lundi 11 juin - par Pierre Chaillot

Service public ou racket ?

Entre modèle anglo-saxon du marché de droit divin et modèle français des droits de l’homme, faites votre choix.

Comme annoncé (mais peu relayé) lors de la campagne, Macron veut en terminer avec les dernières particularité de la République Française. Macron, Libéral et Européiste, veut en finir avec l’identité du peuple érigée depuis deux siècles. La destruction du contrat social a déjà bien démarré avec les lois Macron I et II. Pourtant, la loi française est censée s’appliquer à tous selon le principe d’Égalité. Elle garantit alors la vraie Liberté. Celle-ci ne s’applique plus au monde du travail, ayant étant jugée incompatible avec la pureté (sainteté ?) du marché.

Sa nouvelle cible : les services publics.

Un service public est une activité d’intérêt général prise en charge par des personnes publiques (État, collectivités…) ou privées mais sous contrôle public.

 

Chez les anglo-saxons, le marché décide, les citoyens n’ont pas d’importance

 

Dans la vision anglo-saxonne (GB, USA, UE) seules les activités qui ne peuvent être prises en charge par le privé peuvent être publiques.

Ainsi, il est clairement assumé que certaines activités sont nécessaires mais pas rentables. Le réseau routier ou ferroviaire ne peut être financé que par le public. Le réseau postal est aussi un exemple. Le développement du réseau électrique national ou la construction d’une centrale nucléaire aussi. Leurs coûts sont bien trop élevés pour convaincre un acteur privé d’y placer son capital.

Dans le libéralisme à l’anglaise, il faut le moins de lois et d’impôts possibles. Il est hors de question de faire payer un citoyen pour un service qui peut être privatisé. C’est ainsi, que le réseau ferroviaire doit être payé par le citoyen, mais par contre les lignes doivent être exploitées par des établissements privés. Seul le citoyen qui veut et peut payer s’en servira. C’est un client, pas un usager. La notion de fraternité (permettre à tous de se déplacer) ou d’intérêt public (limiter les gaz à effet de serres et autres microparticules en privilégiant le rail) sont proscrites.

En théorie donc, il ne drevrait même pas exister d'autoroute ou de train. Sauf qu'entre la théorie et la pratique, il existe un fossé. Les gouvernements financent quand même les infrastructures pour leurs grandes entreprises (dirigées par des proches). Ils n'appliquent réellement leurs principes libéraux que pour le petit peuple, les autres quoi.

 

Chez les français, les citoyens décident, le marché s’adapte

 

Dans la vision historique française, toute les activités nécessaires à la vie du citoyen ne peuvent être détenues par un acteur privé. Ce dernier aurait un pouvoir trop important sur le citoyen, un pouvoir esclavagiste.

Dans le libéralisme à la française, les citoyens forment une société pour s’émanciper des besoins humains (Liberté). Toute activité participant à cette émancipation est donc un service public. C’est d’ailleurs aux citoyens eux-mêmes de définir ce qui leur est nécessaire : Énergie ? Eau potable ? Transport ? Télécommunications ? Internet ?

Par exemple, celui qui détient l’accès payant à l’eau potable, a pouvoir de vie et de mort sur la population. Le citoyen français ne doit donc être soumis à aucun chantage, financier ou autre, pour son accès à l’eau. Sa liberté doit être garantie, l’eau étant nécessaire, sa liberté d’accès à l’eau aussi. C’est donc nécessairement un service public français.

Cette question de la nécessité et de la garantie de la liberté doit être posé pour tout ce que les citoyens français choisissent depuis deux siècles.

Cette liberté à la française est notamment garantie par l’égalité d'accès aux services publics. Ces derniers sont financés par tous les citoyens et pas seulement leurs utilisateurs selon le principe de fraternité. Cette philosophie est garantie par la devise française.

 

Le service public est au service des citoyens, pas l’inverse

 

La philosophie française est incompatible avec l’idéologie libérale anglo-saxonne fondée sur la justice du marché. Le prix d’un service public français est déterminé par le coût nécessaire pour que tous les citoyens en bénéficient. Puisque les citoyens sont égaux, ils doivent tous avoir accès à l’eau, à l’énergie, au service postal, au TER… Le coût est ensuite partagé entre les citoyens via l’impôt.

Une participation est aujourd’hui demandée en plus par les usagers qui payent une deuxième fois pour participation au service. C’est notamment le cas pour le train. Cette participation permet surtout au gouvernement d’empêcher une partie des citoyens de bénéficier du transport. Il y a fort à parier que ce mode de transport est sous-dimensionné par rapport aux besoins réels des citoyens. En cas de gratuité, il faudrait démultiplier les rames et les conducteurs. Actuellement seuls les riches peuvent utiliser l’infrastructure payée en majeure partie par les taxes (la T.V.A., les taxes sur l’essence, l’alcool, le tabac...) et l’impôt, donc la par la majorité des gens, ceux qui ne prennent pas le train.

La philosophie anglo-saxonne dominante chez les riches, donc chez l’élite de l’union européenne donc à la commission européenne veut en terminer avec ce principe de service public pour imposer la « concurrence privée » partout. Il ne s’agit jamais d’une concurrence pure et parfaite réelle. La privatisation d’un monopole public crée d’emblée un monopole privé (ENGIE ou EDF par ex.) Quelques acteurs insignifiants sont laissés sur le marché que ça ne soit pas trop criard (la Standard Oil Compagnie utilisait la même stratégie en son temps aux USA).

 

La privatisation nous rackette encore plus pour qu’ils gagnent encore plus…

 

En réalité suite à la privatisation, le prix de l'électricité a augmenté de 21 % et celui du gaz de 66 % entre 2004 et 2014. Quant aux missions de service public assurées pour la plupart gratuitement avant 2004, elles sont devenues payantes : le changement de compteur est passé de 0 à 54 euros, les frais de mise en service de 11,47 à 26,17 euros.

EDF et ENGIE expliquent qu’il ont dû lancer des équipes marketing pour garder leurs clients, ce qui augmente les coûts. Ils annoncent donc sans vergogne que pour faire tourner cette nouvelle entreprise, il n’y avait pas d’économie de personnel à faire, mais uniquement des bullshit jobs à rajouter. Ils ont pourtant perdu des clients.

Le chiffre d'affaires de EDF-GDF est passé de 46 milliards d'euros en 2004 à 72,7 milliards pour la seule EDF en 2014. Ils ne font donc pas plus avec moins, mais moins avec plus de pognon. Pire leurs bénéfices ont triplé entre 2010 et 2011, les dividendes ont augmenté de 37% entre 2005 et 2014. Finalement l’argent de l’usager arrive en grande partie dans les poches de l’État, actionnaire à plus de 80 % de l’entreprise. Le reste va dans la poche de quelques uns qui ne payent même plus l'ISF. Tout se passe comme si on avait augmenté les impôts pour ceux qui se chauffent… Mais bon ça passe crème…

Pour finir sur EDF, allez regarder qui siège au conseil d’administration, maintenant que c’est soit-disant privé. Vous y trouverez les même polytechniciens et énarques qu’ailleurs, avec un petit bonus pour celui qui est mouillé avec le terrorisme dans l’affaire Lafarge…

 

Le service public gratuit c’est un des piliers de la République Française. Le laisser mourir c’est en finir avec la philosophie sur laquelle s’est construit notre nation : Liberté, Égalité, Fraternité.

C’est l’heure du choix : sommes-nous encore des citoyens héritiers des lumières, responsables et maîtres de notre société ou des consommateurs soumis à la loi du marché ?

 



78 réactions


  • bob14 bob14 11 juin 10:34

    et modèle français des droits de l’homme ?..heu ou avez vous vu ce modèle..au comptoir du bistrot du coin ?


  • cassini 11 juin 10:39

    Sommes-nous des citoyens héritiers des Lumières........................ou des consommateurs soumis à la loi du marché ? 


