mardi 9 janvier - par Christelle Néant

Un des plus grands criminels de l’Holocauste toujours médaillé de la Légion d’honneur

La Légion d’honneur fait régulièrement scandale depuis quelques années, ses promotions fantaisistes projetant beaucoup d’encre sur du papier. Cependant, jamais un criminel contre l’Humanité de nationalité étrangère n’avait été débusqué dans ses rangs. Il semble bien que cela soit chose faite… hélas.

Ordre Noir

C’est dans le cadre de recherches historiques d’un collectif faites pour établir une base de données des nazis, fascistes ou ultranationalistes, dans le monde entier, n’ayant pas été condamnés à mort, remarqués pour leur appartenance à des mouvements politiques d’extrême droite de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, que le nom d’Hans Geitmann est apparu soudainement.

Potentiellement, il s’agissait d’un serviteur des nazis, en Allemagne, comme il s’en trouva beaucoup. Sauf que son cas s’avère être exceptionnel :

1) Il fut l’un des pires responsables des crimes contre l’Humanité de l’Holocauste, responsable dans ses fonctions du transport de centaines de milliers de déportés vers des camps de travail et les camps de la mort.

2) Il ne fut jamais inquiété, ni jugé, ni puni pour ses crimes.

3) Il fit une grande carrière dans les chemins de fer Ouest-allemands atteignant des sommets dans la hiérarchie.

4) Il fut médaillé de la Légion d’honneur. Le fait est extraordinaire, mais depuis les révélations de la fin du siècle dernier et les travaux effectués depuis, l’exfiltration des nazis est de mieux en mieux connue.

Exfiltration ? Sauf que dans le cas présent de Geitmann, un oubli colossal dans la dénazification a été fait : les chemins de fer allemands. Il y eut une douzaine de grands procès de Nuremberg à la fin des années 40. Des procès contre les hauts-dirigeants, contre les médecins, les industriels, les gardiens et chefs de camps, etc..

Mais fait incroyable, il n’y eut jamais de procès des fonctionnaires des chemins de fer. Ils furent pourtant un rouage essentiel dans l’extermination d’environ 10 millions de personnes, tant Juifs, que Tziganes, opposants politiques, résistants ou handicapés.

Pas de trains, pas de déportations, pas de wagons, pas de déportés transportés vers les camps de travail ou d’extermination. À noter que la SNCF avait fait des excuses publiques et fait un travail de mémoire sur sa propre participation à l’Holocauste, mais que la Bundesbahn, s’y refuse toujours, pour cause de « création » ou plutôt refonte dans les années 70, niant et refusant la connexion à la Reichbahn.

Légion d’Honneur

Dans quelles circonstances Hans Geitmann a-t-il reçu la Légion d’honneur reste à ce jour un mystère. Médaillé en 1967, nous étions alors depuis bien longtemps engagé dans la réconciliation franco-allemande, voulue par le général de Gaulle et entamé avec le Chancelier Conrad Adenauer, qui fut le seul chef d’État reçu dans la résidence personnelle du général à Colombey-les-Deux-Eglises (1958).

Elle faisait suite à la création de l’Union européenne (1957, traité de Rome), qui scellait de fait la création d’une Europe « fédérale » où le tandem franco-allemand devait jouer et joua le rôle central. Français et Allemands ne devaient pas tarder à coopérer dans divers domaines, le ferroviaire au vu des frontières communes étant bien sûr l’un d’eux.

Cette coopération devait toutefois s’accélérer plus tard, bien après la Légion d’honneur d’Hans Geitmann, avec le projet DEUFRAKO (1978), lancé lors d’un sommet franco-allemand par Giscard d’Estaing et le Chancelier Schmidt.

La difficulté pour vérifier concrètement les circonstances de son élévation au grade de chevalier ou d’officier de la Légion d’honneur tient au fait que les dossiers des légionnaires ne peuvent être communiqués de leur vivant, mais aussi dans un délai de prescription fixé à 40 ans après leur mort.

En l’occurrence, aujourd’hui la Chancellerie ne répondrait pas aux demandes pour un légionnaire mort après 1978. Geitmann est décédé en 1990, ce qui nous obligerait à attendre l’année 2030.

Depuis déjà un demi-siècle, la France honore l’un des plus terribles criminels contre l’Humanité, de surcroît ayant échappé à la justice, devrons-nous vraiment attendre encore une quinzaine d’années pour nettoyer cette tâche terrible qui souille la plus haute distinction française ?

