mardi 16 septembre 2014 - par Stéphane Lhomme

Loi de transition énergétique : le carambolage de la voiture électrique... et nucléaire

- La voiture électrique pollue autant que la voiture thermique

- La voiture électrique n'est même pas efficace contre le co2

- En France, la voiture électrique est une voiture nucléaire

- L'argent public offert aux lobbies et aux ménages aisés

- On ne sauve pas le Titanic en lui envoyant le Costa Concordia

Le développement de la voiture électrique est un des axes majeurs du projet de loi dite de "Transition énergétique". Or, il suffit de se pencher quelques minutes sur ce dossier pour constater qu'il s'agit non seulement d'une impasse mais aussi d'un échec programmé concernant les objectifs écologiques : une étude de l'Ademe montre que, contre toute attente, la voiture électrique n'est même pas efficace contre les émissions de co2.

 

Les constructeurs avouent : la voiture électrique n'est pas écologique

Avant tout, il faut rappeler que l'Observatoire du nucléaire a contraint ces derniers mois les principaux constructeurs - Renault, Citroën, Nissan, Mitsubishi, Opel, Bolloré et ses déclinaisons (Bluecar, Autolib, Bluely, Bluecub) - à retirer de leurs publicités pour voitures électriques les termes "propre", "verte" ou "écologique" (cf Le Monde.fr, 26 juin 2014, http://bit.ly/1lguS6q ).

En effet, il faut bien comprendre que, si elle ne pollue pas au moment où elle roule, la voiture électrique pollue avant, après, et ailleurs : matières premières et énergie pour la construction, pneus et batteries à l'usage, déchets en fin de vie, et bien sûr énergie pour mouvoir le véhicule.

 

En France, la voiture électrique est surtout… la voiture nucléaire

A ce sujet, les plans de développement des voitures électriques en France prévoient que le rechargement des batteries se fera quasi exclusivement sur le réseau électrique ordinaire, c'est-à-dire à 75% par le nucléaire.

La voiture électrique sera alors co-responsable des tares de l'atome, et l'on peut même parler d'une véritable délocalisation de la pollution : contamination du Niger par les mines d'uranium d'Areva, rejets radioactifs dans l'environnement et production de déchets radioactifs par les centrales nucléaires d'EDF, etc, sans oublier les mines de lithium (par exemple en Amérique du Sud) pour les batteries. Et tout ça pour permettre à des urbains privilégiés de rouler prétendument "propre"…

 

La voiture électrique n'est même pas efficace contre les émissions de co2

Mais, ce qui est probablement le plus notable, c'est que la voiture électrique n'est même pas efficace contre les émissions de co2. En effet, une récente étude de l'ADEME a montré que, compte tenu des pollutions citées ci-dessus, il faut avoir roulé de 50 000 à 100 000 kilomètres en voiture électrique avant de commencer à émettre moins de co2 qu'avec une voiture thermique (cf La Tribune.fr, 4 décembre 2013, http://bit.ly/WELjVz ).

Or, sachant que le trajet moyen en voiture électrique est très court, il est probable que la plupart des propriétaires de ces véhicules n'atteignent même pas le nombre de kilomètres requis : il faudrait rouler de 15 km à 30 km par jour, 365 jours par an, et ce pendant 10 ans.

 

Voiture électrique : des aides pour les ménages aisés

Les autorités publiques subventionnent déjà de façon indécente les acheteurs de voitures électriques - qui sont quasi exclusivement des ménages aisés - par des bonus abusivement dits "écologiques" pouvant dépasser 11 000 euros par le cumul d'aides d'Etat et d'aides régionales (cf 76actu.fr, 4 avril 2014, http://bit.ly/1uluDQ0 )

Sans ces subventions, le prix modéré du rechargement des batteries - mais pour combien de temps encore, vu l'explosion du coût de l'électricité nucléaire ? (cf Le Monde, 27 mai 2014, http://bit.ly/TPibtR ) - serait totalement contrecarré par le prix du véhicule à l'achat. A ce compte, n'importe quelle activité ruineuse peut devenir "rentable" à condition de la faire payer par l'argent public.

 

Bornes de rechargement : une facture de 100 milliards !

Non content de ces dépenses insensées, le gouvernement prévoit aussi l'installation en France de 7 millions de bornes de rechargement pour voitures électriques (projet de loi de transition énergétique). Le coût d'une telle borne est à ce jour d'environ 20 000 euros, pose comprise. En prenant 15 000 euros pour tenir compte de l'effet de masse, cela signifie une dépense d'environ… 100 milliards d'euros. Si par miracle les prix baissaient de moitié, cela ferait encore 50 milliards d'euros.