    Nous ne voulons ni de la peste ni du choléra. Restauration ! Rappelons notre roi légitime Louis XX ! 

  • Aristide Aristide 11 juin 10:43

    En réalité suite à la privatisation, le prix de l’électricité a augmenté de 21 % et celui du gaz de 66 % entre 2004 et 2014. 


    Allons, ignorer que les prix sont essentiellement liés au prix du pétrole, à la parité Euro_Dollar est une escroquerie.






    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 11 juin 11:09

      @Aristide
      On a battu les Irakiens alors pourquoi c’est si cher le gasoil ?
      Ça fait chier
      Comme à chaque fois tout s’arrangera après la prochaine Guerre mondiale
      Et celle là ça va chier
      Didier Super

      Sous-entendre que les prix du pétrole et que la parité Euro-Dollar sont autre chose que des manigances politiques n’est pas plus honnête.


    • Aristide Aristide 11 juin 11:44

      @Pierre Chaillot

      Je ne sous entend rien. Attendez, que le prix du pétrole et la parité Euro-Dollar soit le jeu de politiques et d’intérêts multiples est une évidence. 


      Que vous attribuiez à la seule privatisation l’augmlentation des prix de l’électricité et du gaz est une autre affaire.

    • bob14 bob14 11 juin 15:44
      @Pierre Chaillot….heu..taxes de l’état….80% du prix du carburant !
      A votre santé…le carburant aux USA est moins cher !...1 dollar,175 cents pour un galon..(3 litre 785)...
      • Les prix indiqués ci-dessous sont relevés aujourd’hui.
      • Les sommes indiquées sont en dollar
      • Le cours du dollar en direct de la banque centrale Européenne : 1 Dollar = 0,8508 € (quatre-vingt-cinq cents ). 1 € = 1,1754 dollar (un dollar et dix-sept cents ).
      • Ces montants indiquent le prix myen d’un galon (3,785 litres).
      • Il s’agit de l’essence dite regular (equivalent du sans plomb 95). Pour les autres qualités ajouter 10 à 30 cent par galon.
      • On constate en général que l’essence est beaucoup moins chère aux Usa qu’en France (environ 500 € pour 6000 kilomètres). Pour 1 litre en France, on à environ 4 litres aux Usa !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 17:47

      @Aristide
      Le pétrole a bon dos, 75% de l’électricité vient des centrales nucléaires ...


    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 11 juin 19:54

      @bob14

      Oui c’est exactement ce que je dis c’est le gouvernement qui fixe le prix du pétrole par les taxes. Les soit-disant fluctuations du baril sont une excuse pour les auditeurs de TF1.
      Si ce gouvernement ne servait que quelques intérêts privés en plumant les citoyens, il ne s’y prendrait pas autrement. Mais c’est peut-être juste de l’incompréhension hein...


    • Le421 Le421 11 juin 20:37

      @Pierre Chaillot

      A une époque, on a établi la TIPP flottante pour amortir la hausse du pétrole.
      Jupiter, atteint du syndrome de la poule aux œufs d’or.
      Il ouvre le ventre du pays pour aller chercher les dernières richesses, ignorant, cet imbécile, qu’il va le faire crever...
      Je ne donne pas deux ans avant que son système débile se casse la gueule.
      Heureusement, pas mal de français ont de la ressource et sont assez malins pour éviter les dépenses inutiles.
      Sans forcément être auvergnats !!

    • #Nono LP/R #NonoS LP/R 11 juin 20:43

      @Le421

      Tins, la bourse ou la vie qui nous honore de sa présence spéculative ! smiley

      Bon tu gardes la crèche, je vais me boire une petite binouse chez ma sister, je relève la bloc-chaînage au retour !?

      À peluche !


    • Sefran Sefran 28 juin 16:41

      @Aristide

      Il me semble que l’essentiel de la production énergétique chez nous c’est le nucléaire...

      C’est pas cela que nos économistes et médias appelaient l’indépendance énergétique pour justifier cette énergie ?

  • zzz'z zzz’z 11 juin 10:50

    Tout le monde se fout comme de l’an 40 des données personnelles — syndrome : Je n’ai rien à cacher — qu’il dissémine tout au long de la journée ; la comptabilité analytique qui en découle donne à ceux qui y accèdent la tendance, quand elles sont anonymisées, mais aussi une radiographie de notre mode de vie à ceux à qui l’on a laissé nos coordonnées. Cet enfer technologique à simplement remplacé la bureaucratique républicaine française.


    Les gaspillages évidents du service public sont stigmatisés par la cour des comptes… Bienvenue dans le XXIème siècle !



  • Spartacus Spartacus 11 juin 10:56

    « le marché décide, les citoyens n’ont pas d’importance »

    Belle inversion de la réalité.
    Le marché est citoyen. L’étatisme est totalitarisme..

    Bien au contraire le marché est l’ensemble des choix anonymes des citoyens et se il se dirige naturellement vers la demande citoyenne dans la paix, là ou l’arbitraire du jacobinisme impose aux citoyens.

    Pour le train anglais, le privé assure une meilleure sécurité que l’accidentogénité de la SNCF comparée. Le coût n’est pas reporté sur la masse des gens qui n’utilisent pas le train et ne laisse pas des dettes pharaoniques. Le service ferroviaire n’est au service de ses obligés accapareurs de privilèges statutaires en monopole, mais bine dans l’intérêt des voyageurs.
    Par ailleurs expliquer que c’est privé est inexact. Le cahier des charges impose des gares à desservir, des nombres de train a faire passer etc...Ce qui malheureusement n’est pas un marché libre comme présenté.

    L’état est esclavagiste, là ou le secteur privé répond à la vraie demande. Seul l’état à le pouvoir de coercition.
    Précisons que dans une société libérée de l’étatisme, vous pouvez vendre à perte car après tout, ce n’est pas l’argent des citoyens et de la collectivité toute entière prise en otage monopolistique étatique.

    La vérité est que la caste des obligés rentiers de la gamelle de l’état manipule les faits, et les vérités.

    Vous voudriez revenir au monopoles de France Telecom ?
    Les seuls monopoles dangereux sont les monopoles publics (SNCM, SNCF, RATP, car il n’y a pas libre entrée sur le marché. 
    Imaginons que vous ne soyez pas satisfaits du service proposé par les obligés statutaires, votre demande n’a aucune réponse car l’État, par la restriction ou la prohibition, empêche toute personne de venir faire concurrence, à lui ou aux intérêts corporatistes qu’ils protègent. 

    Le citoyen est esclave de l’action de l’État. Le secteur privé est donc la solution et pas le problème comme sus présenté de ceux qui choisissent le « petit confort d’un statut » et la contrainte nuisible pour tous les autres.
    La peur du changement et la peur de perdre des privilèges, et qu’en plus ce soit mieux fait et pour moins cher..


    • Doume65 11 juin 13:27

      @Spartacus

      « le marché est l’ensemble des choix anonymes des citoyens et se il se dirige naturellement vers la demande citoyenne dans la paix, là ou l’arbitraire du jacobinisme impose aux citoyens. »
      Cette assertion pourrait être vraie dans un marché fondé sur la demande. Mais il est fondé sur l’offre. Et là ta théorie ne tient pas.
      Un exemple très basique : Le complexe militaro-industriel doit vendre ses produits. Le meilleur moyen est de créer des guerres. Et si tu veux bien ouvrir les yeux, tu t’apercevra vite que ce sont les pays pourvoyeurs d’armes qui créent les guerres.

    • Spartacus Spartacus 11 juin 13:41

      @Doume65
      Non, dans le capitalisme, c’est l’offre qui fait la demande. 

      La responsabilité est 100% à la charge de l’utilisateur, pas le constructeur.

      Les guerres aux dernières nouvelles sont créé par des états, des fonctionnaires ou des politiciens. Pas par des marchands.

      Si tu fabriques des couteaux, tu n’est pas responsable des égorgements de vielles dames.
      C’est celui qui égorge qui est responsable.


