samedi 12 septembre - par Laurent Herblay

Brexit : Londres prend l’ascendant sur Bruxelles

Le démarrage d’une nouvelle phase de négociation entre la Grande-Bretagne et l’UE a été ébouriffant. Boris Johnson a décidé de mettre une pression maximale sur Bruxelles en mettant en cause des éléments de l’accord de 2019 et en accélérant les préparatifs pour une absence d’accord. Les réactions outrées de certains européens visent à cacher l’ascendant pris par Londres dans la négociation

 

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Bruxelles divisé, Londres offensif

 Bien sûr, pour la plupart des média, Boris Johnson serait le méchant qui remettrait en cause des éléments de l’accord de 2019 et ses choix mettraient en danger l’économie de son pays qui aurait le plus à perdre à l’absence d’accord. Mais derrière l’histoire que racontent les partisans de l’UE, il y a une négociation, où le Premier ministre britannique prend l’avantage. Sa remise en cause d’éléments de l’accord de 2019 est un message adressé à ses partenaires européens : si vous refusez de signer un accord équilibré et persistez dans les demandes extravagantes, non seulement je suis prêt à une absence d’accord, mais je remettrai en cause des éléments de l’accord de l’an dernier. Ce faisant, il montre qu’il ne bluffe pas, qu’il a un plan B et que ce plan consiste en une rupture sèche avec cette UE.

Du temps de Theresa May, c’était Michel Barnier qui pouvait jouer le père fouettard des négociations. Partisane du maintien dans l’UE, elle n’était pas prête au no deal. Sans plan B dans les négociations, Londres était en position de faiblesse, alors même que bien des sinistres prévisions des partisans de l’UE ne s’étaient pas réalisées. L’arrivée de Boris Johnson a complètement bouleversé la négociation. Aujourd’hui, Londres est en position de force parce que l’équipe au pouvoir est prête à la rupture si l’UE persiste dans ses demandes illégitimes. C’est bien ce qui s’est passé cette semaine avec un Boris Johnson très offensif, mettant en cause une partie de l’accord passé fin 2019.

Les Echos se racontent et nous racontent des histoires quand ils soutiennent que « Londres ne peut se passer d’un accord commercial avec l’UE  ». Ceci n’a aucun sens alors que la Grande-Bretagne exporte 172 milliards vers l’UE et en importe 265 milliards. En l’absence d’accord, c’est l’UE qui pâtira de la réduction des flux, et on peut imaginer que tout mauvais traitement des produits britanniques serait suivi d’un mauvais traitement des produits européens. L’Allemagne a plus de 30 milliards d’excédents sur la table… Bien sûr, Michel Barnier, qui semble atteint de la foi européiste, pourrait ignorer cela, mais gageons que la présidente de la commission, allemande, et Angela Merkel, qui préside le conseil européen, auront une vision bien plus conciliante de l’accord avec Londres que les technos de Bruxelles.

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C’est sans doute pour cela que des rumeurs de mise à l’écart de Barnier ont circulé, les dénégations européens devant être prises avec toute la distance à la réalité que montrent les institutions de l’UE… Si une absence d’accord est possible, parce que mettre Bruxelles, Londres et les autres capitales d’accord ne sera pas une sinécure, un accord reste probable. Les demandes les plus extravagantes de l’UE, comme un droit de veto de l’UE sur les normes britanniques, malgré le Brexit, finiront probablement dans les poubelles de l’histoire des négociations. C’est le sens des déclarations offensives de Londres, qui a sommé Bruxelles de faire preuve de plus de réalisme dans les négociations tout en accélérant ses préparatifs pour une absence d’accord, de manière à bien montrer que Johnson n’est pas May.

Ces nouvelles négociations, tout comme celles sur le plan européen, qui sont loin d’avoir abouties malgré les annonces de juillet nous donnent deux leçons. D’abord, l’UE est bien une organisation beaucoup trop complexe et aux intérêts bien trop divergents pour bien fonctionner. Nous perdons notre temps à vouloir faire des choses dans ce cénacle complètement ubuesque, cette tour de Babel du 21ème siècle. Le plan de relance européen en est la meilleure preuve, avec des fonds qui arriveront plus de 15 mois après le début de la crise, qui porte sur des sommes insuffisantes et qui nécessitent des négociations interminables. L’UE est un monstre bureaucratique sans queue ni tête, incapable de servir les intérêts des pays qui la composent. En réalité, l’UE nous affaiblit au lieu de nous renforcer.

Et la deuxième leçon, c’est me renforcer dans ma conviction, exprimée dès 2012, qu’une sortie de l’UE ne doit pas se négocier dans le cadre des traités. Il faut une sortie unilatérale et immédiate, avec au mieux quelques mois de transition (jusqu’à la fin de l’année sans doute), pour ne pas être englué dans des négociations sans fin. Et c’est ce mandat qu’il faudra obtenir des Français.



89 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 septembre 09:58

    Pour négocier, il faut être deux.

    Si l’un des deux préfère l’affrontement, c’est qu’il a mesuré la faiblesse de l’autre.


    • Fergus Fergus 12 septembre 11:28

      Bonjour, Séraphin Lampion

      Exact. Encore que la partie ne soit pas jouée. A cet égard, l’auteur est dans le fantasme ou la manipulation. Il aurait en effet dû titrer : « Londres tente de prendre l’ascendant sur Bruxelles ».


    • Gorg Gorg 12 septembre 13:03

      @Fergus

      « Londres tente de prendre l’ascendant sur Bruxelles »

      Bien d’accord avec toi Fergus... Johnson est aux fraises, il ne sais plus quoi faire pour se dépêtrer de ses fables et de ses saillies... Un clown qui voudrais s’identifier à Churchill (encore que je ne suis pas un fan de Churchill)...
      Sur cette situation particulière, le seul reproche que j’ai à faire à l’UE, c’est de ne pas avoir déjà sifflé la fin de la partie, il y a trop longtemps que ça dure.
      Vivement que les rosbeefs s’en aillent. Depuis 1973 ils ont largement contribué à mettre la pagaille dans l’UE... et avec un no deal j’espère, de cette façon ils n’auront pas d’accord à contester puisqu’il n’y en aura point... smiley
      Ça va être marrant lorsque l’Ecosse prendra son indépendance et l’Irlande du nord la réunification... Ce sera le royaume désuni... smiley


    • Odin Odin 12 septembre 16:45

      @Gorg

      Bonjour,

      « Ça va être marrant lorsque… » l’UE implosera smiley


    • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 13 septembre 10:38

      @Fergus

      Non ....Londres n’a jamais eu l’intention de faire des concessions, Titre ; « Londres domine l’Europe » .


