jeudi 2 mai - par xavier dupret

Venezuela : un pays saboté ?

Le Venezuela fait figure de symbole en Amérique latine. La proposition d’un socialisme pour le XXIème siècle constitue, comme chacun peut s’en douter, le cœur de la confrontation avec les Etats-Unis. C’est ainsi qu’en mars 2015, l’administration Obama décrétait que le Venezuela constituait une menace pour la sécurité des Etats-Unis. Dans la foulée, des sanctions étaient adoptées contre Caracas. Les Etats-Unis sanctionnaient, en fait, des hauts fonctionnaires de l’Etat vénézuélien. Il leur était interdit d'entrer sur le territoire américain. De plus, leurs comptes bancaires aux Etats-Unis étaient gelés.

Le soutien des Etats-Unis à l’opposition vénézuélienne n’est plus à démontrer. En 2002, l’administration de Georges Bush Jr. a soutenu, sinon organisé, la tentative de coup d’Etat contre Hugo Chavez qui a échoué suite à la mobilisation des classes populaires contre les putschistes. Différentes sources, parfois même de l’aveu même de l’opposition vénézuélienne[1], démontrent à l’envi que les Etats-Unis, par un truchement de fondations, d’ONG et d’initiatives de coopération au développement, financent l’opposition vénézuélienne.

 

La menace

A ce stade de l’analyse, une remarque sur le fond s’impose. Les Etats-Unis représentaient, en 2017, 35,1% des dépenses militaires dans le monde[2], soit près de 600 milliards de dollars. En comparaison, le budget militaire du Venezuela était de 260,7 millions de dollars à la même époque[3]. De surcroît, le Venezuela ne possède pas l’arme nucléaire. Voilà qui donnera une idée plus objective de la menace réelle que représente Caracas pour Washington.

Alors que l’Oncle Sam pointe du doigt le Venezuela, les cours du pétrole s’effondrent sur les marchés. Au 1er janvier 2015, le prix du baril est tombé à hauteur de 45 dollars. Six mois plus tôt, un baril d’or noir valait encore 105 dollars. Le Venezuela est profondément dépendant de ses exportations de pétrole. Ces dernières représentaient 90% des recettes d’exportation du pays en 2017. Pour l’essentiel, il s’agissait de pétrole brut (80%)[4]. Alors que le revenu que le Venezuela tirait du pétrole diminuait drastiquement, la population était mise sous pression par les Etats-Unis. Il faut savoir que les Etats-Unis constituent le premier client (42% des exportations du Venezuela en 2017) et le premier exportateur à destination de Caracas (38% des importations vénézuéliennes la même année). Dès lors que la rente pétrolière ne permettait plus de faire entrer des capitaux comme autrefois quand le baril était à 100 dollars, le statut peu enviable de nouvelle grande menace pour les Etats-Unis a vite fait de jeter une partie de la population dans les bras de l’opposition. La dépendance économique constitue un aiguillon bien puissant. Le soutien local accordé à l’opposition la plus dure appartient sans doute déjà au passé dans la mesure où le président autoproclamé Juan Guaidó n’a jamais exclu une intervention militaire américaine pour mettre fin à la présidence de Nicolás Maduro[5].

En tout état de cause, les sanctions du géant US à l’encontre de la petite république sud-américaine se sont multipliées depuis 2015. Un véritable blocus financier a été mis en œuvre contre le Venezuela à partir du printemps 2016. C’est ainsi qu’en avril 2016, les institutions financières vénézuéliennes titulaires de comptes à l’étranger ont été limitées dans leurs capacités à rapatrier des fonds. Plus tard, en juillet 2016, la banque étatsunienne Citibank a obtenu que le réseau bancaire dit du Wolfsberg Group (qui regroupe plus de 30 banques de taille mondiale) s’abstienne de toute transaction avec les institutions vénézuéliennes, en ce compris le Trésor vénézuélien. Cette mise au ban de la communauté financière internationale a pesé lourd dans l’évolution de la trajectoire macroéconomique du Venezuela. Le pays a manqué d’argent frais pour pouvoir compenser la perte des revenus pétroliers. Ce type d’opérations n’aurait pas dû, au regard des chiffres, poser problème.

En 2015, la dette publique du Venezuela comptait pour 12,719% du PIB du pays[6]. Par comparaison, l’Argentine conservatrice de Mauricio Macri était endettée à hauteur de 35% du PIB et se finançait sans problèmes sur les marchés.

Parler de coup d’état financier n’a rien d’exagéré puisqu’en juillet 2016, le risque de défaut de paiement du Venezuela fixé par la banque états-uniennes JP Morgan était le plus élevé de la planète. Or, à cette époque, la dette totale du gouvernement, à cette époque, était inférieure à 16 points de PIB.

Faute de ressources, le Venezuela n’a eu d’autre « solution » que de recourir à la planche à billets. Très rapidement, le pays s’est retrouve à devoir jongler avec une hyperinflation. Pour mémoire, une situation d’hyperinflation apparaît lorsque l’inflation mensuelle est égale ou supérieure à 10%.

 

Pic du pétrole

Il a été écrit et répété que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde, devant l’Arabie saoudite. C’est à la fois vrai et faux. Les réserves du Venezuela ont été évaluées par l’OPEP. Elles s’élèveraient à 302 milliards de barils, soit près de 25% des réserves mondiales[7]. Toutefois, l’exploitation du pétrole vénézuélien s’avère plus coûteuse à mettre en œuvre que dans la péninsule arabique. En effet, les réserves du Venezuela sont constituées de pétrole lourd qu’il convient de traiter après extraction. Voilà pourquoi son exploitation s’avère plus coûteuse que le pétrole saoudien.

Ces réserves de pétrole lourd, situées dans la ceinture de l’Orénoque, représenteraient l’équivalent de 256 milliards de baril, d’après Petróleos de Venezuela SA (PDVSA), la compagnie pétrolière appartenant à l’Etat vénézuélien[8]. Selon une étude états-unienne plus ancienne financée, entre autres donateurs, par la compagnie pétrolière ExxonMobil Corporation, la ceinture de l’Orénoque contiendrait plus de 270 milliards de barils[9]. Pour sa part, la presse financière états-unienne considérait que les réserves de pétrole lourd du Venezuela étaient de 296,5 milliards de barils[10]. Les chiffres sont, en tout état de cause, impressionnants.

La couverture médiatico-idéologique qui s’est installée à leur sujet ne l’est pas moins. La production du pétrole vénézuélien serait, en dépit de telles ressources, en chute depuis de nombreuses années. L’explication la plus couramment diffusée tient à l’état d’incurie de PDVSA. Cependant, on notera, avec le plus grand intérêt, que des voix issues des rangs de l’opposition vénézuélienne font état de mesures répressives de la part du pouvoir en place à l’égard de cadres de PDVSA pour le moins indélicats. Sur un site peu susceptible de sympathies avec le gouvernement de Nicolás Maduro, on pouvait apprendre, il y a quelques mois, qu’« en décembre [2017], (…) le Bureau du Procureur général a envoyé en prison 67 cadres et directeurs de PDVSA pour des crimes allant de la falsification de données concernant la production à des détournements de fonds et à l’atteinte à la souveraineté du pays. Parmi eux deux anciens ministres du secteur pétrolier du gouvernement du président Nicolás Maduro. En outre, le procureur mène une enquête pénale contre Rafael Ramirez, ministre du pétrole et président de PDVSA entre 2002 et 2014. Jusqu’en novembre dernier, il était ambassadeur du Venezuela auprès de l’Organisation des Nations Unies. L’enquête porte sur sa possible participation à des opérations de blanchiment d’argent par le biais de la Banque privée d’Andorre (BPA) »[11].

Une certaine forme de lutte contre la corruption est donc en cours au Venezuela. On peut éventuellement, si l’on veut, en contester les modalités de mise en œuvre mais en aucun cas l’existence. Il semble, par conséquent, intellectuellement téméraire de faire reposer sur les seules épaules du gouvernement vénézuélien la chute de la production pétrolière nationale. Comment expliquer, dès lors, cette dernière ? En fait, la production pétrolière vénézuélienne a atteint son pic de production au tournant du millénaire. Qu’est-ce que cela signifie ? Un pic de production désigne l’instant où la production d'une ressource non renouvelable atteint son niveau maximal. A partir de ce moment, l’extraction de la ressource devient de plus en plus coûteuse. Le pic de la production vénézuélienne concerne le pétrole conventionnel. On peut l’apprendre en citant une source fort peu chaviste.

A savoir, l’agence publique états-unienne EIA (Energy Information Administration). Dans un rapport de 2015[12], l’EIA pointait même que ce pic avait été atteint à la fin des années 1990. Une autre source entrevoit une augmentation sensible des coûts à partir de 1994[13]. Or, Hugo Chavez a prêté serment comme président le 2 février 1999. A cette époque, la présidence chaviste ne surfe pas sur le pétrole. Le prix du baril atteint des niveaux historiquement bas. Le prix du baril est alors de 12,28$ le baril. La remontée des cours se produira surtout entre 2004 (36,05$ le baril) et 2012 (109,45$ le baril)[14].

Cette embellie ne permettra pourtant pas à la production vénézuélienne de redécoller et donc de retrouver son niveau du début des années 1990. En 2015, la production du Venezuela est de l’ordre de 2,6 millions de barils par jour[15] alors qu’en 1998, le Venezuela extrayait quotidiennement 3,5 millions de barils[16]. Le mouvement de baisse le plus impressionnant de la production vénézuélienne se situe entre le 1er janvier 2015 et mars 2016. Durant ces 15 mois, la production plonge inexorablement sous les 2,5 millions de baril par jour. Or, le prix du baril en 2016 est de 40,68 dollars le baril[17]. Exprimé en dollars de 1998, ce prix équivaut à 27,63$[18].

 

Faux semblants ?

C’est ici que l’hypothèse d’une rentabilité progressivement décroissante de l’exploitation du pétrole vénézuélien se justifie. Cette dernière est pleinement confirmée par la firme Rystand Energy, un bureau norvégien de consultance spécialisé dans le domaine de l’énergie. Le niveau de prix à partir duquel le pétrole vénézuélien devient rentable a été évalué par cette source à 27,62$ par baril pour l’année 2016[19]. Or, les coûts de production de l’extraction pétrolière n’ont cessé d’augmenter depuis des décennies au Venezuela. De 1968 à 1998, les prix de revient du secteur pétrolier national vénézuélien ont été multipliés par 5[20].

Cette batterie de données ne porte que sur la seule exploitation du pétrole conventionnel. Comme le notait l’EIA dans un rapport sur le Venezuela, l’objectif de production de pétrole lourd de l’Orénoque était d’arriver à un million de barils par jour en 2013. Le compte n’y était décidément pas puisque ce segment de la production pétrolière vénézuélienne n’était que de 6.000 barils par jour à l’époque[21].

Comment expliquer cet état de choses ? Comme nous l’avons vu, le pétrole lourd de l’Orénoque suppose de lourds investissements dans le traitement des pétroles de base obtenus après extraction. A ce sujet, la société privée états-unienne Platts, spécialisée dans la diffusion d’enquêtes et d’études sur le secteur pétrolier depuis 1909, était formel. Un programme d’investissements de 23 milliards unissant les efforts du gouvernement vénézuélien à ceux d’entreprises multinationales du secteur pétrolier a été développé dès 2013. Cette approche est, soit dit en passant, clairement plus proche du capitalisme d’Etat chinois (qui a, convenons-en, plutôt réussi) que de modèles davantage centralisés. On notera qu’à cette époque, le Venezuela était loin de constituer l’homme malade de l’économie latino-américaine . Certes, le pays subissait les affres d’une récession de l’ordre de 3,9% du PIB mais il s’agissait de la conséquence, somme toute prévisible, de la chute des prix du pétrole. Rien n’était perdu mais il était (plus que) temps.

La part incombant au gouvernement vénézuélien avoisinait, à l’époque, les 15 milliards de dollars sur les 23 exigés par ce grand plan d’investissement. Les sites d’exploitation de l’Orénoque visés par les nouveaux projets d’investissement étaient également exploités par des compagnies chinoises (CNPC) et russe (Rosneft). Les firmes Total et Chevron était également impliquées. Or, tout au long de l’année 2014 alors que le Venezuela cherche des capitaux, on note une dégradation continue de la cote de la dette publique vénézuélienne par les agences de notation occidentales. Pourtant, on observe, en 2013, une diminution du déficit budgétaire vénézuélien de 4,5 points de pourcentage. Il est vrai que le niveau du déficit budgétaire de l’Etat central était, en dépit de ces mesures de rationalisation, élevé (11,5% du PIB) [22].

