samedi 8 août 2020 - par Jean-Pascal SCHAEFER

Climat : en finir avec le pilotage sans visibilité ? | Épisode 1/3

Comme tant d’institutions internationales, le GIEC a failli. Son fameux signal d’alerte « +2°C d’ici 2100 » n’a entraîné aucun changement visible sur nos sociétés. Pourquoi un tel échec ?

1er épisode : pourquoi faut-il arrêter de parler de +2°C (ou plus) ?

Depuis trente ans, la plupart des données qui parlent de changement climatique proviennent du GIEC. Ce fameux Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat communique des chiffres parlant de changement global dans des rapports particulièrement indigestes.

Ainsi, il nous prédit une fin de siècle à +2°C, +3,5° sur l’ensemble de l’année et sur l’ensemble du globe.

Est-ce la bonne façon de pousser les gens à agir ?

Ces informations sont tellement difficiles à s’approprier qu’il faut des experts très qualifiés pour expliquer ce que cela veut dire, et en quoi nos comportements devraient changer très vite.

Dès lors, pourquoi faut-il arrêter de parler de +2°C ou davantage ? Tout simplement parce que cet indicateur est inadapté.

Un seul chiffre, cinq absurdités.

Première absurdité, un horizon de temps trop lointain

Mauvaise nouvelle : en 2100, tous ceux qui sont en âge de lire cet article seront morts ou en fin de vie. Pourquoi s’entêter à communiquer sur une date aussi éloignée ?

Deuxième absurdité, la non-prise en compte des saisons

Qui donc parmi nous est capable de prendre en compte une température moyenne annuelle ? Entre l’hiver et l’été, on ne parle pas du tout de la même chose. En hiver, on a froid (normalement, en tout cas). En été, on a chaud (et on préférerait ne pas avoir trop chaud, dans la mesure du possible). Une température moyenne annuelle ne correspond pas à une réalité que nous puissions percevoir.

Troisième absurdité, donner une valeur pour le globe, sans tenir compte des lieux où vivent les gens

Pourquoi une augmentation de 2°C de la température moyenne annuelle sur l’ensemble du globe devrait-elle nous inquiéter ? Chaque jour, nous observons des différences de températures qui peuvent dépasser les 10°C. En dehors d’enfiler un manteau ou de le retirer, cela ne change pas vraiment notre vie. Cela amène les experts du GIEC et les commentateurs à devoir recourir à des analogies du type : « il y a 20 000 ans, avec 5° de moins, la Terre était couverte de glace ».

Quatrième absurdité, l’impossibilité de mesurer le changement en pourcentage

Quand notre salaire augmente ou baisse de 10%, cela signifie quelque chose pour nous. Même chose pour les factures d’énergie. Mais il est impossible de parler de variation de degrés en pourcentages. Si la température passe de 10 à 12°C, on ne peut pas dire qu’elle a augmenté de 20% !

Cinquième absurdité, une analyse du passé souvent négligée

Avec l’indicateur en degrés, l’analyse du passé n’a souvent aucun impact. Car si l’on vous dit que les températures ont augmenté d’un degré depuis le début des relevés météo, vous restez solidement ancré sur votre chaise, et passez au sujet suivant.

On voit d’ailleurs le résultat de tout cela. En dehors d’une larme qui coule de temps en temps à la vue d’un ours polaire isolé sur un iceberg, ou d’un vague soupir exprimé en voyant à la télévision les images d’un glacier qui recule, les comportements des citoyens n’évoluent pratiquement pas.

Les responsables politiques pensent la même chose, et il est difficile de leur reprocher.

Nous allons nous attacher à décrire des propositions, et à montrer leur résultat tangible dans les deux épisodes qui viennent.



22 réactions


  • JC_Lavau JC_Lavau 8 août 2020 12:32

    Pipeau pipeau, la propagande carbocentriste !

    Une escroquerie à l’échelle planétaire, pour terroriser tous les crédules.


