisseurs et 33% pour les employés.

    Cela aurait fait 3 fois moins pour les employés de Starterre, mais ça serait pour chaque année et non une fois en passant.

    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 09:59

      @sweach
      Sur les investissements de la société Starterre, allez voir le site de la société. Il me semble qu’il y a eu récemment des investissements importants.
      S’agissant de la répartition entre salariés, il pouvait y avoir effectivement d’autres modalités comme le poste détenu dans l’entreprise, mais je pense que l’acceptation de ce critère aurait été différente.
      Le patron de la société a mis en avant le développement constant de son entreprise pour répartir à l’ancienneté, cela ne me semble pas illogique.
      Par ailleurs, s’agissant de l’incapacité à faire de nouveaux investissements pour l’exercice suivant, il n’est dit nulle part que les 1.6 Millions d’euros répartis représentent la totalité des bénéfices.
      Bonne journée


    • sweach 11 octobre 10:15

      @Michel DROUET

      *il n’est dit nulle part que les 1.6 Millions d’euros répartis représentent la totalité des bénéfices*
      D’après Société.com leur résultat net en 2016 est de 1 997 700, soit 80% consacré aux salarier

      *Le patron de la société a mis en avant le développement constant de son entreprise pour répartir à l’ancienneté, cela ne me semble pas illogique.*
      Oui pourquoi pas, mais de la à faire un facteur de 70 entre les différents salarier

      Le bénéfice net concerne l’année en cour, donc il touche tout les employés présent au cour de l’exercice, je suis contre une répartition en fonction du salaire, une répartition en fonction de l’ancienneté pourquoi pas mais pas avec autant d’écart.


  • Hurricane Hurricane 11 octobre 09:51

    Je suis d accord avec l auteur , les vrais voyous sont les syndicats , les Cégéterroristes qui bloquent cassent menacent et ruinent l ’ économie depuis des décennies ; les patrons ont raison de se barrer de ce foutoir gauchiste qu est la France 


    • francois 11 octobre 09:59

      @Hurricane
      La GCT serait le MEDEF, un scoop !


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 10:02

      @Hurricane
      Je ne vois pas en quoi vous pouvez être d’accord avec moi dans la mesure où je ne parle pas des syndicats ouvriers dans mon article.


    • Hurricane Hurricane 12 octobre 07:57

      @francois H é oui les vérités dérangent et gènent à c e que je vois  ; ce sont bien les cégéterroristes qui ont ruiné la France pas les patrons 


    • Hurricane Hurricane 12 octobre 07:58

      @Michel DROUET c est une omerta dans notre pays  ; ne pas parler des sujets qui fachent , en l occurence la main mise des mafias syndicales gauchistes qui ont pour mission de ruiner la France 


  • Armelle Armelle 11 octobre 10:04

    Et vous pensez vraiment que c’est avec un exemple comme celui-ci que l’on va avaler vos insinuations ?
    Il y a en France 1.3 Millions d’entreprises, dont d’ailleurs seulement 124.000 sont adhérentes au MEDEF, et non 700.000 comme le prétend le triste Gataz, et vous nous servez un malheureux cas qui prétendrait faire une généralité de votre pensée déformée ?
    C’est un gag non ?
    Non les entreprises ne sont pas au mieux de leur forme !!!
    Je vois que les séjours prolongés dans la fonction publique altère quelque peu la perception et la capacité de discernement. D’autant que pour stigmatiser de « soi disant » privilégiés, il ne me semble pas que vous ayez fait partie, vous, d’une quelconque corporation défavorisée non ? Voudriez-vous que l’on passe en tout cela en revue ?
    Ha mais peut être oeuvrez-vous à travers ce discours maladroit , et dans un altruisme débordant, pour les salariés opprimés et esclaves d’une caste à jamais ténardiesque ?


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 10:08

      @Armelle
      Très drôle. Relisez mon article et les commentaires que je fais avant de vous énerver.