Cette donnée ne veut, cependant, pas tout dire. Certains pays d’Amérique latine ont été, à l’époque, plus durement traités par les marchés que d’autres. Ils avaient pour point commun de n’être pas alignés sur les Etats-Unis. C’est ainsi que le 9 avril 2015, le Mexique plaçait sur les marchés pour un milliard et demi de dollars de dettes à 100 ans (oui, un siècle !) assorties d’un taux d’intérêt de 4%. Un semestre plus tard, l’Argentine trouvait 670 millions de dollars à 5 ans avec un taux de 9,4%[23]. En bonne logique, c’est l’Argentine qui aurait dû bénéficier du taux le plus faible puisqu’elle empruntait un montant moins élevé et, c’est un critère décisif, pour une période moins longue. Une durée de remboursement d’un siècle représente, en effet, un risque énorme pour un créancier. Il aurait donc été normal que le Mexique doive s’acquitter, dans ces conditions, d’un taux d’intérêt plus élevé puisque le taux d’intérêt représente, lit-on dans les manuels, une prime de risque. Bien sûr, on pourra arguer que l’Argentine présente un profil de crédit particulier puisque le pays avait restructuré sa dette de manière particulièrement musclée quelques années auparavant. Dont acte.

Ite missa est ? Pas vraiment car comment expliquer les taux qui ont été infligés à l’Uruguay à la même époque ? Montevideo ne se caractérisait pas par un déficit budgétaire élevé (-2,1% du PIB)[24] et avait pas été moins dure que l’Argentine avec ses créanciers lors de la restructuration en 2003. De surcroît, le pays n’est resté en défaut de paiement que quelques mois au cours de cette année. Le Mexique, en revanche, avait encore renâclé au paiement de sa dette extérieure de 1982 à 1990[25] et comptait, en 2015, un déficit budgétaire de 3,4% de son PIB[26]. Pourtant, l’Uruguay a, à la même époque, émis de la dette pour 1,2 milliards de dollars à 35 ans, grevé d’un taux d’intérêt de 5%[27]. Soit un taux d’intérêt supérieur pour une durée de remboursement inférieur, donc un risque moindre que dans le cas du Mexique.

On peut penser que 15 milliards de dollars d’un coup pour rénover le secteur pétrolier vénézuélien, c’était trop. Continuons alors les comparaisons Mauricio Macri ramène la droite au pouvoir à Buenos Aires en 2015. L’Argentine va alors être traitée en petit chouchou des marchés. C’est ainsi que les pouvoirs publics argentins vont émettre, au bas mot, pour 76 milliards de dollars US de dette extérieure[28]. Un prêt de 15 milliards pour le secteur pétrolier vénézuélien aurait eu davantage de pertinence d’un strict point de vue économique puisqu’il s’agissait d’un investissement rentable alors que les prêts consentis à l’Argentine avaient pour but exclusifs de couvrir les déficits du pays, soit une dépense de consommation. Cherchez l’erreur.

Bref, le Venezuela entreprend, en 2013, une réorientation de son secteur pétrolier vers les hydrocarbures lourds. Pour cela, il fallait investir. Or, le Venezuela ne disposait pas de tels capitaux, alors que sa situation économique n’avait rien de désespéré.

La relance de la production pétrolière du pays n’a donc pas été financée à cette époque. Pourtant, cette opération eût été rentable puisque les revenus d’exportation du Venezuela auraient augmenté. On pourrait rétorquer que cette vision des relations entre acteurs étatiques et financiers est trop politique alors que les marchés n’ont pas de cartes de parti. On balaiera cet argument d’un revers de la main en faisant valoir que la finance occidentale est sous perfusion des Etats depuis l’automne 2008. La frontière entre le politique et l’économique est, depuis, bien poreuse dans les pays qui ont exporté le néolibéralisme aux quatre coins de la planète.

Pour les Russes et les Chinois, accorder un crédit de 15 milliards de dollars était absolument envisageable, vu les réserves abondantes dans ces deux pays. Cependant, un tel geste aurait signifié pour le Venezuela et ses importantes réserves pétrolières d’entrer au sein des BRICS (soit le groupe formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) comme contrepartie (géo)politique. On se bornera à constater que cette option n’a jamais été activée par Caracas.

 

Story telling impérial

La suite est connue. Le sabotage financier du pays n’a, dès lors, fait que s’aggraver pour en arriver à la situation que nous connaissons aujourd’hui. Et à la fin de l’année 2016, l’agence de notation chinoise Dagong était contrainte de revoir à la baisse la note de la dette vénézuélienne qui était alors unanimement considérée comme un actif spéculatif. Les sanctions américaines vont, par la suite, porter un coup de grâce à l’économie vénézuélienne.

A ce propos, le récit dominant nous répète ad nauseam que le Venezuela se trouve aujourd’hui en situation d’urgence humanitaire. Les chiffres nous incitent à tempérer ce constat. Il est, certes, indéniable que l’économie vénézuélienne va mal. Le Panorama de la sécurité alimentaire publié par quatre agences de l’ONU calcule que 11,7% des Vénézuéliens souffraient de sous-alimentation en 2017. C’est autant qu’au Paraguay, pays ami des Etats-Unis et, à ce titre, jamais dénoncé. Ce chiffre est, certes, supérieur à la moyenne régionale (6,1%). Pourtant, rien ne permet, sur cette base, de décréter l’urgence humanitaire. Le taux de sous-alimentation au Venezuela ne dépasse que de peu la moyenne mondiale (10,9%). De surcroît, si l’on considère que le Venezuela fait partie des Caraïbes (rappelons, à cet égard, que le Venezuela est membre de l’Association des États de la Caraïbe), force est de constater que ce point de référence s’avère favorable pour Caracas dans la mesure où le taux de sous-alimentés dépasse les 17,2% de la population dans cette partie du monde. De surcroît, en 2002, 16,3% de la population vénézuélienne souffrait de malnutrition, soit un score supérieur à ce qui prévaut aujourd’hui[29].

Au regard des critères du Programme Alimentaire Mondial, le Venezuela n’est pas un pays qui peut être considéré comme relevant d’une situation d’urgence humanitaire. En ce qui concerne la pénurie de médicaments, l’explication est simple. « Le Venezuela est sujet à un embargo », rappelle de son côté Pierluigi Testa, gestionnaire de programmes d’urgences chez Médecins sans frontière, quand on l’interroge sur la difficulté de se procurer des médicaments ».[30]

Le récit dominant visant à faire accroire que le Venezuela se trouve en situation d’urgence humanitaire ne tombe pas du ciel. Fin 2015, le général Kelly, à l’époque commandant en chef de l’unité de l’armée américaine responsable des actions en Amérique latine et dans les Caraïbes. (SouthCom) déclarait, dans une interview accordée à la chaîne CNN (en espagnol), que les Etats-Unis étaient prêts à intervenir au Venezuela en cas de crise humanitaire dans ce pays[31]. Or, en 2015, le taux de malnutrition au Venezuela était de 9,8%[32]. Parler de crise humanitaire, au regard de cette donnée, était donc franchement prématuré. L’avertissement du patron de SouthCom prend tout son sens si on le replace dans le contexte de déstabilisation financière du Venezuela.

Pour comprendre cette obsession anti vénézuélienne, il faut, par-delà les symboles, pointer le rôle primordial du pétrole dans le bras de fer entre Caracas et Washington et par-delà, dans la partie géostratégique qui se joue au Venezuela. Pourtant, on lit, parfois à gauche d’ailleurs, que l’intérêt des Etats-Unis pour le Venezuela ne peut être fondamentalement motivé par le pétrole. Certes, « les Etats-Unis produiront près de 14 millions de barils de brut par jour dans cinq ans, un niveau qui n'a jamais été atteint par aucun autre pays dans l'histoire »[33]. Ce retour en force des Etats-Unis sur la scène pétrolière mondiale a pour point de départ la mise en valeur des gisements de pétrole de schiste. Ces derniers désignent les pétroles légers que l’on retrouve dans des roches poreuses et extraits par fracturation hydraulique, c’est-à-dire l’injection à haute pression d’un liquide destiné à fissurer la roche (appelée roche-mère). Cette situation rend, pour l’heure, les Etats-Unis beaucoup moins vulnérables face aux pressions de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Hélas, une analyse objective des utilisations du pétrole dans une économie moderne permet d’exclure cette hypothèse « La légèreté du schiste convient à merveille pour la pétrochimie, les pesticides ou le plastique, le diesel et le kérosène nécessitent de le mélanger à un brut plus lourd. Pour produire ces carburants, les raffineries du pays importent plus de 500.000 barils par jour de brut extra-lourd du Venezuela »[34].

Ce constat, finalement peu surprenant, modifie de fond en comble les perspectives. Il est une autre donnée, davantage financière, qui vient confirmer cette situation d’interdépendance entre les Etats-Unis et le Venezuela. L’exploitation du pétrole de schiste américain a, en effet, la particularité d’être très exigeante du côté du financement. Là encore, un rappel de données matérielles de base s’avère nécessaire. « La fragilité du schiste tient précisément à son mode d'extraction. Les puits forés par fracturation hydraulique s'épuisent vite : selon la Fed régionale de Kansas City, la production des puits dans le bassin du Bakken [situé dans l’Etat du Dakota du Nord] diminue de près de 70 % la première année, et de plus de 85 % dans les trois ans, contre un recul de 10 % par an pour un puits conventionnel. Pour maintenir une production d'un million de barils par jour, il faut jusqu'à 2.500 puits de schisteEn Irak, moins d'une centaine suffit. Les puits sont, certes, moins onéreux à construire qu'une plate-forme offshore, mais leur durée de vie est très courte. Pour continuer à croître, ou simplement maintenir la production à un niveau constant, les producteurs de schiste n'ont d'autre choix que de forer en permanence »[35].

Ce modus operandi nécessite un approvisionnement constant en liquidités du système de production par fracturation. Tant que les taux d’intérêt sont restés proches de zéro, tout allait bien. Le cash coulait à flots et était fort bon marché. Le secteur du pétrole de schiste US s’est financé par la dette. Puisque les taux étaient bas, il était toujours possible de rembourser une dette en en contractant une autre. Ce refinancement permanent par la dette est classique du capitalisme dans ses phases de folie spéculative. Entre 2005 et 2015, les remboursements d’intérêts du secteur ont, vu la pression à la baisse des taux états-uniens, progresser deux fois moins vite que les montants empruntés. Au total, la dette des producteurs US a triplé.

Certes, l’augmentation des taux d’intérêt aux Etats-Unis est, pour l’heure, à l’arrêt. La FED (la Banque centrale des Etats-Unis) semble bien décidée à ne plus augmenter les taux. Ce qui offre indubitablement un répit au secteur du pétrole de schiste US. Ce soulagement, toutefois, sera de courte durée. Si la FED laisse ses taux inchangés, c’est parce que les perspectives pour l’économie mondiale particulièrement sombres. Une remontée un peu trop brutale des taux ne ferait évidemment qu’aggraver les choses. Lorsqu’une récession surviendra aux Etats-Unis, vraisemblablement au cours de l’année 2020, les secteurs surendettés seront, en tout état de cause, les premiers à passer à la trappe. A ce moment, le miracle du schiste US appartiendra au passé. Il est même probable que sans la crise de 2007-2008 et la baisse des taux à laquelle elle a donné lieu, le secteur du schiste n’aura jamais vu le jour aux Etats-Unis.

C’est alors que le pétrole vénézuélien redeviendra une priorité pour l’Oncle Sam. Sans aucun plan de financement en soutien, le pétrole vénézuélien revient aujourd’hui à un peu plus de 27 dollars le baril alors que le schiste US, qui a été dopé au dollar bon marché pendant plus de dix ans, affiche un prix de revient de 23,35 euros. La différence n’est pas énorme (14,6%) et est réversible en cas de refinancement de la filière vénézuélienne qui pourrait alors amortir ses coûts sur une production plus importante.

L’hypothèse de la centralité du pétrole dans le conflit en cours entre Caracas et Washington n’a rien de simpliste. D’ailleurs, peut-on légitimement séparer l’importance du pétrole dans les sociétés contemporaines du jeu d’acteurs des grandes puissances autour du Venezuela aujourd’hui ? Vraisemblablement pas. C’est ainsi que l’existence, indubitable, par ailleurs, d’une lutte d’influence entre le pôle sino-russe et les Etats-Unis au sujet du dossier vénézuélien est appréhendable au travers de facteurs socioéconomiques depuis un certain temps déjà.

La Chine représentait 18% des importations vénézuéliennes en 2017 contre 2,1% en 2002. Pékin est aujourd’hui le deuxième fournisseur du Venezuela. A fur et à mesure que les productions chinoises monteront en gamme, nul doute que la Chine occupera une place croissante dans la balance commerciale du Venezuela. Cette tendance de fonds, que l’on retrouve dans d’autre pays d’Amérique latine et d’Afrique, ne risque pas de calmer les ardeurs de Washington à l’avenir.

