jeudi 21 octobre 2010 - par François Asselineau

Ubu Roi : Sarkozy et Merkel veulent déjà modifier le traité de Lisbonne !

Sarkozy Ubu Roi UBU ROI, dessin d’Alfred Jarry, revu et corrigé aux couleurs de l’européisme.

Avec 27 États, 27 intérêts nationaux et géopolitiques divergents, 23 langues officielles, 3 alphabets différents, 506 combinaisons possibles de traduction, 54 chefs d’État et de gouvernement, plus d’une centaine de chefs d’État, de ministres et de dirigeants de la Commission européenne censés avoir tous le souci de “faire parler l’Europe d’une seule voix” sur la scène internationale, avec 230.000 pages de réglementations communautaires parues à ce jour au Journal Officiel des Communautés Européennes, et une prolifération de 100 pages de réglementation supplémentaire par JOUR ouvrable (soit 12 nouvelles pages de textes réglementaires à l’heure), avec une seule monnaie et un seul taux d’intérêt pour 16 économies de plus en plus exsangues dont les besoins sont opposés, la construction européenne est bel et bien entrée dans une phase critique de son histoire.

Chaque jour qui passe révèle un peu plus que l’Union européenne est bien arrivée au stade du blocage absolu. Ce blocage est la conséquence logique et imparable du “Stratagème des chaînes”, théorisé depuis des siècles par les stratèges chinois et intelligemment adapté à Washington, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour vassaliser l’ensemble du continent européen au profit des États-Unis. Ce stratagème machiavélique, qui fait partie des “36 Stratagèmes chinois” que j’expose dans mes réunions publiques devant des auditoires de plus en plus attentifs à travers toute la France, a permis d’annihiler toute la puissance créatrice d’un continent en lui “conseillant” aimablement de se ligoter dans une construction absurde et auto-bloquante. La démonstration de l’efficacité de cette ruse est désormais quotidienne.

La dernière démonstration en date est celle qui nous a été administrée ce 19 octobre 2010.

On a appris que les ministres des Finances de l’Union européenne se sont mis d’accord - un accord de façade, comme toujours - pour renforcer de façon drastique la gestion de leurs finances publiques, suite à la crise grecque et de l’euro du printemps. Le compromis présenté à la presse prévoit de nouvelles sanctions financières contre les pays qui, à l’avenir, afficheraient des niveaux de déficits ou de dette trop importants. Les sanctions pourraient être des dépôts bancaires forcés, des amendes, voire la privation de subventions européennes. Et il est prévu qu’elles devraient s’appliquer de manière plus automatique que jusqu’à présent. Un pays rappelé à l’ordre disposera de six mois pour corriger le tir avant d’être “puni”.

Le ridicule de ces coups de menton médiatiques tient au fait qu’ils appartiennent à un genre usé jusqu’à la corde. Les européistes aiment se donner des airs de Père Fouettard quand les problèmes ne se posent pas encore, et adorent promettre une rigueur sans faille quand les problèmes se poseront. Mais, dès que la prochaine crise surviendra, ces mêmes Matamores de la BCE et de la Commission passeront immédiatement sous le tapis. Imagine-t-on sérieusement qu’une poignée de technocrates sans la moindre légitimité démocratique et vivant comme des nababs au sein de la nomenklatura européiste puissent réellement “punir” tout un pays et tout un peuple pour mauvaise gestion, en lui faisant subir des amendes phénoménales ? Du reste, comment ces Messieurs de Francfort et de Bruxelles pourraient-ils “priver de subventions européennes” un pays contributeur net qui ne leur obéirait pas au doigt et à l’oeil, par exemple un pays comme la France qui verse chaque année des milliards d’euros en pure perte à l’usine à gaz bruxelloise ?

En vérité, l’illégitimité de l’ensemble de la construction européenne est devenue telle, et son sourd rejet par les peuples tellement massif, que l’on peut penser que la moindre tentative pour mettre en œuvre pour de bon une politique de sanctions drastiques à l’égard des “mauvais élèves” aurait toutes les chances de provoquer un feu d’artifice général qui mettrait à bas l’ensemble de l’édifice européen.

Cette simple remarque de bon sens ne semble pourtant pas avoir effleuré M. Sarkozy et Mme Merkel, puisqu’ils ont décidé, tous les deux comme des grands lors d’une escapade à Deauville, d’aller encore plus loin dans la mise en place de schémas coercitifs. Par la bouche de ces deux responsables, la France et l’Allemagne ont fait savoir qu’elles souhaitaient d’une part pérenniser un Fonds de sauvetage pour les pays de la zone euro qui connaîtraient de graves difficultés financières, mais qu’elles voulaient d’autre part en profiter pour introduire des “sanctions politiques” contre les États jugés “laxistes”, telles que des suspensions de droits de vote lors des réunions européennes.

On remarquera au passage que, l’Allemagne et la France étant les deux premiers “contributeurs nets” à la construction européenne [c’est-à-dire les deux pays dont les contribuables payent le plus pour les autres], cette déclaration Merkel-Sarkozy en dit long sur leur degré d’exaspération devant la saignée financière que l’Europe occasionne à leurs budgets nationaux et jette une lumière crue sur la prétendue “solidarité européenne” qui anime tout ce petit monde. Derrière les sourires de circonstance, ces menaces méprisantes de “sanctions politiques” et de “suspensions des droits de votes” sont animées par la rancoeur et l’antipathie. C’est d’ailleurs bien une“approche moralisatrice, voire raciste” qu’avait dénoncée Théodoros Pangalos, vice-premier ministre grec, le 5 avril dernier, en évoquant la façon dont l’Allemagne considérait le problème des finances publiques grecques.

upr-theodoros-pangalos-3

Θεόδωρος Πάγκαλος
(Theodoros Pangalos), vice-premier ministre grec, a mis les pieds dans le plat de la prétendue “solidarité européenne” dans une interview donnée au quotidien portugais Jornal de Negocios le lundi 5 avril 2010 en déclarant au journaliste : “Certains pays, tels que l’Allemagne, par exemple, ont choisi une approche moralisatrice de notre problème. Les Grecs ont des problèmes. Pourquoi ont-ils des problèmes ? Parce qu’ils ne travaillent pas suffisamment. Pourquoi donc ? Parce qu’ils bénéficient d’un bon climat, aiment la musique et sont portés sur la boisson, et, à la différence des Allemands, ils ne sont pas sérieux. C’est une approche moralisatrice, voire raciste, qui n’a rien à voir avec la réalité. »

Quoi qu’il en soit, et pour se donner les moyens de placer ainsi totalement sous tutelle économique, financière et politique, des peuples souverains dont la gestion nationale n’aurait pas eu l’heur de plaire, M. Sarkozy et Mme Merkel ont annoncé sans vergogne qu’ils s’étaient mis d’accord pour modifier“d’ici à 2013″ le traité de Lisbonne.

Franchement, il faut relire à plusieurs reprises les dépêches de presse et se pincer pour croire à cette déclaration. Quand on pense au Chemin de Croix politique et diplomatique que fut l’élaboration de la Constitution européenne, puis sa signature par les 27 États, puis sa ratification, puis son échec du fait des Non français et néerlandais, puis l’élaboration du traité de Lisbonne en remplacement, puis sa ratification par les 27, et la forfaiture que sa ratification par le Congrès a constituée pour la France, et quand on songe que ce calvaire a duré quelque 7 ans, on reste sans voix en apprenant que le président français et la chancelière allemande ont décidé, un an après l’entrée en vigueur au forceps de ce traité de Lisbonne, de le remettre sur le chantier.

Cette stupéfaction a aussi, semble-t-il, été celle des autres “Européens”, d’ailleurs certainement furieux de prendre connaissance d’une semblable incartade en écoutant la radio.

Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui est également président de l’Eurogroupe et qui prend volontiers la pose du Sage de l’UE, a laissé tomber d’un ton blasé que “pour avoir assisté à tant de révisions des traités, mon goût pour reprendre cet exercice est assez limité”. Le gouvernement britannique a fait savoir qu’il “ne soutiendra pas” un changement du traité européen s’il “implique un transfert de pouvoirs” de Londres à Bruxelles. Ne sachant pas très bien quoi dire, le ministre des Finances belge Didier Reynders, dont le pays préside l’UE, s’est contenté d’enfoncer une porte ouverte en déclarant que “maintenant il faut un débat entre les chefs d’État et de gouvernement, puisque l’on passe à des changements de traité”.

En fait, tous les dirigeants européistes savent bien qu’un nouveau changement de traité ouvrirait une nouvelle boîte de Pandore, en offrant l’occasion à de nombreux autres pays de réclamer d’autres changements institutionnels en Europe, chacun les siens bien entendu. La déclaration Sarkozy-Merkel a donc toutes les chances de soulever une tempête lors des prochains sommets européens et des empoignades à n’en plus finir si leur idée devait perdurer.

Pourquoi donc M. Sarkozy et Mme Merkel ont-ils pris le risque d’ouvrir une énième guerre de tranchées entre les 27 États-membres de l’UE, en proposant une réforme d’un traité dont l’encre est à peine sèche après 7 ans de conflits ?

Les imaginatifs qui aiment voir des coups fourrés suspecteront peut-être les deux responsables français et allemand d’avoir l’idée de créer délibérément une déflagration pour favoriser une sortie anticipée de l’euro ? C’est un scénario qui ne serait pas totalement impossible en Allemagne, où l’on ne se fait plus nulle illusion sur la pérennité de l’euro à long terme et où une “task force” secrète préparerait, selon la rumeur, des scénarios de sortie unilatérale de l’euro par Berlin.

Mais c’est un scénario totalement improbable en France, où toute pensée libre sur cette question est taboue, je suis personnellement bien placé pour l’avoir appris à mes dépens.

Alors ? Eh bien alors, il faut se résoudre à envisager que M. Sarkozy et Mme Merkel n’ont tout simplement plus les pieds sur terre. Qu’ils ne comprennent pas l’évolution souterraine des opinions publiques en Europe, et notamment pas celles de leur propre pays. Complètement déconnectés de la réalité, ils ne voient sans doute d’échappatoire aux innombrables blocages de l’Europe que dans une fuite en avant toujours plus irréelle.

Tels UBU ROI s’entourant de ses “Larbins des Phynances”, les dirigeants français et allemand seraient alors l’illustration de cet adage terrible des anciens Romains qui avaient noté que le pouvoir poussait à leur propre perte ceux qui n’en étaient pas dignes : QUOS VULT PERDERE JUPITER DEMENTAT PRIUS, “Jupiter commence par rendre fous ceux qu’il veut détruire”.

François ASSELINEAU



153 réactions


  • zelectron zelectron 21 octobre 2010 10:58

    Quel noir tableau ! au secours ! courage fuyons ! Le ton de votre intervention me navre pour vous, je ne crois pas un seul instant que les européens aient envie de se tirer des coup de révolver dans les pieds (ni ailleurs, d’ailleurs !) A force de dresser un tableau sombre de l’Europe on peut se demander si vous n’êtes pas « à la solde d’une puissance étrangère » Votre pensum n’est qu’à charge et donc sans l’équilibre du pour et du contre vous ne pouvez prétendre à l’objectivité (ou tout du moins à la subjectivité la moins pesante) Cependant en bon « démocrate » je vous salue sur le plan humain amicalement mais certainement pas sur le plan politique.


    • kiouty 21 octobre 2010 11:06

      Il y a deux arguments dans ce commentaire, qui relèvent de la fantaisie et de la pure forme :

      - c’est trop noir pour être vrai, la vérité est forcément plus orthodoxe
      - le conspirationisme (à la solde d’une puissance étrangère)

      Vous vous rendez compte, zelectron, que ça ne vaut rien du tout ? Je ne suis pas forcément d’accord avec l’article, mais votre commentaire est bien plus pauvre sur le fond.


    • NîmoisNiToi 21 octobre 2010 12:42

      Et vous vous êtes a la solde de qui ? Du NOM au nom duquel ces deux pantins sont en train de laminer les peuples qu’ils gouvernenet ?


    • pierrot123 21 octobre 2010 14:04

      Si vous vous teniez informé un minimum, vous sauriez que F.Asselineau est un des critiques les plus constants et pertinents des abus de l’administration Européenne.
      Il donne à ce sujet des conférences de très haut niveau.

      Et vous, « Zelectron », vous faites quoi, dans le civil ?


    • Parchis Parchis 21 octobre 2010 14:40

      Bonjour,

      « on peut se demander si vous n’êtes pas à la solde d’une puissance étrangère »

      C’est plutôt les décideurs européens qui sont à la solde d’une puissance européenne.

      Avez-vous jeté un œil au CV des commissaires européens ?