    • Et hop ! Et hop ! 13 septembre 15:09

      @Gorg : « ... le seul reproche que j’ai à faire à l’UE, c’est de ne pas avoir déjà sifflé la fin de la partie ... »

      Siffler la fin de la partie, ça consisterait en quoi ? 

      L’UE abandonne toutes ses exigences, et les relations commerciales entre la GB et les pays de l’UE sont régies par les règles de l’OMC.


    • V_Parlier V_Parlier 13 septembre 19:34

      @Odin
      En fait, les deux situations seront marrantes :
      Désordres dans l’empire anglo-saxon (Ecosse, Irlande...)
      Implosion de la filiale « Etats-Unis d’Europe ».


    • velosolex velosolex 14 septembre 09:08

      @Gorg
      L’Angleterre est mal barrée, et ce clown était le pire qui pouvait lui arriver. Nous sommes au bout du mensonge et du reniement. Il a épuisé toutes ses coups tordusj, et tente de renverser le jeu d’échecs. Bien sûr, ça plait à tous les nationalistes qui tentent d’en faire un héros


    • velosolex velosolex 14 septembre 09:21

      @Gorg
      Le pied de nez qu’il a fait au covid avant de se retrouver au fond du pieu, risque bien d’être la métaphore de la suite du Brexit.
      Bojo, un amateur de pédalo qui s’est pris pour l’amiral Nelson, avant de se transformer en terroriste des traités. 
      Ce type qui joue aux petits chevaux quand les autres jouent aux échecs, n’en ai pas à son dernier reniment, son dernier parjure. 
      Cet article ridicule de parti pris est dans la veine de l’auteur, qui ne déçoit pas, si on parvient, même quand c’est aussi court qu’un billet de course, à le lire jusqu’au bout. 


    • Trelawney Trelawney 14 septembre 11:19

      @Séraphin Lampion
      Si l’un des deux préfère l’affrontement, c’est qu’il a mesuré la faiblesse de l’autre.
      Quelle faiblesse ?
      Si le RU préfère l’affrontement, l’autre stoppe la négociation et c’est le breixit sans accord.
      Cela veut dire :
      Fin des visas et retour à la frontière
      Arrêt des trains entre Londres et Paris ou Bruxelles
      Arrêt des lignes d’aviation entre le RU et l’Europe
      Fermeture du tunnel sous la manche et blocage des Ferry
      Droits de douane imposés sur tous les produits exporté du RU.
      Blocage des importations
      Nouvelle frontière entre les deux Irlande
      etc.

      C’est cela le breixit sans accord. De toute façon les anglais savent ce qui va leur arriver. Il suffit de voir ce qu’ils stockent en matériaux de bâtiment (briques, carrelage, plâtre etc), denrées, matériel médical etc pour comprendre que le 1° janvier 2021 ils se préparent à des mois difficiles

      Un breixit sans accord va accélérer les délocalisations de l’Angleterre vers l’UE. Et l’impact en terme de PIB pour un breixit sans accord sera d’environ 4.5% pour le RU (sans compter le Covid) et 1.5% pour l’UE (qui a déjà provisionner la somme sous forme de création monétaire). Je ne parle pas du chômage car de ce coté ce sera catastrophique.

      Alors je répète ma question : Qui est faible ?


    • Iris 14 septembre 11:45

      @Trelawney

      Fermer le tunnel, bloquer les ferries .... Et on reconduit les British à la frontière ?

      Nous sommes bien trop liés pour que ce scénario catastrophe se réalise, et les deux camps le savent bien.


    • Gorg Gorg 14 septembre 11:49

      @Trelawney

      « Si le RU préfère l’affrontement, l’autre stoppe la négociation et c’est le breixit sans accord »
      C’est exactement ça qui devrait se passer... Quatre ans après le vote sur le brexit, je pense que la comédie a assez durée... Les rosbeefs voudraient le beurre, l’argent du beurre et le c... de la crèmière...
      Marre de leurs tergiversations...


    • Gorg Gorg 14 septembre 11:52

      @velosolex

      Exactement, comme un gamin qui casse ses jouets lorsqu’on refuse de se plier à ses caprices... Il est arrivé au bout de ses mensonges et ne sait plus comment s’en sortir...


    • Gorg Gorg 14 septembre 11:55

      @Iris

      "Fermer le tunnel, bloquer les ferries .... Et on reconduit les British à la frontière ?"
      Non, certainement pas... Simplement un no deal et des contrôles stricts sur les marchandises aux frontières...


    • velosolex velosolex 14 septembre 12:15

      @Séraphin Lampion
      Apparemment l’affrontement selon Bojo, se fait avec un fer à cheval planqué dans le gant de boxe. 
      Il a mis l’arbitré au tapis, et après avoir provoqué le covid, par des uppercuts successifs dans le sace de sable, pour montrer sa force, s’est retrouve au fond du pieu. 
      La raclée lui a pas suffi.
      Peut être estime t’il, que quelque soit l’issu du combat, l’important est d’attirer le client. 
      Il connait encore un peu ses classiques, contrairement aux lecteurs du « Sun », et aux vieilles dames anglaises, à qui ils s’adressent
      « Mon royaume pour un cheval », nous sortira t’il pour quitter la scène. 


    • Captain Marlo Captain Marlo 14 septembre 12:18

      @velosolex
      Bien sûr, ça plait à tous les nationalistes qui tentent d’en faire un héros
      .
      Vous prenez vos désirs pour des réalités !
      Les peuples qui aiment leur indépendance sont des peuples normaux.

      Sauf évidemment, pour les européistes, qui trouvent génial que les Gouvernements français appliquent des décisions prises à Francfort, à Bruxelles ou à Washington :
      1/ par des gens élus par personne.
      2/ en opposition complète avec les souhaits des Français. Les Britanniques ont une autre conception de la démocratie, dont il serait judicieux de vous inspirer !



      Que veut Johnson ?
      Une sortie sans accord  ! Cf l’analyse de Dimitri de VISMES, Délégué UPR pour le Royaume-Uni

      .
      La question irlandaise ?