    • francois 11 octobre 10:17

      @Armelle
      « Non les entreprises ne sont pas au mieux de leur forme !!! »


      Avec le patronat le plus bête du monde qui produit de la qualité chinoise à prix Germain, y a pas de miracles.
      Dans mon entreprise française, on se fournit en dehors de la France tellement le fournisseur français est une plaie
      En tant que particulier, je ne fréquente plus un magasin physique dans lequel j’ai envie passer un lance flamme.
      Le patronat le plus bête du monde devant la Corée du Nord.


    • Laulau Laulau 11 octobre 13:01

      @Michel DROUET
      Armelle ne lit pas les articles, les titres à la rigueur. Elle se contente de déverser, par ci par là la propagande patronale.


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 15:31

      @Laulau
      Je m’en suis aperçu récemment et là, ça se confirme...


  • Buzzcocks 11 octobre 10:42

    J’ai été patron de SSII dans les années 2000, je ne me plains pas, je m’en suis mis plein les fouilles mais on peut quand même trouver que le système marche sur la tête.

    Un patron n’est pas libéral... jamais. Il est contre la concurrence libre et non faussée. Surtout les gros comme Gattaz. Ces gars là veulent que leur boite atteigne une taille critique et être en quasi monopole.

    Une grosse boite a une armée de fiscalistes, des consultants qui connaissent les lois et toutes les combines pour minorer leurs impôts et racler un maximum de subventions. Donc plus le système est ubuesque et compliqué, plus elles sont avantagées par rapport aux petits qui n’ont pas les connaissances et la mise de fond pour employer ce personnel.

    Naïvement, quand j’ai commencé, je cherchais à embaucher des ingénieurs puisque c’était la base de mon activité. Mais en fait, le poste clé, c’est le comptable et l’avocat. Ce sont eux qui vous rapportent le plus de pognon. 

    On parle, de plus en plus, en europe de créer un géant du ferroviaire (adieu Alstom), un airbus du naval, ils parlaient hier aussi d’un géant de la batterie. Or, je croyais que la base du capitalisme était la présence de concurrence et empêcher la création de monopole.

    Là, on fait tout le contraire, on veut des gros, qui ensuite écrasent tout. Et asphyxient tous les sous traitant qui doivent toujours se serrer la ceinture.


    • Michel DROUET Michel DROUET 11 octobre 11:15

      @Buzzcocks
      Merci pour cet éclairage.


    • gaijin gaijin 11 octobre 11:19

      @Buzzcocks
      enfin un qui dit la vérité ! merci
      n’oubliez pas un aspect : le lobbyisme des grandes entreprises qui vont faire voter des lois pour empêcher la « petite concurrence » d’éclore notamment par le biais de la complexication administrative et normative ......
      la logique ce n’est en effet pas la concurence mais le profit maximum et dans cette optique l’état mafia est la forte la plus aboutie du capitalisme ( l’état garantissant par la force la sauvegarde des bénéfices des grands groupes et banques qui eux sont occupés a piller les ressources du même état .....big pharma , armement , agroalimentaire .......)


    • Rmanal 11 octobre 12:05

      @Buzzcocks
      Vous soulevez un des problèmes de fond de la théorie libérale et sa main invisible, qui est que la recherche par chaque individu de ce qu’il y a de mieux pour lui va de base à l’encontre des hypothèses qui font cette théorie, à savoir l’information non faussée et la libre concurrence.
      Il suffit de voir les affaires de pot de vin, d’entente illicite, de regroupement d’entité, etc pour voir la contradiction entre les fondements de la théorie et la réalité humaine.
      Hélas c’est celle qui correspond le mieux au développement d’une nouvelle aristocratie qui veut prendre le contrôle de nos destinées, c’est donc celle qui est mise en avant par leurs relais médiatiques et la diaspora associée.


    • Gorg Gorg 11 octobre 13:25

      @Buzzcocks

      « Mais en fait, le poste clé, c’est le comptable et l’avocat. Ce sont eux qui vous rapportent le plus de pognon »

      Vous touchez du doigt le cœur du problème... L’escroquerie (même si elle est légale) rapporte plus que la création et la production... CQFD...