Il semble bien qu’il y eut à Vienne, une réunion pour les projets de trains « à grande vitesse », entre Allemands et Français, et peut-être d’autres pays, dans l’année 1967, moment où Hans Geitmann fut médaillé de la Légion d’honneur. Un ouvrage difficile à dénicher, des annales techniques, Glasers Annalen : Organ der Deutschen Maschinentechnischen Gesellschaft, volume 91, notamment aux pages 192, 196, 278 et 289, comportent plus d’informations, à la fois sur le contexte et la remise de médaille par la France à Geitmann (dans plusieurs langues, l’allemand, l’anglais, le français).

Un autre criminel contre l’Humanité, René Bousquet est toujours à ce jour membre de la Légion d’honneur. Il fut fait chevalier de la Légion d’honneur (1930), s’était vu retiré de l’ordre pour collaboration mais sa médaille lui avait été retournée par décision du Conseil d’État (1957). Il avait été inculpé pour crimes contre l’Humanité (1991), mais sa mort avait fait cesser toutes les poursuites (assassiné, 1993).

Lui aussi, l’homme abject de la Rafle du Vel’ d’Hiv (1942), reste et restera même à jamais chevalier de la Légion d’honneur. François Mitterrand son protecteur tenace fut pour beaucoup dans le ralentissement de la justice (au moins à partir de 1986), dans la peur viscérale que le président français avait de devoir donner des explications sur son passé d’extrême droite (y compris sur sa participation à la fameuse manifestation « les métèques hors de France » de 1935).

Peu avant sa mort (1994), il fut obligé d’admettre très difficilement « avoir eu d’autres idées dans sa jeunesse  », mais avoir fait une « trajectoire de la droite conservatrice vers la gauche contrairement à beaucoup ».

Hans Geitmann, 1902-1990, Allemand fils d’un haut fonctionnaire des postes, entra dans l’administration des chemins de fer (1927), passa sur les bancs des écoles d’ingénierie ferroviaire de Hanovre et Stuttgart, diplômé (1931), ingénieur de la Reichbahn, il travailla dans divers services de la direction des chemins de fer à Stuttgart puis Königsberg (1934-1935), grimpant rapidement en grade, puis fut muté à Berlin (1935-1938).

Membre du parti nazi, il fut envoyé dans diverses capitales et villes des pays occupés (1939-1942), Prague, Bruxelles et Bucarest, enfin à Opole dans le Gouvernement général de Pologne (Oppeln), où il dirigea la Reichbahn (1942). Dans cette fonction, il fut l’un des plus importants dirigeants des chemins de fer, en responsabilité du transport pour leur extermination, des Juifs et des résistants au régime nazi. C’est sous sa responsabilité que furent organisés les convois de trains emportant les victimes vers les camps d’extermination de Pologne (tous les camps, particulièrement Sobibor, Belzec, Treblinka ou Auschwitz).

Il fut médaillé de la croix du mérite de guerre 1ère et 2e classe, ainsi que de la médaille roumaine de la Croisade contre le Communisme. Il se replia avec l’Armée allemande de Pologne (1944), puis fut finalement fait prisonnier en Tchécoslovaquie. Il fut interné dans différents camps et prisons, puis fut livré aux Américains (mars 1946).

Ces derniers le libérèrent ne faisant pas le rapport entre lui et les déportations vers les camps de la mort. Il reprit tranquillement sa carrière dans les chemins de fer allemands (1947), chef de département, nommé à Francfort-sur-le-Main (1949), vice-président de la direction des chemins de fer de cette ville (1951), président de la direction des chemins de fer à Stuttgart (1952), puis à Nuremberg (1954), un des quatre membres du Conseil d’administration de la Deutsche Bundesbahn (1957-1967), alors au sommet de sa carrière.

Il écrivit des articles ou dossiers de fonds, notamment signalé pour un travail dans le Schweizerische Bauzeitung (pour un projet ferroviaire concernant la Suisse et l’Allemagne, 1963). Il fut mis en cause dans un livre paru en RDA, un livre noir ou Braunbuch pour sa participation majeure à l’Holocauste (1965). Il fut référencé dans une version augmentée : Braunbuch, Kriegs-Und Naziverbrecher in der Bundesrepublik und in WestBerlin, Staat, Wirtschaft, Verwaltung, Armee, Justiz, Wissenschaft, apparaissant à la page 456 de l’ouvrage (1968).

