lundi 1er avril - par Sylvain Rakotoarison

Brexit : vote parlementaire surprise en faveur d’un 2e référendum le 26 mai

 

« L’accord que nous avons obtenu avec les parlementaires vise à trouver une issue démocratique à la paralysie et à la confusion qui règnent depuis quatre mois. Je suis fière de rendre le peuple une nouvelle fois acteur souverain du destin britannique. Je suis fière de l’avoir servi. Je souhaite que nos amis européens prennent la mesure des difficultés de notre situation politique et acceptent les deux demandes que je leur adresserai dès demain lundi. » (Theresa May, le 31 mars 2019 à Londres).

Brexit May

On pensait que la vie politique britannique était relativement facile à comprendre quand on la comparait à celle en Italie, en Israël, et même en Allemagne, voire en France, mais ce n’était qu’illusion. Avec le Brexit, le paysage politique britannique est totalement éclaté. Non seulement l’électorat est divisé en deux moitiés à peu près égales (pour ou contre le Brexit), mais le clivage se retrouve aussi, à des proportions différentes, à l’intérieur des deux grands partis, les travaillistes et les conservateurs qui sont au pouvoir. Depuis la signature du Deal (accord) avec les Européens, le 25 novembre 2018, la Premier Ministre Theresa May n’a cessé d’essuyer une série de désaveux parlementaires de la part de ses propres troupes, les plus humiliants les uns que des autres.

Le vote de ce dimanche 31 mars 2019 à 21 heures (heure de Paris), in extremis, a de quoi éloigner de quelques mois le risque catastrophique du hard Brexit, à savoir du Brexit sans Deal (je garderai ici le terme anglais d’accord). Heureusement que le Conseil Européen du 21 mars 2019 a reporté la date théorique du Brexit du 29 mars 2019 au 12 avril 2019 ! Que prévoit ce vote ? C’est nouveau en tout cas et la chronologie que j’ai proposée précédemment montre à quel point le cheminement de la Chambre des Communes du Royaume-Uni est tortueux. En gros, on sait ce que les députés ne veulent pas (à savoir rien !) mais on ne sait pas encore ce qu’ils veulent.

En décidant finalement de recourir aux urnes, les députés se sont dit que c’était la dernière issue possible, et en plus, une issue par le haut, selon le vieil adage que ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. Le peuple britannique va donc revoter, et pas n’importe quand, le jour des élections européennes, le dimanche 26 mai 2019, ce qui est nouveau car généralement, c’est plutôt en semaine (la date elle-même a fait l’objet d’une longue discussion et la date du jeudi 23 mai 2019, initialement proposée, a été remplacée par celle du 26 mai 2019 dans le but de ne pas influencer les élections européennes des autres pays européens).

La question du référendum également a été très délicate à formuler. Il a été décidé de proposer trois options possibles, laissant toutes les portes ouvertes : 1/ le Brexit avec le Deal négocié avec l’Union Européenne ; 2/ le Brexit sans Deal (hard Brexit) ; 3/ l’annulation du Brexit par la révocation de l’article 50 du Traité sur l’Union Européenne, et donc, le maintien du pays au sein de l’Union Européenne. Comme il y a un risque qu’aucune majorité absolue ne se dégage à l’issue du scrutin, il a été décidé de rendre victorieuse l’option ayant obtenu le plus grand nombre de voix, même sans atteindre la majorité absolue des suffrages exprimés, comme c’est déjà le cas dans l’élection des députés, au scrutin majoritaire uninominal à un tour.

Si Theresa May a accepté cette dernière solution, elle qui a toujours refusé le retour en arrière (le 26 mars 2019, elle martelait encore : « Ce gouvernement ne révoquera pas l’article 50. Nous honorerons le résultat du référendum de 2016 et travaillerons avec le Parlement pour parvenir à un accord garantissant que nous quittons l’Union Européenne. »), c’est parce qu’elle a pensé qu’avec ce référendum à trois options, très particulier, les partisans du Brexit vont tous se regrouper derrière le Deal qu’elle a négocié avec l’Union Européenne.

Les partisans du retour en arrière et de l’annulation du Brexit ont fait valoir, eux, que l’intérêt économique des Britanniques n’était pas dans le Brexit. Ils ont également rappelé qu’on ne transforme pas ainsi la vie de dizaines de millions de personnes avec une simple majorité des voix, car en 2016, plus de 48% des électeurs britanniques étaient opposés au Brexit et on ne les a jamais écoutés depuis trois ans, comme l’a rappelé l’ancien Vice-Premier Ministre pro-européen Michael Heseltine. D’ailleurs, le 23 mars 2019, une manifestation de plus d’un million de participants est venue montrer l’importance de cette voix, ainsi qu’une pétition pro-européenne qui a obtenu en une semaine plus de six millions de signataires.