On se demande déjà où cette somme inouïe pourra bien être trouvée et, dans ce cas bien improbable, qui pourrait justifier une telle dépense dans un projet finalement anti-social et anti-écologique, alors que l'argent public manque pour l'éducation, la santé, les énergies renouvelables, etc ?

 

Objectif 2 millions de voitures électriques… sur 40 millions !

Qui plus est, les entreprises d'Etat - à commencer par La Poste, pionnière dans cette voie de garage - et les Collectivités territoriales sont fortement incitées à acheter elles-mêmes les voitures électriques dont, jusqu'à preuve du contraire, les citoyens ne veulent pas : à peine 0,4% du total de voitures vendues en France.

Le gouvernement espère, en dépensant ainsi sans compter l'argent public, que 2 millions de voitures électriques rouleront en France en 2020. Un chiffre totalement improbable mais, même s'il se concrétisait, qui ne concernerait qu'une voiture sur 20 : autant dire une "niche" aussi inutile que ruineuse.

 

Les voitures électrique françaises rechargées par les centrales allemandes au charbon

Par ailleurs, que dire du rechargement de centaines de milliers de voitures électriques qui seraient branchées au même moment, le soir vers 18 heures lorsque leurs propriétaires rentreront du travail ? D'ores et déjà, la surconsommation française d'électricité, en particulier l'hiver avec l'option absurde du chauffage électrique, fait que la France est massivement alimentée… par les centrales électriques allemandes fonctionnant au charbon (Le Monde, 22 janvier 2013, http://bit.ly/YwStMY ).

Il est de bon ton de critiquer ces centrales et leurs émissions de co2 mais, sans elles, la France serait frappée de pénurie tous les soirs d'hiver. Le projet absurde de développement des voitures électriques ne ferait qu'aggraver encore cette situation. Et ce n'est pas le déploiement tout aussi absurde de compteurs électriques abusivement dits "intelligents" - c'est en réalité un autre projet ruineux et inefficace, mais aussi très dangereux pour les libertés publiques, nous y reviendrons dans un autre texte - qui y changera quelque chose.

 

L'argent public : ni pour la voiture thermique, ni pour la voiture électrique

Bien sûr, il ne s'agit pas pour nous de faire la promotion de la voiture thermique (essence ou diesel) qui est elle-même très polluante. Mais, justement, personne ne se hasarderait à offrir l'argent public aux propriétaires de voitures essence ou diesel, leur permettre de se garer gratuitement sur des places réservées, de recharger leurs réservoirs aux frais de la collectivité, etc : alors pourquoi le faire pour des voitures nucléaires ?

 

On ne sauve pas le Titanic en lui envoyant le Costa Concordia

L'argent public doit être affecté aux transports en commun, aux transports alternatifs, ou à tout autre projet d'intérêt général, mais certainement pas gaspillé dans la voie de garage qu'est la voiture électrique. L'objectif de la Loi dite de transition énergétique semble être de développer la voiture électrique pour doper la consommation d'électricité, en baisse depuis plusieurs années, et tenter ainsi de sauver l'industrie nucléaire, en totale déconfiture. Mais on ne sauve pas le Titanic en lui envoyant le Costa Concordia…

 

Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire
http://www.observatoire-du-nucleaire.org



135 réactions


  • hunter hunter 17 septembre 2014 11:32

    Absolument ! Mais que nous soyons des mutants en avance génétiquement, ou bien des sales cons rétrogrades (comme beaucoup vont le penser icic), car nous refusons de rendre le culte à la mode, une chose est sur : nous sommes trop peu nombreux, et beaucoup d’entre nous disparaîtront, car malheureusement, parmi nous, trop refusent de voir la violence qui vient :les masses frustrées, soudainement coupées de leur cordon ombilical consumériste, productiviste et technoscientiste, se transformeront très vite en hordes impitoyables, prêtes à tout pour survivre !

    Et à ce moment là, pas question de dialogue, de négociation, d’arguments bisounours : ça sera confrontation, et la loi du plus fort !

    La nature humaine est ainsi : il n’y a qu’à voir comment l’homme avec un peu de pouvoir traite son semblable plus faible, et comment il traite les autres formes de vie !

    Hobbes l’a dit bien avant moi : « homo homini lupus (est) »

    Cordialement

    H/


  • Elias 17 septembre 2014 11:54

    Bonjour,
    Je ne suis que partiellement d’accord (ou en desaccord, c’est selon)

    (Pas que le nucleaire soit la panacee, mais en l’absence de meilleure solution...), quelques points cependant :

    C’est justement grace au nucleaire que la voiture electrique est bien plus avantageuse en France qu’en Allemagne (le premier pollueur d’europe et de loin), le nucleaire etant bien moins polluant (excepte en cas d’explosion, fuites etc...je vous l’accorde bien volontiers - je ne travaille pas dans le nuke). Du coup plus d’electrique, moins d’emission de CO2 (on s’en tape un peu), mais surtout moins de polluants et particules (qui eux sont toxiques).