Alors que la Guerre Froide battait son plein, cette liste fut commentée à l’Ouest comme «  de la propagande communiste  ». Il ne fut donc jamais mis en cause par un tribunal ou même menacé par une procédure judiciaire. Il fut fait Officier ou simplement chevalier de la Légion d’Honneur par la France (1967), année de sa retraite.

Médaille dont il semble bien, que la France lui a conservé jusqu’à ce jour. Il mourut tranquillement en Allemagne en 1990. Après sa mort et la réunification de l’Allemagne, le Braunbuch revînt sur le devant de la scène. Les informations à son égard se révélèrent parfaitement exactes.

Braunbuch ou le livre brun, est en fait plusieurs livres publiés en Allemagne de l’Ouest et de l’Est entre 1955 et 1990. À des fins de propagandes, la RDA lança un premier livre brun, de juges, procureurs, fonctionnaires divers, hauts-fonctionnaires de l’Allemagne de l’Ouest qui avaient eu un passé national-socialiste avant et pendant la Seconde Guerre mondiale (1955).

En réponse, l’Allemagne de l’Ouest lança une enquête, sur la base du Centre de documentation de Berlin, alors administré par les Américains (1958), publiant à son tour une première liste de 75 anciens membres du parti nazi ayant fait carrière en RDA. Par la suite, cinq autres éditions furent publiées (à partir de 1965), puis l’historien Olaf Kappelt publia son livre brun (1981), comprenant 876 noms de personnalités de la RDA, ayant un passé nazi.

Il publia un travail élargit et révisé de son livre brun avec plus de 1 000 noms (2009). Cette guerre « de qui trouve des nazis », mena à beaucoup de remous dans les deux républiques allemandes ennemies. Elle démasqua le nazi Hans Globke, conseiller du chancelier Adenauer (1963), et bien d’autres fonctionnaires, jusqu’à l’apparition du livre d’Albert Nord Les criminels nazis en République fédérale allemande (1965), qui répertoriait non moins de 1 800 anciens nazis à des postes d’importances en Allemagne fédérale (public ou privé).

Il fut qualifié de « propagande communiste » organisée par la RDA, donna lieu à une censure féroce, jusqu’à la confiscation d’une seconde édition au salon du livre de Francfort (1967). Les recherches ultérieures ont démontré, qu’à part quelques fautes de noms, les révélations d’Albert Nord étaient véridiques. Il publia une troisième édition (1968), rééditée (2002), publiée intégralement sur internet, faisant toujours grincer les dents de nombreux milieux allemands jusqu’à nos jours.

Cédric Desmaris pour DONi Press

Reproduit ici avec l'aimable autorisation de l'auteur.



55 réactions


  • Fergus Fergus 9 janvier 18:48

    Bonsoir à tous !

    Idem pour l’un des plus grands criminel de l’industrie pharmaceutique, Jacques Servier, toujours titulaire de la Grand Croix, plus au grande de cette distinction.

    Un scandale que j’ai dénoncé dans un article de janvier 2017 intitulé Mediator : 1800 morts. Jacques Servier ? Toujours Grand-Croix de la Légion d’Honneur.


    • Surya Surya 9 janvier 19:29

      Bonsoir Fergus,


      Nous lirons bien volontiers votre article, Fergus, merci de nous rappeler son existence, mais l’article de Christelle Néant parle d’un tout autre sujet, et même si le point commun est l’attribution d’une médaille à une personne ayant commis un ou des crimes, je pense que son sujet mérite un commentaire plutôt qu’un renvoi vers un autre article, qui finalement parle d’autre chose.

      ---> « Idem pour.. » 

      Car il me semble malgré tout que, aussi scandaleux que puisse être l’affaire du médiator, et Dieu sait que c’est scandaleux, cela n’a malgré tout rien de commun avec le fait d’attribuer la plus haute médaille à une personne ayant organisé l’envoi, en raison d’un racisme et d’une haine inimaginables, de milliers de gens dans des camps de concentration, donc vers une mort certaine. Le scandale du médiator, ce n’est tout de même pas la même chose que l’organisation minutieuse du génocide des Juifs et des Tziganes, doublé de l’extermination des communistes, des homos, etc. 

