mercredi 4 mars 2009 - par wesson

Petit manuel de la finance moderne à l’usage des médiocres et des malcomprenants (dont je fais partie)

En mauvais jargon financier, un CDS ou un CDO, c’est en fait un contrat d’assurance un peu particulier. Mais pour moi qui ne parle pas le trader couramment, je dirai plutôt que c’est un pari, dans le sens le plus pur du jeu de casino. Et voici comment ça se passe.

Grace au valeureux travail de nos médias, tout le monde sait que la crise dans laquelle nous nous trouvons a pour déclencheur les subprimes, ces prêts hypothécaires consentis à des ménages qui ne pouvaient pas les rembourser. Mais hélas, nos experts économistes des plateaux télés sont restés très discrets sur les mécanismes légalement mis en place depuis quelques années et qui nous ont amené là. En me penchant sur ces questions, j’ai découvert dans ce monde de la finance un hallucinant bestiaire des produits dérivés, dont les effets dévastateurs risquent de faire passer les subprimes pour une légère brise. Je parlerai dans cet article des CDS (Collateralized Default Swaps) et des CDO (Collateralized Debt Obligations). La popularité de ces choses, quoique encore faible, risque de croître fortement bientôt, car potentiellement il y a là de quoi vaporiser les actifs de toutes les grandes compagnies qui ont joué à ça.
 
Pour comprendre cela, il convient de prendre un exemple simple. Votre voisin possède une voiture qu’il assure. Le weekend prochain, son fils qui vient juste d’avoir le permis a décidé d’aller fêter ça au bar. Imaginez maintenant que vous aussi, vous puissiez prendre une assurance sur cette voiture, que vous ne possédez pas et vous ne conduisez pas. Si le fils de votre voisin se casse la pipe, vous toucherez alors le montant de la prime d’assurance. Imaginez maintenant que, par l’intermédiaire d’un mécanisme financier appelé Swap, vous pouviez acheter autant de polices d’assurances sur la voiture de votre voisin que vous pouvez vous en offrir. Je viens de vous présenter ce qu’est un CDS.

Lorsque la voiture du voisin se crashera, si elle se crashe, c’est le pactole ! Plus vous aurez souscrit de CDS sur cette voiture, plus vous toucherez, à comparer à ce que votre voisin recevra de l’assurance normale - tout juste la valeur de l’argus. On comprend là très bien l’un des problèmes principaux des CDS - leur valeur est sans aucune commune mesure avec la valeur réelle du bien auquel ils sont adossés. C’est bien là le seul but du CDS : un objet financier destiné à la seule spéculation.

Mais il y a pire. Dans l’exemple, le CDS est adossé à une valeur réelle, en l’occurence une voiture, même si cette valeur ne représente qu’une infime fraction des engagements souscrits. Dans la sphère financière, il est possible de faire un tel contrat basé sur aucune valeur réelle ou tangible. On peut par exemple parier sur le temps qu’il fera dans 15 jours, et y associer la valeur que l’on souhaite. On peut même s’assurer contre le défaut de paiement de la dette d’une personne que l’on ne connait pas, si il ou elle ne peut plus payer, alors c’est jackpot !
Et c’est ce type de titre financier, basé sur un seul pari que l’on appelle CDO (Collateralized Debts Obligation).

Et c’est à partir de maintenant que l’on va tomber dans l’horreur. Depuis quelques années, tout ce qui a constitué une dette a pu se retrouver titrisé dans ce type de montage. Prêts faits à des entreprises, prêts immobiliers, prêts estudiantins, prêts à la consommation, prêts pour l’achat de voiture, etc etc, la liste ne s’arrête pas là : tous ces prêts ont pu se retrouver découpés, tronçonnés pour être financiarisés, à hauteur de plusieurs fois le montant du prêt initial. A terme, tous allaient s’y retrouver.

Là, on commence à bien comprendre qu’il s’agit en fait d’une économie fictive tellement vaste qu’elle a dépassé depuis bien longtemps l’économie réelle sur laquelle elle pèse de tout son poids. Et cette construction a été faite dans un but de discrétion. Il existe encore bien d’autres types de titres financier, dont le seul propos semble être de rajouter une couche d’obscurité supplémentaire à tout ce montage. Les CDS et les CDO sont souvent issus de contrats de gré à gré de droit privé, dont il n’existe aucune trace publiée en dehors des contractants. Il n’existe aucune règle ni obligation d’information, ce qui fait que lorsque ces produits arrivent sur le marché, rien ne permet à l’acheteur de savoir à qui ni à quoi ils sont adossés. Tout juste apparaissent-ils dans les livres de compte comme étant des "véhicules d’investissements structurés"

Cette construction volontairement opaque et destinée uniquement à la spéculation financière fait qu’il est à peu près impossible d’en estimer le montant. La banque pour les réglements internationaux (www.bis.org) s’est livrée à une estimation qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui a le mérite d’exister. Les engagements pris seraient de l’ordre de 1.4 Quadrillions, (1,4 millions de milliards de $), soit plus d’argent qu’il n’en existe dans le monde, du moins celui avant que Ben Bernanke ne décide de refaire chauffer la planche à billets.

De retour à notre exemple, les spéculateurs n’avaient pas besoin d’attendre que la voiture du voisin se retrouve détruite pour faire de l’argent avec ces CDS. Si par exemple le voisin se fait flasher en excès de vitesse. Le fait de recevoir une amende augmentant le risque que le voisin casse sa voiture, la réalisation du CDS n’en est que plus probable, ce qui en augmente sa valeur. Et donc, sa revente peut vous occasionner une belle plus value !

Et c’est bien un des aspects les plus vicieux des CDS /CDO - en affaiblissant ce à quoi ils sont adossés, on augmente la probabilité d’une défaillance, donc de gains. Il s’agit clairement d’une spéculation à la baisse, ou le spéculateur a un intérêt objectif à affaiblir qui une société, lorsqu’il s’agit d’un crédit adossé à une entreprise, qui un état, lorsqu’il s’agit d’un pari sur le cours d’une monnaie. C’est donc l’outil financier parfait pour amasser des fortunes à l’aide de rumeurs ou de manipulations. Et ce n’est pas le moindre des problèmes : ces titres fonctionnent comme des prophéties auto-réalisatrices sur ce à quoi ils sont adossés.

Et pour finir ce tableau bien noir, ces titres sont des "assurances", ce qui veut dire que lorsque la condition de paiement est atteinte, l’assureur doit payer. Et, compte tenu des quantités mises en jeu, ça volatilise tout simplement toutes les provisions des banques et compagnies d’assurances qui ont eu l’imprudence de jouer à ce jeu qui en demande toujours plus.

Et aujourd’hui nous en sommes là : une montagne de titres dont la réalisation est déclenchée par des faillites, des défauts de paiements, des dettes irremboursables, et dont le montant dépasse de très loin tout l’argent disponible sur terre. Et c’est celà que les médias nous vendent depuis maintenant 30 ans comme le meilleur système de société.
La solution évidente consisterait à ce que les gouvernements décident d’annuler tout simplement ces paris fous qui n’auraient jamais dû être faits, ce qui aurait pour effet, en plus de laisser le fondement très douloureux à une certaine catégorie de spéculateurs, d’arrêter quasi-instantanément la crise.

Et si on disait chiche !
 
Référence :
* "Exclusive : Derivatives for Dummies by The Other" par Katherine Harris

* Banque des réglements internationaux (BRI)

* Illustration : Couverture du livre "l’économie pour les nuls"



83 réactions


  • Serge Serge 4 mars 2009 10:56

    On nous serine depuis des mois sur les "pertes des banques et autres établissements financiers."
    Or que je sache ( sauf si là aussi le "nov’vocabulaire" sarkozien a sévi comme pour le mensonge devenu " utiliser un raccourci " dans l’affaire de la nomination de Pérol ! ) dans notre langue française " une perte,perdre" ne signifie pas " disparition,disparaître "...Donc qui a " récupéré,trouvé " ces milliards "perdus" ?
    Si on allait voir du côté des "paradis fiscaux"...ces lieux connus et fréquentés par les spéculateurs en tout genre ?


  • John Lloyds John Lloyds 4 mars 2009 11:11

    Plus la crise avance, plus elle ressemble au 11 septembre, mais version planétaire, avec l’implication directe des gouvernements qui, au lieu de mettre les financiers au goulag, aggravent encore le hold-up en faisant tourner les planches à billets plein pot.


    • plancherDesVaches 4 mars 2009 11:39

      Ils ne peuvent pas le faire comme ça, John, sur un claquement de doigts. Sinon, comment achèteriez-vous à manger ? (oui : c’est de la prise en otage, je suis d’accord)
      Obama en est à son deuxième essai pour obtenir de la transparence dans les banques : les bourses ont chuté par "crainte". Comme elles refusent, il va les nationaliser.
      C’est pas en France qu’on verrait ça, hein ?


    • John Lloyds John Lloyds 4 mars 2009 11:51

      "Sinon, comment achèteriez-vous à manger ?"

      Vous pensez qu’ils se soucient de votre assiette ? La Guadeloupe et la Martinique sont un laboratoire pour la France, le Mexique en est un autre pour les US. Quand ils auront fini avec leurs tubes à essai, ils passeront en grandeur nature.


    • plancherDesVaches 4 mars 2009 11:58

      Hhmm.. Guadeloupe et Martinique sont des cas un peu particuliers : j’ai vaguement l’impression que les smicards en ont eu marre de voir des anciens de la métropole pouvoir manger correctement, et eux, avoir du mal en fin de mois. Mais je ne connais pas le sujet suffisament.
      Le Mexique peut, un peu plus être un "laboratoire". Mais à quoi, tester son armée contre une guérilla urbaine ?

      Dernière nouvelle du front : la Chine vient de relever de 15% son budget militaire. Craint-elle une guerre avec un voisin : non. Elle prête même 25 milliards de dollars à la Russie.
      C’est plutôt son interne qu’elle craint. Et le budget pourrait arriver trop tard.