      "(...) il existe des solutions immédiatement disponibles et applicables pour éviter le retour d’une frontière physique entre les deux Irlande. Par exemple, l’utilisation de technologies permettant des contrôles à distance (comme celles utilisées aux Pays-Bas pour les porte-conteneurs) serait privilégiée. Les contrôles de flux par échantillonnage sont également envisagés. Enfin, en cas de sortie sans accord, le Royaume-Uni continuera d’appliquer les directives européennes à moyen terme afin de limiter les possibles perturbations aux frontières...etc.

      •  

      Comment fait Johnson ?
      D’abord en changeant d’équipe, fini les anti Brexit de Thérésa May !

      "(...) C’est pourquoi il n’a logiquement pas repris dans son gouvernement les ministres anti-Brexit qui y pullulaient sous Theresa May (à commencer par le Chancelier de l’Échiquier Philip Hammond, véritable « taupe » anti-Brexit). C’est pourquoi il a aussi nommé des partisans du Brexit de longue date a des postes clés du gouvernement :

      • Dominic Raab, ancien Secrétaire d’État pour la sortie de l’Union européenne, qui avait claqué la porte devant l’accord négocié par Theresa May, devient ministre des Affaires étrangères,
      • tandis que Jacob Rees-Mogg, ardent brexiter, obtient les postes éminents de Leader de la Chambre des communes et Lord président du Conseil.

      De façon moins visible, Boris Johnson s’entoure de conseillers résolument favorables à un Brexit sans accord, comme Daniel Moylan ou Dominic Cummings....etc

      .

      Très cher européiste, veuillez recevoir mes condoléances z’émues...


    • velosolex velosolex 14 septembre 12:29

      @V_Parlier
      Il fait son jeu comme quelques uns, Erdogan, Bolsonaro, sur le copié collé de celui de Trump : Outrance verbale, provocation, négation du réel. Un jeu plaisant beaucoup aux frustrés, aux petits blancs, qui voient dans cette posture une revange par procuration. 
      La plupart de leurs votants, ne connaissent d’ailleurs pas trop les paroles, juste la posture et la gestuelle. C’est pour ça que tous les populistes, ne visent pas la rationalité, mais l’effet. Et ça depuis les années 30. Il a suivi une aire de rationalité relative, qui s’est conjugué d’ailleurs avec une aire de progrès et d’espérance.
      Mais quand la crise est de retour, il y a une potentialisation entre la perte du politique, et la panique des foules. Car ni Trump ni Bojo ne sont que des politiques dignes de ce nom. Malgré leur posture, ce sont des baudruches, des marionnettes guidés par des lobbys économique, visant au jour le jour. 
      On peut se demander quelle est la raison qui pousse les foules à voter contre leurs intérêts. Une des réponses n’est pas glorieuse : Les petits blancs, bien qu’ils soient discriminés, ont l’impression de faire partie de la race des vainqueurs. C’est essentiellement pour cela que chez les sudistes, il y eut un tel soutien aux planteurs esclavagistes, alors que pas 3% de la population ne possédaient des esclaves. C’est sur ce sentiment d’appartenance à une élite écornée, et menacée qu’à joué Bojo, avec la complicité des américains et des russes, unis dans leur détestation de l’Europe, rejoints par les nationalistes à la courte vue en France, comme on le voit ici


    • Iris 14 septembre 14:52

      @Gorg

      Ouf ! Rien de grave alors.


    • Trelawney Trelawney 14 septembre 15:14

      @Iris
      Nous sommes bien trop liés pour que ce scénario catastrophe se réalise, et les deux camps le savent bien.
      Nous sommes liés par les accords de l’UE. Si rien ne remplace ces accords (et c’est ce qui se prépare), les accords sont rompus et tout se bloque en attendant des nouvelles décisions. Donc pendant au minimum 1 trimestre (je table sur 1 an minimum surtout pour l’Irlande) tout sera bloqué au niveau des frontières et des mesures de coercition seront prises des deux cotés.
      C’est cela un breixit sans accord.

      Les allemands rapatrient leur production d’automobiles (Austin) vers l’Autriche. Les banques anglaises se délocalisent vers le Luxembourg et les sociétés anglaises vers Anvers ou Lille, en prévision de ce qui va se passer.

      On n’est pas dans la politique, on est dans l’économie et c’est beaucoup plus sérieux.


    • Iris 14 septembre 15:53

      @Trelawney

      On n’est pas dans la politique, on est dans l’économie et c’est beaucoup plus sérieux.

      Oui, l’économie c’est sérieux. Mais la politique aussi, et puis ne pas oublier l’histoire la culture, l’amitié entre les peuples...
      Je suis peut être trop optimiste à votre gout, mais je ne crois pas un instant à des choses comme la fermeture du tunnel ou l’extradition des British vivant en France. 

  • Parrhesia Parrhesia 12 septembre 10:17

    La réalité européenne toute simple, c’est que Londres a su conservé le minimum de potentiel humain suffisant pour défendre son rayonnement, son peuple et son économie.

    Il en va de même pour la Germanie.

    En face : la France !

    Elle ne dispose plus, sur le plan humain, que de zélites dont la gueule est pleine de mots mais dont l’esprit est désormais vide de toutes les valeurs traditionnelles respectables et salvatrices qui ont assuré sa survie pendant quinze siècles !!!


    • Clocel Clocel 12 septembre 10:34

      @Parrhesia

      Si le peuple français est con, à qui la faute ?

      Il s’est laissé dépouiller pour son plus grand bien, laissé acheter comme une fille de joie, s’est laissé endormir comme un poulet par des promesses pas raisonnables.

      Merde ! Dis-moi comment tu votes, je te dirais comment tu vas finir.

      L’Afrique, de Dunkerque à Cape Town, disaient mes potes anglais déjà dans les années 80, à l’époque, ça faisait rire, aujourd’hui, moins.


    • V_Parlier V_Parlier 13 septembre 19:39

      @Parrhesia
      Potentiel humain, vous y allez fort... Pour moi les germains et les anglois suivent le même chemin que les françois mais ils ont juste dilapidé moins vite. Mais ils n’échapperont pas au déclin, aux effets du mondialisme ni aux effets secondaires de leur alignement sur Washington.