      J’ai remarqué que vous mettiez souvent des liens vers vos propres articles dans les fils de commentaires, pourquoi pas, vous avez le droit, mais là, je pense qu’il était un peu maladroit de votre part de faire de la pub pour l’un de vos articles sur le fil de commentaires de celui ci.

      Ceci étant dit, j’avoue avec honte que je ne connaissais pas cet aspect de Mitterrand, de sa personne et de son passé. Et le fait qu’il ait cherché à se préserver en couvrant cet individu plutôt que faire son méa culpa... Pas bien joli, pour ne pas dire très moche...

      « Depuis déjà un demi-siècle, la France honore l’un des plus terribles criminels contre l’Humanité, de surcroît ayant échappé à la justice, devrons-nous vraiment attendre encore une quinzaine d’années pour nettoyer cette tâche terrible qui souille la plus haute distinction française ? »

      Bien sûr que non, on ne devrait pas attendre, mais je doute que ce sera fait avant, (si c’est jamais fait un jour), et si cela n’est pas fait, eh bien, ça en dira long...


    • Fergus Fergus 9 janvier 19:53

      Bonsoir, Surya

      Il ne s’agissait pas pour moi de « faire de la pub », mais d’attirer l’attention sur un autre cas honteux de maintien de la Légion d’Honneur.

      Cela dit, je suis évidemment d’accord avec l’auteure, et c’est ce que j’avais écrit au début de mon commentaire avant le « idem » sous la forme :

      « Entièrement d’accord avec le contenu de cet article. Il est des décorations qui auraient dû être retirées depuis belle lurette, et celle de ce Hans Geitmann - dont j’ignorais l’existence - en fait partie. »

      Suivait « Idem... » Mais je n’ai malencontreusement copié-collé depuis le fichier Word où je rédige mes commentaires que la 2e partie, ce dont je viens de m’apercevoir en revenant sur cet article.

      J’en suis sincèrement désolé.


    • Christelle Néant Christelle Néant 9 janvier 19:56

      @Fergus
      Pas de souci, merci pour votre article je vais aller le lire. Je crois que nous n’avons pas fini de découvrir de telles décorations données à des ordures finies.


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 9 janvier 22:46

      @Fergus

      Il ne s’agissait pas pour moi de « faire de la pub », mais d’attirer l’attention sur un autre cas honteux de maintien de la Légion d’Honneur.

      Qui oserait imaginer qu’un nauteur citoyen puisse s’abaisser à se faire de la pub ?


    • mmbbb 11 janvier 21:37

      @Fergus Vous voulez dire que ce Mediator a ete utilise par les femmes comme coupe faim Vouloir accuser Servier est un peu rapide Je vous l avais deja dit, le mari de ma collegue de travail est pharmacien, il refusait de delivrer ce medicament comme coupe faim Il le consignait dans une registre Peu importe ces femmes allaient dans d autres pharmacie jusqu a la délivrance de ce medoc . Eluder la responsabilite personnelle et uniquement charge les labos est un peu facile Ces femmes subissent le diktat de la mode, si elles ont un pois chiche que faire ,


    • Paul Leleu 11 janvier 22:03

      @Fergus


      peut être faudra-t-il se débarasser de ces ordres vermoulus et passéistes, remplis majoritairement de courtisans et de crapules en tous genres... 

      ce n’est pas faire insulte aux quelques gens biens qui ont reçu la Légion d’honneur, que de dire cela... ils sont en bien mauvaise compagnie. 

      Mais d’un autre côté, comment se surprendre que la république bourgeoise honnore ceux qui la servent et lui ressemble ? 

    • Desmaris 16 janvier 10:33

      @Surya juste une précision suite à une erreur que vous faites, l’article est envoyée par Christelle Néant, mais l’article est de Cédric Desmaris un de ses collaborateurs, comme la signature de l’article l’indique, merci à vous


    • ASTERIX 29 janvier 10:10

      @Fergus

      me BUZIN-LEVY SANTE ET INSERM décore t elle tous les labos qui merdent 1940 ;

      DANS LES CAMPS LES COBAYES  ;; ;; ;; ;; ;; ;; 2017 LES CITOYENS COBAYES ( médiator-servier

       busyn-mercck )


  • Rincevent Rincevent 9 janvier 21:18

    Encore un ‘’criminel de bureau’’ comme les appelait Hannah Arendt. Ceci-dit, si notre SNCF a fait son mea-culpa à propos des trains de la déportation (qu’elle n’oubliait pas de facturer aux Allemands, à l’époque), je n’ai pas souvenir que son directeur avait été poursuivi non plus, si ?