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Quant aux hard-brexiters opposés à l’accord de Theresa May, ils ont trouvé dans ce second référendum la voie institutionnelle indiscutable pour faire un Brexit dur qui, selon eux, a des chances de remporter la majorité relative des votes. Pour l’instant, aucun sondage n’a encore été réalisé mais dans quelques jours, ils seront nombreux à évaluer les intentions de votes.

Il faut rappeler que depuis le début de la crise politique en novembre 2018, opposant Theresa May à sa majorité parlementaire, l’Union Européenne a répété inlassablement qu’il n’était pas question de renégocier un nouvel accord, que c’était à prendre ou à laisser, et qu’il était temps d’en finir avec ce sujet qui a monopolisé l’énergie et l’agenda de l’Union Européenne pendant trois ans.

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Dans tous les cas, Theresa May n’est pas vraiment encore au bout de sa peine. En effet, si le 27 mars 2019, elle a confirmé qu’elle démissionnerait très prochainement (elle a annoncé qu’elle quitterait le 10 Downing Street probablement au milieu de juillet 2019), elle a encore quelques missions périlleuses à remplir, et la première, ce sera de convaincre le Conseil Européen qui se tiendra le 10 avril 2019 à Bruxelles d’accepter les changements britanniques sur l’adoption du Deal.

Ainsi, la première chose à faire, c’est de permettre de repousser la date du Brexit au 12 juillet 2019 afin d’être prêt à toutes les éventualités du scrutin. En cas de victoire du Brexit avec Deal, il faudrait en effet que la Chambre des Communes vote une série de lois pour se conformer aux consignes de l’accord, un mois et demi ne serait pas de trop. Pour les deux autres options possibles, la date du Brexit ou non Brexit ne changerait pas particulièrement l’évolution des affaires. En cas de victoire de l’une des deux options du Brexit (hard ou avec Deal), le fait de fixer la date du Brexit après le 30 juin 2019 ne doit pas obliger le Royaume-Uni à élire des députés européens pour seulement quelques jours. C’est là une difficulté juridique et constitutionnelle importante.

La deuxième condition pour mener à bien ce nouveau calendrier, c’est effectivement de convaincre l’Union Européenne qu’il ne faut pas obliger les Britanniques à faire élire des députés européens même si leur pays est encore membre de l’Union Européenne. En cas de victoire du Bremain, l’option 3 (le Royaume-Uni restant dans l’Union Européenne), le gouvernement britannique s’engagerait alors à faire élire leurs députés européens (73 sièges) avant la fin de l’exercice des députés européens sortants, c’est-à-dire avant le 30 juin 2019 (les nouveaux députés européens élus le 26 mai 2019 prennent leurs fonctions à Strasbourg le 2 juillet 2019). La date du jeudi 20 juin 2019 a même déjà été fixée, ce qui obligerait à une campagne électorale extrêmement courte, moins de quatre semaines. En revanche, le dépôt de candidature devrait avoir lieu comme si le scrutin européen avait lieu le 26 mai (c’est-à-dire que les candidatures devront être déclarées avant le 3 mai 2019).

En cas de victoire de l’une des deux options du Brexit (hard ou avec Deal), Boris Johnson, qui s’était rangé le 27 mars 2019 derrière le Deal pour assurer la réalité du Brexit, a déjà déclaré qu’il se porterait candidat auprès de ses amis conservateurs pour être désigné Premier Ministre et qu’il proposerait rapidement de nouvelles élections, probablement au début de l’année 2020. Il serait alors le premier Premier Ministre du Brexit et en serait fier. En revanche, en cas de victoire de la révocation de l’article 50, Boris Johnson a annoncé qu’il quitterait la vie politique.


Pour l’instant, presque aucun responsable européen n’a encore réagi à cet accord, mais les déclarations devraient fuser au début de cette semaine. Seul, le Président de la Commission Européenne Jean-Claude Juncker, en déplacement à Londres pour participer à un colloque sur l’avenir de la City après le Brexit, a salué le « sursaut des parlementaires britanniques » et va tenter de convaincre le Conseil Européen de ratifier l’accord des parlementaires britanniques. Avec cependant une réserve, celle de la date du 12 juillet 2019. Pour Jean-Claude Juncker, la date ne devrait pas dépasser le 30 juin 2019, date de la fin de la huitième législature européenne (c’était d’ailleurs la date initialement proposée par Theresa May le 20 mars 2019).