 

[1] Lire à ce sujet l’interview très révélatrice de Frédéric Lévêque (permanent du Centre National de la Coopération au Développement) accordée à la RTBF le 13 mars 2015. Ur l : https://www.rtbf.be/info/monde/detail_les-raisons-du-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-le-venezuela?id=8930607 (date de consultation : 8 mars 2019).

[2] GRIP (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité), Dépenses militaires mondiales : La planète ne désarme pas, Luc Mampaey, 22 juin 2018 [en ligne], Url : https://www.grip.org/sites/grip.org/files/BREVES/2018/EC_2018-06-22_FR_L-MAMPAEY.pdf. Date de consultation : 8 mars 2019.

[3] Banque mondiale, septembre 2018.

[4] The Observatory of Economic Complexity, janvier 2019.

[5] Le Temps, édition mise en ligne le 9 février 2019.

[6] Banque mondiale, février 2019.

[7] OPEC, Annual Statistical Bulletin, 2018.

[8] PDVSA Annual Report, 2010.

[9] MANIK TALWANI, THE ORINOCO HEAVY OIL BELT IN VENEZUELA (OR HEAVY OIL TO THE RESCUE ?), THE JAMES A. BAKER III INSTITUTE FOR PUBLIC POLICY OF RICE UNIVERSITY, Septembre 2002, p.2.

[10] Wall Street Journal, édition mise en ligne le 18 juillet 2011.

[11] Humberto Marquez, Venezuela. L’industrie pétrolière dans le gouffre, publié 18 décembre 2017 sur le site A l’Encontre-La Brèche, Url : https://alencontre.org/ameriques/amelat/venezuela/venezuela-lindustrie-petroliere-dans-le-gouffre.html (date de consultation : 14 mars 2019)

[12] EIA, Country Analysis Brief : Venezuela, 25 novembre 2015.

[13] Ricardo Hausmann, Francisco Rodríguez, Venezuela Before Chávez : Anatomy of an Economic Collapse, Pennsylvania State University Press, 2014.

[14] OPEP, mars 2019.

[15] EIA, Country Analysis Brief : Venezuela, 25 novembre 2015.

[16] Forbes, édition mise en ligne le 29 janvier 2019.

[17] OPEP, février 2019.

[18] US Government, Consumer Price Index (CPI), février 2019.

[19] Wall Street Journal, édition mise en ligne le 15 avril 2016.

[20] Ricardo Hausmann, Francisco Rodríguez, op.cit.

[21]S&P Platts, At The Wellhead : Crawling Along In Venezuela’s Orinoco Belt, 10 février 2014.

[22] Ministerio del Poder Popular de Economía y Finanzas, República Bolivariana de Venezuela, décembre 2018. Les divergences de vues entre Caracas et les agences de notation occidentales sont notoires en matière d’évaluation de la dette publique nationale. Le gouvernement vénézuélien part du principe que la comptabilité de PDVSA (qui est une société anonyme) est distincte de celle du Trésor. Mais, selon les Occidentaux, le fait que PDVSA ait été soumise à des ponctions régulières de la part du gouvernement pour financer le déficit budgétaire doit conduire à une fusion des deux périmètres. On se bornera, par-delà ces passionnantes polémiques comptables, à constater qu’un plan d’investissement dans le bassin de l’Orénoque eût été de nature à faire diminuer le déficit public puisque les recettes fiscales du gouvernement auraient été en croissance du fait de l’augmentation de la production pétrolière.

[23] InfoBAE, édition mise en ligne le 7 octobre 2015.

[24] Banque mondiale, mars 2019.

[25] Carmen M. Reinhart, This Time is Different. Chartbook : Country Histories on Debt, Default, and Financial Crises, NBER Working Paper No. 15815, mars 2010, p.76 et 120.

[26] Banque Mondiale, décembre 2018.

[27] InfoBAE, ibid.

[28] Ámbito Financiero, édition mise en ligne le 26 février 2018.

[29] Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (ONUAA), Programme Alimentaire Mondial (PAM), Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), Panorama de la seguridad alimentaria y nutricional en América Latina y el Caribe, Santiago, 2018, p.6.

[30] Cité par le quotidien suisse Le Courrier, édition mise en ligne le 4 mars 2019.

[31] CNN (en Español), Entrevista al general John Kelly en CNN, 28 octobre 2015 (Url : https://www.youtube.com/watch?v=5O34fsZG2Tw). Date de consultation : 17 mars 2019. Le passage de l’entrevue consacré au Venezuela peut être visionné à la quinzième minute du programme.

[32] Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (ONUAA), Programme Alimentaire Mondial (PAM), Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), ibid.

[33] Les Echos, édition mise en ligne le 11 mars 2019.

[34] Le Temps, édition mise en ligne le 13 février 2019.

[35] Les Echos, édition mise en ligne le 18 décembre 2018.

 



131 réactions


  • Marius Morin Marius Morin 2 mai 16:32

    Bravo pour votre analyse basée sur des données accessibles. Je le recommande à tout lecteur-trice, cherchant à comprendre la situation actuelle du Venezuela. 


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 2 mai 18:34

      @Marius Morin

      Tant qu’on ne dit pas que le Venezuela est un pays foireux, affecté d’une population économiquement peu performante et de dirigeants exotico-fokloriques - dont Chavez en son temps -, on n’a rien dit du tout.


    • Pere Plexe Pere Plexe 2 mai 18:57

      per@Cateaufoncel3
      Il est aussi difficile de juger de la performance de Maduro que de celle d’un marathonien à qui on aurait coller un sac de 30 kg sur le dos et des sabots en guise de chaussure. 


    • Le421 Le421 3 mai 13:36

      @Marius Morin
      Sans avoir le moindre avis sur le Vénézuela, je ne comprends pas comment cela se fait qu’on nous rabat les oreilles avec la situation dans ce pays alors que la France fournit, par exemple, des armes à des dictatures qui massacrent des civils. Je passe sur le bizness avec le Kazakhstan ou l’attitude d’Israël avec les palestiniens. L’analogie entre antisémitisme et antisionisme de Macron était une transmission direct de Netanyahu...
      Si notre pays était aussi bien classé pour la liberté de la presse que pour les ventes d’armes, on aurait fait un grand pas en avant !!


  • Christian Labrune Christian Labrune 2 mai 16:40

    Le Venezuela fait figure de symbole en Amérique latine. La proposition d’un socialisme pour le XXIème siècle constitue, comme chacun peut s’en douter, le cœur de la confrontation avec les Etats-Unis.

    =================================

    Excellent article, qui fait bien voir dans quel monde nous vivons. D’un côté, l’Empire, ces salauds d’Américains, dont nous sommes les suiveurs. Bref, le totalitarisme le plus abject, qui réduit à la misère, à l’abjection, et sur notre continent européen même, une partie non-négligeable de la population mondiale. Vivre sans la liberté, soumis à des régimes dictatoriaux, est-ce encore vivre ? En tant que Français, je me demande quelquefois si la mort ne serait pas préférable.

    En face, les grandes démocraties où il fait bon vivre dans une liberté pleine et entière : la Russie de Poutine, la Chine du Camarade Xi Jinping, la Turquie de cet immense dirigeant qu’est Recep Tayyip Erdogan dont j’ai là un portrait, au-dessus de mon écran. Comme l’espace était un peu trop petit pour que je pusse y mettre aussi le cadre où sont rassemblés Khamenei et Rohani, actuellement derrière moi, j’ai mis un petit rétroviseur. Chaque matin, dès l’aube, je change la disposition, de sorte que Khamenei soit un jour devant, un jour derrière. Aujourd’hui, il est derrière. Dans le Petit Livre Vert de l’ayatollah Khomeiny Dieu l’ait en sa sainte garde il y a de précieux passages sur l’art de ne pisser jamais en direction de La Mecque. Certes, regarder n’est pas pisser, mais je veille quand même à faire en sorte que les regards de vénération que je porte assez régulièrement (toutes les trois minutes) sur ces grandes figures tutélaires de notre monde actuel ne puissent en rien contrevenir à leurs sublimes préceptes destinés à régir, jusqu’à la fin des temps, les moindres actes actes de nos pauvres vies quotidiennes.

    L’iran, je ne l’ai pas dit, qui incarne et qui réalise pour moi le summum de la perfection démocratique, a toujours été un précieux allié du Venezuela, et aussi un ennemi résolu de cette grosse saloperie qu’on appelle l’Amérique dont les milices au Moyen-Orient (je veux parler du Hezbollah mais aussi des Gardiens de la Révolution américaine) étendent partout, au Liban comme en Syrie et peut-être demain en Irak et au Yémen, les tentacules monstrueux de la pieuvre américaine.

    Merci pour ce bel article qui nous aide à mieux comprendre l’état des choses et les causes de notre misère présente en Europe.


    • xavier dupret xavier dupret 2 mai 16:54

      @Christian Labrune Quel sens de la nuance. Je comprends que vous écriviez peu...


    • Christian Labrune Christian Labrune 2 mai 18:49

      Quel sens de la nuance. Je comprends que vous écriviez peu...

      ======================================
      @xavier dupret

      Il vous aura probablement échappé que mon texte était ironique ! Dans l’ironie, il est admis qu’on force le trait. Or cette ironie, précisément, s’attaquait à votre vision manichéenne du monde : les salauds d’un côté, qui tirent cyniquement les ficelles de l’histoire (Amérique) et de l’autre, avec les Maduro, les Erdogan, les Poutine et autres dictateurs, les belles et très enviables vertus démocratiques.
      Le capitalisme néo-libéral de notre monde Occidental n’est certes pas parfait, et je serais le premier à le critiquer, mais quand on se trouve confronté comme ici à l’éloge des dictatures les plus crapuleuses, on aurait presque envie de se croire, dans cette France pourtant merdique où nous croupissons, in paradisum.


    • xavier dupret xavier dupret 2 mai 18:58

      @Christian Labrune Les 15 milliards de prêts pour la relance du secteur pétrolier qui ont manqué sans raison économique valable, vous passez cela par pertes et profits. Vous êtes si nuancé, en effet...


    • Eric F Eric F 2 mai 18:59

      @xavier dupret
      Eussiez-vous écrit un article sur la Mongolie Intérieure ou la Terre Adélie, l’inénarrable Christian Labrune aurait réussi à placer une glose contre l’Iran, en usant de l’antiphrase à trait forcée. C’est le comique de répétition.


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 2 mai 19:06

      @Christian Labrune
      « En tant que Français, je me demande quelquefois si la mort ne serait pas préférable »
      Ne te gêne pas pour nous, Tonton ^^


    • Christian Labrune Christian Labrune 2 mai 19:50

      Ne te gêne pas pour nous, Tonton ^^

      =======================
      @bouffon(s) du roi

      Débrouillez-vous tout seul : j’ai toujours eu horreur de l’euthanasie. Et puis, je ne dispose pas d’arme à feu. Je craindrais trop, en essayant de refroidir le pianiste ou le bouffon, de me tirer une balle dans le pied. Même si ce monde vous ennuie, ne comptez donc pas sur moi.


    • Christian Labrune Christian Labrune 2 mai 19:50

      C’est le comique de répétition.

      ======================
      @Eric F
      Rira bien qui rira le dernier !


    • Christian Labrune Christian Labrune 2 mai 19:58

      @xavier dupret

      Des régimes totalitaires de cette sorte, il faut les étouffer dans l’oeuf, ou les étrangler, comme on fait de l’Iran actuel, comme on a fait de l’Allemagne nazie et des puissances de l’Axe. Je préfèrerais que l’Amérique n’ait pas plus à intervenir militairement au Venezuela qu’en Iran, que les sanctions suffisent, mais je ne suis pas sûr qu’en Iran par exemple, le régime tombe sans une intervention extérieure réclamée par toute les forces intérieures en lutte contre le régime.


    • Eric F Eric F 2 mai 20:34

      @Christian Labrune
      votre humour étant hautement appréciable, nous rirons longtemps ensemble.


    • Berthe 3 mai 00:06

      @Christian Labrune
      première fois que je lis un de vos commentaires mais alors celui là, il paie vraiment  ! Je ne vous connais pas mais j’aimerai savoir si vous êtes malade ou si c’est congénital chez vous. Ben de quoi je me mêle ? Si les vénézuéliens pensaient que les usa doivent attaquer la France vous seriez d’accord ? Mais vous etes vraiment un fumiste et un fumier vous !! Hitler était bien réputé pour ses guerres offensives, en quoi ces parasites usa diffèrent de ce machin ordurier ?


    • sven 3 mai 10:53

      @Christian Labrune
      pour ceux qui stigmatisent les dictateurs citons quand même quelques uns qui ont été chéris et aidés par les usa : Pinochet, Stroessner, Videla, Banzer, Batista, Christiani, Montt, Somoza, Mobutu, Holden, Savimbi, Suharto, Pol Pot... Alors quand les mêmes qualifient de dictateurs des gens élus et réélus comme Chavez, Maduro, Poutine on ne peut céder à une propagande aussi grossière. Mais comme disait Goebbels plus c’est gros.....


