vendredi 18 décembre 2020 - par Nicolas Cavaliere

Une mine d’emmerdes

Le musée va fermer.

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Pour changer l’économie d’un pays, il faut d’abord faire évoluer sa culture. Les fermetures imposées aux bars, aux restaurants, aux théâtres, aux cinémas, aux stations de ski dans le contexte dit « sanitaire » en France ne sont pas en soi une attaque contre leurs propriétaires ou leurs employés, ni même contre les valeurs qu’ils représentent, mais contre le paradigme d’économie culturelle dont ils sont les tenanciers. Il faut donc démanteler les arts et métiers à la française afin de permettre un autre modèle de développement et altérer le paysage français largement intact qui pourvoit les classes laborieuses de la nation en capital.

La France est un musée naturel. Ses nombreux parcs ne sont pas exploités, mais protégés. Des touristes de tous horizons se pressent pour venir admirer, notamment, sa Paris, ses Alpes, ses Pyrénées, sa Côte d’Azur, sa Bretagne, sa Provence, son Alsace, son Centre, son Nord, et la Corse (qui n’appartiendra jamais à la France). Cette formidable préservation a entraîné l’apparition et la multiplication de nombreux points de restauration, ventes de souvenirs, activités sportives ponctuelles, offices de tourisme, célébrations et concerts, etc. L’économie française est basée sur la préservation majeure de son territoire et sur la mobilité générale de sa population puis de celle des pays étrangers. Le charbon a été abandonné, le nucléaire a pris la suite pour la production de l’électricité. Le pétrole dans sa quasi-totalité a toujours été importé. Le capital tricolore n’a pu s’augmenter que grâce à la venue toujours plus massive de consommateurs étrangers. La faible natalité et le lent accroissement de la demande intérieure n’auraient pas suffi à soutenir le rythme de croissance voulu par les classes d’en haut et à laquelle participent toutes celles du dessous sans couac du moment que la redistribution des bénéfices reste acceptable. Des sources de la Seine jusqu’aux Saintes-Maries-de-la-Mer, l’argent ruisselle paisiblement.

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Notre jeune Président a annoncé récemment son souhait d’organiser un référendum pour insérer dans la Constitution une référence à la lutte contre le réchauffement climatique, réchauffement que la narration médiatique associe aux énergies fossiles, sales, polluantes, tout sauf vertes. De l’autre côté du ring, il y a l’énergie électrique, dite propre, décarbonée, qu’on voudrait voir généralisée à ce qui semble être la plus grande source de nuisances pour l’atmosphère et la biodiversité, le véhicule automobile et son moteur à explosion. Après l’avoir expérimentée dans le secteur de la communication, après avoir développé des circuits intégrés et des batteries de plus en plus efficaces et durables pour des ordinateurs et des téléphones portables, on voudrait que le même modèle soit appliqué dans le domaine du transport. Pour fabriquer de tels accumulateurs d’énergie et de mémoire, on s’en remet aujourd’hui à l’exploitation de terres et de métaux rares, également utilisés pour contribuer à produire des appareils médicaux de haute technologie, des satellites spatiaux, des bijoux, des écrans, des aimants… Contribuer seulement car ils nécessitent d’être alliés à des métaux bien plus courants, et dont il faut accroître la production en proportion.

Ces matériaux rares sont aujourd’hui majoritairement produits par la Chine, qui profite de ses avantages géologiques et écrase le marché à un tel point que cela menace les équilibres géopolitiques entre le bloc occidental et le bloc oriental, laissant les pétromonarchies du Golfe dans le désert de l’incertitude. Toutes les technologies de communication du 21ème siècle sont suspendues à sa production et à son savoir-faire dans l’extraction de ces métaux. Sans elles, le pillage occidental, qui consiste à créer de la grosse monnaie à partir d’activités conceptuelles, comme la transaction de communications vidéo, la spéculation boursière et la vente de données personnelles, serait à la merci des producteurs de biens de consommation à l’utilité perceptible comme des maisons, des fruits, des légumes, de la musique. La terre paie certes un lourd tribut à l’agriculture intensive et à la nécessaire fabrication de multiples amplificateurs pour répandre le son de chaque vie intérieure. Mais l’extraction de terres rares et sa première réalisation, Internet et l’activité « digitale », ont un coût écologique considérable, qui s’oppose frontalement au discours rassuriste des thuriféraires de l’environnement, lesquels nous garantissent qu’un futur plus vert passe par la généralisation du commerce électronique et par l’adoption de la batterie électrique moderne pour les véhicules de transport. Le coût en carbone de ces opérations ne diminue pas, au contraire !