      Saviez-vous que la construction européenne a été financée par les services d’une puissance étrangère ?

      http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=6744

      Tout cela ne vous gêne pas ? smiley

      Salutations,


    • Parchis Parchis 21 octobre 2010 14:43

      C’est plutôt les décideurs européens qui sont à la solde d’une puissance étrangère smiley


    • zelectron zelectron 21 octobre 2010 14:55

      Ce n’est pas parce que les valets qui servent l’Europe ne sont pas toujours à la hauteur de leurs tâches respectives que les aspects positifs ne l’emportent pas. D’autre part permettez moi d’être pro-européen ne vous en déplaise Enfin dans ma carrière j’ai produit un certain nombre de composants industriels alors que vous comptiez les points...mais il n’y a pas de sot métier.


    • Kalki Kalki 22 octobre 2010 12:43

      Et vous qu’est ce que vous dites de ca ?

      hxxp ://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27abondance

      « Les robots ont volé mon travail ! : Vous pensez ne pas pouvoir être remplacé par une machine ? Détrompez-vous[5]. Les robots sont de plus en plus adroits, capables de faire un nombre croissant de tâches exigeant de la précision et de la force, et les systèmes informatiques sont de plus en plus intelligents, capables de s’attaquer aux emplois nécessitant des compétences de reconnaissance[6][7][8] et de créativité[9][10][11]. Le travail des êtres humains est encore moins cher, pour le moment, mais cette avancée technologique exerce une pression pour la baisse des salaires - et la vieille règle selon laquelle les nouvelles technologies ouvrent de nouveaux domaines de travail à l’homme ne sera pas toujours vraie. Des machines plus intelligentes, et plus capables prendront également ces emplois. »

  • kama kama 21 octobre 2010 11:26

    Et si plus simplement ces soubresauts démocratiques n’étaient que le reflet de la difficulté qu¡il y a à construire une Union entre pays si différents ?

    Parce qu’enfin, l’Europe c’est la seule solution, et si je puis me permettre une audace, c’est de l’Europe a 300 et pas à 27 dont je parle.
    L’Europe et l’ONU sont les graines démocratiques du premier Etat Mondial que nous aurons un
     jour (encore que je ne sois pas là pour le voir).
    Et si cette vision est ambitieuse, demesurée, si cet accouchement là se fait dans la douleur soit !
    Car enfin, pour qu’un jour nous ayons une économie effectivement intégrée, il faut bien que les moins faisant budgétaires en Europe se rangent du coté de la bonne gestion. Et si on doit leur imposer des sanctions, au dela de leur souveraineté, je ne vois pas où est le problème. Dans tout groupe, l’acceptation des règles est une nécéssité. Que l’on veuille renforcer le rôle de l’arbitre ne me paraît pas infondé.... Par ailleurs, nous ne parlons que d’abandon de souveraineté dès lors que l’on veut éviter toute manoeuvre coercitive de l’Europe. Et pourtant c’est bien de cela qu’il s’agit.....

    • nenyazor 21 octobre 2010 14:25

      Europe démocratique ? (Je me souviens d’un référendum pour un traité... )
      L’Europe c’est la seule solution à quoi ?
      L’Etat Mondial c’est la solution à quoi ?
      ONU démocratique ? (C’est les USA qui décident par des pressions que la France doit aller en Afghanistan mais en effet, c’est très démocratique.)

      Non mais franchement, faut arrêter de répéter des choses sans y réfléchir.
      L’Etat mondial n’est que la solution pour qu’une élite mondiale gouverne le monde entier sans contre-pouvoir vu que jusqu’à présent, on a pas encore trouvé de civilisation extra-terrestre.

      Imaginez un instant que, par hasard, un dictateur arrive au pouvoir de cet état mondial (c’est déjà arrivé même dans un état démocratique), quelle est la solution ? Si, comme en France, les armes sont interdites dans le monde entier et qu’il ne reste que la « police mondiale » qui est armée. On aurait l’air malin non ?
      L’Etat mondial est l’une des pires choses qui pourrait arriver à l’espèce humaine : plus aucune possibilité de faire une erreur sans que le monde entier n’en subisse les conséquences, plus aucune diversité dans les manières de gouverner,... On mets les oeufs dans le même panier au risque d’en faire une omelette.

      Peut-être que le gouvernement mondial serait la solution à la faim dans le monde ? la fin des guerres ? etc...
      Pourtant, en France, il y a pas mal de sans abris, de pauvres, etc... à l’échelle du monde, ca donnerais quoi ?
      Les guerres civiles a l’échelle mondiale sera juste le remplacement des guerres inter-nations.

      Et puis , se rassembler dans une grande communauté pleine d’amour, ca fait 2000 ans que certains s’y essaient sans beaucoup de résultats il me semble...


    • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 octobre 2010 14:36

      .


      Le commentaire de Kama est complètement inintelligible. Analysons donc cette phrase : Parce qu’enfin, l’Europe c’est la seule solution, et si je puis me permettre une audace, c’est de l’Europe a 300 et pas à 27 dont je parle.

      L’ Europe serait d’après lui la seule solution. Mais non, puisque les français ont voté majoritairement contre l’Europe lors du référendum ? Il existe donc une autre solution qui consiste maintenant à en sortir.

      Ensuite, il nous dit que l’ Europe se construira avec 300 pays et non pas à 27. Mais où va-t-il chercher tous ces pays ? En Asie ? Au moyen orient ? En Afrique ? En Amérique ? Pourquoi pas, puisque les départements d’outre mer de la France font partie de l’Europe....

      Pour finir, il s’exclame en disant que c’est de l’Europe à 300 etc... dont je parle. Comme si elle existait déjà. 

      Pauvre mec, ça n’existe que dans tes pensées. Et demain, t’auras déjà oublié ce que tu as dit aujourd’hui en nous disant une autre énormité.


    • Heil Cartman Heil Cartman 21 octobre 2010 14:38

      Brrrrr, ca vous réjouit peut-être mais moi ca me fait froid dans le dos.


  • lestarque 21 octobre 2010 11:46

    L’Europe, une graine démocratique ?! Faites tout de même attention à ce que vous écrivez pour que l’on vous lise avec sérieux.

    Non seulement l’Europe n’est pas démocratique, mais elle ne l’a jamais était et n’envisage pas de l’être d’ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain. Il ne s’agit donc pas de graine, ni d’embryon car dans les faits il n’y aucun éléments qui en attestent.

    - Le Président du conseil n’est pas élu par le Peuple
    - Il n’y pas de séparation du pouvoir entre exécutif et législatif
    - Certains peuples ont rejeté par référendum la construction européenne. Leurs décisions ont été bafouées.
    - 80% des lois au parlement émanent des décisions européennes annihilant les démocratie populaires
    - ...

    Je continue ?

    Merci.


    • ali8 21 octobre 2010 12:06

      tout est dit

      n’oublions pas les décisions bafouées


    • Heil Cartman Heil Cartman 21 octobre 2010 14:44

      Ça je l’ai toujours dit, il ne faut pas pardonner le vol de notre vote sur la constitution européenne. En fait il ne faudra JAMAIS le pardonner (pas plus que l’Hadopi mais ca c’est une autre affaire).

      Quand je pense que quelques mois plus tard ces tartufes de journalistes s’indignaient devant les manifestations en Iran où l’on voyait des affiches « where is my vote ? » . C’est nous, français qui devrions défiler dans la rue avec des panneau « constitution européenne ? Where is my vote ? » mais bien sûr, TF1 nous pointeraient alors du doigt comme de dangereux intégristes anti-Europe.

      Je hais l’Europe presque autant que les USA.


  • liberta 21 octobre 2010 12:05


    Je pense que l’intrusion de la Chine venant en aide à la Grèce, est très gênante pour les Banksters qui nous gouvernent et de faire une annonce concernant des modifications au traité de Lisbonne relèvent d’effets de manches, et ils pensent avec cela donner l’impression d’aller dans le sens de ce que réclame le peuple

    L’avancée de la Chine sur tous les continents a déjà annoncé la couleur sur le changement de la puissance mondiale et , nous en Europe, nous aurons à passer par le déclin (nous y sommes déjà)

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101002.REU0623/la-chine-offre-son-aide-financiere-a-la-grece.html




     


  • Guido Falxius 21 octobre 2010 12:50

    Courage M. Asselineau ! Seul contre presque tous, mais vous avez raison ! 


    Tout le monde doit voir vos conférences sur l’histoire de France, les 12 impasses de l’Europe ou qui gouverne réellement la France.

    • liberta 21 octobre 2010 17:22



      les 12 impasses de l’Europe ici :

      http://u-p-r.fr/?page_id=255

      et pour information pour ceux qui l’ignorent, le coup d’état de la FED

      http://www.youtube.com/user/6toyenvid#p/u/36/Z4SkZXxAekM


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 octobre 2010 05:40

      @ Guido Faixius : Seul, aujourd’hui, …. mais avec a peu près tout le monde d’accord avec don diagnostic. Non seulement l’Europe n’est pas démocratique, mais avec 70 % de la population contre sa Gouvernance, la France elle-même ne l’est plus que de nom et la légitimité n’est nulle part qu’on puisse voir. 


      En fait, on est a chercher une façon pas trop brutale de mettre fin a ce régime et, qu’on le veuille ou non, ce ne sont plus les banquiers qui compte, mais ce que ce que feront d’abord la rue et ensuite l’armée. D’abord 68… puis 58. Pour un observateur attentif, Il faut à la France, vivement un gouvernement d’union nationale, une constituante, un referendum et la Sixieme République. Ce sera d’autant moins brutal que ce sera fait vivement.


       Pierre JC Allard

    • Internaute Internaute 22 octobre 2010 08:34

      Sur un autre fil vous pensiez que cela allait finir par une dictature mondiale, sur celui-ci que l’armée aura un rôle à jouer. Au contraire, nous voyons sur la scène internationale un monde unipolaire s’effacer devant un monde multipolaire, éloigant le risque de dictature mondiale. Quand à l’armée, la réduction régulière de ses budgets et de ses effectifs lui enlève tout rôle possible. Je suis plus optimiste que vous.


  • Fergus Fergus 21 octobre 2010 12:56

    « Il faut envisager que Sarkozy et Merkel n’aient plus les pieds sur terre » écrivez-vous. C’est une possibilité pour Merkel, en effet, mais pas pour ce qui concerne Sarkozy : empêtré dans son ego hypertrophié et soucieux de ses seuls intérêts personnes, lui n’a jamais eu les pieds sur terre, confondant en permanence tactique et stratégie, sans la moindre vision d’avenir. Ce type est définitivement nul !

    Bonne journée.


    • cathy30 cathy30 21 octobre 2010 13:12

      bonjour Fergus
      je dirai qu’il a une stratégie, c’est celle du chaos (pour mieux régner) et que sa vision sur l’avenir n’est pas la notre, parce qu’elle ne laisse aucune place à l’humanité.


    • Fergus Fergus 21 octobre 2010 17:14

      Bonjour, Cathy.

      Peut-être, mais en sautant du coq à l’âne, en disant le lendemain ce qu’il a dit la veille, bref en barrant le navire France comme un skippeur ivre. il est possible que cela fasse une stratégie du chaos qui lui est utile, mais le résultat est calamiteux pour notre pays.


  • Julien Julien 21 octobre 2010 13:10

    M. Asselineau,


    Le vrai problème n’est-il pas le fait que les Etats empruntent aux banques privées avec intérêt ? Pourquoi ne pas emprunter directement à la BCE à taux zéro ?
    Quel est le vrai problème : l’Europe, ou cela ?

    A mon sens, il faut tout faire pour garder l’Europe, afin de rapprocher le plus possible les peuples. Mais il faut supprimer le pouvoir des BANKSTERS.

    • Parchis Parchis 21 octobre 2010 14:36

      Bonjour Julien,

      Le problème dont tu parles commence à être connu de plus en plus et heureusement. Au nom de la dette, nous avons le droit aujourd’hui à une désolidarisation sans précédent de l’état vis-à-vis des citoyens et une finalisation de la destruction du modèle de l’état providence cher à une grande majorité de Français. On constate la baisse des budgets d’éducation, santé, justice. transport, investissements de l’état revus à la baisse, vente du patrimoine de la France, hausse des impôts directement ou indirectement ...

      Et pourquoi tout cela ? pour rembourser une infime partie des intérêts d’une dette et faire plaisir à des agences de notation (sois-disant indépendantes) de peur de voir les taux d’intérêt augmenter.

      Alors, aujourd’hui de nombreuses voix dénoncent ce dispositif sans expliquer qu’il est garanti juridiquement au niveau européen : traités de Lisbonne et de Maastricht.

      Donc pour en sortir, oui il est nécessaire de sortir de l’Europe

      Par rapport à cela et de ce que j’en sais, la proposition de l’UPR est sans ambiguïté :

      "la ré attribution instantanée à la Banque de France du rôle central dans le financement de l’État et des collectivités locales, sans quoi tout contrôle de l’endettement public est illusoire et voué à l’échec"

      source  : http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/05/upr-dossier-la-face-cachee-de-robert-schuman-9-mai-2010.pdf&nbsp ; voir Page 30 même si l’ensemble de l’article est intéressant.