    • velosolex velosolex 14 septembre 09:13

      @Parrhesia
      La réalité, c’est que ce pays uttra libéral, qui avec Tatcher est à l’origine des catastrophes en chaine qui nous tombent sur la gueule depuis 40 ans, est accro à l’ouverture des marchés, laminant les coups sociaux, créant une bulle éconimique pour quelques uns,, et que l’aveuglement et la course en avant semble la seule solution à ces gens naviguant à courte vue, prêts à se saborder, dans un jeu de dupes, où ils tentent d’entrainer les autres après avoir trompé leur base. 


    • Gorg Gorg 14 septembre 11:59

      @Parrhesia

      "Elle ne dispose plus, sur le plan humain, que de zélites dont la gueule est pleine de mots mais dont l’esprit est désormais vide

      "
      Ah bon... ? Vous voyez des élites en France... S’il y en a elles se cachent bien... smiley
      Pour ma part je ne vois que des vendeurs de ragougniasses verbales... smiley


    • velosolex velosolex 14 septembre 12:09

      @Parrhesia
      Rigolo.
      Parler de « potentiel » pour la grande bretagne qu’a rétrécie aux lavages successifs, alors qu’ils ont liquidé toute leur industrie, leurs services publics, leur protection sociale, et même leur unité, au point qu’on peut parler de « royaume désuni », revient à vanter les mérites d’un vieux bordel ne tentant plus debout que par le bagout de la patronne.


  • Attila Attila 12 septembre 10:42

    « Une sortie de l’UE ne doit pas se négocier dans le cadre des traités »

    C’est pourtant ce que font les anglais en appliquant le fameux article 50 du TUE. Il n’y aurait pas eu la traîtrise de Theresa May ce serait déjà fini.

    .


    • Aristide Aristide 12 septembre 13:15

      @Attila
      Quelle traîtrise ? L’engagement du non rétablissement d’une frontière en Irlande ? C’était une obligation mais pour les UPR comme leur chef claironnait que ce n’était pas un problème, tous disait que cela passerait comme une lettre à la poste !!!

      Allons, il est à parier qu’ils seront obliger de choisir entre la paix en Irlande du Nord et l’établissement d’une frontière à l’intérieur de la Grande Bretagne. 


    • Attila Attila 12 septembre 22:12

      @Aristide
      «  Quelle traîtrise ?  »
      Mais le non respect du vote des électeurs qui ont voté majoritairement pour la sortie de l’UE. Et qui préféraient une sortie sans accord plutôt que de retarder la date de sortie.
      Comme d’habitude, vous êtes perdu dans vos rêves et pratiquez la méthode Coué.

      .


    • Aristide Aristide 13 septembre 09:19

      @Attila

      Vous devriez vous renseigner, la sortie de l’UE est effective depuis Janvier 2020. Les électeurs ont choisi et leur choix est respecté. Les gouvernants ont mis en oeuvre la procédure de l’article 50. Une année pour se mettre d’accord et négocier ... Où est la traitrise ?

      Avant la fin de l’année, le gouvernement choisira la sortie sans accord ou en respectant l’accord de 1998 que le gouvernement britannique a signé avec les irlandais qui interdit tout rétablissement de frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord.

      Simple non ? Un traité engage les britanniques avec l’Irlande, à ma connaissance le respect des traités est la base de tout droit international. Si vous n’y croyait pas, nous reviendront à une époque ou la loi du plus fort était la règle ...

      PS : Ce cher Asselineau rangeait ce problème irlandais au rang de détail facile à régler : assez significatif de la lucidité du personnage et de son acuité politique. 


    • Et hop ! Et hop ! 13 septembre 15:22

      @Aristide

      La frontière entre le Royaume-Uni et l’Irlande ne regarde pas l’UE qui, d’une façon générale, cherche à abolir toutes ses frontières extérieures.


    • Gorg Gorg 14 septembre 12:07

      @Et hop !

      "La frontière entre le Royaume-Uni et l’Irlande ne regarde pas l’UE

      "
      Si, quand même un peu... Elle ne doit pas devenir une passoire... Il n’y a qu’a rétablir une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord... Dans peu de temps les Irlandais du Nord demanderons la réunification... smiley


    • Alcyon 16 septembre 15:08

      @Et hop !
      « ne regarde pas l’UE ». C’est cool les affirmations de débiles. Elles sont débiles, mais en plus les débiles y croient.

      La frontière entre l’Irlande et le RU est une frontière extérieure de l’UE, donc du marché unique. Par définition, elle regarde l’UE.

      A un moment, il faudrait arrêter les conneries. Soit il y a une vraie frontière, comme toutes les frontières extérieures du marché unique, soit il n’y en a pas et là l’Irlande du Nord devra de facto est dans le (assez proche du) Marché Unique.

      Allez, retourne dans le panier.


  • Septime Sévère 12 septembre 11:55

    La perfide Albion est incorrigible. Elle n’a pas volé sa pâtée de Balaklava. C’était pourtant une bataille très chic, avec lord Raglan et lord Cardigan. 


  • Aristide Aristide 12 septembre 13:09

    Allons, il faut revenir aux seuls faits. Le traité de 2019 était clair sur lae problème irlandais. Pas de rétablissement de frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, pourtant province de la Grande Bretagne.Il est facile de comprendre que ce « problème irlandais » va pourrir la situation entre anglais et irlandais si cet accord était bafoué.

    Ici de nombreux partisan du Brexit, dont tous les UPR arguant que leur chef savait ce qu’il fallait faire, allaient jusqu’à dire que ce problème n’existait pas, preuve en est qu’il en est tout autrement. Le rétablissement d’un frontière en Irlande ne fera que réveiller un conflit qui avait été si difficile à arrêter. 

    Sur le reste le nodeal ne pourra qu’impacter l’économie de la Grande Bretagne dont l’essentiel des échanges est intra européen. Sans compter la dégradation de la situation de tous les expatriés britanniques dans l’espace européen.


    • Fergus Fergus 12 septembre 15:54

      Bonjour, Aristide

      Je partage très largement ce point de vue.


    • Attila Attila 12 septembre 22:21

      @Aristide
      «  Sur le reste le nodeal ne pourra qu’impacter l’économie de la Grande Bretagne dont l’essentiel des échanges est intra européen »
      .
      Dans vos rêves :
      «   Droits de douanes : le Royaume-Uni conclut son premier accord commercial majeur post-Brexit avec le Japon »
      La Tribune

      .


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 septembre 22:46

      @Attila

      ...je suis du Pas de Calais et vos amusements ne me font pas rire du tout .