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En effet, d’un point de vue juridique, il serait impossible d’imaginer qu’un État membre de l’Union Européenne entre le 1er et le 12 juillet 2019 ne puisse pas disposer de députés européens renouvelés et élus, même s’il quittait l’Union Européenne le 12 juillet 2019. Cette aberration institutionnelle pourrait être attaquée devant la Cour de Justice de l’Union Européenne par n’importe quel citoyen européen et ainsi provoquer l’annulation des élections européennes pour l’ensemble des vingt-sept États membres restants.

Le texte complet de la mention votée par les parlementaires britanniques ce 31 mars 2019 (traduite en français par Patrick MacGussy) est disponible à ce lien, où est également reproduite la déclaration de Theresa May qui s’est sentie « soulagée d’avoir trouvé enfin un accord parlementaire et soulagée également de la perspective prochaine de quitter le 10 Downing Street qui fut une charge exaltante, mais exténuante et épuisante ». La réaction bienveillante du Président de la Commission Européenne devrait rassurer la Premier Ministre britannique sur l’état d’esprit des dirigeants européens.

Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (31 mars 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Texte voté à la Chambre des Communes le 31 mars 2019 (traduction en français).
Brexit : vote parlementaire surprise pour un 2e référendum le 26 mai.
Brexit : chronologie inachevée d’un chaos annoncé.
Michael Heseltine.
Les élections législatives britanniques du 8 juin 2017.
L’attentat de Manchester du 22 mai 2017.
Theresa May nommée Premier Ministre le 13 juillet 2016.
Peuple et populismes.
Intervention de Bruno Le Maire sur le Brexit le 28 juin 2016.
Le Brexit en débat chez les députés français.
L’Europe n’est pas un marché.
L’Union Européenne, élément majeur de stabilité mondiale.
Terre brûlée ?
Brexitquake.
Boris Johnson.
To Brexit or not to Brexit ?

L’émigration irlandaise.
L’euro.
Le conflit syrien.
Les réfugiés syriens.
La construction européenne.
Jo Cox.
David Cameron.
Margaret Thatcher.
Les Accords de Munich.
Les 70 ans d’Israël.
La partition des Indes.
Karl Marx.
Jane Austen.
William Shakespeare.
David Bohm.
Stephen Hawking.
Alfie Evans, tragédie humaine.
Charlie Chaplin.
Le Prince Charles.
Winston Churchill.
Lord Louis Mountbatten.
Harry, un mari qui vous veut du bien.
Philip Mountbatten.
Lady Di.
Édouard VIII et George VI.
Élisabeth II.
Un règne plus long que celui de Victoria.
Vive la République !

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37 réactions


  • nono le simplet nono le simplet 1er avril 10:22

    j’ai entendu cette nouvelle ce matin ... ils n’avaient pas d’autre solution ...


    • amiaplacidus amiaplacidus 1er avril 11:43

      @nono le simplet
      Ce matin, c’est à dire le 1er avril ?


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er avril 13:12

      @amiaplacidus

       smiley

      à force de dormir dans sa brouette, il a oublié


    • nono le simplet nono le simplet 1er avril 15:17

      @Olivier Perriet
      vous ne jouez pas le jeu les gars ... pfff ...


    • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 1er avril 15:34

      @nono le simplet
       
      On ne joue pas avec le sylvain.
       
      Parce que un sylvain, lui, va profiter de l’effet ’ pomme-pile-poil ’, si l’on joue avec lui.
       
      Alors qu’il ne doit en aucun cas bénéficier d’aucune ’ sympathie ’, au vu de ce qu’il écrit à longueur d’année sans aucune ’ modération ’...
       


    • nono le simplet nono le simplet 1er avril 16:32

      @seul le contenu compte...
      désolé mais je ne suis pas calculateur et je prends les écrits un par un sans m’occuper de qui les écrits ... et je ne suis même pas rancunier ...
      et comme tu dis « seul le contenu compte », non ?


    • Alren Alren 1er avril 17:39

      @amiaplacidus

      Rakoto prends ses désirs pour des réalités. On a beau lui expliquer que la GB n’est pas la France de Sarkozy, il ne veut pas quitter son rêve bleu étoilé.
      Sans même se dire que si un deuxième référendum avait lieu, il verrait très probablement de nouveau la victoire du « non », beaucoup de Britanniques constatant la mauvaise foi et l’intolérance des « négociateurs » de l’UE.