L’industrie qui résulte de ces modes de production d’énergie, industrie dite « verte », est donc celle sur laquelle le peuple français sera amené à se prononcer si le référendum a lieu. Ce que je vois arriver, au nom de l’environnement, c’est le partage du fardeau écologique des Chinois et des Africains sur le sol européen et en particulier français, partage grâce auquel les multinationales alliées au bloc occidental pourront créer de la valeur neuve, ne pas perdre pied dans la compétition internationale, et reprendre le contrôle d’un territoire aujourd’hui largement libéralisé, c'est-à-dire largement autogéré, et exempt de pollutions aussi nuisibles que celles qui ont cours dans le reste du monde.

Nous sommes en train de vivre la première étape de ce processus de métamorphose forcée. Pour contraindre le corps social à changer de rythme, on bouleverse son rapport au temps économique en lui imposant des restrictions de type confinement ou couvre-feu. Ce qui permet ensuite en seconde étape de modifier la mélodie, c’est-à-dire de s’attaquer à l’espace économique. En détricotant le tissu des restaurants touristiques français, en fermant ses stations et ses lieux de plaisance, en annulant ses manifestations festives, au-delà de la dette créée au nom d’une situation d’urgence fictive, dont le remboursement peut techniquement être couvert par d’autres emprunts, il s’agit de briser, par le poids supposé de cette dette, la tradition d’un pays qui n’a pas connu une Révolution industrielle aussi profonde que celle de l’Allemagne ou de la Grande-Bretagne, pour le faire rentrer de force dans le moule de surexploitation énergétique qu’il a toujours combattu. Guillaume Pitron a décrit la France comme « un géant minier en sommeil ». Ses gisements inexploités sont une cible pour les entreprises globalistes. La manœuvre du sommet, comme toujours pleine de bons sentiments au premier abord, est dirigée à l’encontre du mode de vie de son peuple, mode de vie qui est aussi le moteur de ses orientations professionnelles et de sa réussite économique. Si le feu vert est confirmé au détour d’un référendum, il n’y aura plus de retour possible.

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Le développement capitalistique de la France est d’une certaine façon moralement injuste au regard de celui d’autres pays. Il se réalise sans destruction massive de ses forêts, sans saccage excessif de ses bords de mer, sans érosion abusive de ses montagnes. Une France sédentaire qui s’en tiendrait aux richesses de son sol vivrait en autosuffisance complète sans nuisance. Mais la France est nomade, comme le reste du monde. Il va donc falloir qu’elle s’ouvre à des entrepreneurs extérieurs et qu’elle accepte de partager les fruits cachés de son sol. Pour cela, elle va devoir renoncer, si possible de son plein gré, à son art de vivre, et c’est tout l’objet de la crise actuelle que de le lui faire rentrer dans la caboche. La réindustrialisation de la France est un objectif avancé depuis de nombreuses années par de nombreux hommes politiques, et il a toujours semblé que la majorité de la population y soit favorable, comprenant que son indépendance passe aussi par une activité plus forte dans le secteur secondaire. (La première assignation à résidence du printemps 2020 et la carence en masques, largement commentée, ont diffusé cette prise de conscience, très ironiquement, en mettant en valeur quelque chose dont on n’a pas besoin sauf pour s’éviter une amende de cent trente-cinq euros.) Mais le dilemme est inextricable quand il s’agit vraiment de faire le pas, car l’agrément d’une économie basée majoritairement sur les secteurs primaire et tertiaire est fortement appréciable. Il faut le reconnaître : nous jouissons d’une qualité de vie formidable. Nous avons des routes, des véhicules, de la nourriture en abondance, nous importons café et carburant. Contre un peu de vin et de fromage, et surtout contre l’accueil de quelques consommateurs d’histoire sur notre sol, nous sommes bien lotis sur la scène du monde.

Bien entendu, ces décisions du dessus ont un impact direct sur le quotidien des professionnels des domaines visés par les mesures. Les besoins en main d’œuvre des entreprises de France se concentrent principalement dans l’agriculture et dans la restauration, premières chaînes du maillage. Si les restaurants viennent à déposer le bilan, si les théâtres ferment, si les stations de ski s’arrêtent, que feront les cuisiniers ? Que feront les artistes ? Où exerceront les moniteurs ? Que deviendront ces métiers ? Seront-ils évités par les jeunes générations car devenus synonymes de pauvreté irrémédiable ? A combien vendront les agriculteurs ? Les valeurs qu’ils transmettent disparaîtront-elles avec eux ? A quoi fera-t-on l’effort de se (con)former ? Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, dit-on. Mais en quoi ?

