mardi 25 août - par Fergus

Irrigation agricole : les retenues d’eau collinaires, bonne ou mauvaise solution ?

Les épisodes de sécheresse récurrents que subit notre pays du fait du réchauffement climatique exacerbent dans les campagnes le débat sur les « retenues collinaires ». Considérées désormais par de nombreux agriculteurs comme une nécessité vitale pour la survie de leur exploitation, elles sont dénoncées avec virulence par les écologistes. Tous ont de solides arguments à faire valoir…

JPEG

Avant toute chose, il convient de définir ce qu’est une « retenue collinaire ». Comme son nom l’indique, il s’agit d’un plan d’eau artificiel créé dans un paysage rural vallonné afin de stocker des eaux pluviales en période de précipitations abondantes pour répondre à divers besoins. Certaines retenues collinaires, en nombre minoritaire, peuvent également être partiellement alimentées par les hautes eaux d’une rivière via un bief de dérivation. Enfin, d’autres ne sont pas, ou sont peu, alimentées par les eaux de ruissellement, mais principalement par pompage dans les nappes phréatiques lorsqu’elles atteignent un niveau élevé.

Il existe différents types de retenues collinaires. La majorité d’entre elles répondent à des besoins techniques tels l’alimentation d’habitations en eau potable, l’aide à l’infiltration dans les sols des eaux excédentaires, le lagunage (filtrage naturel des eaux usées), ou bien encore l’alimentation des canons à neige et la prévention des incendies dans les secteurs les plus exposés. Ce ne sont pas ces plans d’eau qui nous intéressent ici, mais ceux dont la finalité est agricole.

Publicité

Il s’agit dans ce cas de « constituer des réserves d’eau durant les périodes de pluie en vue de les restituer en période de pluviométrie insuffisante à des fins d’irrigation des cultures et d’abreuvage du bétail ». Énoncé de cette manière par les agriculteurs, cet objectif semble être frappé au coin du bon sens. Et cela d’autant plus que la succession, désormais accélérée par le changement climatique, des épisodes de sécheresse durant les périodes estivales donne incontestablement du poids à cet argument. Ce n’est donc pas un hasard si la plupart des Chambres d’agriculture départementales soutiennent les initiatives d’implantation de ces retenues collinaires qui prennent la forme de bassins de rétention à fond imperméable.

Pallier le manque d’eau récurrent

« Avec des étés de plus en plus secs, on ne peut plus se passer d’arroser. Il est devenu indispensable d’irriguer pour [assurer] la production. On utilise également l’eau de la retenue, via la pompe, pour abreuver les bêtes  », expliquait l’an passé Gilles Dumond, un agriculteur de Corrèze, dans les colonnes du quotidien La Montagne. Une opinion partagée par de très nombreux exploitants agricoles dont les champs et les pâturages sont grillés. Au point, pour de nombreux éleveurs, de devoir nourrir dès l’été leurs animaux en puisant dans les fourrages séchés et ensilés qu’ils ont stockés en prévision de la saison d’hiver. Le discours est le même du côté des céréaliers, des maraîchers et des arboriculteurs qui, en l’absence de retenues collinaires, constatent une baisse significative de leurs rendements, et craignent un risque de disparition de leur exploitation pour les plus exposés d’entre eux.

Tout cela est vrai, et les écologistes ne le nient pas. Ils n’en réfutent pas moins avec détermination la pertinence de la création de nouvelles retenues collinaires. Certes, ces bassins de rétention permettraient aux agriculteurs de pallier le problème de manque d’eau récurrent qu’ils subissent été après été, et par conséquent de maintenir leur production à un niveau satisfaisant. Mais cela ne pourrait se faire, selon les porte-paroles des associations, qu’au prix de graves préjudices sur l’environnement. Les écologistes pointent notamment une évidence : les eaux pluviales collectées et stockées dans les bassins de rétention ne ruissellent pas et ne jouent donc pas leur rôle d’équilibre des écosystèmes situés en aval ; pire : en les privant d’une partie de l’eau qui leur est nécessaire, elles en accentuent la sécheresse. Autre évidence soulignée par les écologistes : ces plans d’eau artificiels sont soumis à une forte évaporation – les spécialistes évoquent des pertes pouvant atteindre localement 50 % – qui soustrait encore plus d’eau aux écosystèmes aval, les volumes évaporés étant remplacés dans les bassins par des précipitations ultérieures, elles-mêmes soumises à ce phénomène d’évaporation.

Les biotopes et les écosystèmes situés en aval sont d’autant plus durablement menacés que les facilités d’irrigation dont bénéficient les agriculteurs grâce à l’existence des retenues collinaires ne les incitent pas à modifier leur modèle d’exploitation. Résultat : les cultures très demandeuses en eau – par exemple le maïs – sont de facto maintenues, voire développées, dans des régions où l’évolution climatique devrait conduire les exploitants à entreprendre des mutations pour faire face aux prochains et inévitables épisodes de sécheresse.

Publicité

Acclimater de nouveaux types de cultures

Autrement dit, pour reprendre le propos d’un militant écologiste de Dordogne, « C’est un cercle vicieux : plus il y a d’épisodes de sécheresse, plus on creuse des retenues collinaires sans adapter notre modèle de culture au manque d’eau. On marche sur la tête ! ». Un processus que d’autres écologistes qualifient de « désastreuse fuite en avant ». La responsable EELV du Lot-et-Garonne Annick Minnaert est même allé jusqu’à parler de « délinquance écologique » à propos de la retenue controversée de Caussade (Tarn-et-Garonne), créée en toute illégalité à des fins d’irrigation par un collectif d’une quarantaine d’agriculteurs avec la complicité des dirigeants de la Chambre d’agriculture départementale. Un point de vue partagé par la Justice : en juillet 2020, elle a condamné à de la prison ferme le président et le vice-président de cette chambre (lien).

De nouveaux affrontements de type Sivens, ou des affaires de type Caussade, sont-ils envisageables ? Probablement pas car les projets ambitieux comparables à ces deux-là ont sans doute été remisés pour longtemps dans les cartons des exploitants agricoles. Ils ont été remplacés par la volonté de multiplier les petites retenues collinaires, moins exposées à des contraintes réglementaires et moins susceptibles de mobiliser les militants de France Nature Environnement et autres associations de défense des écosystèmes. Il existe donc un risque réel de dégradation des biotopes, d’autant plus choquant que la multiplication des bassins de rétention a pour effet d’ajouter à la sécheresse naturelle ce que l’on nomme la « sécheresse anthropique », autrement dit directement imputable à l’influence des hommes sur l’écoulement des eaux.

Si l’on en croit les écologistes, rejoints par une minorité des agriculteurs, le temps est venu de bannir les cultures les plus consommatrices en eau des territoires les plus exposés au risque d’épisodes récurrents de sécheresse. D’ores et déjà, des exploitants agricoles ont, plutôt que d’opter pour la réalisation de nouvelles retenues collinaires, choisi – notamment pour l’alimentation du bétail et la méthanisation – d’acclimater des cultures comme le millet, la silphie et le sorgho, moins gourmandes en eaux et donc moins sensibles aux épisodes de sécheresse. Des initiatives saluées par les militants verts qui perçoivent dans ces mutations « la voie de la sagesse ». Il reste toutefois beaucoup de chemin à parcourir pour qu’en toutes régions les écologistes et les exploitants agricoles parviennent à trouver un point d’équilibre !

À lire, sur le site de France Nature Environnement : Sécheresse : les barrages, fausse solution face au dérèglement climatique.