      (s’il y a des fautes, c’est que je frappe trop vite :) )


    • Petitpois Petitpois 4 mars 2009 14:04

       « La présente fenêtre d’opportunité, durant laquelle un ordre mondial pacifique et interdépendant peut-être construit, ne sera pas ouverte pour très longtemps. Nous sommes à l’orée d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est une crise majeure appropriée, et les nations accepteront le Nouvel Ordre Mondial."


      David Rockefeller, 23 septembre 1994.


  • Marti 4 mars 2009 11:20

    Article intéressant mais il manque le mot de la fin : si ces CDS déclenchent des pertes énormes pour certains, cela veut dire en sens inverse des gains du même montants pour d’autres. Mais alors qui ? Car même du côté des hedge-fund on voit beaucoup de rouge.


    • plancherDesVaches 4 mars 2009 11:43

      Il n’y a pas que les hedge-founds qui en ont : TOUT LE MONDE.
      Là, vous voyez le malaise. Et comme personne ne veut dire ce qu’il en possède réellement, tout le monde a peur de préter sous peine que l’autre fasse faillite et ne rembourse pas.
      Vous voyez le cercle vicieux ?

      N.B. : un QUART des hedge-founds ont déjà été liquidés. Là, maintenant, on devrait être vers un tiers, mais je n’ai pas les derniers chiffres. Ils ont été "sauvés" par les clauses qui empêchent un client de retirer ses fonds à n’importe quel moment.


    • plancherDesVaches 4 mars 2009 12:03

      Hhmm.. en parlant de tout le monde :
      La fortune des milliardaires aurait "fondu" de 20% (chiffre d’il y a 2 mois). Je m’appuie, pour vérifier cette tendance sur les "investisseurs" russes qui ne veulent plus acheter des villas sur la Cote d’Azur.
      Mais ce sont des fortunes estimées.... Ce qu’ils planquent est, comme pour les banques, une question de "transparence".


    • plancherDesVaches 4 mars 2009 12:11

      Je termine donc le raisonnement : si leur fortunes n’ont diminué QUE de 20%, (alors que les bourses et instruments à la hausse se sont effondrés), c’est qu’ils ont anticipés le mouvement en "jouant" à la baisse.
      CQFD.
      L’estimation de 1 400 000 milliards me surpasse quelque peu : j’avais estimé à 600 000 milliards... petit joueur que je suis smiley


    • Marti 4 mars 2009 14:32

      Pas du tout CQFD : la bourse a baissée de 50% au bas mot, mais les obligations d’état ont augmentés, et l’immobilier européen descend pas bien vite. Y’a différents investissements autre que le bourse.

      Sur le fond je n’ai toujours de réponse à ma question : qui a gagné de l’argent aujourd’hui (depuis que la crise est enclanchée) avec les CDS ? Ce serait quand même intéressant de savoir qui est du bon côté de la contrepartie.


  • morice morice 4 mars 2009 11:30

     excellent !


  • Colure Colure 4 mars 2009 12:08

    Bin voilà, enfin une explication : les financiers jouent au casino en vendant des reventes de reventes de produits financiers. Qui pert gagne ? A vos jeux !

    Merci pour cet article même si j’aurais aimé un exemple chiffré pour mieux comprendre et illustrer ce propos qui me semble encore, à moins mal-comprenant de la finance, bien obscure. Faut dire, je ne joue pas au casino  smiley


  • geko 4 mars 2009 12:12

    Alcapone était vraiment un guignol !

    La solution était simple : Fermer le grand Casino et remettre les comptes à plat !
    Les personnes à l’origine de ces montages devraient être en taule mais sont en fait les donneurs d’ordre de nos dirigeants ! On va donc payer pour une bande de truands ?


  • Ahlen Ahlen 4 mars 2009 12:20

    Article intéressant et on ne peut plus clair. Mais un profane comme moi est quand même resté sur sa faim, car la solution n’a été évoquée en fin d’article qu’en 2 phrases. J’aurais aimé en apprendre plus de la clairevoyance de l’auteur en développant un peu sa suggestion d’annuler simplement "les paris fous" : Faisabilité ? Conséquences ? 


    • wesson wesson 4 mars 2009 12:41

      Bonjour ahlen,

      "J’aurais aimé en apprendre plus de la clairevoyance de l’auteur en développant un peu sa suggestion d’annuler simplement "les paris fous" : Faisabilité ? Conséquences ? "

      tout d’abord merci pour ma "clairvoyance", cependant la solution consistant à annuler les CDS / CDO commence a être évoquée dans certaines tribunes, par des personnes peu suceptibles d’être d’affreux gauchistes. Par exemple, Paul Craight Roberts - qui fut un des conseiller économique de Ronald Reagan - ne préconise pas autre chose dans son article publié ici sur VDare (en Anglais), et disponible en Français sur ContreInfo

      Faisabilité : elle ne pose pas vraiment de problème, posant en préalable la nationalisation des banques et compagnies d’assurance. Comme cette nationalisation est de toute manière à peu près inévitable (malgrès la résistance acharnée de l’administration obama à le faire et le faire savoir), il ne restera plus qu’a envoyer paître les détenteurs de CDO/CDS qui se présenterait au tiroir caisse.

      Conséquences : La ruine de beaucoup de hedge funds, qui se sont gavés de ces produits financiers, et par extension, la misère pour l’ensemble des retraités qui ont un système par capitalisation basé sur le marché boursier !

      autrement dit, même si cette solution serait efficace, elle remets tellement en cause les dogmes établis qu’elle ne sera mise en oeuvre qu’en dernier recours, et si possible sans que cela se sache !


  • xcocote 4 mars 2009 12:20

    Question stupide/candide (oui, j’assume) :

    plutôt que d’interdire les CDS, ce ne serait pas préférable de revenir en arrière : les vendeurs de CDS les rachètent à leur client au prix de vente. Il y aurait des pertes mais moindre que le risque ahurissant qu’ils ont pris en vendant ces "assurances" ?

    J’imagine que ça va être une sacré usine à gaz, mais vu le merdier ça en vaut peut-être la peine.
    (toutes ces ventes passent par les bourses, il y a donc bien une trace de chaque transaction, sur un serveur informatique quelque part dans le monde —> par l’informatique, on devrait arriver à démèler l’écheveau)


    • plancherDesVaches 4 mars 2009 12:30

      Une idée, effectivement.
      Mais regardez AIG, qui vient d’annoncer une perte de 31 MILLIARDS, même sans les racheter.
      Il faut s’imaginer que les 1 400 000 milliards ne sont QUE des papiers que vous pourriez imprimer tout comme moi, à partir de RIEN.
      J’ai un peu d’argent de coté, mais là, je vais être court.
      Dans la somme plus haut, il n’y a pas QUE les CDS, voir la vidéo :
      http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=20964
      La moitié est intéressante, car l’autre propose des solutions "exotiques"
      Ainsi, une banque, peut "créer" artificiellement 97% d’argent virtuel.

      La drogue du virtuel a marché encore mieux dans la finance que pour les jeux vidéo.


  • Internaute Internaute 4 mars 2009 12:20

    Les mlliards que les gouvernements prennent sur le contribuable pour soutenir les bancassureurs (par exemple AIG aux Etats-Unis) ne servent qu’à payer les CDS foireux engagés par ces sociétés.

    Autrement dit on est dans la situation où un groupe de gens vont au Casino pour passer du bon temps et où le Casino a inventé un nouveau jeu où il finit par perdre. Le plus naturellement du monde, le gouvernement au lieu de leur dire, « Vous n’avez qu’à aller bosser », leur dit « Mes pauvres petits, c’est pas bien grave, on va lever des milliards sur le dos des travailleurs pour renflouer le Casino afin qu’il puisse vous payer et que vous ne gardiez pas un mauvais souvenir de cette soirée ».

    C’est tout simplement dégueulasse et les députés qui abondent dans ce sens sont des exploiteurs du peuple. Je pense particulèrement à Béru qui dit qu’il faut maintenant un plan de sauvetage européen mais malheureusement ils sont tous comme lui.

    Les seuls CDS à sauver sont ceux dont le propriétaire est aussi celui qui a engagé la dette.


  • millesime 4 mars 2009 12:42

    voici ce que propose NEWROPEANS (seul parti politique trans-européen) dont le président est Franck Biancheri à l’origine de la création d’Erasmus.
    1- les banques sont les "serviteurs" de l’économie "réelle" et NON les maitres.. ;
    2- interdiction aux banques de financer la spéculation et de spéculer pour leur propre compte
    3- interdiction aux banques de collaborer avec les "paradis fiscaux"
    4- obligation faite aux banques de respecter le ratio fonds propres/engagements

    nous verrons si le G20 est capable "d’imposer" aux milieu financier ces différents points, pour ma part c’est du genre "voeux pieux"... !


    • Krokodilo Krokodilo 4 mars 2009 16:14

      Les spécilaistes pourront certainement être plus précis : interdiction de la vente à découvert (vendre ce qu’on ne possède pas...), de la spéculation sur les monnaies, etc. qu’on laisse aux paradis fsicaux ces jeux de casino, ces paris financiers, et que nos banques demeurent saines, basées sur l’économie réelle. Et que les salaires des grosses têtes, tout en restant plus que généreux, redégringolent des hauteurs choquantes où ils se trouvent malgré leurs échecs retentissants ! Ces réformes pourraient finalement être plus simples qu’o nne le pense, mais la volonté manque du côté des poltiiques, trop liés au fric et au pouvoir.


  • Blot_s 4 mars 2009 12:48

    [quote]chiche[/quote]

    Le problème c’est l’endètemment des états !! D’après vous auprès de qui les états sont endèttés ??

    La disparition de la finance entraîne la disparition du budget des états !!

