mercredi 4 juillet 2018 - par xavier dupret

Spéculation sur les matières premières

Plus un jour sans que les média et les politiques n’évoquent la brûlante actualité de la spéculation. Même le Saint-Père a adopté cette antienne à la mode en décrivant, il y a peu, la spéculation comme « une maladie de l’économie » au cours d’une visite pastorale à Gênes au printemps dernier. Ite missa est ?

Peut-être s’avère-t-il nécessaire, malgré tout, de comprendre un phénomène avant de poser un jugement moral à son sujet. C’est à cette très empirique (et ingrate) tâche de décryptage du réel que procédera cet article.

Contrats à terme

Tous les grands édifices de stratégies spéculatives sur le segment des matières premières reposent sur la pierre d’angle des contrats à terme (ou futures en anglais). Ces derniers visent à prévenir les producteurs et les acheteurs d’éventuelles fluctuations de cours. Une des premières traces des contrats à terme remonte au XVIème siècle alors que les pêcheurs à la baleine hollandais concluaient des contrats de vente avant livraison pour financer leurs lointaines expéditions. Cette forme particulière de contractualisation permettait également à ces aventureux marins de tirer un meilleur prix pour leur cargaison au retour. De leur côté, les acheteurs, en passant contrat avant terme, évitaient de prendre des risques de cours. A ce stade de leur développement, les contrats à terme auraient été vraisemblablement bénis par le Saint-Père puisqu’ils permettaient de protéger à la fois le producteur et l’acheteur en stabilisant les cours des marchandises échangées, sous réserve de dispositions suffisamment précises balisant l’échange entre les parties au contrat.

Les contrats à terme n’en sont, pour autant, pas restés à ce modus operandi, somme toute, très rudimentaire. Au fur et à mesure que les échanges commerciaux se sont, au fil du temps, intensifiés, les contrats à terme se sont généralisés. Cette évolution va se caractériser, vu l’importance des échanges en jeu, par une forte dépersonnalisation des relations entre acheteurs et vendeurs.

La multiplication des échanges va poser les conditions de possibilité qui ont permis de mettre sur pied des marchés fonctionnant comme autant d’instances de gestion permanente du risque de cours. Outre la faible élasticité de l’offre, il convient également, pour que de tels marchés soient viables, que les produits échangés soient très homogènes. C’est ainsi qu’il n’existe toujours pas en 2018 de marché à terme du tabac. En effet, ce dernier présente des variations qualitatives importantes d’un type de culture à une autre.

Les contrats à terme vont alors devenir des produits standardisés négociables tout au long de l’année. Pour l’anecdote, le premier marché de contrats à terme a été lancé à Chicago en 1864 par la Bourse de Commerce de Chicago (Chicago Board of Trade). Les marchandises sur lesquelles portaient ces contrats étaient, pour l’essentiel, des céréales (seigle, orge, blé, avoine)[1]. Il s’agit là d’un profond changement de nature affectant la relation commerciale entre les parties aux contrats de vente puisqu’au face-à-face entre l’offreur et le vendeur se substitue, dès cette époque, un mécanisme d’ajustement permanent et dépersonnalisé. C’est ainsi que s’est effectué le passage du contrat à terme au marché à terme. Gageons que cette évolution est de nature à faire tiquer l’évêque de Rome. Et ce dernier n’aurait, d’ailleurs, pas forcément tort. Tentons, à présent, d’examiner pourquoi.

Fonctionnement des marchés à terme

Le fonctionnement d’un marché à terme[2] est caractérisé par une multitude d’opérations de ventes et d’achats. C’est, en effet, sur ce marché qu’un navire acheminant, par exemple, des minerais de cuivre du Chili vers le port de Los Angeles aura été vendu et acheté une petite centaine de fois avant son arrivée à destination. L’aspect de protection directe d’un acheteur et d’un producteur face à une variation des cours n’a, dans ces conditions, plus rien d’évident. Pour s’en convaincre, il convient d’examiner comment procèdent concrètement les opérateurs sur les marchés à terme.

Les contrats à terme (ou futures en anglais) sont des promesses fermes, c'est-à-dire que l’acquéreur du contrat s’engage à acheter le bien visé par le contrat (on parle d’actif sous-jacent) à un prix et une date prédéterminés. Le vendeur lié par ce contrat doit, pour sa part, remettre l’actif sous-jacent au détenteur du contrat à moins qu’il ne remette son équivalent en espèces. Cette obligation de livraison ne vaut que si la position n’est pas fermée à l’échéance du contrat. Une position est dite fermée lorsque le contrat a été revendu.

Lorsqu’ils anticipent une hausse pour un actif sous-jacent, les agents achètent un contrat à terme. On dit qu’ils adoptent une position longue. Cela les engage à se porter acquéreurs de l’actif sous-jacent au prix convenu à l’avance. En revanche, si l’investisseur estime que l’actif sous-jacent va baisser, il adoptera une position courte. Il s’engage donc à livrer l’actif sous-jacent ou son équivalent en espèces, à moins que la position ne soit fermée avant échéance du contrat.

La rencontre entre l’offre et la demande s’effectue de la manière suivante. Les spéculateurs à la hausse (ceux qui anticipent que le cours va monter) achètent les contrats à terme tandis que les spéculateurs à la baisse, qui estiment, pour leur part, que les cours vont baisser les vendent aux acteurs ayant pris une position longue. La boucle se boucle.