La lutte des jours prochains ne sera pas prioritairement culturelle ou économique. Elle sera fondamentalement esthétique. Dans une société tournée vers sa survie, le sens du beau est lié à l’intuition du sain. Une rivière d’eau claire et un champ de labour y sont plus valorisés qu’une usine qui recrache des fumées noires ou un lac rendu toxique par l’extraction de minerai, même si ces lieux ont aussi leur splendeur et mériteront peut-être un jour leur inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il va s’agir là encore d’un choix de société, et nous sommes à un tournant majeur. Qu’allons-nous choisir pour nos enfants ? Vers quoi allons-nous tendre ? Vers le havre de paix elfique de Dormillouse ou vers l’Isengard grouillant de Baotou ? Où voulons-nous travailler ? Pour connaître la réponse, il faut se poser une simple question : combien d’emmerdes sommes-nous prêts à accepter ?

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15 réactions


  • lisca lisca 18 décembre 2020 10:59

    Bonjour à l’auteur

    Très intéressant, cet article.

    Si j’ai bien compris, la question qui se pose c’est : une France préservée, vivant de sa beauté et de son ingéniosité dans l’art de bien vivre. Ou une France chinoise exploitant les minerais de ses plus antiques et belles régions encore assez préservées : Bretagne, et Massif Central ?

    Il y a des tas de déserts dans le monde. La France n’est que trop peuplée, et s’enlaidit jour après jour grâce au traité de Marrakech, qui fait la joie des bétonneurs.

    Il faut garder la France française, la France unique dans le monde, qui fera l’objet de visites et admiration pour cette raison.

    Garder la France française, c’est laisser son sous-sol en paix, ses forêts en France, entre des mains françaises, ses vignes entre les mains de ses très compétents vignerons, etc.

    Le sol ne devrait jamais en être vendu aux étrangers, en particulier le sol agricole.

    JAMAIS ! Loué, vendu aux Français uniquement, un vignoble à des vignerons en priorité.

    La chine s’enrichit en exploitant des minerais ? C’est grand la Chine.

    Il faut s’entendre avec elle : j’échange une visite dans mon beau pays aux monuments irremplaçables, contre un bout de ton minerai.

    J’ai du vin aussi (français !!!!) et du blé, et des industries rapatriées de luxe. J’entaendais l’autre jour sur BFM un affairiste très satisfait de lui-même raconter comment il fit démanteler par des Chinois une usine d’optique française ! Pour l’installer en Chine.

    Il disait avoir convaincu la CGT en argüant du péril jaune voleur d’emplois si l’usine ne devenait pas chinoise ! Les Français deviendraoient des fabricants de pièces ou rien.

    Et pour écouler ses lunettes, il disait aller voir les grands-mères chinoises pour leur dire que les Chinois sont tous myopes.

    Donc exploiter le gaz de schiste ou les métaux précieux dans la cave en démolissant la maison, non.


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 18 décembre 2020 11:15

      @lisca

      Quelle belle description des joies du commerce ! Il y a des monuments irremplaçables partout, malheureusement.

      La Chine nous enrichit nous en nous permettant d’échanger des informations. Sans tous ces composants d’ordinateur, je ne serais pas en train de rédiger cette réponse. Mais supposons que demain, la Chine décide de garder ses matières premières pour elle, de réduire sa production, de préserver sa campagne. Ce serait une politique légitime, et elle nous embarrasserait. Je pense que nous allons être confrontés à nos dépendances d’une façon très dure dans ces prochaines décennies.


  • I.A. 18 décembre 2020 11:41

    Ce texte est « enrichissant »...

    Il y a effectivement plusieurs patrimoines à revendre. Pour vulgariser : le culturel, aux pays les plus riches, et le foncier-minier, à tous les pays...

    L’exportation de certains musées et certaines grandes écoles à l’étranger, entre autres choses ou AOP, semblait démontrer que nous parvenions à rester civilisés, ou « dans le culturel ».

    Si ce que vous dites est vrai, alors la prochaine étape consisterait à remplacer le salarié français par un uber-jobber, ou bien à pulvériser le droit du travail...


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 18 décembre 2020 12:01

      @I.A.