    Et pourtant je souhaite une autre société pour mes enfants, mais à force de laisser faire nous somme aujourd’hui tous pieds et poings liés à cette finance qui coule, coule, coule et nous entraine avec elle vers les fonds abyssaux.



    • millesime 4 mars 2009 13:29

      les Etats émettent des emprunts sur les marchés internationaux....ce n’est pas les fonds propres dans banques qui financent les Etats ...suivez pas exemple le cas de Chine qui finance les émissions du Trésor US... !


    • Petitpois Petitpois 4 mars 2009 13:41

      "Le problème c’est l’endettemment des états !! D’après vous auprès de qui les états sont endettés ??"

      Les banques centrales, des entités privées... !

      http://www.fauxmonnayeurs.org/

      Ce n’est pas sans raison que s’amorce aux Etats-Unis un mouvement citoyen pour abolir la FED (Réserve Fédérale), qui ne fait pas plus partie de l’administration américaine que ne le ferait Federal Express, comme aiment à le rappeler les Américains. Rappellons qu’elle imprime les dollars depuis Noël 1913 (veille de Noël, l’équivalent du mois d’août chez nous pour faire passer des lois un peu "limites"...) quand Willson a lui donné le monopoly de l’émission de la monnaie, qu’elle imprime et prête à l’Etat, un prêt qu’il faudra rembourser avec les intérêts, évidemment...
      Qu’en est-il de la BCE ?


  • Blot_s 4 mars 2009 12:53

    Le problème est que les états se sont endèttés auprès de la finance !

    Donc si disparition de la finance, disparition du budget des états.

    A force de laisser faire la finance nous sommes pieds et poings liés à cette finance qui coule !


  • Blot_s 4 mars 2009 12:55

    désolé pour les 2 messages, problème de connexion : j’ai cru que le 1er n’était pas passé. smiley


  • Forest Ent Forest Ent 4 mars 2009 12:56

    Ce qui est dit dans cet article est dans l’ensemble vrai.

    C’est pour cela que j’ai eu du mal depuis quelques années à suivre les nombreux rédacteurs AV qui font tout un foin au sujet du mécanisme de création monétaire, par les états ou les banques : la création de monnaie par le crédit est secondaire comparée à la création implicite de monnaie par contrepartie de dérivés, et cette dernière n’a jamais fait l’objet d’aucune règle de transparence ni prudence.

    Mais quel que soit le talent du rédacteur, je pense qu’il faudra d’autres articles pour expliquer comment la planche à billets a fonctionné, parce que je pense que c’est quand même assez compliqué. Le principe de base est le suivant : tout vendeur d’assurance s’endette auprès de ses clients.


  • Veilleur de Nuit 4 mars 2009 13:30

    De la sous estimation chronique du risque dans l’ensemble du système financier actuel... 


    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=5981574


  • anuck 4 mars 2009 13:48

    @ l’auteur

    Assez bon article bien que vos chiffres soient un peu fantaisistes. Les "Credit Défault Swap" (CDS) se montaient à juin 2008 à cinquante-sept mille milliards $ (57’000’000’000). Ce qui n’empèche en rien la stupidité de cette assurance "Risque". C’est à fond perdu que les banques ont déjà déboursé 15’000 milliards (ventes d’actions, réserves, fonds propres) espérant ensuite de faire payer le contribuable plutôt que de déclencher le paiement des CDS

    Le problème c’est que toutes ces assurances ont été souscrites avec de l’argent dette ou argent négatif, qui n’éxiste pas. Malgré le fait que les banques centrales font tourner la planche à billet à fond (augmentation de la masse monétaire T4 aux US), il sera impossible de tout rembourser. Cette impossibilité entrainera, de façon systémique, la grande majorité des produits dérivés à une faillite ou cessation de paiement.

    Et les "CDS" ne représentent que 8% de tous les produits dérivés.

    Personellement, et cela n’engage que moi, je ne vois aucune sortie à ce "Tsunami de la bétise". Une solution peut-être : effondrement du $ et refus de payer les dettes.

    De toutes façons c’est la catastrophe qui va arriver dans quelques mois


    • wesson wesson 4 mars 2009 14:28

      @Anuk,

      "Assez bon article bien que vos chiffres soient un peu fantaisistes"

      j’admet bien volontier cette critique, d’autant que j’ai moi-même tiqué là dessus ...

      Cependant, la source cité en référence parle de "$ 1.4 Quadrillion", ce qui serait selon la définition wikipedia 1.400.000.000.000.000 $. La somme parait tellement énorme que ça m’as aussi posé un problème. C’est pourquoi j’ai assorti cette estimation du qualificatif "elle vaut ce qu’elle vaut", et d’en donner la provenance, la banque internationale des règlements, qui en matière d’estimation économique mets généralement dans le mille.

      dû à la difficulté de manipuler ces grands nombres, et à l’héroisme des hypothèses qu’il faut soulever pour arriver à cette estimation, on peut supposer probable une erreur d’un facteur 10, ce qui nous mettrait quand même la plaisanterie à 140.000 milliards de dollars - ça reste quand même totalement énorme.



  • tomasi75 4 mars 2009 14:09

     Il est vrai que ce n’est pas facile de comprendre l’économie et c’est peut-etre pour ca que on nous fait passer tout et n’importe quoi.
    Moi je ne my connais pas trop mais pourquoi pas créer une semaine de 25 heures de travail ? les explications sur le lien
    qu’en pensez vous ?
    http://voxx.over-blog.com/article-25826991.html


  • loco 4 mars 2009 14:54

    Bon, je me risque avec mes questions d’ignorant de base : 
     Vous "cherchez" ce qu’est devenu l’argent perdu. Mais existe-t-il, a-t-il réellement existé ? Je ne suis pas compétent dans la finance, mais vu de ma fenêtre certaines choses me semblent troublantes.
     On parle en ce moment à la fois de crise et d’utilisation (distribution, prêt...) de sommes si énormes que les montants ne parviennent pas à tenir dans les filets de ma mémoire. Dans un autre genre d’étonnement, j’ai lu que Google "valait" un prix astronomique, alors que je ne vois pas du tout ce que cette firme peut bien produire. Drôle d’idée de la valeur. Continuons, le mouvement à la hausse aussi bien de l’immobilier que des actions : comment une maison quelconque, un appartement standard a-t-il pu doubler son prix en dix années marquée par une inflation faible ? D’où sort la valeur équivalente au prix d’actions qui doublent (ou triplent , ou +) en quelques mois, sans que leur production ait explosé ? 
     D’où ma conviction de "café du commerce" que cette valeur n’existant pas, cet argent n’existe pas non plus. Et que crédit et spéculation battent hardiment monnaie en dehors de tout contrôle et même de toute mesure.  L’évolution de la finance me fait songer à la maturation des vesses-de-loup.
     Si quelqu’un peut m’éclairer d’un petit digest, merci d’avance.....


    • pragma 4 mars 2009 16:50

      D’un autre ignorant de base, une interrogation : à l’actif des bilans, on évalue les valeurs financières détenues, au même titre que les immobilisations en dur, bâtiments et équipements, par exemple.
      Sauf erreur, depuis quelque temps, on les évalue à leur "prix de marché", mark on market, because les normes IFRS d’origine anglo-saxonne, lesquelles étaient bien mieux, évidemment que les valorisations historiques ringardes précédemment utilisées.
      Prix de marché=prix auquel se réalisent les transactions, c’est à dire fortement variable par définition, et par ailleurs souvent virtuel, puisque l’on ne sait absolument pas, concrètement, ce que l’on a acheté.
      Me trompe-je ?
      Et quelle va être la tête des bilans, des résultats, moins values passées ?
      Du boulot pour les Tribunaux de commerce, les liquidateurs, et les vautours qui trépignent !
      Accessoirement, à quel niveau vont se situer les rentrées fiscales sur les BIC, Madame Lagarde ?


  • poetiste poetiste 4 mars 2009 15:01

    Trafic.
    On a bien compris que le libéralisme économique sous-entendait la permissivité, la légalisation d’une manière de prévarication. L’argent qui représente le travail des hommes est aspiré en vue de spéculations financières qui font payer un lourd tribut non seulement aux employés mais aux entreprises elles-mêmes. On joue votre salaire au casino. Le dispositif est en place depuis bien longtemps, les financiers en connaissaient le danger, ils savaient que le jeu finirait par la « crise ». Il y a dans les mentalités la pensée d’un « après moi le déluge » pourvu que je remplisse ma caisse. Un personnage comme Marc Fiorentino, trader de son état et écrivain à ses heures, se paye le luxe d’un cynisme non dissimulé invité dans une émission d’Yves Calvi. Tout cela est légal ; rien à redire. L’homme a « gagné » de l’argent et ne veut pas savoir si d’autres en ont perdu ; on est dans une jungle légale. Le monsieur en question prétend qu’il n’y a aucune moralisation possible de l’argent. Il professe un fatalisme et on ne peut y revenir. Il avoue que l’addiction au gain est forte chez le trader. Quand on banalise, qu’on légalise ainsi des pratiques de cette sorte, le bougre a raison, circulez, il n’y a rien à voir. Au passage il donne un coup de patte à Olivier Besancenot qui quelques jours plus tôt, confronté à lui chez Thierry Ardisson, avouait aussi qu’il n’y avait pas de moralisation possible de l’argent. Il est vrai qu’il est difficile de rester moral près d’une caisse pour le commun des mortels mais de la part d’Olivier, qu’est-ce à dire ? Ne doit-on plus attendre de gens de gauche qu’ils puissent croire en la morale ? Il est vrai que la gauche caviar nous a ôté nos d’illusions.
    La finance pour les nuls : bravo ! Il y a belle lurette que les nuls auraient dû s’y intéresser, c’est à dire en exiger un intérêt en intervenant dans la gestion des entreprises et des banques, en demandant le partage équitable des actions et de leur gain. Les nuls prenant leurs responsabilités sur le marché financier, c’est le pied !
    Alors, on la fonde cette commission internationale des sages qui imposera une régulation morale à l’argent fou ? Mais attention ! Le veau d’or a la force du dragon, on ne va pas lui ligaturer les pattes sans coup férir. On demande des héros.
    La « régulation » qui se met en place est une simple révision de la machine, que l’on ne s’y trompe pas. Le jeu va continuer à dévaloriser la valeur travail, c’est le rêve du « tout, tout de suite », le leurre du court terme qui va favoriser les plus malins, les plus rapides, le soin de l’avenir de la planète et de ses enfants étant rejetée aux calendes.
    On demande des nuls susceptibles de prendre conscience de l’enjeu, de se transformer en héros. Il y a déjà Zorobama outre Atlantique mais il reste dans le domaine panaméricain.
    Que les nuls cessent de contracter des dettes, ce sera déjà ça.
    L’économie pour les nuls : très bonne idée ! S’informer à ce sujet n’est pas un droit, c’est un devoir écologique primordial. Nuls de tous les pays, unissons-nous ! Quand on a la connaissance, que l’intelligence et le cœur sont éclairés, plus rien n’est fatal. Et demandons aux traders, gardes du corps de la finance, de rejoindre nos rangs. Et à ceux qui disent que l’argent fait le bonheur, rappelez-leur que c’est aussi le nerf de la guerre. Avec un peu de chance, de volonté et de bonne foi, on évitera peut-être la troisième guerre mondiale. On attend « Super Nul » pour sauver le monde.
    A.C