A côté des opérateurs à caractère strictement spéculatif, on retrouve sur les marchés à terme les producteurs et les acheteurs finaux des marchandises physiques que l’on appelle, dans le jargon propre au milieu, des hedgers. Un hedger à découvert est celui dont toutes les positions sur le marché du disponible ne se retrouvent pas sur le marché à terme. S’il opère de la sorte, c’est qu’il anticipe une baisse des cours. Le cas du hedger à couvert se situe juste à l’opposé. Le hedger à couvert, en effet, s’engage formellement à livrer une quantité de matière première à une date ultérieure et à un prix convenu sans qu’il ne dispose du produit au moment où il s’engage. Cet acteur anticipe donc une hausse des cours.

Au final, le total des positions à découvert, d’une part, et à couvert, d’autre part, sur un marché de contrats à terme doit être égal à zéro. Les positions de vente à découvert annulent celles à découvert. Cette propriété des marchés à terme est impliquée par la structuration de ces derniers sous la forme de chambres de compensation.

On désigne par chambre de compensation l’organisation d’un marché assortie d’une contrepartie centrale. Cette dernière signifie qu’en cas de transaction entre deux acteurs A (vendeur) et B (acheteur), la chambre de compensation agit comme acheteuse auprès de A et comme vendeuse auprès de A. La chambre de compensation est donc acheteuse auprès de tous les vendeurs et vendeuse auprès de tous les acheteurs. Cette mutualisation du risque permet évidemment d’éviter qu’un opérateur accusant trop de pertes ne pose de problèmes aux autres acteurs puisque précisément, la chambre de compensation se substituera à l’agent défaillant.

Pour responsabiliser les participants au marché, la chambre de compensation exige d’une part, une forme de droit d’entrée, le dépôt de garantie sans lequel il n’est pas permis de prendre part aux échanges et d’autre part, un appel de marge quotidien en cas de pertes. De surcroît, les marchés à terme définissent une amplitude maximale de fluctuation quotidienne des cours. Dès que l’activité se traduit par un dépassement de ces limites, les transactions sont suspendues.

Revenons une dernière fois aux préoccupations du Pape François concernant les éventuelles pathologies de l’économie contemporaine liées à l’activité spéculative. Certains faits invitent à prendre au sérieux la dénonciation de la spéculation formulée par le Vatican.

 

Une longue histoire

Il se trouve, en effet, que les marchés à terme préoccupent des analystes de référence depuis plus longtemps que les théologiens. En 1991 déjà, Jerry Marckham, professeur à la Florida International University, posait un constat alarmant. « Le marché à terme des matières premières a été submergé par des manipulations sur une grande échelle depuis ses débuts »[3]. Il est vrai que l’histoire de la cotation des matières premières sur les marchés à terme a très vite démontré l’existence de stratégies de manipulations de cours. On retrouve, d’une part, la dissémination de fausses informations et d’autre part, des actions visant à créer des effets de rareté factice impliquant une hausse injustifiée des cours. En finance, on parle de corner. Sur les marchés à terme, le corner vise à contrôler une partie du stock du produit échangé pour entraîner une flambée des prix. Cet objectif passe par le contrôle d’un grand nombre de contrats à terme.

Une fois que les cours augmentent sans corrélation effective avec la production de l’actif sous-jacent, l’agent spéculateur peut revendre avec profit les contrats à terme qu’il détient. En 1902, une manipulation de ce genre a, par exemple, fait grimper le cours du blé à Chicago de 34% en quelques jours et a permis à son auteur, le spéculateur de légende James A.Patten, d’empocher un bénéfice de 2 millions de dollars de l’époque (l’équivalent actuel de 56.500.000 de dollars)[4]. Parfois, l’opération de mise sous pression (on parle également de squeezing) du marché tourne mal. C’est ainsi qu’en 1869, deux magnats américains (Jay Gould et James Fisk) ont vu leur tentative de corner sur le marché de l’or tourner au fiasco quand le Trésor a ruiné leurs plans en libérant des stocks d’or sur les marchés.

Les tentatives de régulation du marché se sont révélées relativement peu efficientes au cours du XXème siècle. Nous avons, à ce propos, repris l’exemple des Etats-Unis puisque c’est dans ce pays que l’on retrouve les marchés de futures les plus liquides de la planète. En mars 2018, 70% des flux monétaires dans le monde liés aux futures ont été enregistrés sur les marchés nord-américains[5]. Ce chiffre devrait à lui seul suffire pour situer l’importance pour le monde de la législation états-unienne dans le domaine.

La dernière initiative en date, c’est-à-dire la création en 1974 de la U.S. Commodity Futures Trading Commission (CFTC) chargée de la régulation des marchés à terme aux Etats-Unis, s’est soldée par un échec. Bien peu d’affaires ont été portées devant cette agence et les sanctions prononcées furent encore plus rares. La charge de la preuve en cas de procédure relative à une manipulation de cours revient à la CFTC et implique une série d’opérations longues, complexes et coûteuses. « Elle [la CFTC] doit analyser tous les flux monétaires disponibles, les fondamentaux du marché, les mouvements de vente à découvert, l’attitude des autres acteurs sur le marché ainsi que les relations complexes de ces données avec l’évolution en termes de prix des contrats à terme. (…) Il revient alors au gouvernement de prouver (…) que le prix était artificiel (…) plutôt que la résultante d’une situation basée sur des forces naturelles » [6].