212 réactions


  • babelouest babelouest 25 août 08:18

    Du côté de là où je suis né, on appelle cela des « bassines », et la résistance est grande ! La plus importante est aussi la plus proche (environ 3 Km). Heureusement, malgré la pression des préfets, le projet s’enlise dans les méandres administratifs pleins de mauvaise volonté. Il faut dire que vouloir satisfaire quelques dizaines d’industriels de l’agriculture a un petit effet dégoûtant, comme à Sivens, où il y a eu un mort. Continuer à vouloir arroser en pleine chaleur des maïs, si gourmands d’eau, est une aberration CRIMINELLE.


    • Fergus Fergus 25 août 09:18

      Bonjour, babelouest

      Je connaissais ce terme poitevin de « bassines » car j’ai évoqué cette question avec mes logeurs dans des chambres d’hôtes de Parthenay  très jolie ville ou des environs proches, lieu où il m’arrive de faire étape entre la Bretagne et la Lozère.

      L’article en lien pose bien le problème du côté des agriculteurs, et présenté comme cela, leurs arguments sont pertinents. Ce que l’article ne dit pas, c’est que les eaux desdites bassines s’évaporent très vite lorsque s’installent les fortes chaleurs. Dès lors, ces bassines sont plus largement alimentées par des pompages dans les nappes ou par des dérivations de rivières que par d’hypothétiques précipitations. Conséquence : elles contribuent de fait à assécher les zones situées en aval et à en dénaturer le biotope, comme le soulignent les écologistes locaux.

      Cette question est très difficile à régler tant les intérêts des uns et des autres sont contradictoires. Cela dit, persister à produire du maïs dans les Deux-Sèvres, département régulièrement exposé aux canicules, est une aberration. 


    • babelouest babelouest 25 août 11:21

      @Fergus autrefois mon père en produisait un peu, pour le fourrage des bestiaux. Mais là où il en récoltait, c’était entouré d’arbres sur quatre côtés, avec un cours d’eau qui passait derrière le rideau d’arbres. Résultat : il n’avait même pas à arroser ! Oui, le maïs en petite quantité dans le marais poitevin, cela passait très bien ! En intensif, c’est de la folie.


    • eau-pression eau-pression 25 août 11:26

      @babelouest

      C’est de la folie, mais on accepte depuis longtemps que s’y installent des territoires hors la loi.


    • Fergus Fergus 25 août 12:54

      @ babelouest

      C’était le temps des bocages dont beaucoup disparu avec le remembrement. En ce temps-là et dans ces conditions, une parcelle de maïs fourrager ne posait pas de problème.


    • Lebougnat Lebougnat 25 août 18:51

      @Fergus "Ce que l’article ne dit pas, c’est que les eaux des dites bassines s’évaporent très vite lorsque s’installent les fortes chaleurs.

      "

      Et les 2.5 Millions de piscines en France, pas d’évaporation ? sans compter, les espaces verts, l’arrosage de ronds points et des golfs ?


    • Fergus Fergus 25 août 19:11

      Bonjour, Lebougnat

      Ce n’est pas parce que d’autres formes de gâchis existent qu’il ne faut pas agir sur l’une d’elles !

      Qui plus est, les abus que vous dénoncez  et que je réprouve, évidemment  n’incitent pas, au contraire des retenues collinaires, les agriculteurs à continuer de mettre en culture des espèces végétales qui contribuent au gaspillage et devraient être abandonnées au profit d’autres espèces nettement moins gourmandes en eau.


    • Lebougnat Lebougnat 26 août 18:13

      @Fergus et peut on connaitre ces cultures moins gourmandes en eau ? cultures commercialisables bien sur et suffisamment rentables.
       


    • Fergus Fergus 26 août 18:55

      @ Lebougnat

      J’ai cité le millet, le sorgho et la silphie dans l’article. Certaines variétés de quinoa semblent également une bonne piste. Pour en savoir plus sur le sujet, je laisse s’exprimer les spécialistes.


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 28 août 08:25

      Il faut s’adapter au réchauffement climatique qui est accéléré par les activités humaines voire la prolifération des humains sur cette planète !
      .
      Replanter le mais dans les régions touché par la sécheresse, ceci depuis des années, est criminel comme par exemple dans le GERS, région regorgent de champs de maïs !
      .
      Voici des alternatives aux quelles les agriculteurs devront se tourner pour mieux affronter l’avenir :

      .

      Le maïs bientôt remplacé par le sorgho ?

      Avec le réchauffement climatique, la culture du maïs, céréale la plus cultivée au monde, pourrait être remise en question. Le maïs, trop gourmand en eau, pourrait se voir remplacé par le sorgho.

      .

      Agriculture : le sorgho, la céréale africaine qui remplace le maïs
      Plusieurs agriculteurs ont fait le choix de cultiver du sorgho, une céréale résistante à la sécheresse et moins gourmande en eau que le maïs.

      Comment réduire la dépendance des agriculteurs français au soja brésilien, qui permet de nourrir le bétail, mais pousse les cultivateurs à détruire la forêt amazonienne ? Peut-être grâce au sorgho. Cette céréale d’Afrique débarque en France et semble n’avoir que des qualités. Équivalente au maïs, selon un agriculteur interrogé, elle a quelques vertus supplémentaires, comme sa résistance à la sécheresse. Malgré le manque d’eau, le producteur a maintenu le volume de la récolte.

      .

      La silphie, plante miracle contre la sécheresse et les pesticides, en test dans les Vosges

      Elle pourrait bientôt remplacer le maïs trop gourmand en eau et en pesticides. La silphie, testée depuis trois ans à Dompaire dans les Vosges par la société HADN, apparait comme la plante idéale pour faire face à la sècheresse, produire du biogaz et réduire l’utilisation des produits phytosanitaires

      .
      Il faut arrêter ses projet de fous comme vouloir produire du Coton dans le GERS !

      .
      Saviez-vous qu’il y a en moyenne près de 2 500 litres d’eau dans un t-shirt en coton ? Et plus de 15 000 litres d’eau dans un kilo de viande de bœuf ?
      https://www.geo.fr/environnement/empreinte-eau-combien-d-eau-faut-il-pour-fabriquer-nos-produits-de-consommation-courante-172085
      .

      Cultures  Besoins en eau en mm (10 m³/ hectare)
      Canne à sucre 1250
      Bananes 1200
      Dattes         1100
      Pamplemousses 825
      Riz  770
      Coton 750
      Betterave à sucre  650
      Soja 637
      Arachide         600
      Maïs          575
      Blé           550
      Patate douce   537
      Pommes de terre 487
      Sorgho 475
      Oignons  475
      Tomate 450
      Tabac   400
      Haricots 375
      source


    • Fergus Fergus 28 août 09:16

      Bonjour, eau-du-robinet

      Merci pour ce long commentaire que je partage très largement.
      J"ai d’ailleurs moi-même cité le sorgho et la silphie ainsi que le millet dans l’article, et même le quinoa dans une réponse à un intervenant.

      Continuer à exploiter nos sols, de plus en plus impactés par les épisodes de sécheresse sur un nombre toujours croissant de territoires, est évidemment vain. Et la réponse ne peut pas se trouver dans une multiplication des retenues collinaires visant à maintenir les mêmes types de production dans le cadre d’une fuite en avant irresponsable !

      Certains agriculteurs ont pris la mesure du problème. Ils ne sont malheureusement pas assez nombreux, en grande partie parce que les dirigeants de la puissante FNSEA n’ont pas pris  ou plutôt pas voulu prendre !  la mesure des enjeux, enfermés qu’ils sont dans une logique productiviste de court terme, en parfaite complicité avec l’industrie agro-alimentaire.


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 août 08:21

    Et quid de la productivité ?