     


  • LE CHAT LE CHAT 4 mars 2009 15:25

    ouais , y’a qu’a mettre le monde entier en faillite personnelle comme en Alsace ! smiley cool !


    • Kobayachi Kobayachi 4 mars 2009 17:37

      Dernier chiffre des faillites personnelle aux US : 98.000 pour le seul moi de fevrier 2009 qui pourtant ’a que 28 jours.
       


  • chmoll chmoll 4 mars 2009 15:34

    la finance moderne, c les milliards de ceux d’en bas ,qui ne savent pas ce ke les centaines d’en haut font avec vot pognons


  • idemeh 4 mars 2009 15:55

    très incomplet et approximatif , traduisant un manque de connaissance des produits en question (pour preuve l’acronyme CDS veut dire Credit defaut SWAP) Ce qui est avant tout à l’origine des dérives c’est un état major de banques qui a relativement le même niveau de compréhension que celui du rédacteur...


    • wesson wesson 4 mars 2009 16:59

      @idemeh

      Bonjour,

      "(pour preuve l’acronyme CDS veut dire Credit defaut SWAP)"

      Oups, bien vu, mais la seule preuve que vous avez produite, c’est que j’ai mal relu mon texte ...
      c’est d’ailleurs Credit Default Swaps en mauvais Anglais des salles de marché

      pour le reste, j’ai bien souvent ici revendiqué mon incompétence, ça change un peu des avis de spécialistes qui savent tout.

      Mais dites-moi, idemeh ne s’écrirait-il pas plutôt "hide me" ?



  • lineon 4 mars 2009 16:12

    C’est plutot une bonne nouvelle donc. on coule, on s’étripe et après on remet les compteurs a zero.


  • zelectron zelectron 4 mars 2009 16:23

    La civilisation Anglo-saxonne est plus que tolérante sur les paris et voila ce qui arrive...(Il me semble aussi que les Chinois aiment le jeu)


  • Mouche-zélée 4 mars 2009 16:37

    Toujours super comme auteur .
    Rien à redire sauf qu’il est évident que les états ont vendu leurs citoyens et leur avenir à des intérêts multinationaux privés en toute connaissance de cause .
    (en toute complicité face à une organisation mafieuse)

    La charge la plus grave serai intelligence avec l’ennemi (guerre économique), la moins grave serai la complicité (toute personne confrontée à un délit se doit d’arrêter la continuité de l’infraction)

    Si les états disent qu’ils ne savaient pas c’est pire encore à y réfléchir ...


  • rackam rackam 4 mars 2009 16:41

    Article très interessant. On découvre tous la face cachée du capitalisme/libéralisme dont le fonctionnement dépasse la pire des fictions, et on comprend mieux pourquoi ceux qui ont voullu tenter autre chose que ça sont diabolisés à ce point. Je pense qu’il est grand temps de réfléchir a autre chose que ce système pourri. Réfléchir en mettant tout sur la table : l’expérience soviétique a tout de même permis de se passer du capitalisme pendant 70 ans, et là ça me semble essentiel. En même temps, revers de la médaille, ils ont produit un mode de pouvoir calqué sur celui des états capitalistes/dictatoriaux et ça, j’en suis d’accord, c’est à proscrire. Il doit bien avoir quelque chose à trouver qui puisse permettre d’éradiquer ce fléau du capitalisme/libéralisme tout en ne tombant pas dans un pouvoir de type dictatorial. Nos aïeux ne s’en sont pas tenu au constat que la République était une dictature (comme celle de 1792 avec Robespierre et sa Terreur) et ont remis ça sur le tapis, heureusement car nous n’en serions pas à la 5ème, bientôt à la 6ème ! On comprend mieux pourquoi les détracteurs utilisent un argument aussi court que leurs idées : communisme = dictature, ça ne donne pas envie de se pencher plus sur la question et d’y réfléchir. Se passer du capitalisme c’est possible, sans reproduire ce qui a déja été fait.
    ....et si on commençait ?


  • HASSELMANN 4 mars 2009 17:22

    Article méritoire, mais qui va demander des compléments pédagogiques importants comme le souligne FOREST ENT.
    Je ne résiste pas au plaisir de renvoyer le lecteur a un billet publié dans LES ECHOS du 3.03, sous la signature de D MUZET "Donner du sens au chaos".
    Tout est là , nous avons crée LIBR’ACTEURS pour essayer de rendre le citoyen acteur de son destin, en forgeant un nouveau référentiel de valeurs.D’un mal peu sortir un bien, on commence a voir poindre de nouvelles typologies de comportement.
    juste un dernier petit mot, expliquez sans relache que le banquier comme l’assureur fonctionnent en cycle INVERSE, vous lui confiez vos primes et vos économies avant qu’il ne vous rende service.C’est assez dire pourquoi il faut les surveiller, les controlers et ne prendre que ce que vous comprenez ! Avez vous déjà versé chaque mois de l’argent a votre boucher, pour le cas ou, un jour vous auriez envie de viande ?


  • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 4 mars 2009 17:25

    @Wesson,
    Je suis nul moi aussi.
    Il n’y a rien de mieux qu’un nul pour expliquer à un nul. Les économistes nous saupoudrent tous ces mots et expressions qui nous sont étranges.
    Qui plus est, les renseignements provenant des analyses de journaux, ou de la télévision, nous livrent le « déboulement » de la crise en pièces...
    C’est un château de cartes.
    C’est malheureux, mais tu as parfaitement raison. L’économie n’était bâtie que sur du vide.
    Spéculation, voracité.
    Il existe des économistes indépendants qui peuvent nous expliquer - et qui d’ailleurs la voyaient venir cette crise.
    Le site de l’économiste Pierre JC Allard trace le portrait des 30 dernières années qui nous ont mené jusqu’à la crise...et d’avantage. http://nouvellesociete.wordpress.com/ 
    L’auteur écrit d’ailleurs sur Agora. Il est préférable, toutefois, de commencer par le début sur son site.
    Merci !



  • Anis 4 mars 2009 17:42

    Ce ne sont ni plus ni moins que des pratiques inventées par les juifs depuis la nuit des temps
    Ils sont les champions dans ce domaine mais aujourd’hui tout semble s’écrouler sur leur tête !


  • Jimd Jimd 4 mars 2009 18:25


    Cds : credit default swap. Pas collateralized.

    C’est en effet une assurance. Vous vous assurer contre le fait que l’emetteur d’une dette ne puisse pas honorer ses engagement.

    CDO ; ce n’est pas du tout la meme chose. La vous emettez de la dette que vous adossez a des actifs, des entrees futures d’argent…qui ne sont pas certaines.

    L’exemple du cds est assez simpliste. Vous pouvez tout simplement assurer votre voiture autant de fois que vous le voulez. Vous payez une prime. les mecanismes d’assurance existent, vous n’assurez pas votre voiture chez trois assureur differents...

    (Le mecanisme d’assurance est assez classique et est un peu le meme que ce que nous avons pour nos maisons ou voiture.)

    Pour les CDS le gros probleme est qu’en cas de crise systemique on ne maitrise plus du tout le risque et la potentialite qu’une institution ne puisse honorer ses engagenments. Les CDS propageraient donc le mal, l’amplifieraient. Ils representent un vrai danger, tout comme par exemple une serie de tempetes sur tout le pays mettrait les assureur en faillite.

     Le gros probleme est une la transparence et l’evaluation du risque :

    Pour les CSD la prime est calculee en fonction de l’evaluation de la solvabilite de l’institution emetrice de dette.

    Pour les CDO c’est base sur la probabilite que l’actif servant de collateral va avoir de la valeur.

    C’est le probleme des subprimes avec une bulle sur le marche immobilier.

    Ca peut etre le probleme si l’actif en question est des futurs remboursement et qu’il y a insolvabilite.

     

    Je ne suis pas d’accord avec votre analyse :

    Je ne pense pas que ces outils affaiblissent la valeur de ce a quoi ils sont adosse. Je pense que le gros probleme a été (et est) la transparence et la mesure du risque qui engendre une valorisation incorrecte et une bulle.

    Je ne suis donc pas un defenseur de ces outils, je suis plutôt pour une transparence et une clarification des engagements hors bilan, et peut etre une simplification des outils financiers meme si je pense qu’il est dans la nature de l’homme de trouver des outils de plus en plus complexes.

    Enfin, si on disait chiche…. Les institutions financieres s’ecrouleraient, les banques fermeraient, nous perdions toutes nos billes….