Signal-prix en panne

Quelques décennies après l’article de Markham cité plus haut, William Harrington relevait, en 2012, que « la croissance spectaculaire des contrats à terme de matières premières a débouché sur une multiplication des pratiques de manipulation des marchés et des prix. (…) Toutefois, la rareté de la jurisprudence est anormale dans la mesure où l’un des buts fondamentaux du Commodity Echange Act (..) était la prévention et la répression des manipulations de marché ».[7]

Cet état de choses de choses s’explique aisément. Il apparaît, en effet, clairement que la CFTC a clairement été sous-financée dès sa création. La situation s’est, de surcroît, aggravée depuis la Grade Récession. En effet, le gouvernement des Etats-Unis a confié une mission supplémentaire, à savoir le contrôle du marché des contrats de gré à gré conclus en dehors de chambres de compensation, à la CFTC et cette dernière a reçu, pour mener à bien cette délicate mission, une … réduction de subsides de l’ordre de 72 millions de dollars en moyenne annuelle entre 2011 à 2016[8].

La croissance des échanges sur le marché à terme a été particulièrement vigoureuse. En 1980, le volume des futures aux Etats-Unis se montait à 5.000 milliards de dollars. Aujourd’hui, le segment des futures équivaut à un montant de 34.000 milliards de dollars. Or, on note qu’ « un profond mouvement de déréglementation a débuté vers la fin des années 1970 aux États-Unis et au Royaume-Uni avant de se diffuser progressivement dans le reste du monde. S’il n’a pas touché que la sphère financière, mais de nombreux autres secteurs comme l’énergie, les transports…, c’est sans doute dans le domaine de la finance qu’il a été le plus loin ».[9] Ce mouvement s’est doublé d’un phénomène de concentration accrue du capital bancaire[10]. Ce dernier a été particulièrement impressionnant au fil du temps.

Comme l’a relevé le professeur Geoffron de l’Université de Reims, « en 1992, on recensait [aux Etats-Unis] encore environ 9.000 entités bancaires, à 80% dotées d'actifs inférieurs à 100 millions de dollars. Toutefois, la décennie [19]80 a été marquée par une consolidation sensible puisque le nombre d'entités était encore supérieur à 12.000 en 1980 ».[11] « La concentration s’est poursuivie au cours des années 1990. En 1990, les dix premières institutions financières US possédaient 10% des actifs financiers de la nation. En 2008, elles en contrôlaient plus de la moitié ».[12] La crise de 2007-2008 n’a pas spécialement affaibli cette tendance. En 2016, on dénombrait aux Etats-Unis 5.927 banques enregistrées auprès de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’agence qui garantit les dépôts bancaires aux Etats-Unis. Ces établissements totalisaient des dépôts pour un montant supérieur à 11.000 milliards de dollars. Les quatre plus grosses banques concentraient 44,6% de ces dépôts. Il s’agit, par ordre décroissant, de JPMorgan Chase Bank, Bank of America, Wells Fargo Bank et Citibank[13].

Des acteurs de moins en moins nombreux disposant de bilans de plus en plus importants sont naturellement davantage susceptibles de fomenter des squeezings à des fins de manipulation des cours. Cette hypothèse prend d’autant plus de consistance que le traitement de la crise bancaire s’est caractérisé par l’existence d’une assurance « too big to fail » garantissant aux plus gros établissements d’être toujours tirés d’affaire en cas de crise bancaire. Cette assurance, combinée à un manque de concurrence, constitue un incitant objectif à la prise de risques. Ce faisant, la fiabilité des cours des matières premières doit être mise en cause. Le signal prix sur les marchés ne renseigne, en effet, plus très clairement sur la disponibilité physique réelle d’un bien. C’est ainsi que la volatilité des cours s’est accrue avec le temps.

Ne nous reste-t-il plus qu’à brûler un cierge et prier ? Ce serait oublier que l’analyse économique a déjà produit un discours critique concernant les marchés à terme de matières premières. Ainsi Robert Solow (« Prix Nobel » d’économie en 1987 et ancien conseiller de John Fitzgerald Kennedy) a, il y a déjà longtemps, remis en cause l’hypothèse d’efficience des marchés à terme en prônant le recours à un mécanisme institutionnel exogène chargé de diffuser auprès des opérateurs des informations objectives concernant les disponibilités réelles des matières premières ainsi que l’action des sociétés humaines sur ces dernières. En clair, une sorte de GIEC des matières premières et des minerais. Solow s’exprimait de la façon suivante à ce sujet : « Le marché des matières épuisables [est] peut-être l’un des domaines de l’économie, où une sorte de planification organisée sur un mode indicatif serait à même de jouer un rôle constructif. Plutôt que d’un système de prise de décision centralisée qui peut se caractériser par des externalités spécifiques, il serait sans doute suffisant que les autorités publiques mettent en œuvre un programme continu de collecte et de diffusion d’informations couvrant les tendances technologiques, l’état des réserves et de la demande »[14]. Cette citation est extraite d’un article qui remonte à 1974. Ce fait semble en dire long sur l’importance qu’accordent réellement les gouvernements occidentaux à une régulation en profondeur des marchés à terme de matières premières.

De tout ceci, on déduira plus sérieusement que le Saint-Siège dispose d’une vision plus pénétrante des marchés à terme de matières premières que bien des services d’études privés. Errare humanum est, perseverare...

 

[1] Ferris, William,G, The Grain Traders : The Story of the Chicago Board of Trade, Michigan State University Press, East Lansing (US-MI), 1988, p.15 et passim.

[2] Pour plus de précisions, lire Bernard Y et Colli C, Dictionnaire économique et financier (6ème édition), Seuil, Paris, 1996, p.150 et passim.

[3]Markham, Jerry.W, Manipulation of Commodity Futures Prices-The Unprosecutable Crime in Yale Journal on Regulation, Volume 8, 1991, p.281.

[4] Markham, Jerry.W, op.cit.,p.286. Calculs propres.