    Dans nos contrées, l’agriculture intensive existe depuis longtemps, mais dans le système traditionnel, les ressources humaines étaient nombreuses. On utilisait la force animale, la biodiversité était élevée et plusieurs espèces complémentaires étaient souvent cultivées ensemble, et les moyens matériels étaient rares ː l’intensification agricole a été fondée pendant plusieurs siècles (jusqu’à l’apparition de la mécanisation) sur un investissement humain dominant par rapport aux autres facteurs de production. On parlait même de « société rurale ». Les impacts environnementaux étaient faibles.

    Aujourd’hui, la situation est inversée : les moyens humains sont remplacés par des machines ou robots, l’intensification requiert des investissements importants et une utilisation accrue d’intrants (engrais, produits phytosanitaires, matériel agricole, énergie). C’est ce système qui est trop souvent désigné par l’appellation « agriculture intensive », alors que le terme qui convient est « productiviste ». Les impacts environnementaux y sont plus importants.

    La question est moins de savoir quelle monoculture productiviste (sorgo ou maïs) calmera les émois de ces « écologistes » sentimentaux de salons que celle de prendre position par rapport à la transformation de l’agriculture en exploitations industrielles dont l’objectif n’est plus l’alimentation de la population, mais le profit réalisé, en particulier par l’exportation.

    Pourquoi ces « écologistes » ne s’en prennent-ils pas aux céréaliers et aux betteraviers, grands utilisateurs de produits phytosanitaires responsables de la disparition des insectes, donc des oiseux, etc… ?


    • Fergus Fergus 25 août 09:36

      Bonjour, Séraphin Lampion

      Vous résumez bien la transformation de l’agriculture, passé d’un modèle familial qui garantissait de nombreux emplois à un modèle productiviste mécanisé qui en a énormément détruit.
      C’est précisément contre ce deuxième modèle, inspiré en Europe par la FNSEA française, que s’est constamment battu la Confédération paysanne, demandeuse non de primes PAC à l’hectare ou au quintal, mais de primes favorisant l’emploi agricole.

      « ces « écologistes » sentimentaux de salons »
      Il n’y a pas que ceux-là, fort heureusement. Localement, de très nombreuses associations  dont pas mal sont adhérentes à FNE  se battent contre les dérives productivistes. A cet égard, la lutte engagée dans différentes régions de France contre l’usage des « produits phytosanitaires » n’est pas une vue de l’esprit., comme l’a montré le bras de fer engagé par l’ex-maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), soutenu par de nombreux militants et élus dans tout le pays. Mais, cela reste insuffisant, je vous le concède.

      Pas facile en outre de lutter contre les « céréaliers » et les « betteraviers » dans la mesure où : d’une part, ils sont implantés dans des régions de faible densité de population ; d’autre part, ils sont de gros contributeurs aux budgets des collectivités locales, et par conséquent des gens que l’on ménage malgré les pollutions induites par leur mode d’exploitation. Ajoutez à cela qu’ils sont très influents dans les cercles de pouvoir.


    • eau-pression eau-pression 25 août 09:47

      @Fergus

      A propos des céréaliers, je me demande parfois pourquoi le blé et autres sont les « cultures gagnantes » ? Peut-être parce qu’elles ont un bon rapport énergie produite vs énergie consommée ?


    • chantecler chantecler 25 août 09:54

      @Fergus
      Bonjour,
      "Pas facile en outre de lutter contre les « céréaliers » et les « betteraviers » dans la mesure où : d’une part, ils sont implantés dans des régions de faible densité de population ; d’autre part, ils sont de gros contributeurs aux budgets des collectivités locales, et par conséquent des gens que l’on ménage malgré les pollutions induites par leur mode d’exploitation

      « 
      ...
      Vous êtes certain ?
      Car à ce que je sais ce sont aussi les plus gros profiteurs des aides en tout genre , PAC et compagnie ...
      ...
      Et puis :

       »A cet égard, la lutte engagée dans différentes régions de France contre l’usage des « produits phytosanitaires » n’est pas une vue de l’esprit., comme l’a montré le bras de fer engagé par l’ex-maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), soutenu par de nombreux militants et élus dans tout le pays.
      Mais, cela reste insuffisant, je

      vous le concède ...."
      ....
      insuffisant , c’est le moins que l’on puisse dire alors que les gouvernements font tout pour neutraliser ces luttes et leur effets .
      Je vous rappelle qu’un maire ne peut rien face aux décisions ministérielles , préfectorales , sauf des effets d’annonce ....
      ...
      Je laisse à fifi le soin de nous réexpliquer que tout vient de l’UE et de Bruxelles ...
      des fois que ça nous aurait échappé ....


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 août 10:01

      @eau-pression

      « A propos des céréaliers, je me demande parfois pourquoi le blé et autres sont les « cultures gagnantes » ?   »

      réponses : exportations et PAC (ça va ensemble).


    • eau-pression eau-pression 25 août 10:23

      @Séraphin Lampion

      J’imagine qu’à une époque où pour être puissant il fallait beaucoup de soldats, les zones à cultures « énergétiques » proposaient un rapport effectif militaire/population favorable. La compétition ...


    • eau-pression eau-pression 25 août 10:26

      @chantecler

      C’est très vrai qu’on n’a pas besoin de l’UE pour martyriser nos sols.

      Mais c’est un levier supplémentaire dont usent les promoteurs du hors-sol.


    • foufouille foufouille 25 août 10:28

      @chantecler

      simple : vous vous rassemblez tous dans le même coin et survivez avec vos permaconneries.


    • chantecler chantecler 25 août 10:31

      @foufouille
      Voui foufouille .
      Bisous .


    • Fergus Fergus 25 août 11:04

      Bonjour, eau-pression

      « Peut-être parce qu’elles ont un bon rapport énergie produite vs énergie consommée ? »

      Ces céréales sont d’un excellent rendement : hors épisodes caniculaires marqués, celui-ci atteint les 100 quintaux dans les espaces de culture intensive. 

      Pour ce qui est du blé, il est en outre difficile à remplacer dans nos pays pour la consommation humaine, ce qui n’est pas forcément le cas des céréales fourragères.


    • Fergus Fergus 25 août 11:13

      Bonjour, chantecler

      « ce sont aussi les plus gros profiteurs des aides en tout genre , PAC et compagnie »

      Vous avez raison. Mais je parlais des impôts locaux. Malgré la puissance de leur lobby, les gros producteurs agricoles n’y échappent pas.

      « Je vous rappelle qu’un maire ne peut rien face aux décisions ministérielles , préfectorales »

      Un maire a en effet peu de pouvoirs en matière de prévention contre les nuisances d’origine agricole. Le récent bras de fer engagé  et perdu  par l’ex-maire de Langouët contre l’empoisonnement de sa population par les pesticides agricoles a montré les limites de son pouvoir, ses arrêtés ayant été invalidés, du fait que seul le ministère de l’Agriculture était compétent.

      Toutes les contraintes ne viennent pas de l’’Union européenne. L’UE a d’ailleurs très largement copié le modèle de la FNSEA française pour organiser la PAC sur des bases productivistes. Hors UE, il est donc probable que la politique agricole conduite par les pouvoirs publics serait grosso modo la même !


    • eau-pression eau-pression 25 août 11:16

      @Fergus

      Si on s’en tient à la technique, je crois que les blés modernes sont de faible qualité pour la consommation humaine.

      Puisque votre article parle de stockage, il faudrait aussi envisager les capacités de stockage « aval » (c’est à dire de produits issus du sol, transformés ou non).


    • eau-pression eau-pression 25 août 11:20

      @Fergus

      il est donc probable que la politique agricole conduite par les pouvoirs publics serait grosso modo la même

      S’il y a une politique qui doit avoir une forte composante locale, c’est bien la politique agricole. Actuellement, ce n’est pas à Bruxelles que se prennent les décisions, mais à Chicago.