    La fin de la guerre ayant laissé l’Europe en ruine, il a fallu reconstruire et remettre en route tout. Ça nécessitait des hauts cadres, entre autre. Le génération spontanée n’existant pas, on a pioché dans les survivants à condition que leur passé, à défaut d’être innocent, ne soit pas trop voyant… La guerre froide a fait le reste, effectivement.


    • Onecinikiou 10 janvier 09:00

      @Rincevent


      Quel Mea Culpa : notre étions (la zone nord jusqu’en 1942, puis toute la France) sous régime d’occupation, où les forces allemandes à pouvoir d’administration sur le pays, les institutions, les fonctionnaires, et finalement l’Etat. 

      Quelles marges de manoeuvre pour refuser le cas échéant les injonctions de l’occupant, qui avaient forces légales eu égard à la convention d’armistice ? Aucune. Les Allemands auraient eu tout pouvoir pour déchirer ladite convention, et régir bien plus brutalement le pays comme il l’ont fait partout où cela a eu lieu, avec des taux de déportation ô combien supérieur au nôtre, sans parler des destructions systématiques. 

      De surcroit personne ne savaient à l’époque (pas même les soldats et officiers allemands en France) le destin que l’on réservait aux déportés, et ce jusqu’à la toute fin de la guerre. Aussi il est trop facile aujourd’hui de venir réclamer des comptes engoncés dans son fauteuil. 

      Cette propension serait tragique si d’abord ce n’était pas une vulgaire question d’indemnisations et de rétributions en monnaies sonnantes et trébuchantes, par des officines communautaires qui plus est qui ont parfaitement compris tout le bien, et d’abord financier, qu’il y avait à remuer la merde quatre vingts ans après les faits, en agitant le sempiternel chantage à la culpabilisation quand ce n’est pas celui à l’antisémitisme (une ritournelle), comme si les responsabilités d’alors (encore qu’il faille qu’elles soient réelles et démontrées) étaient transmissibles et héréditaires, et dans tous les cas imprescriptibles.  

      C’est d’abord un problème de valeur et de vision du monde. D’idiosyncrasie. Certains ne sont pas prêts, de part leur corpus idéologique fondamental, à oublier et à pardonner. Comme tous les peuples - et d’abord celui Français après la boucherie de la Première Guerre Mondiale - se sont résolus à le faire dans l’Histoire. La culture du ressentiment et de la victimisation, qu’ils tètent au biberon (pour reprendre une expression à la mode), est chez eux par trop prégnante et ancrée. 

    • Rincevent Rincevent 10 janvier 11:30

      @Onecinikiou

      C’est vrai que, pour faire court, je n’avais pas précisé que c’était sous une pression venant des USA avec, à la clé, le risque pour la France d’être interdite de marchés pour d’éventuels TGV, par exemple. Les Américains fonctionnent souvent comme ça, au travers des groupes de pression, qu’ils soient juifs ou pas. Donc, là aussi, la SNCF n’a pas vraiment eu le choix… Quand aux marges de manoeuvre, certains les ont prises et l’ont payé de leur vie, j’en ai présenté le décompte.

      Pour ce qui est d’un éventuel refus entrainant des réactions brutales des Allemands, oui bien sûr, et c’est aussi l’argument principal des défenseurs de la Collaboration. Si nous n’avons pas été traités comme des Polonais c’est vrai, les concessions successives de Vichy ont fini par nous faire exécuter le sale boulot à la place de l’occupant, qui y a vu une belle économie de moyens pour lui ainsi qu’une meilleure efficacité. La Milice a traqué les résistants et ce sont bien des fichiers français et la police française qui ont permis et exécuté la rafle du Vel’Div. On est même allé, parfois, plus loin que les exigences allemandes, Laval demandant que les enfants soient déportés avec les parents (pour raison humanitaire…), ce que les Allemands n’avaient pas prévu.

      De surcroit personne ne savaient à l’époque (pas même les soldats et officiers allemands en France) le destin que l’on réservait aux déportés, et ce jusqu’à la toute fin de la guerre. Non, on a commencé à le savoir bien avant, https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9gramme_Riegner et le Vatican (un des meilleurs services de renseignement de l’époque) aussi.