      Bonne journée


    • Trelawney Trelawney 11 octobre 16:37

      @Buzzcocks
      Naïvement, quand j’ai commencé, je cherchais à embaucher des ingénieurs puisque c’était la base de mon activité. Mais en fait, le poste clé, c’est le comptable et l’avocat. Ce sont eux qui vous rapportent le plus de pognon. 


      Et c’est là que j’ai bien rigolé.

      Je vais vous paraître terre à terre, mais lorsque l’on crée une entreprise c’est pour développer un métier. Et c’est ce métier qui vous fait gagner votre vie. Si vous pensez qu’un comptable et un avocat fiscaliste va vous rendre riche en planquant vos petits bénéfices et en les faisant fructifier, ça ne va pas aller trés loin.

      Mais encore un fois on se fait un film sur comment fonctionne l’entreprise.



    • gogoRat gogoRat 12 octobre 16:00

      @Buzzcocks

      Enfin un bel aveu, très instructif, et à faire circuler !

      * "J’ai été patron de SSII dans les années 2000, je ne me plains pas, je m’en suis mis plein les fouilles mais on peut quand même trouver que le système marche sur la tête.«   !!

      ça va mieux en le disant !
      ____

       »Naïvement, quand j’ai commencé, je cherchais à embaucher des ingénieurs puisque c’était la base de mon activité. Mais en fait, le poste clé, c’est le comptable et l’avocat. Ce sont eux qui vous rapportent le plus de pognon. « 

       et on va encore nous parler de ’valeur travail » ! !!
      ____

      * « Or, je croyais que la base du capitalisme était la présence de concurrence et empêcher la création de monopole. »

       Dire que nos AntiKapitalistes français n’ont pas enore compris qu’il n’y a jamais eu en France plus de ’Doite’ que de ’Gauche’ au sens des idéologies sous-entendues !
       et même depuis que l’avènement de la toute nouvelle Droiche !
      ________

      « on veut des gros, qui ensuite écrasent tout. Et asphyxient tous les sous traitant qui doivent toujours se serrer la ceinture. »

       en fait, de votre propre aveu, les « marchands de viande » de cette sous-France s’en ’mettent plein les fouilles«  ! Donc celles et ceux qui sont écrasés et »doivent toujours se serrer la ceinture" ce sont les véritables acteurs de cette sous-traitance : ceux qui n’ont d’autre alternative de survie que de signer des contrats de subordination au profit des ’marchands de viande’ de cette sous-traitance !


    • Buzzcocks 12 octobre 17:02

      @gogoRat
      J’ai vendu mon « affaire » juste avant l’éclatement de la bulle internet... donc j’ai pris pas mal de fric à ce moment là, car tous les débiles rachetaient des boites technologiques à des prix fous.
      Je n’ai aucun mérite, juste de la chance.


  • Antoine 11 octobre 11:15

    Il semble que le monsieur Gattaz ignore ce qu’est l’état de droit. Faire respecter l’état de droit c’est faire en sorte que l’état ne se comporte pas en voyou.


    • Hurricane Hurricane 12 octobre 11:05

      @Antoine


      Il semble que les gauchistes cégéterroristes économiques ignorent ce qu’est l’état de droit. Faire respecter l’état de droit c’est faire en sorte que ces malfrats syndiracailles ne se comportent plus en voyous.

    • francois 11 octobre 15:29

      @Schlouwaschmeister
      le MEDEF braille, d’ailleurs un patron (pardon un entre preneur) est une pleureuse et se reconnait son larmoiement dans la voix.


  • QAmonBra QAmonBra 11 octobre 23:36

    Merci @ l’auteur pour le partage.


    Ce propos du fils Gattaz illustrant votre intéressant article est de la pure inversion accusatoire. 

    Dis moi qui tu fréquentes et je te dirais qui tu es. . .