    • foufouille foufouille 11 juin 13:46

      @Spartacus

      « dans le capitalisme, c’est l’offre qui fait la demande. »
      pas le moins du monde vu que le client doit pouvoir acheter.


    • cassini 11 juin 13:54

      @Spartacus


      Dans le capitalisme c’est l’offre qui fait la demande

      Oui, puis quand l’offre n’est pas assez alléchante la loi lui vient en aide : isolation forcée, moulins à vent électrogènes, voitures roulables mises à la casse depuis le 20 mai... (pour ce dernier point je suis concerné dès cette année par ce « prélèvement financier » contraint sans service réel en retour). 

      Le capitalisme est un mec comme un autre : sympa et pratique quand tout roule, hypocrite et voleur quand la situation se tend. 





    • flourens flourens 11 juin 14:20

      @Spartacus
      le capitalisme c’est vendre à des gens qui n’en ont pas les moyens, des choses dont ils n’ont pas besoin


    • Spartacus Spartacus 11 juin 15:38

      @cassini


      Justement quand la « loi vient en aide » ce n’est plus du capitalisme, mais de l’interventionnisme.
      On appelle cela du socialisme. 
      Seul l’état a le pouvoir de contraindre et de forcer la main.

    • Yaurrick Yaurrick 11 juin 16:19

      @Spartacus
      Ce qui est d’autant plus grave lorsque l’aide en question se révèle pire que le mal.... Il y a ce qu’on voit (l’interventionnisme) et ce qu’on ne voit pas (les effets pervers).


    • Armelle Armelle 11 juin 17:05

      @foufouille
      « dans le capitalisme, c’est l’offre qui fait la demande. »pas le moins du monde vu que le client doit pouvoir acheter »

      Décidément c’est pas votre truc l’économie hein ?
      Même les bases vous font défaut, c’est pathétique !!! Ce qui est pathétique n’est pas que vous ne sachiez pas mais plutôt que vous la rameniez avec un tel niveau de culture et de compréhension !!! Ca en est est même risible !!!
      Je ne saurais vous conseiller de relire Keynes et ses adeptes que vous et autres consuméristes adorez comme un dieu...


    • Armelle Armelle 11 juin 17:43

      @Spartacus
      « Seul l’état a le pouvoir de contraindre et de forcer la main »
      Mais, il a le droit de tout cet état !!! TOUT ;
      Se livrer au racket permanent
      Juger
      Organiser des jeux d’argent
      Privilégier la loi à la morale
      Même vendre notre pays au Allemands, avec l’approbation d’une majorité de Français...(c’est dire le niveau de soumission)
      D’envoyer des peuples au casse pipe dans des guerres qui ne sont pas les leurs
      Les états sont responsables des plus grands génocides de l’histoire humaine
      Mais que voulez-vous il est devenu le dieu vivant, il est une véritable religion et dont les gens qui n’ont aucun sens de la responsabilité individuelle, ont bien évidemment besoin pour survivre...
      La notion de « nation » est la pire invention de l’homme
      Oui le capitalisme n’est plus quand la loi vient en aide, et effectivement on appelle ça « socialisme » !!!
      Le problème pour le socialisme est qu’il n’est pas « auto suffisant » puisqu’il prend fin là où s’arrête l’argent des autres...ce n’est qu’une question de temps, et comme il dépense vite et bcp sans investir...
      Oui et puis un système avec la misère comme fonds de commerce, moi ça ne m’attire pas !!!
      Il n’y a rien de pire que le don. Il est d’une perversité absolue
      Le socialisme lui, donne le poisson. Le capitalisme lui, donne la canne à pêche avec le mode d’emploi, et pour celui qui veut se donner la peine, ça marche...
       


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 18:07
      @Armelle
      Vous prônez « chacun pour sa pomme », et comme dit Attali : « N’attendez plus rien du politique, débrouillez-vous ! »

      Mais vous perdez votre temps, les Français ont très bien compris que la solidarité nationale est essentielle dans les domaines vitaux : « Les biens publics » par Vershave.



    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 11 juin 21:13

      @Spartacus

      Belle inversion de la réalité.Le marché est citoyen. L’étatisme est totalitarisme..Je comprend votre point de vue mais ça n’est qu’une question de valeur, pas une question de « réalité ».Je ne considère pas un sdf d’un pays libéral comme « libre ». Il est libre de crever dans la rue. je considère qu’un membre d’une nation avec des devoirs est plus « libre » que lui si cette nation lui permet d’aller plus loin que tout seul.

      Bien au contraire le marché est l’ensemble des choix anonymes des citoyens et se il se dirige naturellement vers la demande citoyenne dans la paix, là ou l’arbitraire du jacobinisme impose aux citoyens.Vous récitez votre catéchisme. Cela ne correspond à aucune réalité. Sans jacobinisme sur la nourriture, les gens bouffent actuellement de la merde, participant à la destruction de l’espace vital partagé. En effet, le premier qui bouge achète plus cher se fait avoir. C’est de la théorie des jeux du plus bas niveau.Vous pouvez considérer que c’est plus « juste » comme ça. Je préfère la vision de long terme au détriment de la « liberté » de tout casser stupidement. Je ne considère pas avoir raison sur vous. Juste avoir des valeurs différentes.

      Pour le train anglais, le privé assure une meilleure sécurité que l’accidentogénité de la SNCF comparée.
      Vous rigolez ? Même à son point actuel extrêmement dégradé à cause de lobbys libéraux qui intriguent depuis 50 ans pour mettre à mal se service afin de le montrer du doigt et de le dilapider, il n’arrive pas encore à faire aussi mauvais que l’anglais..

      Le coût n’est pas reporté sur la masse des gens qui n’utilisent pas le train et ne laisse pas des dettes pharaoniques. Le service ferroviaire n’est au service de ses obligés accapareurs de privilèges statutaires en monopole, mais bine dans l’intérêt des voyageurs.Oui de mon point de vue il est préférable de forcer au maximum les gens à prendre le train pour se déplacer et surtout à forcer le fret à utiliser le train. C’est une question de sécurité d’énergie, d’entretien des routes et de pollution. Je ne suis pas pour la liberté de circuler de la manière qu’on souhaite sans considération pour les autres. La dette la plus pharaonique est celle de l’entretien des routes.Les automobilistes profitent aussi de l’absence d’autres conducteurs sur la route (donc de ceux qui prennent le train et les transports en commun), ils devraient donc payer pour ce confort supplémentaire.

      L’état est esclavagiste, là ou le secteur privé répond à la vraie demande. Seul l’état à le pouvoir de coercition.Oui. D’ailleurs il n’existe pas d’État libéral, uniquement des États qui font semblant : ils font se gaver une caste préexistante sur le dos de la grande majorité. Il se servent de l’excuse du libéralisme pour bannir toute solidarité verticale mais imposent quand même les gens pour s’armer et piller le reste de la planète. Je préfère donc la réalité : il y a un État, autant l’assumer.

      Précisons que dans une société libérée de l’étatisme, vous pouvez vendre à perte car après tout, ce n’est pas l’argent des citoyens et de la collectivité toute entière prise en otage monopolistique étatique.La tendance naturelle du marché c’est la création de monopoles.Regardez l’histoire (Standard oil compagny, les rockefeller) regardez ce qui se passe aujourd’hui, ne connaissez vous pas les GAFAM ? Vous pouvez considérer l’État, l’assurance, la sécu comme des résultantes du marché d’ailleurs : les citoyens finissent par s’armer contre cette tendance au monopole exclavagiste.

      Vous voudriez revenir au monopoles de France Telecom ?Oui le monopole privé est plus nauséabond que le monopole public.

      Le citoyen est esclave de l’action de l’État.
      Oui, c’est pour ça qu’il faut qu’il puisse en être acteur, sinon c’est la dictature.