      Maintenant, il y a d’autres enjeux aussi importants qu’il ne faut pas perdre de vue : démocratie, souveraineté politique, économique, sociale, internationale ... dont la France est privée aujourd’hui à cause de l’Europe. Par exemple : Sais-tu que 80 % des décisions prises par la France ne sont en fait que l’application de décisions de commissaires européens (même pas élus) : retraite, dé - réglementation du marché d’entreprise, ouverture du marché à la concurrence, baisse des remboursements de la sécurité sociale, allocation chômage ... 

      Difficile à croire mais ce n’est que la vérité

      http://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/CASSEN/16407
      http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2003:195:0001:0054:FR:PDF

      Au passage merci à un certain Lior pour son excellent blog http://theorie-du-tout.blogspot.com/ et la qualité de ses efforts et travail citoyen.

      Donc oui le problème est l’europe est la solution est la sortie de l’europe.

      Je t’invite à regarder les conférences de M. Asselineau pour bien comprendre dans quel carcan la France est empêtrée et élargir ton champs de vision  smiley

      Salutations,


  • Jaime Horta Jaime Horta 21 octobre 2010 13:33

    Pourquoi ne pas emprunter directement à la BCE à taux zéro ?

    Il serait peut-être temps de se rendre compte que les lobbys banquiers ont réalisé une OPA sur les états nation et leur peuple, à leur profit de forme unilatérale.

    Mais nous en sommes encore très loin, et vent ne souffle même dans ce sens, dans mesure où dans l’agenda de l’UE la privatisation de BCE est prévue à terme. Comme ça la boucle sera bouclé.

    Et si quelqu’un déclarait ceci en place publique, il serait aussi tôt qualifié d’antisémite.


    • bartelby 21 octobre 2010 13:59

      Ceci est un autre combat que celui de sortir de l’UE mais pour aller dans votre sens, avant de pouvoir combattre le système financier il faut d’abord récupérer notre souveraineté.

      Si on n’a pas pris en compte notre vote pour la constitution, pensez-vous qu’ils vous écouterons pour une réforme hypothétique du système bancaire ?


  • JahRaph JahRaph 21 octobre 2010 13:38

    Merci M. Asselineau pour votre travail d’analyse, de veille, et de vulgarisation.

    Effectivement, il est ubuesque que nos élites politiques cherchent à modifier une constitution, qu’ils ont eu du mal à nous imposer, et aussi tôt après son entrée en vigueur...

    A bas leur Nouvel Ordre Mondial, VIVE LE PEUPLE !!!


  • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 21 octobre 2010 13:38

    Il ne faut pas dire Union européenne, il faut dire union des républiques libérale soviétique. :->


  • W.Best fonzibrain 21 octobre 2010 13:40

    Asselineau PRÉSIDENT !!!!!!!



  • non666 non666 21 octobre 2010 14:18

    La véritable raison des initiatives markel/sarkozy est dans la prise de conscience (GRACE a INTERNET pour large part) du type d’Europe dans laquelle certains etaient en train de nous enferrer.

    « Que veut cette horde d’esclaves,
    De traîtres, de rois conjurés ?
    Pour qui ces ignobles entraves,
    Ces fers dès longtemps préparés
     ? (bis)
    Français, pour nous, ah ! quel outrage
    Quels transports il doit exciter !
    C’est nous qu’on ose méditer
    De rendre à l’antique esclavage ! »

    La Marseillaise nous avait pourtant prevenue....
    Elle designe pourtant presque nommement sarkozy !
    (« ces rois conjurés »)

    Merkel, comme sarkozy est dans l’examen des sondages et sait qu’un mouvement de fond est
     en train de se lever dans toute l’Europe du Nord ( pour certaines raisons)
    et dans toute l’Europe du sud (pour d’autres raisons).

    Ce qui risque tres clairement de sauter,
    ce sont tous les verroux anti-reglementation financiere imposés par les « élites »,
    mais aussi, toutes les reglementation europeenne sur les regles de vie locales.
    L’Europe a legiferé en masse sur les details et « oublié » le stratégique,
    la defense commune, la reglementation des multinationales des banques et des grands groupes
     qui financent tant de campagnes electorales...

    Merkel lache donc du lest en Allemagne pour ne pas etre debordée par le retour d’un nationalisme allemand trop longtemps opprimé.


    • armand armand 21 octobre 2010 14:29

      Pas surprenant que Totenkopf soit incollable sur la Marseillaise.

      Faut-il rappeler que ce chant fut entonné par les hordes de fédérés avinés qui ont déferlé sur Paris en août 1792 pour abattre le gouvernement légitime de la France et porter au pouvoir une bande de psychopathes.
      Le tout dans le contexte d’une guerre aux frontières qu’ils ont eux-mêmes provoquée.
      Ah, il est vrai que la filiation entre la Terreur et les régimes totalitaires du XXe siècle n’est plus à démontrer.


    • Heil Cartman Heil Cartman 21 octobre 2010 14:53

      Tient, encore un royaliste. C’est comme la mauvaise herbe, il en reste toujours.

      Personnellement je suis bien content qu’on se soit débarrassé des Bourbon, ils étaient aussi consanguins que les Habsbourg ces dégénérés là.


    • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 octobre 2010 15:23

      Armand des pacotilles. Dés que tu me vois arriver, tu trembles des pieds jusqu’à la tête. La Marseillaise, je doute que tu la connaisses dans sa version entière. J’aime bien le dernier couplet qui lui a été rajouté. Normalement, si l’on respecte sa signification lorsque l’on le chante, le ton doit devenir grave puisque on y parle des enfants qui devront prendre la relève des anciens mais rarement, il est chanté. C’est un scandale.

      Voici donc ce couplet que j’irai copié sur le site officiel de l’Élysée pour te l’offrir gratuitement. Ne me remercie pas. Ho merde alors. Sur le site officiel, voici ce que j’ai pu lire à la place de la marseillaise : Page non trouvée

      Désolé, la page que vous cherchez est indisponible !

      Je ne vais pas crier à la censure. Le site est peut être en maintenance mais qu’importe, la marseillaise est aussi publiée par l’assemblée nationale.

      Youpi  !!!! Je l’ai trouvée sur le site du ministère des affaires étrangères où ils nous disent que : A l’origine chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté, la Marseillaise s’est imposée progressivement comme un hymne national. Elle accompagne aujourd’hui la plupart des manifestations officielles.

      T’as bien lu que notre hymne nationale est un chant de guerre et non pas une chansonnette. Bref voici le dernier couplet.

      7

      Nous entrerons dans la carrière

      Quand nos aînés n’y seront plus,

      Nous y trouverons leur poussière

      Et la trace de leurs vertus (bis)

      Bien moins jaloux de leur survivre

      Que de partager leur cercueil,

      Nous aurons le sublime orgueil

      De les venger ou de les suivre

      C’est beau, n’est-ce pas Armand. Ils ont prévu la relève. Je conseille au lycéens qui manifestent contre la réforme des retraites qui nous a été imposée par l’Europe de chanter ce couplet pour signifier à Sarkozy que les enfants savent qu’un jour, il leur faudra prendre la relève et se montrer devant l’adversité aussi digne que leurs arrières et arrières grands parents.... Il n’y a pas d’age pour mourir et quand la guerre éclate, elle éclate pour tout le monde.... même pour les nourrissons.

      Si tu veux l’entendre interprétée intégralement ce qui est absolument rare, pas difficile, tu n’auras qu’à suivre ce lien.


    • armand armand 21 octobre 2010 19:17

      Djanel,

      Trembler dès que tu arrives !!!! quel farceur tu fais !

      La Marseillaise ne vaut pas mieux que les hymnes des deux autres factions qui se disputaient les faveurs des Français au moment où la troisième ruinepublique l’a imposée, sans doute parce qu’elle incarnait bien l’esprit guerrier de la revanche. Les deux autres étant, bien entendu, l’Internationale et Prends ton fusil Grégoire. En somme, le merveilleux legs de la Gueuse sanglante de 1792 c’était trois factions qui en appelaient toujours, cent ans après, à la guerre civile.

      En tout cas, admettons que la Marseillaise se soit imposée. Mais les premiers faits d’armes qu’elle a scandé ont été des massacres tellement ignobles que même Bonaparte a parlé du plus horrible spectacle qu’il ait jamais vu.Et qu’elle a ensuite accompagné un des premiers génocides des temps modernes, celui de la Vendée.

      Personnellement, je préférerai toujours la sonorité grave et digne de « Vive Henri IV », et, mieux encore :
      http://www.youtube.com/watch?v=CJP-ZNXJ6po


    • Waldgänger 21 octobre 2010 19:22

      Salut Armand, 

      Nous avons d’ailleurs parlé du brave Djanel il y a peu sur Disons. Content de voir que vous ne prenez pas les divagations de ce garçon trop au tragique. Tout village, même virtuel, a besoin de son bredin. 

    • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 octobre 2010 21:40

      Bredin toi-même l’homme des bois.


      Tu n’en as pas marre de ne bouffer que des champignons ?

      La Marseillaise fut adoptée comme hymne nationale le 14 juillet 1795.

      Vous avez l’air d’être de sacrés patriotes vous deux.

      Parce qu’elle avait été occultée sous la restauration par le renégat Louis Philippe et aussi par cet autre calamité de Napoléon III, elle fut à nouveau proclamée hymne national sous la troisième république.

      Aujourd’hui, elle l’est définitivement devenue.

      Probablement l’hymne le plus connu au monde. Savez vous que l’international l’a remplacé comme chant révolutionnaire. Dommage !!!! Quoique l’international fut écrit par un français : Eugène Pottier mis en musique par un belge : Pierre Degeyter

      Pour que vous puissiez en attraper des boutons voici L’international. C’est beau comme un sou tout neuf.


    • armand armand 21 octobre 2010 21:51

      Salut Wald,

      Je ne manquerai pas de venir vous faire une petite visite, histoire de se sentir en bonne compagnie.


    • armand armand 21 octobre 2010 21:55

      Djanel,

      Vous devriez citer une autre utilisation de la Marseillaise - à la Nouvelle Orléans pendant la Reconstruction quand les braves nervis esclavagistes ont élevé des barricades, lynché des noirs et des blancs votant républicain, et obligé l’ex-général Longstreet, commandant la garde nationale, à battre en retraite sous leurs balles. Là aussi ils ont braillé la Marseillaise, en 1868.


  • gazatouslesetages gazatouslesetages 21 octobre 2010 14:21

    content de voir que les lecteurs d’agora vont pouvoir profiter des analyses de M.Asselineau.


  • voxagora voxagora 21 octobre 2010 14:35

    Haaaaa ça fait du bieeennn !

    A part ça, je retiens la jolie expression :

    « .. les imaginatifs qui aiment voir des coups fourrés .. »
    .

  • armand armand 21 octobre 2010 14:38

    Ceci dit, je partage assez les analyses de M. Asselineau.
    Il aurait pu ajouter que l’autoritarisme illégitime de la Commission européenne est d’autant plus choquante qu’elle va bien au-delà de ce qui se passe dans une fédération en principe plus unie encore comme les USA.
    Nous n’avons besoin d’aucune instance pour nous dicter qui nous laissons pénétrer sur notre sol, ce que nous faisons en matière de commerce ou de finance, encore moins pour se substituer à nos tribunaux et nous imposer un « droit européen » supranational.

    Alors c’est bien beau de s’en prendre exclusivement au système financier, mais le problème réside dans la souveraineté.
    Elle est ou elle n’est pas. Et une nation, par voie de ses gouvernants, n’a guère plus de droit de se défaire de sa souveraineté que n’aurait un individu de se vendre comme esclave.


  • stephanie stephanie 21 octobre 2010 14:51

     

    J’ai voté NON en 2005 !

    Je ne veux plus de cette euro-dictature qu’on nous impose.

    Tousles autres partis ne demandent pas la sortie de l’Europe, ils veulent seulement une « autre Europe », ce qui est impossible
    C’est un système auto-boquant.
    Sarkosy et Merckel ne peuvent à eux seuls, imposer une quelconque modification.
    Il faut que tous les pays soient d’accord.

    htt.//u-p-r-.fr

    Visionnez les vidéos sur la gauche en première page du site

     


    • non666 non666 21 octobre 2010 15:09

      On peut en sortir sans heurts et sans risque.
      Il suffit de faire constater que cette loi, votée par les députés et les senateurs en congres CONTRE la volonté du peuple français etait felone.
      Le Conseil constitutionel lui-meme avait, vu l’ampleur de ce qu’il impliquait sugerrer a Chirac que le TCE soit validé pr referendum, vu qu’il changé l’etat de la hierarchie des Normes françaises.