[5] Banque des règlements internationaux (BRI), mai 2018.

[6] Markham, Jerry.W, op.cit., p.357.

[7] Harrington, William D., The Manipulation of Commodity Futures Prices in St. John's Law Review : Vol. 55 : No. 2, 2012, pp.240-241.

[8] Bloomberg Business Week, édition mise en ligne le 21 février 2017.

[9] Jeffers E, Pollin J-P, Déréglementation bancaire des années 1980 et crise financière in Revue d'économie financière, 2012/1 (N° 105), p. 103.

[10] Jeffers E, Pollin J-P, op.cit, p.110.

[11] Geoffron P. Le processus de concentration de l'industrie bancaire américaine : formes et effets. In Revue d’économie industrielle, vol. 70, 4e trimestre 1994, p.120.

[12] Interview de Henry Kaufman, L’Echo, 29 décembre 2009.

[13] FDIC, juin 2018.

[14] Solow R. The Economics of Resources or the Resources of Economics in The American Economic ReviewVol. 64, No. 2, (1974), p.12.


73 réactions


  • xavier dupret xavier dupret 4 juillet 2018 15:24

    Bon Cassini Mille excuses mais je ne supporte plus d’écrire un truc pour une peer review en Belgique et de lire ce genre de commentaires. Il y a franchement de quoi péter un câble...


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 06:50

      @Robert Lavigue Les tulipes, c’st archiconnu. Et puis, je bosse dans mon pays. Publiez chez vous et on en reparlera. 


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 06:52

      @Robert Lavigue C’est un résumé du papier. Et une peer review belge, c’est important dans mon milieu et dans mon pays (la Belgique)


  • Carl V 4 juillet 2018 16:39
    Bon article, même si la conclusion n’est pas très claire. Si l’objet est de dire qu’il y a trop de manipulation sur les marchés des matières premières, c’est une évidence et un vieux débat : dès lors que vous avez des millions de traders à la hausse comme à la baisse, et que certains groupes sont, inévitablement, plus puissants que d’autres en matière de « force de frappe » (voyez par exemple les traders de Goldman Sachs, qui conseilleront à leurs clients d’acheter telle ou telle valeur, et en profiteront pour vendre, même à découvert, leur surplus dans ces mêmes valeurs), il y a forcément « manipulation » mais celle-ci sera d’autant plus faible et éphémère que le volume et la liquidité sont élevés. Prenez un marché comme l’or ou encore le pétrole : oui, une manipulation peut cause un « hiatus » du cours momentané, mais le volume des transactions émanant de millions de traders va vite ramener cet écart à la normale.
    Par contre, des marchés peu liquides, tels le jus d’orange par exemple, peuvent être manipulés plus aisément par un ou deux gros « commerciaux » ou producteurs.
    Donc, contrairement à l’idée reçue, plus les spéculateurs sont nombreux, plus vous êtes assurés d’avoir un cours équilibré, sur lesquels les « market makers » auront relativement peu de prise, sauf pendant les heures creuses.
    Bref, tant que les marchés à terme existeront, le prix de ce que nous achetons sera relativement honnête et équilibré. Quand on supprimera ces marchés à terme, si un jour ça arrive, alors vous verrez des biens de consommation à des prix faramineux, ou des rayons vides dans les grandes surfaces, façon Union Soviétique.

    • xavier dupret xavier dupret 4 juillet 2018 18:13

      @Carl V Foutaises. la conclusion est claire. Je ne parle pas d’éliminer les marchés à terme. Jamais. Eclairer les marchés sur les disponibilités physiques de certains produits permet d’éliminer les distortions. Quant à vos millions de traders, et bien, croyez-moi, le mimétisme et le conformisme leur servent bien plus de réflexes professionnels que le recours à la raison devant des déviations de nature spéculatives..


    • Carl V 4 juillet 2018 18:40

      @xavier dupret
      Si vous êtes incapable d’accepter des commentaires, au demeurant plutôt positifs, sur votre article, alors faut pas publier mon vieux. Et votre remarque sur les millions de traders, qui ne se comportent pas comme vous aimeriez qu’ils se comportent, prouve maintenant que vous êtes réellement à côté de la plaque : vous êtes probablement un loser sur les marchés, et donc vous les critiquez au lieu d’analyser vos erreurs...


    • xavier dupret xavier dupret 4 juillet 2018 20:49

      @Carl V

      Loser sur les marchés. J’y ai jamais joué. je sais juste que leur grand clairvoyance et leurs immenses liquidités nous ont fort heureusement préservé d’une crise systémique. Ou alors j’ai loupé un épisode ?

    • Carl V 4 juillet 2018 21:36

      @xavier dupret
      Je ne vois alors pas très bien où vous voulez en venir ; bien sûr que nous avons eu une crise systémique il y a 10 ans, et des crises, ou plutôt des crashes, il y en aura encore. Vous tentez de l’expliquer de façon fondamentale, et je respecte votre point de vue (« bon article ») mais je ne suis pas obligé d’y adhérer ! Les fondamentalistes expliquent les marchés après coup en tentant de rationaliser. Mais les marchés sont constitués de...traders, c.a.d. des humains comme vous et moi. La majorité des traders, 95%, perdent en bourse parce qu’ils ne savent pas contrôler leurs émotions et ont tendance à tous acheter en même temps, dans l’euphorie, ou vendre en même temps, dans la panique..et c’est cela qui provoque les grandes contractions et expansions, que ce soit dans les matières premières ou dans n’importe quel autre marché. La manipulation intervient également, et vous avez raison de le souligner, mais dans une moindre mesure.


