mardi 5 juillet 2016 - par sasapame

Premier Rappel à l’Ordre Français

 

Premier Rappel à l'Ordre Français

 

1) L’alerte

 

a) Quelques déclarations

Ségolène Royal, ministre français : “Nous ne ferons pas l’erreur de David Cameron, rassurez-vous. Nous n’allons pas organiser de référendum pour la sortie de la France de l’Union européenne, ça, je puis vous l’affirmer”. (1)

Alain Juppé, présidentiable et probable futur candidat de la droite “républicaine” en 2017 : “On peut craindre le Frexit, c’est la raison pour laquelle je suis hostile à un référendum.” (2)

 

b) Un tel affront ne peut plus être toléré de la part de criminels de haute trahison, la menace doit être employée sans plus attendre

La rupture est totale. Ce n’est certes pas nouveau, surtout depuis 2008, mais à présent la forfaiture est même totalement revendiquée.

Je crains donc qu’il soit temps de devoir s’abaisser à redémontrer la chose suivante à l’attention de ce genre de personnes : du strict point de vue du droit français, le seul qui vaille en ce qui nous concerne, et en ce qui les concerne également au plus haut degré, ceci le plus officiellement et le plus légalement qui soit, il va très bientôt s’agir – pour plusieurs centaines d’intéressés, il s’agit déjà – de complicité active dans une entreprise qui n’est rien moins qu’un crime de haute trahison.

Nous avons là, en effet : une suspension arbitraire et indéfinie du régime constitutionnel, c’est à dire un coup d’État, doublé en l’occurrence d’intelligence avec des puissances étrangères contre la sécurité de l’État et contre les intérêts de la Nation.

Or ce régime règne officiellement depuis le 4 février 2008. Huit ans.

Excusez du peu.

Ils semblent aussi et surtout oublier que de tels crimes restent parfaitement jugeables en France, et ceci sans qu'il soit nécessaire de faire autre chose que de sortir de l'Union européenne.

La jurisprudence du Conseil constitutionnel est très claire, même si bien peu de gens la comprennent manifestement : la primauté de la Constitution est seulement suspendue de facto – de jure, elle règne sans partage – et cela ne vaut que jusqu’à ce qu’on sorte de l’Union européenne.

 

c) La grâce du fait accompli

A présent, le fait accompli par la grâce des Britanniques veut que chacun sache désormais qu’il est possible de sortir de l’Union européenne.

On en sortira donc bientôt. Nos élites le savent, elles ne veulent simplement pas réaliser.

Je n'invente donc pas ce que je propose ici d'exploiter sur le plan stratégique. Depuis le "Brexit", ils sentent le vent se lever : profitons-en bien.

 

d) Les Français n'ont plus de constitution

Mais il y a encore au moins une chose décisive que les Français ignorent. Et à part qu'ils ne savent pas qu'ils l'ignorent, ils l'ignorent d'autant plus volontiers qu'ils pourraient aussi difficilement comprendre, sinon admettre, pour l'heure, que certaines choses qu'ils ont appris à croire sont fausses.

Par exemple, ils auraient du mal à accepter, à ce stade, l'idée que même leurs votes de 1992 et de 2005 sont nuls et non avenus.

Qu'on ait pu les insulter à ce point est une chose qu'ils préfèrent logiquement ignorer. Seulement le temps changera les discours.

Pour les peuples européens, même lorsqu'ils parlent de "coup d'État" s'agissant de la Construction européenne, l'état de psychose est de toutes manières encore bien trop profond chez eux pour leur autoriser un recul suffisant pour réaliser ainsi qu'il s'agit réellement d'un coup d'État.

Il importe évidemment de composer avec, sinon de respecter cela. Il s'agit finalement d'un simple problème de perspective historique ; elle changera.

Cet état dérive pour bonne part, évidemment, de l'intense adhésion idéologique que l'idée d'Europe, la vieille ficelle absurde, désormais trop usée, de la Construction européenne, a pu susciter chez la plupart d'entre nous depuis d'assez nombreuses décennies.

Mais il tient aussi à un facteur encore plus important en réalité. Un facteur plus "naturel" si je puis me permettre, bien qu'il ait pu paraître comme un décret arbitraire quand cela arrange. Le Préambule de la Déclaration de 1789 est non seulement très clair mais il constitue un clair avertissement : quand le peuple ne connaît pas du tout sa Constitution, comme au présent, c'est le corollaire du fait qu'il n'en a plus.

Ce principe est merveilleusement repris, comme en miroir, par son fameux article 16 - qui eut bien mieux été placé en 1 ou en 17 (en dernier) -, qui lance cette curieuse prescription énoncée comme une simple proposition :

"Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution."

Un peuple qui ne connaît pas sa Constitution n'a pas de constitution, rappelais-je simplement. Par ailleurs, si vous croyez ne pas comprendre le rapport entre les deux passages (Préambule d'une part, article 16 de l'autre), c'est très simple : songez à l'exemple extrême du film Matrix. Les humains élevés comme des pucerons par des machines qui se nourrissent d'eux, enfermés qu'ils sont par ailleurs dans leurs rêves commandés, ne savent absolument pas ni qu'ils ont des droits ni qui sont leurs maîtres, et cela pour la même raison qui veut qu'ils n'ont effectivement pas de droit et que leurs maîtres sont des despotes, c'est à dire à la fois des tyrans et des usurpateurs.

Pouvoir incontrôlé, Pouvoir indéfini. Pouvoir indéfini, Pouvoir incontrôlé. Mais rassurez-vous, le Conseil constitutionnel est encore plus con que le peuple. Blague à part, lui le fait exprès. Pour lui, soi-disant, la séparation des Pouvoirs c'est quand aucun d'eux n'a de prise sur l'autre. On l'a vu tout particulièrement, bien sûr, avec l'indépendance de la Banque centrale. On l'a bien vu aussi, par exemple avec l'affaire de Sarkozy qui se vote lui-même son salaire de Président. Ils ont réussi à retourner Montesquieu et dans l'esprit des lois et dans sa tombe.

A présent que les Français sont ainsi devenus idiots volontaires à force d'entretenir eux-mêmes l'illusion que sa majesté le juge était aussi bête qu'il voulait bien le paraître, il était à craindre qu'ils se montrent parfaitement indifférents au fait qu'on a suspendu jusqu'au régime républicain.

 

e) Implications stratégiques

Il nous faut donc changer de perspective : puisque la cause du mal restera sans doute malheureusement dans l'ombre jusqu'à nouvel ordre, il faut insister plutôt sur le traitement. Chose qui ne peut évidemment se faire que si l'éventualité de son application semble approcher du fait des évènements. Comme ici.

Reparler de la peine capitale à cet instant, surtout si c'est en démontrant la légalité et la légitimité de son emploi dans le contexte qui nous occupe, aiderait ainsi à donner plus de corps à la menace adressé aux bandits, sur la base d'une adhésion croissante et durable du peuple à un mécanisme de reprise de pouvoir combinant images de châtiment et réappropriation d'un processus auto-constituant.

Évidemment, les Français de demain ne seront guère choqués de parler des bassesses d'un pareil coup d'État : les gens ne comptent plus les horreurs dans l'histoire. Il y a simplement un temps pour tout. Que nous ne puissions faire certaines choses décisives pour le moment ne nous interdit aucunement d'avancer sur d'autres en attendant. Or ce dossier attend encore, dans le placards des partis.

Pour l'heure, il s'agit simplement de constater le fait juridique, caractérisé et même assumé, et de l'utiliser comme un moyen de pression assumé.

El s'agit de leur annoncer sans plus tarder ce qu’ils encourent, surtout s'ils persistent à partir de maintenant.

 

2) Le crime de haute trahison

Il s’agit donc avant tout de rappeler, en toute rigueur, pourquoi la situation du régime politique de la France en tant qu’elle est assujettie momentanément au régime de l’UE, constitue en réalité une suspension pure et simple, depuis de nombreuses années, du régime constitutionnel, laquelle suspension a été opérée en violation de la Constitution.

 

a) Le crime de haute trahison est désormais caractérisé

Depuis le 4 février 2008 (congrès qui a adopté le traité de Lisbonne), il y a violation formelle de l’article 3 de la Déclaration de 1789, puisque l’exercice de la souveraineté nationale par une clique autoritaire qui l’accapare (désormais le plus ouvertement qui soit) passe par un traité dont il “émane expressément” de la Nation qu’elle le rejette en bloc – seule interprétation littérale et honnête qui soit du vote français de 2005.

 

b) Le cœur du coup d'État l'article 89-5, le dernier mot de la Constitution que personne n'a lu

Mais il y a un autre élément qui, pourtant plus décisif encore s'agissant de haute trahison, est rarement pointé du doigt. Il ne l'est en particulier jamais par le Conseil constitutionnel. Du reste, c'est bien simple, personne n'en parle jamais, nulle part, aussi incroyable que la chose puisse paraître. Il s'agit de la toute dernière clause de notre Constitution de 1958, le 5ème alinéa de l’article 89, qui stipule :

La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision [de la Constitution].”

En particulier l’article 23 de la Constitution établit que

Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire“.

Or qu’est-ce que le Conseil des ministres de l’UE sinon un organe parlementaire (pouvoirs de nature législative et budgétaire) ?

Ceci s’applique dès lors que la transposition du “droit” “européen” (y compris dérivé) en droit français a été rendue systématique et automatique, que ce soit par voie législative ou juridique. C'est à dire qu'en pratique le droit dérivé UE prime inconditionnellement le droit national.

Or la nouvelle hiérarchie des normes, issue en bonne partie du fait de l'adhésion des juges au fanatisme européiste, s'impose effectivement : toute disposition “communautaire” prime automatiquement, "de fait", pour le juge national.

Enfin, tandis que la France serait immanquablement condamnée par la CJUE si elle en venait à suspendre quelques années des procédures de transposition, l’article 27 ordonne que

Tout mandat impératif est nul."

"Le droit de vote des membres du Parlement est personnel."

(Au passage, il m'avait semblé que ces deux alinéas n'en faisaient qu'un il y a encore peu de temps... Si je n'avais pas rêvé, j'applaudis encore au raffinement exquis de la manœuvre, ce serait du plus grand art.)

La Commission “européenne” ayant du reste le monopole de l’initiative. Mais c'est déjà un peu plus accessoire ici. Citons juste un seuls de ces exemples remarquables de ce qu'est le véritable parlement européen : c'est madame Voynet, ministre écologiste, qui signa à Bruxelles une directive qui nous somme d'accepter le droit de brevets portants sur des gènes humains, une disposition exactement symétrique de celle que le Parlement français avait adoptée à l'unanimité. La Commission a simplement patienté bien volontiers en attendant qu'on change de gouvernement, après quoi il fallut que chacun des centaines de nos députés et sénateur abjure et signe lui-même la nouvelle loi.

Il ne fait donc pas le moindre doute qu’il pourra être établi plus tard qu’il s'agissait là d’un régime ayant purement et simplement aboli la Constitution, simplement sans le proclamer et en procédant par une suspension à durée indéfinie.

La création de ce qu’on appelle le chapeau de l’article 88 (appartenance à l’UE) a constitué un changement de constitution, et non pas une révision de la Constitution, lequel changement a été opéré par voie illégale. Un coup d’État.

 

c) L'intelligence avec l'ennemi

Il ne m'appartient évidemment pas de lister ce qui, par ailleurs, pourrait relever de l'intelligence avec des puissances étrangères : je ne juge pas des hommes, je rappelle la règle.

Pour ce qui nous concerne ici, il me suffit de noter qu'en pareille situation, de toutes manières, c'est, comme on dit, "open bar". Ce qui ne fait que nous rappeler que nous parlons ici du crime le plus grand qui soit.

 

d) L'affront symbolique fait à la France par ses plus hauts représentants

Je vois enfin un premier facteur profondément aggravant pour les responsables de ce crime, si encore on a la charité de ne pas le juger lui-même en soi comme un autre crime contre la Nation. J'y reviendrai en parlant des référendums français de 1992 et de 2005, car nous avons eu affaire ici à une manoeuvre des plus crapuleuses.

Plus généralement, le procédé pourrait être jugé particulièrement répréhensible en France, où le fondement de la Constitution - le Préambule de la Déclaration de 1789 - clame textuellement que la source de tous les malheurs des hommes réside dans l'ignorance de leurs droits inaliénables et des devoirs de leurs représentants.

Cette proclamation, faut-il le dire, s'impose au jugement du Conseil constitutionnel, qui n'a pas à juger lui-même, par exemple, de savoir quelle est la source de tous les malheurs des hommes... Par exemple, en décidant que nous avons un impérieux besoin d' "Europe intégrée". C'est donc à un crime on ne peut plus averti sinon à un crime délibéré dont nous avons affaire.

Nous avons déjà cité l'article 16, tous aussi remarquable par son souci pédagogique délibéré. Il va également sans dire que cette disposition ne peut être comprise par le Conseil constitutionnel autrement que dans le cadre d'une interdiction première de nous laisser perdre notre Constitution.Mais ça va mieux en le disant.

On imagine difficilement crime plus abominable.

Seul le fanatisme, évidemment, peut expliquer pareille situation.

On comprend qu'ils s'y attachent. Mais voici donc un premier rappel à l'ordre, à la règle française, la plus officielle qui soit.

Si le rideau idéologique tombe, ils tombent.

 

e) Qui est responsable, outre Nicolas Sarkozy ?

D’abord, le Congrès du 4 février 2008 marque, bien sûr, un ralliement très majoritaire des députés et sénateurs à cet acte de haute trahison caractérisé. Ils avaient le pouvoir et le devoir de l’empêcher. Faut-il rappeler comment ?

Ensuite, il faut peut-être rappeler que ce même Congrès est aussi celui qui a seul le pouvoir de juger le président (Haute Cour).

Enfin, je suis d’avis que l’on ne peut pas innocenter le Conseil constitutionnel. Il a très gravement failli lui-même, cela notamment, comme je l’ai souligné, en négligeant totalement le 5e alinéa de l’article 89, qui interdit expressément et textuellement que la révision de la Constitution puisse donner lieu à l’abolition de la forme républicaine du Gouvernement.

A quoi s'ajoute, pour le gardien de la Constitution, l'infamie d'avoir orchestré cette enfumage juridique épouvantable.

 

f) A quand remonte le crime ?

Cette négligence criminelle du Président, du Parlement et du Conseil constitutionnel remonte à Maastricht.

On pourrait penser - et nos élites ne se privent pas de jouer sur cette illusion - que le choix de presque tous ces magistrats qui "se sont oubliés", je veux dire du Congrès et de nos autres serviteurs, a simplement profité de l’apparente onction populaire (le vote en faveur de l’Union européenne) pour établir cette “curieuse” jurisprudence - bien trop technique pour être expliquée aux Français, mais bien sûr -, un choix qu’il n’y avait plus qu’à maintenir ensuite.

Seulement cet argument bien répété pour être bien assimilé ne tient pas une seconde. Car même en 1992, le premier acte a évidemment consisté à modifier la Constitution, pour la simple raison que le traité lui était contraire. La question n'était pas le référendum ou le Congrès : le référendum lui-même n’aurait pas pu être autorisé sans qu’il soit précédé d'une révision, étant donné la nature du traité (article 11).

Or c’est cette dernière qui, bien sûr, constitue le véritable coup d’État.

Il en découle un résultat qui apparaîtra invraisemblable mais qui est ce qui est : en 1992, on a fait voter les citoyens à un référendum que le Président de la République, premier et ultime garant de la Constitution, n’avait en réalité pas le droit d’organiser.

En 1992, le coup d’État a bel et bien précédé le référendum.

Ce qui, un peu plus accessoirement, a rendu ce dernier nul et non avenu, chose que personne ne dit jamais. Cela peut sembler malheureux à certains (ce n'est pas mon avis), en plus d'être incroyable, mais donc, les deux référendums de 1992 et de 2005 sont en vérité nuls et non avenus.

Ils le sont, du moins, en tant qu'instruments de ratification des traités. Le formalisme propre aux référendums eux-mêmes ayant été parfaitement respecté du reste, il n'y a aucune raison que l'expression du suffrage disparaisse en tant qu'émanation expresse de la Nation.

 

g) L'affront ultime fait à la France par ses plus hauts représentants

Parmi les traits les plus odieux de cette manœuvre caractérisée par l'enfumage juridique du plus haut niveau, opéré au plus haut niveau, on a ainsi essayé de faire croire au peuple - et à peu près tout le monde a cru et croit effectivement toujours cela - qu'il a voté lui-même son asservissement, ce qui est en réalité faux, et en retour on a couvert, ce faisant, le fait que le référendum était parfaitement illégal.

Un procédé aussi monstrueux, comme je le suggérais, pourrait être considéré comme un crime en soi.

Le seul problème est que les Français, dans leur immense majorité, ne s'en rendent simplement pas compte.

Voilà le genre de choses qu’on fait quand on bâtit l’UE : ce n’est pas seulement tyrannique, c’est fait de la manière la plus masquée qui soit. C'est du grand banditisme juridictionnel.

Le Conseil constitutionnel, en particulier, mérite, pour ces diverses raisons, une peine longue assortie d'une peine symbolique infamante.

 

h) Étaient-ils dûment prévenus ?