    La voiture electrique a effectivement comme avantage de delocaliser la pollution ou l’electricite est produite. Ca tombe bien, c’est en ville qu’il y a le plus de probleme de pollution, en particulier aux particules, par un effet combine du diesel, de l’agricuture et des centrales a charbon (de Belgique, Allemagne et Pays-Bas) la situation serait bien pire si on utilisait du charbon comme en Allemagne.

    Apres c’est sur qu’il faut plus de centrales et une meilleure gestion de la charge du reseau (vue que c’est ce qui bloque le development des energies renouvellables). mAis on exporte 15% de notre electricite (c’est vrai qu’on exporte a relativement faible cout et qu’on achete plus cher, mais la balance est positive).

    A noter que le developemenet de l’eolien, n’a pas seulement un impact sur les paysages et sur les porte-monnaies, il a aussi un impact sur l’environement. En effet, ca demande d’installer des centrales a gas a faible rendement, pour compenser les pertes de charges ce qui fait que le les emissions, compare aux centrales a cycle combine -c.a.d a gas mais efficaces- augmentente.

    Ceci etant dit, subventionner le remplacement des chauffages electriques (qui est un aberration absolue) au lieu de subventionner l’eolien aurait bien plus d’effet sur la pollution et les ressources.

    C’est aussi un mauvais proces fait aux voiture Li metal polymere de Bolloree/Bathium, vu que contrairement aux batteries Li-ion qui equipent les autre vehicules, ces batteries comprenent peu de materiaux toxiques (etant donne que les cathodes sont a base de phosphate de fer et non d’oxydes de cobalt, Nickel etc....). Je ne comprend pas non plus l’argument des pneu (par rapport a la situation actuelle).

    Quant aux ’mines de lithium’, pour qutant que je sache, pour les principales, au Chili, il s’agit de reserves d’eau saumatre riches en lithium, qui sont evaporees pour obtenir du lithium carbonate, ensuite il est vrai que le lithium est obtenu par electrolyse, ce qui consomme de l’energie (en fait tout comme la charge de la batterie).

    Finallement, bien sur que tout produit manufacture pollue ainsi que toute consommation d’enmergie, l’idee est de polluer moins par rapport a la situtation actuelle. A mon avis, cela passe par un diminution de la consommation et une meilleure gestion des reseaux electriques. Pour la gestion des reseaux electriques, le meilleur moyen de stocker de l’energie est de pomper de l’eau en amont des barrages, mais ce n’est pas possible d’augmenter le nombre de barrages. Un autre solution consiste a s’appuyer sur des batteries (qui il est vrai, comme tout produit manufacture consomme des ressources etc...), de maniere a fournir les pics de puissance et a compenser l’interrmitence des ressources renouvelables (qui, pour le moment, implique l’usage de non renouvellable). Une des proposition de l’usage des vehicules electrques (et hybrides) serait alors d’avoir des batteries connetce sur le reseaux electrique, qui pourraient alors fournir de l’electricite au reseaux durant les pics, alors qu’elle pourraient etre charges pendant kes creux.

    Apres pour les conditions d’extraction de l’uranium, 100% d’accord, mais ca s’applique pour toutes les mines (or, diamand etc.......).


  • julius 1ER 17 septembre 2014 15:24

    je vois que sur ce forum la plupart des internautes n’ont pas encore compris que les centrales nucléaires ont une durée de vie limitée qu’on le veuille ou non, que les centrales ont été construites dans les années 60/70/80 que leur durée de vie est de 40/50 ans dans le meilleur des cas et qu’après on les conserve comme des musées avec toute une équipe au sol car on ne sait pas les démanteler......................et qu’en plus lorsque on en a calculé le coût fabrication/exploitation le coût du démantèlement n’a jamais été chiffré sérieusement ...............................sic.

    que maintenant la question à 1euro, que fait-on de ces cathédrales new-age, mais surtout si on les remplace, ou construit -on les autres ce qui veut dire 35 à 40 nouveaux sites sur le territoire car là à nouveau on est dans le concret, une centrale nucléaire, ce n’est pas une éolienne çà prend plus de place( et quand çà pète çà fait plus de dégâts !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    alors les joyeux Pro-nucs j’attends vos réponses car là ce n’est plus de savoir si le nucléaire tue ou a tué plus que le pétrole, mais lorsque l’on voit les batailles menées pour construire un aéroport ou une éolienne, m’est avis qu’on est pas rendu............


  • Micka FRENCH Micka FRENCH 17 septembre 2014 15:32

    De l’Ecossaise...


    Plus les centaines de millers de cancers A VENIR.....