    • babelouest babelouest 25 août 11:27

      @eau-pression quand cela se fait sur des centaines voire des milliers d’hectares, la mécanisation donne l’impression que ce rapport est favorable (encore qu’avec des tracteurs de 500 ou 600 ch je demande à voir), cela permet surtout :

      1. de faire cela avec une ou deux personnes
      2. de donner l’occasion aux banques de se faire un maximum de profit sur des matériels qui ne seront jamais finis de rembourser.

    • eau-pression eau-pression 25 août 11:37

      @babelouest

      Un paysan ingénieur agronome de formation m’a confié qu’il était fonctionnaire de Bruxelles.

      Pour Chicago, je parlais du marché aux céréales mondial.

      En France, nous avons des analystes très pointus des marchés agricoles ; ils ont plus d’influence que les agronomes.


    • foufouille foufouille 25 août 11:45

      @babelouest

      le tracteur se vend aussi d’occasion .........

      si c’était si merveilleux et rentable de bosser dans les champs pourquoi les gens de se précipitent pas ?


    • Old Dan Old Dan 25 août 11:52

      @eau-pression
      Non, c’est parce que leurs cultures sont ensuite négociables à l’année en bourse (comme la betterave)


    • babelouest babelouest 25 août 12:09

      @foufouille il faut se dire que oui, les tracteurs d’occasion existent, mais « les banques » s’arrangent pour ne prêter que pour du matériel neuf. Un tracteur même d’occasion, ce n’est pas donné si on a déjà une trésorerie très juste !


    • foufouille foufouille 25 août 12:41

      @babelouest

      j’ai oublié de préciser que le tracteur se vend d’occasion donc il est bien remboursé.


    • babelouest babelouest 25 août 14:22

      @foufouille
      Il est bien remboursé ? Pas forcément ! Et cela ne résout pas la question de la trésorerie de l’acheteur... Dans ce cas de figure il paie le matériel moins cher, mais à moins d’avoir la totalité en cash il reprend à son compte le remboursement du prêt pas encore terminé.
      (j’ai travaillé au crédit agricole)


    • mmbbb 25 août 20:33

      @eau-pression le blé est coté , et l Etat garantit un prix plancher ! 

      C est le libéralisme à la francaise ! 


    • eau-pression eau-pression 25 août 20:51

      @mmbbb

      Je n’ai pas de données sur ce prix plancher. Quand il est activé, les gros céréaliers mangent-ils les petits ?

      Sinon, je cherchais vainement à exploiter l’idée que la terre façonne les hommes. Ainsi, le blé attirait les belliqueux au moyen-âge, aujourd’hui il attirerait le capital ?


    • mmbbb 26 août 07:07

      @eau-pression les petits de la polyculture ; Le rendement a ete multiplie par 4 ; les bles cultives n ont plurs rien de commun avec ceux des annnées 60 notamment la hauteur . Mes problemes allergiques au gluten seraient du a ces plans 


    • eau-pression eau-pression 26 août 09:37

      @mmbbb

      Les problèmes de santé induits par le gluten sont reconnus. Il existe par exemple des boulangers-paysans qui vendent leurs pains de qualité à base de variétés anciennes entre 6 et 8 €/kg. Sachant l’intérêt nutritif de ce pain, c’est beaucoup plus abordable que les tomates à 7 €/kg de Fergus.

      Dans un monde où on aime cloisonner (médecine répartie en spécialités, choix politique confiés aux lobbies) la synthèse devient très difficile.

      J’ai trouvé ce document qui donne des indications sur l’emprise des exploitations spécialisées sur le territoire et les productions agricoles.


    • foufouille foufouille 26 août 10:07

      @eau-pression

      le gluten est connu chez les khmers verts.


    • eau-pression eau-pression 26 août 10:21

      Bonjour @foufouille

      Toi, tu n’es pas fait du même bois que nous : tu es inoxydable.


    • foufouille foufouille 26 août 10:30

      @eau-pression

      c’est juste 1% pour les vrais allergiques.


  • eau-pression eau-pression 25 août 09:42

    « Dans nos campagnes, on a sélectionné les cons » ... telle est l’impression que me laisse la lecture de La Dépêche.

    Cette expression me vient d’un Gersois très fin et fils de paysan, il faut aimer la terre pour la comprendre.

    Cette sélection a été opérée à l’occasion du remembrement, de la part de gens très intelligents qui ne se foulaient pas les méninges. Il devrait en venir rapidement.

    Si on veut s’intéresser aux conséquences écologiques des réserves d’eau, les idées générales ne mènent pas bien loin. On peut dire que l’industrialisation de l’agriculture se produit sans prendre en compte les conséquences sur l’économie du pays, sur la santé des habitants et encore moins sur la diversité biologique. On peut dire aussi, c’est criant sur cette histoire de Caussade, que les sous-entendus politiciens devraient être mis en lumière.

    Sorti de là, il faut considérer les conditions locales. Il faut éviter de dire que le barrage de Sivens était un projet d’envergure.


    • Fergus Fergus 25 août 11:26

      @ eau-pression

      « Cette sélection a été opérée à l’occasion du remembrement, de la part de gens très intelligents qui ne se foulaient pas les méninges »

      Ce n’est pas, à mon avis, qu’ils ne se foulaient pas les méninges, c’est qu’ils  les dirigeants de la FNSEA  ont voulu faciliter la mise en place de cultures productivistes à forts rendements et à faibles contraintes d’exploitation. Le pire étant qu’ils ont raconté des bobards aux petits paysans membres de leur syndicat pour les entraîner dans cette aventure qui visait avant tout à servir les intérêts des plus puissants, aiguillonnés par les industries de l’agro-alimentaire. Le comble étant que certains pontes de la FNSEA  à l’image du défunt Xavier Beulin  portaient la double casquette de gros exploitant et d’industriel. Dans le cas de ce dirigeant, on peut même parler de triple casquette dans la mesure où il était également un administrateur influent du Crédit Agricole.

      Quand j’ai vu la manière dont certains paysans ont été roulés dans la farine durant des décennies, cela me fait mal au coeur. Pour autant, difficile de les plaindre.

      Sur le barrage de Sivens, force est de constater qu’il était surdimensionné relativement aux besoins revendiqués. Si les exploitants agricoles concernés avaient été moins gourmands, peut-être auraient-ils obtenu satisfaction sur un projet plus raisonnable, au lieu de quoi ils ont tendu les verges pour se faire battre et donné d’excellentes raisons d’installation d’une ZAD.


    • Eric F Eric F 25 août 12:11

      @Fergus
      "Sur le barrage de Sivens, force est de constater qu’il était surdimensionné relativement aux besoins revendiqués. Si les exploitants agricoles concernés avaient été moins gourmands, peut-être auraient-ils obtenu satisfaction sur un projet plus raisonnable"

      Il me semble que cette option avait été finalement proposée. La création de ces plans d’eau devrait donc être étudiée au cas par cas, et non par des positions de principe. Car il n’est pas contradictoire de viser à la fois des cultures moins avides d’irrigation mais néanmoins de constituer des réserves évitant d’avoir à pomper dans les nappes phréatiques.


    • Fergus Fergus 25 août 12:59

      Bonjour, Eric F

      « cette option avait été finalement proposée ».
      Oui, mais après que les choses aient dégénéré. Et la mort de Rémi Fraisse a, si je puis dire, enterré le projet.