    • xavier dupret xavier dupret 4 juillet 2018 22:55

      @Carl V Sauf que les traders agissent conditionnés par un système. Vu la concentration du capital, ils sont toujours forcés d’adopter un comportement procyclique. Le marché du pétrole est en fait dirigé par 6 grosses compagnies qui font le marché. La psychologie d ’individus isolés n’a pas grand-chose à faire là-dedans...


    • Carl V 4 juillet 2018 23:14

      @xavier dupret
      Vous êtes bien entendu libre d’adopter le système de croyances qui vous convient...« les traders conditionnés par un système...le comportement procyclique »...ça sonne bien. Allez, dodo maintenant.


    • Carl V 4 juillet 2018 23:35

      @Carl V
      Et, désolé, mais concernant les 6 compagnies pétrolières qui font le marché...non : elles influencent ce marché mais ne le font pas. Une preuve ? De juin 2014 à février 2016, le cours du brut est passé de 107$ le barril à...26.5$. Ce qui n’était pas vraiment dans l’intérêt des pétrolières je dirais ! Ce qui s’est passé, c’est que le marché était saturé de réserve de pétrole excédentaire et la loi de l’offre et la demande a simplement fonctionné : les traders, spéculateurs comme commerciaux, se sont mis à la vente pour rétablir un prix plus correct. Entre temps, la demande augmente suite à l’embellie économique mondiale et les cours remontent. Le « comportement procyclique » n’a rien à voir là-dedans...


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 07:11

      @Carl V Il y a des réalités fondamentales et je ne vais pas le nier. Mais il se trouve précisément que la nature oligopolistique de l’offre de pétrole a sauté avec l’émergence des producteurs américains de non conventionnel. En fait, le baril à 107 $ a rentabilisé d’autres segments de production et l’OPEP s’est retrouvée sur la touche. Mais rien ne dit que le prix de 106$ (ou de 26) était justifié au regard de la demande et des réserves dans le monde. Sauf à partir du présupposé que c’était le bon prix puisqu’il a été fixé par le marché. Et que donc les traders sont des devins dont chaque décision fait autorité. C’est ça, votre « raisonnement ».Mais c’est moi le fondamentaliste. 


    • Eric F Eric F 6 juillet 2018 22:58

      @Carl V

      « des marchés peu liquides, tels le jus d’orange par exemple... » Chapeau pour ce un bon mot sur un sujet austère
      Ceci dit, je ne trouve pas que les cours du pétrole soit rationnellement équilibré grâce au grand nombre d’acteurs, sinon il ne fluctuerait pas avec des écarts si considérables. La rentabilité des nouvelles filière d’extraction nécessitent un cours assez élevé, bien cela permette une offre plus importante, les acteurs influents font ce qu’il faut pour « soutenir » les cours.


  • xavier dupret xavier dupret 4 juillet 2018 23:28

    Selon vous, « Il y a forcément « manipulation » mais celle-ci sera d’autant plus faible et éphémère que le volume et la liquidité sont élevés » mais «  certains groupes sont, inévitablement, plus puissants que d’autres en matière de « force de frappe » (voyez par exemple les traders de Goldman Sachs, qui conseilleront à leurs clients d’acheter telle ou telle valeur, et en profiteront pour vendre, même à découvert, leur surplus dans ces mêmes valeurs) ». c’est vous qui avez un problème de croyance. En revanche, la concentration du capital est un fait historique. Allez, zou, lecture de Marx et Schumpeter...


    • Carl V 4 juillet 2018 23:44

      @xavier dupret
      Et bien, je vous laisse avec plaisir à vos lectures de Marx et Schumpeter, vos grands maîtres. Heureusement que vous n’êtes pas trader alors, car la réalité est un peu différente parfois...Et excusez-moi encore d’avoir osé, en tant que trader, donner mon avis sur un article traitant de matières premières. Je vous laisse à vos théories un peu pédantes, tant que vous n’êtes pas vraiment dans le marché, elles ne peuvent vous causer aucun tort - le monde est plein de gens qui donnent leur avis sur des sujets dont ils n’ont aucune expérience. Ils ne savent pas vraiment de quoi ils parlent, mais le font avec conviction et de façon péremptoire !


    • xavier dupret xavier dupret 4 juillet 2018 23:57

      @Carl V IL vous manque donc le recours à la théorie pour pouvoir parler de votre métier. Sans rupture théorique, on est un petit robot conditionné à répéter l’idéologie dominante. Bonne soirée !


  • Carl V 5 juillet 2018 00:17

    Ben voyons ! Le petit robot me semble être celui qui ne tient pas compte de la réalité, mais qui répète en boucle une théorie en brandissant des livres comme étendard. Vous êtes un fondamentaliste, finalement pas si différent d’autres fondamentalistes qui brandissent des livres religieux. Je pense que vous avez commis une erreur ici : vous pondez un article, puis vous vous justifiez dès qu’un (rare) commentaire survient, qui ne vous donne pas entièrement raison. Laissez les commentateurs commenter, ou alors ne postez pas d’article si vous incapable d’accepter une critique qui se veut constructive. Vous avez choisi une théorie parmi d’autres, moi j’ai découvert la réalité. Parfois ça ne correspond pas. Regardez le résultat de vos réactions : pratiquement aucun commentaire à votre article, je pense que vous faites fuir les commentateurs potentiels, vous êtes celui qui commente le plus votre propre prose finalement. Ce qui vous aidera certainement à vous endormir - bonne soirée également !