      Le secteur privé est donc la solution et pas le problème comme sus présenté de ceux qui choisissent le « petit confort d’un statut » et la contrainte nuisible pour tous les autres.La peur du changement et la peur de perdre des privilèges, et qu’en plus ce soit mieux fait et pour moins cher..
      Non, le secteur privé, n’est pas la solution, il ne fait que déplacer le problème. Je vous rejoins que pour certains c’est la peur du changement qui freine. Ce n’est pas mon cas, ni celui de beaucoup de concitoyens, heureusement.

    • cassini 11 juin 21:57

      @Spartacus


      Je crains que les contraintes étatiques ordonnant la consommation forcée dont j’ai donné des exemples ne viennent pas de nulle part, mais trouvent leur origine dans la pression du capitalisme sur le pouvoir. 
      Les uns croient à la possibilité d’un capitalisme pur et probe, les autres à celle d’un communisme sans rapport avec les horreurs russes et chinoises. L’homme équilibré ne croit à rien sauf à la dérive automatique et certaine des systèmes de pensée. 

    • Armelle Armelle 12 juin 16:51

      @Fifi Brind_acier
      Vous ne comprenez décidément rien ma pauvre Fifi, Je ne prône pas « chacun pour sa pomme » je prône pour « donner l’outil et comment s’en servir » plutôt que « donner ce que l’on peut en faire avec ». Ce que je défends est bien moins égoïste, d’autant que le don éternel que vous vous prônez soumet les peuples à l’autorité !!! Hei....
      En en attendant Attali a raison, ils vous apportent quoi vos politiques d’opérette ? La naïveté est un joli mot, assez neutre ma foi, inventé pour éviter d’être grossier


    • baldis30 13 juin 16:59

      @Doume65
      bonjour,

      Votre réponse est excellente mais vous dites à Spartacus « si tu veux bien ouvrir les yeux ». Même Hercule n’y arriverait pas !


    • Doume65 13 juin 23:23

      @Spartacus

      « Non, dans le capitalisme, c’est l’offre qui fait la demande. »
      Pourquoi commences-tu ton post par « non » alors que je dis exactement la même chose ???
      Et tu n’as pas cherché à à contredire mon argument, ce que je comprends.

    • Sefran Sefran 28 juin 18:17

      @Pierre Chaillot


      Privé/Public qu’est ce que l’on entend par ces termes ?

      La liberté individuelle absolue c’est celle d’être le despote des autres. 

      Donc il faut des règles pour arbitrer les collectifs et éviter que la loi du talion ne dérégule l’économie par une concentration des possessions des ressources, des moyens de productions, et des biens dans les mêmes mains individuelles (rois, individus décideurs politiques, monopôles de possessions privées).

      C’est la loi antitrust libérale que l’on n’entend jamais de la part de gens qui se prétendent libéraux et défenseurs de cette idéologie.

      Après pour réguler ce marché contre les monopôles, c’est l’arbitrage réglementaire. Car l’autorégulation financière ne fonctionne pas à cause des trusts (voir la dernière crise financière). 
      Cela se fait au niveau des collectivités « décideuses » économique (et on oublie toujours la création monétaire). 

      La fameuse gouvernance des citoyens ou pour les libéraux c’est la demande.

      Celle-ci peut se passer dans la paix avec la démocratie citoyenne et ses règles, ou dans la violence par la révolte, la guerre civile ou la guerre entre les états.

      Là nous abordons la notion de l’état.
      Pour les libéraux il faut lutter contre l’état. Cela vient du fait qu’a l’époque les états s’était les rois et des despotes militaires qui organisaient les collectivités dans leur intérêt personnel. Les monopôles de possessions, les banquiers, en concurrence avec cette gouvernance, ne voulant pas céder aux caprices des rois ont donc aidé la population, les consommateurs, et les producteurs, les artisans, dans leur révolte contre le despotisme de gouvernance économique.

      C’est censé être les « décideurs économique » de la demande ce qu’on appelle le peuple.

      Ces financiers ont alors récupéré l’idéologie libérale pour asseoir leur contrôle par les possessions dans un semblant de démocratie, la démocratie représentative, qui à l’origine n’était réservée qu’aux citoyens avec un certain niveau de revenus (exit la demande).
      C’est le problème de la démocratie représentative qui n’est pas sémantiquement une vrai démocratie du peuple car elle se caractérise comme une royauté décideuse individualisée sur les monopôles de possessions.
      C’est ce que les prétendus libéraux appellent la bureaucratie et que tout autres appellent l’oligarchie.

      Donc pour que les états soient régulateurs il faut que ces états représentent une démocratie participative (merci la suisse). 

      C’est ce que normalement on appelle la démocratie citoyenne. 

      Quizz de cet oublie par ces faux libéraux qui ne sont que des oligarques de trusts ?

      Après l’organisation de la protection sociale en France est un régime mutualiste. 

      C’est du privé !!!

      Mais les gouvernances sont spoliées par des oligarques des pouvoirs de gouvernances, la bureaucratie (Voir les organisations de H. Mintzberg http://gendd.over-blog.com/page-5462851.html) ou par des rentiers en monopoles de possessions (MEDEF).
      C’est ce que l’on appelle le paritarisme, et il est toujours à l’avantage des monopôles de possessions (merci de Gaulle).
      Alors que ce sont des assurances privées mutualistes des salariés où les décideurs sont de l’ingérence extérieure de monopôles de possessions (rentiers et bureaucrates).

      Un vrai libéral se battrait pour les régimes privés mutualistes centralisés et de démocratie participative, pour des coopératives (logiciel libre), etc. 

      C’est le demandeur qui est arbitre de l’offre, et non l’inverse comme c’est le cas actuellement avec ces situations de trusts de possessions et de spoliation des gouvernances citoyennes des états.

      La preuve, ils ont inventé le marketing...

      Là est la vrai question de l’idéologie :

      Libérale ou Oligarchique ? 

  • Blé 11 juin 12:51

    L’article est une bonne analyse, elle est juste.

     Macron veut « réformer » le plus vite possible car les français commencent à comprendre où il nous conduit, ça bouge un peu partout mais les média restent silencieux sur ces mouvements sociaux (sauf quand la résistance devient extrême comme pour le personnel de santé qui a fait une grève de la faim) dans son propre camp des « marcheurs » s’interrogent sur la pertinence des décisions prisent par Macron depuis mai 2017.

    Si une guerre chaude (entre états) devait enrichir encore plus les riches je crois qu’elle aurait eu lieu depuis belle lurette. Par contre la guerre contre les peuples (ou les populations comme vous voulez) nous la subissons depuis un certain temps déjà, et beaucoup de gens n’en ont pas encore pris conscience.

    Ils ne faut surtout pas se faire d’illusions, avec Macron, il y aura son camp, ses amis (je souligne qu’il n’a pas d’amis politiques en dehors de ses amis de jeunesse qu’il place partout où il peut) et le reste de la population est prier de se « débrouiller » comme elle le peut avec ce qui lui reste quand elle a tout payer (logement, E D F, G D F, téléphone, assurance, transports, santé, dégâts suite aux orages un peu partout dans le pays) puis arrive la nourriture, hygiène, scolarité, vêtements etc..., pas étonnant que certaines familles soient à 1€ près.


    • zygzornifle zygzornifle 11 juin 13:52

      @Blé


      mais les média restent silencieux sur ces mouvements sociaux 

      Normal ils appartiennent a ceux qui ont fait élire Macron donc ils sont soumis a la charia Macronnienne ....

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 juin 18:01

      @Blé

      Fallait voter Asselineau, au lieu de voter pour des européistes qui promettent « l’ Europe sociale » depuis plus de 30 ans...

      L’auteur invoque le libre échange anglais. Il a servi de base idéologique à la mondialisation, que les Traités européens ont gravé dans le marbre, avec les effets dévastateurs que nous connaissons.
      La mondialisation, ce sont des esclaves ailleurs et des chômeurs ici.

      Le débat actuel, provisoirement du moins, n’est plus Droite/ Gauche, mais globalisme contre protectionnisme. Il est intéressant de lire ce qu’écrivait Keynes en 1933 sur l’autosuffisance.