Il faut dire que lorsque les citoyens ne connaissent même pas leur Constitution, il n’y a pas à en être surpris. L'ignorance feinte de nos représentants s'agissant des lois qui définissent leurs propres pouvoir ne s'explique que de cette manière, à en croire le Préambule de 1789. Il avait simplement raison.

Certains se souviennent du célèbre discours de 1992 de Philippe Seguin. Mais il ont peut-être pu manquer de noter, ou oublier que l'élément le plus important de cette allocution est à chercher non dans le fond (c'est dire) mais dans la forme de la démarche, mais qu'il a été largement masqué, à cause des circonstances, par la nécessité d'entrer dans l'analyse politique, donc celle d'un discours fleuve. En effet, c'est avant le vote sur la révision de la Constitution que Seguin présentait sa résolution, laquelle portait dessaisissement du Parlement. Il rappelle bien que c'est à partir de ce vote de révision que le processus définitif sera enclenché, non pas lors de la ratification du traité - or c'est justement la raison pour laquelle, précise-t-il encore, il en était réduit à couvrir dans le même exposé l'ensemble des implications politiques des traités.

L'introduction, impérissable, expose avec la plus grande clarté et la plus grande fermeté les raisons qui interdisent au Parlement de procéder à ce vote de révision. Et bien sûr, le référendum auquel Séguin appelait - malgré lui ? - dans ce discours concernait non pas la ratification du traité mais la révision constitutionnelle préalable. Le référendum sur le traité, tout comme l'option du Congrès, était nécessairement précédé d'une révision constitutionnelle, et puisque c'est elle, le point central qui établissait la rupture, il exigeait que le peuple en soit saisi directement.

Mais si Seguin n'a pas commis d'erreur en appelant à ce référendum initial, je crains de pouvoir dire qu'il a commis une faute. Le fait est qu'il n'avait lui-même vraisemblablement pas le choix dans la circonstance elle-même, ou plutôt il a cru que c'était le cas, mais sa démarche admettait implicitement l'éventualité que le peuple soit appelé à voter lui-même son asservissement définitif à un régime tyrannique, par exemple par le biais de la même révision. Il ne pouvait l'ignorer.

Or ce qu'il n'a pas rappelé, c'est que le peuple lui-même ne saurait modifier directement la Constitution d'une façon qui lui soit expressément contraire. Ni l'article 89-5 ni aucune autre disposition ne le lui permettent. Le peuple, comme le Parlement, peut évidemment toujours choisir le changement de régime, et cela, même, pour passer à un régime des plus tyranniques, à la rigueur, mais simplement qu'on ne dise pas alors qu'il s'agit d'une révision de la Constitution, et que toutes les lois selon lesquelles nous jugeons restent dans un ordre qui n'a pas changé. C'est l'abolition pure et simple de la Constitution, et le tyran est dès lors prié de se présenter.

Techniquement parlant, c'est très simple à faire dans les règles : le peuple aurait en réalité dû voter trois fois, la première consultation portant sur une révision constitutionnelle abrogeant le 5eme alinéa de l'article 89. Mais en l'occurrence, personne n'aurait accepté de le faire parce que l'extrémisme de la manœuvre aurait sauté aux yeux de tout le monde...

 

i) La faute

S’agissant déjà du Président de la République, ses occasions de manquer à son devoir son nombreuses :

Pour un président de la République, la haute trahison se définit comme l’action volontaire d’agir contre les principes que la Constitution le charge de défendre ès qualité, en particulier par ses articles 5 : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire. », 15 « Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et comités de la Défense nationale. » et 16 « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés de manière grave et immédiate et que la fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. (Source : Wikipédia.)

Mais les parlementaires ne sont pas en reste. Prenons d’abord les 3 alinéas de l’article 4 :

Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. […] Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. (...) La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation.”

Parlez-en à F. Asselineau et à ses sympathisants.

Partis, médias, … et surtout Congrès qui autorise la production et la reproduction de toute cette coterie dont nul n’a de compte à rendre.

 

(...)

 

j) Un vide juridique délibéré ?

Il est peut-être même possible de retourner contre les coupables une de leurs subtiles manœuvres : en 2007, ils ont très opportunément retiré eux-mêmes la notion de haute trahison de la Constitution française (art. 68).

D’une part, dès lors que le texte ne prévoit plus expressément le crime en question, il n’est peut-être pas superflu de faire valoir qu’il s’en suit, dans certaines conditions, un vide juridique. Et dans une perspective historique et politique, cela se conçoit d’autant mieux que ledit vide avait manifestement été établi volontairement…

... et dans un timing qui ne permet même pas d’exclure que l’abolition du châtiment associé n’ait pas eu, entre autres, la visée susdite (voir ci-après).

Ainsi l’état de nécessité de la mesure, qui est l’un des critères de validité essentiels d’une disposition, pourrait être reconnu en temps utile.

D’autre part, tandis que le concept et le crime de haute trahison n’ont évidemment pas disparu en 2007, il apparaît surtout plus clairement, depuis cette révision, que le Président de la République n’est pas le seul qui soit susceptible d’être jugé pour haute trahison.

Évidemment, non seulement le Président peut être poursuivi en cas de haute trahison, mais en quelque sorte, l’avantage de la formule ancienne était qu’elle donnait l’impression que seul le Président était concerné… Ce qui n’était évidemment pas du tout le cas, mais les apparences jouent parfois, surtout quand c’est sous les coups de boutoir des partis et des médias.

Or il s’avère ici que les responsabilités de centaines de parlementaires et d’ancien Présidents, en plus du Président en exercice, sont énormes. “Le vote des parlementaires est personnel“. Or le 4 février 2008, là le vote des chambres a tout bonnement (re-)suspendu la Constitution tout en violant ouvertement l’émanation expresse de la Nation, c’est-à-dire la souveraineté nationale.

 

3) La peine

 

a) Une autre possible erreur de parcours dans un bluff magistral

Un esprit un peu taquin, mais aussi, peut-être, un simple scrutateur de l'histoire, pourraient du reste faire remarquer qu’il s’est pas passé finalement bien peu de temps entre l’abolition de la peine de mort en France (loi du 18 septembre 1981) et le coup d’État ayant précédé le référendum pour la ratification du traité de Maastricht.

La coïncidence devient surtout remarquable quand on voit que la chronologie s'inverse tout bonnement si l’on considère que ce n’est que 19 février 2007 que l’abolition de la peine de mort passera dans la Constitution (en conformité avec un traité signé en 2002).

Ne mentionnons même pas le fait qu'aux dires de tous, l’entrée plus ou moins effective, et conçue comme définitive, dans le gros de la machine UE en cours de finalisation remonterait bien plutôt au tournant de la rigueur de 1983, effectué pour respecter le programme de finalisation de la monnaie unique.

Il faut aussi rappeler que cette position (contre la peine de mort) qui, en 1981 (encore), ne faisait pas la majorité dans le peuple, lui a seulement été octroyée par le Parlement. Et il n’y a jamais eu de référendum depuis.

Pardon, je ne suis pas un sadique, j'en suis réduit à devoir constater le fait. Et le fait que F. Mitterrand a rendu illégale une peine qui allait bientôt pendre à son propre nez : il allait nous offrir le cadeau de Maastricht, un truc dont aucun des plus grands criminels nazis n'a seulement jamais rêvé.

A titre toujours plus indicatif, de juin 1984 à avril 2004, il y a eu vingt-deux dépôts de propositions de loi portant rétablissement de la peine de mort pour certains crimes spéciaux.

En d’autres termes, il n’est peut-être pas déraisonnable du tout de considérer, au niveau qui nous concerne, que l’abolition de la peine de mort a suivi et non précédé le coup d’État de 1992.

Il ne s’agit évidemment pas de dire que cette orientation fut totalement captive de gens qui l’auraient instrumentalisée : l’abolition de cette peine inhumaine a été très largement soutenue. Il s’agit par contre de constater ce fait : indépendamment des autres conséquences, F. Mitterrand et J. Chirac se sont payés le luxe de rendre illégale la peine qui les attendait.

Or la peine de mort, c'est dédié à qui, à votre avis, précisément quand c'est appliqué ouvertement et légalement ? Aux grand criminels, bien sûr, pas à votre belle mère qui a endommagé le muret du voisin. Or à part ce qu'on nomme des monstres, il s'agit précisément d'eux et d'eux-mêmes (quant aux monstres des réseau pédophile, bien sûr, ils n'ont jamais de relation avec eux).

Vous comprenez enfin qu'on vous a eus ?

Chapeau bas. Encore une de ces milles merveilles collatérales si avilissantes de la “construction européenne".

Quand bien même la situation économique n'en serait pas arrivée là, force est de se demander combien de temps pouvons-nous tenir encore face à une telle sournoiserie.

 

b) Une peine exemplaire

L’exemplarité de la peine tient à une combinaison de plusieurs nécessités.

Premièrement, il s’agit de menacer les prévenus. Sans la connaissance de la sanction encourue, il n’y a pas à attendre de résultat.

Deuxièmement, il s'agit de menacer par l'exemple les autres qui auraient l'idée de tenter ce genre de choses.

Troisièmement, le crime étant du plus haut niveau, la peine doit ici se démarquer spécialement, par sa dureté et par sa symbolique. A crime capital, peine capitale. Quelles qu'en soient les modalités, une nécessité est que la peine soit plus forte que d'autres. En l'espèce, la plus forte qui soit. Précisons que cela relève directement du principe de proportionnalité de la peine ; il faut pouvoir graduer tous les délits et crimes, du plut petit au plus gros. Quand la peine capitale disparaît, que reste-t-il pour marquer la différence ? Je le répète encore une fois, la peine de mort appliquée légalement et publiquement, ce n'est pas pour votre belle mère, seulement pour les monstres : pour ceux qui ont fait subir à d'autres des sévices épouvantables et pour les serviteurs coupables de haute trahison.

Quatrièmement, enfin : puisque ce type de crime, à l'instar de celui du monstre, n’est pas de ceux que l’accusé peut réparer lui-même, son châtiment a exceptionnellement pour vocation non pas à lui faire “payer sa dette à la société” mais seulement de procurer une sorte de “purification” au peuple (à la famille). C’est à dire la mise à mort, au moins symboliquement, de qui doit disparaître pour que l’histoire reprenne sens pour les Français (que la vie reprenne sens pour la famille). Il est grand temps de se rappeler qu'on ne juge pas un haut responsable comme on juge un homme du commun des mortels qui serait en mesure de réparer sa faute.

Pour ces monstres-là, qui ne sont même plus des citoyens eux non plus et qui, surtout, auront choisi cela eux-mêmes en conspirant contre nous au suprême niveau, le problème n'est pas prioritairement que la peine de mort, notamment par décapitation, soit une peine inhumaine - elle l'est, sans le moindre doute.

Notre problème prioritaire est de constituer une menace réelle, des plus fermes, pour que cesse immédiatement ce régime despotique - puis pour empêcher que de ses avatars reviennent.

Ensuite, notre affaire est aussi une affaire de purification symbolique, disais-je. Il s'agit là de se débarrasser d'une figure plus que d'exécuter un homme.

Le mythe du crime de sang qui "lave" et qui "apaise" doit être bien compris : il émane logiquement d'une très longue histoire au cours de laquelle on a pu constater maintes fois que, d'une manière ou d'une autre, couper une tête peut éviter un bain de sang. Ce ne serait donc précisément pas parce que les humains aiment voir couler le sang qu'ils ont pu occire des chefs, mais bien plutôt pour la raison contraire.

Or il faut rappeler que la haute trahison mène couramment à la guerre civile, plus généralement au bain de sang. En l’occurrence, les guerres meurtrières ne manquent pas, qui sont aussi le fait de ces gens.

On nous arrose au surplus de sang, symboliquement, ou plutôt on nous fait symboliquement nous occuper nous-mêmes de faire couler le sang, à la télé et dans les jeux vidéos. Et si tant de gens sont réputés aimer ça, on a compris que c'est reposant quand ils subliment. Mieux, ils communient ce faisant avec nos chefs en légitimant frauduleusement, dans nos esprits, chaque jour, le meurtre qui se répète sur l'écran.

C'est pour la même raison qu'on personnalise à mort - Merkel ceci, Obama cela -, même et surtout quand il s'agit de parler de corruption. Car pendant tout ce temps, les gens s'animent volontiers de considérations en tous genres sur les dessous et la "beauté du geste" : le tout est que, ce faisant, ils oublient les devoirs de l'État, c'est-à-dire non pas les devoirs d'un homme mais ceux du serviteur public.

Enfin, puisqu'il s'agit aussi, évidemment, de dissuader, rappelons nous que l'on appelle aussi ça faire un exemple. Or pour faire d'un cas un exemple, encore faut-il que le traitement soit à la mesure du cas. Pardonnez cette formule qui tient purement de la métaphore mais, déjà, pour qu'un traitement soit inhumain, encore faut-il qu'il soit appliqué sur un humain. La question centrale, à laquelle on revient, reste en résonance avec ce que ressentent les gens de toutes manières : cet homme est-il vraiment un homme ?

Je ne préjuge pas de ce que donnerait une réponse des Français à la question suivante : et si on lui promettait plutôt de lui couper la tête, quand on le jugera ? Mais je crains tout de même qu'il se sente un peu seul durant le week-end d'un tel référendum. Puisque c'est lui qui doit servir d'exemple, autant que le châtiment exprime bien ce dont les Français savent qu'ils veulent qu'il exprime.

 

Or, pour l'heure, je crains de pouvoir dire que, s'il est une chose sur laquelle les Français communient encore vraiment, aussi spontanément que massivement, c'est autour de la conviction, intime mais néanmoins faite volonté générale, que l'usurpateur du poste de Président de la République n'est qu'un envahisseur (un sentiment qui ne tient pas qu'à son patronyme) et, en tous cas, que son attitude est trop atrocement et systématiquement humiliante pour le pays pour que ça ne soit pas fait exprès, et, à peine moins accessoirement, délibérément déprimante, y compris et surtout dans sa manière de dire qu'il sodomise ce peuple auquel il met un point d' "honneur" à ne pas ressembler et dont il se fait une priorité de détruire les repères familliaux comme nationaux - ce qui lui vaut peut-être d'être plus en sécurité, désormais, dans une banlieue qu'au Salon de l'agriculture.

Je ne sais d'ailleurs pas qui est cet homme et je ne le saurai sans doute jamais : agent ou pas, il a trop souhaité lui-même ne pas nous ressembler et bien nous le faire savoir. Ce qui est d'autant plus insupportable quand l'intéressé n'est qu'un grand rien du tout, de l'avis du peuple. Il faut d'ailleurs bien admettre, dans son cas, qu'il semble s'évertuer à montrer qu'il n'est non seulement pas un Président mais qu'il n'est pas un homme, tandis qu'il s'acharne ouvertement à détruire la famille, nous fourguant de la théorie du genre et de la pleurniche. La pleurniche, vieille ficelle usée de toutes les révolutions colorées, il est de toutes manières à craindre que cet usurpateur nous en ait tant fait bouffer que nos yeux resterons secs quand il passera sur l’échafaud, s'il y passe.

Rappelons enfin, tout de même, comment les États traitent les agents étrangers : une ruelle sombre, une balle dans la nuque, par derrière. A partir du moment où ceci est considéré comme une nécessité selon la raison d'État, il est difficile de me faire avaler que les traîtres de ce niveau ne méritent pas la mort.

Je ne souhaite pas que l'on tue un homme, encore moins qu'un homme souffre. Mais il me faut bien exiger que l'on se débarrasse au plus vite du despote qui s'est fait passer pour le Président de la République, qui a vendu mon pays à qui veut, qui nous tient encore sous son joug en nous menaçant de plus en plus et qui fait des guerres au nom de mon pays.

Ainsi il m'importe moins que la peine soit inhumaine dans ce type de cas précis. La nature est bien faite : quand la pourriture atteint des sommets, tout semble converger comme par magie pour ôter ses attributs humains à un homme. En français courant, on appelle çà une grosse m... accomplie. A la mode d'antan, un monstre.

 

c) La sentence

Pour l’ensemble des parlementaires qui n’ont pas voté non le 4 février 2008 à Versailles (l’abstention et l’absentéisme n’étaient pas permis à cette occasion), il me paraît donc difficile de proposer moins que 30 ans d'emprisonnement assortis de travaux d'utilité générale.

On leur expliquera ; là-bas, durant quelques temps, qu'il nous faut rationaliser les dépenses pour ces gens qui nous coûtent cher et que, comme la sexualité débridée, polygame, parfois certes un peu forcée, qu'on peut pratiquer sous les verrous, rentre tout à fait dans le cadre de la libéralisation, de la décentralisation et de la libération du genre offerte par leurs gouvernements.

Pour ceux qui, plus grave encore (notamment à ce stade), auront aussi empêché l’initiative (du référendum), que leur promettre ? Formellement, c’est le cas du Président, et peut-être aussi du Premier ministre (art. 89). Pour l’ensemble des raisons que j’ai exposées, je prône le rétablissement de la peine de mort pour ces gens là, pas moins. Après le procès le plus équitable et le plus serein qui soit. Et avec, oui, la faucheuse à la sortie, pour que vive la France.