      Ceux qui ont voté ce texte devront etre jugé a la Libération.
      Fusillé juste apres , il va sans dire.

      Toute l’imposture de ce changement est de nous faire croire que sommes TENUS par ces votes de felons CONTRE le peuple.
      On vous avez donné 1 an pour contester maintenant cela ne va pas etre possible ?
      Apres les 900 premiers fusillés, les racailles de la commissions de bruxelles aux ordres changeront surement d’avis.


  • David Meyers 21 octobre 2010 15:48

    Cher François,
    je retiens les mêmes arguments que vous et pourtant je suis un européen con-vaincu et fervent défenseur de l’euro. En dehors des babillages comptables, la monnaie européenne reste une puissance active face aux monnaies qui dirigent le monde.

    Vous publiez donc un article que je trouve excellent mais vous en concluez des conséquences biaisées par votre approche méfiante de l’Europe, que je respecte. L’Europe peut, et doit être davantage qu’un empilement de directives ou d’exhibitions d’ego surdimensionnés.

    Je poserai donc la question différemment : avons-nous encore besoin d’un gouvernement national ? L’Europe d’une part et les chambres régionales ne seraoent-elles pas AMPLEMENT suffisantes ?


    • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 17:27

      @ David Meyers

      Je ne sais pas très bien quoi répondre à un commentaire comme le vôtre car il semble que nous n’habitions pas sur la même planète.

      Vous procédez par assertions et voeux pieux, sans tenir le moindre compte ni du bilan catastrophique des 18 ans écoulés depuis le traité de Maastricht, ni des raisons profondes des blocages tous azimuts auxquels nous sommes confrontés.

      Vous dites trouver mon article « excellent » mais j’ai l’impression que vous ne l’avez tout simplement pas lu.

      Pour vous répondre de façon succincte :

      L’euro n’est pas une « puissance active face aux monnaies qui dirigent le monde », c’est une monnaie qui est en train de détruire notre industrie et notre richesse après avoir vidé de sens notre démocratie.

      C’est une monnaie plurinationale qui a été lancée à la demande des Etats-Unis (cf. notamment les révélations de Ambrose Evans-Pritchard du Daily Telegraph du 19 septembre 2000 sur la déclassification des documents Confidentiel Défense du département d’Etat américain, en particulier la note confidentielle défense du 11 mars 1965 à Robert Marjolin, vice-président de la CEE, qui recommandait à la CEE de créer de façon subreptice une union monétaire européenne en « évitant tout débat » dans l’opinion publique)

      L’euro n’est pas plus viable que les dizaines de monnaies du même genre qui l’ont précédée dans l’histoire sur des 5 continents.

      C’est une monnaie qui n’a tenu aucune des promesses dont on l’avait entouré, et qui n’a amené rien d’autre, depuis 10 ans, qu’un appauvrissement général et le vol de la démocratie dans chacun des pays mis sous tutelle budgétaire et monétaire.

      L’euro finira nécessairement par exploser pour les raisons techniques très précises que j’expose dans ma conférence « Sortie de l’euro mode d’emploi », que je donnerai de nouveau à Paris le 5 novembre prochain (cf. précisions à venir sur www.u-p-r.fr).

      J’ajoute que l’Allemagne semble bien préparer en secret sa sortie de l’euro et que la surévaluation chronique de cette monnaie sur les marchés de changes contribue à la destruction accélérée de toutes l’industrie française. Ce n’est pas moi qui le dis mais Louis Gallois, président d’EADS, qui lançait cet avertissement dans le Figaro du 27 mars 2008 : « L’euro à son niveau actuel est en train d’asphyxier une bonne partie de l’industrie européenne en laminant ses marges à l’exportation. Si cela continue, l’industrie européenne fuira l’Europe ». Or cela continue et la France se vide à tout allure de ce qui est à la base de sa richesse collective puisque nous perdons 800 à 1000 emplois industriels PAR JOUR OUVRABLE !

      S’agissant de l’Europe, je n’ai pas du tout une « approche méfiante » et je récuse absolument ce vocabulaire insidieux qui voudrait me faire passer pour quelqu’un de « frileux » ou de vaguement psychopathe.

      Je sais et j’explique, toute preuves historiques à l’appui, que la construction européenne est une subtile manoeuvre de vassalisation du continent européen par les USA, médité et financée comme telle par Washington depuis plus de 60 ans. Que répondez-vous à cela ? Je n’en sais rien.

      Elle a été élaborée selon le 35ème des 36 stratagèmes chinois enseignés dans toutes les écoles de guerre de la planète et qui s’appelle le « stratagème des chaînes ».

      Je l’ai rappelé dans le présent article mais il semble que cela ne vous fasse ni chaud ni froid et vous me permettrez de m’en étonner puisque vous m’assurez par ailleurs trouver mon article « excellent ». Ce stratagème consiste à entraver toute capacité stratégique et tactique chez l’adversaire en l’entravant dans des liens absurdes et autobloquants.

      Pour plus de précisions, je vous suggère de visionner mes conférences qui circulent sur le web - et qui ont déjà été visionnées, excusez-moi, par plus d’un demi-million de personnes.
      Vous y trouverez toutes les précisions et toutes les sources qui rendent mes analyses irréfutables, à condition bien entendu que l’on consente à en débattre.

      En conclusion de cette brève réponse, vous me permettrez de hocher tristement la tête devant la proposition que vous faites de « supprimer le gouvernement national ». Cela revient très exactement à dire qu’il faut supprimer la démocratie, qu’il faut détruire la France en euro-régions et qu’il faut au bout du compte nous transformer en indigènes d’une colonie américaine parlant l’américain. C’est d’ailleurs exactement ce qui est en cours et je note que vous semblez vous en accommoder.

      Heureusement, ce type de projet de domestication totale du continent est en train de se heurter aux réalités européennes, qui sont aux antipodes des rêves des européistes.
      Les 26 autres peuples de l’UE existent et 2500 ans d’histoire sont là pour prouver que, comme tous les projets d’empire européen qui ont vu le jour depuis des siècles, celui qui est en cours n’est pas viable. Nous allons bientôt assister à la Chute finale de cette nouvelle prison des peuples qu’est la prétendue « Union européenne ». Et ce jour sera celui de la libération de tout un continent.
       
      François Asselineau


       


    • David Meyers 21 octobre 2010 19:04

      Je reconnais que vous avez raison, nous vivons sur des planètes différentes. Et c’est très bien ainsi, la pensée unique étant destructrice.

      Votre réponse confirme votre article et, ce faisant, confirme mon commentaire.

      Enfin, bof c’est une idée parmi d’autre, tout artificiel que soit l’euro, contrairement au dollar par exemple, il me semble (je chuchottte pour pas me faire gronder) que c’est un sacré rempart contre la crise financière. Avec des petites monnaies (comme le mark si si, ou le fra.... ha ha ha) nous aurions été balayés comme de la moussaka.

      Et puis c’est un symbole : l’euro ce sont des billets que les européens utilisent. Pas une simple unité de compte.

      PS : je vois pas trop le rapport entre démocratie et persistence des gouvernements nationaux arrogants et incroyablement dénués de compétences (bon je suis de mauvaise foi)


    • Liior 21 octobre 2010 20:58

      Je ne me permettrai qu’une réponse qui sur le fond est tout de même la clé de toute cette affaire, que l’on nomme souvent « Déficit démocratique » (pour faire bien, et ne pas dire MASCARADE démocratique).


      Quand on pense à la démocratie (chez nous les Français, dans notre logos constitutionnel et institutionnel), on pense à :
      - Séparation des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs ;
      - Elections au suffrage universelle : tout le monde a son mot à dire, pour la présidentielle et les législatives qui sont les élections nationales majeures chez nous, c’est même certains diront, un moment culte de notre vie politique.

      Pour ce qui est de la séparation des pouvoirs, on pourrait en dire, et même en jouer ! En effet, en Union Européenne, c’est la Commission qui a le rôle de l’exécutif. Elle est chargée de faire appliquer les règlements et directives européennes, et peut, le cas échéant, faire appel à la Cour de Justice des Communautés Européennes (que j’appellerai CJE).
      Mais ce n’est pas tout. C’est aussi la Commission, qui a le monopole de l’initiative législative. Pour être plus précis : C’est elle qui concocte la loi. Pas les parlementaires.

      Pour vous parler du Parlement et de son rôle, je ne peux résister à l’envie de simplement vous copier/coller le texte de Wikipédia, qui parle de lui-même :
      « Le pouvoir législatif est systématiquement partagé entre le Conseil des ministres, le Parlement, ainsi qu’avec la Commission européenne. Selon la procédure de codécision dite « procédure législative ordinaire », les actes législatifs sont adoptés conjointement par le Parlement et le Conseil sur proposition de la Commission (TFUE 289 et 251). Depuis le Traité de Lisbonne cette procédure couvre presque l’intégralité des secteurs en intégrant notamment les politiques de coopération policière et judiciaire. Les secteurs restants découlent d’une procédure de coopération, de la procédure de consultation (le Parlement rend un simple avis), ou de l’avis conforme (le texte est accepté ou rejeté mais ne peut être amendé). »

      On voit donc qu’en réalité, il y a confusion totale entre les pouvoirs exécutifs et législatifs. Le seul pouvoir sur lequel je n’ai encore rien à dire c’est celui de la CJE. Son travail est de régler les différends (plaintes en tout genre). Elle peut condamner un état pour non respect de la législation européenne, ou encore pour retard dans les délais de transcription de directive. Elle a ainsi amendé la France pour son retard dans la retranscription de la directive sur les OGM, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

      En réalité, son seul problème c’est son aspect « jurisprudentielle ». En fait, quand la CJE éclaircit un point qui était flou dans les traités, cela créé une jurisprudence qui sera appliquée dans chaque cas similaire à l’avenir. C’est ainsi qu’en Février 1979, la CJE, sans demander son avis à PERSONNE, a créé ce que l’on appelle aujourd’hui le principe de reconnaissance mutuelle ! C’est un principe qui explique que si un produit est bon dans un pays européen, il l’est aussi dans un autre ! Par exemple, la France avait interdit le Redbull qui contenait un élément que la législation Française n’autorisait pas. Et bien en faisant valoir devant la CJE le droit à la reconnaissance mutuelle (étant vendu en Espagne et dans d’autres pays), elle a réussi à s’imposer sur le marché Français, alors que les députés Français (qui vous représentent, moi aussi) avaient sciemment interdit cette substance. Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers. Sachez néanmoins que si l’Espagne autorise un jour beaucoup plus de plomb dans sa peinture, vous en aurez aussi chez nous en France. 

      Et pour parler du côté « Elections universelles », le Président du Conseil (M. Van Rompuy) n’a pas reçu son approbation du peuple. D’ailleurs, il semble que le peuple (ou même le parlement) n’ait AUCUN moyen de le révoquer (je relirai les traités pour être sur :x). La Commission, et notamment son président (chef de l’exécutif) n’est pas élu au suffrage universel.

      A la limite, étant régionaliste, tout ceci ne doit que peut vous gêner. Je respecte toutes les opinions, même les plus mortifères (comme celle qui propose purement et simplement l’effacement de la France, un des plus grands pays au monde, dans lequel l’abolition des privilèges a éclaté à la face du monde, dans lequel la république laïque et démocratique a été la plus forte et la plus symbolique, dans lequel un groupuscule de résistants regroupés au sein du CNR n’ont pas hésité à trouver l’ennemi, et à l’enchaîner en perfectionnant les valeurs communes de la république et en créant la majeure partie de nos services publiques, la sécurité sociale, et toutes les grandes avancées sociales que nous avons connu), mais il faut aussi comprendre que sans la France, vous n’aurez PLUS JAMAIS ceci. Et le monde aura perdu une voix qui a toujours été dissidente, et qui a toujours, sauf à de rares moment de perdition, été un contrepoids aux empires régionaux et mondiaux qui se prétendaient « maîtres du monde » !

      Au fait, pour ceux qui croient encore à la démocratie à la sauce Union Euro-Atlantique, je vous propose à tous un outil OFFICIEL, et très instructif. Il se nomme votewatch (www.votewatch.eu) et permet tout simplement de suivre TOUS les votes au parlement Européen et ce, depuis 2004. Vous avez des statistiques détaillées à la demande (vous créez vos propres études statistiques) et vous pouvez suivre à la trace les « MEPs » (Eurodéputés).

      Après ce long interlude de débunkage démocratique de la tour de Babel, je vous souhaite une bonne continuation.

      Bien cordialement,

    • David Meyers 21 octobre 2010 22:30

      Je ressentais bien un propos manipulateur dans le discours de l’article mais, par politesse et respect pour le travail, je m’étais abstenu d’en faire part. Peut-être avais-je imaginé.