      " (...) Je me sens donc plus proche de ceux qui souhaitent diminuer l’imbrication des économies nationales que de ceux qui voudraient l’accroître. Les idées, le savoir, la science, l’hospitalité, le voyage, doivent par nature être internationaux. Mais produisons chez nous chaque fois que c’est raisonnablement et pratiquement possible, et surtout faisons en sorte que la finance soit nationale. "

    • Le421 Le421 11 juin 20:43

      @Fifi Brind_acier

      Fallait voter Asselineau,

      Ben voyons.
      Y’a ka, fo kon.

      Donc, maintenant, on reste avec son amertume et on prie les autres d’aller se faire voir chez les grecs.
      Dans les manifs, l’UPR n’est pas franchement fédérateur.
      Forcément, puisque vous êtes de droite.
      Pas question de manifester avec la CGT, avec LFI ou autres mouvements de défense du citoyen.
      Et là, désolé. Vous vous faites pipi dessus !!

    • glenco01 11 juin 20:58

      @Le421
      Lorsque l’UPR manifeste avec le CGT on se fait virer par (certains) cégétistes et les antifas, on doit déranger, ou alors on est tous fachos

      Pour rappel (ou info) la CGT est financée par l’UE via la confédération européenne des syndicats.

    • Blé 12 juin 06:37

      @Fifi Brind_acier

      Je suis souvent d’accord avec vous. Ceci dit j’ai voté blanc au deuxième tour parce que je savais que les jeux étaient pipés à partir du moment où Le Pen arrivait en tête avec Macron.

      personnellement je crois beaucoup plus à toutes ces créations qui se multiplient parallèlement aux institutions. S.E.L., vente directe par les producteurs, banques coopératives, magasins solidaires, recyclage et réparations de tout ce qui peut l’être, etc.... Il ne faut pas attendre qu’un sauveur nous sauve dans le contexte actuel. L’urgence est de mettre en place des circuits et des structures indépendants de l’état.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juin 08:22

      @Blé

      L’urgence est de mettre en place des circuits et des structures indépendants de l’état.

      Il s’agit de solutions de survie, pas de solutions pérennes pour l’ensemble des Français. Comment ferez-vous au niveau local pour sauver la Sécurité sociale des mutuelles privées ?

      Il faut un programme au niveau national, et pour cela, sortir de l’UE, qui impose la destruction de toutes les solidarités. Toute cette construction européenne voulue par Monnet et les Américains comme un grand marché, contre la volonté de de Gaulle, part en morceaux. Ce n’est pas le moment de désespérer !

      Lisez le texte très intéressant de Coralie Delaume, sur l’état des Institutions européennes... L’Union européenne détruit l’ Europe".

    • Armelle Armelle 13 juin 15:37

      @Fifi Brind_acier
      « « L’ UPR participe aux manifestations du 22 mars pour la défense des services publics... »

      Oui mais avec 3 clampins, il est difficile de remplir la chaussée ma bonne dame !!! Un slogan sur un ticket de metro et on ne voit même plus le cortège UPR !!!

      Quand, un jour commencerez-vous à être sérieuse et lucide plutôt que que vous prendre au sérieux avec vos âneries et vos idées du 18 ème siècle ?
      L’insignifiance actée lors des dernières élections ne vous fait même pas réfléchir, c’est pathétique !!! Quand allez-vous enfin comprendre que PERSONNE, personne ne veut de votre UPR.
      Vous semblez confondre persévérance et entêtement ma bonne dame !!! Votre histoire devient décidément risible


    • Armelle Armelle 13 juin 15:55

      @Fifi Brind_acier
       
      ...Et puis pour défendre les services publics, faudrait-il qu’il y en ait encore des services !!!
      C’est aujourd’hui devenu un véritable foutoir où tout le monde s’en fout et ne pense qu’à sa gueule, à l’instar de cette belle corporation que sont les cheminots qui n’ont effectivement pensé qu’à leur gueule pendant ces trois derniers mois, en foutant tout le monde dans la merde. Si encore nous avions vu un effet fédérateur mais non, ces manifs n’ont été que corporatistes et les citoyens l’ont bien compris, ras le bal de ces connards qui veulent le beurre, l’argent du beurre et le reste.
      Et cette déculottée n’est qu’un début, vous souhaitez que ça change mais refusez toutes réformes, la seule idée qui vous obsède est d’aller pomper le compte des riches pour que rien ne change à votre niveau...Mais ho Ginette réveillez-vous c’est fini le front populaire, c’est bien la sieste mais faudrait quand même penser à se réveiller là !!!


    • baldis30 13 juin 17:01

      @Fifi Brind_acier

      bonjour

      « Fallait voter Asselineau, au lieu de voter pour des européistes qui promettent « l’ Europe sociale » depuis plus de 30 ans… »

      Seule l’abstention au deuxième tour aurait eu de la valeur, montrant que les gens n’étaient pas dupes d’un choix entre peste et choléra.


  • zygzornifle zygzornifle 11 juin 13:50

    C’est le but suprême de l’Europe , casser du social et avec Macron elle a enfin son arme absolue ....


  • microf 11 juin 19:13
    Très très bon article, toutefois, l´actuelle situation que vit Europe, nous la vivons en pire depuis des décénnies en Afrique, sans qu´il y ait une amélioration, au contraire...

    L´ ultralibéralisme est le pire qu´une société peut vivre, cette société devient une société de vampires oú le plus fort dicte sa loi et écrase le faible.
    Les êtres humains n´ont pas été crées pour ce genre de société, mais plutôt pour une société oú ils vivent ensemble dans la Paix, oú le fort protêge le faible, se donnant la main en cas de difficultés, hélas, nous en sommes très loin.
    En Afrique, tous les services ont été privatisés y compris la santé qui avant était un service public pris en charge par l´État.
    Malade aujourd´hui, si vous n´avez pas d´argent pour vous soigner, même dans les hopitaux publics de l´État, vous êtes mort.
    L´eau, l´énergie pour ne citer que ces deux lá car la liste est longue, sont privatisés, et ces services fonctionnent très mal.
    L´eau que vous buvez vous rend malade car sale, parceque la multinationale qui a « achêté » cette société d´État, ne veut pas investir dans la canalisation, tout ce qui l´intérèsse, c´est de faire un maximun de bénéfices.
    Les coupures d´eau et de l´électricité de plus d´une semaine sont légions, et á la fin du mois, vous recevez une facture que vous devez impérativement payer.

    Je disais á certains amis Européens dans les années 80 que ce que nous vivons en Afrique, bientôt, viendra en Europe, ils rigolaient et me disaient, jamais, mais nous y sommes.

    L´espoir est toutefois dans cette nouvelle configuration qui se déssine á l´horiozon, configuration mènée par la Chine et la Russie et les autres pays émergeants, il faut souhaiter que ce nouveau système soit mis en place rapidement, sinon, l´avenir sera très très sombre.





    • titi 12 juin 07:45

      @microf

      Des hôpitaux en Afrique ? De quelle Afrique parlez vous ?

      A part une ou deux exception l’Etat est défaillant partout et on sait bien pourquoi : la corruption des fonctionnaires du plus bas de l’échelle au plus haut.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juin 08:27

      @titi

      Pas seulement. Les pays ont été endettés, et quand ils ne peuvent pas rembourser, on leur demande de laisser piller leurs ressources naturelles et de privatiser les biens publics.
      Et si leurs dirigeants refusent, leur avion s’écrase de manière inexpliquée...

    • titi 13 juin 15:06

      @Fifi Brind_acier



      C’est un peu facile de remettre sur le tapis le « pillage » des pays d’Afrique.

      Regardez ce qu’il se passe en Algérie. Le pillage a bien eu lieu. Mais certainement pas par les occidentaux.

  • titi 12 juin 07:51

    Dans le « service public », il y a un principe de base dont personne ne parle : le principe de continuité de l’Etat.