Pour les membres du Conseil constitutionnel qui sont d’anciens Présidents, je prône rien moins que la prison à perpétuité, doublée, je l'ai dit, d'une peine symbolique infamante - avec, naturellement, des exposés honnêtes, c'est à dire à vomir, à leur sujet, dans les livres scolaires.

 

d) Non rétroactivité des lois

Je prétends donc que le caractère tyrannique de l’aventure “européenne” réellement existante pourrait et devrait même justifier qu’on rétablisse quelques temps l’usage de la guillotine. Cela du moins, bien sûr, à condition qu’il ne s’agisse pas, ce faisant, d’établir des lois rétroactives.

Ceci, donc, quand bien même l’article 66-1 de la Constitution actuelle dispose : “Nul ne peut être condamné à la peine de mort.”

"Le 3 mai 2002 à Vilnius, la France a signé le protocole n° 13 à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, relatif à l’abolition de la peine de mort en toutes circonstances." (3)

La signature et, a fortiori, la modification constitutionnelle qui l’a suivie, arrivent donc bien après le coup d’État.

La loi de 1981, elle, le précède, par contre - de très peu, et alors que nous la devons au même (faux) Président. Il n’en demeure pas moins que dès 1992, coup d’État oblige, nous avons de toutes manières un vaste vide juridique.

 

e) Bienvenue à la ferme

Par ailleurs, de quoi relève la garantie relative à la “Convention européenne des droits de l’homme”, c’est-à-dire la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ? Je rappellerais d’abord que la CEDH a été saisie (par des dizaines de gens dont moi) en 2008 d’une plainte en bonne et due forme contre l’État français (4) suite à la ratification du Traité de Lisbonne le 4 février 2008, et qu’elle n’a même pas jugé pertinent de former un procès qui puisse prononcer sur le fond. Cette instance, chargée, elle et elle seule, de faire appliquer une Convention à laquelle non avons accordé une valeur constitutionnelle, est dysfonctionnelle (ou corrompue).

Le point décisif est évidemment que ce corps n’émane plus expressément de la Nation dès lors qu’il se donne lui-même toute discrétion pour faire appliquer ou non ladite Convention. En d’autres termes, pour le peuple français, depuis 2008, il n’y a plus d’obligation qui tienne vis à vis de la Convention.

En réalité, de telles dispositions établissant des instances décisionnaires par voie de traités sont en réalité tout à fait impraticables. Mais que voulez-vous, on dirait qu'on s'acharne à faire semblant de ne pas le savoir. Car cela revient par exemple à écrire, dans la Constitution, même si c’est sans l’écrire (par voie de combinaison de clauses diverses relevant en principe d’institution diverses) que toute décision de la Cour pénale internationale prévaut sur la Constitution elle-même, ce qui n’est évidemment pas possible. Comme je l’ai noté au paragraphe précédent, ce genre de clauses est en vérité nul et non avenu, puisque sa mise en œuvre implique nécessairement une violation de l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Le fait est que, dans chacun de ces cas, on a opéré un coup d’État juridique en complétant le socle des droits fondamentaux, instaurant du reste un vide juridique. La ficelle est connue. Dimension supranationale mise à part, c’est encore et toujours le bon vieux coup de La ferme des animaux : on crée prétendument de nouveaux droits pour en fait détruire ceux qui existent ; les premiers ne sont garantis que pour certains, puis il advient que les droits anciens ne sont eux-mêmes plus garantis que pour les mêmes puis éventuellement pour un peu personne sauf les copains du juge avant qu'ils finissent l'un après l'autre dans un camp.

 

4) Ouverture d’une enquête sur les origines de l’Union européenne

Répétons simplement :

c) L'intelligence avec l'ennemi

Il ne m'appartient évidemment pas de lister ce qui, par ailleurs, pourrait relever de l'intelligence avec des puissances étrangères : je ne juge pas des hommes, je rappelle la règle.

Pour ce qui nous concerne ici, il me suffit de noter qu'en pareille situation, de toutes manières, c'est, comme on dit, "open bar". Ce qui ne fait que nous rappeler que nous parlons ici du crime le plus grand qui soit.

 

Conclusion

Quand le château de cartes UE se sera effondré, du moins s’il s’accompagne d’une désillusion à peu près aussi remarquable et soudaine sur le plan idéologique - je vous propose d'en prendre le pari -, bon nombre de ces politicards qui nous prennent pour des billes dont la sujétion est garantie sur facture par ceux qui paient leurs investitures vont avoir la douloureuse surprise de se voir bientôt décrits, dans les journaux puis dans les livres des écoliers, tout bonnement comme les dictateurs qu’ils furent.

Pour donner une image un peu plus concrète, un jour on parlera d'eux à l'école comme des complices du nazi Walter Hallstein (créateur et premier Président de la Commission européenne) ou de l'agent étatunien Jean Monnet. Ce qu'ils sont.

Cette image doit désormais animer la guerre idéologique. Mais pour cela, nous allons besoin d'un minimum d'éducation populaire relative notamment au droit constitutionnel. Merci de nous aider à faire cet effort.

 

Je ne peux finir sans évacuer la politique, savoir la part de dictature passant par l'oligopole des partis et des médias. Je serai bref. Apprenez ceci par coeur et ne l'oubliez jamais : le 4 février 2008 à Versailles, dans leur camion à frites, presque tous les agents et les cinglés qui constituent l'élite des partis de la gauche ont hurlé : "Nous sommes ici rassemblés contre la droite !".. tandis que la droite était parquée, bien loin derrière un lointain rideau de CRS, à près d'un demi kilomètre des grilles du château des rois Louis, qui plus est dans une petite rue latérale, sans la moindre vue sur le château où le crime parlementaire s'accomplissait. Si certains prennent ça pour une incitation à voter pour une droite qui ne sait se rassembler que contre la gauche, ils m'auront évidemment très mal compris.

 

Notes

- Rien dans cette lettre ouverte à tous les Français ne saurait être interprété comme une forme d'appel à la violence, ou d'apologie voilée de la violence, pas non plus comme une défense de la peine de mort hors du cas précis traité ici.

- A toutes fins utiles, la formule Premier Rappel à l'Ordre Français donne le sigle PROF (mes excuses, les temps sont durs...)

 

(1) http://www.bbc.com/news/uk-politics-eu-referendum-36671540

(2) http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/alain-juppe-on-peut-craindre-un-frexit-je-suis-hostile-a-un-referendum-838609.html

(3) http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/peinedemort/&nbsp ; (c’est moi qui souligne).

(4) Entre autres, le professeur de droit constitutionnel Anne-Marie Le Pourhiet a appelé en 2008 à juger Nicolas Sarkozy pour haute trahison dans cette affaire.

 



91 réactions


  • Phoébée 5 juillet 2016 15:23

    Ségolène Royal, ministre français : “Nous ne ferons pas l’erreur de David Cameron, rassurez-vous. Nous n’allons pas organiser de référendum pour la sortie de la France de l’Union européenne, ça, je puis vous l’affirmer”.

    Ce serait bien la première fois que tu ne fais pas d’erreur ...

    Ton avenir est derrière toi, mémère !


    • adeline 7 juillet 2016 20:13

       rétablir la peine de mort, (ce qui est le véritable but de votre nartik) c’est non et non, ok ? capice ?


    • sasapame sasapame 8 juillet 2016 03:43

      @adeline,

      je croyais qu’il n’y avait plus de sous pour payer le salaire des euro-trolls. Eh oui, même l’amour est précaire...

      Mais je vous remercie grandement, madame la fonctionnaire, de m’avoir donné cette occasion de reformuler - le diable est dans les détails :

      l’abolition de la peine de mort POUR TOUS.

      S vous êtes bouchée, demandez à François.


  • Raoul-Henri Raoul-Henri 5 juillet 2016 15:23

  • J.MAY MAIBORODA 5 juillet 2016 15:36
    Si sa phrase est exacte :
    J’avais tort de me récrier quand on la disait aussi stupide qu’allumée.
    J’ai eu tort de voter pour elle lors de certaine présidentielle.
    J’entre volontiers en repentance.

  • J.MAY MAIBORODA 5 juillet 2016 15:42

    à l’auteur


    Brillant décryptage.
    Dans un article voisin un autre auteur analyse pour sa part la dérive algérienne. Il semblerait que l’on n’ai rien à lui envier.

  • Iren-Nao 5 juillet 2016 15:55

    Comme je suis fainéant j’ai trouve la tartine un peu épaisse et j’ai exerce des coupures car je savais que en gros j’étais d’accord.’Je suis un des premiers sur ce site a promouvoir depuis longtemps des comites de salut public efficaces et j’ai graisse la guillotine de mon grand père bien que je regrette son cote excessivement sanguinolent, je serais plutôt adepte de l’exécution sommaire a la sortir du tribunal.
    La pendaison publique a aussi son charme.
    Mais c’est affaire de gout.
    Et par ailleurs, il y a tant de morts injustes...

    Iren-nao


  • Ruut Ruut 5 juillet 2016 16:10

    L’UMPS = la trahison assumée.


    • zygzornifle zygzornifle 7 juillet 2016 18:19

      @Ruut


       Fauxcialistes et Ripouxblicains main dans la main ..... A fond contre les pauvres et non la pauvreté, a fond contre les travailleurs, aucune estime pour ceux qui se sacrifient pour les nourrir, ces pourceaux et si ça grogne on envoi les qI d’huître la gendarmerie et les CRS se dégourdir les tonfas .....

  • Yanleroc Yanleroc 5 juillet 2016 16:29

    Le clivage gauche-droite chez les électeurs se renforce, à défaut de clivage conscient, conspi-anti-conspi ? Tant mieux !


    Il restera le vote UPR qui se contente de demi-vérités et pour laquelle ce clivage n’existe pas, lol, 
     
    et l’affrontement, qu’on le veuille ou non, pour les autres !

    Au moins nous ne ferons pas comme Onfray 
    qui « préfère un Intelligent de droite, à un con de gauche » !

    Comme si on pouvait être intelligent et de droite.. 
    même D’ Ormesson y a renoncé.

    L’intelligence du cœur c’ est aussi de l’intelligence,
    c’est même la seule valable !

    Par contre, « le peuple c’est ceux qui n’ont pas de pouvoir » du même Onfray, reste aussi valable.
    Le Nombre.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 5 juillet 2016 20:38

      @Yanleroc
      L’UPR ne nie pas le clivage droite-gauche. L’UPR n’est pas un Parti politique. C’est un rassemblement provisoire pour sortir de l’ UE.

      On l’a vu en GB, le besoin de souveraineté et de démocratie traverse tous les Partis politiques.
      L’UPR a comme modèle le Conseil National de la Résistance, qui allait du PCF à la Droite la plus conservatrice, pour libérer la France. Si vous n’avez aucune notion d’ histoire, informez-vous.


      « Comme si on pouvait être intelligent et de droite.. » La Droite a au moins le mérite d’œuvrer pour ses électeurs, quand la Gauche ne cesse de les trahir, belle preuve d’intelligence de Gauche, sans doute ?? Si la Gauche avait réussi quelque chose depuis 40 ans, à part trahir, on le saurait ...
      Vous voulez que je vous cause de Tsipras ?? Commencez donc par balayer devant votre porte....

    • Cadoudal Cadoudal 6 juillet 2016 04:20

      @Fifi Brind_acier
      Tu commence à nous les briser menu Fifi, t’es bien gentille de faire référence au PCF, mais à quel PCF fais tu donc référence, celui de Marchais et Krasucki, ou celui d’Hue et Le Paon ??

      Bien sur je n’attends aucune réponse précise de ta part, en tant qu’être immatériel n’ayant d’autre pensée que celle de ton gourou, j’imagine aisément que tu n’as ni souvenir ni ressenti personnel, , je soupçonne fortement ton logiciel de ne pas être programmé pour faire une différence entre les apparatchiks repus d’un système que tu défends et les patriotes d’un temps dont même la mémoire cachée de ton disque dur à été expurgée...

      Si ton gourou se satisfait d’avoir de tels adeptes, grand bien lui fasse, moi franchement ça me ferais mal d’avoir un tel pouvoir sur des ectoplasmes, j’aime trop la vie, ces contradictions, j’aime mon pays et son Histoire et me satisfait pleinement de n’avoir pas une cohorte d’idiot buvant mes paroles...

      Libère toi Fifi, lit un livre, va faire un tour dans le monde réel...


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 juillet 2016 07:09

      @Cadoudal
      A part les insultes, vous avez quels arguments ?
      Le PCF de 1943 n’avait rien à voir avec le PCF de Pierre Laurent.


    • François Vesin François Vesin 6 juillet 2016 08:48

      @Yanleroc

      - « Au moins nous ne ferons pas comme Onfray 
      qui « préfère un Intelligent de droite, à un con de gauche » ! - »

      Soignez un peu vos citations !
      Michel Onfray n’a jamais dit cela mais son exact contraire. 
      Interrogé par Sébastien le Fol du journal Le Point en février 2015, voilà sa réponse :

      "Concluez si vous voulez que je préfère une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL et que je préférerais une analyse qui me paraisse juste de BHL à une analyse que je trouverais injuste d’Alain de Benoist … Les Papous vont hurler ! 
      Mais ils ne me feront pas dire que je préfère une analyse injuste de BHL sous prétexte qu’il dit qu’il est de gauche ..."


    • Cadoudal Cadoudal 6 juillet 2016 14:34

      @Fifi Brind_acier
      Et donc en matière d’invasion musulmane, l’UPR est sur la ligne du PCF version Pierre Laurent, alors cesse donc une fois pour toute de faire référence au PCF sans précision...

      En matière d’invasion musulmane, UPR, Medef, PCF 2.0, Soros, BHL, PS, NPA, EELV, Bayrou, Juncker, Merckel, etc, etc...
      Tous le même discours...
      Je te répète qu’une telle unanimité de tous les anti-systèmes auto proclamés commence à se voir...

      Et que le peuple, lui, veut en finir avec cette invasion musulmane, choisit ton camp ma petite Fifi...


    • zygzornifle zygzornifle 7 juillet 2016 18:22

      @Yanleroc


       N’attendez pas la solution de vos problèmes des hommes politiques puisque ce sont eux qui en sont la cause (Alain Madelin)

    • Allexandre 8 juillet 2016 12:34

      @Cadoudal
      En matière d’invasion, êtes-vous sûr de ne pas avoir davantage peur de l’invasion de votre cerveau par la bêtise et l’indigence ? C’est là pourtant la priorité !


  • Auxi 5 juillet 2016 16:33

    L’article 27 indique que « tout mandat impératif est nul ».

    C’est bien pourquoi il faut changer de constitution et instaurer le mandat impératif ! Sous mandat impératif, un programme soumis aux suffrages des électeurs doit être daté et chiffré : pas étonnant que toute la classe politique soit vent debout contre le mandat impératif, car il rend impossible toute corruption, et contraint l’élu à respecter à la lettre ses engagements !



    • sasapame sasapame 5 juillet 2016 17:41

      Vous pouvez oublier le mandat impératif. Si vous avez les velléités qu’on prête généralement (?) aux défenseurs d’une telle idée, passez au tirage au sort. 

      Si vous aimez les arguments d’autorité, la meilleure défense que j’ai produite sur le sujet, un certain Raoul Marc Jennar me l’a censurée sur son blog (dans un gros paquet de messages, qui contenait aussi, notamment, une défense d’Étienne Chouard) :

      https://web.archive.org/web/20150526131236/http :/www.jennar.fr/?p=1975#comment-2958

      Au présent, j’apprends qu’il se repend pour avoir cru à « une autre Europe » , ou s’en donne l’air - ce monsieur a surtout montré qu’il n’est pas long à donner dans la chasse aux sorcières :

      http://www.jennar.fr/?p=4316

      Vous savez, la Commission accueil et sérénité. Un jour que je le reverrais tutoyer des gens qu’il a sali (avant de les censurer pour le compte du PG), je sais pas, faut voir.

      Le droit de vote des parlementaires est personnel, précisément pour pouvoir négocier en composant une Assemblée de personnes, non de gens qui votent mécaniquement ce que dit le Parti. Faute de quoi, par construction, la seule délibération qui soit se fait dans les couloirs. C’est dur à comprendre ?

      Quand vous êtes minoritaire et qu’il vous suffit de voter non en vain, comment êtes vous responsable devant vos mandataires ? Qui dit qu’il ne valait pas mieux négocier ? Le simple fait que rien ne vous y force. Trop bon la planque.

      Ne pensez pas non plus à la proportionnelle. Le fait est que, dans le contexte, la seule chose qui fait que nos lois ne soient pas devenues plus débiles à marche forcée, c’est précisément qu’on préserve la cohérence des lois... par la majorité parlementaire, c’est-à-dire gouvernementale(voir Manin, Principes du gouvernement représentatif). Essayez de former une commission, vous verrez : une proposition ne s’amende rarement plus qu’à la marge.

      L’initiative est toujours, en dernière analyse, individuelle.

      Le mandat est un mythe.

      Tant que durera le suffrage universel (appliqué à des délégations de pouvoirs), vous n’aurez que la dictature des organisations de masse.