      « il n’est pas contradictoire de viser à la fois des cultures moins avides d’irrigation mais néanmoins de constituer des réserves évitant d’avoir à pomper dans les nappes phréatiques »
      C’est la voix du bon sens. Le problème est que les uns et les autres sont trop souvent arc-boutés sur leurs positions.


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 août 09:44

    « ... ils sont de gros contributeurs aux budgets des collectivités locales, et par conséquent des gens que l’on ménage malgré les pollutions induites par leur mode d’exploitation. Ajoutez à cela qu’ils sont très influents dans les cercles de pouvoir.  »


    bien résumé, entièrement d’accord

    alors, il ne faut pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt et que le fait de faire chier les petits paysans qui restent permettent à ces gros prédateurs de dormir tranquilles : c’est se tromper de cibles, comme de s’en prendre aux PME au point de les tuer avec les mesures de confinement alors que les multinationales ont continué leur activité et se sont même gavées (hypermarchés et GAFAS).


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 août 09:45

      @Séraphin Lampion
       ce commentaire était destiné à Fergus


    • eau-pression eau-pression 25 août 09:52

      @Séraphin Lampion

      Ce que vous dites du confinement s’applique aussi au retour du masque. Entrer dans un petit magasin, et se contraindre patron et client à mettre un masque auquel on ne croit souvent ni l’un ni l’autre (mais on ne se connaît pas), c’est quoi ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 août 09:59

      @eau-pression

      c’est de la soumission, du conditionnement équivalent à une lobotomisation de masse sans intervention chirurgicale

      mais le summum, ce sont les consultations médicales chez un médecin qui lui-même est tout sauf convaincu

      si le but c’était que tout le monde se méfie de tout le monde et craigne d’être dénoncé à la kommandantur par un petit salaud qui vous caressait dos par devant et vous donne un coup de pied dans le ventre par derrière, alors l’objectif a été atteint !


    • eau-pression eau-pression 25 août 10:18

      Bonjour @Francis29

      Vous avez raison. De plus si je connais le commerçant je n’hésiterai pas à tenter de le convaincre, s’il ne l’est pas déjà.

      La police municipale n’est pas trop rigide dans ma ville, mais c’est quand même une menace éventuelle, derrière la vitrine. Ainsi, on peut imaginer quelques simplets lobbyistes du masque qui feraient pression sur le maire pour qu’il envoie la police rétablir la règle.

      En plus d’induire la méfiance, le port du masque limite tous les signes qu’on peut transmettre par le visage, en particulier ceux qui inspirent la confiance.


    • Fergus Fergus 25 août 11:33

      @ Séraphin Lampion

      « il ne faut pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt et que le fait de faire chier les petits paysans qui restent permettent à ces gros prédateurs de dormir tranquilles : c’est se tromper de cibles »

      D’accord avec vous sur ce point : ce sont moins les paysans modestes qu’il faut cibler que les gros exploitants pollueurs qui sont cul et chemise avec les industriels de l’agro-alimentaire. Mais à ce niveau-là, cela relève de FNE et EELV,et cela passe par un combat clairement politique.

      Au plan local, il n’est pas aberrant que les écologistes luttent contre des retenues qui ne sont pas durablement des solutions viables et qui perturbent de manière significative les écosystèmes situés en aval. Tout est dans l’équilibre entre les besoins d’irrigation et la sauvegarde des biotopes. Et cet équilibre passe par des efforts consentis de part et d’autre.


  • cétacose2 25 août 10:07

    ....et que dire de ce petit industriel dans la vallée du Rhône qui arrose les toits de ses ateliers pour les rafraichir , grace à un captage à 22 m dans la nappe phréatique ,nuit et jour pendant l’été, les toits concernés étant recouverts de plaques....d’amiante......


    • Fergus Fergus 25 août 11:37

      Bonjour, cétacose2

      Je ne connaissais pas ce cas. Si cet arrosage n’est pas justifié par un motif technique impératif  je ne vois pas lequel mais par une triviale recherche de confort, c’est un comportement évidemment scandaleux.


    • mmbbb 25 août 20:50

      @Fergus je viens de faire le tour de l Oisan Vers le le col de l Echauyda , il y a une retenue « collinaire » Elle ne sert pas pour le mais mais pour l enneigement des pistes .
      Quant a l agriculture moderne elle est en partie responsable des inondations . Les champs ne retiennent plus l eau et en cas de tres forte précipitation , l eau ruisselle et devient dévastatrice . C est un choix.
      l agrobiologiste M BOURGUIGNON l a démontré , C est presque une evidence un sol mort et tasse se comporte comme un dalle de béton 

      L Argentine ayant opte pour la monoculture intensive , commence a le payer cher . 

      https://www.courrierinternational.com/article/agriculture-le-soja-ruine-les-sols-argentins

      Ce type d agriculture est devenu un modele 

      Chaque année dans le Var c est le meme scenario , des inondations dues aux pluies cévenolles Celles ci ne sont pas dues au changement climatique

      Claude Allègre a eu au moins le mérite de le notifier .


    • Fergus Fergus 25 août 23:00

      Bonsoir, mmbbb

      « Quant a l agriculture moderne elle est en partie responsable des inondations »

      Cela semble malheureusement avéré. Y compris dans le Var. Mais je ne crois pas, malgré les analogies, que l’on puisse parler de « pluies cévenoles », ce type de phénomène étant spécifique à la confrontation des dépressions venues de Méditerranée avec les contreforts sud-est du massif central, notamment dans le secteur de l’Aigoual. 


    • mmbbb 26 août 07:19

      @Fergus les pluies cevenolles , les romains les connaissaient ; Comme dans l Aude , ou il y eut des inondations dévastatrices , c est l urbanisme et aussi les champs agricoles , qui accelerent les dites inondations . Dans d autres pays , ces catastopres seront dues a la derofestation excessive .
      Quoi qu il en soit , j avais lu un article de vulgarisation scientifique concernant les diverses methodes pour contrer les effets de ce réchauffement , la solution retenues est de planter des arbres au perimetre des champs . C est ce que les anciens ont accompli avec les haies qui furent arrachées , Il y eut plusieurs centaines de Km de haies arrachées 
      Quant a l OIsans , il y a des desormais , sur l orientation sud , des lits de torrents , importants qui sont a sec .


    • Fergus Fergus 26 août 08:45

      Bonjour, mmbbb

      « c est l urbanisme et aussi les champs agricoles , qui accelerent les dites inondations »

      L’artifiicialisation des sols, la destruction par les exploitants agricoles des haies bocagères et les déboisements ont effectivement aggravé, en termes d’inondations, les conséquences de ces pluies d’origine méditerranéenne marquées par un caractère massif et violent. 

      « il y a des desormais , sur l orientation sud , des lits de torrents , importants qui sont a sec »

      Un phénomène que l’on constate également dans d’autres régions, hélas ! 


  • eau-pression eau-pression 25 août 10:21

    Sans rapport direct, voici de la part de agriculture.gouv.fr une mise en garde officielle


    • Fergus Fergus 25 août 11:39

      @ eau-pression

      Merci pour ce lien. Cette affaire doit être prise avec le plus grand sérieux et donner lieu à une enquête déterminée des pouvoirs publics. Il semble que cela soit le cas.


  • leypanou 25 août 10:36

    ajouter à la sécheresse naturelle ce que l’on nomme la « sécheresse anthropique », autrement dit directement imputable à l’influence des hommes sur l’écoulement des eaux 

    ================================================================

    cela doit faire partie des croyances de ceux qui pensent qu’en roulant en voiture électrique à Paris, ils vont faire disparaître les tornades en Nouvelle-Calédonie.

    Comme l’écrivait aussi Daniel Martin, un des rédacteurs d’agvx, avec la 6ème extinction de masse seulement due à l’homme.