    Nous sommes prisonniers. En se sens je vous rejoins…


    • wesson wesson 4 mars 2009 22:44

      Bonjour Jimd,

      oui CDS effectivement, Credit Default Swaps, mais dans la précipitation de l’écriture de l’article, je me suis emmelé les pinceaux.

      Je revendique effectivement la simplicité de l’article : c’est dans un but didactique. Ce qui est interessant à mon sens, ce n’est pas d’expliquer toute la tuyauterie, mais plutôt de dire que telle qu’elle est montée, la chaudière ne peut que pêter !

      et je précise encore que en matière d’économie, je ne suis pas du tout un spécialiste, juste un néophyte curieux qui souhaite faire partager sa compréhension des choses.

      Je ne vous rejoint pas sur le coté "la moralisation c’est la solution". Lorsque vous créez un produit qui est rentable en cas du défaut d’un tiers, vous créez aussi une force qui cherchera à provoquer ce défaut. Et justement en parlant de finance pure, sa force est aujourd’hui sans égal, au point d’influencer les politiques publiques au niveau mondial au seul but de sa pleine et entière satisfaction.

      Pour le dire plus simplement, en prenant un cas réel, vous pouvez couler une entreprise tout simplement en revendant à la hausse des CDS qui y sont adossés. Le marché concluera que l’entreprise en question va pas bien du tout, ce qui peut arriver à l’oreille de ses clients et de ses fournisseurs, qui alors se mettront à exiger des conditions plus contraignantes que l’entreprise ne pourrait alors plus supporter. C’est en cela que le simple échange de ces produits sont porteurs de prophéties auto-réalisatrices. Moralisez ce que vous voulez là dedans, vous ne contriburez qu’a augmenter ce qui n’est pas leur moindre défaut.


  • Le péripate Le péripate 4 mars 2009 19:17

     Economie, ou finance ? Le titre dit une chose, l’illustration une autre.


    L’état et la banque sont des complices depuis l’invention de la banque centrale. Depuis ce jour là, les banquiers ont appris que l’état serait toujours derrière eux en cas de coup dur. C’est que ces deux là, banque et état, se rendent de nombreux services mutuels. 

    Alors, bien sûr, se développe une culture de l’irresponsabilité. Comme il reste malgré tout un soupçon de notion du risque, on crée des outils pour disséminer le risque en se disant "on verra bien". Mais ça ne change pas grand-chose.

    Dans toutes choses, il y a ce qui se voit, et ce qui ne se voit pas. Ce qui se voit, c’est la finance en folie. Ce qui ne se voit pas, c’est que c’est l’intervention excessive de l’état qui a crée cette situation, et que cette situation sert encore plus le renforcement du poids de l’état. Un cercle vicieux.

  • Marc Bruxman 4 mars 2009 19:51

    L’article a l’avantage d’expliquer simplement ce que sont ces produits mais il a un biais énorme et qui est de plus en plus courant : celui de séparer une économie "réelle" censée être saine d’une économie "virtuelle" censée être malsaine. 

    Vous avez raison sur un point, la crise actuelle est la première catastrophe informationelle de même qu’il y a eu des catastrophes technologiques au XXème siécle (explosions, incendies) il faut s’habituer aux catastrophes informationelles. Mais on s’habituera aussi à mieux gérer les systèmes d’informations et à améliorer leur sécurité. Parce que tout cela n’était qu’un gros système d’informations. Or un des composants de ce SI a merdé sévérement à savoir le code qui était censé évaluer le risque. Et beaucoup de banques utilisaient la même formule pour cela. La conséquence, c’est le désastre que vous connaissez. Cela n’a pas explosé, cela n’a pas pollué mais cela a généré plein de contrats "toxiques" et de mauvaises décisions. C’est une catastrophe d’un nouveau genre mais il y aura d’autres catastrophes de ce genre la le temps que l’on apprenne à mieux maitriser les outils à notre disposition. 

    Mais l’économie est de plus en plus basée sur de l’immatériel : Du logiciel aux contenus multimédias en passant par les contrats d’assurances ou même par extension les télécommunications (le coût d’un appel téléphonique est très loin d’être le coût réel de l’infrastructure), la plupart de ce que nous consommons est de plus en plus immatériel. Même Agoravox n’a pas vraiment d’existence matérielle contrairement à un journal. La pub sur le net n’a pas plus d’existence matérielle non plus. De même les professions juridiques ou les médecins vendent avant tout leur savoir faire et pas du matériel. 

    On ne peut pas raisonner en parlant d’économie réelle ou virtuelle et ce même lorsque l’on parle de finance. Nous sommes passés à l’ére post-industrielle et la plupart de nos échanges vont être immatériels. Cela ne peut qu’occasionner de nouveaux défis, de nouveaux problèmes, mais cela occasionne aussi de grandes opportunités. La dématérialisation des journaux va par exemple nous éviter beaucoup de déforestations, moins de produits chimique et une consommation d’énergie moindre. De même pour le fait que les relevés de compte nous parviennent au format électronique plutot qu’en papier cela permet d’économiser des tonnes de papier ainsi que sur les frais de transport. 

    La ou cela devient fourbe c’est que la crise en réduisant la capacité d’investissement des entreprises va les forcer à rationaliser. Et le plus simple pour elles va être de dématérialiser encore plus. Il faut donc s’habituer à l’économie de la connaissance et du virtuel. Parce que la transition va maintenant être beaucoup plus rapide qu’on ne le croit. D’ici quelques années, l’industrie sera comme l’agriculture quelque chose d’essentiel mais qui sera devenu invisible. 

    Et si la crise financière mérite toute notre attention c’est avant tout parce qu’elle sera bientot vue comme le point de basculement entre ces deux époques beaucoup plus que la bulle internet de l’an 2000. 



    • wesson wesson 4 mars 2009 21:56

      Bonsoir Monsieur Bruxmann,

      "L’article a l’avantage d’expliquer simplement ce que sont ces produits mais il a un biais énorme et qui est de plus en plus courant : celui de séparer une économie "réelle" censée être saine d’une économie "virtuelle" censée être malsaine. "

      Et bien je vais vous rassurer : l’éconnomie "réelle" actuelle est, à mon sens tout aussi malsaine et vicelarde que ne l’est l’économie "virtuelle". Pour vous expliquer cela, il faudrait parler du capitalisme en général.

      Le capitalisme somme toute qu’un régime d’accumulation individuelle de la richesse, jusqu’à sa limite possible. En mots grossiers, le capitaliste veut posséder tout l’argent disponible. C’est vers cela que tends tout bon capitaliste non ? Et donc, le capitalisme, ainsi que ses alliés objectifs ont en toute logique développé des systèmes qui ont permis d’augmenter la vitesse de cette accumulation de richesses.

      Avec l’arrivée massive de l’informatique, la dématérialisation des échanges a permis de décupler encore ce régime d’accumulation. Et il faut reconnaitre que le système a été génialement conçu, en ce sens que tout a été fait pour que cela ne se sache pas. Et ça a duré 30 ans, avec la complicité objective des médias de masse.

      Mais ce régime n’est pas viable : Cette ultra concentration de la richesse n’est pas pérenne. Et lorsque les gens qui croyaient pouvoir profiter de cette configuration se rendent compte qu’ils se retrouvent du mauvais coté de la facture, les soutiens objectifs au capitalisme s’amenuisent, jusqu’à un changement brutal, habituellement opéré par une guerre ou une révolution.

      Et les exemples historiques en ce sens ne manquent pas !

      Pour en revenir à votre propos, ce qui pose problème n’est pas à mon sens la matérialisation d’un avoir ou d’une dette, mais une accumulation trop grande de ceux-ci. Et je crois que on est bien là dedans.

      Pour en finir avec ça, je ne crois pas qu’une "moralisation" quelquonque puisse être d’aucun secours, surtout concernant un système conçu pour être opaque, et qui dont contient ses propres dérives. Par contre, un écrétage des bénéfices, rentes et accumulations de richesse est à mon sens tout à fait approprié, tant sur l’économie réelle que sur la virtuelle. Les états ont un superbe outil pour aller dans ce sens : l’impôt !

      en limitant fortement le profit actionnarial et financier à une norme raisonnable, on rendrait automatiquement inutile tous ces mécanismes dont le seul propos est de faire cracher une insupportable rentabilité aux capitaux.

      Et voilà pour l’économie de la mère michu !


    • Céline Ertalif Céline Ertalif 4 mars 2009 22:47

      La question est à mon sens de savoir si le capitalisme peut supporter la dématérialisation. La réponse n’est pas évidente.

      Je trouve l’intervention de Marc Bruxman assez pertinente sur la dimension informationnelle, mais je rapproche du concept de "fétichisme de la marchandise". C’est d’ailleurs à mon avis l’idée la plus géniale de K Marx et celle qui résiste le mieux au temps. Que dit Marx ? Il dit que, dans le capitalisme, l’argent ne sert pas à échanger de la marchandise mais que la marchandise sert à échanger de l’argent (circuit AMA et non MAM). Comme le bas de soie dans l’érotisme, messieurs : il faut un fétiche pour médiatiser l’échange pulsionnel, et dans le capitalisme c’est la marchandise. Je suis nulle aussi en économie, mais ça j’ai très bien compris !

      Alors moi je doute que le passage de la chose au virtuel ne casse pas le capitalisme avec. Je ne suis sûre que de mes doutes, mais je crois dangereux d’oublier la chose ! smiley


    • Marc Bruxman 5 mars 2009 00:13


      Le capitalisme somme toute qu’un régime d’accumulation individuelle de la richesse, jusqu’à sa limite possible. En mots grossiers, le capitaliste veut posséder tout l’argent disponible. C’est vers cela que tends tout bon capitaliste non ?