      Sénat tiré au sort, tournant vite et ne se réunissant surtout pas (Alain), non doté de l’initiative mais plein pouvoir de véto. Initiative populaire totale du référendum, interdiction de tout référendum organisé par l’exécutif.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 5 juillet 2016 20:53

      @sasapame& auxi, les deux doux rêveurs ...
      Au bout de 70 ans de Traités européens, faudrait vous réveiller ... Vous savez que la Constitution qui s’applique en France a pour nom TFUE et TUE ? Car le Droit Communautaire est supérieur au Droits des Etats. Il y a autant de Constitutions que de pays européens, et pourtant ils doivent tous appliquer les mêmes décisions européennes.


      Ce sont les Instances européennes qui décident, pas les élus des Etats, et encore moins les citoyens ! Quand par hasard, les Chefs d’états disent non, et bien, c’est oui quand même ! Comment l’ UE a autorisé le maïs OGM TC 1507. Ce sont les lobbies qui dictent les lois à la Commission européenne. L’avis des citoyens = peanuts !

      Tant que nous ne serons pas sortis de l’ UE, vous pouvez changer ce que vous voulez dans la Constitution, cela ne changera rien du tout... Ce sont les Traités européens qui s’appliquent.
      Tout ce que vous faites, c’est détourner l’attention des citoyens sur des problèmes qui ne sont pas à l’ordre du jour. Pour les faire patienter et éviter de poser la question de la sortie de l’ UE.

    • sasapame sasapame 5 juillet 2016 21:14

      @Fifi Brind_acier,

      manifestement votre réponse ne s’adressait pas à moi. Ou bien vous n’avez pas lu le billet.


    • Ouam Ouam 5 juillet 2016 21:15

      @Fifi Brind_acier :

      Negatif, si le peuple reprends la main pa une démocratie participative type suisse(*), il peut donc déscider lui meme d’en sortir justement, ne dépendant plus de la volontée d’un tier (un roy-tellet)

      (*) ils vous l’ont largement plus que prouvé, par exemple recemment en refusant tout net de rentrer dans l’UE.


    • Ouam Ouam 5 juillet 2016 21:17

      @Ouam : lire « main pa une démocratie »  main PAR une démocratie 

      t’1 de clavier de m..de


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 juillet 2016 07:29

      @sasapame
      J’ai très bien lu au contraire !

      "Tant que durera le suffrage universel (appliqué à des délégations de pouvoirs), vous n’aurez que la dictature des organisations de masse.Sénat tiré au sort, tournant vite et ne se réunissant surtout pas (Alain), non doté de l’initiative mais plein pouvoir de véto. Initiative populaire totale du référendum, interdiction de tout référendum organisé par l’exécutif."

      Vous racontez les mêmes salades que Chouard. Je ne dis pas que s’occuper de la Constitution est inutile, mais ce n’est pas la priorité. Qui va faire voter vos belles idées ? Hollande ? Sarkozy ? Ou bien vous attendez le Grand soir ? Personne dans cette classe politique n’est favorable à la démocratie.
      Nous vivons dans un système supranational, que vous ne dénoncez pas .


      Vous vous en prenez aux institutions françaises, qui ne décident depuis 40 ans de rien d’essentiel. Et vous ne dites rien de ceux qui tirent les ficelles réellement.
      Se tromper de cible, monter les citoyens contre les Institutions de leur pays, cela s’appelle du populisme.
      La Constitution qui protégeait la souveraineté française a été vidée, pour l’adapter aux traités européens. Discuter des modalités de représentation revient à discuter sans fin de la couleur des volets, alors que derrière la façade, il n’y a pas de maison.
      La politique consiste d’abord, à savoir qui gouverne vraiment.



    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 juillet 2016 07:51

      @Ouam
      Le référendum d’initiative populaire, comme en Suisse, est dans le programme de l’ UPR. A part l’ UPR, quel Parti politique propose à la fois la sortie définitive de l’ UE et le RIP ?
      Aucun.


      Tous ceux qui proposent des choses mirifiques, sans sortir de l’ UE, et sans vous expliquer comment ils comptent les mettre en place en restant dans le cadre des Traités européens, sont des enfumeurs.
      Ils ne servent qu’à faire rêver et à perpétuer le système supranational européen.

    • Ouam Ouam 6 juillet 2016 08:10

      @Fifi Brind_acier :

      Je te reponds en fonction de ce que tu à quoté de @sasapame ET ta réponse (et ses sous entendus qui en découlent, par pure déduction)

       

      Bon bref en gros tu conseille de jeter l’éponge et de se barrer ailleurs quoi !

      Parce que Asselinot a -de 2% c’est meme pas la peine d’espérer quoi que ce soit (faut etre réaliste)

      OU

      faut se taper une vote pour la SAR(N)L Le Pen co LDT c’est bien cela ton conseil ? , si on veut en sortir de ce bordel !, Vu que Melanchon il aura pas assez (pour prendre le risque de se retaper l’exetreme droite fachise UMPS snifff)

       

      Pt’ain... C’est un matin qui commence mal !

      Parce que visiblement si meme TOI tu jettes l’éponge grave sur un système un tant soi peu démocratique, c’est pas déséspérant, c’est carrément archi deséspérant  smiley

       

      Remarque, entre les tarés religieux de tous bords (cathos(*) et juifs compris) j’ai vraiment interet à mettre les voiles de cette zone d’europe de merde de moutons de panurge smiley

      (*) Amis Cathos regardez vite fait ce qui risque de passer en Pologne soutenu à FOND par l’église catho rétrograde Polonaise (Le peuple lui, est vert !, c’est une honte, source R.F.I. )

      Eux aussi ont des dirigeants qui sont au dessus du peuple, plus il y à d’Europe, plus il ty a de mandat representatif non révocable = plus la démocratie s’effondre, qu’on y réfléchisse 3 sec.


    • izarn izarn 6 juillet 2016 10:56

      @Fifi Brind_acier
      Oui, enfin, il faut quand meme expliquer aussi pourquoi et comment la Constitution a été modifée pour accepter un pouvoir supranational.
      Sarkosy en plus vient de révéler la méthode : Son éléction a soit disant légitimé la signature du traité de Lisbonne. C’est de la forfaiture, reprise par Hollande ou soit disant l’élection présidentielle valide des traités ou refuse tout referendum sur l’UE.
      Forfaiture de Mitterrand en 1992 : En effet on propose un traité non autorisé par la Constitution...
      Donc qui n’a aucune valeur, puis ensuite on modifie la Constitution en pretextant que les citoyens ayant voté oui, ont donné autorisation de modification constitutionnelle.
      De fait toutes les modifications constitutionnelles depuis 1992 seraient nulles et non avenues, car non proposées directement au peuple ! (Comme la Constitution de 1958) Ce qui fait que bien des articles de ces traités signés seraient invalidés !
      Donc la supranationalité serait basée sur une forfaiture et de fait nous pourrions sortir de l’Euro et meme de l’UE, puisque de fait ces TRAITES N’ONT AUCUNE VALIDITE !
      Je résume la pensée de l’auteur de l’article, pour réorienter la discussion sur le fond du sujet.
      De fait l’article 50 de l’UE serait lui meme invalide....
      On se demande, meme chez les britanniques, si c’est article n’est qu’une méthode pour sortir de l’UE, sans aucune contrainte particulière...
      Et pour le coup Juncker brandit son article 50, alors que visiblement les anglais s’en foutent...
      Mieux encore, on a viré les representants britanniques, alors que l’article 50 n’a pas été exécuté !
      C’est du grand n’importe quoi....
      L’UE s’auto détruit par ses mensonges et sa bétise.


    • izarn izarn 6 juillet 2016 11:42

      @izarn
      Je rajoute que Hollande n’a pas respecté un contrat international avec la Russie, en annulant la livraison des Mistral. Ce qui marque bien la posture de ces personnages....
      Des gens qui veulent faire respecter des traités qui les arrangent et en annulant d’autres contrats internationaux, qu’ils ne respectent pas sous couvert de mensonges lamentables :« La Russie envahi l’Ukraine »
      « Le coup d’état permanent » ce ne fut pas de Gaulle mais Mitterrand et ses successeurs, de pire en pire...


    • JC_Lavau JC_Lavau 6 juillet 2016 13:26

      @izarn. Loin de n’être que sabreur, De Gaulle héritait d’une longue famille de juristes, et on lui doit « La discorde chez l’ennemi », où il analyse le coup d’état rampant institué par Ludendorff et Hindenburg pour substituer leur dictature au pouvoir civil.
      Cherchant à découvrir le ressort profond, la cause ultime de cette suite d’événements, de Gaulle les trouve dans les défauts communs aux grands chefs : « Le goût caractéristique des entreprises démesurées, la passion d’étendre coûte que coûte leur puissance personnelle, le mépris des limites tracées par l’expérience humaine, le bon sens et la loi. »
      http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/accueil/oeuvres/la-discorde-chez-l-ennemi/la-discorde-chez-lrsquoennemi-un-premier-regard-sur-lrsquohistoire-par-jean-paul-bled.php

      Notre presse aux ordres d’USraël n’en finit pas de traiter Vladimir Poutine de « dictateur », parce que ce juriste respecte le droit et la parole donnée. C’est ça qui les incommode...

      Aux ordres d’USraël, les derniers locataires de l’Elysée se manifestent comme largement au dessus des lois.


    • sasapame sasapame 6 juillet 2016 17:29

      @izarn,

      bonne tentative de résumé... sauf sur un point extrêmement important :

      toutes les modifications constitutionnelles depuis 1992 seraient nulles et non avenues, car non proposées directement au peuple !

      Non avenues, bien évidemment, mais une révision par référendum n’y aurait rien changé du tout. Au contraire. Cela eut été simplement une forfaiture de plus.

      En tout état de cause,même le Parlement n’aurait jamais osé abrogé frontalement l’article 89-5, le référendum, n’imaginons même pas... Voir, plus bas dans le fil de la discussion, l’origine de sa formule : ni plus ni moins, interdire la restauration de la monarchie.

      Soyons clairs, ce n’est pas un article qu’on abroge d’un texte. Il saute aux yeux que cette formule laisse bien comprendre que ce n’est pas une clause qu’on efface, sauf à abolir la Constitution purement et simplement. Et avec ça, c’est, disons, historiquement un brin signé...

      Aucune chance. Il « fallait » le faire en douce. Crime aggravé, donc.

      ensuite on modifie la Constitution en pretextant que les citoyens ayant voté oui, ont donné autorisation de modification constitutionnelle

      Bien sûr, la suite de la séquence importe peu en droit, c’était déjà open bar - elle importe pour les gens. Mais la vraie séquence est simplement sur un double instant révision-référendum - purement Maastricht, donc. Ce que je notais, en particulier, c’est que le référendum interdit a en retour permis de masquer la révision qui constitue le vrai tournant.

      Je m’étais exprimé ici au sujet de l’article 50, en 2012 : http://www.agoravox.fr/commentaire3383440

      Le piège potentiel n’est pas difficile à deviner : c’est marqué, on nous prendra en otage via nos engagements à l’OMC, ceci jusqu’à ce qu’on retire notre mandat au commissaire au commerce extérieure de l’UE (transfert opéré en 1999).

      Ne parlons pas de la nécessité de recourir à l’effet de surprise quand on sort de l’euro.

      En substance, donc, je prône à la rigueur de l’employer en début de séquence mais il me paraît à peu près certains qu’il faut ensuite rompre le processus avant quelques mois, sans quoi on rentrera dans un piège qui risque de n’en pas finir.

      Il y a sortir de l’UE et sortir de l’UE, se dit-on, notamment en pensant aux Britanniques dont le gouvernement va négocier on ne sait pas bien dans quel contexte, en jouant le calendrier, etc. Mais justement, évidemment, l’important c’est de sortir officiellement. Le reste est surtout une affaire de stratèges. Vous savez, quand vous avez vraiment la souveraineté...


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 juillet 2016 19:56

      @izarn
      C’est toute la construction européenne qui est illégitime ! Le Traité de Rome, qui contenait en germe tous les Traités suivants, a été ratifié par les Chefs d’ Etats ( Guy Mollet- SFIO pour la France), sans referendum. Et les referendum qui ont eu lieu ensuite, portaient tous sur des modalités de fonctionnement ( élargissement, UE, euro, OTAN, Constitution européenne etc).


      Mais aucun referendum n’a jamais eu lieu sur le principe même de la construction européenne.
      La question : « Êtes-vous d’accord pour un système supranational et que votre pays perde sa souveraineté ? » La question n’a jamais été posée.

      Les dirigeants européens se moquent totalement de la cuisine interne que les Etats font pour obtenir le OUI attendu, ils savent que le machin, dès le départ est anti-démocratique.

      Un des copains de Delors, l’ italien Padoa Schioppa disait :
      "L’Europe ne procède pas d’un mouvement démocratique« (…) »Entre les deux pôles du consensus populaire et du leadership de quelques gouvernants, l’Europe s’est faite en suivant une méthode que l’on pourrait définir du terme de despotisme éclairé."


    • sasapame sasapame 6 juillet 2016 21:38

      @izarn,

      Et pour le coup Juncker brandit son article 50, alors que visiblement les anglais s’en foutent...
      Mieux encore, on a viré les représentants britanniques, alors que l’article 50 n’a pas été exécuté !

      Maintenant, c’est parti open bar même avec les règles les plus fonctionnelles des traités.

      Faire danser les marchés pour enrichir Soros & co, c’est pas mal, nan ? Mais il faut croire que la plupart des gens ne connaissent pas les traités.

      Mais si vous me dites (je l’apprends) en plus qu’on a viré les représentants britanniques alors que l’article 50 n’a pas encore été déclenché... - j’abordais le sujet dans mon message de 2012.

      Maintenant, c’est parti open bar même avec les règles les plus fonctionnelles des traités.

      Ce scandale n’a pas de limite. Il va falloir se réveiller vite.

      Voyez aussi, plus loin, le clin d’œil final du futur faux conseil constitutionnel.


    • Ouam Ouam 7 juillet 2016 17:43

      @izarn : Donc il faut bien commencer par reprendre notre souverainetée avant d’entreprendre quoi que ce soit...

      T’en penses quoi lisant ton propre constat (qui est en deux morceaux) ?


  • Ouam Ouam 5 juillet 2016 21:11

    @Auxi :

    « ...Tant que durera le suffrage universel (appliqué à des délégations de pouvoirs), vous n’aurez que la dictature des organisations de masse. »

     

    voila @sasapame à tout dit avec cette phrase, c’est le seul veritable système qui protège le peuple et qui accorde une légitime démocratie, le reste n’est qu’illusion chimérique..

     

    Votez pour (le gros faf de) Coppé lui propose exactement ce que vous demandez (verifiez si vous en doutez) il propse exactement cela

    «  un programme soumis aux suffrages des électeurs doit être daté et chiffré ... »

    ou tout est passé par odonnance pour justement pouvoir le réaliser.

     

    Apres 2017 vous pourrez vous regretter en vous disant que deux ici vous aurons expliqué pourquoi (@ sasapame et moi) les dérives d’un tel systeme si il n’est pas encadré par le peuple lui meme.

    Bonne soirée à vous,


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 juillet 2016 07:43

      @Ouam
      Vous vous faites enfumer par l’auteur avec ses mots ronflants...
      Nulle part l’auteur ne dit que la démocratie est impossible en restant dans l’ UE.
      Sous quelque forme que ce soit.
      Pour qu’il y ait démocratie, il faut un « demos », un peuple, et il n’y a pas de peuple européen.


      Chouard est un populiste, il rend responsable la Constitution de tous les maux qui accablent les Français. Mais c’est aussi un petit malin, il dit qu’il est bien d’accord avec Asselineau, qu’il faut sortir de l’ UE.
      Sauf qu’il ne lève pas le petit doigt pour que cela se fasse.
      S’il est aussi d’accord qu’il le dit avec Asselineau, pourquoi n’appelle-t-il pas à rejoindre l’ UPR ?

    • Ouam Ouam 6 juillet 2016 08:26

      @Fifi Brind_acier : rebonjour,

      non j’ai simplement beaucoup étudié les systemes politiques, et je connait leur voie.

       

      Fifi vous qui etes intelligente (meme si defois nouus ne sommes radicalement pas d’accord au moins nous avons le plaisir de débattre, faites moi plaisir, tcherchez vous le manifeste de la resistance sur les partis politiques écrit par simone veil (la chercheuse en philosophie (environ 1940-1945), pas la politique simone veil (qui est de 1960-1970, les noms sont les memes j’en suis désolé) et lisez le vous comprendrez.

       

      Les propos de l’auteur (qui à de plus raison) n’influe en rien mes convictions profondes qui se sonts forgées sur des bases d’une reflexion, par exemple avec les propos de simone veil, vous comprendrez pourquoi les partis politiques (tous) sont et ne peuvent etrent que des prisons (asselinot aussi), apres c’est juste la taille des barreaux qui changeronts et le coté plus ou moins vidicatif / belliqueux du geolier.

      bonne journée à vous, et au plaisr de vous lire bien sur, meme si on est pas d’accord.