    Si l’homme est si influent, qu’est-ce qu’il attend pour faire disparaître toutes les zones désertiques un peu partout, à commencer par là d’où viennent les réfugiés ?


    • eau-pression eau-pression 25 août 10:58

      @leypanou
      Parler de « sècheresse anthropique » est abusif, par contre l’influence de l’homme sur les écoulements locaux est indiscutable. Ainsi, l’accélération du retour des pluies à la mer.

      PS pour Séraphin : pouffez à sec, svp


    • Fergus Fergus 25 août 11:42

      Bonjour, leypanou

      Si l’on n’y prend pas garde, les comportements d’apprentis-sorciers nous joueront des tours encore plus préjudiciables dans nos contrées, c’est une évidence.


    • Fergus Fergus 25 août 11:45

      @ eau-pression

      « Parler de « sècheresse anthropique » est abusif »

      Ce serait « abusif » si l’on qualifiait d’« anthropiques » tous les épisodes de sécheresse qui touchent nos contrée. En l’occurrence, se sont les conséquences de sur-sécheresse que subissent certains terroirs du fait des aménagements humains qui sont qualifiés ainsi.


  • cevennevive cevennevive 25 août 11:39

    Bonjour Fergus,

    Pourquoi stocker de l’eau en plein air ?

    Sous les vieux mas sur les hauteurs des Cévennes, dans les châteaux forts, (comme les châteaux de Portes, d’Aujac, notre église du 11e siècle, perchée sur un roc), il y avait de gigantesques citernes recueillant les eaux de pluie tombant des toits.

    Personnellement, je recueille les eaux de pluie tombant de mes toits dans les fosses de mon ancienne station d’épuration.

    Je ne crois pas que les écolos y trouveraient à redire. (Quoique, il en est qui sont toujours prêts à condamner tous ceux qui prétendent vivre comme « avant »...)


    • Fergus Fergus 25 août 11:57

      Bonjour, cevennevive

      En effet, ces citernes de stockage existent, et j’en connais dans des vieilles exploitations des grands Causses. Mais elles répondaient en général à l’usage domestique et à l’abreuvage des bêtes en cas de besoin aigu.

      Le problème posé aux paysans est parfois de vouloir aller toujours plus loin, au risque de détruire leur propre environnement. Dans un article de 2018 intitulé Les villages morts de France, j’ai évoqué le cas de deux hameaux situés près de Mende ; extrait de ce texte :

      « Tel est le sentiment que ressentent la plupart des randonneurs qui découvrent sur les hauteurs de Mende, en Lozère, ce qu’il reste de deux hameaux caussenards victimes de la fuite en avant des hommes : Le Gerbal et La Chaumette. Ce sont en effet les habitants de ces lieux désertés il y a bien longtemps qui, poussés par la nécessité de subvenir aux besoins de leurs familles, ont eux-mêmes rendu stériles par surexploitation les sols d’un terroir calcaire aux ressources limitées. En quelques vers, un court poème anonyme figurant sur une plaque apposée sur un mur de La Chaumette raconte le drame humain qui s’est joué là. Un texte chargé d’une indicible émotion que ressentent tous ceux qui, dans leur vie professionnelle ou par leurs origines, ont été physiquement en contact avec la terre nourricière, avec la condition paysanne qui prévalait dans ces rudes contrées :

      « C’est parce qu’ils avaient déboisé les plateaux

      Et sur un sol vivant décuplé les troupeaux

      Que le roc apparut sous le soc des araires.

      L’hiver, le vent du nord élevait des congères.

      Et le soleil d’été calcinant les vallons

      Consumait en juin les futures moissons.

      Lors, leurs terres brûlées et n’ayant plus de sources

      Ils ont quitté leur sol aride et sans ressources

      Ne laissant derrière eux, tels de cuisants remords,

      Que des toits effondrés et des villages morts. » »


    • babelouest babelouest 25 août 12:17

      @cevennevive il ne faut surtout pas comparer ces citernes, avec des retenues d’eau où le rapport capacité-surface en contact avec l’air est faible. Si vous stockez, mais que le tiers s’échappe en évaporation sur une année, je vois mal l’intérêt.


    • Fergus Fergus 25 août 13:04

      @ babelouest

      Le « tiers », et parfois plus. 

      Ajoutez à cela les problèmes liés à un entretien défectueux qui peut entraîner un phénomène d’« eutrophisation » propre à attirer des espèces animales indésirables, voire invasives.


    • Aristide Aristide 25 août 13:37

      @Fergus

      Pour évaluer l’importance de ces « retenues » et leur impact a t-on une idée de ce que représente en surface ces dispositifs comparés à la totalité du territoire en cause.


    • babelouest babelouest 25 août 13:48

      @Aristide
      Pour le sud deux-sèvres, environ une vingtaine d’hectares. Au début, c’était la taille de la ferme de mon père, prés et champs. A la fin, un peu plus.


    • Fergus Fergus 25 août 16:22

      @ Aristide

      Je n’ai aucun idée des surfaces concernées.

      Mais ce qui est sûr, c’est que les eaux prélevées  d’une manière ou d’une autre  en amont contribuent à modifier les biotopes situés en aval. Peut-être pas sur des superficies importantes, mais intéressantes en matière de diversité de faune et de flore, notamment aux abords des cours d’eau impactés.

      Certains d’entre eux sont parfois soumis durant l’été à des épisodes d’assèchement total, phénomène rarissime dans le passé.


    • Aristide Aristide 26 août 11:54

      @Fergus

      En fait, il y a un impact, bon, on ne connait pas trop si ce n’est des généralités du type modifier les biotopes, et surtout on ne connait pas leur importance en terme de superficie.

      Il serait peut-être souhaitable qu’un scientifique puisse donner vraiment la mesure de cet impact sur la diversité de faune et de flore, avec des chiffres et des résultats concrets.

      Les biotopes en France n’ont pas tous des particularités telles que l’impact ferait disparaître des milieux uniques. On peut aussi ajouter que ces retenues permettent à des paysans de vivre et que ce sont eux qui entretiennent ces territoires. Il serait malheureux que cette espèce qui a déjà souffert depuis des décennies disparaissent, je parle des paysans.

      Si on ajoute la résilience de la nature qui est bien plus forte que nos petites ingérences de ce type, on peux simplement envisager qu’à l’abandon de ces équipements, la nature recolonisera les lieux. Il y a une certaine prétention à croire que l’homme est plus fort que la nature et que ses errements auraient des conséquences définitives. 

      Par exemple, après Tchernobyl, tous les études menées sur les territoires contaminés ont mis en évidence cette force de la nature à s’adapter aux pires conditions. Bien sur que les dégâts étaient considérables, mais des populations d’animaux avaient su recoloniser les lieux et vivre dans cette « nature détruite ».

       


    • Fergus Fergus 26 août 15:55

      Bonjour, Aristide

      N’étant pas spécialiste de la question, je ne peux vous répondre. Quelques éléments sont toutefois disponibles dans la document de France Nature Environnement que j’ai mentionné en fin d’article mais dont j’ai oublié de mettre le lien. Le voici : Les Barrages : fausse solution face au dérèglement.

      Cela dit, je vous concède que, comme le dit l’adage populaire, « Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son ».