    Micka FRENCH

  • pemile pemile 17 septembre 2014 16:51

    @Stéphane Lhomme

    Chapeau pour votre tenacité (quoique vos contradicteurs sont bien minables !)

    Finalement, ce sont probablement les humanistes (antinucléaires et autres) qui sont dans l’erreur en se faisant des illusions sur leurs congénères...

    Déçu par vos congénères, mais ceux ci sont avant tout des victimes trompées par de puissants lobbys et n’ayant pas encore reçu la facture de leur confort actuel !


  • JMBerniolles 17 septembre 2014 18:46

    Découvrir que la fabrication de batteries conduit à émettre du CO2 revient à enfoncer une porte ouverte. La plupart des fabrications sont à l’origine d’émissions de CO2 : les biocarburants, même la vinification par exemple... d’autant plus si l’on considère la partie indirecte [par les outils, les cuves, ...]


    Mais la fabrication d’une voiture génère également du CO2.
    Si l’on relie grossièrement l’émission de CO2 au poids, on voit que pour une ZOE de Renault :
    * la voiture pèse 1400 kg
    * les batteries, pour l’instant, parce que l’on fait des progrès sur le rapport poids puissance, pèsent 300 kg
    Elles durent peut-être un peu moins que la voiture, mais on comprend que c’est la fabrication de la voiture qui est la plus coûteuse en CO2 émis.

    Et les sacro saintes éoliennes ? Sans considérer le béton, les câbles, le transport.... une éolienne pèse par exemple 235 tonnes pour une énergie fictive de 2 MWe [ les éoliennes n’étant jamais à leur puissance théorique c’est d’ailleurs une supercherie complète d’utiliser cette donnée pour les comparer au nucléaire ou ici à une voiture qui marche quand on en a besoin].
    300 kg de batterie fournissent donc une puissance de l’ordre de 50 kW pour la ZOE.

    Pour une éolienne brute on a donc 235.000/2000= 117.5 kg/kW
    Pour les batteries de la ZOE 300/50 = 6 kg/kW

    On peut corriger cela avec la durée de vie, mais il faut aussi considérer la production réelle d’une éolienne... et le démantèlement, recyclage...

    Le résultat est clair. La fabrication d’une éolienne est beaucoup plus coûtreuse en CO2 émis.

    D’ailleurs, sur le même thème, on montre que les éoliennes occasionnent l’émission de beaucoup plus de C02 que le nucléaire.

    Il faut noter aussi qu’une voiture à pile à combustible génère de la vapeur d’eau qui est le plus puissant gaz à effet de serre. 

    >De plus, comme un article récent sur Agoravox l’a mis en évidence, l’hypothèse CO2 est sérieusement remise en question. 

    Voila beaucoup plus de 15 ans [qui est la durée scientifiquement reconnue pour la remise en cause de l’effet CO2, que la température moyenne globale à la surface de la terre n’a pas augmenté alors que la concentration en CO2 continue sa croissance sur un rythme catastrophique aux dire du Giec. [Groupe mi scientifique mi politique il faut le rappeler].

    L’Académie des sciences a reconnu en 2010, un changement climatique, pas un réchauffement.

    Enfin, une voiture électrique remplace en ville une voiture à moteur diesel qui émet des aérosols aux particules très fines dont la nocivité pour les personnes âgées et les enfants en bas âge est reconnue.






    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 17 septembre 2014 19:16

      Si le CO2 ne cause pas le changement climatique, il ne reste décidément plus aucun prétexte pour être pronucléaire !!!


    • JMBerniolles 17 septembre 2014 20:31

      Ah monsieur Lhomme, lorsque le nucléaire a été lancé dans les années 50 nous étions très loin des préoccupations relatives au CO2.


      Il faut reconnaitre que la première motivation a été la fabrication de la bombe atomique au Plutonium.

      Mais dès 58, l’EDF y a vu une voie possible pour la production d’électricité et c’est ainsi que G2 et G3 à Marcoule ont inauguré chez nous la production d’électricité d’origine nucléaire.

      A cette époque contrairement à aujourd’hui les responsables avaient une vision à long terme et la planification existait encore. Il faut dire aussi que dans les années 70 on considérait à l’EDF que la consommation d’électricité devrait doubler tous les 10 ans. Donnée qui s’est avérée plus que fausse et qui a malheureusement conduit- à se précipiter sur Super Phénix au lieu de faire un vrai prototype de puissance inférieure.

      Je s ais que vous contestez fortement cette affirmation, mais le nucléaire est pour nous, en France aujourd’hui, absolument incontournable pour la génération de courant électrique, dont la consommation par l’habitat notamment augmente chaque année.

      Le pays le plus avancé technologiquement au niveau du nucléaire civil est la Russie qui, particulièrement avec son gaz naturel pourrait être auto suffisant ;
      Ils font du nucléaire, y compris des réacteurs rapides à sodium, BN800 est en train de démarrer, et vendent leur gaz. Notamment à l’Allemagne.