  • Spartacus Spartacus 2 mai 17:32

    Les intellos gauchistes sont tellement certain que le socialisme est le camp du bien et représentatif des intérêts du peuple qu’il leur est impossible de s’imaginer que le peuple puisse se soulever contre un régime qui le ruine de son propre fait.


    Dans cet article de nombreuse inexactitudes sur plusieurs points pour s’auto-persuader et afficher que les USA sont responsables smiley ...


    -2002

    Il y a pas besoin d’USA pour faire un coup d’état, Chavez et Maduro en ont fait un en tuant 200 personnes en 1992. Celui manqué de 2002 est le fait des gens qui ont refusé de se faire spolier. Non les USA ne sont pas responsables.

    -2013

    « on observe, en 2013, une diminution du déficit budgétaire vénézuélien de 4,5 points de pourcentage ».....« sa situation économique n’avait rien de désespéré »

    Quelle niaiserie ! Février 2013 fut l’année ou l’état Venezuélien a confirmé sa faillite et est devenu insolvable !

    Les Vénézuéliens se sont appauvrit de 46% en un jour en février 2013. Une dévaluation spectaculaire en un jour de 31,75% du bolivar. La nomenklatura du monopole des changes a gagné des millions en 1 jour.


    -« Le Venezuela est sujet à un embargo »

    Ceci est inexact. Il n’y a eu aucun embargo sur le Venezuela avent 2018. ZERO. Il y a eu juste des mesures financières sur des personnes proche du pouvoir avec des actifs aux USA. Soit quasi rien, monté en importance mais sans effet en réalité.


    -« la population vénézuélienne souffrait de malnutrition »

    Présenté par l’auteur c’est comme si c’était anecdotique. Sauf que c’est un pays communiste et l’alimentation et la distribution de l’alimentation est le fait de l’état. L’Alimentation est donc distribuée corporatistement, et les « sous alimentés sont choisis à l’inverse des autres pays des Caraïbes.

    Au vote pour Maduro, les bons alimentaires étaient donnés après le vote dans des tentes rouges. Ceux qui n’ont pas voté maduro n’en ont pas eu.

    Si tu votes pas pour Maduro tu bouffes pas et tu vas pas à l’hôpital.


    - »2020 le miracle du schiste US appartiendra au passé«  

    Politique fiction et ignorance de comment fonctionne ce marché. Le désir caché du gauchiste prend ses rêves pour la réalité. Il y a plus de 100 ans de réserves estimées.

    Le schiste nécessite peut être des capitaux, mais c’est très rentable et ce sont des très petites compagnies. Pas de »big too faill".

    3Millions de $ suffisent pour ouvrir un puis. Il n’y a pas de bulle spéculative contrairement a ce que l’auteur croit. 


    Le Venezuela est détruit par une seule chose : le socialisme et pas les USA.

    Il n’y a qu’un seul coupable le socialisme.

    Les USA ne sont pas le bouc émissaire de vos fantasmes idéologiques qui se terminent toujours comme cela.


    • leypanou 2 mai 17:39

      @Spartacus
      Chavez et Maduro en ont fait un en tuant 200 personnes en 1992 

       : seulement 200 personnes ? Ce ne sont que des petits joueurs alors comparés à votre mentor.
      Plus criminel que le Grand Satan, çà n’existe pas : blocus, embargo, gel d’avoirs, emprisonnements, intimidations, etc.


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 2 mai 18:35

      @leypanou

      De toute manière, tant qu’on ne dit pas que le Venezuela est un pays foireux, affecté d’une population économiquement peu performante et de dirigeants exotico-fokloriques - dont Chavez en son temps -, on n’a rien dit du tout.


    • Pere Plexe Pere Plexe 2 mai 19:30

      @Spartacus
      « Le Venezuela est détruit par une seule chose : le socialisme et pas les USA.  »
      Dommage que les yankees eux même n’ y croient pas.
      Sans quoi il n’aurait sans doute pas imposé depuis des décennies des sanctions aussi injustes qu’illégales.
      j’ai idée que même la Suisse ou la Norvège soumises au même conditions seraient rapidement en ruines.


    • Spartacus Spartacus 2 mai 21:33

      @Pere Plexe
      Les sanctions ne sont que des chimères.
      Absolument aucune avant 2016 et juste sur des avoirs financiers marginaux.
      Réellement a partir de 2018.

      J’ai écrit un article en 2013 à une époque sans aucune sanction.
      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/venezuela-une-histoire-chargee-132057

      C’était déja la merde.

      Je persiste et signe
      Le Venezuela crève du socialisme.

      1-Le socialisme ne crée aucune richesse. Il est uniquement axé sur la dépense publique. Cela suppose que quelqu’un, d’une manière ou d’une autre, créera quelque part ce que les communistes vont spolier par l’excuse du « bien commun » pour redistribuer.

      2-Le socialisme concentre le pouvoir entre les mains de quelques-uns. Il est moteur de la corruption et faiseur de nomenklatura et d’autocraties.

      3-Il fait appel au pire des gens : l’envie, la jalousie et la mise en dépendance.

      4-Le socialisme est un désastre totalitariste. Il se vante de pouvoir planifier la vie des gens.

      5-Les expériences socialistes laissent derrière, la dévastation et la misère.

      C’est une impasse. Les millions de Vénézuéliens en sont les victimes.


    • sven 3 mai 10:58

      @Spartacus
      2002 : Le correspondant de CNN au Venezuela, Otto Neustald, enregistre un message d’un groupe d’officiers supérieurs conduits par le vice-amiral Héctor Ramírez, qui sera diffusé plus tard dans la journée. Le message, enregistré au moins deux heures avant l’annonce du premier mort, accuse Chávez de massacrer des innocents en utilisant des snipers, faisant allusion à au moins six morts et des douzaines de blessés....Ce sont les morts dus à Chavez ?


    • Spartacus Spartacus 3 mai 12:24

      @sven
      En 1992 Chavez et Maduro ont organisé 2 coup d’état contre un gouvernement élu.
      En févier et en novembre 1992.
      Les 2 coups d’état font environ 200 morts.
      Ils iront en prison pour cela.

      En espérant bénéficier des votes de l’extrême gauche, l’imbécile de président socialiste Cordéa le libérera ces assassins au mépris des innocentes victimes...
      Vous ne le saviez pas que ces gens ont du sang anti-démocratique sur les mains ?


    • damocles damocles 3 mai 17:52

      @Spartacus
      en Irak 1 Million de mort du fait des USA 
      LIBYE ENTE 80 000 ET 130 000 
      VIETNAM , PANAMA, ECT ...


    • Spartacus Spartacus 3 mai 20:50

      @damocles
      Whataboutisme classique des communistes
      Tu parles d’un sujet ils en évoquent un autre totalement hors sujet qui les dérange.
      Chavez et Maduro sont des assassins. Point. 


    • tartemolle 4 mai 19:07

      @leypanou : la question n’est pas de savoir ce que souhaite ou pas le « grand satan » mais de savoir ce qu’a fait le régime socialo-communiste de Maduro pour redresser le pays...


    • damocles damocles 4 mai 22:27

      @Spartacus
      les USA sont assassins de masse ! (point d’exclamation )


    • brunat-celine 5 mai 11:52

      @damocles

      Exactement


    • titi 5 mai 14:28

      @damocles

      Quel est le rapport ?
      Pourquoi vous répondez à coté aux arguments de Spartacus ?

      Il y a eu coup d’Etat ou non en 1992 ?
      Il y a eu des morts ou non en 1992 ?


  • Eric F Eric F 2 mai 19:17

    Intéressante présentation donnant un vaste panorama contextualisé. On peut certes considérer qu’il s’agit d’un « plaidoyer à décharge » (sans pour autant être une apologie), mais cela permet d’équilibrer le permanent « réquisitoire à charge » transmis par la presse occidentale et que résume Spartacus ci-dessus.
    La synthèse me semble être qu’il y a deux causes au marasme vénézuélien : une part d’incurie des gouvernants locaux, et une part d’actions extérieures hostiles.

    On voit se [re]constituer des « blocs d’influence » dans le monde comme ceux qui existaient jusqu’aux années 80. L’hostilité atlantiste en en train de pousser le Vénézuéla dans le bloc d’influence chinois.


    • Spartacus Spartacus 6 mai 08:30

      @Eric F
      Non.
      Les « actions extérieures » ont été très positives pour le pays.
      Bien au contraire dans les années 2000 2010 les USA ont acheté énormément de pétrole Venezuélien pour se diversifier des sources Saoudiennes après le 11 septembre et une proximité plus interessante.
      La destruction du marché libre et des libertés est du seul fait du socialisme.

      Les Venezuéliens sont aujourd’hui dans le concept d’influence Cubain plus que chinois
      Exode de masse. Dictature, torture, censure et terreur militariste sur les gens.
      Et comme pour Cuba, bienveillance des castes gauchistes.
       


  • sls0 sls0 2 mai 19:26

    Il y a aussi le fait que les USA ne veulent pas un socialisme qui marche dans leur pré carré.

    Ca pourrait donner des mauvaises idées à d’autres pays et même chez eux.


    • Pere Plexe Pere Plexe 2 mai 19:39

      @sls0
      Pour le coup c’est complètement anecdotique.
      Le principal intérêt est de priver la Chine d’un pétrole bon marché et aussi de spolier la Russie de ses investissements dans ce pays.
      Les vénézuéliens sont les victimes d’enjeux qui les dépasses à l’image des ukrainiens hier ou des cambodgiens dans les années 70.


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 2 mai 19:43

      @sls0

      « Il y a aussi le fait que les USA ne veulent pas un socialisme qui marche dans leur pré carré. »

      C’est un peu bête, parce que le socialisme, ça n’a jamais marché nulle part, et ça ne marchera jamais nulle part. C’est chimères et compagnie.


    • Pere Plexe Pere Plexe 2 mai 19:59

      C’est un peu bête, parce que le socialisme, ça n’a jamais marché nulle part
      Si on en croit Spartacucul c’est toute la planète, USA compris, qui est socialiste.
      Pour d’autres le socialisme tel qu’ils le conçoivent n’a jamais été essayé.
      Du coup votre déclaration n’a pas plus de sens que « le capitalisme n’a marché nul part »


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 2 mai 20:14

      @Pere Plexe

      Toutes les voies ont été essayées, de Mitterrand à Pol Pot. L’Homme nouveau n’est advenu nulle part. L’échec se vérifie en vrac et au détail. Quant au capitalisme, il a généré des niveaux de vie qui laissent n’importe quel socialisme, à des dizaines d’années en arrière.


    • Sparker Sparker 2 mai 21:05

      @Cateaufoncel3

      « Quant au capitalisme, il a généré des niveaux de vie qui laissent n’importe quel socialisme, à des dizaines d’années en arrière. »

      Plus pour longtemps tellement ils sont infames et tant mieux...
      Les USA économie de guerre en v’la de la bonne société...
      On vous tiendra une place en première ligne, vous ferez merveilles et étincelles comme en 14...


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 3 mai 09:19

      @Sparker

      « Plus pour longtemps… »

      Ca fait... longtemps qu’on nous l’annonce… Et, en attendant, l’Homme nouveau reste aux abonnés absents.


    • sven 3 mai 10:59

      @Pere Plexe un peu rapide ! le socialisme a en tous cas mieux fonctionné à Cuba que le libéralisme à Haïti. non ?


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 3 mai 12:05

      @sven

      Et il a moins bien fonctionné que le capitalisme en République dominicaine.

      Une des tares du socialisme, c’est le refus de tenir compte des caractères des différents peuples.

      Globalement, Cuba est un pays sous domination blanche.


    • Yaurrick Yaurrick 4 mai 01:03

      @sven
      Haïti appliquerait le libéralisme ? Vous en avez d’autres des comme ça ?


  • lloreen 2 mai 22:38

    Maduro a déjoué le coup d’état de Guaido, l’agent de la corporation des Etats-Unis qui se souviendront sans doute longtemps de leur échec cuisant. Les Vénézuéliens ont répondu en masse à l’appel de Maduro à le soutenir lors de la tentative avortée de putsch en se rassemblant autour du palais présidentiel au moment où Guaido se retrouvait isolé comme une âme en peine, attendant en vain le soutien de ceux sur qui ils avaient, à tort, pensé pouvoir compter...sans imaginer un instant que leur seul objectif était de démasquer ouvertement ces agents infiltrés à la solde des cartels internationaux.


    • Berthe 3 mai 00:13

      @lloreen
      un pantin l’ouvre à la face de 7 milliards de pékins en s’auto-proclammant putschiste, et çà laisse froid, même les médias suivent comme des boeufs ... C’est vachement grave ! Par le passé même les fachos n’ont jamais dit ouvertement qu’ils l’étaient ou fait connaitre leurs intentions.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 mai 00:30

      @Berthe

      Vouais mais je voudrais quant même et ce n’est pas pour vous insulter que nous manquons de simplicités qui nous permettraient de nous torcher le cul avec d’autres que des feuilles de bananiers .