      La culture de la victimisation : c’est un fait, qu’aujourd’hui, cette manière d’être gagne du terrain, y compris au niveau individuel (cf les faits divers) comme si c’était la meilleure façon d’exister, une sorte d’identité moralement inattaquable. Ça ne favorise pas l’évolution, qu’elle soit sociétale ou personnelle.


    • Onecinikiou 10 janvier 13:51

      @Rincevent


      Vous savez, lorsque j’entends certains discours, venant de gens dont la plupart étaient eux (ou leurs parents) cachés sous leur lit, bien loin d’un esprit de résistance qu’ils portent aujourd’hui au pinacle, c’est à se demander s’ils n’auraient préféré qu’il n’y ait eu d’armistice, que la France continua contre toutes les évidences un combat qu’elle avait perdu pour mille raisons, au risque de voir le pays ravagé par une bien plus lourde occupation, et j’y reviens, de connaitre des taux de déportation du triple qu’ils ont été en réalité, ce qui auraient pu avoir pour effet notable de condamner leurs aïeux, et jusqu’à menacer leur propre existence, ce qui relève du comble du paradoxe. La pensée de ces gens est, en plus d’être frappée souvent d’une insondable inculture, consubstenciellement schizophrénique. 

    • marceau 10 janvier 14:20

      @Rincevent
      « La Milice a traqué les résistants et ce sont bien des fichiers français et la police française qui ont permis et exécuté la rafle du Vel’Div. On est même allé, parfois, plus loin que les exigences allemandes, Laval demandant que les enfants soient déportés avec les parents (pour raison humanitaire…), ce que les Allemands n’avaient pas prévu. »

      -Mais ces fichiers étaient , de toutes façons, à la disposition des autorités allemandes.Les enfants qui furent déportés le furent pour accompagner leurs familles , qu’auriez vous dit si les enfants avaient été séparés de leurs parents ? ceux qui étaient orphelin qui n’avaient plus de familles ne furent pas déportés. Les allemands auraient pu, s’ils l’avaient voulu ne pas déporté les enfants, s’ils l’ont fait au final ce ne fut pas pour satisfaire Laval, mais pour remplir les quotas de déportés demandés par Berlin. 

      -De plus qui savait ce qui se passait dans les camps ? Personne bien évidemment, même si certains prétendent, après coup, le contraire.

      -Je pense qu’il est indispensable à tous ceux qui veulent se pencher sur cette époque de lire l’ouvrage de Paul Rassinier « le mensonge d’Ulysse » instituteur résistant , socialiste qui fut déporté à Buchenwald et Dora entre 42 et 45 et qui apporte une foule d’informations sur ce qu’était la vie des camps. Rassinier fut déporté à Buchenwald en même temps que Leon Blum, sauf que ce dernier vivait dans une maison indépendante à l’écart du camp proprement dit qu’il n’était astreint à aucun travail, qu’il recevait la presse, profitait de repas spéciaux, pouvait recevoir ses voisins et qu’il ne subissait aucune des contraintes pesant sur le reste des détenus .Il dénonce la différence de traitement entre celui que connurent les notables, fussent ils juifs et celui des déportés ordinaires.

      -L’ouvrage de Rassinier est téléchargeable sur internet


    • Rincevent Rincevent 10 janvier 17:01

      @Onecinikiou

      Les gens dont vous parlez ne font que croire et restituer le discours officiel de 1945. Pour des besoins politiques, De Gaulle avait présenté une belle image d’Épinal où tous les français avaient été plus ou moins résistants. La réalité était plutôt qu’une grande partie attendait de voir comment ça allait tourner, même après le débarquement. Tout le monde ne nait pas avec les gènes d’un héros…

      Cette légende a eu la vie dure jusqu’à la sortie du film ‘’le chagrin et la pitié’’ qui a remis les pendules à l’heure. Réalisé au départ pour la télé, il a été bloqué pendant longtemps par les gaullistes. Je l’avais vu en salle et les spectateurs applaudissaient à certaines séquences ! Surtout une, où un paysan résistant disait que, le soir du premier parachutage d’armes, ils avaient tous chanté l’Internationale - Vous étiez communistes ? - Ah ça non, mais les autres (les pétainistes) ils chantaient la Marseillaise, alors que vouliez-vous qu’on chante ? -