    • sasapame sasapame 6 juillet 2016 10:53


      @Fifi Brind_acier,

      encore une fois, vous vous oubliez : vous êtes hors-sujet et, pour commencer, vous n’avez même pas lu le texte qui est supposé vous amener là - vous savez, le truc en haut de la page. Prenez donc deux minutes de recul après avoir enfin lu le billet, et non pas seulement une série de commentaires qui constituait déjà une grosse digression, et vous verrez bien : en pratique, c’est idiot mais c’est vous, non pas moi, qui mettez la question de l’organisation nationale de ce que vous appelez la démocratie (point absolument pas abordé dans ce billet) avant celle de l’UE.

      Vous contribuez ce faisant à empêcher un débat sur un texte qui non seulement, à l’évidence, appelle sans le moindre détour à sortir de l’UE (et, du moins à terme, de toutes les organisations supranationales, pour qui a lu jusqu’à la fin) mais se propose de démontrer : 1) que nous avons affaire, avec l’instauration du régime UE, à ce qui forme rien moins qu’un crime de haute trahison ; 2) qu’il est même souhaitable et sans doute possible de leur couper la tête (une question abordée pour l’heure sous l’angle d’une nécessaire menace à adressé aux prévenus). Mais comme vous n’avez pas lu, vous n’avez pas non plus idée combien vous êtes hors-sujet...

      Objectivement, à part de donner une mauvaise image à un mouvement que vous dites soutenir, ne relever que des points qui ne sont pas abordé dans le billet mais seulement dans une parenthèse du débat confine techniquement au trollage (ici sans doute involontaire).

      Ainsi, ce serait franchement cocasse si vous ne faisiez pas le contraire de ce que prescrit votre propre stratégie, et plus accessoirement, si vous ne donniez pas une si mauvaise image à l’UPR. De ce point de vue, et dans les circonstances, mon problème est bien moins que vous me fassiez un procès (décalé). L’UPR tient beaucoup, je suppose, à l’image de sérieux qu’elle donne dans ses analyses, d’autant plus que ce n’est pas conçu comme une simple posture.

      Une ligne difficile à tenir quand on intervient dans un débat sans même avoir lu le texte qui l’amène. Encore une fois, vous ne commentez pas du tout le billet, mais seulement une réponse à une réponse qui m’avait été adressée concernant une parenthèse du propos. Vous ouvrez ensuite un deuxième niveau de hors sujet en parlant de mon ami Étienne Chouard, qui n’a rien n’a voir non plus avec le sujet de ce billet.

      Lisez donc le billet, et j’espère pour vous que vous n’aurez pas à rougir de vous être ainsi emballé. Point de fausse modestie, il n’est pas impossible que ce billet ait une certaine gueule s’agissant d’être à la hauteur des événements. Les gens jugerons - ce billet est d’ailleurs assez spécialement non partisan, je croyais que ça sautait aux eux.

      Quand on se fait ambassadeur, ça vous donne quelques devoirs. Si M. Asselineau ne se discrédite pas - sauf auprès des gens qui passent leur vie comme dans un jeu vidéo - en parlant toujours de l’UPR qui seul ceci, à part que c’est en bonne partie vrai, c’est que cette manie s’excuse par l’excellence de ses analyses

      Quitte à être hors-sujet, avant de voir ce qui sépare les gens, et puisque votre priorité (cela se comprend) est de faire des adhérents, voire de le faire ostensiblement, commencez par voir ce sur quoi ils s’entendent. Si vous préférez le petit lait maison, voyez donc cette conférence de 2h25 que F. Asselineau consacre entièrement à la Constitution : https://www.upr.fr/conferences/ou-est-passee-la-republique-francaise

      Et si là encore vous avez la flemme, nul besoin d’aller bien loin : il aborde presque d’emblée, évidemment, le Préambule de 1789 qu’il cite in extenso, soulignant (comme moi) que c’est justement ce texte, socle de la Constitution française, qui avertit lui-même textuellement que de tous les maux qui accablent les Français ont pour cause... le fait qu’ils ne connaissent pas leur constitution. C’est balo , hein ? Autrement dit encore, oui, la politique consiste avant tout à savoir qui gouverne vraiment. On appelle ça la souveraineté. Mais pour la même raison, cogner sur cette idée, réduite à celle d’une lubie de telle ou telle personnalité politique, est devenu à peu près aussi banal que de chier sur la souveraineté nationale.

      L’idée que M. Chouard ne lève pas le petit doigt pour que la sortie de la France de l’UE se fasse est assez ridicule pour se passer de réponse. Vous n’avez donc aucun recul, notamment stratégique, sur votre parti. Mais c’est normal, puisque vous ne savez ou ne voulez pas lire, vous avez besoin d’un parti pour penser à votre place. Mais si vous aimez les arguments d’autorité, pardonnez moi de dire qu’à mon avis F. Asselineau n’est pas débile au point de savoir quand il peut se permettre de mettre en valeur des divisions et quand ce n’est pas le moment de le faire.

      Il vous est peut-être difficile, également, de concevoir que certains intellectuels qui tachent de l’être ne soient pas réduits à coller des affiches pour un parti. J’entre dans un parti avec ce que j’ai à lui apporter, j’en sors comme on quitte un instrument qui a sa visée et sa durée.

      Cet échange est d’ailleurs assez drôle également si l’on considère la réponse que m’a faite le responsable courrier de l’UPR avant hier, quand je l’ai contacté pour lui soumettre ce même billet (en primeur), certes dans une version en partie différente, lui proposant dans le même geste mon adhésion pour donner le coup de main en 2017 - qui sait, on peut peut-être même choper une signature de maire dans ma campagne reculée. Comme il semble savoir et vouloir lire, il m’a informé en retour qu’il l’avait immédiatement et bien volontiers faite suivre au bureau national, comme je le souhaitais.

      Bref, levez donc un peu le pied, soufflez un peu - lisez, aussi, pour la nième fois - et attendez donc les consignes si vous tenez tant à ne faire que ça.

      Du reste, puisque vous avez entamé le (hors-) sujet, vous seriez peut-être surpris d’apprendre qu’il m’est moi-même arrivé de m’abaisser à me présenter à des élections (alors que j’étais déjà converti au tirage au sort) et ceci alors même qu’on m’imposait des alliés qui sont des menteurs ou des idiots patentés.

      Je vous renvoie également, en passant, au seul autre billet que j’aie jamais proposé à Agoravox, et qui était (2012) tout aussi radical et tranché concernant la nécessité impérieuse de quitter l’euro et l’UE. L’un des principaux thèmes secondaires en était de démystifier l’enfumage du discours européen du PG. Vous vous doutez que ça a été un aspect non négligeable de la charge qui m’a été confiée un jour au MPEP, quand j’en ai été. Au Conseil national, j’ai toujours prôné la rupture franche avec le FdG, tout bonnement parce que sa position européenne est totalement schizophrène, c.-à.-d. totalement mensongère.

      Bref, je vous prie, au nom de la cause urgente qui nous rassemble, d’arrêter ce crêpage de chignon hors-sujet, surtout si vous n’avez pas lu le billet.


    • JC_Lavau JC_Lavau 6 juillet 2016 13:32

      @Ouam. Simone Weil, celle qui travailla comme O.S. chez Renault, et mourut en 1943.


    • Auxi 6 juillet 2016 14:52

      @Ouam
      Ah, je doute que Copé défende le mandat impératif, surtout lui ! D’où sortez-vous cette fable ? Le mandat impératif peut, et même doit, s’appliquer même en cas de tirage au sort.

      Imaginons que votre souhait soit exaucé : les candidats, élus ou tirés au sort, sont placés sous mandat impératif. Mais je me suis sans doute mal exprimé. Je recommence : durant sa campagne électorale, le candidat, pour être éligible, doit présenter AU PEUPLE un programme DATÉ et CHIFFRÉ. Dès lors qu’il est élu, ou tiré au sort puisque vous semblez y tenir absolument, il est placé sous la surveillance constante d’un jury qui ne juge pas, mais se borne à CONSTATER. Et s’il constate que le programme, DATÉ et CHIFFRÉ, ne correspond pas pile-poil, au jour près et au centime près, aux engagements de l’élu ou du tiré au sort, il prononce instantanément sa destitution et le remboursement intégral et immédiat de toutes les sommes perçues au titre du mandat qui lui a été confié et de tous les frais inhérents.

      Je pense être parfaitement clair. Qu’est-ce que vous ne comprenez pas, là ?

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 juillet 2016 20:22

      @sasapame
      Je répondais à votre commentaire du 5 juillet à 17h 43, c’est bien vous qui avez écrit :
      "Le mandat est un mythe.
      Tant que durera le suffrage universel (appliqué à des délégations de pouvoirs), vous n’aurez que la dictature des organisations de masse.

      Sénat tiré au sort, tournant vite et ne se réunissant surtout pas (Alain), non doté de l’initiative mais plein pouvoir de véto. Initiative populaire totale du référendum, interdiction de tout référendum organisé par l’exécutif.« 


      C’est bien votre commentaire ??
      L’UPR n’est pas pour la disparition des Partis politiques. Ni pour la disparition du suffrage universel. Ni pour le tirage au sort. C’est plus clair ainsi ?
       »Echanges entre Asselineau et Etienne Chouard sur le tirage au sort "

    • sasapame sasapame 6 juillet 2016 21:17

      @Fifi Brind_acier,

      certes, quand Simone Weill est morte en sainte en 1943, à Londres, épuisée, préparant sa magnifique Déclaration, elle écrivait dans un coin de bureau que la France libre lui avait laissé.

      A part qu’il se voit privé d’accès aux médias avec la totale complicité des partis, comme dans une sorte de IVe 2.0 - vous voyez ? - celui qu’on est inviter à prendre un peu comme un de Gaulle 2.0 - vous voyez ? Non ? Toujours pas ? - M. Asselineau aurait bien du mal à me faire croire qu’il n’a rien contre la dictature des partis.

      Ben sûr que j’ai écrit ça.

      Vous êtes à l’heure de la télé depuis un moment, savez, ça n’a rien d’un scoop. Si le sujet des organisations de masse vous enchante, voyez Arendt, Weill, etc. et tout bon manuel de manipulation mentale, ils en ont plein les labos.

      Au fait, avez vous lu mon billet ?

      Je ne vois toujours pas le rapport avec ce fil du discussion. Soit vous êtes idiot, soit vous couvrez un choix politique qui me parait idiot. Je vais devoir signaler votre trolling la prochaine fois.

      Au cas où vous ou ce dernier ne l’auriez pas remarqué, je n’enquiquine pas Asselineau avec du tirage au sort, ni ici ni ailleurs. Sauf à ne pas être du tout à la hauteur ou à raconter des mensonges, il devrait être évident qu’il n’y a vraiment pas de quoi s’empailler maintenant avec ça.

      Personne n’est assez con pour croire que mon ami le père Chouard a de sanglantes visées. A la niche.

      Encore un anti-fa qui fait semblant d’être perdu à l’UPR ?

       


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 juillet 2016 06:30

      @sasapame
      C’est ça, insultez-moi et menacez-moi, tant que vous y êtes ! J’ai commenté votre propre commentaire, pas votre texte.


    • Ouam Ouam 7 juillet 2016 18:19

      @Auxi :

      « Ah, je doute que Copé défende le mandat impératif, surtout lui ! D’où sortez-vous cette fable ? »

      Ben la p ex et partout si tu cherches un peu :

      http://www.lefigaro.fr/politique/2016/03/31/01002-20160331ARTFIG00359-cope-en-campagne-contre-la-droite-qui-recule.php

      il ne s’en cache pas il l’ecrit clairement 15 points et passés par ordonnance (le systeme faf d’extrème droite comme hollande quoi !) cf :

      « et promet, s’il est élu, de prendre « dès le 2 juillet un quinzaine de mesures pour débloquer la France, par ordonnances » »

      c’est pour ca que le mandat impératif (avec promesses de resultats) n’apporte aucune sécurité ! tu en a la preuve avec coppé j’espere que tu lira ma réponse tardive, sauf à nous envoyer direct dans encore pire que sarko ou hollande.

      Alors que ta suite est déja un peu plus sage.

      cad cette partie la :

      « Mais je me suis sans doute mal exprimé. Je recommence : durant sa campagne électorale, le candidat, pour être éligible, doit présenter AU PEUPLE un programme DATÉ et CHIFFRÉ. Dès lors qu’il est élu, ou tiré au sort puisque vous semblez y tenir absolument, il est placé sous la surveillance constante d’un jury qui ne juge pas, mais se borne à CONSTATER. »

      Si le dirigeant est juste un représentant (donc qui REPRESENTE !) comme en suisse, cad l’inverse de la France pourquoi pas, il faut qu’il n’ait aucun pouvoir si il est élu.

      Si il est tiré au sort c’est bien plus sécurisant, ce n’est pas le plus menteur ou le plus arriviste qui est forcément représenté (hollande et nabotleon ne t’on pas suffi ?)

      Si le jury DOIT juger (enfin constater) de ce que la partie de ceux qui font les lois en écrivant leur contenu et applications (qui n’est pas la meme cela va de soi) et la partie jugeante ne peut pas ni proposer et bien sur encore moins faire des lois, sinon elle ne pourrais plus protéger la démocratie (c’est clair mon explication ? ou pas ?)

      Parce que si tu donnes les pleins pouvoirs avec un jury non coercitif, c’est un peu comme si tu roulait en voiture sur une autoroute limitée a 130 avec des fdo sans poouvoir, tout le monde se moquerai des radars et fdo, puisqu’aucune saction ne serai possible.

      ou j’ai pas compris ton explication ?

      a+

      ps pour cette partie la :

      « il prononce instantanément sa destitution et le remboursement intégral et immédiat de toutes les sommes perçues au titre du mandat qui lui a été confié et de tous les frais inhérents. »

      Ben si il à les pleins pouvoirs il change la loi et tu t’assoie dessus tu en reprends pour 5ans minimum, et ne me dit pas « c’est pas possible » le NON avec les 55% ne t’a pas suffi comme exemple d’embrouille, tu à oublié ?..,tu en redemandes ?

      (moi pas perso, j’ai l’trou du c.l expolosé à force ^^)


  • coquecigrue coquecigrue 5 juillet 2016 23:22

    Manquerait plus que ça !

    Qu’on demande son avis à la populace, pardon, je veux dire au peuple, enfin, c’est pareil !

  • covadonga*722 covadonga*722 6 juillet 2016 07:54

    Hobbes disait : la légitimité d’un État et de ses représentant tiens a leur capacité d’assurer la sureté et la libre circulation du Peuple .Dés que celui ci est défaillant c’est le devoir du Peuple de prendre les armes et de se soulever.


  • Clofab Clofab 6 juillet 2016 09:39

    Excellente analyse, un article que tous les Français devraient lire ! Bravo Sasapame


  • sasapame sasapame 6 juillet 2016 16:07

      . En ce qui concerne le moyen tiré de ce que le traité n’est pas conforme à l’article 3 de la Constitution :

      19. Considérant que sous réserve [...] du respect des prescriptions du cinquième alinéa de l’article 89 en vertu desquelles "la forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision", le pouvoir constituant est souverain ; qu’il lui est loisible d’abroger, de modifier ou de compléter des dispositions de valeur constitutionnelle dans la forme qu’il estime appropriée ; qu’ainsi rien ne s’oppose à ce qu’il introduise dans le texte de la Constitution des dispositions nouvelles qui, dans le cas qu’elles visent, dérogent à une règle ou à un principe de valeur constitutionnelle ; que cette dérogation peut être aussi bien expresse qu’implicite ;

     (Décision 92-312 du Conseil constitutionnel du 2 septembre 1992.)

    En français courant : le Conseil constitutionnel a tenté un dernier coup de bluff pour se couvrir.

    D’abord, le Conseil constitutionnel interdit textuellement au Congrès d’opérer toute révision constitutionnelle qui aurait pour effet de violer l’article 89-5.

    Ensuite, si l’on prête attention à la position du premier point-virgule, il est clair que les largesses évoquées en deuxième lieu ne constituent aucune restriction à cette règle d’or.

    Elles ne font que rappeler que le peuple peut toujours changer même de constitution, et ceci sans aucune limitation de forme. Seule condition : qu’on ne dise pas alors qu’on applique la même constitution, la présente interdisant d’abolir la forme républicaine du Gouvernement - et le faisant d’ailleurs par le biais d’une clause dont la formulation laisse bien comprendre qu’on n’abroge pas une telle clause sans abolir la Constitution dans son entier.

    En d’autres termes, ils vous disent : « si des fanatiques prennent le pouvoir en abolissant la constitution, Nous les aurons prévenus ». En tachant de se protéger, il aggrave d’ailleurs le cas de Mitterand.

    Ainsi le Conseil constitutionnel ne fait que s’appliquer arbitrairement à lui même la parodie de principe de séparation des Pouvoirs qu’il a inventé lui-même, selon laquelle :

     ... tout pouvoir qui est mon copain va jusqu’à ce qu’il trouve une limite ;
     par la disposition des choses, il faut donc que le Pouvoir qui me fait despote n’arrête pas le pouvoir de qui est mon copain
    .

    Et comme on imagine bien que ces croulants déchus n’exercent pas le pouvoir eux-mêmes en tenant les gens en joue, on a compris ce qu’il avait à faire.