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 mai 00:43

      @Aita Pea Pea

      Avec d’autres de ...allez dodo


    • lloreen 3 mai 08:42

      @Berthe
      Ce qu’il y a de formidable c’est justement cette arrogance officiellement affichée. Ces engeances sont arrivées à un tel orgueil qu’elles ne doutent plus de rien, le specimen français étant un bel exemple aussi de cette attitude inédite où, disposant des médias qui sont un outil redoutable mis dans les mains d’escrocs et de criminels.
      Face à l’officialisation outrageuse de leurs plans de prédation sans retenue la plupart commence seulement à ouvrir les yeux et à comprendre les avertissements des lanceurs d’alerte depuis des décennies.
      C’est le cas des français qui se sont lancés dans le mouvement des GJ et d’autres pays qui suivent également le mouvement.

      La criminalité des quelques-uns, longtemps cachée sous le vocable de politique a pris de telles proportions à présent que la majorité a compris que le moment du sursaut salvateur était venu.
      A ce sujet, il faut relever qu’un collectif de français a créé un conseil national de transition pour servir de caisse de résonance et faire émerger un nouveau paradigme face à l’obstination criminelle et illégitime d’une caste de pervers psychotiques réunis en un syndicat international du crime organisé dans l’intention d’instaurer leur tyrannie mondiale.

      Qui sont les membres du conseil national de transition ?
      https://www.youtube.com/watch?v=e69NPXcGxtk

      Toutes les informations concernant le conseil national de transition (censuré la plupart du temps) figurent sur son site internet.
      https://www.conseilnational.fr/

      Le CNTF a élaboré un programme et créé une « Cour Suprême » pour instaurer le droit coutumier.
      https://www.mesopinions.com/petition/justice/approuver-mandats-arret-delivres-cour-supreme/52273

      Par Conseil National de Transition Pétition adressée à CITOYEN DU PEUPLE DE FRANCE

      MANDAT D’ARRÊT

      Pour haute trahison, atteinte à la sûreté de l’Etat et crime contre l’humanité,

      La « Cour Suprême » de justice de France, créée pour représenter la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen », et animée exclusivement par des citoyens non professionnels, délivre ce jour, 10 novembre 2018, au nom du peuple de France représenté par tous les signataires, ce mandat d’arrêt concernant Emmanuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens, fils de Jean-Michel Macron et Françoise Noguès pour,

      - « Haute trahison » : violation de l’article 9 du préambule de 1946 du bloc de constitutionnalité, en raison de la vente illégale de biens du patrimoine national. Tentative d’établissement d’une dictature absolue par la loi n° 2017-1510 du 30 octobre 2017 visant à supprimer les droits « sacrés, inaliénables et imprescriptibles » pourtant garantis par la plus haute instance juridique de France : La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

      - « Atteinte à la sûreté de l’état » : organisation d’un programme d’immigration mettant tous les Français en état d’insécurité, en danger de guerre civile, et ce, en violation du « droit à la sûreté » dont toute association politique est pourtant garante (article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen).

      - « Crime contre l’humanité » : le Décret n°2018-42 du 25 janvier 2018 obligeant à la vaccination annule le « Droit Parental », fondement de la civilisation humaine. De plus, les études préalables révélaient que les produits injectés affecteraient gravement l’état de santé mental et physique des enfants, c’est donc en toute conscience qu’Emmanuel Macron a usé de son pouvoir pour préjudicier à la vie de centaines de milliers d’enfants français.

      Ce mandat d’arrêt est étendu à Edouard Philippe, Agnès Buzyn, Jean-Michel Blanquer et Annick Girardin, co-signataires du décret relatif à la vaccination obligatoire ; et à tous les autres membres de ce gouvernement dont il est avéré qu’ils ont participé activement à trahir la France et les droits fondamentaux et inaliénables des Français.

      Pour exécution dudit mandat, nous mandons et ordonnons à tous officiers ou agents de la Force publique de rechercher, arrêter et conduire chacun de ces individus à la Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis pour être mis à la disposition de la justice, comme l’état de droit l’exige.

      Compte tenu du fait que ces individus disposent de nombreux complices dangereux et sont soupçonnés d’appartenir à des réseaux occultes ayant phagocyté plusieurs services des institutions nationales, il est expressément recommandé aux agents de la force publique d’intervenir en collaboration avec les services des forces armées de l’état, civiles ou militaires, respectueuses de l’état de Droit et fidèles à la Constitution.

      Pour que la Force serve la Justice, le Peuple et la Souveraineté de la Nation Française.


  • phan 2 mai 22:57
    Guaidó et ses partisans de l’administration Trump ont été amenés à croire que certains éléments importants du gouvernement Maduro et de l’armée allaient se retourner contre Maduro. Ils ont lancé une tentative de coup d’État qui a échoué en quelques heures, car personne n’a changé de camp. Toutes leurs fanfaronnades sont maintenant dégonflées. Guaidó a perdu sa crédibilité. Washington le soutient peut-être encore, mais à Caracas, il n’y a probablement plus personne qui croit en lui.
    Bolton, Pompeo, Abrams et bien sûr Donald Trump se sont avérés des bouffons qui, malgré leurs positions de premier plan, ne savent même pas organiser un simple coup d’État. Ils ont publiquement soutenu par des douzaines de tweets et d’interviews ce qui s’est avéré une mauvaise pièce de théâtre amateur. Le corps diplomatique rira de cet épisode pendant toute la prochaine décennie.
    Comme le remarque le Saker :
    L’Empire ne fait que paraître fort. En réalité, il est faible, perdu, sans repères et surtout, dirigé par une triste bande de voyous incompétents qui pensent qu’ils peuvent intimider et soumettre tout le monde, même s’ils n’ont pas gagné une seule guerre importante depuis 1945. Leur incapacité à briser la volonté du peuple vénézuélien n’est que le dernier symptôme de cette stupéfiante faiblesse.
    Lorsqu’il est devenu évident que la tentative de coup d’État avait échoué, la Maison-Blanche a commencé à en rejeter la faute sur d’autres. Elle a affirmé que la Russie avait dissuadé Maduro de fuir le pays. Elle a déclaré que Cuba, qui compte 20 000 médecins mais aucun soldat au Venezuela, contrôlait l’armée vénézuélienne et avait empêché son soulèvement. Elle commence maintenant à parler de guerre.

    Le directeur du think tank du vétéran de la politique américaine Ron Paul considère aussi qu’au stade actuel, Guaidó serait plus utile aux USA mort que vivant, et qu’il est donc en grand danger d’être sacrifié dans une opération sous faux drapeau qui fournirait le prétexte à une invasion américaine « humanitaire ».

  • JMBerniolles 2 mai 23:12

    Puisqu’un article que j’ai écrit est publié en même temps, je ne vais pas trop m’étendre.

    Néanmoins je voudrais intervenir sur les données relatives au Pétrole.

    Il est reconnu que celles-ci sont d’une part mal connues, d’autres part manipulées pour des questions politiques et commerciales.

    Ainsi l’affirmation suivant laquelle le pétrole vénézuélien a atteint son pic de Hubbert ne me parait pas juste. Quand on est dans ce cas, cela apparait lorsque l’augmentation du nombre de puits n’augmente pas la production.

    Ce qui fait stagner la production pétrolière du Venezuela c’est plutôt le manque d’investissements, d’entretien …. 

    Par contre il est assez clair que c’est le cas de l’Arabie saoudite. Sa production semble être stagnante à environ 10 millions de barils par jour.

    Pour palier à un éventuel embargo total sur les pétroles iraniens et vénézuélien, soit de 2 à 3 millions de barils par jour, il est demandé à l’Arabie saoudite de produire ce surplus. C’est un % trop élevé et l’Arabie saoudite ne le peut pas. C’est ce problème qui fait monter le prix du baril qui anticipe toujours les tendances de la production.

    Quant au pétrole de schiste, il est contenu dans la roche mère, et il n’y a pas de ressources infinies. D’ailleurs on commence à avouer que les prévisions de production étaient trop optimistes.

    Donc le monde, en particulier la Chine, a besoin des pétroles iraniens et vénézuélien. Les ventes de pétrole du Venezuela s’orientent déjà vers l’Asie…. 

    La chose qu’il faut craindre est que si les USA constatent que leur embargo sur ces productions ne marchent pas, ils s’orientent vers des actions guerrières


  • Christian Labrune Christian Labrune 3 mai 00:02

    La chose qu’il faut craindre est que si les USA constatent que leur embargo sur ces productions ne marchent pas, ils s’orientent vers des actions guerrières

    =======================

    Ces sortes d’aventures militaires ne sont jamais drôles, mais ce serait quand même un moindre mal : les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, surtout quand elles sont le fait d’aussi abominables imbéciles que des Chavez ou des Maduro. Les peuples opprimés par des régimes totalitaires se foutent autant de vos préférences idéologiques concernant les diverses variantes possibles du « socialisme », que du sexe des anges. Les Vénézuéliens veulent pouvoir bouffer, ce qui me paraît être la plus minimale des exigences Or, ils sont à un moment où cela commence à devenir très difficile, même pour les classes qu’on aurait pu dire moyennes.


    • Berthe 3 mai 00:14

      @Christian Labrune
      allez va te coucher bidochon !! c’est l’heure, plus tard quand t’aura 60 piges tu peux revenir si ton cerveau suit évidemment .. bouffon


    • phan 3 mai 00:35

      @Berthe
      Ce canard laquais est né en 1946 (il a le même âge que l’autre gros con raciste, escroc et tricheur Donald Trump, président des United Shitholes of America).


  • Guy19550 3 mai 00:47

    Chapeau pour l’article.

    @JMBerniolles

     : je ne crois personnellement pas trop à des actions guerrières car cela ferait que les russes vont se trouver nez à nez avec les cowboys. L’embargo marche bien mais je constate aussi que les russes agissent pour palier aux différents manquements. La seule solution des cowboys est pour moi de poursuivre sur la même voie, avec des infos que l’on peut qualifier de « fake ».


    • JMBerniolles 3 mai 09:02

      @Guy19550

      Oui, je pense que la guerre économique doublée de celle de l’information sont les plus efficaces.

      Il semble aussi que les USA font marcher à fond leur production à partir des schistes, en jouant aussi sur des stocks… Mais c’est très transitoire. Disons qu’il faut que la manœuvre aboutisse à terme… 


    • satanas 4 mai 06:52

      @Guy19550
       L’embargo marche bien ? Ça fait presque 60 ans que les EE. UU. étranglent le peuple cubain pour quel résultat ? 


    • CN46400 CN46400 5 mai 10:58

      @satanas
      La politique des embargos cause toujours des pertes dans les deux camps. Les perte US avec Cuba sont limitées, mais y ajouter le Vénézuéla, l’Iran, et quelques sanction contre la Russie et la Chine pourrait devenir problématique du point de vue même des intérêts de la bourgeoisie US.
       Avec le Vénézuela, il est clair que les deux bourgeoisies, US et vénézuéliennes, ne veulent pas perdre le monopole du commerce externe du Vénézuéla, idée qui pourrait dégouliner sur le reste de l’Amérique du Sud. Mais comme toutes choses, même les meilleures, ont une fin, il est, parfois, difficile de constater que des chasses, même bien gardées, finissent par être braconnées...


  • Esprit Critique 3 mai 01:16

    « Venezuela : un pays saboté ? »

    Je préfère une autre façon de poser la question :

    Chavez et ses équipes sont-ils : Cons-et-Méchant ? , ou , seulement cons ?, ou, seulement Méchants ?


    • Pere Plexe Pere Plexe 3 mai 16:14

      @Esprit Critique
      La seconde question est « pourquoi ce sont uniquement les pays dans le collimateur des Usa qui seraient dirigés par des abrutis sanguinaires ? »
      (Libye Syrie Afghanistan Cuba Corée du Nord)
      Alors que, par exemple MBS (on notera le soin marketing de la presse mainstream ) le dépeceur dictateur avait les louages de nos journalistes et politiques.


    • Esprit Critique 4 mai 00:59

      @Pere Plexe
      Tant de niaiserie me laisse Perplexe.

      Les USA auraient donc conçu les frères Castro par GPA …
      Le régime familial Nord Coréen dérivé du communisme le plus absolutiste est aussi une invention de la CIA …
      Vraiment ces américains sont très fort, vous arriveriez presque a les rendre Sympathiques


    • Pere Plexe Pere Plexe 4 mai 11:14

      @Esprit Critique
      Ne vous faites pas plus con que vous n’êtes.
      j’affirme simplement que ce qu’on appelle l’occident à soutenu autant de dictateurs et de saloperie que le camp d’en face.
      D’ailleurs la lutte contre le communisme ou la démocratie est une vaste fumisterie (comme en face la lutte contre le capitalisme) qui cache une pure lutte de pouvoir .
      La Russie n’est plus communiste depuis des lustres mais reste dans le collimateur US.
      La Chine n’est elle non plus communiste (même si son capitalisme n’est pas celui des USA).
      Il en va des idéologies comme des religions : elles servent de justificatif aux masses, de masques à des motivations bien plus simples et méprisables.