      En fait, en lisant le bas du fil des commenaires, j’ai trouvé ma réponse : je suis tombé dans la secte PRU. Désolé de vous avoir importuné, je retourne au dehors.

      Et bonne chance pour la présidentielle.


    • elsa2 22 octobre 2010 14:12

      Cher David Meyers,

      C’est UPR et non PRU pour Union Populaire Républicaine : http://www.u-p-r.fr, soyons clairs !

      Combien de sectes connaissez-vous qui s’exposent sur le web, publient sur des journaux participatifs, proposent des vidéo-conférences en ligne et surtout, surtout débattent avec vous. Rien n’est imposé ici, l’on discute. Certaines personnes savent des choses, et d’autres d’autres choses.
      Pour débattre comme il se doit, je vous propose de visionner quelques vidéos que vous trouverez sur internet : Les 12 impasses de l’Europe, La guerre économique, la crise de l’euro...

      Osons nous documenter et apprenons à écouter ! Après nous parlerons
       


  • cmoy patou 21 octobre 2010 15:53

    Mr Asselineau avec tout le respect que je vous doit notamment au vu de votre CV .....-



    Cela ne m’enpèche pas de penser que c’est grâce a des gens comme vous qui aviez les rênes du pouvoir à un moment donné ou du moins des fonctions que vous avez occupés et vous ne vous êtes guère occupé du « gouverner c’est prévoir » .

    En fait vous avez faits comme tous nos élites -l’autruche afin de préserver votre carrière -à votre décharge nous avons eût des politiciens de gauche qui n’ont pas fait mieux sinon pire.

    Et pour finir comment faire confiance à des gens qui ont sacrifiés l’avenir de nos jeunes sur l’autel de leurs propres interêts.

    Je n’oublie pas non plus que l’on a peu entendu les politiciens lors du coup de force contre le vote du peuple Français.

     

    • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 16:41

      @ Patou

      Je suis assez triste de lire un message comme le vôtre car le reproche que vous m’adressez est exactement contraire à la réalité.

      Il est exact que j’ai exercé des fonctions de haut niveau dans des cabinets ministériels de la République (cela fait quand même 13 ans que j’ai cessé d’en faire partie, depuis 1997).

      Si j’ai exercé ces fonctions, c’est parce que j’étais considéré - excusez-moi de le souligner - comme un haut fonctionnaire compétent et prometteur et parce que ce sont des fonctions que l’on ne refuse pas lorsqu’on vous les propose à l’âge de 36 ans.

      Notez bien, au passage, qu’un conseiller ministériel n’a nullement "les rênes du pouvoir" comme vous semblez le croire. Il ne fait que proposer, et son ministre dispose. La vie quotidienne d’un membre de cabinet ministériel est d’être contraint de voir adopter des décisions avec lesquelles il n’est pas toujours d’accord.

      Or ce qui fait la différence entre moi et tous ceux que vous avez indistinctement à l’esprit, c’est que j’ai justement refusé de jouer "l’autruche afin de préserver ma carrière" comme vous me le reprochez d’une façon si injuste et si mal informée. Tous ceux qui me connaissent savent que j’aurais pu devenir richissime en « pantouflant » à la tête d’une grande banque, selon la carrière toute tracée que m’ouvrait mon parcours universitaire et professionnel ; ou que j’aurais pu devenir dix fois ministre si j’avais, comme tous les autres, fait passer mon intérêt personnel avant mes convictions.

      Or je n’ai fait ni l’un ni l’autre.

      J’ai, tout au contraire, sabordé ma carrière pour être fidèle à l’idée que je me fais de la vérité et du service de l’intérêt général, ainsi que de mon devoir vis-à-vis de la France et des quarante générations qui ont bâti notre pays. Avec une foi à déplacer les montagnes, et à la stupéfaction de tout mon entourage professionnel, j’ai délibérément repoussé la voie de l’argent et des honneurs pour me battre, avec des moyens dérisoires et l’énergie du désespoir, pour que Vive la France.

      Loin donc de me reprocher mon parcours, vous devriez bien au contraire m’en féliciter et m’en remercier. Car mon passage dans les allées du pouvoir m’a justement donné accès à des clés de compréhension du monde et à une connaissance des dossiers dont je fais bénéficier mes compatriotes en y sacrifiant ma carrière personnelle.
       

      Un rappel de nature historique vous permettra peut-être de mesurer l’ampleur de l’injustice de votre propos à mon endroit. Savez-vous pourquoi Charles de Gaulle était général ? Parce que c’était un brillant militaire, qui avait été remarqué et qui avait fait une partie de sa carrière au cabinet du maréchal Pétain, le vainqueur de Verdun, pendant l’entre-deux-guerres. Le fait que Pétain ait assuré les débuts de carrière de de Gaulle aurait-il été pour vous un critère suffisant pour rejeter l’Appel du 18 juin 1940 et tout ce qui s’en est suivi pour la liberté de la France ? J’espère que non car cet argument fut celui utilisé par les collabos pour discréditer la personnalité même du fondateur de la France Libre.

      François Asselineau


    • cmoy patou 21 octobre 2010 17:15
      Mr Asselineau merci d’avoir pris la peine de me répondre - je dois avouer que je ne m’y attendait pas puisque sur ce site dit participatif peu de gens de votre niveau ne se donnent la peine de répondre aux posts. Je reconnaîs donc avoir fait un amalgame un peu rapide avec vos ex-collègues- donc j’espère que vous me pardonnerez. le préjugé que j’ai eût envers vous alors que je ne connaissait pas certains aspects de votre carrière .je vous présente donc mes excuses.

      Si on peut tirer un enseignement de mon commentaire agressif à tort a votre encontre - on peut en tirer aussi la leçon de la forte perte de crédibilité de nos hommes politiques envers les citoyens de ce pays.

      Quand au général de Gaulle -j’en suis un admirateur , il me semble bien qu’il avait écrit un livre alors qu’il n’était encore que capitaine sur l’avenir des tanks dans les futurs conflits et il n’avait guère été suivi par l’Etat major il me semble. Ce genre d’hommes qui incarne le courage se fait de plus en plus rare malheureusement.


    • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 17:44

      @ Patou,
      C’est à mon tour de vous remercier pour cette réponse, honnête et intelligente.
      Je suis très sensible au fait que vous ayez bien voulu me lire et, plus encore, que vous ayez eu la rectitude de reconnaître sans faux-fuyant que vous aviez eu tort de m’attaquer comme vous l’avez fait.

      Loin de vous desservir, cette réponse vous honore et me donne une haute idée de vous.
      Comme vous le savez peut-être, je suis un amateur de la civilisation chinoise, et votre réaction me fait penser à ce conseil de Confucius : « La seule vraie faute est celle que l’on ne corrige pas ».

      Très cordialement à vous
      (Et retrouvez nos débats sur : http://www.facebook.com/pages/Francois-Asselineau-Union-Populaire-Republicaine/367713397611)

      François Asselineau

      ================


    • armand armand 21 octobre 2010 19:07

      patou,

      Dommage que le seul courage qu’il ait manifesté en 1961 a été d’abandonner ceux qui avaient cru en lui, en la France, en la parole donnée. Et qu’il ait poursuivi de sa vindicte ceux qui s’étaient soulevés contre sa politique au lieu de se soucier des centaines de milliers qu’il abandonnait au bon vouloir des tueurs FLN...


    • verdan 22 octobre 2010 08:22

      belle réaction, " on en attendait pas moins de Vous.

      Bien !

      Tout comme je ne remercierai jamais assez Maldoror , pourquoi ?

      Il a été le premier ( il n’est pas le seul , fort heureusement !) , à m’avoir fait découvrir ce Monsieur.

      Grand respect pour Monsieur Asselineau .

      merci


    • elsa2 22 octobre 2010 14:16

      Correction sur le lien facebook : c’est facebook.com/upr.francoisasselineau
      A bientôt !


  • Gotch 21 octobre 2010 16:06

    Une Europe viable est une Europe voulue par ses habitants. La France existe réellement depuis le 14 juillet 1790 et la fête de la Fédération. Incidement, un pays comme l’Allemagne n’en est pas encore à ce point-là, la Belgique encore moins, etc.... Pour l’Europe, il faudra attendre encore cinquante ou cent ans avant d’envisager de la construire, par une fusion lente et sans oppositions vraiment fondées, par le bas et non par le haut.

    Le haut, c’est le 4 février 2008, et le déni de démocratie perpétré par NOS élus, NOS parlementaires. La seule solution de ce coup mortel à la démocratie est une sortie de CETTE pseudo-Europe, celle des financiers et des marchands de TOUT (même des hommes). Et comme les gens qui croient détenir notre destinée sont contre cette solution, il va falloir commencer par les virer, tous. Légitimement, mais de façon légale, ou non, puisque les lois, ce sont de toute façon eux qui les ont écrites et promulguées.


    • armand armand 21 octobre 2010 19:04

      Gotch,

      Je vois que vous faites partie de ceux qui rattachent la nation française à la seule Révolution - dont les méfaits sanguinaires, à mon sens, sont plus lourds que les avancées qui, de toute façon, étaient déjà en marche.
      La France doit au moins autant aux mille ans de ses Rois capétiens.


    • ZEN ZEN 21 octobre 2010 19:25

      Armand
      On croirait lire du Pierre Gaxotte..


    • Waldgänger 21 octobre 2010 19:29

      Bah, ZEN, ça pourrait aussi bien dériver d’un ouvrage tel que « L’ancien régime et la révolution » de Tocqueville, ou d’une connaissance de toute l’oeuvre administrative et des constructions juridico-politiques des rois médiévaux (« Les deux corps du roi », ou la biographie de Saint Louis par Le Goff). Pas la peine de voir tout de suite des idées obscures et honteuses à l’oeuvre.


    • ZEN ZEN 21 octobre 2010 19:52

      Rien d’obscur ni de honteux chez Gaxotte..
      Juste une lecture de l’histoire de France très particulière, très maurassienne.
      J’ai utilisé le conditionnel...


    • Waldgänger 21 octobre 2010 20:11
      Certes, les tournures d’Armand sont ce qu’elles sont, et vous connaissez ses opinions (d’ailleurs légitimes), mais sur ses propos isolés, que demander de plus ?

      Si on se borne strictement aux faits, on voit que la marque des rois capétiens explique des spécificités nationales qui remontent à loin dans le temps. Pensons à tout le maillage administratif qui commence avec les baillages, ou la mise en place de la fiscalité royale à partir de Philippe Le Bel, ou encore l’absence de texte limitatif des pouvoirs royaux analogue à la Grande Charte anglaise de 1215. Villers Cotterêts en 1539 ou Louis XIV, ce sont presque des poncifs.

      Au fait ZEN, j’ai été pas très correct avec vous à une époque, j’aurais du être moins manichéen à une époque, je vous fais mes excuses. J’ai des désaccords avec vous mais je n’aurais pas du les exprimer d’une telle manière.

    • ZEN ZEN 21 octobre 2010 20:53

      Wald
      D’accord avec vos remarques historiques, qui sont de bon sens.
      Derrière les ruptures apparentes, il y a le fil des continuités, ce qu’un philosophe comme Hegel a parfaitement théorisé
      _Vos propos vous honorent Mais je ne suis pas rancunier.
      Pas grave. Il m’arrive aussi d’être abrupt dans mes réactions et ironique parfois jusqu’ à l’incompréhension pour qui ne me connaît pas.
      Pas facile de communiquer par écrit dans le brouhaha agoravoxien...


    • armand armand 21 octobre 2010 22:04

      Wald, Zen,

      Voilà au moins des échanges qui font honneur - et même s’il m’arrive parfois de m’énerver avec Zen (et lui pareillement) j’ai le plus grand respect pour ses opinions.
      Gaxotte ? Je me reconnaîtrais plutôt chez Paul Bourget - sauf que je lui reproche ses positions anti-dreyfusardes, difficilement compréhensibles sauf à invoquer une question de principe chez un homme dont l’acuité et la sincérité de l’analyse sont rarement prises en défaut.
      Je recommande en particulier « Outremer », ses notes de voyage en Amérique, indépassables pour comprendre la mentalité américaine et faire le point sur les différences fondamentales entre la démocratie du Nouveau Monde et de l’Ancien.
      Je n’aime pas beaucoup Maurras - même si j’accepte sa notion du « Pays Réel » - dont il faut user avec parcimonie. Trop proche des fascismes de son temps.
      Et je ne me fais aucune illusion sur les chances d’une restauration à l’heure actuelle.

      Mais mon jugement sur la Révolution reste négatif - c’est la matrice de tous les totalitarismes du XXe siècle. Et elle a privé la France d’un développement plus harmonieux, à la britannique, en accord avec son passé, son génie, et ses composantes.