    Par exemple, c’était à lui de s’abaisser à rappeler au Gouvernement ce que signifiait précisément, c’est-à-dire à quoi tenait, l’article 89-5. Et faute de définition claire, d’en inventer une AVANT la révision. 

    L’article 23 de la Constitution : Les fonction de membre du Gouvernement sont incompatibles avec tout mandat parlementaire, et non pas du gouvernement sans majuscule, comme le Conseil constitutionnel n’a pas honte de l’écrire dans une note citant cette décision... C’est un peu insultant, décidément, ce souci de précision...


    • sasapame sasapame 6 juillet 2016 16:26

      Et si vraiment ce suprême aréopage n’arrivait pas à produire une définition qui soit adaptée à l’adresse du gouvernement, on pourra lui rafraîchir un peu la mémoire :

      Loi du 14 août 1884, portant révision partielle des lois constitutionnelles

      Article 2. - Le paragraphe 3 de l’article 8 de la même loi est complété ainsi qu’il suit : - " La forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une proposition de révision. - " Les membres des familles ayant régné sur la France sont inéligibles à la présidence de la République."

      Ah ! ça ira, ça ira, ça ira...


    • sasapame sasapame 6 juillet 2016 16:52

      "Considérant que sous réserve [...] du respect des prescriptions du cinquième alinéa de l’article 89 en vertu desquelles "la forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision", le pouvoir constituant est souverain" .

      Les services de l’Élysée savent lire : c’était formellement interdit. Et ils ont ont aussi toute la littérature pertinente pour savoir interpréter. Mais une autre question devrait sauter aux yeux :

      comment le Conseil constitutionnel, depuis le référendum de 1992, peut-il donc tenir son existence d’une Constitution dont sa jurisprudence juge elle-même qu’elle a été abolie ?

      Déjà, pour magistrat de bas étage, usurper son poste est un acte puni très gravement par la loi.


  • Goldored 6 juillet 2016 16:44

    « Ségolène Royal, ministre français »
    Tiens ! Elle a changé de sexe ? « ministre françaisE », ça aurait posé un problème ?

    « le 5ème alinéa de l’article 89, qui stipule »
    Non. Il ne stipule. Il dispose. Quand on veut faire du droit constit, on se met d’abord d’équerre avec la sémantique.


    • sasapame sasapame 6 juillet 2016 16:54

      @Goldored,

      ma femme dispose si je veux ; la constitution dispose quand elle existe.

      Il arrive qu’un ministre français soit équipée d’ovaires. Qui a voté la loi qui dispose le contraire ?


    • Goldored 7 juillet 2016 08:26

      @sasapame
      Ah oui... Je comprend mieux. En fait, le « n’importe quoi » vous sert de fonds argumentaire...


    • sasapame sasapame 7 juillet 2016 09:57

      Si vous aviez lu le billet autour duquel vous êtes censé débattre ici, vous auriez rapidement saisi ce message : pour rappel, tout citoyen français a le droit de se questionner lui-même librement sur l’état de sa constitution, et il en a même le devoir, car sans cela nous n’en avons plus, de constitution. Librement, en particulier sans avoir à subir ni sain patronage ni assaut d’un lumpenprolétariat diplômé en technique juridique, qui avale sagement le modèle déposé qu’on lui a bien carré dans le crâne. Sémantique, tic tic.

      Quand bien même on n’a pas pris un seul cours dans le cadre de ce dressage soi-disant de service public, et peut-être surtout si l’on ne l’a pas fait, il n’est pas besoin d’être bien malin, équipé de la Déclaration de 1789, pour savoir que la vraie base de l’apprentissage du « droit constit » se situe dans la capacité d’admettre que pour la Nation, il est toujours possible de perdre sa constitution. Autrement dit, qu’il arrive parfois qu’elle dispose bien ce qu’elle veut, ce n’est de toutes manières plus que mensonges et abus de pouvoir à tous étages.

      Ma femme dispose si je veux, disais-je - on appelle ça un couple, un machin fondé sur le consentement, le respect et le soutien mutuels ; tandis que les manœuvres d’une clique de bandit ne disposent que dans la mesure où cette dernière dispose de la menace armée contre le peuple. Alors vous savez, les bons élèves qui s’emploient à entretenir dans le peuple l’idée que les dispositions d’un despote sont la Bible, jusque à idolâtrer sa sémantique... Je conçois en tout cas que vous soyez hermétique à ce genre de poésie. Bref : dispose, mon cul, pour les durs de la feuille. Quoi qu’il en soit, vous n’êtes pas ici sur un plateau de télévision formé par cooptation mais dans un espace où chacun est libre d’argumenter. Lisez donc le billet, au fait.

      Quand la Constitution française a été abolie depuis 24 ans, qui plus est par une crapulerie juridictionnelle au plus haut niveau (1992, vote de révision préalable à la ratification du traité de Maastricht), elle ne dispose évidemment plus rien du tout, et il n’y a pas à s’attendre non plus à ce que l’enseignement du droit ne soit pas très hautement corrompu. Les questions de justice (ou d’histoire, ou encore d’économie notamment) touchent de bien trop près au pouvoir pour que ça ne soit le cas. Mais pour la même raison, si vous n’êtes qu’un bon élève ayant bien appris ses leçons, il vous sera logiquement difficile de comprendre cette simple dynamique.

      Maintenant, vous pouvez toujours entrer ici ou ailleurs pour clamer votre touchante obéissance aux principes de la nouvelle noblesse de robe, c’est-à-dire à la double pensée bien codifiée qui émane de cette mafia experte en torture de dispositions législatives - vous savez qu’on sous-traite ça, de nos jours ? - et autres. Je dis juste que par les temps qui courent, vous risquez fort de passer pour un imbécile heureux. Ce n’est certes pas à moi d’en juger, ni à ces faiseurs de lois arbitraires et illisibles, c’est au peuple.

      Quand la quasi-totalité des citoyens s’accorde à dire qu’ « ils » sont tous pourris et que leur pays est clairement et même ostensiblement sous tutelle d’un empire, c’est une manière (trop peu avertie) de dire qu’on leur a supprimé leurs droits et qu’ils ne savent plus quels sont les devoirs de leurs représentants - i.e. la base. Zut, il va falloir réfléchir un peu par soi-même...


    • Goldored 7 juillet 2016 13:28

      @sasapame
      Ok. Quand ce n’est pas le n’importe quoi, c’est la logorrhée...
      Vous avez une bien étrange façon de discuter.
      Et après un tel lâché, vous vous sentez mieux ?
      Vous n’aviez pas compris que je ne discutais pas du fond - dont je me fous royalement, par ailleurs, n’ayant que mépris pour les confusionnistes façon Chouard et leurs amis - mais de la forme, qui, ne vous déplaise, à son sens et permet, pour le moins, de crédibiliser le discours ?
      Sans doute manquez-vous singulièrement de zen.


    • sasapame sasapame 7 juillet 2016 14:05

      @Logored,

      tu t’amènes comme un berger allemand et tu trouves que je manque de zen. C’est signé.

      Idem, quand on tient à afficher un tel recul sur l’art de composer les lois en s’amenant sur cette page précisément, page que tu n’avais pas pas lue, troll, et que tu fais à présent semblant de ne pas avoir lue, faut pas venir pleurer si on se rente vite compte qu’on est passé officiellement pour un imbécile heureux. Bah, ça arrive ma caille, chiale un bon coup. D’autant que maintenant ta posture d’aristo, tu te sens obligé de la tenir. MDR.

      Relis la Déclaration de 1789, elle a été conçue pour renverser une monarchie : ce genre de trip n’ait pas aisé à faire sans au moins déclarer que le peuple règne. Ensuite, une classe dirigeante change pour une autre, le peuple retourne au boulot-dodo, tout ça, normal, quoi. Mais c’est balo, le Texte, lui, reste. Et t’as même le droit de faire semblant d’y croire pour de vrai, oui. C’est pour ça qu’on a bien compris que t’es un troll ou juste un gars qui vient de se ridiculiser tout seul.


    • Goldored 7 juillet 2016 22:44

      @sasapame
      Gnnéééé ?
      Faut pas hésiter à prendre tes pilules, l’ami. Tu m’as l’air bien agité.
      Mais je suppose que tu te fais du bien en venant t’épancher ici - comme tant d’autres d’ailleurs.
      Enfin, si, toutefois, je suis un troll, tu sais bien qu’il ne faudrait pas me nourrir. Ce que tu fais pourtant. C’est donc bien de l’épanchement. CQFD.


  • sasapame sasapame 6 juillet 2016 20:46

    Le clin d’œil final

    . En ce qui concerne le moyen tiré de ce que le traité n’est pas conforme à l’article 3 de la Constitution :

      19. Considérant que sous réserve [...] du respect des prescriptions du cinquième alinéa de l’article 89 en vertu desquelles "la forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision", le pouvoir constituant est souverain ; qu’il lui est loisible d’abroger, de modifier ou de compléter des dispositions de valeur constitutionnelle dans la forme qu’il estime appropriée ; qu’ainsi rien ne s’oppose à ce qu’il introduise dans le texte de la Constitution des dispositions nouvelles qui, dans le cas qu’elles visent, dérogent à une règle ou à un principe de valeur constitutionnelle ; que cette dérogation peut être aussi bien expresse qu’implicite ;

    Le dernier membre de la proposition n’est-il pas d’ailleurs un grand bras d’honneur ?

    Le faux Conseil constitutionnel était là entrain de statuer au sujet d’une dérogation vers une voie dans laquelle, par construction, son propre pouvoir disparaît.

    Et que nous lance-t-il ? Un message qui est la négation même de l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

    Qui sont ces gens ? Que font-ils ?

    « Bien forcé » de se faire à l’esprit du temps - le totalitarisme scolastique d’Allais a ses entrées -, et sans doute en devant bien faire régner l’ordre quelque part dans les Universités, papy Conseil (marque déposée) nous dit adieu, bonne bourre.

    Et puis il reste là.

    Mais ne vous en faites pas, vous n’avez pas fini d’en voir. Peut-être pas sur le mode de la 101e réunion de la dernière chance, certes. Arendt l’a dit, le dégrisage peut parfois être très rapide.




  • zygzornifle zygzornifle 6 juillet 2016 21:00

    tout les culs pincés pisse vinaigre et escrocs sont tous contre, trop peur de ne plus pouvoir aller se planquer plus tard comme députés européens quand ils auront étés laminés aux élections ......


  • sasapame sasapame 7 juillet 2016 00:09

    Les ras quittent le navire

    Je crois me souvenir que M. Nicolas Sarkozy a « démissionné du Conseil constitutionnel ».

    Je le comprends.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 juillet 2016 07:09

      @sasapame
      Il faudrait peut-être que vous admettiez qu’on peut être d’accord sur une analyse des faits, sans être d’accord avec les solutions que vous proposez pour y remédier... Mais votre conception de la démocratie ne va pas jusqu’à accepter le débat sur les solutions, vous n’acceptez le débat que sur le constat, alors continuez à vous auto-congratuler....


      La liste des propositions de l’ UPR pour changer la Constitution sont dans premiers chapitres du programme.

    • gimo 7 juillet 2016 09:39

      @Fifi Brind_acier

      qu’on peut être d’accord sur une analyse des faits sans être d’accord avec les solutions que vous proposez pour y  remedier

      Ma pov fifi c’est un resonnement de gamin de 5 ans ce que tu dis
      plus claire !!!! un exemple : " on est daccord de cnstater et et sur les faites de cette personne qui a ete tue  !!!! Bien 
      Apres tu dis ( fifi)il faut l’amener chez le medecin pour la soingée et la guerir au plus vite
       sasapame dit non cette personne  a ete tue donc elle est morte on ne peut la guerir il faut l’amener a la morque
      commentaire et reponse  stupide de fifi !!!! dit 
      qu’on peut être d’accord sur une analyse des faits,(puisque elle est morte) sans être d’accord avec les solutions que vous proposez pour y  remedier
       Je finis (
      Mais votre conception de la démocratie ne va pas jusqu’à accepter le débat sur les solutions, vous n’acceptez le débat que sur le constat,
      accepter le debat sur la ou les solutions  ’ c’est inutile ; le debat puisque elle est morte on ne peut pas etre guerit
      Mais (fifi est d’accord sur le constat reconnait qu’elle est bien morte Mais pas la solution puisque elle veut la guerir la morte !!!!!!!!!sa va pas bien non !! OU SONT quils les petits neurones


    • Clofab Clofab 7 juillet 2016 11:10

      @Fifi Brind_acier
      Fifi le spammeur, tu portes tord à l’UPR avec tes propos gôôôchistes et UMPS. Déni de réalité et propagande. Un bon petit troll du système. Tu crois qu’on t’a pas vu ?


      Euhhh................fermes-la ! t’as fais le ménage ? et la vaisselle, c’est moi qui fo que je le fé ?

      Allez retournes sur les sites de rencontre pornos et te mêles plus de politique.

    • sasapame sasapame 7 juillet 2016 11:20

       @Fifi Brind_acier,

      vous parlez de débattre des solutions en supposant que l’on est d’accord sur le constat, mais vous n’avez même pas lu le billet : comment voulez vous faire croire que nous faisons le même constat ? Avez-vous fini de prendre les gens pour des billes ? Maintenant, après plusieurs rappels, vous dites que vous êtes agressé. Comme tout bon troll qui se respecte.

      Encore une fois, vous floodez ici sur un sujet sans doute très important mais hors-sujet, et cela fait plusieurs fois que je vous signale cette pratique qui fait plus que confiner au trollage. Je vous avais adressé un dernier avertissement avant signalement, vous étiez prévenu. Bien sûr, chacun est libre de s’exprimer, mais la politique éditoriale, ici, dit seulement qu’on a le droit d’être auteur ou bien de commenter l’article proposé. Je ne vois pas mentionné le droit sacré de polluer les débats des autres en redéfinissant à son gré les questions. Ouvrez donc un autre billet (ou signalez en un) - au passage, il semble que les billets de l’UPR débattus ici attirent beaucoup de monde.

      Je souhaiterais bien savoir si les responsables du mouvement que vous dites représenter acceptent vos propos et vos pratiques, voire s’ils ne vous considèrent pas tout simplement comme un agent agitateur. Vous vous présentez dans l’anonymat, comme on ne sait quel porte-parole de l’UPR au statut indéfini. Comme le ferait tout bon eurotroll payé avec nos impôts. D’abord, la qualité de porte-parole d’un parti ou mouvement est supposée être encadrée par ses statuts, d’une part, et par les orientations politiques de ses dirigeants, d’autre part. Personne, sauf les gens qu’on mène totalement en bateau, n’irait croire qu’elle s’accommode de laisser-aller au point de tolérer même l’anonymat. C’est ainsi, un parti ne peut tout simplement pas tolérer que n’importe qui, sans mandat - et même sans visage, maintenant, allons-y gaiment - prétende être en mesure d’exposer ses doctrines.

      Mais par les temps qui courent, nécessité du prosélytisme oblige, on peut comprendre également que l’UPR a besoin de plein de porte-voix. Seulement, l’un dans l’autre, le risque est toujours qu’il se donne pour principale arme la formation de gramophones haut-parleurs. Je n’ai rien, au contraire, du moins dans le contexte précis qui nous occupe, contre l’idée qu’un parti tienne bien sa ligne, au sens où il ne change pas de discours tout le temps et n’alterne pas non plus, donc, les discours en fonction de la valse de ses dirigeants.Mais on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. L’UPR compte donc d’autant plus, je suppose, sur la qualité de ses adhérents, seule chose qui peut leur permettre de combiner discipline et liberté d’analyse critique. j’en déduis que c’est surtout sur cette base que l’on peut faire la différence entre un porte-parole acceptable, un idiot utile et un agent provocateur.


    • sasapame sasapame 7 juillet 2016 13:10

      Sur la position de l’UPR relative au tirage au sort

      Je me vois un peu forcé d’entrer dans le débat que ce monsieur veut m’imposer ici au nom de l’UPR ou de je ne sais qui.

      J’ai déjà cité mon billet censuré par l’européiste (et chasseur de sorcières) Jennar prétendument repenti - il venait de donner le coup de main, à la demande de la clique des Belon, A.-C. Robert et autres, s’agissant d’enterrer un concept sans surtout l’aborder.

      Je peux peut-être au moins commenter ici brièvement la position officielle de l’UPR concernant le tirage au sort (1). Elle est nettement plus construite, comparativement... mais ce n’est pas difficile, et surtout elle ne brille pas non plus par une évidente honnêteté intellectuelle - je crains surtout qu’elle pêche par grand manque de garniture des connaissances doctrinales et historiques (une fois n’est pas coutume) :

      1. Asselineau prétend ainsi d’emblée que la "première conséquence du TAS serait de…. supprimer les élections. Allez expliquer aux Français que le retour de la démocratie se traduit d’abord par la suppression des urnes !"

      C’est complètement faux. Cela montre simplement que ce monsieur, une fois n’est pas coutume, ne connait pas du tout le sujet qu’il aborde.

      On n’a jamais vu le TAS se pratiquer hors d’un contexte institutionnel (complexe) qui soit affranchi d’un gouvernement. C’est précisément parce que la Nation ne peut guère (soi-disant, surtout à notre ère) se réunir en corps qu’elle délègue, et je ne vois pas ce que le tirage au sort enlèverait à cela : c’est par définition un mode de délégation de pouvoir.