      Je vous encourage à lire le livre de Guillaume Pitron sur « La guerre des métaux rares » qui a abondamment inspiré ce texte. Les derniers chapitres racontent comment une guerre (nous sommes en guerre, qu’il disait) a en effet eu lieu sans conflit d’ordre physique, simplement avec des traités et des bataillons d’avocats pour l’appropriation de ces ressources dont on entreverrait pourtant déjà la limite. Ça en dit long sur la profondeur des enjeux quand les gens parviennent à s’entendre.

      C’est déjà en cours, la pulvérisation du code du travail. Rappelez-vous le premier confinement. Une fois la destruction achevée, cela rapatriera les accidents professionnels vers le pénal. Recomposition des mêmes luttes, encore et toujours.


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 20 décembre 2020 08:53

      @math

      Lisez bien cet article du « Monde » paru aujourd’hui :

      https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/12/20/pour-francois-bayrou-l-industrie-francaise-est-dans-une-situation-critique_6063989_3234.html

      Un argument de plus pour appuyer ce que je dis dans mon texte.


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 décembre 2020 11:56

    La France est un musée naturel. Ses nombreux parcs ne sont pas exploités

    Il faut préciser ce que vous appelez « parcs » et « exploités ». Il y a un effet d’optique (et sémantique) curieux quand on confronte une carte des « parcs naturels » et les images satellite de ces zones. A quelques confettis près ou zones accidentées, tout est recouvert de champs. C’est d’ailleurs le paysage typique de la France. Derrière ces champs, il y a une énorme industrie chimique, des machines agricoles etc.

    D’autre part, les forêts primaires ont disparu depuis des siècles en France. Toutes les forêts françaises sont issues de la sylviculture, ou du moins de la gestion des ressources de bois. On trouve des édits interdisant la déforestation pour cause de surexploitation dès le XIIIème siècle. Colbert centralisera la politique sylvicole, le bois étant à l’époque un matériau stratégique.

    La France n’est pas un « musée naturel », c’est un jardin cultivé depuis des siècles.


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 18 décembre 2020 12:07

      @Opposition contrôlée

      Je ne nie pas que sous cette tranquillité apparente il y ait des actions humaines et une exploitation de la nature. Mais l’industrie pousse à une désorganisation d’une toute autre intensité qui ne comble pas des besoins aussi immédiats que celui de se remplir l’estomac. Il ne s’agit plus d’arroser et de faire pousser mais de creuser et de morfondre. Oui, je préfère le jardin à l’usine.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 décembre 2020 12:27

      @Nicolas Cavaliere
      Si vous voulez un point de vue alternatif aux discours habituels : https://youtu.be/eWPdDH5e1fA?t=132


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 18 décembre 2020 21:05

      @Opposition contrôlée

      Merci, c’est très intéressant (ça me caresse pas mal dans le sens du poil). Le lieu de tournage de la vidéo rend les intervenants encore plus sympas.


  • Albert123 18 décembre 2020 17:51

    Précisions, remarques et critiques :


    « Le développement capitalistique de la France est d’une certaine façon moralement injuste au regard de celui d’autres pays ». 

    A part chez les médiocres, le talent n’est jamais considéré comme moralement injuste.

    la réalité c’est que la France a su devenir une grande puissance industrielle sans sacrifier sa beauté, et que ce tour de force elle le doit à l’excellence de son peuple.

    Venir aujourd’hui nous parler de justice morale au regards des autres cela revient juste à légitimer la médiocrité et surtout à toujours niveler vers le bas.

    Surtout que sur ce point, vous auriez pu parler de la Nouvelle Zélande, parc naturel préservé pour le seul confort de l’oligarchie.

     

    « La lutte des jours prochains ne sera pas prioritairement culturelle ou économique. Elle sera fondamentalement esthétique. »


    elle sera surtout alimentaire, et les enfants de bobos devront quitter leur ville pour pouvoir bouffer en allant travailler dans les champs pour compenser les baisse de production lier à non utilisation des machines agricoles

    une bonne chose quand on connait le mépris des « zurbains » à l’égard des GJ.