    Or si les fonctionnaires ou assimilés ont bien compris leurs droits, visiblement ils ont oublié leurs devoirs.

    Ca veut dire que les gens de la SNCF par exemple ont le droit de faire grève, mais pas de bloquer les trains et encore moins les bus des sociétés de transport privé. Et surtout qu’il appartient à la SNCF de faire rouler ses trains même avec des conducteurs en grève. En Allemagne les conducteurs sont doublés par les mécaniciens). Mais en France pas touche à la caste des conducteurs.

    Ca veut aussi dire que les régions qui paient un prestataire (la SNCF), pour un service qui ne fonctionne pas (les TER) sont en droit de demander des pénalités, comme elles le feraient avec un Transdev, et comme elles ne manquent jamais de le faire sur d’autres services.

    J’attends de voir comme ca se passe… et si les règles sont bien les mêmes pour tous..


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juin 08:33

      @titi

      Le Pass navigo est de 70 euros, l’équivalent en GB est de 400 euros.
      Quand vous aurez bien compris le but de la mise en concurrence de la SNCF, vous ferez comme les Britanniques, vous demanderez la renationalisation de la SNCF.

    • Yaurrick Yaurrick 12 juin 10:42

      @Fifi Brind_acier

      70 euros c’est le tarif affiché, pas le prix réel... il me semblait avoir lu que l’usager ne payait qu’environ 1/3 du prix. Le reste c’est des subventions (vous faites donc payer ceux qui ne l’utilisent pas) et de la dette (vous faites payer vos enfants).
      Et je ne parle pas de la « qualité » de service pour ceux qui utilisent le RER (pannes et retards récurrents).

    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 12 juin 11:14

      @Yaurrick
      70 euros c’est le tarif affiché, pas le prix réel... il me semblait avoir lu que l’usager ne payait qu’environ 1/3 du prix. Le reste c’est des subventions (vous faites donc payer ceux qui ne l’utilisent pas) et de la dette (vous faites payer vos enfants).
      Oui, en effet c’est le principe d’un service public, si on allait jusqu’au bout, ce transport devrait même être gratuit.
      Les automobilistes profitent allègrement de ce service, ils ont moins de monde sur les routes.
      Les citoyens en général bénéficient d’un air moins pollué également.
      Nous bénéficions également d’une meilleure balance commerciale puisque ça nous fait des économies d’importation de pétrole.
      L’argument de la dette ne tient pas la route. L’investissement initial est une dette et doit le rester, seul le fonctionnement courant doit être financé.
      La dette est le fonctionnement normal de la monnaie, elle ne doit pas être annulée. Il faut cesser d’agiter cet épouvantail.

      Et je ne parle pas de la « qualité » de service pour ceux qui utilisent le RER (pannes et retards récurrents).
      Justement le record de pannes et de retard en France concerne la seule ligne francilienne privatisée. Qu’en déduisez-vous ?


    • Yaurrick Yaurrick 12 juin 11:58

      @Pierre Chaillot

      Le problème du « gratuit » est que cela déresponsabilise les utilisateurs et que le cout réel est caché : en bref cela n’incite absolument pas à une gestion optimale et mène à la gabegie que l’on constate que trop régulièrement (et cela ne se limite pas aux transport en commun) .

      La dette doit servir uniquement à des investissements, sur ce point je suis d’accord. Mais l’état ne respecte absolument pas cela et se permet de signer des budgets déficitaires juste pour le fonctionnement. Simple constat de la réalité, même si elle est déplaisante.

      Malheureusement , les pannes et retards ne sont pas que l’apanage de la RATP, c’est le réseau ferroviaire dans son ensemble qui est concerné : mes 3 derniers trajets en train se sont révélés à chaque fois ponctués de gros retards (plus d’une heure) et autres aléas. Et je ne suis absolument pas un cas isolé.

      Et si ce n’était qu’un problème de retards ou d’inconfort cela serait un moindre mal... Sauf que le réseau de train français est plus accidentogène que le britannique tandis qu’il transporte moins de passagers au km.

      Bref, le sujet est certainement à nuancer, ni tout noir ni tout blanc.




    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 12 juin 13:02

      @Yaurrick
      Le problème du « gratuit » est que cela déresponsabilise les utilisateurs et que le cout réel est caché : en bref cela n’incite absolument pas à une gestion optimale et mène à la gabegie que l’on constate que trop régulièrement (et cela ne se limite pas aux transport en commun) .
      C’est un argument que j’entends souvent. Il semble découler du bon sens mais je ne vois pas d’exemple qui le justifie ni dans les pays très libéraux, ni dans les pays plus régaliens.
      Le fait de payer ne présage en rien du non-gaspillage. Le plus souvent, les tarifs sont dégressifs avec la quantité utilisée et ils autorisent un gaspillage incroyable pour la population aisée. Prenons l’exemple des piscines. Si vous avez de quoi vous en faire construire une, le prix de l’eau est complètement ridicule par rapport au reste de l’installation. Il n’y a pas de surcoût à votre surconsommation qui pourtant, pénalise tous les autres.
      Les gens moins aisés sont extrêmement pénalisés par le non-accès à l’eau potable pour boire, se laver, faire fonctionner leurs toilettes alors qu’il est néfaste pour tous les citoyens d’avoir des voisins en mauvaise santé et vivant dans des conditions d’hygiène dégradées.
      Et encore ici, on ne parle de de la face révélée de l’iceberg, le seul vrai problème de l’eau étant l’agriculture intensive de certaines plantes céréalières et du bétail.
      Inversement prenez le cas de pays proposent à leurs citoyens des denrées de base gratuites, cela n’entraîne pas de surconsommation de ces denrées et la revente est carrément impossible puisque tout le monde y a accès...
      Je ne dis pas que c’est ce qu’il faut faire, mais il faut se méfier de ce qui à l’air du bon sens et qui n’est bien souvent rien d’autre que du conditionnement...

      Malheureusement , les pannes et retards ne sont pas que l’apanage de la RATP, c’est le réseau ferroviaire dans son ensemble qui est concerné : mes 3 derniers trajets en train se sont révélés à chaque fois ponctués de gros retards (plus d’une heure) et autres aléas. Et je ne suis absolument pas un cas isolé.
      Oui et ça s’empire avec la séparation de l’entreprise du rail et de celle des lignes. Les dysfonctionnements (et les morts) constatés ailleurs en Europe sous statut privé sont bien plus nombreux.

      Sauf que le réseau de train français est plus accidentogène que le britannique tandis qu’il transporte moins de passagers au km.
      Nous n’avons visiblement pas les mêmes sources, je lis l’inverse.


    • Yaurrick Yaurrick 12 juin 14:00

      @Pierre Chaillot

      Les ressources (quelques soient leur nature) sont limitées, la gestion de leur rareté est donc primordiale, là dessus nous parfaitement d’accord.
      Maintenant comment faites vous pour évaluer la rareté de chaque ressource et l’allocation qui en est faite ?
      L’abondance de tel ou tel bien n’a pas que peu de rapport à sa désirabilité, c’est simplement l’offre et la demande. Ce qui importe c’est que l’offre corresponde à la demande, c’est le système de prix qui permet de véhiculer l’information de cette rareté et désirabilité de tel ou tel ressource/objet/service.
      Même si je le reconnais cela n’est pas parfait et ne permet pas de résoudre tout les problèmes du monde.

      Les sources que je retrouve :
      Il me semble avoir confondu le nombre trains au km et le nombre de passager au km, mais ces 2 articles expliquent bien qu’avec un trafic plus important, il y a moins d’accidents coté britannique.

      Pour le reste, un monopole de droit (qu’il soit public ou privé) n’est jamais garant d’un bon fonctionnement, seule la concurrence (qu’elle soit entre public et privé) permet d’améliorer le fonctionnement.



    • pemile pemile 12 juin 14:34

      @Yaurrick « Les sources que je retrouve »

      Je n’ai pas lu, mais le think tank de la fondation iFRAP comme seule source, il faut obligatoirement la confronter avec d’autres sources, non ?