  • floyd floyd 3 mai 12:34

    Ce qui me fait bien rire, c’est que Chavez déclarait que le capitalisme était responsable du réchauffement climatique, alors que tout l’économie du pays dépend du pétrole et qu’une bonne partie est vendu aux états-unis.

    Mais vous ne verrez aucun écolo dénoncer le Venezuela car c’est le ’bien absolu’. Par contre quand c’est Trump qui défend la production de pétrole, dans ce cas, il est responsable de la destruction de la planète !


  • Claire Claire 3 mai 16:22

    Assez d’hypocrisie. Comme tous les pays du monde, le Vénézuela a des alliés et des ennemis avec lesquels il doit composer. Mais pour justifier la situation catastrophique dans laquelle il se débat aujourd’hui, c’est trop facile d’accuser ses ennemis et d’ignorer l’impéritie des dirigeants chavistes qui par leur socialisme d’un autre âge n’ont pas permis à l’économie vénézuélienne de se développer sainement, la contraignant à trop dépendre du pétrole. Et cette situation traduit une fois encore l’échec du socialisme qui s’avère incapable de susciter la richesse et finit toujours par mener les peuples à la dictature. Car il ne fait aucun doute que, tout démocrates que se prétendent les chavistes, il n’a jamais été question pour eux de permettre au peuple vénézuélien de voter l’alternance politique. Jamais ils n’autoriseront le peuple à choisir une autre voie que celle du socialisme et tous ceux qui les défendent, y compris en Occident, le savent et approuvent tacitement ce travers détestable. La dictature était donc inscrite dans les “gènes” du chavisme. Et vu que les actuels dirigeants ne cèderont jamais le pouvoir autrement que par la force, il ne fait aucun doute que ce pays ne reprendra plus le chemin de la prospérité tant que les USA n’accepteront pas de faire leur devoir et de renverser par les armes cette détestable tyrannie marxiste.


    • floyd floyd 3 mai 16:41

      @Claire
      Il n’y a pas encore si longtemps, on avait plein d’articles sur Agoravox qui nous informaient que tout allait bien au Venezuela, et que les mauvaises nouvelles venaient uniquement de la propagande des médias occidentaux. Comme il est de plus en plus difficile de nier la réalité catastrophique de ce pays, les militants gauchistes ont changé de tactique et nous annoncent maintenant que tous les problèmes viennent des sanctions des états-unis. Les gauchistes ne se remettent jamais en cause et rejettent toujours la faute sur les autres.


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 mai 17:13

      @floyd

      Les gauchistes ne se remettent jamais en cause et rejettent toujours la faute sur les autres.

      Parce que vous, vous êtes capable de vous remettre en cause ?

      La majorité des scientifiques disent que la situation mondiale est insoutenable dans de nombreux domaines, mais je ne voit aucun défenseur du système actuel se remettre en cause et de n’avoir comme seule réponse d’accuser les autres.

      Bref, les cacaiste ne se remettent jamais en cause et rejettent toujours la faute sur les autres.

      Etonnant non !


    • floyd floyd 4 mai 09:57

      @Hervé Hum
      Plus je vieillis, plus je doute et plus je constate que j’ai beaucoup à apprendre. Par contre je déteste toujours autant les extrémistes, qu’ils soient de gauche ou de droite. Les gens sont totalement identifiées à leur croyance et ne supportent aucune contradiction. Quand on voit la situation catastrophique du Venezuela, le minimum serait de reconnaître la responsabilité de leur dirigeants. C’est une attitude très puérile de ne pas reconnaître sa responsabilité et de rejeter toujours la faute sur les autres.
      Les gens ne font que répéter ce qu’ils entendent dans les médias sans réfléchir.
      Cela ne m’empêche pas d’être très critique envers le capitalisme qui ne défend que la pognon et ne voient les gens que comme des pions. Vous voyez on peut très bien dénoncer le Venezuela sans être un défenseur du capitalisme.
      L’écolo-catastrophisme est devenu la dernière religion à la mode, mais cela ne change pas fondamentalement l’attitude des gens. Les gens répètent tout le temps qu’il faut sauver la planète, mais dans la vie de tous les jours chacun regarde son nombril en s’enfichant totalement des autres. Nous vivons de plus en plus dans une société individualiste et narcissique.


    • Hervé Hum Hervé Hum 4 mai 15:35

      @floyd

      Je n’écris pas le contraire, on peut et on doit dénoncer le Venezuela, mais en prenant en compte les différentes causes qui font la situation. Il y a les gens et ce qu’ils défendent. c’est à dire, les buts et les moyens qu’ils exigent pour êtres atteints.

      Ainsi, vous ne pouvez pas déplorer les conséquences et vénérer ou soutenir par la logique les causes qui les produisent. Vous devez faire un choix entre, conserver les causes avec leurs conséquences, effets propres, ou bien, modifier les causes pour modifier les conséquences.

      Dans le cas du Venezuela, les conditions ne sont pas remplies pour modifier les conséquences, car les causes ne sont pas fondamentalement touchées.

      D’une part, comme le rappelle l’auteur de l’article, en raison de la pression extérieure et d’autre part, en raison d’un système économique intérieur en conflit d’intérêt. Et ce conflit d’intérêt, tient au fait que le Venezuela est toujours une dictature, ce qui implique un capitalisme d’Etat, c’est à dire, où ce sont les dirigeants du parti au pouvoir qui tirent ou sont tenté de tirer le profit de l’activité économique. Ce qui implique d’en avoir le contrôle en propre.

      Au Venezuela, le principe de la propriété économique reste dominant et ce n’est pas le gouvernement de Maduro, comme de Chavez avant, qui ont changé le principe, car il manque une chose indispensable, sans laquelle le principe de propriété ne peut pas être dépassé. Cette chose, c’est le principe de la responsabilité, qui se substitut donc à la propriété. Cela implique le fait que la responsabilité conserve le principe de la propriété, pour pouvoir la dépasser.

      La propriété, c’est le profit sur tout ce quelle permet, la responsabilité, c’est aussi le profit sur tout ce quelle permet, sauf que la responsabilité se limite à ses actes propres et non sur l’exploitation des actes d’autrui pour en tirer profit comme avec la propriété au delà de soi même. la logique causale dit que, vis à vis de l’intérêt général, tout un chacun est une utilité particulière. Mais, elle dit aussi qu’un principe établie ne peut plus être supprimé, on peut seulement le changer de degré,. Ce qui se traduit par un intérêt particulier pris dans sa capacité à être utile pour la collectivité, dans le cade de son action productive. L’intérêt particulier dépend donc de l’utilité de son action pour les autres dans le cadre de l’activité économique. Il n’est donc pas supprimé, car il ne peut pas l’être, il est sous condition, mis en relativité avec l’action générale. Alors qu’aujourd’hui, l’enrichissement n’a rien à voir avec son action propre au bénéfice de la collectivité, mais uniquement avec sa capacité à exploiter autrui, généralement au détriment de l’exploité et de la collectivité. Nécessitant la manipulation via le biais cognitif de la confusion, permis par un mode de pensé biaisé.

      La responsabilité, selon son étymologie, se définit comme la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui. (pas envers soi même ; cela n’a aucun sens, car c’est là que se situe la souveraineté et la propriété).

      Dans ce contexte, il y a toujours motivation à vouloir être plus productif, mais cela ne se fait plus au détriment des autres, ni du sien, ni de l’environnement partagée.

      La devise est alors, nul ne peut exiger plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs qu’il ne réclame de droits.


    • Hervé Hum Hervé Hum 4 mai 15:45

      @Hervé Hum

      Le capitalisme se fonde sur le principe de l’expansion pour se justifier, mais à l’expansion, suit généralement la contraction, voir désintégration s’il y a effondrement total.

      Dans ces conditions, la seule alternative pour éviter des contrastes aussi extrêmes, c’est de trouver la voie du milieu, son juste équilibre.

      Cet équilibre ne peut se trouver que dans l’équilibre des échanges énergétiques entre les pôles constitutifs du milieu.

      Pour l’humain, dans l’équilibre de polarité entre ce qu’il apporte et ce qu’il reçoit. On appelle aussi cela, l’équité !


    • brunat-celine 4 mai 18:18

      @floyd

      Il n’y a pas si longtemps, on avait aussi pleins d’articles sur Agoravox qui avertissaient d’une guerre imminente contre la Russie. MDR MDR

      On attend toujours la guerre contre la Russie à la Saint Glinglin mdr

      Comment la Russie peut-elle être attaquée en sachant que Poutine est entourée de 80% d’oligarques juifs généralement sionistes


    • Claire Claire 4 mai 18:20

      @Hervé Hum

      mais à l’expansion, suit généralement la contraction voir désintégration s’il y a effondrement total.
      ___________

      Les périodes de croissance succèdent aux périodes de récession depuis des siècles sans que cela pose le moindre problème vous savez ! Rien que du banal ! Ces cycles sont d’ailleurs d’une telle régularité qu’ils ont même été théorisés : cycle de Kitchin, cycle de Juglar, cycle de Condratiev (cliquez ici). Vu l’étendue dans le temps de notre expérience du phénomène, il est assez ingénu de prendre encore de nos jours ces simples et banals nuages d’orage pour l’annonce de l’apocalypse. Hi Hi Hi ! Allons, il faut raison garder mon ami !!! smiley


    • CN46400 CN46400 5 mai 11:04

      @Claire
      A propos des « gènes du chavisme », que penser des « gènes US » ?....


    • Hervé Hum Hervé Hum 5 mai 14:21

      @brunat-celine

      Il ne s’agit pas tant de faire la guerre avec la Russie, que d’en faire une menace extérieure crédible, contre laquelle l’état d"urgence permanent est une nécessité. Condition nécessaire pour convaincre une population à la servilité zélé, ou servitude volontaire.

      Le militaire n’a pas besoin de la guerre, mais seulement d’une menace de guerre jugé réelle pour justifier la soumission à des chefs de guerre. Qu’ils soient militaires ou civils pour l’économie.

      La condition est donc un monde en conflit perpétuel où les périodes de paix ne sont que l’exception à la règle et non la règle. Chacun affirmant vouloir oeuvrer pour la paix et par derrière, soutenant les situations conflictuelles. C’est ce qu’on appelle la politique du pompier pyromane.


    • Hervé Hum Hervé Hum 5 mai 14:24

      @Claire

      Mon commentaire ne contredit pas ce que vous écrivez.

      Toutefois, ce ne sont pas les cycles courts qui m’intéresse, mais les cycles plus longs. Lisez cet article, je décris un cycle beaucoup plus long !


    • Claire Claire 7 mai 01:11

      @Hervé Hum
      ce ne sont pas les cycles courts qui m’intéresse, mais les cycles plus longs.
      ____________

      Vous auriez donc découvert un nouveau cycle millénaire responsable de l’effondrement des civilisations ? smiley S’il existe, il doit être sacrément long car l’empire égyptien a duré 3000 ans !!!!!


    • Hervé Hum Hervé Hum 8 mai 10:44

      @Claire

      Lisez l’article mis en lien et ensuite vous pourrez en parler et cela vous évitera de dire des conneries. car le cycle en question est bien plus grand et ne porte donc pas sur l’effondrement des civilisations prise à l’intérieur de ce cycle.

      Lisez le et alors, vous pourrez dire que j’écris des conneries, mais faudra quand même expliquer en quoi j’écris des conneries.


    • JC_Lavau JC_Lavau 8 mai 11:30

      @Claire. Cycles de dépressions sans importance...
      1886, krach bancaire à Arendal, tous ruinés, https://no.wikipedia.org/wiki/Samhold


  • biquet biquet 3 mai 17:36

    J’aimerais bien connaître la différence entre pétrole brut et pétrole lourd.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 mai 17:50

      @biquet

      Le pétrole brut c’est le cout de l’extraction , du transport et du stockage. Le pétrole lourd voir très lourd c’est lorsque tu rajoute la tipp et bien sur la tva qui taxe la taxe .


  • brunat-celine 3 mai 18:24

    Encore les USA derrière ce chaos au Venezuela comme en Syrie, Irak, Libye etc

    Les USA et les européens veulent tout simplement remplacer Maduro qui se fait vieux par le jeune capitaliste Juan Guaido et c’est le même procédé qui se déroule actuellement en Algérie

    Les USA sont d abord une dictature militaire, payée par Israel, mais aussi pour la conquete des richesses de la planète. L Amérique a envahi 70 pays souverains depuis la dernière guerre mondiale.le Grand Moralisateur n en est pas à une invasion près : c est dans l ADN des cow boys. !!!