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 06:47

      @Carl V Je ne fonctionne pas à l’applaudimètre. Cet article est publié dans une peer review la semaine prochaine. Basta. Votre réalité serait donc toute la réalité sociale. Mais c’est moi le totalitaire fondamentaliste ? Il n’existe pas de faits purs, mon ami. Les chiffres et les faits ne parlent jamais d’eux-mêmes...


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 06:49

      @CArl Le papier fait un beau nombre de lecteurs. Contrairement à bien d’autres productions sur ce site, il est boosté en première page. C’est ça qui compte ! Argument d’autorité pour argument d’autorité smiley


    • Carl V 5 juillet 2018 12:32

      @xavier dupret
      Ecoutez mon vieux, vos lieux communs m’ont amusé un temps : c’est bien la première fois que je vois un idiot faire du copier-coller avec les idées d’autres auteurs, puis faire le censeur dans les commentaires qui ne lui conviennent pas - MDR ! D’ailleurs, voyez le nombre de commentateurs à votre grand article...donc là c’est bon, je vous ai assez donné de mon temps. j’espère pour vous qu’un jour vous réaliserez que le plus important n’est pas d’avoir raison, mais d’être efficace et d’être aux commandes de sa vie...vous, vous êtes un suiveur pseudo-intellectuel...bon vent. Et encore une fois, merci, vous m’avez vraiment amusé smiley


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 15:18

      @Carl V Je commande ma vie, ma petite trolette. Mais j’attends des arguments qui ont une vraie portée théorique. Donc pas votre vécu dont out le monde se fout.


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 15:22

      @Carl V

      Ce ton suffisant. Le côté « on me like donc j’ai raison ». Avec la petite pointe d’efféminement dans la mesquinerie. Mais vous êtes Emmanuel Macron. Manu, on t’a reconnu. 

    • Carl V 5 juillet 2018 16:59

      @xavier dupret
      Et bien voilà, l’économiste de mes deux doublé d’un syndicaliste de salon perd son calme. Il n’aura pas fallu longtemps...continue, tu vas finir par faire rire la galerie à défaut de l’intéresser smiley


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 21:47

      @Carl V

      Je ne perds pas mon clame. je me fous de ta balle. Tu n’es pas un économiste. Moi si. Et j’ai les moyens de me payer un costard. J’ai eu les félicitations d’une sommité pour ce papier. Les chiens peuvent aboyer, la caravane est passée. Un like d’un caïd de ce niveau vaut bien les petits postillons d’un type même pas capable de se penser comme agent. Presque un animal 

    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 21:51

      @Carl V
       Et là, bloqué, le grand trader. Bac -2....


    • mamie.roger@iname.com 5 juillet 2018 23:49

      @xavier dupret
      Amusant, « je ne perds mon clame ». Peut-être, mais vous semblez tellement stressé que vousdevenez incapable d’écrire correctement...sans parler de votre vulgarité : quand vous n’aimez pas une critique, vous devenez grossier. Triste.


    • mamie.roger@iname.com 6 juillet 2018 00:10

      @mamie.roger@iname.com

      Un conseil : continuez donc à bloquer les commentaires, et n’acceptez que les vôtres : l’auteur de l’article se commente lui-même, de façon élogieuse, et est le seul commentateur autorisé. De la sorte, la boucle sera bouclée et vous pourrez continuer à fonctionner en circuit fermé...

    • xavier dupret xavier dupret 6 juillet 2018 03:39

      @mamie.roger@iname.com


      Salut Carl, on t’a reconnu. Donc là, je vais devoir te signaler...

    • xavier dupret xavier dupret 6 juillet 2018 03:41

      @mamie.roger@iname.com


      Je veux être commenté par des avertis. Les autres, c’est rapport pédagogique. Soit je sais. et tu ne sais pas. Donc écouter. La démocratie s’arrête aux portes des écoles

  • mimi45140 5 juillet 2018 01:12

    De l’argent en quantité indéfinie,dans un monde fini avec des ressources limitées et une population en augmentation,comment s’étonner de la spéculation,moi je la trouve faible par rapport aux phénomènes cités.


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 07:04

      @mimi45140 Enfin un commentaire intéressant. Je vous en remercie. En 1974, l’aspect démographique n’avait pas été pris en compte par Solow. La tension sur les matières premières a une origine démographique. Clairement.


  • nono le simplet nono le simplet 5 juillet 2018 07:19

    concernant les céréales, 4 sociétés détiennent 80% du marché mondial, les ABCD, tant au niveau achat-vente que transport ( le D étant Louis Dreyfus ) ... et ils ont tous les 4 leur siège en Suisse ...


  • nono le simplet nono le simplet 5 juillet 2018 08:11
    à l’auteur,
    étant béotien en économie j’aimerais mieux comprendre le principe de la vente à découvert, grande copine de la vente a terme ... une idée d’article peut être ...

    • Trelawney Trelawney 5 juillet 2018 08:26

      @nono le simplet
      La vente à découvert est une facilité de paiement que propose le trader à son client. Un peu comme une traite à 30 jours. Le but d’une traite est de permettre à l’acheteur de revendre (déstocker) son produit pour payer son grossiste sans puiser sur ses fonds propre. Dans le cas du trader, c’est dévoyer pour inciter le client (pigeon) à acheter.

      La vente à terme permet à l’agriculteur de vivre sans attendre la vente de ses récoltes. Les chinois pratiquent ce système sur le lin en rémunérant au mois l’agriculteur puis en se chargeant eux même de la récolte d’un produit déjà acheté et payé

    • nono le simplet nono le simplet 5 juillet 2018 08:37

      @Trelawney
      bé oui la spéculation sur les pertes dans un cas et la spéculation sur les gains dans l’autre étant les dérives du principe ...