    • armand armand 21 octobre 2010 22:08

      Ou voyez-vous des esclaves ?
      La Révolution a bien fait des Français les esclaves d’une idéologie meurtrière qui, sous des dehors en théorie libérateurs, n’a fait que consolider les pouvoirs d’une bourgeoisie de rentiers et de propriétaires, en abolissant les solidarités naturelles de la société.


    • ZEN ZEN 21 octobre 2010 23:35

      « en abolissant les solidarités naturelles » ?

      ou plutôt les inégalités dites naturelles..
      La Révolution fut bien une révolution bourgeoise, mais elle accoucha aussi de le Déclaration des Droits de l’Homme, ferment universel de libérations futures


    • Salsabil 21 octobre 2010 23:45

      Oui ! Zen !

      Et à ceux qui l’auraient oubliée :

      http://www.aidh.org/Biblio/Text_fondat/FR_02.htm

      Bonne lecture... smiley


  • LOVE 21 octobre 2010 16:41

    maitrise de notre monnaie
    maitrise de nos frontières
    abrogation de la loi ROTHSCHILD
    stop à la politique immigrationniste
    révision du droit du sol...

    bref, sortir de cette Europe mondialiste qui impose son dogme économique, social, politique et construire l’internationalisme démocratique, sur la base des nations et des peuples souverains.


  • eugène wermelinger eugène wermelinger 21 octobre 2010 16:48

    Bien, M. Asselineau.
    Après quelques dizaines de commentaires vous restez toujours muet. Certains commentaires tout de même mériteraient de vos réponses, non ? Ou bien allez-vous rejoindre le nouveau groupe de politiciens qui n’ont cure de s’expliquer avec un mépris pour les lecteurs et commentateurs de ce site ? (comme Corinne Lepage et autres débarqués) 

    Sortez-les tous écrit Mélenchon dans un livre - que je n’ai pas lu - et si vous ne répondez pas, je vous classerai dans ceux à sortir. Malgré la belle construction de votre article, sur le fond duquel je suis souvent en accord.

    Autre chose : « 27 intérêts nationaux et géopolitiques divergents, 23 langues officielles, 3 alphabets différents, 506 combinaisons possibles de traduction »,
    ....
    Et pendant ce temps aucun pays ne veut proposer l’Espéranto, seule solution viable et éthique pour cimenter les peuples.
    Le Nouvel Ordre Mondial préfère l’anglais pour bien nous faire devenir des larbins et se fera moucher par le ..... mandarin.
    Mi aldonas ke mi uzas la lingvon esperanto jam de 50 jaroj, kaj do scias pri kio mi parolas. (J’ajoute que j’emploie la langue Espéranto depuis 50 ans, et sais donc de quoi je parle.)
    Réveillez-vous, respectez-nous, ou alors taisez-vous ! 



    • sebdeponch 21 octobre 2010 17:34

      Monsieur, si vous etes d’accord avec le fond du discours de Mr Asselineau, je vous invite à vous rendre sur le site de l’UPR ou la page facebook correspondante. Si vous avez des questions, en bien vous aurez des réponses ! Mais de graces sachez de quoi vous parlez ( il suffit de visionner des extraits de conférences ou bien les nombreux dossiers tous plus passionnants et compréhensifs les uns que les autres) afin de ne pas nous perdre en discussions stériles. Merçi.


    • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 18:14

      Les grands esprits se rencontrent ! Je prends à l’instant connaissance de votre message, et cela alors même que je viens de faire personnellement plusieurs réponses très circonstanciées à cet article que vous avez eu l’amabilité de lire et de trouver intéressant.

      Je comprends très bien votre réaction et je sais que je dois m’efforcer de répondre.
      Prenez note cependant que c’est une tâche excessivement prenante en temps et qu’il n’est pas facile - matériellement parlant - de trouver le temps nécessaire pour répondre à tous.

      Au passage, et puisque vous portez intérêt à mes analyses et à nos débats, je ne saurais trop vous conseiller de vous inscrire sur notre page facebook officielle :

      http://www.facebook.com/pages/Francois-Asselineau-Union-Populaire-Republicaine/367713397611

      En vous y inscrivant, vous aurez l’occasion d’être tenu informé en primeur de nos événements, de mes articles et de nos débats, et même d’y participer vous-même si le coeur vous en dit.

      S’agissant de l’Espéranto, je tiens à vous préciser que je ne suis pas de ceux, si nombreux, qui rient de cette langue auxiliaire internationale. Le fait est qu’elle n’a pas eu le développement escompté par son créateur, mais le fait est aussi que c’est la langue de ce type qui a rencontré le plus grand succès. Quoi qu’il en soit, l’idée de trouver un langage international neutre pour communiquer, plutôt que le tout américain, m’est une idée infiniment sympathique.

      Très cordialement

      François Asselineau


      PS : Connaissez-vous notre site http://u-p-r.fr/ ?
      Vous y trouverez de nombreux documents susceptibles d’alimenter votre réflexion, et en particulier la Charte fondatrice de notre jeune mouvement sur http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/10/charte_fondatrice_upr.pdf. Comme vous le verrez, notamment dans le 7ème et dernière page de cette Charte, notre idéal et notre vision du monde de demain sont en définitive très compatibles avec ceux de Ludwik Zamenhof.


    • Julien Julien 21 octobre 2010 19:22

      Personnellement, je suis contre tout ce qui se passe (BANKSTERs, économie de la dette), mais je suis pour l’adoption de l’anglais comme unique langue mondiale.

      Il faut être juste, équitable, mais aussi pragmatique : aujourd’hui toute la littérature scientifique est en langue anglaise. C’est la langue la plus parlée (sans contestation possible).

      Cela ne m’empêche pas de remettre en cause la version officielle du 11 septembre, cela n’a rien à voir. Je n’ai rien contre les Américains, ni contre les Arabes, ni contre les Juifs.

      Julien

    • eugène wermelinger eugène wermelinger 21 octobre 2010 20:49

      Merci M. Asselineau pour votre réponse et vos interventions destinés aux autres commentateurs. Je ne vous fais donc pas passer à la trappe et irai re-voir sur votre site quelles sont vos idées et vos réponses au monde actuel et à notre pays La France.

      Bon courage, je pense sincèrement que nous avons besoin de gens comme vous. 
      Cordialement.
      Eugène



    • Eusèbe 22 octobre 2010 14:32

       @julien, l’utilisation de l’anglais est tout sauf efficace. Si être pragmatique c’est utiliser un moteur à 2% de rendement plutôt qu’un autre à 50% parceque le premier est utilisé, optons plutôt pour l’efficacité !

      Vous devez travailler en sicences dures, car dans d’autres domaines, on publie dans d’autres langues. Et vous devez être français (et assez jeune), car dans pas mal d’autres pays on publie aussi dans la langue nationale. Les français ont eu le « zèle des derniers convaincus ».
      Les autres langues ont été balayées par le « publish or perish » et la politique d’écrasement économique des éditeurs anglo saxons (main mise totale sur une secteur très lucratif, comme l’ont fait les anglo saxons dans tous les autres domaines lucratifs) et en aucun cas pour raison ’d’efficacité’.
      D’ailleurs, les revues françaises étaient encore nombreuses il y a peu, y compris en sciences dures.

      Enfin l’anglais est une langue difficile, notamment à parler (même si je vous accorde que l’anglais scientifique n’est qu’un pauvre sabir, un globish, à côté du vrai anglais. C’est d’ailleurs un problème d’utiliser une « sous langue » d’une vraie langue).
      Bref, efficacité zéro...
       
      Méfiez vous aussi quand vous lancez des arguments type « langue la plus parlée », je n’ai pas envie d’avoir à me mettre au mandarin (je serais plus positif concernant l’espagnol cela dit ) à cause de ce genre d’argument. Si le critère de nombre était vraiment si important, mettons les gens à l’interlingua, qui est censé être apprise extrêmement rapidement par les locuteurs de langues latines.
      J’imagine bien la réaction des anglo-saxons voyant la manne leur échapper...



    • Dolores 26 octobre 2010 12:34


      L’espéranto c’est comme l’Europe, artificiel !

      C’est bien pour ça que ça ne marche pas.


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 21 octobre 2010 17:34

    Combien de fois avais-je dit sur ce site même que l’on ne crée pas une Super Nation, un Empire ou une communauté de plusieurs pays en collant des territoires sur une carte de géographie et en additionnant des peuples pour en faire UN seul peuple !

    La fusion de deux ou plusieurs pays exige le respect des règles fondamentales et personne ne peut les contourner sans risque d’arriver justement à l’amalgame qui étouffe en ce moment certains pays européens !

    « L’Europe » triche ouvertement en voulant réussir un « projet d’union » que même la politique de la cannonière n’a pu concrétiser : Il faut annuler le compromis Franco-Allemand et revenir à l’organisation fondamentale des sociétés et des Nations !


    Un territoire, un pays, un peuple, une Nation et un Etat ...

    Mohammed MADJOUR.


  • foufouille foufouille 21 octobre 2010 18:06

    je suis content de voir que tous les politiques ne sont pas pourris


  • Francis, agnotologue JL 21 octobre 2010 18:41

    Bon, je vois que lorsqu’un politique ne parle pas la langue de bois, il lui arrive de dire des choses sensées.

    Ceci étant, Monsieur Asselineau, à mon tour d’aller droit au but : au cas où, présent au premier tour de la présidentielle mais pas au second, pour qui appelleriez-vous à voter ?


  • Relladyant Relladyant 21 octobre 2010 20:09

    Bravo pour cet excellent article !


  • Uluter 21 octobre 2010 20:48

    Heureux que M. Asselineau, peut-être le dernier politicien prometteur en qui on peut avoir confiance en France, publie sur Agoravox.
    En plus de ça, il prend le temps de répondre aux commentaires, ce qui est je crois une première pour un politicien sur ce site, contrairement à M. Dupont-Aignan entre autres.

    A quand des apparitions dans les « grands » médias ? Je sais que ma question peut paraître idiote, quand on constate à quel point ces derniers censurent ceux qui ne sont pas conformistes sur les sujets tabou. Mais après tout, si votre candidature aux élections présidentielles de 2012 se confirme, cela devrait tout de même attirer quelques médias autres qu’internet, même si ce dernier a été un formidable et indispensable outil pour vous faire connaître.

    Bref, je n’ai pas l’habitude de faire des flatteries, mais je me vois forcé de vous remercier pour la qualité de vos conférences (notamment celle sur l’Histoire de France, exemplaire).
    J’espère un jour pouvoir assister à l’une de vos conférences, et bon courage pour 2012, je ne vois hélas guère que vous dans ces élections pour espérer nous sortir de ce gouffre.


  • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 20:52

    @ JL

    A la bonne heure ! A question directe, réponse directe.

    1) Pour être présent à la présidentielle, il me faudra 500 signatures d’élus locaux.
    Pour un mouvement aussi jeune que le nôtre et boycotté par tous les médias, c’est une gageure. Si vous voulez nous aidez à la relever, il n’y a pas 50 solutions :

    a) il faut nous aider à diffuser autant que possible notre message tout autour de vous, en renvoyant notamment toutes vos connaissances :

    • - sur notre site Internet (http://u-p-r.fr/) - qui va être bientôt modernisé,

    b) il faut adhérer à l’UPR, faire adhérer, et faire acte de militantisme
    (http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/05/upr-dossier-comment-aidere280a61.pdf )

    Plus l’UPR comportera d’adhérents et sera capable d’organiser des réunions publiques visibles et moins il sera facile, pour les médias, de cacher notre existence et notre montée en puissance. Chacun a donc son rôle à jouer.

    2) le programme présidentiel sera conforme à la philosophie d’action de l’UPR
    Je n’ai pas créé l’UPR pour « aller à la soupe ».
    Ce qui vous permet d’en être certain, c’est que cette « soupe »-là, j’en ai goûtée et je peux vous dire qu’elle n’est pas ragoûtante.

    Comme je l’ai rappelé plus haut dans une autre réponse, j’aurais aisément pu devenir député puis ministre depuis longtemps. Mais encore aurait-il fallu que je vende mon âme à l’Européisme. Si je ne l’ai pas fait il y a quinze ans, ce n’est pas maintenant que je vais le faire. Pourquoi ?

    D’abord, parce que ce serait renier tout ce que je suis.

    Ensuite, parce que ce serait suprêmement stupide puisque tous les signaux de la « construction » dite « européenne » ont viré au rouge, conformément aux analyses et aux propositions que je fais depuis maintenant plus de dix ans. Après avoir été vox clamans in deserto, je constate désormais qu’un mouvement de fond porte de plus en plus l’opinion publique vers ces analyses et ces propositions. Ce n’est pas lorsque les événements s’accélèrent pour me donner raison que je vais changer !

    Enfin, parce que ce serait une tromperie sans nom à l’égard de ceux qui nous font confiance. L’UPR draine à elle, chaque jour, quelques Français et Françaises de plus. Ce sont des gens comme vous et moi qui commencent à retrouver confiance dans la politique et la démocratie, et à reprendre espoir dans l’avenir de la France. Qui serais-je si nous faisons cela pour les duper !?!