  • Autrepointdevue 8 août 2020 13:17

    Les température sont en physique des variable EXTENSIVES, de se fait on ne peut faire de moyennes qui ont un signification en thermodynamique contrairement aux variables INTENSIVES

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Extensivit%C3%A9_et_intensivit%C3%A9_(physique)

    De ce fait les statistiques faisant des moyennes avec les températures de veulent rien dire de réel dans le monde physique.


    • Autrepointdevue 8 août 2020 13:25

      @Autrepointdevue J’ai envoyé mon message trop vite
      les températures sont des variables INTENSIVES bien sûr ! On ne peut donner un sens réel en physique à un traitement « statistique » de cette variable.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 8 août 2020 15:28

      @Autrepointdevue
      Vu votre commentaire, je pense que la suite va vous intéresser...L"épisode 2, et surtout l’épisode 3 arrivent bientôt !


    • JC_Lavau JC_Lavau 8 août 2020 18:23

      @Jean-Pascal SCHAEFER. Peu importent des épisodes suivants : toutes tes bases sont fausses, de l’intox dictée par la propagande carbocentriste.
      Prétendre que les gaz polyatomiques sont « à effet de serre » est une fraude éhontée. Et toi tu l’as gobée.
      Les nuages oui, pas les gaz. Mais l’ennui pour les marionnettistes de l’Intergovernmental Pack of Carbocentric Crooks (en français Gang intergouvernemental  d’Escrocs Carbocentriques), c’est qu’ils ne peuvent pas taxer les nuages.


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 août 2020 11:49

      @Jean-Pascal SCHAEFER. La puissance rayonnée (en W/m²) varie comme la puissance quatrième (au sens mathématique, carré du carré) de la température absolue. Le Sahara en plein jour rayonne beaucoup. La mer rayonne fort peu.
      Loi de Stephan-Boltzmann : 
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Planck#Formulaire


  • leypanou 8 août 2020 16:13

    en 2100, tous ceux qui sont en âge de lire cet article seront morts ou en fin de vie. Pourquoi s’entêter à communiquer sur une date aussi éloignée ?  : justement, pour qu’on ne ressorte pas les prévisions déliriques qui ne reposent pas sur quelque chose de rigoureux.

    Un exemple : l’ours polaire disparaîtra d’ici 2100. Il y a quelques années, des « scientifiques » ont déjà prévu la disparition de l’ours polaire, mais comme la date était assez proche, on s’est tout de suite rendu compte que c’est faux (cf toutes les prévisions bidons d’Al Gore).

    Maintenant, avec 2100, personne ne pourra plus contester : montée de la température, montée du niveau de la mer, etc, etc.

    Beaucoup de modèles prévisionnistes ne valent pas grand-chose (l’épidémiologiste Neil Ferguson est un spécialiste mais çà n’empêche pas d’être écouté quand çà arrange l’idéologie dominante).


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 9 août 2020 10:28

      @leypanou
      Il s’agit bien d’en revenir aux faits. Je pense que la suite va vous intéresser. On va parler de Paris, Lyon et Marseille, et ce sera très clair.


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 août 2020 11:51

      @Jean-Pascal SCHAEFER. Comment espères tu obtenir des faits non truandés, à partir du monopole aux mains d’escrocs aux ordres ?


  • popov 8 août 2020 18:12

    @Jean-Pascal SCHAEFER

    La température de la terre augmente depuis la fin de la dernière époque glaciaire (avec parfois des poses ou des refroidissements temporaires).

    Qu’est-ce que vous voudriez qu’on y fasse ?


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 9 août 2020 10:26

      @popov
      Ce qui m’intéresse, c’est de disposer de données fiables, mesurables pour voir où nous en sommes, en particulier à l’échelle locale. C’est tout l’objet de ce cycle d’articles qui se conclut par une information contre-intuitive (teaser)...


    • popov 9 août 2020 14:31

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      Disposez-vous de données fiables de mesures du rayonnement infra-rouge qui serait renvoyé vers la terre par le CO₂ atmosphérique ?
       
      Ou de données fiables sur la distribution spectrale du rayonnement thermique de la terre mesurée par satellites ?
       