    • Yaurrick Yaurrick 12 juin 15:03

      @pemile

      Page B19 du rapport de 2016 qui permet de comparer l’accidentologie de tous les pays d’Europe :

    • Yaurrick Yaurrick 12 juin 15:04

      @Yaurrick
      Je précise qu’il s’agit de l’Agence Ferroviaire Européenne.


    • pemile pemile 12 juin 15:11

      @Yaurrick « Page B19 du rapport de 2016 »

      Sur une période si courte (2010-2014) et avec des chiffres si faible, le seul accident de Bretigny suffit à expliquer cet écart ?


    • pemile pemile 12 juin 15:16

      @Yaurrick « Je précise qu’il s’agit de l’Agence Ferroviaire Européenne. »

      PS : Merci d’avoir fourni cette source, mais ne maitrisant ni même ne connaissant le sujet, ma remarque ci dessus est juste curieuse.


    • Hervé Hum Hervé Hum 12 juin 15:37

      @Yaurrick


      j’ai juste jeté un coup d’oeil et votre lecture est orientée, elle n’est pas neutre dans l’analyse

      En effet, d’abord, le réseau ferroviaire français est presque le double que celui des britannique et déjà, cela suffit pour expliquer une grande partie des chiffres.

      Ensuite, on remarque que le point faible du réseau français sont les passages à niveaux, mais il n’y a aucune données quant à savoir s’il s’agit d’une défaillance propre à la gestion du réseau ou bien à la malveillance. Peut être que cette donnée est comme vous dites par ailleurs « caché » pour ne pas desservir le but de l’article.

      Ensuite, en plus de noter que le réseau est deux fois moins élevé, le trafic sur le réseau britannique est plus concentrés, c’est à dire, sur certaines lignes et donc, très faibles sur d’autres, contrairement au réseau français. Ce qui signifie que le risque d’accident est infiniment plus élevé en France qu’en Anglteerre et que si on fait une analyse tenant compte de ces données, alors, il n’est plus du tout sûr que le réseau français soit plus accidentogène. Perso, mon beauf est anglais et ne lui parlez pas du chemin de fer anglais, les prix sont totalement erratique.

      Bon, j’ai juste jeté un oeil  !

      La concurrence ne permet pas forcément d’améliorer le fonctionnement. cela ne l’exclu pas, mais n’est pas ce qui le permet le plus sûrement. Parfois et même souvent, cela peut provoquer l’inverse. Tout dépend de l’intérêt que les concurrents y trouvent et du secteur d’activité.

      Ce qui permet d’améliorer le plus sûrement le fonctionnement, c’est la volonté de le faire, ni plus, ni moins. Peu importe les raisons de la motivation.











    • Yaurrick Yaurrick 12 juin 16:31

      @Hervé Hum

      Dans le lien que j’ai fourni à Pemile, les données sont le taux d’accident rapporté au million de km. ce qui permet de comparer des réseaux différents.
      Par quel raisonnement arrivez vous à déterminer qu’un trafic plus concentré serait moins accidentogène ? D’autant qu’à priori, il n’y a pas la répartition du dit trafic.
      Je ne sais pas si vous utilisez le train en France, mais en matière de tarif, de qualité de service, la SNCF n’est pas mieux lotie, d’ailleurs les utilisateurs ne s’y trompent pas et boudent le réseau ferroviaire sauf dans le cas du réseau transilien..


    • Hervé Hum Hervé Hum 12 juin 17:32

      @Yaurrick


      Le raisonnement se base sur deux éléments. Le fait qu’un réseau privé fonctionnant sur la rentabilité va favoriser les liaisons les plus rentables et délaisser les autres.

      Confirmé par mon beau frère, qui mentionne des liaisons avec des prix hyper prohibitif et des horaires irrégulière. Le prix du billet étaient totalement surréalistes !

      D’ailleurs, il n’y a que les chiffres du réseau français pour dire combien il y a de train par jour. Précisément parce que ce dernier fonctionne sur la régularité, alors que l’autre sur la seule rentabilité, donc avec des horaires totalement erratiques.

      cela dit, j’avoue ne pas comprendre la dernière ligne du tableau « Total trafic 2009 (million trains/km 2009) (ERA) » ?!

      Ensuite, en dehors des collisions entre trains et des déraillements où le résultat plaide très largement en faveur du réseau français, les autres résultats ne donne pas les % d’accidents dû à l’entretient et ceux dû à la malveillance ou autres causes.

      Ce sont des données brutes, pas très fiable pour une analyse totalement objective.



    • Yaurrick Yaurrick 12 juin 18:23

      @Hervé Hum

      Désolé, je ne comprends pas votre raisonnement. Les lignes françaises ne sont absolument pas desservies de la même façon entre elles, les lignes avec un fort trafic sont quand même favorisées et bénéficient de plus de choix d’horaires et d’infrastructures, ce qui doit être aussi similaire au Royaume-Uni.
      Et pour les tarifs, la SNCF a aussi son lot de tarifs farfelus, au point qu’il est souvent plus intéressant financièrement de prendre l’avion ou simplement sa voiture.

      Pour ce qui est des données hors collisions et déraillement , vous dites que le résultat serait largement en faveur de la France mais si on regarde sur plusieurs années, çà semble loin d’être aussi évident ? Après je n’ai pas plus d’élément que ceux donnés ici, si vous en avez d’autre n’hésitez pas à les partager.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juin 19:05

      @Yaurrick

      Les services publics n’ont pas à être « rentables », ils ont pour but de redistribuer une partie de la richesse nationale au services de tous.
      Mais si vous préférez le Bangladesh, surtout ne vous gênez pas pour déménager !

    • Hervé Hum Hervé Hum 12 juin 19:29
      @Hervé Hum

      disons que pour la régularité et les tarifs n’ayant pas plus que vous les chiffres, je le retire. Cela dit, il me faudrait redemander le prix à mon beau frère, mais le prix était vraiment surréaliste.

      Par contre, les chiffres sur les collisions entre trains et les déraillements, qui portent sur la qualité du réseau et de son entretien, là, c’est très largement en faveur du réseau français.

      Pour les autres données, je suis comme vous, je ne les connais pas et c’est bien pour cela qu’on ne peut pas trop s’avancer.

      Conclusion, sur la seule base des données rapportées de l’article, dire que le réseau ferroviaire anglais est meilleur que le français en terme de sécurité ne tient pas. Après, pousser l’analyse ne m’intéresse absolument pas !

      Perso, je suis contre toute forme de corporatisme des salariés ou artisans, donc, y compris celui des cheminots.

      Ceci, parce que cela divise la société en secteurs d’activités concurrentes au lieu de solidariser.

    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 12 juin 21:36

      @Yaurrick

      pitié pas l’ifrap...
      Je veux bien discuter avec des gens qui ne partagent pas les mêmes valeurs que moi. Au contraire on avance et on peut même trouver des points de convergence plus intéressants que lorsqu’on reste dans l’entre-soi. Par contre, je ne peux pas discuter avec des gens malhonnêtes comme on trouve à l’ifrap. Leurs analysent partent du résultat qu’ils souhaitent atteindre : défendre bec et longue le « marché libre ». Ils passent leur temps à trafiquer les chiffres pour que ça aille dans leur sens...Pourtant, en tant que statisticien, je reçoit tout le temps la critique qu’on fait dire ce qu’on veut aux chiffres... Je me demande donc pourquoi certains s’emmerdent à les bidouiller à ce point...