      Or on ne tire pas au sort un gouvernement, c’est à dire une orientation politique. Aucune bonne politique ne peut-être incohérente, bien sûr. De quoi donc parlons nous ? Je vois surtout que ce débat ne vous intéresse pas, mais je ne vois pas pourquoi en faire un plat en ce moment, sauf à avoir des visées non dites.

      Par exemple, si je ne donne aucun droit d’initiative au Sénat, c’est bien que je le laisse au Gouvernement et à sa majorité parlementaire à la chambre des élus investis par les médias et les partis - sans préjudice du RIP/RIC que vous défendez vous-mêmes.

      Je viens d’écrire que l’initiative est toujours individuelle, et j’ai évoqué ce qui se passe quand on gère le travail d’une commission : ce n’est évidemment pas pour appeler à l’anarchie. C’est évidemment le but de la représentation moderne, i.e. le gouvernement représentatif, que de permettre de concentrer assez l’initiative pour mener une politique cohérente.

      La formule de l’UPR n’est du reste pas claire : les urnes, ça ne sert pas non plus qu’à déléguer. Bref, c’est de la pure désinformation, qu’elle soit volontaire ou non. Cela commence fort.

      Je souhaite aussi vivement, par contre, que les fonctions parlementaires soient séparées grâce à l’emploi de plusieurs chambres. Je garde peu ou prou la situation actuelle pour l’une, mais j’établis le tirage au sort pour plusieurs autres (Sénat, Parquet, médias publics), et enfin je réinstaure la proportionnelle pour une autre, dont la fonction serait limitée au contrôle du gouvernement - elle ne légifère pas, sinon.

      Une chambre tirée au sort et renouvelée chaque année, se charge de gérer le budget de la presse publique (elle ne fixe pas elle-même l’enveloppe), sa répartition auprès des associations de journalistes qui auront fait la demande de s’y affilier, condition qui leur impose simplement d’élire eux-mêmes leurs pairs et de respecter la Charte de Munich.

      La reprise en main du Parquet me semble évidemment nécessaire.

      Enfin, je ne vois pas d’obstacle rédhibitoire à la séparation des fonctions parlementaires que constituent le contrôle du Gouvernement, d’une part, et la fonction législative d’autre part. Je vois surtout qu’on aurait ainsi la capacité de réinstaurer la proportionnelle pour l’une, tout en gardant pour l’autre la capacité de maintenir un gouvernement. Mais je gage que ça n’arrange pas les affaires de tout le monde.

      2- sa deuxième conséquence serait de rendre inutiles les partis politiques et les campagnes électorales. Pourquoi les gens adhèreraient-ils et militeraient-ils encore à un parti ?

      3- rendant sans objet les partis politiques et les campagnes électorales, le tirage au sort laisserait les citoyens encore plus esclaves des médias qu’ils ne le sont aujourd’hui pour se faire une opinion. Ce qui n’est pas peu dire ! Ce serait la troisième conséquence. Une majorité de « tirés au sort » auraient toute chance de ressasser à l’Assemblée nationale ce qu’ils ont entendu sur TF1 la veille au soir…

      C’est pour ça que l’UPR, même sans et contre l’avis des médias de masse organisés, ne sert à rien au présent s’il n’a pas d’élus. A d’autres.

      Les partis ne me posent évidemment problème, tout comme vous, qu’au sens d’un cartel monopolisant le pouvoir d’investir « nos » candidats, c’est à dire, de les choisir, autant dire de les élire déjà, quand ce n’est pas aussi celui de poser les questions (même les clowns dévoyés devenus punks à chien ont de grandes velléités à faire taire celui qu’ils montrent du doigt).

      Quant à rendre inutiles les campagnes électorales, il faudrait déjà abolir les élections législatives. Je les garde pour deux chambres... et j’ajoute même la proportionnelle.

      Bien mieux, on fera le tirage au sort des autres le même jour, quel grand moment.

      Les campagnes électorales, très bien, mais quand elles ne sont que concentrées, c’est le grand show des marionnettes. Tout comme il semble bien qu’il le soit aujourd’hui. Non ?

      Les gens continueront d’écrire des livres et de s’assembler. Vous voulez rire, ils n’auront jamais été aussi impliqués et organisés, ils feront campagne eux-mêmes...

      Bref, encore un flot d’idées reçues ayant pour effet de décourager tout débat.

      4- la quatrième conséquence serait d’annoncer soudain aux Français quels sont les représentants que « le sort » a désignés.
      Il en résulterait évidemment un immense doute et les rumeurs de toute nature sur la sincérité de ce tirage au sort. Qui l’aurait fait ? Le tirage n’a-t-il pas été truqué ?

      Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. Pour la technique, ils y passaient une heure chaque matin, les Athéniens. Je sais que nous sommes gravement passés à l’ère de l’aliénation technologique, mais il n’est pas très dur de filmer une assemblée qui surveille elle-même l’opération de tirage au sort. Le vote n’a-t-il pas été truqué ?  Mauvaise foi, mauvaise foi. Pourquoi faites vous ça ? Simple ignorance ? 

      (1) https://www.upr.fr/articles/les-inconvenients-theoriques-politiques-et-pratiques-que-presente-la-democratie-par-tirage-au-sort-que-prone-m-chouard


    • sasapame sasapame 7 juillet 2016 13:10

      5. L’argument de la taille de l’échantillon. Je sais qu’avoir fait la botte de l’ENA impressionne, mais beauté toute mathématique mise à part, c’est de la pure désinformation, du bluff.

      Par exemple, rien de plus facile - et de moins coûteux - que de tirer au sort 25 000 volontaires pour exprimer un véto si seulement on le souhaite. Mon Sénat (qui n’a aucune initiative et le veto intégral) étant d’ailleurs fondé sur l’idée d’Alain, il ne se réunit pas et il change à chaque loi votée. Il ne coûte donc guère plus que le prix de fabrication et de diffusion d’une séance de loto. Vous vous moquez du monde ou bien vous n’y avez seulement jamais pensé ?

      Je ne vois pas ce qui permet de prétendre que les gens se douteraient plus de la sincérité d’un tirage au sort que de celle d’une élection... Seulement l’ignorance, en tout cas. Car il va sans dire que les tirés au sort n’ont pas grand chose à y gagner tandis que les dents du candidat rayent le parquet. Qui voulez vous convaincre ainsi ?

      Et puisque vous avancez l’analogie avec les sondages, je ferai valoir que vous prenez ainsi la liberté (et le risque) d’activer ce faisant un réflexe mental négatif de manière malhonnête, les sondages étant effectivement défaillants actuellement du fait que le choix et la formulation des réponses fait l’objet de la mainmise d’un cartel. Ce que vous n’ignorez pas.

      6. L’argument ne tient pas du tout non plus... pour la raison que vous venez vous-mêmes de soulever en 5 : là où il s’agit de pouvoir représenter une circonscription, avec le tirage au sort, il n’y a ni nécessité ni intérêt à ne tirer qu’un représentant. Prenez en en donc 5, 10, 20.

      Vous mélangez les contextes (d’où cette contradiction entre les arguments 5 et 6) : ça, c’est justement plutôt quand on élit... Et que 49% des Français (en fait 60 ou 70% couramment) ont le plaisir d’être représentés par un type qui pense l’inverse de ce qu’ils pensent... et fait surtout l’inverse de ce qu’il dit.

      7 – Et si les députés n’étaient plus représentatifs d’une circonscription, la déconnexion entre les citoyens et leurs représentants serait totale.

      Fort bien, gardez les circonscriptions. Qui a parlé de la nécessité de les supprimer ?

      En ce qui me concerne, je souhaite que les candidatures soient portées directement par les citoyens, c’est-à-dire, du moins idéalement, que les candidats ne font pas campagne (lisez Marat). Ce sont les suffrages des autres qui les désignent.

      Ainsi ils n’ont justement pas besoin de faire une campagne lourde et coûteuse. Une fois le panel de candidats obtenu, la campagne et le vote se font. C’est pareil, sauf que la connexion entre les citoyens et les représentants est accrue. Catastrophe.

      Il y a certes nécessité qu’ils soient volontaires, bien évidemment - et c’est tant mieux d’ailleurs. Mais ayant besoin de recourir au sort régulièrement, on a déjà le corps des citoyens volontaires, établi chaque année sur la base des dépôts (et retraits) de déclaration de volontariat en mairie.

      7. Non seulement il y aurait des élections mais pendant que vous déroulez (peut-être malgré vous) cette désinformation, vous ignorez ou oubliez que le principe de légitimité s’aborde sous un angle à peu près inverse, pour le cas du tirage au sort, de ce qu’il est pour l’élection. Voir mon article censuré par Jennar. Ou plus classiquement, Aristote.

      Là ou le tirage au sort s’applique, il ne s’agit précisément pas de l’exécutif, d’abord. Je ne sais pas ce que racontent un tas de gens qui disent exactement l’inverse, ça me dépasse. On ne tire pas au sort le capitaine ni le concepteur d’un bateau, mais ceux qui vont décider de la route qu’il empruntera.

      Là ou il s’applique, ensuite, la priorité est que, quoi qu’il advienne, le représentant retourne bien vite chez lui, dans sa famille, son lieu de vie et son métier. Tout bonnement parce que c’est à cette condition que les représentants ressemblent au peuple (principe de similarité).

      Or l’élection, justement parce qu’elle ne peut être sanctionnée que par la réélection - les marchands de limitation à un ou deux mandats (ou 18, si vous préférez) vous racontent donc n’importe quoi - contrevient directement à ce principe cardinal.

      Nous avons donc là deux principes de légitimité non seulement différents mais parfaitement contraires. Mais bien sûr, par ignorance ou par opportunisme, les chasseurs de TAS n’en parleront jamais, peu inclins que sont leurs caisses de résonance à discuter de ce qu’ils imaginent être - merci qui  ? - un plan néonazi d’abolition de la démocratie doublé d’un désert social... créé par des décennies de régime électif.

      8. Jolie notice, mais j’ai déjà répondu : le tirage au sort est toujours volontaire, évidemment (Montesquieu, L’esprit des lois).

      9. Encore des prétextes farfelues - pour un financement des partis si facile à gérer. Quoi qu’il en soit, la pratique vous donne systématiquement tort.

      10. La corruptibilité. Faux encore, c’est l’inverse. Voir mon article censuré par Jennar.

      Conclusion.
      L’invocation de la Grèce antique ne tient pas debout :

      – d’une part parce qu’il s’agissait de cités de quelques milliers d’habitants tout au plus, où tout le monde se connaissait,
      40 000 citoyens vivant pour beaucoup à des heures de charrette. Énorme infrastructure militaire, mines, bâtiments, agora, tragédie, comédie, etc. Mais ça se bise-bisait tous les jours.

      – d’autre part parce que les problèmes étaient d’une moindre complexité que dans le monde d’aujourd’hui,
      Maintenant qu’on a implanté l’idée absurde selon laquelle le TAS implique moins de gouvernement ou plus de dilution du gouvernement, on s’offre une tentative d’essai.

      – enfin parce que ce tirage au sort était loin d’être un modèle de démocratie (les femmes et les esclaves en étant écartés).
      Productivité moyenne en l’an 400 avant J.-C. ?
      Ressortir ce genre de cliché montre peut-être, surtout, qu’on ne comprend pas bien le fondement éminemment aristocratique de la démocratie athénienne, lequel a son empreinte sur tout l’édifice institutionnel (où la décision politique est basée ultimement sur l’initiative, laquelle est en retour très contrôler car elle peut se payer cher). Pourquoi, à votre avis, ont-ils eu tant de cours de rhétorique et tant de sycophantes ?

      Tout cela n’est pas très sérieux. Mais comme je le disais, ce n’est pas moi qui enquiquine Asselineau et je ne vois pas le rapport avec le fil.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 juillet 2016 17:36

      @sasapame
      Bien sûr que j’ai lu entièrement votre billet.
      Je ne suis pas d’accord sur vos solutions, vous êtes en état de l’entendre ?


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 juillet 2016 17:56

      @sasapame
      La principale raison pour laquelle que je suis en désaccord avec vous, c’est que les questions que vous abordez me semblent secondaires au regard de la géopolitique.


      Les USA ont destitué ou assassiné plus de 50 chefs d’États depuis 1945.
      Ils se fichaient bien de savoir quels étaient les détails de leur Constitution et leur mode électif ! La plupart avaient été élus démocratiquement et voulaient défendre les intérêts de leur pays et de leur peuple. Au premier rang, Mossadegh en Iran et Allende au Chili.
      D’ailleurs les USA remettent le couvert en Amérique latine.

      Vos préoccupations me semblent dérisoires, et comme les monologues vous conviennent très bien, que vous réitérez vos insultes et vos menaces, nous en resterons là.

    • Ouam Ouam 7 juillet 2016 18:34

      @Fifi Brind_acier : 

      ben justement fifi ta reponse ne colle pas par rapport à ce que t’expolique l’auteur (qui s’inspire du systeme chouard)

      je te cites tu va comprendre :

      « Les USA ont destitué ou assassiné plus de 50 chefs d’États depuis 1945.

      Ils se fichaient bien de savoir quels étaient les détails de leur Constitution et leur mode électif ! La plupart avaient été élus démocratiquement et voulaient défendre les intérêts de leur pays et de leur peuple. Au premier rang, Mossadegh en Iran et Allende au Chili. »

       

      Tu voit toi les ricains dézinguer le 1Er ministre Suisse ?, ben non... ca ne peut pas arriver et pourquoi ? 

       

      Tu dis ca à un suisse il va se rouler par terre de rire, tu réagit en Francaise (ou le monarque à les pleins pouvoirs), mais en suisse, il n’est qu’un petit représentant sans pouvoir, ne l’assasinner (hormis d’enerver le peuple suisse) ne changerai rien à la gouvernance du pays, ou il faudrait éradiquer l’ensemble des participants aux votations (bref impossible),

      cherche des pays ibres (enfin a peu pres) tu verra que les ricains ont peu prises sur eux(*), tu à d’ailleurs un exellent bouquin sur le sujet, il est ecrit par un repenti du systeme stephen hopking ou un truc comme ca, c’est passé souvent sur R & Mnt.

      (*) le seul moyen d’emmerder la suisse qu’on trouvé les ricains c’est via swift et la bourse, mais sinon c’est dans l’os.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 juillet 2016 20:08

      @gimo
      Vous devriez cesser de fumer n’importe quoi ....


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 juillet 2016 20:13

      @Ouam
      Le referendum d’initiative populaire, comme en Suisse, est dans le programme de l’ UPR.
      La Suisse n’a aucune ressource naturelle qui puisse intéresser les Ricains, ni pétrole, ni gaz, ni métaux rares, rien que des prés et des vaches.


    • sasapame sasapame 7 juillet 2016 20:29

      Tu vas m’émouvoir avec ta pleurniche. Quant à l’anti-américanisme à la con que tu en profites pour mettre sur le dos de l’UPR, on va le laisser aux pleurnicheuses.

      Bon ça y est, t’es content, faux punk. T’as semé la division que tu cherchais.

      Sinon, on a bien compris que le but était de monter M. Asselineau contre moi tout en le discréditant au passage. Maintenant, cela dit, il saura au moins à quoi tu joues (mis je suppose qu’il le sait).

      Un grand bravo, j’espère que t’auras une belle augmentation. De l’air.


  • lloreen 7 juillet 2016 08:24

  • lloreen 7 juillet 2016 08:32

    Marche à suivre pour porter plainte en justice contre les escrocs et les criminels du gouvernement
    conjointement avec le conseil national de transition, un outil juridique pour rendre sa souveraineté au peule français.
     http://cntransition.blogspot.fr/


    • gimo 7 juillet 2016 10:09

      @lloreen
       bonjour llorenn 5/5 reçu et a (l’auteur 20/20 merci  )d’avoir compris et mis au claire ce que j’ai toujours dis dans plusieurs de mes commentaires malgré que beaucoup de citoyens dorment et leur foot . Le seul gage du savoir réel est le pouvoir ; pouvoir de faire ou pouvoir de prédire.
      Un dictateur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables. de voir enliberté des criminels ..Il ne peut y avoir révolution douce ou forte que là où il y a de la conscience.

      On dit que les nouvelles générations seront difficiles à gouverner. Je l’espère bien.Tout pouvoir sans contrôle rend fou. ALAIN
      Tout pouvoir SANS CONTROLE REEL est une conspiration permanente.


    • sasapame sasapame 7 juillet 2016 13:50

      @lloreen,

      c’est intéressant.

      Art. 7 de la Déclaration de 1789 : Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.

      24 ans de régime établit par un coup d’État et instaurant la tyrannie,
      8 ans de revendication ouverte du crime - de manière toujours plus ostensible à présent,
      rendez-vous.


  • gimo 7 juillet 2016 10:17
    À l’attention : Aux Français fatigués d’être grugés et aux forces de l’ordre

    Mieux qu’une pétition, il s’agit ici d’une « VALIDATION » par laquelle vous ordonnez l’application de la loi française ! Cette validation s’ajoute aux milliers de plaintes déposées en justice contre ces individus et leurs nombreux complices par le Conseil National de Transition de France, représentant les 55% de Français ayant refusé la constitution européenne, représentation donc conforme à l’Etat de Droit.