  • velosolex velosolex 25 août 11:47

    Je viens de faire une long commentaire qui n’est pas apparu....Frustration terrible. Je tache de m’y remettre, mais cela me pompe, pour rester dans le vif du sujet. La façon d’aborder la critique et les limites de l’exploitation de la terre et de l’eau, deviennent de plus en plus aberrante, chez les ex meilleurs soit disant jardiniers de France. Je veux parler bien sûr des agriculteurs, du moins de certains, et de leur syndicat majoritaire, la FNSEA. Il n’y a pas de raisons convaincantes au mépris des ressources quand l’avenir est bouché, quand le climat se dérègle, quand les limites d’un système ont été depuis longtemps franchies.....Le summum étant d’ailleurs que des rétentions d’eau, comme vous le dites vous mêmes, ont été construite simplement par des coups de mains, c’est à dire des opérations de barbouzes, au mépris des lois de ce pays. Qu’elles touchent à l’élément constitutionnel de la vie en dit long sur son mépris....On a décrété la guerre à la terre. Le problème est qu’on est assis dessus. 
    Même la vigne, très peu gourmande en eau, est touchée maintenant, et grille parfois sur place. Alors le maïs...Pour nourrir des bêtes pétantes d’un élevage intensif, dont le prix ce vente est une pied de nez à l’écosystème, dans une planète, où le carbone induit par ce genre de pratique est une catastrophe...
    Les élus sont bien sûr complices, apeurés, par la culture mafieuse, au service même, quand ils ne sont pas simplement des agriculteurs, tant ceux ci noyautent les mairies. Un secret pour personne ;
    Le système atteint ses limites quand il tente dans toutes ces usines à gaz de trouver de nouveaux tuyaux d’échappement, comme les usines de méthanisation en bretagne. Celle de Châteaulin a accouché d’une catastrophe au lisier entrainant l’empoisonnant de l’eau à l’ammoniaque rendant impossible l’accès à l’eau potable de 150 000 personnes dans le Finistère. Et cela pour plusieurs jours. L’usine a été mise en arrêt par le préfet, pour enquète.....Un incident, du à une erreur technique informatique, nous dit le Télégramme, soucieux de ménager ses protecteurs. (Les projets d’usines de ce genre abonent, dans cette fuite en avant...)...Encore l’informatique.....Faut il en rire ou en pleurer ?....Nous voyons là que nous sommes dans un univers mafieux, où il devient impossible de dire certaines vérités, de peur de se mettre les parrains à dos....Lors du confinement, la pollution aux particules est restée majeur, bien que la circulation a été mise en veilleuse...Prouvant encore plus l’incidence majeure de la pollution d’origine agricole, dans un modèle intensif, polluant à tout va. 
    Les préfets ne sont pas inertes. Celui de seine maritime vient de permettre au grand scandale des associations de défense des animaux, l’abattage de quelques milliers de renard, ce pauvre bouc émissaire, qui n’est plus porteur de la rage depuis longtemps, mais qui est un prédateur pourtant des rongeurs, porteur de la tique, qui n’a fini de faire des ravages. 
    Il existe des solutions de remplacement à la culture du maïs, dans ce pays où il va falloir s’adapter autrement qu’en mettant des barrages en amont, et des digues en aval, pour arrêter la mer qui monte...La silphie, est par exemple de plus employée en Allemagne. Trop beau pour être vraie. Pourtant écologique, nourricière, résistant à la sécheresse, et pouvant par contre supporter l’innondaiton, elle semble avoir tout pour elle.


    • titi 25 août 13:25

      @velosolex

      « our nourrir des bêtes pétantes d’un élevage intensif, dont le prix ce vente est une pied de nez à l’écosystème, dans une planète, où le carbone induit par ce genre de pratique est une catastrophe... »

      Je ne comprend pas ?

      Je croyais que le CO2 c’était une invention ?

      Parce que si ce n’en est pas une, alors il faut réhabiliter le nucléaire qui est la seule solution pour lutter contre ces émissions.


    • Aristide Aristide 25 août 13:30

      @titi

      Parce que si ce n’en est pas une, alors il faut réhabiliter le nucléaire qui est la seule solution pour lutter contre ces émissions.

      Et si vous rajoutez la fuite en avant vers le véhicule électrique, le simple citoyen comprend qu’il faudra satisfaire une demande électrique qui ne cessera de croitre ... Mais bon, là demander à un écolo de rester les pieds sur terre ... 


    • foufouille foufouille 25 août 13:46

      @velosolex

      donc que de la bouffe pour bobo avec la tomate à 10€ lekg.


    • Fergus Fergus 25 août 13:48

      Bonjour, velosolex

      Je suis très largement d’accord avec les constats que vous faites. Je ne trouve rien à y ajouter tant le tableau que vous dressez me semble juste.
      Merci à vous pour ce long commentaire très bien argumenté.


    • Fergus Fergus 25 août 13:52

      Bonjour, foufouille

      Je connais des exploitants bretons qui, dans des conditions respectueuses des sols et moyennant une irrigation maîtrisée, produisent de la tomate à des prix raisonnables (prix de vente : entre 5 et 7 euros le kilo sur les marchés).


    • foufouille foufouille 25 août 14:46

      @Fergus

      Ce n’est pas un prix raisonnable.


    • wpjo 25 août 14:50

      @pacem

      4 oui 7 euro par kilo, c’est très raisonnable quand on gagne 2000 euros par personne à condition de pas avoir un loyer à payer. Le seul (petit) hic c’est que beaucoup de gens ont 1000 euros par mois ET un loyer à payer.


    • Xenozoid 25 août 14:52

      @foufouille

      je suis d’accord avec foufouille, 5 ou 7 euros le kilo, c’est pour les bobos


    • nono le simplet nono le simplet 25 août 14:53

      @pacem
      dans mon quartier mes voisins trouvent de la tomate (andine, coeur de boeuf, green zebra, ananas, noire de crimée, cerise) chez un petit producteur bio à 0€ le kg smiley


    • troletbuse troletbuse 25 août 15:58

      @pacem

      Il faut lancer une cagnotte pour Nono qui a oublie de nous annoncer les morts du covid. On attend le coup de langue de Grounlchou pour ce merveilleux article qui nous permet d’oublier la progression de la dictature micronienne


    • foufouille foufouille 25 août 17:45

      @pacem

      par ce que ce sont des crétins. il est pas mal son jardin bio.


  • Septime Sévère 25 août 13:11

    Le principe d’action de l’écologie est de monter en épingle la moindre objection. Ainsi est-elle assurée d’avoir toujours raison. Tant qu’on lui montrera du respect, ou qu’on aura peur d’être pris à parti par la masse des sympathisants, elle n’aura pas de raison de changer. Tant qu’un préfet qui veut déplacer un caillou se verra opposer le risque de perturber le cloporte qui est dessous, on continuera d’acclamer sainte Ecologie. 

    Si les eaux retenues assèchent tragiquement le biotope en aval, je préfère ne pas penser à ce qu’il en est des barrages d’EDF. Non à l’hydro-électrique ! 

    Quant à pleurer que les étendues d’eau perdent par évaporation, c’est le comble. L’écologie ne veut-elle pas poser des photopiles partout, et la surface des eaux stagnantes n’est-elle pas précisément envisagée ? 


    • titi 25 août 13:23

      @Septime Sévère

      L’évaporation d’une retenue d’eau est tout ce qu’il y a de naturel. C’est même la finalité de chaque goutte qui tombe des nuages.

      Mais tout est bon pour dénoncer le « gros industriel » de l’« agro business ».

      La captation des eux pluviales elle est réalisée dans des proportions bien supérieures en amont des grandes agglomérations pour éviter les inondations des centre villes.
      Mais là, pas de problème !
      Il est bien connu que l’eau ne s’évapore pas en pareille circonstance.


    • Fergus Fergus 25 août 13:59

      Bonjour, Septime Sévère

      Qu’il y ait des dérives quasi-intégristes de la part de certains écologistes, notamment au niveau national, n’est pas douteux. Ce n’est heureusement pas le cas partout, et nombre d’écologistes locaux parviennent même à débattre avec les agriculteurs pour tenter de trouver des compromis. Je vous concède toutefois que ce n’est pas la majorité du genre.