      Je ne saurais trop conseiller, à ceux qui se posent des questions sur cette époque, de voir cette œuvre d’intérêt public. C’est la vraie vie, pas les contes et légendes…


    • Et hop ! Et hop ! 10 janvier 18:08

      @Rincevent : 


      Et les dirigeants d’EdF qui éclairait les gares où les malheureux étaient embarqués dan sels trains de la mort ?
      Et les dirigeants des Ponts et Chaussées qui entretenaient les routes qui où des véhicules routiers de la mort transportaient les malheureux vers les trains de la mort ?
      Et les dirigeants des charbonnières qui forcissaient le charbon pour alimenter les locomotives des trains de la mort ?

    • marceau 10 janvier 21:11

      @Rinceventul

      -Le « Chagrin et le Pitié » visait à réécrire l’histoire une vingtaine d’années après la fin du conflit , dans le sens du politiquement correct, c’est à dire visant à culpabiliser la France et les français, .

      -On oubliait ainsi la responsabilité de la classe politique française, notamment celle du Front populaire,responsable du désastre de 40 , par incompétence irresponsabilité,, veulerie.....

      -On oubliait aussi le rôle du PCF et son attitude pro nazis jusqu’en 41 ;La dénonciation de la guerre contre l’Allemagne comme étant une guerre impérialiste, les appels lancés par le pcf appelant à la désertion, au refus de la conscription, sabotant nos usines d’armements. 

      -On faisait semblant d’ignorer ce qu’aurait été la situation de la France occupée et vaincue, si un gauleiter avait été placé à la tête du pays à la place de Pétain

      -On oublie , par exemple, que la politique menée par Pétain visait à protéger les juifs français qui, grâce à Vichy furent dans leur immense majorité épargnés !


    • Rincevent Rincevent 10 janvier 23:17

      @marceau

      Pour parler ainsi de ce film, ou vous ne l’avez pas vu, ou vous n’avez rien compris. Son sujet n’a jamais été de traiter de l’ensemble de la guerre, ni de la situation politique en France. Il focalisait sur une ville de province, Clermont-Ferrand, et demandait à certains habitants comment ils avaient vécu l’occupation, la libération et la suite. Leurs interventions sont diverses, pas toujours sympa mais certainement pas politiquement correctes.


    • Alren Alren 11 janvier 18:34

      @marceau

      "ceux qui étaient orphelins qui n’avaient plus de familles ne furent pas déportés.« 

      C’est faux ! Par exemple il y avait des orphelins (ou parents arrêtés et disparus auparavant) parmi les enfants d’Izieu.
      L’extermination de la race juive en Europe passait par la mort des enfants.

       »Les allemands auraient pu, s’ils l’avaient voulu ne pas déporter les enfants.« 

      Si dans un premier temps, ils ont proposé à Vichy de ne pas le faire, c’est qu’ils craignaient un réveil de révolte du peuple français, en particulier des mères et du clergé qui aurait rendu honteuse toute collaboration.

       »S’ils l’ont fait au final ce ne fut pas pour satisfaire Laval, mais pour remplir les quotas de déportés demandés par Berlin.« 

       Ils ont déporté les enfants à la demande de Vichy pour »ne pas les séparer de leurs parents".
      Vichy n’ignorait pas que les camps allemands n’étaient pas des camps de farniente pour les juifs, mais connaissant les besoins de l’Allemagne en travailleurs du fait d’une trop grande proportion d’Allemands sous les drapeaux, ils pensaient que les juifs seraient des travailleurs forcés, pas systématiquement assassinés.
      Une extermination en plein effort de guerre était contre-productive, irrationnelle. Or les Allemands passaient pour être rationnels. 


    • Alren Alren 11 janvier 18:40

      @Alren

      « qui aurait rendu honteuse toute collaboration. »

      N’oublions pas que sans les ressources énormes tirées de France, l’Allemagne n’aurait pas pu continuer la guerre dès la fin 1941. Or elle n’avait pas les moyens de piller ce pays sans la Collaboration.


    • marceau 11 janvier 21:42

      @Rincevent

      Son but évident était de donner une image négative des français durant l’occupation à travers des témoignages invérifiables de personnes ayant vécu cette période !