      Mais pourquoi ne pourchassez vous pas également, dans la même veine, ceux qui prétendent que les énergies éoliennes et photovoltaîques, les « green craps » pour Cameron, sont des énergies vertes ?




    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 17 septembre 2014 20:41


      - Si le Japon (130 millions d’habitants) fonctionne depuis 370 jours consécutifs avec 0% de nucléaire, la France (deux fois moins d’hbts) peut le faire ! Et aussi vite (moins d’un an)

      - Je ne « pourchasse » pas les promoteurs d’éoliennes car, voyez-vous, le danger est quasi-nul à côté de l’atome. Et puis il y a assez de gens (à 99% pronucléaires) pour le faire...


    • JMBerniolles 17 septembre 2014 23:08

      Si vous abordez le cas du Japon il faut être complet.


      Après l’expérience dramatique d’Hiroshima et Nagasaki [on aurait pu en déduire que les USA étaient près à tuer des milliers de civils pour satisfaire leur desseins de domination. En l’occurrence imposer au monde leur monnaie verte, le dollar] , le Japon a pris l’option de développer le nucléaire.
      On peut comprendre que ce n’était pas par plaisir mais par nécessité.

      Il est normal qu’après Fukushima Daiichi les réacteurs nucléaires aient été arrêtés pour revoir leur sûreté.
      Le Japon a alors fait fonctionner essentiellement des chaudières à gaz, avec un gaz qu’il payait beaucoup plus que tout le monde sur le marché international, pour compenser.

      Si l’on se sert du cas japonais il faut donc admettre que l’alternative au nucléaire est le gaz, naturel ou de schistes.

      Du point de vue économique le Japon était déjà en déflation avec une dette publique à 200% du PIB.

      L’achat de gaz naturel a fait de plus plonger la balance commerciale japonaise qui est maintenant largement déficitaire. La situation actuelle du tout gaz y est donc économiquement intenable.

      Donc, le Japon va relancer son nucléaire en commençant par les deux réacteurs nucléaires de Sendaî, au centre, industriel, du Japon, dont l’Autorité de sûreté japonaise vient d’approuver le dossier de sûreté.

      Le gouvernement japonais a le souci d’avoir l’approbation des populations et des responsables politiques locaux et régionaux. Les convaincre prend du temps, mais est absolument nécessaire.

      Donc le nucléaire va repartir au Japon.

      Je pense que c’est plutôt la preuve que le nucléaire est incontournable dans ce pays industriel qui a besoin d’une énergie constante et économiquement abordable. Sinon les responsables politiques s’en passeraient sûrement volontiers.







    • Croa Croa 17 septembre 2014 23:16


      Une perle (mais il y en a d’autres) : « Enfin, une voiture électrique remplace en ville une voiture à moteur diesel qui émet des aérosols aux particules très fines ».

      Sachant que les moteurs diesels n’émettent pas d’aérosols (truc nocif spécifiques aux moteurs à allumages électriques) mais des suies (appelées aussi « particules » en effet dans le jargon du politiquement correct parce qu’il s’agit aussi d’un truc nocif mais qui se doit d’être plus diabolique encore.) 


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 17 septembre 2014 23:53

      Non, c’est la preuve qu’un pays nucléarisé peut à tout instant se retrouver dans la plus grande m...
      Et c’est bientôt le tour de la France...


    • Ruut Ruut 18 septembre 2014 08:26

      Considérer que l’eau est un polluant, est une erreur, l’eau en vapeur retombera forcément en pluie, ce qui n’est pas une mauvaise chose.

      Pour le moment 2 technologies ne polluent pas (en utilisation par les consommateurs).
      L’électrique (utilisé depuis des lustres dans les jouets) et l’hydrogène (qui produit de l’eau potable).

      Ces 2 technologies sont parfaitement au point.
      Elles nous permettent d’êtres autonome au niveau énergétique et ne polluent pas.

      Bien sur ces 2 technologies dépendent de notre capacité a produire une électricité non polluante via des centrales géothermiques (pour la grosse production), marémotrices, hydrauliques (pour la gestion des pics) voir éoliennes et solaires (pour produire l’hydrogène des centrales d’appoint a hydrogène).


    • JMBerniolles 18 septembre 2014 09:54

      Un aérosol est un ensemble de particules fines, cela va de quelques Angstroems à la dizaine de Microns en diamètre par exemple, qui est transporté par l’air.

      D’où sa nocivité pour nous si les particules sont nocives ;

      Je pense que tout le monde s’accordent à dire qu’en ville il vaut mieux des voitures électriques que des diésels !

      Oui, il y a d’autres remarques ?