  • Aristide Aristide 25 août 13:27

    Je ne sais qui a raison dans ce débat sur un sujet d’une telle complexité. Mais il faut tout de même noter la différence entre les représentants de ces positions frontales.

    D’un coté EELV et ses écolos de salon qui seraient capable d’expliquer l’agriculture aux paysans, d’apprendre à ruminer aux vaches, ... La prétention de ces ... est telle qu’ils n’hésitent devant rien. En d’autres temps, ils préconisaient les bio-carburants sans voir les conséquences sur les cultures vivrières dans les pays pauvres : des millions d’ha cultivés avec des plantes comme le colza en remplacement des cultures coutumières qui subvenaient aux besoins des populations locales ...

    De l’autre des agriculteurs, non exempts de défauts et de compromission avec « l’industrie agricole ». Mais tout de même, des spécialistes du sujet qui savent faire leur métier et qui voudraient continuer à en vivre.

    Et voilà tout les écolos-bobos qui ne connaissent de l’agriculture que les discours entendus d’une minorité politique verte voudraient imposer à tous et à toutes leurs positions.


    • babelouest babelouest 25 août 13:59

      @Aristide, on peut fort bien gagner sa vie dans l’agriculture à condition de travailler beaucoup, ça, c’est vrai ; mais surtout en gaspillant beaucoup moins d’eau. Foi de fils de paysan (oui, de paysan, pas d’industriel de l’agriculture).


    • Fergus Fergus 25 août 15:37

      Bonjour, Aristide

      Comme toujours, la voie de la raison est, à mon avis, entre les positions les plus tranchées des uns et des autres.


    • Fergus Fergus 25 août 15:38

      @ babelouest

      Je confirme, foi de membre d’une famille de paysans qui compte encore plusieurs exploitants, principalement éleveurs.


    • Aristide Aristide 26 août 12:09

      @babelouest

      Vous croyez que le bon sens paysan est une denrée rare ! Vous croyez vraiment que ces paysans gaspillent ?

      On leur fait le même procès sur les traitements et engrais, vous croyez vraiment qu’il dépensent sans compter des produits chers, payent l’essence pour que leur tracteur répande inutilement des produits, qu’ils s’equipe de masque au risue de leur santé pour juste emmerder l’écolo au mépris de toute logique et compétence ?

      Les paysans ne sont pas des arrières incapables de mesurer l’impact de leur décisions, de leurs actes sur les terres qui les font vivre !!! J’aime bien les écolos citadins qui ont tous de la famille à la campagne, et qui expliquent à celui qui y vit ce qu’il faut faire ou pas.

      Ces paysans sont les derniers à voir directement ce qui les fait vivre, de la naissance des animaux à leur vente pour la boucherie, du travail de la terre en passant par la graine, la récolte et la vente du produit fini.

      Ce sont les artisans de la terre, et pour ma part, je me marre à voir tous ces écolos des villes donner des leçons ... C’est vrai qu’ils trouvent Greta exceptionnelle, alors que son discours est d’un inanité sans aucune limite, ils ignorent que les enjeux sont immenses : nourrir les hommes, leur offrir des conditions de vie que l’on a la chance d’avoir dans nos pays d’enfant gâtés.


    • babelouest babelouest 26 août 21:16

      @Aristide non mélangeons surtout pas les paysans, et ces espèces d’industriels de l’agriculture qui ont des exploitations de deux mille hectares : ceux-là sont aussi paysans que des ingénieurs nucléaires !


    • Aristide Aristide 27 août 11:45

      @babelouest

      2000 ha ? 

      Regarder les abus d’une minorité des exploitations agricoles pour désigner les méfaits d’une profession tout entière sur la base d’une complète méconnaissance de ce que sont les paysans et leurs exploitations.

      450.000 exploitations agricoles, une superficie qui va de 90 ha en moyenne pour les céréaliers à une petite dizaine d’ha pour les maraîchers et horticulteurs. 17 ha pour la viticulture.

      Non, les exploitants agricoles sont presque en quasi totalité des exploitations familiales, souvent à la trèsorerie fragile, la néssité d’investissements de plus en plus couteux ..... Vous pouvez continuer à analyser le monde paysan par le seul axe de ce que vous nommez « industriels », une infime minorité, interdire à tour de bras, pointer les paysans, ... il en résultera tout simplement une conséquence pour ces exploitations qui finiront par disparaître au bénéfice de ceux dont vous souhaitez combattre les pratiques.


    • Yanleroc Yanleroc 27 août 12:14

      @Aristide, surtout que les petits éleveurs touchent des fonds de l’UE et en vivent, le reste, le surplus, ce qu’ ils obtiennent de leur travail est investi automatiquement dans des achats de terres, de petites maisons, de bois et de bétail. Ils restent (presque) pauvres en apparence mais investissent pour l’ avenir.


    • chantecler chantecler 27 août 12:18

      @Aristide
      "50.000 exploitations agricoles, une superficie qui va de 90 ha en moyenne pour les céréaliers à une petite dizaine d’ha pour les maraîchers et horticulteurs. 17 ha pour la viticulture.

      ..."
      Vous vous fichez de nous :
      90 ha en moyenne chez les céréaliers .... ?
      Vous ajoutez un zéro c’est le minimum .... !
      ça eût payé :
      https://www.youtube.com/watch?v=gH7xhjeKTnM
      Et encore ça c’était dans les années 60 !


    • eau-pression eau-pression 27 août 12:22

      @Yanleroc

      Puisque l’article parle d’irrigation, comment vont faire ces agriculteurs qui vivent de primes pour replanter des haies dans les zones où ce serait la meilleure façon de garder l’eau ?


    • eau-pression eau-pression 27 août 12:49

      @chantecler

      En fouillant comme j’ai pu ici, j’ai trouvé que l’ensemble des exploitations spécialisées en céréales et oléo-proténagineux cultivent 7 606 500 ha , et que 73% de ces surfaces (5 577 000OP) sont cultivées par des exploitations de plus de 100 ha.

      Donc, sans entrer dans les détails, 3/4 des terres produisant des COP sont explooitées de façon industrielle. Le quart restant n’est pas toujours mieux traité question poisons dangereux.


    • Fergus Fergus 27 août 12:59

      Bonjour, eau-pression

      « ... replanter des haies dans les zones où ce serait la meilleure façon de garder l’eau ? »

      Soyons objectifs : i y a des agriculteurs qui replantent des haies. Mais comme les poissons volants, il ne sont pas la majorité du genre.



    • foufouille foufouille 27 août 13:04

      @Fergus

      Ça dépend beaucoup des départements et ça a peu d’effets sur les inondations hivernale.


    • eau-pression eau-pression 27 août 13:42

      pour @chenteclerc

      Au fait, voici le lien sur les données


    • Yanleroc Yanleroc 27 août 14:22

      @eau-pression, ils achètent des terrains ! Le rasoir d’ Okham, le plus simple et le plus court chemin. Ils plantent ou ils ne plantent pas mais ils touchent les subsides. Les fonts européens partent dans des biens privés et pas forcément dans la production !

      Tomate Man fait pousser ses tomates sans eau ...
      https://youtu.be/kxtX6872ozc


    • Fergus Fergus 27 août 15:20

      Bonjour, Yanleroc

      Ce que vous dites n’est pas faux : j’ai connu des cas de paysans qui défrichaient puis labouraient sommairement des parcelles peu rentables en termes de productivité qui étaient déclarées comme terres cultivées, ce qui donnait lieu à subvention de la PAC pour les surfaces concernées. 


Réagir