    • Attila Attila 12 septembre 23:15

      @Aita Pea Pea
      Je ne comprend pas, il n’y a pas d’amusement, les britanniques agissent désormais en fonction de leurs intérêts. Les français peuvent en faire autant s’ils décident de ne plus se laisser dicter leur politiques économiques et sociales par des agents étrangers.

      .


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 septembre 23:26

      @Attila

      Bah dégoise tant que tu veux...ici on est plus sur les accords de pêche , les intras dans les ports et les échanges , les anglois touristes ...etc ..


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 septembre 23:44

      @Aita Pea Pea

      Et tes impressions tu te les carre dans le fion ...j’ai plus confiance au témoignage d’un matelot boulonnais que tes digressions.


    • Attila Attila 13 septembre 00:39

      @Aita Pea Pea
      Je n’y suis pour rien si les électeurs français ont élu un guignol qu’est pas foutu de négocier des accords gagnants-gagnants avec le gouvernement anglais.

      .


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 septembre 00:45

      @Attila

      En accord... Lorsque tu vois que c’est Bertrand qui est obligé d’aller au turbin pour défendre la pêche du nord de la France ...


    • Aristide Aristide 13 septembre 09:37

      @Attila

      des accords gagnants-gagnants

      Voilà donc que l’UPR croit au monde de bisounours !!! Allons, il s’agit d’un rapport de force, et les chiffres sont têtus 80 % des échanges se font avec l’UE, plus de 1,3 million de britanniques vivent dans l’UE, 50% des produits alimentaires sont de l’UE, ... Et vous croyez que les gesticulations de Boris sont autre chose que des propos de tribune. C’est dur mais la réalité va devoir être prise en compte. En premier lieu faire attention à ne pas réveiller un conflit de plus de 40 ans.

      Ouahh, Boris a signé avec le Japon qui représente rien, mais quand on sait la dépendance britannique dans TOUS les secteurs avec l’UE, je me marre de voir ceux qui disent que l’UE serait en position de faiblesse dans cette négociation.

      Quand on voit comment Boris voudrait s’asseoir sur l’accord de paix en Irlande, je présume que les signataires des futurs accords auront une idée de la valeur de la signature britannique !


    • Attila Attila 13 septembre 11:09

      @Aristide
      " La France très impactée par le recul des importations britanniques

      Est-ce dû à un ralentissement de l’activité outre-Manche, dans la foulée du Brexit, voté par une majorité de citoyens le 22 juin 2016 ? Pas vraiment. L’activité britannique est relativement solide. Le PIB a progressé de 1,8% en 2016. C’est certes moins qu’en 2015 (+2,2%) mais ce taux de croissance reste enviable. Surtout de ce côté-ci de la Manche... En 2016, le PIB tricolore n’a progressé que de 1,1%.

      "
      La Tribune (qui n’est pas l’UPR)

      .


    • Aristide Aristide 13 septembre 12:29

      @Attila

      De la même source mais plus récent de juin 2020 que le votre qui date de 2017 !

      La perspective d’un Brexit sans accord

      Les économistes prévoient un rebond de l’activité à partir du second semestre, mais ils s’interrogent sur son ampleur. Le ministre des Finances Rishi Sunak et le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE) Andrew Bailey ont de leur côté récemment tempéré les espoirs d’une reprise rapide, prévoyant des mois encore difficiles.

      Et le monde des affaires s’inquiète en outre de la perspective d’un Brexit sans accord à l’issue de la période de transition fin décembre. Les discussions entre Bruxelles et Londres patinent et le patronat britannique a prévenu que les entreprises ne pourraient pas affronter à la fois une récession et une sortie brutale de l’UE.

       

      Mais là, c’est la realité du BREXIT pas le révé eveillé de 2017 quand tout était beau et que la GB était encore dans l’UE. 

      Les faits sont têtus ....


    • Attila Attila 13 septembre 23:23

      @Aristide
      " des accords gagnants-gagnants

      Voilà donc que l’UPR croit au monde de bisounours "

      Voilà donc que Aristide croit que je suis l’UPR et délire comme d’habitude.

      .


    • velosolex velosolex 14 septembre 12:32

      @Aita Pea Pea
      Y en qui rêvent de passer du pas de Calais au pas de l’oie..


  • Tiberius Tiberius 12 septembre 15:50

    @Laurent Herblay

    la Grande-Bretagne exporte 172 milliards vers l’UE et en importe 265 milliards.

    Ce qu’il convient de retenir c’est que les échanges du Royaume Uni avec l’UE représentent plus de 50% du commerce extérieur britannique et ceux de l’UE avec le Royaume Uni juste un fraction insignifiante au regard des principaux partenaires c’est-à-dire les USA (17,1%) ou la Chine (15,4%).

    Donc ne nous y trompons pas, si M. Johnson attaque c’est qu’il réellement acculé et n’a pas d’autre choix.


    • Fergus Fergus 12 septembre 15:55

      Bonjour, Tiberius

      Egalement d’accord avec vous. Johnson abat sa dernière carte, et ce n’est pas un atout déterminant, loin s’en faut !


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 12 septembre 17:44

      @Tiberius

      Vous croyez sérieusement ce que vous racontez ? Le Royaume-Uni se dépêchera de négocier des accords commerciaux de grande ampleur avec des partenaires comme les USA, le Canada, et finalement tout ce qui n’est pas UE.

      La France perdra ses droits à pêcher dans la zone UK, les exportations vont s’effondrer big time...

      Tandis que la City of London regagnera sa liberté et renforcera sa position de première place financière mondiale.

      Si vous pensez que les Anglais bluffent, c’est que vous ne comprenez pas grand-chose à leur mentalité.


    • Tiberius Tiberius 12 septembre 18:28

      @Philippe Huysmans
       Le Royaume-Uni se dépêchera de négocier des accords commerciaux de grande ampleur avec des partenaires comme les USA, le Canada, et finalement tout ce qui n’est pas UE.

      Il ne faut strictement rien connaître au monde des affaires pour penser que l’on passe d’un marché à un autre avec autant de légèreté. Je vous suggère de commencer par créer une entreprise afin d’évaluer clairement le travail que requiert l’acquisition d’une clientèle, ceci afin de vous faire une idée claire du problème. Et là sans doute que vous comprendrez mieux pourquoi le monde des affaires s’est si violemment opposé au Brexit...


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 12 septembre 18:44

      @Tiberius

      Et là sans doute que vous comprendrez mieux pourquoi le monde des affaires s’est si violemment opposé au Brexit..