    • Croa Croa 18 septembre 2014 22:21

      Un aérosol est constitué de minuscules gouttelettes. On apprend ça dans les petites classes smiley. Une fumée ce n’est pas un aérosol mais elle peut en contenir. Elle peut aussi contenir des suies qui ne sont pas des aérosols, ce qui est généralement le cas.


  • julius 1ER 17 septembre 2014 18:57

    The Tsar Bomba was a three-stage Teller–Ulam design Lithium bomb with a yield of 50 to 58 megatons of TNT (210 to 240 PJ).[5] This is equivalent to about 1,350–1,570 times the combined power of the bombs that destroyed Hiroshima and Nagasaki,[6]10 times the combined power of all the conventional explosives used in World War II, or one quarter of the estimated yield of the 1883 eruption of Krakatoa, and 10% of the combined yield of all nuclear tests to date.

    @l’auteur, 
    je me demande quand même si les problèmes d’ozone et de pollution n’ont pas été engendrées par toutes les explosions atomiques procédées dans l’atmosphère , je constate que jamais il n’y eut d’étude d’impact ou bien s’il y en eut,elles ne furent jamais publiées............. le souffle de tzar bomba, pour ne prendre qu’elle, fit 3 fois le tour de la terre, ce qui en dit long sur la puissance destructrice de l’atome.....
    alors après cela je ne suis pas sûr que la pollution automobile soit ce qu’il y ait de pire !!!!

  • neurone 17 septembre 2014 22:30

    Quoi, Comment ... le nucléaire ce n’est pas une énergie « propre » ! A les écouter pas de CO2 av. le nucléaire... juste un peu d’’arsenic, du plomb du mercure, du plutonium, de l’uranium, et autre déchets en tout genre, mais guère plus offensif qu’un espace de caillasse de granit de Bretagne (dixit charpak)  !!!


    • Croa Croa 17 septembre 2014 23:23

      Oui, t’as raison le nucléaire est propre comme l’est tout ce qui est aseptisé. La mort, il n’y a rien de plus propre après tout.

      D’ailleurs l’auteur exagère : La voiture électrique n’est pas écologique, d’accord.... MAIS ELLE EST PROPRE !  smiley


  • Ruut Ruut 18 septembre 2014 08:12

    Ce qui tue la technologie électrique c’est des choix technologiques volontairement mauvais.

    Les batteries au lithium, tout le monde sait que la durée de vie est faible (nombre de recharge limité). (choix volontairement mauvais.)

    Production énergétique polluante. (choix politique volontairement mauvais)

    Une centrale géothermique ne pollue pas. (produit en continue de l’électricité et de l’eau chaude sans risque ni pollutions)

    Des minis centrales d’appoints hydro-photovoltaïques sur les immeubles des particuliers/ entreprises ne polluent pas.

    Un duo photovoltaïque hydrogène chez les particuliers ne pollue pas non plus.

    C’est des choix qui font les problèmes, la technologie propre existe et n’est pas plus chère que les solutions actuelles.

    Quand au choix du nucléaire c’est juste pour avoir des armes nucléaires, il est le pire.
    30 ans de productions pour 4 milliards d’années de pollutions et de coûts ne peut pas être intéressant.

    Même les centrales marémotrices ne polluent pas.
    Traiter l’énergie électrique d’énergie polluante, c’est de la pure malhonnêteté.


  • Chaudevant Chaudevant 18 septembre 2014 11:00

    Il est clair que la voiture électrique n’est pas une bonne solution contre la pollution.
    La voiture hybride n’est guère mieux, car elle va dans la surenchère technologique coûteuse pour peu de gain énergétique.
    La solution que propose J-M Jancovici, de développer une voiture légère et consommant très peu (2 l/100km) me semble être la voie que nos industriels devraient suivre...
    A défaut, il reste le vélo et le cheval où encore les petites motos 125 dernière génération qui ne consomme que 2.5 l/100km (yam MT125 par ex).


    • Croa Croa 18 septembre 2014 22:35

      Les hybrides d’aujourd’hui (hybrides parallèles) ne valent rien en effet car avec leur double motorisation et double systèmes de transmissions elles cumulent les handicaps. L’avenir est aux hybrides série... S’il reste du carburant !
      *
      Ta 125 qui fait du 2,5l n’est pas si économe que ça. Avec les technologies d’aujourd’hui il est possible de faire bien mieux.


  • HELIOS HELIOS 18 septembre 2014 12:24

    ...article a charge, je ne qualifierais pas l’auteur de stupide, mais de manipulateur !