      Ou de données fiables sur l’épaisseur d’atmosphère que peuvent traverser les infrarouge aux fréquences situées dans la bande d’absorption du CO₂ avant d’être complètement absorbés ?
       
      C’est ça qu’il faudrait pour évaluer cet « effet de serre » dû au CO₂.


  • jipebe29 jipebe29 9 août 2020 17:11

    Tout cet alarmisme climatique provient du GIEC, non pas de ses rapports scientifiques, mais des résumés pour les décideurs (SPM), documents sans valeur scientifique, car mis au point avec les représentants des gouvernements, diplomates et fonctionnaires, mais seul diffusé urbi et orbi. Peut-on faire confiance au GIEC ? La réponse est évidemment NON. Le GIEC/IPCC est un organisme intergouvernemental dont le seul objectif est de faire croire que le CO2 a une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale, que nos émissions font augmenter le taux global de CO2 de manière significative, et donc qu’il faut réduire nos émissions, quel qu’en soit le prix, et le prix est connu : totalitarisme vert, décroissance, chômage de masse, misère, mort ...car toute activité humaine émet du CO2, y compris notre respiration. Je rappelle que, selon le rapport scientifique AR5, page 471, figure 6.1, nos émissions anthropiques mondiales ne sont que de 5% environ du total des émissions, ce que le SPM (résumé pour les décideurs) se garde bien de dire... Je rappelle aussi que, dans le domaine de la science, consensus ne veut rien dire. Les plus grandes avancées de la science ont été celles qui ont fait exploser un consensus (ex : Einstein). De toute manière, il n’y a aucun consensus sur les thèses hypothétiques du GIEC. Par exemple, nombre de publications scientifiques avec comité de lecture montrent que la sensibilité climatique est très faible, de l’ordre de 0,4K voire moins, et que celle de nos émissions est négligeable ((0,02 K). Voir : https://notrickszone.com/50-papers-low-sensitivity/


    Evidemment, ces publications GIECquement très incorrectes ne sont pas prises en compte dans le SPM, et ne sont jamais diffusées par nos médias subventionnés... Il ne faudrait quand même pas tuer la poule aux œufs d’or....


  • Ruut Ruut 10 août 2020 08:57

    Le climat dans une économie mondialisée avec des transports non propres, c’est la pire arnaque du siècle.....


  • Old Dan 11 août 2020 23:11

    Le GIEC est censé s’adresser à des gens qui saisissent, a minima, les données scientifiques à une époque où la communication et l’information « mainstream » visent un max d’auditoire rentabilisé.

    Pour faire passer ses alarmes, le GIEC n’a pas d’agence spécialisée. Il n’a pas les compétences requises en 2020 pour être entendu du plus grand nombre, ni les moyens d’imposer ses conclusions, même les plus crédibles et avérées.

    N’est-ce pas aux politiques ou autres institutions de prendre le relais ?

    Pourquoi les jeunes générations (Thunberg) ont-elles vite pigé l’urgence d’agir bien plus vite que les anciennes ?


    • Old Dan 12 août 2020 01:55

      (Suite à pourquoi ?) Qqs hypothèses :
      -la génération à venir est avertie par l’inquiétude de qqs anciens.
      -elle endure, ou est témoin des cata. et de l’inertie des dirigeants
      -elle est à l’aise avec internet, et sait trier le vrai du faux
      -elle a d’autres paramètres d’existence, à supprimer ou à défendre (économie, environnement, amours, loisirs, information & communication,... )
      .
      [ Lors des incendies de Sydney, ce fut de la créativité, de l’entraide, de l’initiative des plus jeunes, bien au-delà des directives officielles dépassées. ]


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 août 2020 08:33

      @Old Dan. Que deviendrais-tu sans ta guerre de religion ? Tu serais confronté à ta vacuité, mauvaise rencontre...


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 août 2020 16:25

      @Hyperprétentieux a avoué : « imposer ses conclusions ». Ou la dictature par les escrocs aux ordres.


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