      Euh ? Ca c’est juste dans les médias européistes. En vrai de vrai ils s’en battent les couilles.

      Les Anglais comme les Hollandais sont des marins et des commerçants, ils ont fondé des empires gigantesques et les ont géré avec la plus grande facilité. Ils ne vont pas se laisser emmerder par Barnier et ses délires, ça vous pouvez bien y compter.

      Et donc nous verrons d’ici la moitié de pas longtemps s’ils bluffent, je pense ? On en reparlera à ce moment.

      Faudra vous faire à l’idée que le Royaume-Uni reprend désormais (toute) son indépendance. L’Italie suivra, et ce sera la fin.


    • Tiberius Tiberius 12 septembre 19:11

      @Philippe Huysmans
      En vrai de vrai ils s’en battent les couilles.

      Et ça sort d’où ces sottises ? Vous êtes en contact avec des chefs d’entreprise britanniques et européens ? Bien sûr que non ! Vous ne connaissez rien au monde des affaires.


    • Fergus Fergus 12 septembre 20:09

      @ Tiberius

      Je confirme : les Chambres de commerce britanniques étaient elles-mêmes vent débout contre le Brexit avant le référendum. Elles n’ont pas changé d’avis sur les gens comme Johnson. Pour elles, la pire des issues serait le no deal et le rétablissement des barrières douanières.


    • Parrhesia Parrhesia 12 septembre 20:22

      @Tiberius
      Il y a monde des affaires et monde des affaires....
      Et les affaires auxquelles s’intéresse la City et la couronne d’Angleterre n’est pas celui de nos PME .
      Là, le concept de fournisseur et de client évoluent au gré et au rythme des grands accords internationaux non seulement industriels, commerciaux et financiers, mais aussi politiques...
      Et nous n’allons pas tarder à constater, sauf cataclysme généralisé intercalé, que les britanniques continueront à nous damer le pion hors de l’Europe, comme ils n’ont cessé de le faire dans l’Europe...
      ... Encore qu’ils aient eu l’intelligence, eux, de ne jamais s’empêtrer en totalité dans ce fourbi mondialiste, donc contre-européen !!!


    • Parrhesia Parrhesia 12 septembre 20:26

      @Parrhesia
      Merci de lire : « ne sont pas celles de nos PME... »


    • Tiberius Tiberius 12 septembre 23:46

      @Parrhesia
      les affaires auxquelles s’intéresse la City et la couronne d’Angleterre n’est pas celui de nos PME

      Ah oui ! Quand on vous dit que les échanges avec l’UE pèsent pour plus de la moitié du commerce extérieur britannique, vous pensez que c’est la City qui en est responsable et la seule qui ait du mouron à se faire ? Tiens donc !


    • Parrhesia Parrhesia 13 septembre 10:00

      @Tiberius


      Ce que je veux dire, c’est que, d’une part, lorsque le commerce se traite de gré à gré aux échelons gouvernementaux ainsi qu’aux plus hauts échelons financiers internationaux, U.E. ou non, sa rapidité d’évolution, ses volumes et ses résultats sont différents des flux commerciaux conventionnels. Et ça, non seulement l’excellence Britannique sait le faire par atavisme, mais, même en ces temps socialement nauséabonds, elle le fait encore en sauvegardant son intérêt national !!! Nous, non !

      Ce que je veux dire, d’autre part, c’est qu’en faisant trop de grimaces à la City et à la couronne d’Angleterre, les confrères de Barnier compromettent un excédent commercial de 93 milliards en faveur de l’Europe. Je ne suis pas sûr que les vrais experts européens, Allemands notamment, soient disposés à relativiser, comme vous le faites vous-même, l’importance de ce facteur.

      Ce que je veux dire enfin, c’est que si les « experts » qui gouvernent actuellement la France faisaient preuve du même réalisme avisé que les Britanniques, les résultats de notre commerce extérieur avec la Chine (et avec tous les autres) seraient sans doute meilleurs... et ceci, même si les bilans de certains de nos boutiquiers importateurs devaient en pâtir !!!

      Seulement voilà ! En Grande Bretagne, les partisans du « right or wrong, my country » sont encore suffisamment nombreux, alors qu’en France, les partisans du mondialisme contre-européen de fait, même minoritaires de fait, sont encore trop nombreux !!!

      Isn’t it ???


    • Tiberius Tiberius 13 septembre 14:08

      @Parrhesia
      Ce que je veux dire, c’est que, d’une part, lorsque le commerce se traite de gré à gré aux échelons gouvernementaux

      C’est du discours à deux balles qu’aucun fait n’étaye. On ne s’impose pas sur un marché et face à des concurrents internationaux établis de longue date par une simple volonté politique. Il y a la fiction idéologique et la réalité du monde des affaires.

      L’Union Européenne a le deuxième PIB du monde, ça n’est donc pas un marché dont on peut se passer. Alors on verra bien si la Grande Bretagne sera plus forte pour y accéder maintenant qu’elle n’en fait plus partie... Et j’attends de voir comment Johnson va maintenant se sortir du pétrin dans lequel il a fourré son pays.


    • Et hop ! Et hop ! 13 septembre 15:35

       @Tiberius : «  Il ne faut strictement rien connaître au monde des affaires pour penser que l’on passe d’un marché à un autre avec autant de légèreté. »

      Pas quand on est acheteur.
      Si en Grande-Bretagne les marchands de voitures ne peuvent plus importer des voitures allemandes, ils se fourniront aussitôt dans des pays extérieurs à l’UE.

      Dacia, Toyota, Nissan, etc..

      Vous vous imaginez que vous allez empêcher les Anglais de faire du commerce international ?


    • Iris 13 septembre 15:47

      @Et hop !

      Evidemment, nous sommes tellement beaux et irremplaçables... et pas arrogants du tout.

      Blague à part, ce qui les gênerait le plus serait de leur fermer nos frontières pendant leurs vacances.