    • Trelawney Trelawney 5 juillet 2018 08:45

      @nono le simplet
      Perte ou gain le trader et l’établissement financier s’en fichent tant qu’ils ont touché la com.

      Prenez l’exemple d’une banque qui finance une entreprise avec introduction en bourse. La banque qui prêté la somme, va introduire l’action à 100 euros (le montant de la somme prêtée/100 = le montant d’action) et va faire fonctionner son réseau de trader pour vendre et revendre et toucher le montant de l’action en frais de transaction. Ensuite l’action peut valoir 200 euros ou 10, la banque a récupéré sa mise de départ et peut ensuite continuer à percevoir des frais sur les ventes futures

    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 13:28

      @Trelawney Quelle belle rationalité pour la mise en oeuvre d’une production...


  • Trelawney Trelawney 5 juillet 2018 08:20

    Il ne faut surtout pas oublier qu’un trader est avant tout un commercial. Et la fonction d’un commercial est de vendre pour toucher sa commission sur la vente.

    Donc la spéculation sur les matières premières qui abouti trés rarement à des accidents économiques (régularisation des marches oblige) est réaliser dans le seul but de faire entrer des commissions sur les ventes. C’est pareil pour la bourse !

    Prenez l’exemple de votre cargo de cuivre qui s’est vendu plus de cent fois sur son trajet. Et bien cela fait cent commissions touchées et si la commission est de 1% du montant de la vente, la banque ou l’organisme qui a réalisé les transactions a toucher en cash plus que la valeur du cargo. Le cuivre peut ensuite se vendre au pris du sable, ça n’a plus trop d’importance

    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 08:25

      @Trelawney Votre autorégulation des marchés est un postulat qui ne prouve jamais que de manière autoréférencée que le prix adéquat est celui du marché. Je n’ai trouvé aucun argument sérieux aujourd’hui.


    • Trelawney Trelawney 5 juillet 2018 08:34

      @xavier dupret
      Parce qu’on travaille à l’envers.

      Un paquet de pâtes alimentaires se vendra 1 euro et pas plus (sauf à inventer un marché sans gluten plus lucratif). Pour que le paquet se vende 1 euro, il faut que le blé se vende à tels prix et pas plus. Ce sera d’officie le prix du marché, sinon on fermera l’usine de pâtes et les gens mangeront autre chose. Donc le prix du marché est bien le vrai prix et ne correspond jamais à une valeur travail.

      Vouloir chercher une corrélation entre un prix de marché et la valeur exact de cette matière première est inutile

    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 13:17

      @Trelawney

      Non votre calcul n’intègre pas l’idée d’une planification sur des investissements nécessaires à des fins respectivement d’amortissement du capital et aussi les investissements nécessaires à la croissance de la production. Un prix juste n’est pas nécessaire équivalent à la valeur travail.


    • xavier dupret xavier dupret 5 juillet 2018 13:27

      @Trelawney nécessairement* faute de frappe


  • Arthur S Clark Kent 5 juillet 2018 08:21

    Durant la révolution française e l’empire, on nommait accapareurs ceux qui étaient accusés d’entasser des produits de consommation et de les conserver pour réaliser des profits importants par suite de la raréfaction des denrées et donc de la hausse des prix.

    Votée le 26 juillet 1793, la loi sur l’accaparement prévoyait jusqu’à la peine de mort pour les commerçants qui ne feraient pas la déclaration de leur stock de denrées de première nécessité.

    Mais le gouvernement « révolutionnaire », hostile dans son ensemble à l’économie dirigée, n’a pas manifesté un grand zèle pour faire appliquer cette loi, laissée à la discrétion des municipalités et des sections. Les héritiers des girondins au pouvoir actuellement l’on même oubliée.


  • TomJ 5 juillet 2018 16:51

    Je n’avais plus visité Agoravox depuis des années, et je note que l’évolution est la même que sur les forums en général : perte de qualité et commentaires de plus en plus agressifs, la « netiquette »a vécu...Ce qui faisait le charme d’Agoravox, une information libre, est devenu son handicap : n’importe qui peut raconter n’importe quoi et cet article est un bon exemple : l’auteur nous noie dans un charabia où il mélange allègrement économie sous la lorgnette marxiste, référence papale (!) sur un sujet qui n’en demandait pas tant, et cerise sur le gâteau, le même auteur, prisonnier de son égo démesuré, intervient dans les commentaires pour se justifier et matraquer les avis contraires, alors qu’on ne lui a rien demandé. Nul de A à Z, et le contenu d’Agoravox tombe au niveau du papier Q...quant à l’article, comme le fait remarquer un commentaire, ceci n’a rien à voir avec les marchés financiers. La bourse racontée par Ubu !


  • mamie.roger@iname.com 6 juillet 2018 00:02

    Voici ce que fait ce rédacteur assez médiocre lorsqu’un commentateur corrige une de ses interventions dans les commentaires (à savoir, « le cours des matières premières premières est clairement lié à l’évolution démographique », le commentateur lui signalant alors que le cours du maïs, par exemple, est le même en juin 2018 (3.74$ le boisseau) qu’en 1974 (3.78) : Il efface tout simplement son erreur, efface en même temps le commentaire démontrant son erreur, et bloque le commentateur de tout futur commentaire. On comprend qu’il défende Marx et soit délégué syndical : il aurait été parfaitement à sa place au Polit Buro en URSS...


    • xavier dupret xavier dupret 6 juillet 2018 03:45

      @mamie.roger@iname.com


      Votre exemple prouve que le cours n’est relié à aucun fondement objectif. Spéculation. Capital fictif. En URSS, on aurait commencé par t’apprendre à fermer ta gueule devant la science. 