  • Darks67 Darks67 12 octobre 05:26

    Les gros patrons sont la minorité nuisible à éliminer d’urgence donc oui je suis d’accord.


  • francois 12 octobre 08:46

    Je vois que sur le merdia mitoyen l’expression carnet de commande vous est étrangère.

    1) Sachant que 85 % du commerce se fait en france
    2) Sachant que pour vendre, il faut un acheteur solvable
    3) Sachant que cet acheteur ne peut être qu’un particulier ou l’état
    4) Sachant que le particulier est un fonctionnaire, un salarié, un artisant, une profession libérale
    les deux dernières catégories étant en train scier la branche de leur nid
    5) Sachant qu’un chomeur, un assisté, un allocataire n’est pas solvable

    Patrons vous allez disparaître faute de clients.

    • gaijin gaijin 12 octobre 08:52

      @francois
      d’où les propositions de revenu universel : l’humain n’étant indispensable ( ou si peu ) a la production ( ainsi qu’à de nombreuses autres taches ) comment maintenir le système ?

      mais maintenir le système est toujours la marque de la décadence , la ploutocratie au pouvoir étant incapable de penser a quoi que ce soit de neuf .........


    • gaijin gaijin 12 octobre 08:53

      @gaijin
      « n’étant plus »


  • francois 12 octobre 08:47

    Et vous réclamerez encore plus de moins disant, vous pleurez sur la dette qu’il faut réduite et qui vous a sauver en 2009...


    Adieu patron !

  • Le421 Le421 12 octobre 08:52

    La France va tellement mal qu’elle est recordman d’Europe des versements de dividendes !!
    Le CAC40 a annoncé 53milliards de BENEFICES au premier semestre.

    Et c’est à ça qu’on reconnaît un pays à la dérive.
    Qu’en disent les 9 millions de pauvres de ce pays ?
    Plus de 900€ par mois de retraite pour chaque personne d’un couple (c’est à dire 100€ de moins que le seuil de pauvreté !!) et on va se prendre une hausse de la CSG pour améliorer la vie de ceux qui touchent des dividendes, justement !!

    Sans déconner...
    Pas étonnant que la droite est fichue dans ce pays !! Elle est au pouvoir depuis des lustres.


    • francois 12 octobre 09:22

      @Le421
      Comme la fraude fiscale légalisée par l’optimisation où la tyrannie de la minorité sur la majorité celle des producteurs de vinasse : coût pour la société 130 milliard

      des buraliste : coût pour la société 30 milliard

      Pauvre France, ils te pillent et tu laisses faire. 

  • Hurricane Hurricane 12 octobre 11:01

    Gattaz a entièrement raison quand il dit : « 


     »Faire respecter l’état de droit c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous comme des terroristes ne bloquent pas tous le pays"

    les terroristes de la CGT , les cégéterroristes ! qui ont bloqué et ruiné le pays depuis 40ans en laissant une dette cosmique abyssale intersidérale de Billiards de billiards de francs et d euros en plus de tous les parasites sociaux gavés d aides d allocs inouies ubuesques 

  • Agence SEO 13 octobre 16:53

    On ne le dit pas assez dans les medias... mais tous les patrons ne sont pas des voleurs... certains arrivent à redistribuer ! eh oui ça parait incroyable mais le monde n’est pas si pourri que ça


  • baldis30 15 octobre 21:32

    bonsoir,

    excellent article

    cela rejoint une définition que Georges Elgozy donna naguère :

    « Capitaliste intelligent : capitaliste qui a compris qu’un travailleur est aussi un consommateur » 


    • Hiro Hippocampe33 15 octobre 21:34

      @baldis30

      Tiens Bana surprise !!

      Si tu n’es pas Laura-Maï GAVERIAU, celle-ci disparaîtra instantanément de toutes les mémoires de tous Univers !
      Pareil si c’est toi et pas de réponse en clair now !

      C’est dit


    • francois 16 octobre 08:02

      @baldis30
      Capitalisme intellingent un oxymore.


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