      Pour le reste, un monopole de droit (qu’il soit public ou privé) n’est jamais garant d’un bon fonctionnement,
      Entièrement d’accord

      seule la concurrence (qu’elle soit entre public et privé) permet d’améliorer le fonctionnement.
      Non, ce qui permet le fonctionnement c’est le contrôle par une entité externe. Ce contrôle est (en théorie) en exercice lors d’une mise en concurrence. Il est facile de voir dans la pratique que c’est faux : n’importe quel humain de QI supérieur à une poule sait qu’il est plus rentable de s’entendre avec son voisin que de se battre contre lui. Très vite, des ententes ont lieu, une non-concurrence se met en place, le service se dégrade et les prix montent. Sinon, le plus fort absorbe le plus faible et on est reparti pour de l’oligopole ou du monopole.
      Dans le cas du service public, l’entité externe doit être le citoyen. C’est peu connu, mais ça existe pour la SNCF, des comités de ligne existent et décident des trajets et horaires au niveau local. Ce pouvoir n’est à mon sens pas assez fort et implique des élus à la place des citoyens en direct (à l’heure d’internet c’est dommage). Ce n’est d’ailleurs pas les petites lignes qui ont créé le déficit, mais les ministres qui ont manigancé pour la création de lignes TGV un peu partout pour relier leur petite bourgade à Paris au détriment des vrais gens.

    • titi 13 juin 00:16
      @Fifi Brind_acier

      Que les services publics ne soient pas rentable pourquoi pas…

      Mais ils doivent fonctionner… principe de continuité !

      En France les services publics sont à la fois non rentables, et sans continuité.
      Le contribuable paie au nom de la mutualisation des couts, mais n’a pas le service attendu.

      C’est la double peine.


    • titi 13 juin 00:22
      @Pierre Chaillot

      « Ce n’est d’ailleurs pas les petites lignes qui ont créé le déficit, mais les ministres qui ont manigancé pour la création de lignes TGV un peu partout pour relier leur petite bourgade à Paris au détriment des vrais gens. »

      Sauf que si vous prenez le train de temps en temps, vous verrez qu’il n’y a personne dans les TER, et que les TGV sont bondés.

      C’est très bien de parler du service public. Mais dans service il y a servir. Or les 3/4 des lignes TER ne servent à rien et les wagons vides pourraient largement être replacés par des taxis avec des berlines de 4 places… allez des vans de 7 places soyons large !

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 juin 07:34
      @Yaurrick
      Le démantèlement de la SNCF ne date pas d’aujourd’hui, mais d’une directive européenne qui date de 1991. « UPR : Il y a 5 grandes étapes de destruction de la SNCF : »

      • 1997 : la séparation de la gestion des trains et du réseau
      • 2003 : l’ouverture du transport international de fret
      • 2009 : l’ouverture du transport international de voyageurs
      • 2020 : la SNCF devra ouvrir ses lignes TGV à la concurrence
      • 2023 : l’ouverture à la concurrence des lignes TER

      "Il s’agit de découpler la peu rentable gestion des infrastructures et du rail de l’exploitation des rails. On est au cœur de la logique européiste qui consiste à laisser les pertes aux pouvoirs publics et à privatiser les profits. La SNCF gérait auparavant les deux aspects. C’est pour découpler ces deux activités que Réseau ferré de France a été créé en 1997. Cette branche a été remplacée en 2014 par SNCF Réseau."

    • Yaurrick Yaurrick 13 juin 14:23

      @Fifi Brind_acier

      Et ? Les infrastructures couteuses à mettre en place ont vocation à être mutualisées et utilisées part différent opérateurs.
      Évidemment l’accès aux infrastructures n’est pas gratuit, les opérateurs les utilisent donc moyennant redevance au gestionnaire d’infrastructures. Si les infrastructures ne sont pas rentables, c’est peut être qu’il faut se poser la question de leur pertinence ou simplement de leur gestion.
      Les opérateurs offrent leurs services suivant un cahier des charges, la différenciation se fera d’elle même. Si l’opérateur public fournit un bon service avec bon rapport qualité/prix, il n’aura pas à craindre la concurrence.
      C’est une simple logique économique, c’est exactement ce qu’il s’est passé pour la téléphonie et le réseau internet ou même pour le transport hors ferroviaire.

    • baldis30 13 juin 17:07

      @Pierre Chaillot
      bonjour,

      Bien sûr j’approuve totalement votre intervention mais … mais … comment faire comprendre la globalité du problème comme vous l’exposez … ce n’est plus à la portée du citoyen… ! l’éducation nationale a fait un travail préparatoire pour le matraquage idéologique, pas pour la progression de l’humanité ! pas pour la progression de la réflexion ni de la perception de l’intelligence !

      Vous verrez en fin d’année comment on célèbrera le premier anniversaire de la mort de johny et quelles seront les manifestations pour le centième anniversaire de la mort d’Edmond Rostand … !


  • Taverne Taverne 12 juin 12:51

    « Sommes-nous encore des citoyens héritiers des lumières ? »

    Plus personne ne prête attention aux porteurs de torches, les regards sont tournés vers la grande vitrine du marché et vers les premiers de cordée. L’échange, c’est la vie. L’argent, c’est la mort.


    • kalachnikov kalachnikov 12 juin 12:59

      @Taverne

      Si je ne m’égare, vous aviez apporté votre suffrage à Macron en vertu de votre façon de détecter impeccablement le Bien, non ?


  • Hervé Hum Hervé Hum 12 juin 14:15
    Il y a une contradiction dans votre analyse, le fait que si les services publics sont financés par l’impôt, alors, ils sont tout, sauf gratuit.

    En économie complexe, rien est gratuit et n’a de raison de l’être tant que toute la production n’est pas automatisé et sans condition d’accès.

    de la même manière, toutes formes de profits que sont les loyers immobiliers, l’intérêt financier et le bénéfice des entreprises, sont des impôts privés prélevés sur les citoyens. Un impôt certes plus ou moins variables, mais un impôt quand même.

    Lorsqu’ils sont prélevés à la source, donc, comme la TVA, personne n’y prête vraiment attention et même pire, la majorité des gens sont persuadés que cela n’affecte pas leur propre profit, alors qu’étant prélevé à la source en ce qui concerne les produits finis, son paiement se fait en terme d’heures de travail supplémentaires (sans compter d’autres facteurs comme la qualité ou les délocalisations, le déficit extérieur) et non comme l’impôt sur le revenu (enfin jusqu’à hier) à reverser. C’est à dire, des loyers immobiliers et des intérêts des emprunts, mais qui ne concerne pas tout le monde au même moment.

    Si on devait faire un calcul précis, je serais pas loin de parier que son taux n’est pas si éloigné de celui prélevé pour’Etat lui même.


    Mais encore une fois, si l’impôt public permet la solidarité, l’impôt privé vise à s’en affranchir et surtout, permettre la dictature, l’inégalité et l’égoisme en lieu et place de la liberté, égalité et fraternité.

    en fait, le pseudo libéralisme prôné par ceux qui se nomment eux mêmes les libertariens, trouve sa limite de tolérance avec le keynésianisme, au delà, ou bout d’un moment, lorsque la pression devient trop forte, le système provoque mécaniquement des révoltes citoyennes de plus en plus violentes et difficiles à contenir.



  • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 12 juin 21:40
    Je remercie tous les commentateurs qui apportent leur point de vue sur cet article.
    Je remercie ceux qui m’encouragent et aussi ceux qui apportent du débat.
    Par contre, je bloque systématiquement ceux qui se contentent d’insulter les autres, même quand c’est pour aller dans mon sens.
    Bien à vous...
    Pierre

  • BA 13 juin 11:51

    Le scandale du jour :


    Mercredi 13 juin, le Canard Enchaîné révèle que Brigitte Macron et Emmanuel Macron ont commandé un nouveau service de table pour le Palais de l’Elysée. Les contribuables français vont devoir payer 500 000 euros !


    Article du Canard Enchaîné, page 2 :


    « La douloureuse devrait atteindre, voire dépasser, le demi-million d’euros, au vu des tarifs courants affichés par la manufacture de Sèvres (dont les comptes sont juste à l’équilibre). Soit 400 euros pièce pour les assiettes les plus simples, et à partir de 500 euros pièce pour les modèles contemporains. A ces prix-là, ce sont les comptables publics qui ne se sentent pas bien dans leurs assiettes. »


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