    Qu’est-ce qui est commun a TOUS les véhicules ?.. ; et que vous ne pouvez mettre a charge de la voiture électrique...
    —1-- les énergies dépensées et les matières premières pour sa construction 
    —2-- les structures routières, bien entendu
    —3-- les réseaux de distribution spécialisés pour son approvisionnement en énergie(actuellement les stations services et les camions citerne)


    maintenant, quand on compare le véhicule thermique et le véhicule électrique, qu’est-ce qu’on constate :

    pour le point 1) rien ne va changer, sauf qu’une partie non négligeable du système de production s’allège considérablement, car les moteurs électriques sont considérablement moins gourmands en métal et moins complexes (excepté les logiciels de commande qui ne consomment que de l’intelligence)

    pour le point 2) rien ne change non plus et même, la qualité globale du réseau pourrait se dégrader car l’architecture la plus économique d’un véhicule électrique est d’installer un petit moteur dans chaque roue (plutôt qu’un gros moteur quelque part avec transmission), qui les rends de fait 4x4 et donc moins sensibles.

    pour le point 3), enfin, et c’est la le point le plus important en faveur du véhicule électrique. L’électricité n’est pas une énergie en elle même, mais un vecteur d’énergie. Utiliser un véhicule ne présume pas de l’origine de l’électricité qui peut provenir effectivement du nucléaire, mais également des autres formes de production. Actuellement les véhicules sont 100% consommateurs d’énergie fossile... en passant a l’électricité ils deviendraient 80/20 (ce qui correspond a la répartition nationale des origines de l’électricité) et on peut même supposer qu’avec les systèmes récupérateurs d’énergie cette proportion s’équilibrerait, peut être même mieux !

    L’électricité coute moins cher a être transportée. Même avec des pertes, les câbles ne demandent aucune contrepartie au transport, comme c’est le cas de l’essence qui demande au moins des pompes lorsque la distribution est faite par pipeline. Ceci est important car actuellement il faut des stations service pour la distribution d’énergie pour l’automobile, alors que pour l’électricité, le réseau existe déjà, même s’il est insuffisant en dimensionnement... et peut être distribué partout, même chez vous, là où stationne l’automobile.

    A ce tableau il reste maintenant le problème des batteries et de la production électrique avec des moyens qualifiés de polluants et possiblement non renouvelables.
    Les batteries, a supposer que nous soyons bloques aux technologies actuelles, sont parfaitement recyclables. L’investissement initial est modéré et surement moins cher que la recherche et l’exploitation pétrolière.
    Récupérer le lithium (aujourd’hui coute moins cher est n’est pas aussi polluant)... de plus du lithium, il y en a des grandes quantité en mer et la France est bien placée.. peut etre l’oublie-tt-on. A nous de faire en sorte que les batteries usées ne partent pas en inde ou au viet-nam nous obligeant a re-importer la même chose.
    A supposer qu’aucun autre type de réservoir électrique n’apparaisse, les batteries et leurs filières de construction/récupération est nettement moins cher que le réseau « pétrole ». les couts exorbitants actuels correspondent a la captation, la prédation de quelques systèmes financiers qu’on peut contrôler au besoin.

    ... et le problème des usines de production électrique.... ben oui, il faut « faire » de l’électricité... cela coute, cela utilise des solutions plus facile comme le nucléaire que l’éolienne au coin du toit de la maison.
    Il faut choisir entre le nucléaire actuel et... le nucléaire futur jusqu’à ce que nos moyens technologiques nous fassent glisser vers des solutions que je qualifierais d’acceptable par tous. L’intérêt de l’électricité, je l’ai écrit plus haut, c’est que peu importe son origine, on peut évoluer tres, tres vite sans changer le parc automobile et le moyen de distribution.


    En clair cet article a charge me fait penser a l’idiot utile du pétrole et de l’écologiste dont le dogme anti-automobile, c’est a dire totalitaire, ennemi de la liberté, se trompe encore une fois de combat, et au passage, aide les compagnies pétrolières qui n’ont vraiment pas envie de voir leur marché changer.
    Le véhicule électrique est LA transition nécessaire et la plus efficace pour protéger la nature, la qualité de la vie et le développement nécessaire de l’homme et sa civilisation.

    Ah, dernier point.... il n’y a qu’une seule alternative technologique, mais elle ne resoud pas tous les problèmes, c’est l’hydrogène, qui peut etre produite a partir de différentes sources. Hélas, elle est difficile a stocker et nécessite, comme le pétrole, un réseau de distribution lourd.

    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 18 septembre 2014 13:30

      Alors qu’il est écrit que la voiture électrique est aussi polluante que la voiture thermique (c’est donc réciproque), il n’y a qu’un IDIOT INUTILE pour faire semblant de croire, ou pire pour croire vraiment, qu’il s’agit de promouvoir les carburants pétroliers.

      Vouloir remplacer la peste par le choléra, qui plus est à grand renfort d’argent public, est STUPIDE


    • HELIOS HELIOS 18 septembre 2014 14:05

      je ne pense pas avoir tort quand je parle de dogme !