    Le général Haftar un pion d’Israel et des USA qui va se charger d ’exterminer tous les libyens sous prétexte d’ islamistes avec l’aide des Blackwaters, mercenaires

    La Libye s’enfonce dans la guerre civile mais le pompage du pétrole continue

    Chems Eddine CHITOUR D’une défense de la patrie à une défense des puits de pétrole

    « En terme de préhistoire, on parle de l’âge de pierre, de l’âge du fer, de l’âge du bronze. En survolant toute l’histoire de l’humanité, ne devrait-on pas parler de l’âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l’atome ? » Roger Molinier

    2011, la Libye était un pays riche et les Libyens avaient le meilleur niveau de vie du continent. Il n’y avait pas de migrants sahéliens qui trouvaient à travailler en Libye. La manne pétrolière a également servi à l’émergence de l’Afrique notamment sur le plan monétaire et des infrastructures. Cependant, Kadhafi, autocrate au pouvoir depuis 1969, dérangeait en interne par l’absence de libertés et le refus de l’alternance. Il dérangeait surtout en externe par le fait que son pays avait d’immenses réserves de pétrole (48 milliards de barils, 4 fois celles de l’Algérie) et de gaz du même ordre. Mais aussi les promesses du gaz et de pétrole de schiste en grande quantité et ceci aux portes de l’Europe.

    La tentation occidentale était (est) forte. Une coalition hétéroclite (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France) se constitua sur la base d’une résolution votée à la hussarde. Avec le sésame interprété par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis comme un permis de tuer, elle a commencé à démolir méthodiquement la Libye. Kadhafi connaîtra un sort atroce. Un jour la vérité éclatera sur le déroulement de cet assassinat. Le rôle trouble de Bernard-Henry Levy sera alors connu. « We came, we saw, he died. » « Je suis venu, j’ai vu, il est mort », s’est exclamée Hillary Clinton parodiant César « Veni, Vidi, Vici », venue en Libye après la mort de Kadhafi. Nous saurons enfin, pourquoi l’acharnement ; la situation actuelle aurait pu durer mille ans tant que le pétrole aurait coulé. L’hypocrisie de la communauté occidentale, et même de la Russie, est que rien ne doit changer ; le fait qu’on parle d’une quarantaine de morts alors que le problème est ailleurs.


  • brunat-celine 3 mai 18:27

    Maduro est pion des USA et ils vont le remplacer par un autre pion plus jeune, plus libéral qui fera saigner le peuple


  • brunat-celine 3 mai 18:31

    L’OR NOIR ATTIRE LES REQUINS Un groupe français investit dans le pétrole au Venezuela et s’enrichit sur la misère Tous les médias ont dénoncé avec ferveur la répression au Venezuela et ont montré aux yeux de tous le pays qui plongeait au fil des jours dans une détresse politique, sociale et économique catastrophique non sans une certaine jouissance, prenant leur revanche sur le régime chaviste. L’impérialisme, au-delà des guerres, c’est aussi la domination économique. La France à travers le groupe Maurel & Prom a vu là une bonne opportunité et a sauté sur l’occasion pour investir dans le pays qui n’est plus qu’une ruine économique. Remplaçant Shell, qui détenait 40% de la société mixte Petro regional del Lago. Le groupe français compte cofinancer un projet d’investissement de 350 millions d’euros au Venezuela pour développer la production pétrolière de la compagnie.

    Sadek Basnacki

    Aminata Diawara


  • brunat-celine 3 mai 18:33

    Suite de l’article

    Il faut bien que la misère des uns profite aux autres. Voilà un dicton tout à fait horrible mais qui correspond tellement au capitalisme. On en voit une fois encore la démonstration au Venezuela, pays en crise politique économique et sociale insoutenable pour la population, où le groupe français Maurel & Prom a concrétisé, fin décembre, l’acquisition des parts de Shell dans la Société Mixte Petro regional del Lago, pour un montant de 70 millions d’euros. L’anglo-néerlandais Shell chercherait à céder ses activités dans le pétrole au Venezuela pour se recentrer sur le gaz. Depuis, Maurel & Prom détient le 40 % de la société mixte, contrôlée par le géant étatique vénézuélien PDVSA et destinée à exploiter le pétrole d’une zone du Lac Maracaibo, riche en gisements d’hydrocarbures.

    Petro regional del Lago exploite le champ pétrolier Urdaneta West, situé sur le lac Maracaibo, près de la frontière colombienne. Ce champ pétrolier produisait 33.000 barils par jour en 2016, mais a connu une forte baisse, se situant fin 2018 à une production estimée de 15.500 barils par jour selon les chiffres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) - dont le Venezuela est membre. Maurel &Prom compte exploiter la capacité déjà installée pour accroître la production rapidement et donc se faire de juteux bénéfices.

    Le président Nicolás Maduro, en personne, a annoncé que le groupe pétrolier français Maurel &Prom allait y investir 400 millions de dollars.

    Dans un cadre de crise économique sans précédent au Venezuela, la production pétrolière a encore baissé à 1,434 million de barils par jour, selon les chiffres de septembre publiés jeudi par l’Opep. En moyenne sur l’année 2018, elle est à son plus bas niveau depuis six décennies. Le groupe Maurel & Prom va pouvoir exploiter une main d’œuvre à bas coût. L’augmentation du salaire minimum de 150% fin novembre, le faisant atteindre environ 50 dollars afin de contrer l’inflation, ne pourra pas compenser l’inflation qui d’après Maduro est « bien en dessous des prévisions du Fonds monétaire international », qui table sur une hyperinflation de 10 000 000 % pour 2019. On peut compter sur Maurel & Prom pour payer le strict minimum salarial, profitant d’une population accablée par l’inflation, pour le plus grand bonheur des actionnaires du groupe qui visent un retour sur investissement plus qu’alléchant pour qui a les dents longues et peu de scrupules.


  • brunat-celine 3 mai 18:46

    Cet article prouve que tous les dirigeants du Venezuela sont des pions des USA et que Guaido est le prochain rapace

    Venezuela : à qui profite la rente ? Christa Wolfe La principale richesse du Venezuela se trouve du côté du pétrole : autour des puits d’extraction se sont structuré tous les enjeux politiques, à l’extérieur comme à l’intérieur du pays. Les entreprises européennes puis surtout étatsuniennes, attirées par la manne pétrolière et implantées dans le pays comme un Etat dans l’Etat, ont dirigé pendant des décennies la politique intérieure du Venezuela et ses choix économiques. Un pays asservi et forcé de s’aligner sur les intérêts des firmes étatsuniennes. La logique du capitalisme parvenu à son ère tragi-grotesque a abouti ici à un drôle de paysage : un champ de désastre et de misère sociale dans lequel poussent les derricks qui feront la fortune des dictateurs au pouvoir et des entreprises d’Amérique du Nord. Considéré par les Etats Unis comme une réserve d’hydrocarbures, le Venezuela subit la même exploitation que les pays colonisés par l’Europe au tournant des XIX¬° et XX° siècle. La même violence sociale, la même misère économique, la même déprédation : les Etats-Unis se construisent des périphéries utiles à leurs intérêts, écrasant les populations.

    C’est à cette économie de rente qui profitait essentiellement à la bourgeoisie vénézuélienne et états-unienne que Chavez s’est attaqué en nationalisant la production de pétrole et en redistribuant la manne pétrolière à la population. Les effets sont considérables – et doubles : d’un côté, une hausse du niveau de vie des catégories les plus basses jusqu’alors ignorées et abandonnées dans la plus sinistre misère, et des tensions géopolitiques de l’autre, avec une bourgeoisie vénézuélienne alliée aux intérêts nord-américains et prête à la revanche. Or si Chavez a bien profité d’une période favorable pour l’économie pétrolière, qui a servi sa politique de redistribution, il n’a modifié en rien le modèle économique.

    Et en ne changeant pas son modèle d’économie rentière, le Venezuela est resté structurellement fragile, dépendant des cours du baril et soumis aux risques d’hyperinflation. Entré en crise depuis 2014, le pays attire désormais tous les rapaces, aussi bien Trump que Guaidó : pour la bourgeoisie transnationale, avec les moyens militaires dont elle dispose, la crise est une aubaine. La population, elle, reste toujours la grande perdante.

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  • brunat-celine 3 mai 18:52

    Les USA voudraient un pétrole gratuit et Guaido est le bon

    Le Venezuela exporte la plus grande partie de son pétrole brut vers les États-Unis en raison de la proximité de ce pays et des raffineries du golfe du Mexique conçues pour traiter son pétrole lourd. En y ajoutant les produits pétroliers, les exportations de pétrole du Venezuela vers les États-Unis ont atteint 789 000 barils par jour en 2014, ce qui en fait le 4e fournisseur extérieur des Américains (après le Canada, l’Arabie saoudite et le Mexique).


  • brunat-celine 3 mai 19:13

    Le comble de l’ironie c’est que MADURO pense que Poutine est son allié

    POUTINE est un allié des USA, Israël et de l’Europe

    Poutine travaille pour les USA, c’est un infiltré. Poutine est un traître qui va participer à la chûte de Maduro sans que celui-ci s’en rende compte


  • brunat-celine 3 mai 19:24

    Poutine était l’ami de Khadafi et on connaît sa fin

    Poutine joue double jeu pour faciliter le travail aux américains

    En Syrie, Poutine est aussi l’allié d’Israel , des USA, de l’Europe et surtout du Chiite Bachar Al Assad pour le projet d’extermination des musulmans sunnites qui sont à 80%en Syrie

    Conclusion : Maduro ne va pas faire long feu avec le traître Poutine


  • brunat-celine 3 mai 19:34

    les USA ne peuvent pas accepter qu’un pays puisse être gouverné par un président qui se soucie vraiment du peuple.

    Lissez la vraie histoire du Liban et vous allez comprendre ! Ils ont détruit le pays pour piller ses richesses et empêcher un modèle d’économie prospère pour les citoyens ! Gadafi voulait aussi créer une monnaie différente pour toute l’Afrique pour sortir de l’emprise du dollar américain et cela n’était pas pardonnable pour les vampires des USA. Ils commencent par semer la panique dans le pays avec les fausses alertes de manque d’un certain produit de première nécessité. Ils bloquent l’économie par des sanctions, embargos… ils payent des mercenaires pour pousser les gens à manifester et demander eux mêmes le changement de régime !! Ils peuvent même aller jusqu’à organiser des attentats meurtriers pour justifier ces guerres ! Sans oublier qu’ils ont besoin de vendre des armes. !!! C’est très bien organisé et huilé leur système d’invasion et de pillage ! Et comme leur propagande et très efficace, au niveau mondial, tout le monde tombe dans le panneau. Nous pouvons voir les terribles dégâts dans tant des pays où ils ont intervenu pour soit disant implanter la DÉMOCRATIE , je dirais le DEMONIOCRATIE ou mieux MAFIACRATIE . Au Chili ils ont commis des horribles crimes et encore maintenant des gens souffrent des séquelles. Quand finiront ils de semer la terreur dans le monde ?


  • julius 1ER 4 mai 09:09

    Merci Mr Dupret pour cet excellent article qui remet bien en perspective toute la problématique vénézuellienne .... 45% des exportation de pétrole vers les USA, on comprend bien mieux le pouvoir des ricains envers le gouvernement élu du Vénézuela si en plus dans le même temps le prix du baril chute de moitié .... il ne reste à peu près que 25% des revenus initiaux tirés du pétrole ...

    c’est à dire plus grand-chose pour faire tourner un pays ,

    en effet on comprend mieux que même si Guaido était au pouvoir il serait obligé de faire de la lèche aux yankees et même si à mon avis il est bien vaseliné pour çà ... il n’en reste pas moins vrai que ce mécano de dépendance au pétrole est mortifère !!!

    donc c’est un avenir morose pour le Vénézuela, aucun doute là-dessus... et la leçon à tirer est qu’il faut sortir de cette dépendance au pétrole à tout prix, mais pas à vil prix !!!!!!


  • brunat-celine 4 mai 11:40

    Quels sont les intérets de la Chine et de la Russie au Venezuela ?

    Depuis des années, les Russes et les Chinois ont servi de bouteilles d oxygène au régime de Maduro, ils lui ont permis de survivre en lui pretant de l argent. Aujourd hui, le Venezuela doit encore 20 milliards de dollars aux Chinois à peu près, 8 milliards aux Russes. Mais je pense que les Russes et les Chinois en ont probablement marre de Maduro et qu’ils voudraient se débarrasser de cet allié qui commence à etre très incommode. Tout en protégeant leurs intérets.