      Non si le système est maintenu libre, la concurrence finit toujours par empécher la création de monopoles. Même Microsoft est en train de voir ses monopoles battus en brêches depuis que l’idée de logiciel libre a fait des petits ! Chaque participant essaie dans le système de maximiser sa part de profit mais comme personne ne peut posséder TOUTES les richesses il s’ensuit qu’il y a circulation. 

      Cette circulation se fait en fonction des compétences et du patrimoine de chacun. Des gens comme Bill Gates, Warren Buffet, Sam Walton et d’autres ont fait fortune à partir de rien. 

      Avec l’arrivée massive de l’informatique, la dématérialisation des échanges a permis de décupler encore ce régime d’accumulation. Et il faut reconnaitre que le système a été génialement conçu, en ce sens que tout a été fait pour que cela ne se sache pas. Et ça a duré 30 ans, avec la complicité objective des médias de masse.

      Pas exactement, effectivement ca ne s’est pas su tout de suite. Mais l’idée était d’avoir un systéme qui permette à l’information de circuler librement. Or le controle de l’information était à l’origine du pouvoir des états. Dès lors, le vers était dans le fruit. Pour ce qui est des concentrations de richesse, elles ne se font que parce que le système éducatif n’a pas suivi et donc que ceux qui savent ont un avantage significatif sur ceux qui ne savent pas. Un peu comme le mec qui savait lire au XIXème siécle, il était king of the world. 

      Mais ce régime n’est pas viable : Cette ultra concentration de la richesse n’est pas pérenne. Et lorsque les gens qui croyaient pouvoir profiter de cette configuration se rendent compte qu’ils se retrouvent du mauvais coté de la facture, les soutiens objectifs au capitalisme s’amenuisent, jusqu’à un changement brutal, habituellement opéré par une guerre ou une révolution.

      Et toutes les révolutions ont été financés en réalité par les nouveaux riches qui s’en sont servi pour essayer de prendre plus de pouvoir. La révolution française est ainsi un très bon exemple. Les Bourgeois ont baisés les nobles et les curés en se servant des autres. 

      Pour en finir avec ça, je ne crois pas qu’une "moralisation" quelquonque puisse être d’aucun secours, surtout concernant un système conçu pour être opaque, et qui dont contient ses propres dérives. Par contre, un écrétage des bénéfices, rentes et accumulations de richesse est à mon sens tout à fait approprié, tant sur l’économie réelle que sur la virtuelle. Les états ont un superbe outil pour aller dans ce sens : l’impôt !

      Sauf que la dématérialisation fait que les états sont en concurrence ! Pour de nombreux business vous pouvez aujourd’hui choisir votre pays d’implantation. Que j’ouvre un site web même en Français en France ou depuis un autre pays c’est pareil. Donc si je dois créer un tel business je peux choisir d’aller vivre dans le pays qui m’offrira les meilleures conditions fiscales. Cela limite au contraire le pouvoir des états qui perdent la de facto leur capacité à controler les frontières. Je crois sincérement que le modèle des états nations tel qu’on l’a connu est mort. Et qu’une révolution loin de le recréer finirait de détruire ce concept. Parce que même si un sot style Besancenot prenait le pouvoir il donnerait finalement le coup de grâce à l’état et que l’environnement technologique l’empécherait d’en batir un nouveau à partir de rien. Cela conduirait paradoxalement brusquement au libéralisme le plus "sauvage" si vous voyez ce que je veux dire. 


    • Marc Bruxman 5 mars 2009 00:28

      La question est à mon sens de savoir si le capitalisme peut supporter la dématérialisation. La réponse n’est pas évidente.

      Effectivement ! Et c’est un commentaire plutot intelligent :)

      Le capitalisme se base sur l’accumulation du capital. Or le capital n’est pas de l’argent. La révolution technologique en cours est assez antinomique avec l’accumulation de capital en tant que tel. J’avais écrit un article sur le sujet et je vous le laisse en pature :
      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10198

      Je trouve l’intervention de Marc Bruxman assez pertinente sur la dimension informationnelle, mais je rapproche du concept de "fétichisme de la marchandise". C’est d’ailleurs à mon avis l’idée la plus géniale de K Marx et celle qui résiste le mieux au temps. Que dit Marx ? Il dit que, dans le capitalisme, l’argent ne sert pas à échanger de la marchandise mais que la marchandise sert à échanger de l’argent (circuit AMA et non MAM). Comme le bas de soie dans l’érotisme, messieurs : il faut un fétiche pour médiatiser l’échange pulsionnel, et dans le capitalisme c’est la marchandise. Je suis nulle aussi en économie, mais ça j’ai très bien compris !

      Idée effectivement pas inintéréssante que je ne connaissais pas, merci !

      Alors moi je doute que le passage de la chose au virtuel ne casse pas le capitalisme avec. Je ne suis sûre que de mes doutes, mais je crois dangereux d’oublier la chose !


      Non il est clair que de même que le système politique va être transformé avec je le crois la disparition progressive des états nations, il est évident que le système capitaliste sera transformé. A mon sens nous allons vers un système ou la plupart des gens seront entrepreneurs (a rapprocher du récent statut d’auto-entrepreneur) et ou le salariat ne sera plus la forme dominante des rapports sociaux. Cela ne veut pas dire pour autant que cela sera bien pour tout le monde, car ce système va produire d’énormes inégalités entre ceux qui seront au dessus de la pyramide et ceux qui seront en dessous. 

      Pour voir ou cela peut nous mener (et ou cela nous mène déja), voici un intéréssant projet d’Amazon, j’ai nommé le mechanical turk : 
      https://www.mturk.com/mturk/welcome

      Des initiatives similaires pullulent sur le web. Les entreprises vont voir leur taille diminuer drastiquement à part pour quelques mastodontes. 

      Alors oui comme vous dites le capitalisme sera très différent, je ne crois pas qu’il disparaitra complétement je crois juste au contraire que l’aspect libéral de ce dernier va encore aller un cran plus loin ce qui est dans le sens de l’histoire. On échangera toujours de l’argent librement entre individus, on fera toujours des contrats, mais de façon plus dynamique et avec très peu de contraintes. 


    • wesson wesson 5 mars 2009 09:33

      @Marc Bruxmann,

      juste comme ça, au débotté :

      "Des gens comme Bill Gates, Warren Buffet, Sam Walton et d’autres ont fait fortune à partir de rien"

      Non, s’il vous plait Monsieur Bruxmann, vous ne faites pas partie des gogos qui croient à ces belles histoires de mecs parti de rien qui ont démarré dans leur garage !

      * Bill Gates est le fils de William Henry Gates Senior, avocat d’affaire. A l’époque du démarrage de Microsoft, papa Gates a mis dans la boite de son fils 1 million de dollars, ce qui en 1975 représentait une somme énorme. Il y avait un coffre fort de billets rempli dans le garage !

      * Warren Buffet a pour papa Howard Buffet, courtier en bourse et membre du congrès. Les premiers fonds que Warren Buffet a géré sont ceux de ses amis, ses connaissances, et surtout ceux de sa famille qui donc n’avait pas rien au début

      * Samuel Moore Walton est effectivement celui qui est parti de rien ... mis à part un apprentissage à la dure pendant la grande dépression et un anticommunisme viscéral - ça aide pour faire des affaires aux US. Dans cette bande, c’est effectivement le seul larron parti de pas grand chose

      pour résumer, dans votre liste de 3, 2 étaient déjà bien riche et avec un excellent carnet d’adresse dès le départ. Pour être milliardaire in fine, ça aide !



  • fred 4 mars 2009 20:19

    De tout ♥, merci à l’auteur.

    C’est donc ça ces CDS et CDO (je suis licencié en économie, non en finances smiley. En gros, c’est un flingue sur la tempe. Qui est de l’autre côté du trou de balle ?


  • fred 4 mars 2009 20:22

    Il devient évident que nous devons trouver quelque chose de neuf, sans quoi nous sommes à 2 doigts d’une nouvelle guerre pas tranquille, une "bonne vieille"... Inspiros-nous du courage d’un certain Gandhi ! smiley


  • Reinette Reinette 4 mars 2009 20:26

    Assez de globalivernes qui nous font prendre les intérêts des sociétés transnationales pour ceux des humains. Assez de cette propagande qui pousse les vieux à voter contre les jeunes, les smicards à se méfier des Rmistes et ces derniers à avoir peur des sans-papiers et domicile.

    La mondialisation n’existe pas : elle n’est qu’une idéologie au service du capitalisme. Le culte de la croissance économique est une chimère au nom de laquelle on broie la planète.


    Comme aimait le dire Albert Einstein, “ On ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendrés. "


  • frédéric lyon 4 mars 2009 20:33

    La crise des subprimes est, avec le "complot" du 11 Septembre, en passe de devenir le sujet préféré du "journalisme citoyen" sur Agoravox.

    Le "journaliste citoyen" c’est un expert autoproclamé et sans qualification professionnelle, qui profite de la tribune qui lui est offerte ici même par des gens qui n’en savent pas plus que lui , pour faire publier un "article" qui n’aurait aucune chance de paraitre dans une publication plus sérieuse.

    De Max Bruman :

    "L’article a l’avantage d’expliquer simplement ce que sont ces produits mais il a un biais énorme et qui est de plus en plus courant : celui de séparer une économie "réelle" censée être saine d’une économie "virtuelle" censée être malsaine"
     
    Très bonne remarque. Et j’ajouterais que "l’économie réelle", c’est l’économie à laquelle Wesson peut encore comprendre quelque chose : Madame Michu tricote une paire de chaussettes et va la vendre au marché.

    Tandis que "l’économie virtuelle" est celle à laquelle Wesson ne comprend rien.

    Ce qui ne l’empêche pas, je dirais même que cela l’encourage, à employer à mauvais escient des termes savants (titrisation, CDS, CEO) pour nous faire croire qu’il a tout compris et qu’il va pouvoir tout nous expliquer.

    L’auteur pourrait-il nous dire en quelle qualité il s’exprime sur un sujet économique qui le dépasse visiblement ? 