      Au moins j’essaie d’apporter des arguments.
      On peut aussi les chiffrer, mais un argument cela veut dire qu’on accepte de discuter....

  • vesjem vesjem 18 septembre 2014 20:17

    en marge , ce comparatif conso avion/bateau

    On comptabilise 80 000 vols par jour, soit près de 30 millions de vols par an .

    Pour 1 tonne transportée sur 9000 Km :

    par avion : 1,126 tonne de pétrole , 10,3 tonnes GES

    par bateau : 0,063 tonne de pétrole , 0,213 tonne GES

    soit environ 20 fois moins de pétrole consommé et 50 fois moins de GES émis , par bateau comparativement à l’avion ( par tonne de marchandises transportées )

    seulement , dans la course à la sécurité , celles qu’on fabrique pèsent 1500Kg ;

    dans un choc de 2 voitures , l’une de 700Kg , l’autre de 1500Kg , je ne vous dis pas où sera le mort ;


    • Croa Croa 18 septembre 2014 22:49

      Oui, c’est pour ça que les marchands d’automobiles proposent des trucs de plus en plus mastocs (soit disant sûrs alors qu’ils sont plus dangereux mais seulement pour les autres !) La sagesse voudrait que l’on limite les masses : même résultat en sécurité voire mieux si on limitait aussi les puissances.
      C’est d’ailleurs peut-être pour ça que les performances en sobriété des automobiles actuelles progressent si peu alors que potentiellement des progrès énormes seraient possibles.


  • vesjem vesjem 18 septembre 2014 20:21

    On comptabilise 80 000 vols par jour, soit près de 30 millions de vols par an .

    Pour 1 tonne transportée sur 9000 Km :

    par avion : 1,126 tonne de pétrole , 10,3 tonnes GES

    par bateau : 0,063 tonne de pétrole , 0,213 tonne

    Soit environ 20 fois moins de pétrole consommé et 50 fois moins de GES émis , par bateau comparativement à l’avion ( par tonne de marchandises transportées )

    Pour l’auto , aujourd’hui on sait faire une auto de 700 Kg consommant 2 l/100Km ;

    Seulement , dans la course à la sécurité , celles qu’on fabrique pèsent 1500Kg ;

    Dans un choc de 2 voitures , l’une de 700Kg , l’autre de 1500Kg , je ne vous dis pas où sera le mort ;


  • vesjem vesjem 18 septembre 2014 20:28

    @l’auteur
    Le but de l’élect est de rendre l’auto moins polluante en ville
    Le développement des voitures élect ou hybrides incite la recherche à innover pour trouver des solutions toujours meilleures au problème ;
    On n’a pas découvert en un jour le fil à couper le beurre ;
    Quand on achète bio , c’est un encouragement à produire bio


  • Pere Plexe Pere Plexe 21 septembre 2014 12:18

    Réquisitoire lucide d’une solution pseudo écologique aussi ruineuse qu’inefficace.
    On peux aussi ajouter au tableau le désastre écologique de l’extraction des matériaux nécessaires à cette technologie (lithium pour les batteries,néodymes et autres terres rares pour les moteurs).
    Et pour faire bon poids il se trouve que ces matériaux sont déjà en tension sur un marché contrôlé par les Chinois.
    Et encore on évitera de penser au recyclages des batteries autement toxique et à la durée de vie ridicule et horriblement couteuse.(Typiquement 1000 cycles soit moins de 3 ans en usage quotidien)
    C’est écolo c’est l’avenir...puisqu’on vous le dit !


  • lsga lsga 21 septembre 2014 14:50

    http://buzzly.fr/quelle-est-la-superficie-necessaire-en-panneaux-solaires-pour-alimenter-le-monde-entier-en-electricite.html

     
    Grâce à la révolution écologique, nous allons produire plus et consommer plus. 
     
    Les écolos qui veulent nous renvoyer au moyen age ne sont pas des écolos, mais des réactionnaires nostalgiques d’un temps d’hors et déjà révolu.

  • lloreen 21 septembre 2014 22:58

    La révolution énergétique date de Nikola Tesla.

    Grâce à ces plans chacun peut construire son propre générateur et se fournir gratuitement en énergie.
    http://qeg.lu/index.php/bauplaene

    Un autre grand scandale ce sont ces affreuses éoliennes qui déparent de plus en plus les paysages.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/scandale-lenergie-eolienne-la-grande-escroquerie_116525.html

    La seule et véritable transition est l’ énergie gratuite.


  • lloreen 22 septembre 2014 09:25

    Pour mieux comprendre pourquoi et comment nous en sommes arrivés à la dictature de la finance et des cartels qui nous ont menés à massacrer la planète voici un excellent résumé à diffuser au plus grand nombre.

    https://www.youtube.com/watch?v=phOrpX1hw28


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