    La Russie et la Chine ont acheté énormément de gisements ou de blocs de pétrole, surtout depuis 2015. Des gisements qui ont été bradés. L’année 2015, c est aussi le moment où l Assemblée nationale du Venezuela a été gagnée de manière écrasante par l opposition. Or, l Assemblée nationale tenue par l opposition à la tete de laquelle se trouve aujourd hui Juan Guaido, Donc, bien sur, les Russes et les Chinois veulent préserver leurs biens ou au moins assurer leurs arrières.

    Le Venezuela a aussi d énormes mines d or, de coltan, de bauxite, d argent... Non seulement les Russes ont mis la main sur une partie du coltan et de l or, mais la Turquie aussi. Ce qui peut expliquer pourquoi la Turquie est entrée dans le jeu vénézuélien du coté des Russes et des Chinois.


  • brunat-celine 4 mai 12:03

    Qu’est-ce que la guerre économique ?

    La guerre économique a toujours existé ; elle est une réalité qui a beaucoup été étudiée, autant par les universitaires que par les experts en questions militaires… et enseignée : ne trouve-t-on pas une Ecole de Guerre Economique dans le VIIème arrondissement de Paris ? [3]

    Comment la définir ? Selon le géopoliticien Pascal Boniface, il s’agirait de « la mobilisation de l’ensemble des moyens économiques d’un État à l’encontre d’autres États pour accroître sa puissance ». Alors que le temps des conflits frontaux associés aux conquêtes territoriales est révolu, « les conflits d’intérêts entre pays développés ne peuvent désormais trouver d’expression qu’à travers l’affrontement économique ». [4]

    Et si selon Clausewitz la guerre représentait la continuation de la politique par d’autres moyens, il en va de même aujourd’hui pour la guerre économique qui n’est « qu’un outil qui permet d’atteindre des objectifs qui demeurent fondamentalement d’ordre politique » [5]

    Le blocus commercial, économique et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis depuis 1960 est peut-être un des plus clair exemples. Il convient ici de rappeler l’objectif qui motiva sa mise en place (sous la présidence de Dwight Eisenhower) avec la lecture d’une note du 6 avril 1960 -secrète à l’époque mais aujourd’hui déclassifiée- du sous-secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines, Lester D. Mallory, dans laquelle celui-ci affirme que :

    « la majorité des Cubains soutient Castro » et qu’il « n’existe pas une opposition politique effective », en ajoutant que « le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passe par le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (…) : refuser de faire crédit et d’approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. » [6]

    L’on voit bien comment le blocus est utilisé contre Cuba comme un outil destiné à étouffer l’économie [7] dans un but politique : provoquer un mécontentement populaire qui provoquerait un soulèvement puis un changement de gouvernement. Dans cette variante de la guerre économique, l’affrontement est ouvert, officiel, et montre clairement la volonté d’une puissance de faire plier un gouvernement ennemi.

    Le Chili du début des années 70 est aussi un grand cas d’école mais dans une autre modalité de la guerre économique : celle-ci qui allie volonté géostratégique d’une puissance extérieure (les Etats-Unis) et groupes d’intérêts locaux opposé au gouvernement en place (grand patronat, oligarchie locale).

    Petit rappel des faits.

    En pleine guerre froide et alors que les Etats-Unis craignent que la révolution menée par Fidel Castro à Cuba n’aide à propager le « virus rouge » en Amérique latine, un président démocratiquement élu -Salvador Allende- menace de mettre en place une transition vers le socialisme à base de nationalisations et d’une redistribution plus équitable de la richesse. Une situation d’autant plus intolérable pour le républicain Richard Nixon que le nouveau gouvernement chilien menace directement les intérêts des multinationales américaines présentes dans le pays, notamment l’entreprise téléphonique ITT. [8]

    Orchestrée par le conseiller à la sécurité nationale Henry Kissinger, la stratégie suivie par les Etats-Unis et ses services secrets n’aura d’autre but que de préparer le terrain pour le coup d’Etat du général Pinochet (11/09/1973) : les documents -aujourd’hui déclassifiés- du Conseil de Sécurité Nationale montrent noir sur blanc les efforts déployés par l’administration américaine pour « déstabiliser économiquement » le Chili entre 1970 et 1973. [9]

    Le président Nixon accompagné de son Conseiller à la sécurité nationale, Henry Kissinger. Le directeur de la CIA ne prend pas de détours pour décrire les projets de son agence dès 1970 : « Faire tomber [le gouvernement d’] Allende par un coup d’Etat est notre objectif ferme et persistant. (…) Il est impératif que ces actions soient mises en place de façon clandestine et sûres afin que le Gouvernement des Etats-Unis et la main américaine reste bien cachée ». De son côté, le président Nixon ordonne lui-même a son agence de renseignement de « faire hurler l’économie » chilienne afin de renverser Allende. [10]

    Plus de 40 ans après les faits, personne n’oserait aujourd’hui mettre en doute qu’une complexe stratégie de déstabilisation a été mise en place par les Etats-Unis contre le gouvernement du Chili du président Allende (s’appuyant sur l’oligarchie locale, la droite chilienne ainsi que la presse d’opposition) et que le volet économique y a joué un rôle prépondérant.

    Peut-on faire un parallèle entre le Chili d’Allende et le Venezuela d’aujourd’hui ?

    Les faits montrent donc bien clairement que les guerres économiques sont une réalité et qu’elles ont déjà été utilisées par les Etats-Unis afin de promouvoir leurs intérêts. Pourquoi n’est-il donc pas permis de donner le bénéfice du doute au gouvernement vénézuélien lorsque celui-ci dénonce les manigances du patronat local et une ingérence de ce pays ?

    Comme au Chili, l’oligarchie locale vénézuélienne n’avait-t-elle pas intérêt à se défaire le plus rapidement possible de la « révolution bolivarienne » venue bousculer le vieil ordre établi et des privilèges qui maintenaient dans la pauvreté la majorité de la population d’un pays extrêmement riche ? N’est-il pas naturel de penser que les Etats-Unis verraient d’un mauvais œil la fin des prérogatives concédées par le passé à ses multinationales, qui bénéficiaient auparavant d’avantages insolents dans l’industrie pétrolière ?

    La réponse aura tendance à varier selon que l’on plutôt anti ou pro-gouvernement… Mais n’est-ce pas justement le rôle des journalistes que d’enquêter, démêler le vrai du faux afin d’extraire la vérité lorsque deux visions s’affrontent, au-delà de tout soupçon militant ?

    Il est très intéressant de noter ce qu’il s’est produit lors d’un débat organisé récemment par la chaîne France 24 autour de la situation au Venezuela. [11]

    Un des intervenants (qui soit dit en passant est d’origine chilienne) attire l’attention des téléspectateurs sur la ressemblance entre les évènements en cours au Venezuela depuis le début de l’expérience bolivarienne [12] et la situation de déstabilisation au Chili sous le gouvernement d’Allende.


  • brunat-celine 4 mai 16:38

    Christophe Ventura est directeur de recherche à l’IRIS . Spécialiste de l’Amérique latine, il a réalisé un grand nombre de missions dans la région (Argentine

    Le Venezuela, meme si le pays a continué d exporter la majorité de son pétrole aux Etats-Unis - malgré tout - jusqu à aujourd hui, il a significativement diversifié ses partenariats aux Russes et aux Chinois ces dernières années. Juan Guaido incarne aussi pour les États-Unis la promesse d un retour du Venezuela à la maison mère, à la situation qui prévalait avant le chavisme. Ajoutons à cela que le Venezuela constitue la première ou la deuxième réserve d or mondiale, et la quatrième de gaz : il s agit d une zone que les Américains ne peuvent pas se permettre de perdre.

    Le Venezuela est donc un champ polarisé par ces rapports de forces géopolitiques, dont les enjeux sont multiples. Le Venezuela est par exemple le seul pays d Amérique Latine qui offre son territoire à la force aérienne nucléaire russe, ils ont relancé un programme d aviation nucléaire long-courrier, qu ils avaient perdu depuis l effondrement de l URSS, et ont un accord bien compris avec le Venezuela. Les Russes se retrouvent de nouveau en possession d avions qui ont la capacité stratégique de faire le tour du monde, de voler partout équipés et de lancer des bombes nucléaires - l Amérique latine étant le passage obligé pour faire la jointure entre l Atlantique et le Pacifique, le Venezuela est le pays qui a offert aux Russes une escale technique pour leurs avions.

    Les Américains restent ceux qui gardent le haut du pavé en Amérique latine. Il suffit de regarder les chiffres du commerce : la Chine a certes multiplié par 22 ses flux commerciaux avec la région en 10 ans, ce qui représente entre 270 et 300 milliards de dollars ; mais pour les États-Unis, c est encore entre 800 et 900 milliards de dollars. Il n en reste pas moins que les Chinois sont aujourd hui les premiers investisseurs en Amérique latine, en lieu et place des États-Unis. Les Américains veulent donc revenir en force. Ils restent les maitres en Amérique latine


  • McGurk McGurk 4 mai 17:20

    Un socialisme du 21ème siècle ? Si c’est pas scandaleux de raconter des conneries pareilles !

    Depuis quand un système fondé sur le capitalisme sauvage et s’appuyant sur les élites riches à en crever est-il un modèle de socialisme ? Depuis quand passer le flambeau à son dauphin un autre petit dictateur sans envergure aide-t-il la société à faire ses propres choix ? Depuis quand un économie fondée avant tout sur le court terme (pétrole et matières premières) est gage d’avenir ?

    Se fonder sur l’analyse de l’opposition entre « les USA » (qu’on accuse sur AV de tous les maux) et ce pays pour expliquer la situation de ce pays donne un point de vue tronqué et donc essentiellement faux.

    Personne ne se demande pourquoi ces gouvernement si « socialistes » n’ont pas diversifié l’économie afin d’avoir un pays moins dépendant. Parce qu’ils n’en avaient rien à faire. L’argent facile sans se poser de question (car ils doivent tous être arrosés jusqu’au sommet) est plus simple que de faire chauffer ses méninges pour trouver une solution.

    Il y a donc bien d’autres dimensions qui ne sont visiblement pas prises en compte. Probablement pour des raisons idéologiques.

    Article à chier.


    • brunat-celine 4 mai 17:44

      @McGurk

      Et celui-ci encore qui veut protéger les USA alors que tous les experts de cette région reconnaissent la main mise des USA, Chine et Russie


    • McGurk McGurk 4 mai 18:30

      @brunat-celine

      Je ne protège personne, je n’en ai rien à faire. On a déjà assez de problèmes chez nous pour nous immiscer dans les problèmes des autres.

      Je dénonce une analyse biaisée par des avis personnels, basée sur des faits et se voulant logique mais tronquée.

      La prochaine fois analysez les réponses des autres au lieu de partir au quart de tour. Réfléchir quelques secondes ne fait pas de mal.


    • brunat-celine 4 mai 21:33

      @McGurk

      T’as raison sur la corruption par la manne pétrolière et le manque de diversification de leur économie. Mais l’intervention des USA reste quand même un facteur important : ça n’a rien d’étonnant vu que l’Amérique latine est leur terrain de jeu depuis des décennies. En plus, ces dernières années, la Russie, la Turquie, la Chine et d’autres encore ont aussi placé leurs pions et pris leur part du gâteau. Ça fait beaucoup pour un seul pays ! En lisant certaines personnes ici, on a l’impression qu’elles ne veulent pas admettre la responsabilité des puissances comme la Russie, les USA, la Chine, l’Europe, Israël... dans le bourbier mondial où ils sèment le chaos tout en pillant les ressources naturelles partout où ils vont.


    • McGurk McGurk 5 mai 02:38

      @brunat-celine

      Les USA sont certes un facteur important de déstabilisation.

      Ce que je dénonce avant tout, c’est cette facilité à accuser toujours l’ « ennemis héréditaire ». C’est plus simple d’avoir un bouc émissaire que d’analyser en profondeur une situation.

      Peu d’entre nous comprennent que combiner sur plusieurs décennies des mauvaises politiques, de très mauvaises politiques économiques et sociales sont des causes tout aussi importantes sinon plus que l’intervention des Etats-Unis.

      Tout simplement parce que la base de leur société (comme chez nous d’ailleurs) est pourrie, il y a un tas de personnes pauvres, une monopolisation des richesses et des fonctions, etc. Et bien sûr, je sors de mes gonds lorsqu’on me raconte (cf. l’auteur) qu’ils développent « le socialisme du 21ème siècle », c’est un putain de mensonge.

      De toute manière, en politique internationale, il n’y a jamais eu de « gentil ». Si ce n’avait pas été les USA, ça aurait été comme vous dites la Chine (qui a énormément investi en Afrique pour les matières premières)...ou nous si nous avions su garder nos entreprises au lieu de les vendre au plus offrant. Tout n’est qu’intérêt, l’amitié n’existe pas.

      Même en France, il y a divers pays faisant pression au nom de leurs intérêts ex : Israël avec lequel nous aurions dû couper les ponts depuis longtemps.


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