      D’ailleurs en 2006, après la victoire du « non » à Maastricht, Sarkozy s’est bien gardé de proposer un nouveau référendum. Il a profité du phénomène du scrutin uninominal des députés et du scrutin indirect des sénateurs, deux systèmes survalorisant la droite, pour imposer un traité qui a enfoncé la France et les Français mais satisfait les parasites sociaux.


    • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 1er avril 17:47

      @nono le simplet
       
      Lui l’est... calculateur, et pas qu’un peu.
      Ses contenus le sont tout autant.
       


    • nono le simplet nono le simplet 1er avril 17:51

      @seul le contenu compte...
      qu’il le soit ou non m’indiffère ... mais alors totalement 


    • Et hop ! Et hop ! 2 avril 17:54

      @Alren : «  Sans même se dire que si un deuxième référendum avait lieu, il verrait très probablement de nouveau la victoire du « non » »

      Non, il est probable que les voix des pro-Brexit vont se partager entre Brexit négocié et Brexit non négocié, et que les 45 % anti-Brexit vont se retrouver majoritaires en revotant contre un camp divisé en deux.


  • foufouille foufouille 1er avril 10:49

    ben voyons. donc on va faire pareil avec toutes les élections qui ont eu 48% de non .........


    • Julot_Fr 1er avril 13:32

      @foufouille
      Toute election dont le resultat ne leur plait pas est soit ignoree, soit revotee..
      Ca s’appelle la democratie


    • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 1er avril 15:15

      @Julot_Fr
       
      Nan, ça s’appelle un résultat à un instant ’ T ’...
       
      Et je ne vais même pas essayer de t’expliquer quelles furent les évolutions et encore moins quelles furent le conditions du précédent référendum au royaume-fédéré.
       
      Je vais juste t’exprimer le FAIT que la population du royaume-fédéré a tout intérêt à rester avec les actuels accords, alors que nous avons TOUS intérêts à ce qu’ils ne ’ profitent ’ plus de ces ’ accords ’.
       
      Si tu veux plus amples explications, dis-le.
      Si tu n’es juste qu’un ’ frexiteur ’ stupide, inutile de me répondre...
       


    • Yukimuras 2 avril 11:40

      @seul le contenu compte...
      Quoi ? Donc en gros les référendum sont inutiles comme les sondages ? …

      Et expliquer quelles evolutions ? que le pays se porte mieux depuis ce vote. Et qu’il ne partira pas en poussière après le Brexit ? 


  • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 1er avril 11:05

    Scoop ! Voici la liste des choix qui seront proposés lors du 3è référendum sur le Brexit.

    1/ le Brexit avec le Deal négocié avec l’Union Européenne ;

    2/ le Brexit sans Deal (hard Brexit) ;

    3/ le Brexit progressiste avec virage à gauche

    4/ le Brexit conservateur avec virage à droite

    5/ le Brexit écolo

    6/ le Brexit LGBT

    7/ le Brexit islamo-djihadiste modéré

    8/ l’annulation du Brexit


    • Paul Leleu 1er avril 18:16

      @dr.jambon-beurre

      moi c’est ces histoires de dealer (avec ou sans deal) que je ne comprends pas...

      sûrement un problème entre les planteurs de canabis anglais et les coffee-shop néerlandais... à moins que la présence de migrants pakistanais ne provoque un problème sur le marché de l’opium...


    • Et hop ! Et hop ! 2 avril 17:56

      @dr.jambon-beurre

      On peut prévoir que les voix des pro-Brexit vont se partager entre Brexit négocié et Brexit non négocié, et que les 45 % anti-Brexit vont se retrouver majoritaires en revotant contre un camp divisé en deux.

      Donc c’est le non au Brexit qui va passer, c’est mathématique.


  • sylvain 1er avril 11:41

    L’auteur ne voit il pas que dans sa forme ce référendum est fait pour annuler le brexit ? tout simplement  : il y a 3 options possibles, 2 pour le brexit une pour le maintien et celle qui obtient le plus de voix gagne.

    Ceux qui veulent rester dans l’union voteront tous pour la 3eme proposition et les partisans du brexit vont se répartir dans les 2 autres . Le tour est joué . Si ils avaient pu ils auraient certainement proposés la liste de notre brillant conseiller, le Dr jambon beurre, qui leur aurait assuré que les partisans du brexit se divisent en 7 catégories , mais nos élites ont out de même encore parfois peur du ridicule . Ca ne saurait durer


    • Paul Leleu 1er avril 18:18

      @sylvain

      effectivement... je n’y avais pas pensé... même si je me doutais bien qu’il y avait des manipulations là-dessous...


    • Et hop ! Et hop ! 2 avril 17:58

      @sylvain

      Exact, les 55 % pour le Brexit vont se diviser entre deux choix, et les 45 % contre le Brexit vont être majoritaires.