  • mamie.roger@iname.com 6 juillet 2018 00:03

    Et encore merci à Agoravox de soutenir ce genre de pratique...vive la liberté d’expression


    • xavier dupret xavier dupret 6 juillet 2018 03:45

      @mamie.roger@iname.com Je choisis les commentateurs. Pas de trolls.


    • xavier dupret xavier dupret 6 juillet 2018 03:49

      @xavier dupret Je fais ce que je veux. je suis chez moi. 


    • xavier dupret xavier dupret 6 juillet 2018 03:56

      @xavier dupret

      Et le pétrole qui passe de 123 dollars en mars 2012 à 93,6 trois mois plus tard. Elle st où la justification en terme de prix d’équilibre ? 


    • xavier dupret xavier dupret 6 juillet 2018 04:43

      @mamie.roger@iname.com

      Et cet article a fait l’objet de commentaires élogieux de la part d’un professeur d’université. un cador de ce niveau est suffisante en soi. 

    • Mammadou 6 juillet 2018 13:30

      @xavier dupret
      Evidemment facile de continuer à argumenter avec un commentateur que vous avez bloqué et qui ne peut plus vous répondre !


    • Mammadou 6 juillet 2018 13:36

      @xavier dupret
      Si vous vous sentez obligé de claironner que « cet article a fait l’objet de commentaires élogieux de la part d’un professeur d’université » c’est que vous en ressentez le besoin je suppose. L’auto-félicitation a toujours été dérisoire mais apparemment vous éprouvez ce besoin de vous justifier. Coluche épinglait une remarque semblable dans une certaine presse : « entre gens autorisés, on s’autorise à penser que... » Je note que vous autorisez certains commentateurs, et en barrez d’autres. Je vous sens peu confiant en vous. Il m’étonne que vous ne m’ayez pas encore bloqué : un problème technique ?? 


    • Mammadou 6 juillet 2018 13:38

      @xavier dupret
      C’est bien vrai que « vous êtes chez vous » : auteur et modérateur en même temps, et probablement aussi seul lecteur...vous vivez dans une petite bulle qui enfle, enfle, enfle...


  • Ecométa Ecométa 6 juillet 2018 08:45
    Il faut aller plus loin Sa Sainteté : le capitalisme est une maladie de l’économie !

    Pas le « capital » qui est un moyen utile et nécessaire à l’économie mais le CAPITALISME, qui plus est celui exclusivement financier totalement déconnecté du travail qui était pourtant, sans être parfait, le meilleur système de répartition économique ; un capitalisme qui réduit l’économie au seul capital et aux capitalistes !

    Il ne s’agit pas d’être contre le capital mais contre le capitalisme : le capital porté à son paroxysme ! C’est comme le libéralisme : une liberté exclusivement systémique portée à son paroxysme ; être libéral mais contre le libéralisme ! Être rationnel mais contre le rationalisme qui est la rationalité portée à son paroxysme ! Avoir, non pas une préférence national mais une simple préoccupation du concept émergent de nationalité : être contre le nationalisme paroxysme de nationalité !

  • Eric Toulon 6 juillet 2018 11:53
    Depuis l’époque des désormais vieux soixante-huitards, les marxistes-léninistes ont pullulé, et ont toujours refusé la moindre discussion sérieuse et contradictoire : leurs vues, souvent présentées comme des fatwas, ne souffrent aucune discussion, même si l’histoire a montré à maintes reprises que leur système économique conduit à la ruine - l’exemple devenu « biblique » étant bien sûr l’effondrement de l’URSS.
    Il n’empêche, ces économistes de pacotille continuent occasionnellement d’anonner les paroles de leurs défunts maîtres, dont au demeurant ils n’atteindront jamais la cheville, même s’il poussent leur dévotion jusqu’à arborer la petite barbichette du prophète Lénine.
    Et bien entendu, leurs théories étant aussi inamovibles que le Coran, aucune discussion n’est possible avec eux ; dans ce cas-ci on sent que l’auteur salive de satisfaction chaque fois qu’il peut bloquer un commentateur impie, l’envoyant dans un mini-goulag virtuel. Ici apparemment, notre Lenine de service a découvert qu’en appuyant sur le bouton « signaler un comportement », il peut facilement se débarrasser de toute contestation - encore une fois à l’image des maîtres bolcheviques qui envoyaient les contestataires à tour de bras vers les camps de Sibérie. En fait, il a utilisé cette technique peu courageuse dès le premier commentaire de Cassini bloqué pour avoir osé critiqué la grenouille gonflée de son importance.
    Alors, vite, bloquez-moi et envoyez-moi dans votre mini-goulag, j’en serai honoré et m’y trouverai en bonne companie !

  • Mammadou 6 juillet 2018 12:11

    @Eric Toulon, je vous rejoins dans le petit goulag car je vais pondre un anathème : au final, on aurait pu donner comme titre à cet article « L’économie et les finances pour les Nuls, par les Nuls ». C’est vrai qu’à un certain point, la vanité rejoint le ridicule. Voilà, attendez-moi, j’arrive !


  • Analyzer Analyzer 22 décembre 2018 21:32

    Bonsoir. Au soir d’un nouveau Samedi coloré en Jaune, le débat sur les avantages/inconvénients d’une dévaluation des matières n’est pas simple. Il y a des choses vraies des deux côtés. Mais c’est une question qui ne porte que sur les outils de la théorie d’économie politique pas plus ! 

    Source : https://libertex.com/fr


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