    Des citoyens et des magistrats ont réagi face aux diverses violations de la loi commises par les dirigeants.
    Un Conseil National de Transition a été créé pour sauver la France du naufrage vers lequel ces dirigeants la conduisent.
    Les prochaines élections de 2017 ne changeraient rien à un système qui ne fonctionne plus.

    Le constat juridique est sans appel : l’ensemble du gouvernement et du parlement est illégitime !
    Une grande partie de ses membres est passible, entre autres, du crime de «  Trahison, atteinte à la sûreté de l’Etat et aux intérêts fondamentaux de la nation ». Un exemple parmi d’autres :
    L’article 410-1 du code pénal (Titre 1er : « Des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation ») dispose que : « Les intérêts fondamentaux de la Nation s’entendent au sens du présent titre de son indépendance, de l’intégrité de son territoire, de sa sécurité, de la forme républicaine de ses institutions, des moyens de sa défense de sa diplomatie, de la sauvegarde de sa population en France et à l’étranger, de l’équilibre de son milieu naturel et de son environnement et des élé-ments essentiels de son potentiel scientifique et économique de son patrimoine culturel ».
    -
    Indépendance : Soumis à une constitution européenne, donc à des lois étrangères ?
    - Intégrité du territoire  : Cession des terres de France aux multinationales pour la culture d’OGM, accords d’installation de bases militaires étrangères sur le sol de France (accord du 20 avril 2016 loi ).
    - Moyens de sa défense  : Essentiel de l’armée française et de l’équipement de guerre privatisés ou remis à l’OTAN (jusqu’au porte-avion Ch. De Gaulle sous commandement américain).
    - Patrimoine culturel : comme nos grandes entreprises, il est bradé à tout-va aux « pétro-riches » !


  • zygzornifle zygzornifle 7 juillet 2016 11:37

    la présidente de Poitou-Charentes, vient d’être définitivement condamnée à indemniser ses deux anciennes attachées parlementaires, qui réclamaient le paiement de plusieurs semaines de salaire. Ainsi en a décidé la chambre sociale de la Cour de cassation le 8 avril dernier, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.http://rue89.nouvelobs.com/2008/05/21/les-dessous-du-proces-de-segolene-royal-51260


  • zygzornifle zygzornifle 7 juillet 2016 14:02

    Alain Juppé, présidentiable et probable futur candidat de la droite “républicaine” en 2017..... Notre migrant qui avait traversé la mer sur une embarcation de fortune via le Canada suite a sa condamnation pour emploi fictif,ensuite il est allé faire repuceler son casier judiciaire histoire de pouvoir continuer a nous jouer chevalier Bayard , on a beau dire ce que l’on veut sur les Ricains mais un mec comme ça la bas aurait fini sa carrière a passer la serpillière au Mac Do ou gardien de parking voire homme pipi ..... en France les crapules ont la vie belle, elles s’incrustent et les couillons d’électeurs en réclament, on devrait passer tous les politiques au détecteur de mensonges et construire des centres de rétentions rien que pour eux car a mon avis il y a un sacré paquet... 


  • sasapame sasapame 8 juillet 2016 18:20


    Lol, près avoir oscillé dès le départ vers 4.75 et avoir atteint jusqu’à 4.86 au bout de 24 votes, si je ne m’abuse, je constate que la note de l’article n’a fait que baisser ensuite, de façon strictement monotone, et que nous voilà arrivé à 4.38 au bout de 34 votes. Ce qui, sauf grossière erreur de ma part, ferait une moyenne de 2.25 pour les 10 derniers votes...

    A Attac, en 2006, ils auraient déjà appelé ça une anomalie statistique tout à fait inexplicable autrement que par un bourrage des urnes... - au passage, mon avis serait qu’il s’agissait surtout d’un bourrage des urnes opéré selon un procédé fait exprès pour que ça se voit.

    Une évolution des votes sur de nombreux messages de commentaires a manifestement subi le même phénomène.

    Après les trolls qui parlent, les trolls qui votent.

    Ça y est, les petites mains des partis leurres sont de sortie.

    Les citoyens libres auront compris que je compte sur eux pour faire suivre eux-même cette lettre ouverte à tous les Français. Enfin, c’est vous qui voyez.

    Mes plates excuses, ce soir je pars pour quelques temps en vacances et je n’aurai pas de connexion.


  • sasapame sasapame 9 juillet 2016 21:32

     
    Il m’a semblé qu’il me faillait repasser pour clarifier quelques points sur lesquels, moyennant du moins une mauvaise foi certaine, on pourrait m’avoir parfois mal compris.

    - Cet appel - ainsi que ses annexes établies en commentaires - sont personnels et n’engagent évidemment personne d’autre. Ce n’est pas parce que j’ai travaillé avec quelqu’un, surtout dans le cadre d’un parti, qu’il est mon associé. Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant. Tous les coups sont permis, aujourd’hui (pour rappel, la tyrannie c’est la jungle).

    - L’idée d’un quelconque appel à la violence n’a pas de sens : dès lors que le coup d’État serait reconnu par une assemblée souverainement constituée, tout agent de la force publique serait tenu d’obéir sur le champ à son devoir, et donc de désobéir au despote et contribuer à sa démission et à son arrestation. Il s’agit donc, tout simplement et en toute légalité : 1. d’appeler librement la Nation à constituer souverainement un corps de Salut public, qui établirait la réalité du coup d’État qu’a connu la France en 1992 ; 2. le cas échéant, de rappeler à l’ordre souverainement les serviteurs publics. Il n’y a évidemment là que de purement républicain. Quand on voit des réactions pareilles, en particulier, on comprend bien ce que signifie avoir perdu sa constitution depuis longtemps. Invoquer ici l’appel à la violence revient ni plus ni moins à déféquer sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Merde, quoi.

    - Pas la Déclaration des droits de l’homme (homme sujet de l’ONU), bien sûr... mais là encore, ça va beaucoup mieux en le disant . L’erreur est si fréquente (je l’ai même entendue, au moins une fois, de la bouche de F. Asselineau). Il faut dire que c’était peut-être voulu, tiens... Au passage, qu’est-ce que la « nouvelle gauche » au sens de J. Bricmont, sinon les droits de l’homme sans les droits du citoyen (voir aussi le dernier chapitre) ?

    - Dans la perspective stratégique proposée, je le répète : il est grand temps de rappeler clairement qui est supposé détenir le Pouvoir, et non plus seulement de s’épuiser à ressasser à toutes les sauces le fait que l’on cherche en vain où est le vrai pouvoir. Cela pourra effectivement paraître révolutionnaire. Pas très étonnant : c’est le paradigme de 1789...

    Arrêtez-donc, tous, de vous faire mener par le spectacle des dessous des crapuleries de personnes privées ou de politiciens étrangers. C’est le leurre fatal.
    Exigez tout simplement, au nom du peuple français, le rétablissement immédiat et sans condition de la République, en prévoyant qu’un refus de se rendre aggraverait la peine.
    Il suffisait juste rappeler cela, simplement en langage clair : cette même Déclaration qui fait la Nation française souveraine leur indique aussi la voie dans son Préambule...

    - J’attends volontiers la réaction de tout juriste honnête. Que les juristes me contredisent donc sur le fond, en remballant, cela va sans dire, leurs manipulations par l’emballage à l’attention des masses.

    - Le ton parfois glaçant a pu choquer certains. Je le comprends très bien, mais je crois pouvoir dire qu’ils se méprennent. En un mot d’abord, quand ma voisine conçois son idée de ce qu’est un monstre, je n’ai pas à préjuger de ce qu’elle a dans la tête, si on entend par là les détails, les couleurs. Pardon, il faut donc ici se placer dans une sorte de perspective kantienne de la proposition, ce qui consiste à essayer de se placer du point de vue de la volonté générale, ce qui suppose de veiller à ne pas faire de projection arbitraire. Or là où le ton est concerné, est-ce à ma personne de fixer sa couleur ? Ce n’est pas à moi de postuler ici, par exemple, que la majorité de mes concitoyens est contre le rétablissement de la peine de mort - ou plutôt, pour l’abolition de l’abolition de la peine de mort pour tous (toute ressemblance...) - et ce n’est évidemment pas non plus la vocation de ce premier appel à moi de fixer, par exemple, la limite haute de la peine proposée. Il faut ensuite considérer (qu’on l’aime ou pas) le ton pamphlétaire qui soude les parties cet appel aux Français, et se rappeler là encore que je tache de me mettre à la place de tous. Quoi, ils voudraient nous infantiliser sans fin ? Nous l’avons compris. Pas de larmes de crocodile, désarmeurs de peuples tititainisés en masse. Or ce n’est pas parce que j’ai passé ma courte carrière à gauche et que ne communie pas des masses avec l’équipe de France de football que je peux me permettre, dans un texte de cette nature, d’ignorer le sentiment de mes autres concitoyens plus ceci ou plus cela. Ceci d’autant moins à cause de l’importance de la symbolique. Il me navre de me sentir presque forcé de faire de tels aveux, d’autant plus que, comme je viens de le dire, je ne vois pas le rapport avec la question, reste que je ne suis pas, personnellement, pour que l’on ré-applique la peine de mort dans le cas concerné ici (ni dans celui de Louis XVI). Je pense qu’il faudrait trouver un châtiment moins barbare et sanglant : la perpétuité assortie de 100 fessées déculottées appliquées en prime time me suffiraient déjà amplement. Ce n’est pas parce qu’on fait l’histoire qu’on la refait dans le même sens et en bloc. Reste que ce ne sont pas des fessées qui font peur aux prévenus.


    • sasapame sasapame 9 juillet 2016 21:35

      (suite)

      - Ensuite, on parle ici de gens qui ont quasiment rayé des pays de la carte, encore récemment et tandis que nous manquons chacun à notre devoir de faire rendre compte aux agents de la force publique. Par ailleurs, vous pensez bien que les juristes de cour vont essayer de vous rouler dans la farine avec sa « sémantique », avec la bénédiction de tous les collabos. Or ces gens nous menaçent gravement et dangereusement. Le crime est donc épouvantable, particulièrement répréhensible au regard du Préambule de 1789. Ce sont donc des monstres, et, pour la dernière fois, cet appel n’est évidemment pas conçu comme personnalisé. Je ne suis pas de ces Sénéchal nous-voilà qui vous vendent des constitutions conçues pour n’être adoptées que par la gauche. Sénéchal, nous voilà ! Vois, ton maître l’agent Santerre a fini un tour de circuit : il devrait sauter aux yeux que son propos devient carrément raciste.

      - Ah, mais il y a surtout la référence aux nazis a également pu être très très mal interprétée, me dit-on dans l’oreillette. Merde, quand même. Ah, chouette, une bonne gamelle à lui mettre au cul. Or ce serait tout bonnement confondre le niveau d’atrocité et l’étendue de crimes, d’une part, et, d’autre part, le degré de perfectionnement de l’écran de fumée institutionnel. Ce qui n’a rien à voir - ratée la gamelle, paix. Est-il difficile de voir que, dans le cadre d’une critique des institutions, quand je parle ici de « rêver de », je songeais au moyen, pas du tout à sa finalité, laquelle n’a justement aucune raison d’être proportionnelle au moyen, pour la simple raison que nous nous situons là dans deux régimes tyranniques - plus exactement, totalitaires ? Autrement dit, n’en déplaise aux confusionnistes sans foi ni loi, ni les émotions ni l’ampleur du crime n’ont ici de place : ici, le crime se mesure en fonction de "l’amplitude de vide institutionnel totale" (pardon, je n’ai guère mieux comme formule) ainsi que du niveau de raffinement manipulatoire du régime. C’est ainsi, là encore, jouer sur des comparaisons insensées.  C’est donc de la pure désinformation. Dans le cas de l’UE, je visais logiquement, à la fois l’étendue et la complexité de la bureaucratie, la largeur des passerelles vers des pouvoirs supranationaux, privés, etc. et, par ailleurs, je pensais effectivement, tout particulièrement, "au degré de raffinement, de systématisme, d’emploi - désormais de plus en plus fou et comme se reproduisant mécaniquement - de la torture spirituelle appliquée délibérément, scientifiquement et massivement sur son propre peuple", une notion non étrangère au propos en ce sens qu’elle implique « aussi » un sorte de « chiffrage des moyens ». Faudrait-il en plus me faire le coup de me dire que je lance des concours de notation des souffrances entre deux séances de torture de chats ? Les outrances du terrorisme intellectuel à la sauce oui-oui commencent à me courir... J’invoquais donc ici, en particulier, l’idée que, sur de nombreux plans sujets à la manipulation méthodique (lesquels ne le sont pas ?) et de l’avis de maints experts critiques, on a probablement surpassé tout ce qu’on a jamais vu d’horreurs. On comprend que les non encore décillés vont avoir de mauvaises surprises en se réveillant, pardon. C’est une attaque globale contre l’humain. Au passage, certains auront appris à reconnaître que l’impérialisme écologiste - ne parlons pas du délire climatique, conçu en remplacement de la menace nucléaire (la menace de guerre traditionnelle ne procurait plus le moteur nécessaire pour garder les troupeaux de bêtes humaines) - repose sur un obscurantisme fanatique dévoué à un racisme contres les humains. Mais je m’égare. Enfin, l’affaire devient un peu ridicule si l’on considère qu’on ne peut exclure, par exemple, les implications d’une complicité objective avec un Walter Hallstein.


      - La Couronne britannique, on le sait, a décidé de sortir de l’UE. Autrement dit, il est concevable qu’une certaine élite plus ou moins mondialisée orchestre ce qui est parti pour être un écroulement « contrôlé » de l’UE. En spéculant à mort au passage, comme d’habitude, pratique qui permet accessoirement de convaincre les foules que les marchés ne sont pas contents (et que les "marchés financiers" seraient des marchés, quand bien même la demande, en l’espèce, la fabrication du pognon et autres dérivés, ne coûte à peu près rien) - l’UE ne pouvait évidemment devenir qu’un régime du délit d’initié permanent.

      - Pour diverses raisons, je gage que cet appel pourrait se voir largement soutenu dans la population mais que ce ne sera vraisemblablement pas le cas pour aucun parti ou presque, et pour peu de médias - ne parlons pas du gouvernement ni de la « Justice » de ce régime despotique. Une portion du peuple a beau voir le roi nu, en attendant le peuple est poil.

      - Bref, vous comprendrez sans doute par vous-mêmes que ce texte serait l’objet de déni et d’enfumage complet de la part du « Juge », d’une part, et de ces sempiternelles attaques terroristes contre la pensée, d’autre part. Gageons donc qu’il fera même, par ailleurs l’objet d’un total ostracisme de la quasi-totalité des organisations politiques. Il est déjà manifeste, en tous cas (voir mon message précédent, ci-dessus), que ce texte fait déjà l’objet d’une censure politique.

      - On l’aura compris, ils diront que c’est le fait d’un hurluberlu ayant viré de bord, un parfait amateur n’ayant jamais pris un cour de droit (c’est parfaitement vrai). Les citoyens jugeront. Encore faut-il qu’ils puissent le lire.

      - Ils diront encore que ce texte appelle à on ne sait quelle visée nationaliste, composée ou vaguement ressuscitée pour l’occasion sur l’écran. Il s’arrangeront du reste - pourquoi s’en priver ? - pour installer l’idée que je serais en grave excès de testostérone et un brin sadique surtout, emballant le tout dans un slogan évoquant un appel à la violence - tandis qu’un Mélenchon, après avoir dupé les gens depuis des années au sujet de son réel projet européen, multiplie désormais les approches racistes. Ils diront aussi « naturellement » que cet appel est un clair encouragement à la guerre civile. Voire à la guerre. Tandis qu’il mettront vraisemblablement au pouvoir madame Le Pen en 2017 - non pas bien sûr du fait d’on ne sait quelle vilénie spécifique et incurable mais parce que ce sera évidemment le prétexte à lancer la guerre des nouvelles couronnes de l’Europe contre la République renaissante.

      Que dis-je, bien « mieux »  : cet appel, ils n’en parleront tout simplement pas.


      - Ainsi vous commettriez sans doute un acte de courage en le faisant suivre.

      - Il est très important aussi d’en faire des copies : sans faire aucune insulte à personne, étant donné son objet, la pérennité du texte - et de ses annexes en commentaire - ou ailleurs ne me paraît pas assurée. Sur Agoravox, ils les forceront probablement d’une inexactitude formelle sur un point de détail et sans grande portée. Mais surtout ils tairont l’affaire.

      - Enfin, si vous trouviez certains désaccords importants, merci de me préciser notamment, ce qui, selon vous, pourrait être rédhibitoire, en vous efforçant de ne pas me prêter d’intentions particulières que je tacherais soi-disant de masquer. D’une manière générale, je vous invite à garder votre sang-froid.

  • Franko 11 juillet 2016 17:44

    Quand je pense que cette dame là me plaisait (politiquement parlant).

    Je suis déçu évidemment mais plus déçu encore voyant le nombre de citoyens français (et autres) qui n’ont rien compris. Je n’aurais jamais cru que la télé et les journaux (MainStream) puissent faire autant de dégâts..

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