    Même si ces mots, dont on a perdu l’habitude, peuvent surprendre dans la politique contemporaine, tous les responsables de l’UPR autour de moi sont des gens d’HONNEUR et qui ont le sens de l’ENGAGEMENT MORAL.

    Notre Charte fondatrice (http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/10/charte_fondatrice_upr.pdf ) fixe une fois pour toutes notre philosophie politique et notre action comportementale. Vous pouvez compter sur moi pour qu’elle soit respectée à la lettre, aujourd’hui comme demain.

    Nous ne baisserons pas les bras tant que la France n’aura pas été libérée de l’Empire qui l’asservit, c’est-à-dire, - puisqu’il n’est jamais superflu de mettre les points sur les i -, tant que la France ne sera pas sortie définitivement et sans retour de la « construction européenne », et cela en vertu de l’article 50 du TUE (article 49A du traité de Lisbonne).

    Conclusion : quelle attitude en cas de second tour à la présidentielle ?
    Tout ce qui précède vous permet de deviner par vous-même la réponse que je vais faire à votre question.

    Si je ne pouvais pas être présent à l’élection présidentielle, ou si, ayant pu l’être, je ne pouvais pas accéder au second tour, il va de soi (et encore mieux en le disant) que ni moi ni aucun responsable de l’UPR n’appellerait à voter pour l’un quelconque des autres candidats restant en lice. (A moins que l’un des deux prenne l’engagement solennel de faire sortir la France de l’UE immédiatement et unilatéralement en vertu de l’article 50, ce qui, hélas, relève de la chimère absolue).

    Nous appellerions alors les électeurs à s’abstenir ou à aller voter blanc ou nul puisqu’un tel second tour n’opposerait (comme ce fut le cas en 2007, en 2002, en 1995) que deux complices de l’asservissement de la France, deux faces de la même médaille européiste.

    Pour être encore plus précis (si c’est nécessaire !), je précise que ni moi ni aucun des responsables de l’UPR n’est le « sous-marin » de qui que ce soit. Ce n’est pas parce que j’ai travaillé jadis dans des cabinets ministériels de personnalités de l’actuelle majorité que je « roule » pour l’UMP. De même, ce n’est pas parce que certains de nos responsables ont été membres du PS ou d’autres partis, de gauche, du centre, ou de droite, qu’ils « roulent » pour ces différents mouvements dont ils sont partis écoeurés.

    Quelle que soit l’origine politique dont nous venons, nous savons tous à l’UPR que la seule voie possible est de sortir au plus vite de l’UE et qu’il faut en prendre l’ENGAGEMENT SOLENNEL et EXPLICITE DEVANT LE PEUPLE FRANCAIS. En vertu de la sagesse populaire qui nous avertit que « qui ne dit mot consent », nous savons que toutes les autres voies, aussi alambiquée et apparemment eurocritique soit leur présentation, ne sont que des impasses, dès lors que ceux qui les formulent s’ingénient à noyer le poisson pour ne jamais prendre cet engagement clair, définitif, et sans ambiguïté devant les Français.

    ---

    Pour conclure, vous me permettrez de citer ce beau proverbe chinois, émané de plus de deux millénaires d’expérience de la politique :

    « Dans un pays en proie au chaos apparaissent des ministres loyaux »

    (« Guo luan chu zhong cheng »).

    Eh bien, j’ai l’honneur de vous assurer ici que, dans une France qui s’enfonce dans la crise et le chaos, il est apparu un mouvement loyal au peuple français : l’UPR.

    Très cordialement
    François Asselineau 

    ================

     


    • Francis, agnotologue JL 21 octobre 2010 21:16

      Mr Asselineau, je vous remercie de cette longue réponse assez convaincante, je dois l’admettre. Pour ma part je pense que seule l’alliance des communistes et des gaullistes a pu sauver la France dans ses moments difficiles.

      Je ne crois pas en l’homme providentiel aujourd’hui, ni venu du centre - centre de quoi donc ! - ni de droite, ni de gauche, mais j’espère en une alliance d’union nationale qui réhabiliterait nos valeurs républicaines et sociales. Et c’est pourquoi vous ne me verrez pas suivre vos conseils : si je ne doute pas de votre engagement républicain, en revanche pour ce qui concerne les valeurs sociales je miserais plutôt sur les partis à la gauche du PS.


    • armand armand 21 octobre 2010 22:11

      Monsieur Asselineau,

      Vous m’excuserez, je l’espère, d’être parti dans des débats qui n’avaient plus grand’ chose à voir avec votre article. J’ai lu vos interventions bien étayées et courtoises avec beaucoup d’intérêt.

      Cordialement,


    • colerix 21 octobre 2010 23:21

      @ JL :

      Il est absolument AHURISSANT (et le mot est plus que faible) d’entendre des gens dire, comme vous, « pour ce qui concerne les valeurs sociales je miserais plutôt sur les partis à la gauche du PS », alors que :

      • Aucun de ces partis leurres ne parle JAMAIS du rôle des USA dans la prétendue « Construction » européenne et des raisons pour lesquelles les USA (et la nébuleuse financière et économique qui va avec) poussent depuis 60 ans cette « Construction ».
      • Aucun de ces partis leurres ne parle JAMAIS de sortir de la soit-disant « Union » européenne et de rétablir des protections douanières qui seules forceront les firmes qui veulent vendre en France à re-localiser une bonne partie de leur production en France (faisant par là-même du « social » en résorbant le chômage…).
      • Aucun de ces partis leurres ne dit JAMAIS mot sur le scandale de cette loi de 1973 qui INTERDIT à la banque centrale de la France d’assurer le financement de l’Etat, OBLIGEANT celui-ci à emprunter, comme un simple particulier ou une PME, de l’argent aux banques privées (argent qu’elles n’ont pas puisque les banques prêtent de l’argent qu’elles créent par un simple jeu d’écriture au moment du prêt…). Le poids des intérêts que paie chaque année la France aux banques (banques renflouées en cas de crise par…l’Etat), du fait de cette gigantesque et monstrueuse escroquerie, est en bonne partie responsable de la « dette » dont nous abreuvent les charognards ultra-libéraux qui prennent cette « dette » comme prétexte pour faire procéder à la liquidation en règle (par leurs pions de droite, comme de gauche) du patrimoine national, comme il prennent prétexte de la « crise » pour liquider tous les acquis sociaux de l’après-guerre (40-45).

      Ces traitres de gauche, tout comme leurs équivalents de droite, ne sont là que pour entretenir artificiellement le clivage droite-gauche dans l’esprit d’électeurs trop crédules et les appeler immanquablement, à chaque second tour des élections phares, à voter « à gauche » pour les uns, « à droite » pour les autres, garantissant ainsi au système (mis en place par le patron US) d’avoir à tous les coups soit une victoire de l’UMP, soit une victoire du PS, donc d’avoir, à tous les coups, une victoire du système qui détruit la France.
      Simple et efficace.

      Le vrai et seul clivage (que le système ne veut surtout pas voir apparaître au grand jour), il n’est pas entre des gens « de gauche » et des gens « de droite », il est entre ceux qui ont pris conscience que l’UE est une entreprise d’asservissement et de destruction de notre pays, de notre société et de notre démocratie, et ceux qui continuent (et de façon désespérante) à n’y voir que du feu…


    • Gabrielle Oster 22 octobre 2010 02:57

      A quoi bon cette candidature M. Asselineau ? Il semble bien que ce soit trop tard, que le CFR, la Trilatérale et autres sinistres inventions des oligarchies aient parfaitement verrouillé les portes de sortie. Je n’ai qu’un désir : lutter contre ça, pas pour la France en particulier, mais pour que l’être humain échappe aux griffes d’un Rockefeller, pour préserver la liberté et la diversité. Mais d’après ce que j’ai lu, d’après les paroles de Pierre Hillard, il n’y a plus de solution, si ce n’est une intervention divine (et là il faut croire).
      Avez-vous vu la vidéo dans laquelle le producteur de cinéma Aaron Russo, parle de ses conversations avec Nick Rockefeller, et de ses projets pour la planète ? C’est terrifiant ! (voir ici)
      (Il y est question d’équiper de puces toute la population pour mieux la contrôler)
      Je ne crois pas, par ailleurs, que l’ennemi soit les Usa, ces gens ne sont pas des patriotes, le pouvoir ils le veulent pour eux seuls.
      Mais je serais heureuse d’avoir votre opinion sur le sujet : irréversible ou pas ?
      Cordialement
      Gabrielle


    • Francis, agnotologue JL 22 octobre 2010 09:23

      Colerix,

      moi je ne suis pas ahuri à le lecture de votre prose : ici sur AV, nous sommes blindés contre ce genre de diatribes aussi absconses qu’intégristes.

      Pour commencer, si j’ai parlé d’alliance, disons pour faire court, entre gaullistes et communistes, c’est parce que je pense que ces deux forces, même si elles s’opposent en période d’abondance, sont complémentaires en cas de danger commun, disons, de la patrie. Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’en dire plus, chacun comprendra.

      Les trois point que vous soulignez ensuite relèvent, soit de l’igorance, soit de l’outrance. J vois que vous n’avez jamais lu ni écouté les thèses et discours du parti de gauche, de JL Mélenchon à Jacques Généreux ou que vous les ignorez superbement ! Moi qui vous parle ici, pour ma part j’écoute ou lis tout ce que Frédéric Lordon, pour ne citer que lui, dit ou écrit. Voilà qui renvoie à la corbeille ces trois petits carrés ridicules de votre post.

      Je suppose que les traitres de gauche dont vous parlez sont DSK et compagnie ? Je vous les laisse, vous pouvez en faire ce que vous voulez.

      Pour finir, vous dites : « le vrai clivage, ... blablabla ». Précision : ce clivage est pertinent aujourd’hui que la patrie est en danger. Mais allez dire aux braves gens qui travaillent honnêtement : il faut bouter dehors les traitres et laisser advenir le FN ! Vous croyez qu’ils vont vous suivre ? Vous osez bien des choses !
       
      Il est clair à vous lire que vous ne voulez pas entendre parler des problèmes sociaux. A votre aise. Pour ma part, je ne veux plus entendre parler de vous à la suite de mes posts. Ceci dit, c’est vous qui voyez.


  • LOVE 21 octobre 2010 21:10

    votre CV parle de vous à la 3é personne...

    Pourriez vous rencontrer Marine et travailler avec elle, le cas échéant ?


  • stephanie stephanie 21 octobre 2010 21:15

    Un grand MERCI Monsieur Asselineau pour votre article et tous vos commentaires sans aucun sous-entendu , ce qui n’est pas le cas de tous les autres politiciens !


  • ChatquiChouine ChatquiChouine 21 octobre 2010 22:02

    Article clair, incisif et sans concession, et des interventions argumentées et pleines de bon sens.

     Oui, je confirme, M. Asselineau est un cas unique dans le paysage politique Français de ces dernières années.
     Nous sommes tous dans un bateau qui a choisi son cap depuis longtemps, et les passagers de ce navire s’agglutinent tantôt à babord, tantôt à tribord, pensant ainsi avoir une quelconque influence sur le gouvernail.
     Ce que nous propose M. Asselineau, c’est de vite monter dans une chaloupe et de quitter le navire...si possible avant qu’il n’aille percuter l’Iceberg dont on commence à aperçevoir les premiers contours.
     Pour couper court à cette métaphore maritime, les clés de décryptage de la rouerie politique Européenne indiquées par M. Asselineau sont non seulement limpides, mais surtout centrées vers l’essentiel.
     La question fondamentale n’est pas de savoir s’il faut aller à gauche ou à droite, la question fondamentale est de reprendre la maitrise de notre direction, tout le reste est secondaire.

    M. Asselineau, vous avez tout mon soutien.

    Salutations

    Cqc.


  • LOVE 21 octobre 2010 22:16

    sauf qu’il n’y a qu’1 gouvernail...sur la chaloupe aussi !
    (bis) pourriez vous travailler avec Marine ?


  • Christian Creseveur Christian Creseveur 21 octobre 2010 23:03

    Manifestement le dogme inflationniste est en train de gagner du terrain.
    Il est assez étrange d’avoir passé toutes les années 80 à combattre l’inflation, et d’y parvenir par la stabilisation, le franc fort, puis l’arrimage à l’euro, et se retrouver aujourd’hui avec des politiques délirantes qui pratiquent la dette à outrance dans le seul but de revenir à la situation antérieure.
    L’inflation n’a qu’un intérêt : c’est une gomme à effacer la dette. C’est surtout la baguette magique qui permet de dissimuler les mauvaises pratiques gestionnaires des politiques.