    • Tiberius Tiberius 13 septembre 17:17

      @Et hop !
      ne peuvent plus importer des voitures allemandes, ils se fourniront aussitôt dans des pays extérieurs à l’UE Dacia, Toyota, Nissan

      Alors d’abord, pour écrire ça, il ne faut rouler ni en BMW ni en Mercedes ni en Audi et encore moins en Royce en en Bentley, qui sont du reste, elles aussi des marques allemandes. Eh oui, pauvres anglais... Ensuite Dacia, est un constructeur européen quant à Toyota et Nissan, ils sont du Japon, un pays qui depuis février 2019 à rejoint l’UE pour former la plus vaste zone de libre échange du monde (Japan-EU Free Trade Agreement). Autrement dit, j’ai bien peur que mêmes les Japonnais ne soient désormais plus des partenaires de choix pour les Anglais. Mais bon, pas d’affolement, il reste les voitures américaines et chinoises. MM Trump et Xi seront sûrement heureux d’en vendre aux Britanniques, quant à ouvrir généreusement leur marché aux produits anglais, Trump et Xi ont des têtes de bienfaiteurs de l’humanité, je suis sûr que le Royaume Uni peut compter sur eux...
       
      Bon, je me moque un peu, mais le fait est que même si vos exemples sont vraiment mal choisis, vous n’avez pas moins raison sur le fond. En effet, les Européens auront eux aussi à souffrir de cette situation. Mais vous n’avez qu’à transposer le problème à la France pour comprendre combien il serait plus difficile pour nous de subir des droit de douanes dans la totalité des pays de l’UE que dans un seul ! Johnson a expliqué aux Anglais qu’ils pourraient négocier de meilleurs accords avec leurs partenaires s’ils ne faisaient pas partie de l’UE. Eh bien le premier partenaire de la Grande Bretagne c’est l’UE et, dites-moi si j’ai tort, mais je crois que les négociations commencent mal... Espérons que Johnson négociera mieux avec les USA et la Chine. smiley


    • Et hop ! Et hop ! 13 septembre 21:53

      @Tiberius

      Je pense que si la GB sort de l’UE sans accord, Mercedes se précipitera chez ses concessionnaires anglais pour les assurer que rien n’est changé dans les prix, et je ne vois pas sur quelle base la Commission européenne pourrait s’en mêler.

      Les règles de l’OMC s’appliqueront. La Commission ne pourra pas imposer un régime différent de celui de la Norvège ou de l’Islande.

      Pour Dacia, elles sont produites en Roumanie, qui est effectivement dans l’UE (sans être dans la zone euro).


    • Tiberius Tiberius 14 septembre 00:57

      @Et hop !

      La Norvège, la Suisse et l’Islande ont signé des accords de libre échange avec l’UE. Même s’ils ne font pas partie de l’Union, nous les contraignons de cette façon à se plier à nos règles pour commercer avec nous. La Suisse a beaucoup pleurniché quand nous avons exigé qu’elle tire un trait sur son secret bancaire mais nous avons été impitoyables et les Suisses se sont résignés. De ce fait, ils n’auront pas à subir les mêmes entraves que celles qui attendent la Grande Bretagne en cas de no deal. C’est à cela que sert l’Union et c’est pour cela qu’il vaut mieux en faire partie, afin d’être de ceux qui imposent les règles et non de ceux qui les subissent, comme sont en train de l’apprendre à leurs dépens les Britanniques...


    • Et hop ! Et hop ! 17 septembre 00:26

      @Tiberius

      Avant l’UE il y avait des quotas pour les textiles automobiles importées d’Extrême-Orient : une voiture importée pour une exportée. L’UE les a supprimés pour ruine les productions des pays européens.

      C’est vrai que la Commission européenne se comporte comme un oppresseur.

      Ce sont les Anglais et les Américains, et pas l’UE, qui ont imposé à la Suisse d’abandonner son secret banquaires parce que ça faisait concurrence à leurs paradis fiscaux (Delaware, Jersey, etc) et à leurs banques (de Wall Street, de la City).


  • Septime Sévère 12 septembre 17:13

    Coincé derrière un touriste anglais roulant à 40, entendu grommeler un conducteur dont j’étais passager : « Rule, Britannia ! Rule plus vite ! »


  • bebert 12 septembre 18:04

    Renier sa parole et sa signature cela ne m’étonne guère de la perfide Albion


  • vraidrapo 13 septembre 00:02

    Nous nous foutons bien que le Rozbif ait l’avantage...

    On a la planche à Euro... µicron peut en fabriquer tant qu’on veut. Il a dit « quoiqu’il en coûte ! » Alors !..?

     smiley


    • zygzornifle zygzornifle 13 septembre 10:47

      @vraidrapo

       Macron faut qu’il demande a tata Merkel pour fabriquer des € .
      Elle lui donnera l’autorisation de graver des pièces d’1 centimes ...


  • KIM KIM 13 septembre 09:17

    Retour sur les négociations entre la Grèce et l’EU, Athènes a perdu la main lorsque que l’EU a compris que les Grecques bluffaient, mais ne voulaient in fine ni sortir de l’EU ni de l’Euro, en conséquence la Grèce à due boire le calice jusqu’à la lie et ce n’est pas fini.

    N’en déplaise à certains, l’analyse de l’auteur est juste car même s’il y a une part de bluff, Londres est prête à la sortie sans accord et a donc bien pris l’ascendant sur Bruxelles. Au demeurant, depuis le premier jour du vote du Brexit, je suis de ceux qui pensent que, peu importe la tournure des négociations, à la fin ce sont les Anglais qui gagnent, pas parce qu’ils sont plus intelligents, mais juste parce qu’ils défendent leurs propres intérêts, un peu comme les Allemands… 


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 septembre 10:42

      @KIM KIM

      argument bidon : la sortie sans accord est idiote pour tout le monde.
      C’est l’histoire de l’automobiliste qui fonce sur la voie inverse en espérant que la voiture d’en face va se pousser au dernier moment. C’est du théâtre.

      Les Anglais défendent leurs intérêts avec Johnson ?
      Pas sûr :
      ce qu’il fait ravive l’indépendantisme écossais et irlandais. C’est un jeu dangereux qui ne le concerne que lui, car les autres s’en fichent.

      « je fais partie de ceux qui pensent dès le premier jour que les Anglais vont finir par regretter Thérésa May » smiley)))))


  • zygzornifle zygzornifle 13 septembre 10:45

    Paris a la place se serait rependu comme une flaque de chiasse ....


    • troletbuse troletbuse 14 septembre 13:23

      @zygzornifle
      Attends Micron va aller faire un tour à Londres et il va régler le problème... comme au Liban  smiley


  • Iris 13 septembre 11:32

    Stiff upper lip & God save the Queen !

    Ça vaut tout les programmes politico - économico - sociéto ...