    Car son CV est un peu succint.

    Il est vrai qu’il reconnait lui même son ignorance et sa profonde incompréhension des sujets qu’il traite (dans le titre de son article) ! 

    Mais il aurait dû en tirer les conséquences qui s’imposent, ce qu’il s’est bien gardé de faire, puisqu’il a écrit son article quand même !

    Il ne reste plus qu’à attendre le prochain tissu de conneries qu’un économiste de pacotille viendra nous proposer à propos de dieu sait quel sujet économique ("la main invisible" !!!).

    Un phénomène assez bizarre, qu’on ne peut observer qu’en France.
     


    • wesson wesson 4 mars 2009 21:14

      @frederic lyon

      Bonsoir,
      "L’auteur pourrait-il nous dire en quelle qualité il s’exprime sur un sujet économique qui le dépasse visiblement ?"

      en qualité de curieux !

      "Il ne reste plus qu’à attendre le prochain tissu de conneries qu’un économiste de pacotille viendra nous proposer à propos de dieu sait quel sujet économique"

      Pour cela, allumez votre télévision, ou feuilletez votre journal préféré !!


    • miwari miwari 4 mars 2009 21:25

      @lyon

      Moi qui n’y connais rien en finance, CDS, CDO et tout le toutim, je préfère l’article de wesson qui m’éclaire un peu sur le sujet que voir débouler un "spécialiste de la finance" pour m’expliquer quoi que ce soit, on voit dans quel état ils l’on mise la finance avec leur jeu.


    • Redj Redj 4 mars 2009 21:59

      Arf, frederic lyon, l’expert auto-proclamé, qui nous annonçait encore ici il y quelques mois qu’il n’y aurait pas de crise.

      Je pense que vous pouvez la fermer maintenant non ?


    • Céline Ertalif Céline Ertalif 4 mars 2009 22:52

      Bon conseil Redj, sinon on va ressortir le lien donné l’autre jour par Forest Ent ! Moi, jen ris encore !


    • FYI FYI 5 mars 2009 13:22

      @frédéric lyon :
      Tiens vous êtes encore dans le coin, heureusement que la honte ne tue pas. Ceci dit vous avez tjrs le droit de vous exprimer, chose que vous nous interdisez en prétextant que nous sommes tous des incompétents notoires voire des indigents.
      Aussi à vos yeux, qui sont les compétents ? Ceux qui sortent de ces fameuses écoles de commerces et/ou de finance, ceux là même qui nous ont pondu un nombre incalculable d’incompétent notoire ! Comment voulez-vous qu’ils en soient autrement car ils ont tous des comportements incestueux, car en effet qui leur donne le droit ou le blanc sein de prétendre qu’eux sont compétents, alors qu’ils s’autonomment, s’autocongracule... c’est de la nouvelle noblesse.
      Et pourtant, toute noblesse n’a qu’un seul avenir, leur disparition.
      Le capitalisme met en avant, et avant tout la concurrence, que ce soit sur les biens, les besoins mais aussi au niveau du savoir.

      Depuis le début nous avions tiré la sonnette d’alarme contre les comportements de l’oligarchie financière, et pourtant vous venez encore nous donner des leçons, j’imagine que c’est le culot au même titre que ces bras cassés des médias et soit-disant expert en économie que vous soutenez, ceux-là même qui n’ont jamais rien produit de leur vie et qui pratique l’usure de la force du travail des hommes et des femmes de cette planête.

      Oui à quand un Nuremberg de nos élus, média et autres experts financiers/économiques ?


  • Reinette Reinette 4 mars 2009 21:16


    Un signe évident d’une différenciation des modèles de capitalisme dans les 10 dernières années peut être trouvé dans les différences du taux d’épargne global que l’on constate dans les pays occidentaux
    Épargne totale en % du PIB

     
    Allemagne
    2000 = 20,07 
    2005 = 21,67 
    2006 = 22,81 
    2007 = 23,83
     
    France
    2000 = 21,20 
    2005 = 18,96 
    2006 = 19,26 
    2007 = 20,42
     
    Italie 
    2000 = 20,16 
    2005 = 18,93 
    2006 = 18,59 
    2007 = 19,31
     
    Grande Bretagne 
    2000 = 15,39 
    2005 = 14,99 
    2006 = 14,10 
    2007 = 13,63
     
    Etats-Unis 
    2000 = 18,04 
    2005 = 13,95 
    2006 14,15 
    2007 = 13,62
     
    Source : IMF World Economic Outlook, Avril 2008
     

    On discerne nettement la différence entre les pays qui ont basculé dans le modèle néo-libéral et ceux qui présentent encore des éléments de résistance. Une comparaison avec les pays d’Asie ferait apparaître une troisième catégorie avec des taux d’endettements de 30% à 40%.

    Cela signifie qu’aux Etats-Unis, mais aussi en Grande-Bretagne, où la politique de Tony Blair a contribué à la fragilisation des salariés, et en Espagne, on a ouvert l’accès au crédit dans des conditions de plus en plus favorables alors que les déterminants de la solvabilité des ménages devenaient de plus en plus défavorables. Cette ouverture du crédit n’était pas seulement fonctionnelle d’un point de vue macroéconomique.

    Elle a aussi été le fait d’une dynamique microéconomique de forte concurrence issue de la déréglementation. Si cette dernière était nécessaire à l’extension du crédit, elle a aussi pris une dimension purement idéologique en bien des points. Le libéralisme dans les têtes a permis son extension dans les structures de l’économie.

    Au dernier trimestre 2006, les crédits hypothécaires accordés aux ménages surendettés aux Etats-Unis (les fameux contrats « sub-prime », se faisaient avec un apport personnel de…0,8%.
    Les conditions d’endettement des ménages se sont ainsi fortement dégradées, ce que la multiplication des contrats à taux variables et ajustables (les ARM), a aggravé. Ces contrats qui représentaient 73,8% des nouveaux contrats en 2001 atteignaient 91,3% en 2006.
     

    L’explosion du volume des subprime au sein des émissions d’hypothèses est saisissante. On est ainsi passé d’environ 4,8% des hypothèques émises dans une année en 1994 à 20% en 2006.



  • Spiritatus 4 mars 2009 21:22

    @Frederic

    Ce dont on est sur c’est que les experts en matière économiques ont été au mieux dépassés de tout cotés et au pires sont particulièrement fourbes...

    Force est de constaté que ces experts n’ont pas été renvoyés pour incompétance, et que les média qui leur donnaient la parole les font toujours parler

    A ce sujet rien de tel qu’écouter Frederic Lordon parler de la chose http://www.acrimed.org/article3075.html


    Donc quel que soit les reproches que tu peux faire a cet article, tu dois quand même admettre que Madame Michu qui tricote ces paires de chaussettes, si elle a peut etre pensé pouvoir assurer ces aiguilles contre la cassse, jamais elle n’aura immaginé pouvoir assurer les aiguilles de Mme Dupond et ce plusieurs fois.

    Au vu des montant joué en CDS et autre acronyme, c’est etre citoyen que d’expliquer leur fonctionnement, meme imparfaitement aux non initiés...







  • yvesduc 4 mars 2009 21:23

    Ne peut-on pas dire encore plus simplement que les banques ont revendu le risque lié aux prêts ? Les banques n’étant plus alors qu’un intermédiaire entre le véritable prêteur, un investisseur quelque part sur la planète, et la personne qui contracte le crédit.


  • Jean Lasson 4 mars 2009 22:00

    Cette montagne de dérivés fait peur, effectivement.

    Mais, si j’ai bien compris, dans les faits, le risque réel serait de moindre ampleur que ce que le total des engagements (on peut dire aussi des valeurs "faciales" ou des "sous-jacents") suggère. En effet, les sociétés qui se livrent à ce jeu - d’abord les banques et les hedge funds - se "couvrent" dans tous les sens et sont souvent à la fois vendeuses et acheteuses de CDS. Elles spéculent sur la différence entre leur position acheteuse et vendeuse (on dit le "spread").

    Nous en avons eu l’illustration en octobre 2008, après la faillite de Lehman Brothers. Cette faillite elle-même était le sous-jacent de nombreux CDS et, de plus, Lehman avait un important portefeuille de CDS. Il y en avait pour environ 100 milliards de $ (de mémoire). Tout le monde se demandait quel allait être le bilan net du dénouement des positions et on s’attendait à une catastrophe provoquant d’autres faillites. Finalement, pas plus de 5 milliards de $ (toujours de mémoire) ont changé de mains.

    Donc, si on applique ce pourcentage - de l’ordre de 5 % - à l’ensemble des CDS (de l’ordre de 50.000 milliards de $), on obtient un risque - celui-là bien réel - de l’ordre de 2.500 milliards de $. Pas vraiment une paille, mais pas la faillite instantanée de la finance mondiale non plus...

    Quelqu’un peut-il confirmer ou infirmer ?


    • Forest Ent Forest Ent 4 mars 2009 22:27

      Malheureusement, c’est un peu plus triste. Après la faillite de Lehman, AIG, premier assureur mondial, qui l’avait assurée, a fait faillite immédiatement. L’état US a alors garanti et payé ces assurances. Les CDS détenus par Lehman se sont ensuite vendus à 8% de leur valeur faciale.


  • tchoo 4 mars 2009 22:40

    Le chateau de cartes, ou la série de domino est en train de s’effondrer.
    Que les gouvernements décident ou pas de tout annuler cela reviendra au même, à la nuance près que si les gouvernants ne font rien, le temps qu’il reste permet au mieux placé de se mettre à l’abri.............