    « De l’autre côté du ring, il y a l’énergie électrique, dite propre, décarbonée »

    l’énergie électrique est tout sauf décarbonée, tout d’abord car le béton et les engins qui servent à construire nos unités de productions sont à prendre en compte 

    De plus même si nous devons notre formidable « bilan carbone » à des centrales nucléaires nos chers dirigeants idéologisés n’ont eu comme idée merveilleuses de ne pas les renouveler mais en plus de les démanteler. (72 % de la production d’énergie électrique annuelle pour le moment).

    les centrales à énergie fossile (gaz, fioul et charbon) et biocarburant ultra carbonée à hauteur de 9 % de notre production annuelle. (rappelons aussi qu’un litre d’essence dans un moteur à explosion produit plus d’énergie qu’un litre d’essence servant à produire de l’électricité pour un moteur électrique, le fait de transformer l’essence en électricité est donc stupide).

    l’hydroélectrique à 12 % (elle vraiment décarbonée une fois l’infrastructure réalisée, mais les sites disponibles susceptibles de pouvoir accueillir une centrale sont tous déjà exploités)

    Eolien / solaire à 7 % mais dont le bilan carbone au megawatt produit est supérieur au nucléaire à à l’hydroélectrique car la production de ses unités est une catastrophe en terme de bilan carbone. 

    Le fait d’externaliser ce bilan carbone en produisant ces unités à l’étranger est une arnaque comptable que le réel ne permet pas de masquer. une arnaque qui satisfait les bobos végans écolos mais pas les gens réalistes et pragmatiques. la décarbonation (enfin surtout le maintient à des niveaux ne transformant pas notre écosystème pour le rendre invivable) c’est bien la seule chose à globaliser. 

    oubliez également les centrales à hydrogène, obtenir de l’hydrogène en exploitant nos ressources naturelles implique de générer du CO2.

    « combien d’emmerdes sommes-nous prêts à accepter ? »


    pour Jancovici, une décroissance du PIB mondial de 5 % par an pendant 20 ans,  soit 1 covid par an sur 20 ans.

    n’est ce pas finalement ce que nos décideurs qui nous méprisent mettent en oeuvre sans même nous avoir mis dans la confidence et sans bien sur vouloir contribuer de leur coté à cet effort de 5 % ?


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 18 décembre 2020 18:22

      @Albert123

      Si le talent ça consiste à vendre le produit de son travail au-dessus de sa valeur intrinsèque, ce n’est pas une qualité. Et pour parvenir en haut de l’échelle, on commence justement en bas. Les produits asiatiques étaient réputés pour leur médiocrité et on acceptait volontiers de les acheter parce qu’ils étaient peu chers et remplissaient grosso modo leur office, même sur une durée limitée. Regardez aujourd’hui où ils sont ceux qui ont commencé en bas, et où sont ceux qui se voyaient trop beaux.

      Il n’y aura pas de lutte alimentaire, on aura toujours des Big Mac, des kebabs, des chocolats Kinder pour les fêtes et on pourra se les offrir avec le revenu universel.

      Je vous rejoins sur l’indépendance énergétique. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Encore faut-il se ménager la possibilité de continuer à en produire. Laissons donc les poules tranquilles et arrêtons de leur courir après, ça nous fatigue.

      La décroissance, ce ne sont pas les emmerdes, c’est la solution. Au vu l’accroissement massif des dettes nationales sur cette dernière année, ce n’est évidemment pas la direction choisie. On va encore bouffer du dogme de la croissance pendant des plombes.


    • Albert123 19 décembre 2020 09:27

      @Nicolas Cavaliere

      « La décroissance, ce ne sont pas les emmerdes, c’est la solution. » 

      pour qui ? j’aie pas vu l’oligarchie trop se serrer la ceinture pour participer à l’effort commun,

      et si pour vous le tour du monde de sainte Greta est un exemple alors cette « décroissance » non merci.


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 19 décembre 2020 09:44

      @Albert123

      Mais les oligarques ne se serreront pas la ceinture, sauf pour cacher la largeur de leur ventre à ceux qu’ils privent de manger.

      C’est pas « Sainte » Greta, c’est une Thune-berg. La charité véritable ne se donne jamais en représentation.


    • Albert123 19 décembre 2020 10:20

      @Albert123

      donc y’aura pas de décroissance juste un retour au servage avec un peu ou beaucoup de génocide pour faire de la place.


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 19 décembre 2020 10:37

      @Albert123

      La manipulation de la société gouvernée par médias interposés c’est de faire croire à un destin commun. Alors que c’est la nage pour les uns et le bateau de croisière pour les autres, nantis de quelques techniciens pour s’occuper de la maintenance. Chacun a toujours eu accès aux poissons et aux algues. La mer se charge de faire le tri. La nouveauté récente, c’est que la pêche est interdite certains jours ou certaines nuits parce que l’air marin risquerait de tous nous faire tomber malades. Forcément, ce sera dans l’eau qu’on trouvera le plus de cadavres. C’est mortel de s’arrêter de nager.


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