      C’est une belle entourloupe.


  • Ruut Ruut 1er avril 12:58

    Diviser pour mieux régner.

    C’est fourbe et vicieux....


  • assouline assouline 1er avril 13:58

    A la mouche ou à la cuillère... voire au lancé... l’auteur n’est pas maladroit...

    En tout cas, la pêche est bonne...


  • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 1er avril 15:15

    poisson d’avril... 


  • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 1er avril 15:25

    Oh comme il est heureux, le sylvain...

    Vous imaginez un peu sa joie ?

    L’annulation du brexit.

    Autrement dit, selon les accords avant-tentativeS de ’ renégociations ’ des avantages du royaume-fédéré.

    Bah si...

     

    Mais au fait, quels sont donc ces accords ?

    Non parce que, nous rebattre les oreilles à longueur de médias que le brexit c’est pas bien, que ça ferait du mal au sabotier de la creuse de jpp, des vignerons immigrés implantés dans nos vignobles de la 6, aux ’ petites ’ entreprises qui exportent au royaume-fédéré, c’est bien, mais QUELS SONT CES ACCORDS ?

     

    Nous dire que les quenelles de lyon c’est bon, qu’il faut en manger, fut certainement la meilleiure pub-contrepub de l’histoire de la pub.

     

    Alors, ces accords ?

     

    Quoiça ?

    150 000 entreprises ayant leurs activité en France sont domiciliées au royaume-fédéré ?

    Y’aurait-il autant d’entreprise ayant leur activité au royaume-fédéré qui serait ’ domiciliées ’ en France ?

    Ah non ?

    Mais mais mêêêêê.. comment se fait-ce ?

     

    Et dire que tout ça est parti d’un bluff d’un salopard qui voulait avoir son droit d’actionnaire à la BCE, sans être membre de la monnaie unique...

     

    Bon après, si vraiment vous n’avez pas compris le pourquoi du comment, demandez, j’essayerai d’être concis ( j’essayerai...

     


  • samy Levrai samy Levrai 1er avril 17:53

    poisson d’avril ou fake news , au choix.


  • machin 1er avril 20:24

    ..


    L’Europe mortifère on y rentre, de force s’il le faut, mais on n’ en sort pas.


    .


  • machin 1er avril 20:26

    .

    Il nous fallait une Europe sociale...


    Nous avons l’Europe des salauds et de leurs collabos.

    .


  • Frex 2 avril 09:15

    Un poisson d’avril grossier de la part des euro-fanatiques !

    Le #frexit et le #RIC régleront toute cette chienlit. 


    • Zolko Zolko 2 avril 09:42

      @Frex : je ne suis pas d’accord, pour une fois que Rakoto nous fait sourire (avec un poisson d’avril) il faut féliciter l’artiste.


  • Coriosolite 2 avril 19:37

    Bravo à l’auteur.

    Un « April fool » très bien fabriqué et qui a marché à fond.

    Messieurs, vous qui y avez cru, soyez beaux joueurs.

    « Fair play » et « sense of humour ». Please !!


    • Eric F Eric F 2 avril 23:42

      @Coriosolite
      il est amusant de voir que certains commentateurs ont pris le texte au premier degré -il est vrai qu’il parait étayé- sans même faire une vérification croisée de l’« info », ni vérifier la date. A ce titre, c’est un test instructif.


  • BA 7 avril 11:26

    Samedi 6 avril 2019 est un jour historique.


    Au Royaume-Uni, le ministère de l’Intérieur vient juste d’annoncer que les nouveaux passeports britanniques sont entrés en circulation.


    Sur ces nouveaux passeports, il n’y a plus la mention « Union Européenne ».


    Dans les faits, le Royaume-Uni n’est plus dans l’Union Européenne.


    C’est un tournant historique.


    Brexit : les Britanniques ont déjà abandonné l’Europe sur leurs passeports.


    https://www.huffingtonpost.fr/entry/brexit-les-britanniques-ont-deja-abandonnes-leurope-sur-passeports_fr_5ca87d11e4b0a00f6d402534


  • pepe22 7 avril 12:26

    alors vous avez le choix

    1 chocolat

    -2 chocolat avec creme

    3 pistache

    Bon on regarde si la pistache gagne contre le chocolat divise par 2 obviously AH AH AH AH AH trop con


  • pepe22 7 avril 12:31

    ah j ’oublias si vous choisissez sans la creme vous avez droit a 2 coups de baton AH AH AH AH AH


  • pepe22 7 avril 12:32

    la creme etant a la pistache biensur


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