  • Reinette Reinette 4 mars 2009 23:00



    Conviés au sommet, les chefs d’état et les ministres des Finances européens du G20 (France, Royaume-Uni, Italie) ainsi que l’Espagne et les Pays-Bas, ont exprimé d’une même voix leur volonté d’une meilleure régulation des hedge funds, ces fameux fonds d’investissement spéculatifs, et des agences de notation financière, considérés par beaucoup comme étant responsables de la crise financière mondiale. Chose qui n’était pas gagnée d’avance : jusque-là, la Grande-Bretagne était fermement opposée à un quelconque contrôle des hedge funds. Et pour cause, puisque de nombreux gérants de ces fonds spéculatifs travaillent à Londres et y paient leurs impôts.
     

    Plus de fonds pour le FMI Les participants au sommet se sont aussi mis d’accord pour octroyer 500 milliards de dollars au Fonds Monétaire International. D’après le Premier ministre britannique Gordon Brown, cela devrait permettre au FMI « non seulement de gérer les crises quand elles se produisent mais aussi de les éviter ». De quoi rassurer l’institution internationale, qui a exprimé à plusieurs reprises ses craintes de voir sa capacité à prêter aux membres en difficulté - notamment aux économies très affaiblies des pays de l’Est - s’épuiser si la crise économique perdure.

  • Emmanuel Aguéra LeManu 5 mars 2009 01:46

    Merci. Vous m’avez convaicu.
    Il faut supprimer l’argent.


  • sale bête 5 mars 2009 09:24

    soit une savonette ...

    si on la découpe et la distribue à tout le monde on ne peut guère espérer plus d’une microscopique paillette  !


    en y ajoutant un peu d’eau et en secouant bien fort et régulièrement
    on obtient une grosse masse de bulles plus à même de contenter un grand nombre !

     :)


    j’ai déjà donné les chiffres :

    économie de production et économie financière : le grand écart


    en moyenne PAR JOUR en 2007 et en milliards de $


    la savonette :

    échanges commerciaux (achat/vente de matière première, produits finis ... etc) : 20 

    un découpage et emballage traditionnel :

    échanges boursiers : 150

    PIB mondial : 160


    la mousse :

    marchés des changes monétaires : 1300
    (vous avez bien lu, 8 fois le PIB quotidien)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/March%C3%A9_des_changes

    échanges sur le marché des produits dérivés : 3500
    (donc + ou - 1 millions de milliards par an
    et + de 20 fois le PIB mondial / jour et 175 fois les échanges commerciaux)

    (sources : FMI, Banque mondiale, OMS, cnuced, WFE)

    les chiffres brut sur le marché des dérivés sont disponibles
    sur le site de la World Federation of Exchange

    http://www.world-exchanges.org




    • sale bête 5 mars 2009 09:29

      qui veut ramasser la savonette ?

       :))


    • wesson wesson 5 mars 2009 09:42

      Bonjour Sale bête,

      j’aime bien votre métaphore saponifère ...

      soit une savonette dans un peu d’eau, que l’on secoue bien fort et régulièrement.

      On obtient une grosse masse de bulles

      puis sous l’action de l’eau et de son agitation, la savonette se retrouve totalement dissoute.

      A partir de là, plus de bulles pour contenter tout le monde, plus de savon pour faire de nouvelles bulles, il ne reste plus qu’une eau toute sale que l’on ne peut même plus boire !

      comme quoi les métaphores nous disent beaucoup !


    • sale bête 5 mars 2009 10:50

      elle n’est pas totalement dissoute ; les échanges commerciaux continuent même si ils diminuent.

      on s’est surtout aperçu que c’était de la mousse

      et qu’il y en avait un volume sans commune mesure avec la taille (valeur) de la savonette !


  • frédéric lyon 5 mars 2009 09:49

    A quoi servent ces outils qu’utilise la finance moderne et que tous ceux qui n’y comprennent RIEN appellent "l’économie virtuelle" ?

    Ils servent à mutualiser les risques. Par conséquent ils sont très utiles et vous les utiliseriez vous aussi, si vous étiez dans même position que ceux qui les utilisent auourd’hui.

    Qu’est ce que celà peut bien faire à Monsieur Wesson si un agent économique refile une partie de son risque à un deuxième intervenant qui est d’accord pour partager ?

    Et si un agent économique prend un pari contre un autre agent qui prend le pari contraire ?

    Qu’y-a-t-il de "virtuel" la dedans ???????

    Cesse donc de vous gargariser avec de grands mots qui ne veulent rien dire. Et cessez de donner sur des suets que vous ne connaissez des avis que personne ne vous demande et qui n’ont aucun intérêt.

    Ce n’est pas la curiosité qui vous anime, c’est l’esprit de bistrot où l’on paree de tout et de rien en aisant le savant en face d’autres ignorants.

    Quant à la crise des subprimes, dans ce que notre ami Wesson appelle "l’économie réelle", elle va entrainer un recul du PNB de l’ordre de 1% en 2009.

    1% !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Qui sera plus que largement compensé, par la croissance de l’année suivante.

    Je trouve qu’on parle beaucoup d’un non-évènement.

    La seule conséqence de la crise sera qu’on améliorera les outils de mesure des risques sur les marchés financiers, outils qui ne sont plus adaptés à la complexité des instruments financiers qui s’échangent sur ces marchés.

    Mais ça c’est le boulot des autorités de tutelle, ce n’est pas le boulot des clients du café du commerce.


    • sale bête 5 mars 2009 10:44

      le but réel des acteurs financiers n’est pas d’assurer un ou des risques
      mais de créer du volume pour prendre des commissions dessus !

      d’où l’invention de produits alambiqués et incompréhensibles pour le commun des mortels
      et ne reposant sur rien de concret ...

      si ce genre de produit est interdit ou strictement réglementé,
      il y aura tentation d’en inventer d’autres !


  • rackam rackam 5 mars 2009 11:07

    @ frédéric lyon

    "Cesse donc de vous gargariser avec de grands mots qui ne veulent rien dire. Et cessez de donner sur des suets que vous ne connaissez des avis que personne ne vous demande et qui n’ont aucun intérêt.

    Ce n’est pas la curiosité qui vous anime, c’est l’esprit de bistrot où l’on paree de tout et de rien en aisant le savant en face d’autres ignorants.
    "
    ça vous énerve que quelqu’un porte à la connaissance de tous les magouilles des économistes et des capitalistes qui nous disent eux que c’est le meilleur système possible.

    @ wesson
    bravo pour l’article et les réponses que vous faites. Les pseudo-économistes sont verts de rage.....leur beau système est démonté avec brio. Vive l’échange d’idées sur AV.


  • FYI FYI 5 mars 2009 13:38

    Certain d’entre vous ont posé la question, comment faire désormais pour renflouer les caisses des Etats qui ont pris en otage tous les contribuables ?
    Je pense que ça va plaire à Frédéric Lyon, l’hyper expert de la morale non partisane de la compétence réelle et non virtuelle.

    				 				Légaliser la drogue pour renflouer les Etats ? 				 				

    Si jusqu’ici on cultivait le mensonge que certaines drogues illicites pouvaient éventuellement soulager la douleur de patients atteints de maladie incurable, c’est surtout les banques, les Etats à court d’argent, ainsi que les intérêts de l’empire financier des banques de la City qu’il s’agit désormais de soulager.
    				 				 				

    Comme le quotidien Libération le remarque cyniquement : « Déjà légalisée en 1996 pour ses bienfaits médicaux en Californie, la marijuana y est désormais vantée pour ses vertus… fiscales ! »

    La semaine dernière, Tom Ammiano, un député de San Francisco, a proposé une loi pour autoriser — sans restrictions — et taxer la marijuana, la première filière agricole (bien qu’illégale) du Golden State, loin devant le raisin et les légumes. La culture de la marijuana, illégale et en partie aux mains des cartels mexicains de la drogue, draine déjà 14 milliards de dollars par an dont les retombées fiscales sont évaluées à 1,3 milliard de dollars.

    Libération rappelle que l’économiste monétariste ultra-libéral Milton Friedman, conseiller économique de Margaret Thatcher et du dictateur chilien Pinochet, fut l’un des premiers à faire campagne pour la légalisation tout azimut de toutes les drogues.

    En 2005, Jeffrey Miron, un économiste fumeux d’Harvard s’est rallié à Friedman. Dans son rapport sur « Les conséquences budgétaires de la prohibition de la marijuana », Miron avance que logiquement la fin de la prohibition anti-marijuana devrait permettre de réduire les dépenses pour la police en charge aujourd’hui de faire respecter l’interdiction. Cela fera déjà une économie appréciable de 7,7 milliards de dollars d’après les calculs de l’expert. Une fois légalisée, la drogue permettrait de récupérer jusqu’à 6,2 milliards de dollars de taxes, « un argument qui en temps de crise euphorise les esprits », écrit Libération.

    « C’est comme pour la prohibition de l’alcool. Cette politique, aux effets néfastes, a été supprimée durant la Grande Dépression [en 1933] car l’Etat avait besoin de recettes » explique Jeffrey Miron.

    Selon lui, le projet de loi californien, qui sera soumis aux électeurs en 2010, a toutes ses chances car l’Etat de Californie est en quasi-faillite. Pour l’instant, son gouverneur, Arnold Schwarzenegger, ne s’est pas prononcé, bien qu’un porte-parole de M. Univers ait rappelé qu’il « s’oppose à la légalisation des drogues ».

    Certain d’entre vous se pose certainement encore la question pourquoi les coalitions occidentales s’entêtent à rester en Afghanistan ...
    Non ce n’est pas pour "la burka" comme pourrait le penser les partisants de notre hyper compétent auto-virtuel-proclamé de "fify" Lyon, même pas forcément pour le pipeline, mais simplement pour l’or blanc smiley 


  • Vincent Crousier Vincent Crousier 6 mars 2009 12:34

    Il y a à cette adresse : http://www.solidariteetprogres.org/article371.html&nbsp ;&nbsp ; un dossier qui montre un aspect peu connu de l’Histoire : la crise que nous vivons a un précédent dont nous pourrions nous inspirer pour sortir la tête haute. Ce qui est d’autant plus intéressant, c’est que le dossier a été publié en 1995.


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