    Les britanniques s’en sortiront aussi bien que nous, et sans (trop de) douleur.


  • GerFran 13 septembre 16:29

    L’Union européenne n’est pas démocratique, c’est un projet fasciste, c’est une dictature.

    https://www.youtube.com/watch?v=8tf5SB8nxmI

    Avec successivement : Etienne Chouard, Nigel Farage, Charles Gave, François Asselineau.


  • AlLusion AlLusion 13 septembre 18:08

    Pour Bruxelles, le Brexit est de l’histoire ancienne.

    Il est déjà pris en compte et Bruxelles s’en fiche du UK, avec ou sans accord.

    Désormais, c’est une conclusion logique qu’on ne parvient pas à comprendre de ce côté de la Manche. Il y a d’autres chats à fouetter et ce n’est pas 1% du PIB face aux problèmes de soldes du Covid qui doit encore effrayer. 


  • Jean Keim Jean Keim 13 septembre 18:20

    Dans l’histoire de l’humanité, des traités sans nombre ont été signés et pour la plupart non respectés, la routine quoi ?

    Un traité c’est souvent du temps de gagné le temps que l’un des signataires soit en position favorable pour le récuser à son profit, dans ce petit jeu les étasuniens, mais pas qu’eux, se sont particulièrement illustrés, notamment vis-à-vis des amérindiens.

    Je ne suis pas un spécialiste mais il semble que les traités qui lient un pays membre à l’U.E. sont rédigés de telle façon qu’une sécession soit impossible ; en prenant du recul c’est complètement absurde, de toute façon si un pays comme la France ou l’Allemagne quittait l’union, celle-ci n’y survivrait pas.


    • AlLusion AlLusion 13 septembre 20:27

      @Jean Keim
       Avant la guerre de sécession entre les Etats américains fédéralisés, est-ce que l’Amérique serait ce qu’elle est aujourd’hui ?
       Il y a une étincelle qui les générait. L’esclavage le fut à première vue.
       Mais les vraies raisons sont plus cachées derrière des problèmes plus financiers. 
       L’histoire de l’humanité a en effet des routines qui commentent par la guerre et se terminent par des traités.,  


    • Jean Keim Jean Keim 14 septembre 11:58

      @AlLusion

      << Mais les vraies raisons sont plus cachées derrière des problèmes plus financiers. >>

      En effet :

      — Un esclave pour une économie de marché est moins rentable qu’un salarié mal payé, l’esclave travaille pour aucune rémunération mais il n’est pas un consommateur, et il doit être logé, nourrit, vêtu, le salarié par contre doit acheter et payer tout ce qui lui est nécessaire.

      — la guerre est avant tout une activité économique nécessaire à l’industrie de l’armement.

      << L’histoire de l’humanité a en effet des routines qui commentent par la guerre et se terminent par des traités., >>

      Et vice-versa.


  • troletbuse troletbuse 14 septembre 16:57

    Bizarrement, ce sont bien les constructeurs automobiles européens qui s’inquiètent. On « n’aurait pas cru ça » avec cette europe performante .... pour le déclin  smiley

    https://www.20minutes.fr/economie/2861027-20200914-brexit-industrie-automobile-europeenne-bord-abime-cas-no-deal


  • zygzornifle zygzornifle 15 septembre 13:15

    Chic un rebondissement dans la série Brexit , le scénariste est vraiment bon ....


  • Traroth Traroth 15 septembre 17:31

    Les Britanniques n’ont pas les moyens de prendre un quelconque ascendant. Le fait d’avoir un déficit commercial n’a jamais été un atout.


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 septembre 10:37

    Les cabotins du Frexit par procuration sont de sortie.

    Johnson n’a pris l’ascendant sur rien du tout, il a simplement rajouté une pièce dans la machine à baffes.

    Machine à baffes qui fonctionne pour les deux parties, mais un petit plus pour lui quand même.

    Jusqu’à preuve du contraire, c’est pas l’UE qui a inventé les conflits entre irlandais et anglais. L’Ulster est quand même sous sa responsabilité directe, et raviver les plaies irlandaises (qui ne demandent qu’à se rouvrir) le concerne directement, pas les autres.

    J’ai toujours pensé que les british allaient regretter Thérésa May à un moment smiley


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 septembre 10:44

    On pense tout à fait que le RU va commercer fructueusement avec l’autre bout du monde, ou va se lancer dans un accord du fort au faible avec les USA.

    Simplement, on n’a encore rien vu, l’essentiel du commerce britannique se fait avec le continent. Le reste c’est des suppositions smiley


    • Alcyon 16 septembre 15:26

      @Olivier Perriet
      Avec les USA, ça va être le summum du risible.

      1. Trump gagne. On a vu que question accord commercial c’est « fais ce que je dis ou VTFF ».
      2. Biden gagne. Les démocrates préfèrent clairement un accord avec l’UE, donc difficile de faire des cadeaux au RU.

      Pour le Japon, bah lisons un peu.

      https://www.ft.com/content/99299608-85b9-4770-afea-a7c621f2fc75

      Grosso modo, c’est une copie de celui avec l’UE+les passages où les deux étaient sur la même longueur d’onde avant les négociations. Un accord facile quoi. Pour l’agriculture, le RU peut combler les quotas que l’UE laisse libre, ce qui est hilarant. Donc comme pour le Financial Times, il faut donner du crédit aux négociateurs pour avoir réussir à faire ça en quelques mois, mais on est très loin des problèmes qui émergeront pour les « nouveaux » traités.

      Et comme ils le soulignent, ça risque d’être difficile de négocier avec d’autres en bonne foi si les anglais ne respectent même pas le traité de sortie de l’UE.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 septembre 15:47

      @Alcyon


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 16 septembre 15:52

       
      et comme Trump a toutes les chances d’être réélu, quel intérêt d’aller négocier du faible au fort quand l’UE a déjà été très sympa avec le RU :

      cette histoire de frontière entre l’Ulster et le reste du RU est hyper avantageuse pour le RU. Ils feront ce qu’ils veulent ! Jusqu’à quand vont-ils résister à la tentation ?

      Quant à l’ingérence de l’UE, laissez moi rire :
      le RU n’est pas la France obsédée par l’unicité (quoi que on sait aussi avoir des différences sans le dire) :
      l’Ulster a déjà un statut très à part, comme l’Ecosse et le Pays de Galles. Ils savent faire !


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