    Malheureusement, et pour ça qu’on l’a combattue, l’inflation est un fléau pour la vie quotidienne. Et elle le sera d’autant plus qu’il est peu probable qu’elle soit suivie d’une hausse des salaires.


    • Liior 23 octobre 2010 02:42

      Ce n’est pas forcément l’endroit pour en parler, mais il me semble que les chiffres de l’INSEE montrent bien que l’inflation était INFERIEURE dans la décennie 1960-1970 aux décennies 1970-1990 en moyenne. Avant 1973 nous utilisions le financement monétaire et sans taux d’intérêt (sauf pour le faible marché des bons du trésor qui existait alors me semble-t-il). Après 1973, la France s’oblige à emprunter aux marchés financiers, et au taux que le marché veut bien lui accorder.


      Vous parlez d’inflation dans les années 80 et du fait que l’on a voulu la combattre ? C’est pourtant au début des années 70 que cette loi a été promulguée, ce qui montre bien d’ailleurs, qu’elle n’est en aucun cas un remède à l’inflation, qui a été plus forte dans les années 80 et 90 (c’est d’ailleurs une chose que vous avez gardé en mémoire).

      Enfin, toute monnaie étant issue d’un crédit fait par un acteur, une institution, un état, que l’on emprunte à une banque centrale, ou à une banque commerciale qui « monétisera » le bon du trésor et fera donc appel elle aussi à une « création monétaire », c’est exactement la même chose.

      Pire encore, le fait d’emprunter avec intérêt force à trouver plus d’argent que l’argent créé, et donc à retirer de la monnaie qui circule pour la rendre en intérêt. 

      Le débat est complexe, mais il semble prouvé et approuvé que le financement obligataire a fait son temps, qu’il enchaîne les peuples à leurs financiers, alors que seul le peuple devrait décider de ce genre de transactions.

      Au fait, saviez-vous qu’une énorme part des prix des produits manufacturés et non manufacturés est en fait due à l’intérêt ? Certaines études avancent même la conclusion que l’inflation est structurellement due à l’intérêt, qui force à trouver toujours plus d’argent. 

      D’ailleurs, pourquoi expliquer aux gens de manière plus que fallacieuse que l’inflation serait due à la création monétaire uniquement ? Vous qui avez l’air de vous y intéresser, pourquoi ne pas aussi mentionner dans votre message le fait que la croissance de la productivité joue un grand rôle dans la gestion inflationniste ? Pourquoi ne pas expliquer aux gens que la masse monétaire sur la zone euro augmente de 10% par an sans pour autant que l’on ait une inflation folle ? C’est pourtant beaucoup plus que la croissance de la zone Euro non ?

      Il est aussi bon de rappeler qu’aujourd’hui c’est à peu près 50 milliards d’euros par an que nous remboursons UNIQUEMENT en intérêts, ce qui constitue la presque totalité de l’impot sur le revenu. Peut-être pourrait-on aussi mentionner les calculs du cercle des économistes qui montre que sans l’intérêt, nous serions à peine déficitaires (quelque chose de l’ordre de 100 milliards d’euros, notamment à cause de la crise), mais que nous aurions en plus eu des années EXCEDENTAIRES. De plus, on peut constater depuis quelques années (hormis les années APRES CRISE) que nous remboursons l’équivalent de notre déficit chaque année. Autrement dit, quelqu’un de bien intentionné pourrait rétorquer aux arguments gouvernementaux que ce qui créé le déficit, ce n’est pas le système social, mais bel et bien l’intérêt remboursé aux banques.

      Pour le dire plus brutalement encore et pour que tout le monde comprenne la portée de ce qui se joue : Sans la réforme des statuts de 1973, vous n’auriez pas à faire votre déclaration annuelle d’impot sur le revenu. Comme ça, c’est clair pour tout les contribuables qui ont à remplir ce papier chaque année. Je ne dis pas qu’il faut supprimer cet impot, au contraire, je dis juste que cet argent devrait servir à autre chose :)

      Expliquer aux gens que « ne pas emprunter aux marchés privés c’est créer de l’inflation », c’est soit être de mauvaise foi, soit être idiot. Je ne cherche pas du tout à vous insulter, mais je me dis que c’est tout de même étrange de présenter le problème de l’inflation uniquement sous l’angle de la création monétaire, sans dire tout ce qui entre en compte dans ce mécanisme.

      En tout cas je vous souhaite de voir les conférences de M. Asselineau, qui ne parlent pas du tout de ce problème, mais de l’Union Européenne et de son fonctionnement et ses origines.

      Bien cordialement, :)

  • BA 21 octobre 2010 23:29

    Le 7 février 2008, les députés et les sénateurs doivent voter POUR ou CONTRE l’ignoble traité de Lisbonne.

     

    Seuls 52 députés ont sauvé l’honneur. Seuls 52 députés ont voté CONTRE le traité de Lisbonne.

    Parti Socialiste : 25 députés ont voté CONTRE : MM. Thierry Carcenac, Marc Dolez, Jean-Pierre Dufau, Jean-Paul Dupré, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Albert Facon, Michel Françaix, Joël Giraud, Christian Hutin, Serge Janquin, Jean-Pierre Kucheida, Patrick Lebreton, Jean Mallot, Mme Marie-Lou Marcel, MM. Gilbert Mathon, Jean Michel, Germinal Peiro, Jean-Claude Perez, Mmes Marie-Line Reynaud, Christiane Taubira, MM. Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier et Alain Vidalies.

    Parti Communiste : tous les 18 députés ont voté CONTRE : Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mme Huguette Bello, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Maxime Gremetz, Jean-Paul Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

    UMP : 5 députés ont voté CONTRE : MM. Georges Ginesta, Patrick Labaune, Mme Geneviève Levy, M. Jacques Myard et Mme Josette Pons.

     

    Non-inscrits : 4 députés ont voté CONTRE : Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle et François-Xavier Villain.

     

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp

    Seuls 42 sénateurs ont sauvé l’honneur. Seuls 42 sénateurs ont voté CONTRE le traité de Lisbonne.

    Groupe Communiste, Républicain et Citoyen : tous les 23 sénateurs ont voté CONTRE.

    Parti Socialiste : 13 sénateurs ont voté CONTRE : Mmes Maryse Bergé-Lavigne, Alima Boumediene-Thiery, MM. Jean-Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre-Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Jean-Pierre Godefroy, Alain Journet, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Michel, Marcel Rainaud, Robert Tropeano.

    Rassemblement Démocratique et Social : 2 sénateurs ont voté CONTRE : MM. Bernard Seillier, François Vendasi.

     

    UMP : 2 sénateurs ont voté CONTRE : MM. André Lardeux, Charles Pasqua.

     

    Non-Inscrits : 2 sénateurs ont voté CONTRE : MM. Philippe Darniche, Bruno Retailleau

    http://www.senat.fr/scrutin-public/2007/scr2007-85.html#

    Total :

    sur 577 parlementaires, seuls 94 ont voté CONTRE le traité de Lisbonne.


  • François Asselineau François Asselineau 21 octobre 2010 23:43

    C’est presque ça...
    A ceci près qu’il y a 920 parlementaires (577 députés et 343 sénateurs).
    Et que le ratio est donc de 10,2%.

    Cordialement
    François Asselineau


  • colerix 22 octobre 2010 00:27

    Et à ça près aussi que ça ne mange pas de pain de voter contre, quand on est (r)assuré, calculette en main, d’être minoritaire « grâce » aux petits copains du même parti qui se chargent de voter pour.

    On remarquera que ces messieurs-dames qui ont plaisamment entretenu l’illusion que le parlement ne votait pas d’un bloc le traité de Lisbonne ont fait très peu de bruit après le dépouillement des bulletins :

    « Il y a eu un déni de démocratie ? Ah bon ? Ah oui, c’est vrai ! Mais z’avez vu, nous, on a voté contre le traité, quand même.
    De quoi ? Démissionner en bloc ? Faire à 94 un nouveau parti contre Lisbonne et pour la sortie de l’UE ? Non, là, quand même, faut pas pousser, les gars ! On aime bien nos électeurs, on aime bien le peuple, la France, la démocratie et toutes ces conneries, mais vous comprenez, on a quand même un train de vie à assurer !
     »


  • Jean Lannes Chris Lefebvre 22 octobre 2010 02:59

    Merci de votre engagement contre ce projet nuisible qu’est l’UE ! Battons-nous pour la souveraineté de nos Nations, de notre monnaie, de nos lois...

    J’espère que vous prédictions sont bonnes et que ce protectorat américain va s’effondrer sous le propre poids de sa bêtise.

    Amitiés.


  • Ecométa Ecométa 22 octobre 2010 08:35

    J’ai fait un petit tour sur le site de l’UPR : Qui sommes-nous ? Réponse : François ASSELINEAU !

    Comment AGORAVOX peut-il accepter un tel prosélytisme ? En tête de gondole en plus !


    • François Asselineau François Asselineau 22 octobre 2010 13:38

      @ Ecométa

      Je prends note que vous vous scandalisez qu’un parti comme le nôtre, déjà interdit de radio, de journaux et de télévision, ne soit pas en plus interdit d’Agoravox.

      Les internautes ici présents apprécieront votre sens de la démocratie.
      Ils relèveront aussi que votre volonté de censure ne s’accompagne de nulle critique argumentée sur le fond de mon article.
      En d’autres termes, cet article vous déplaît et, comme vous n’avez rien de factuel et de précis à lui opposer pour me confondre, vous estimez qu’il faudrait le faire disparaître. Point.

      Par ailleurs, je vous remercie d’être allé « faire un petit tour » sur le site de l’UPR http://u-p-r.fr/

      Vous auriez dû y faire un "grand tour" car il y a déjà un nombre significatif de textes et de documents que je crois fort intéressants. Par exemple, et parmi d’autres :

      - notre Charte fondatrice http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/10/charte_fondatrice_upr.pdf

      - le dossier « Quelle Europe voulons-nous ? » http://upr63.fr/wp-content/uploads/2009/04/mensonge-quelle-europe.pdf

      - le fort instructif dossier sur Robert Schuman http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/05/upr-dossier-la-face-cachee-de-robert-schuman-9-mai-2010.pdf

      etc.

       

      Vous auriez aussi pu noter qu’à la différence de la quasi-totalité des autres partis politiques, l’UPR est toujours d’une cohérence absolue entre ses analyses et ses propositions, quels que soient l’époque, le lieu et le public.

      Vous auriez ainsi pu vous réjouir de ce que cela change de la quasi-totalité des autres partis (y compris des « souverainistes »), qui adoptent la tactique du « râteau pour ratisser plus large » en se faisant une spécialité :


      • - de faire dire par un responsable telle chose tel jour à la radio ( du style "il faut sortir de l’euro") ,

      • - puis de faire dire par un autre responsable, telle autre chose tel autre jour, à la télévision (du style « nous ne voulons pas sortir de l’euro mais nous exigeons une meilleure gouvernance »)

      • - et de prendre enfin une position radicalement contraire dans leurs documents écrits (du style "il faut améliorer le rôle de la BCE pour relancer l’’économie").


      Si j’avais l’audace de vous suggérer un conseil, plutôt que de traquer la paille dans l’oeil de notre jeune UPR, c’est à démasquer cette poutre de "l’auberge espagnole" chez tous les partis s’exprimant dans les médias que vous devriez exercer vos talents d’Inquisiteur : vous y auriez matière à faire de grandes et instructives découvertes, tant la différence est immense entre l’image que les médias donnent des grands partis politiques français et la réalité concrète de leurs engagements écrits.

      Mais non : la seule chose que vous ayez retenu de notre site est une remarque fielleuse, à savoir que l’UPR se limiterait à ma seule personne. Il vous aurait pourtant suffi de considérer les réactions sur la présente page Agoravox - ou le nombre d’inscrits sur notre page facebook ( http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau ) - qui est déjà proche de son premier millier alors que cette page n’a que 6 mois d’existence - pour faire preuve d’un peu plus de prudence dans votre jugement plein de mépris.

      Si notre site ne présente que moi - mais vous devriez aussi aller voir les sites d’autres mouvements avant de me lancer cette critique -, c’est pour des raisons historiques.
      Il a été réalisé pour un coût égal à zéro euro, par des bénévoles, auxquels je ne saurais trop exprimer ici toute ma gratitude.

      Je vous rassure : le tout nouveau site que nous allons mettre en ligne dans les prochaines semaines vous présentera, bien d’autres noms et visages que le mien.

      Du reste, ne vous inquiétez pas trop pour l’avenir de l’UPR. Malgré le boycott inouï dont nous souffrons - et dont vous stigmatisez cependant avec irritation le moindre relâchement -, nous comptons déjà plusieurs centaines d’adhérents à travers toute la France et ce nombre s’accroît chaque jour (3 adhésions reçues ce matin même).

      Vous feriez mieux de vous inquiéter pour la France.

      François Asselineau

      ================


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