    • mmbbb 11 janvier 21:48

      @marceau Vous parlez du Vel Div C est Bousquet qui fut l instigateur Bousquet travaillait de pair avec les SS Tout le monde n a pas eu la chance d avoir comme ami Bousquet . Bousquet a eu une belle carrière et ne fut jamais inquiété. Mitterrand son histoire n a ete revélée tres tard . Les journalistes en france ne dont pas leur job correctement Vous mentionnez DORA, Verner Von Braun travailla et exploita des deportes afin d assembler ses fusées V2 dans ce tunnel lorsque les bombardements furent intensifs sur l Allemagne Les amercains utiliserent ses services lors du programme Appolo Comme les politiques sont des couilles molles, ils n ont pas ose argumenter lorsque les amerloques sortir l affaire des wagons de la SNCF sous l occupation afin de barrer le marche du TGV . 


    • marceau 11 janvier 22:12

      @mmbbb

      Bousquet ne fut l’instigateur de rien.

      -A partir du printemps 42, les allemands occupés sur le front de l’est, firent venir des gens travailler chez eux comme avec le STO, en déportèrent d’autres pour palier au manque de main d’œuvre vu que les allemands étaient occupés à faire la guerre..

      -Les allemands déportèrent pour faire tourner l’industrie de guerre alors qu’ils étaient en manque de main d’œuvre.

      -Bousquet n’était pas concerné par ces déportations, initiées et voulu par les allemands pour combler leur besoin de mains d’œuvre.

       -La seule préoccupation de Bousquet et de Pétain était d’éviter la déportation des juifs français !


    • Rincevent Rincevent 11 janvier 23:25

      @marceau

      Bon, là c’est clair, vous n’avez pas vu le film.


    • mmbbb 12 janvier 07:38

      @marceau je sais que nous vivons une periode ou rien ne repose sure rien Allez tout de même opposer votre argument a certains historiens Il vous faudra effacer certaine archives A vous lire il faudrait lui décerner la medaille de la resistance et Le faire rentrer au Pantheon a cotes des « JUSTES » .


    • marceau 14 janvier 16:14

      @Rincevent

      -Je ne vois pas comment j’aurai pu ne pas voir ce film puisqu’il est passé un nombre incalculable de fois à la TV !


  • marceau 9 janvier 22:07

    -Conformément à la conférence internationale de La Haye de 1938 sur la situation des pays soumis à une occupation étrangère, conformément au contenu des accords d’armistice signés entre la France et l’Allemagne , les services publics étaient placés sous l’autorité de la puissance occupante , en conséquence de quoi c’étaient les allemands, puissance occupante en zone occupée qui dirigeaient le pays, qui avaient autorité sur le fonctionnement des Services Publics.

    Autrement dit la SNCF était placée sous l’autorité allemande force occupante, la police était placée, elle aussi, sous l’autorité des forces occupantes, de même pour la RATP, pour l’EDF ...........autrement dit, reprocher à la SNCF, l’accuser d’avoir transporter des dèportès, est une abjection sans nom et une ignominie que rien ne peut justifier !


    • Rincevent Rincevent 9 janvier 23:00

      @marceau

      Pas tout à fait. La SNCF est restée entre les mains de Vichy. Par contre, elle était bien surveillée par un service allemand dédié à ça : la WDV (devenue HVD en 1942) qui veillait à ce que les demandes des Allemands soient toujours absolument prioritaires.

      Là où le bât blesse, c’est au travers de témoignages relatant le refus de faire des arrêts pour ravitailler en eau et en air les déportés dans les wagons parce que ça ralentirait les trains, ou des ‘’détails’’ comme la facturation aux Allemands des voyages en wagons à bestiaux sur la base d’un billet de 3 ème classe…

      Après, 800 employés de la SNCF ont été exécutés par les nazis pour avoir résisté aux ordres, presque 1 200 autres ont été déportés vers des camps de la mort pour sabotage ou autres actes de désobéissance, et 2 361 sont morts tués par balles, mines ou lors de bombardements, mais ce n’étaient probablement pas les mêmes…


    • Garibaldi2 10 janvier 08:15

      @marceau

      La non responsabilité de la SNCF est d’ailleurs la position d’Arno Klarsfeld, qui fut l’un de ses avocats, et peu suspect de complaisance avec les criminels de guerre.

      De très nombreux criminels de guerre et contre l’humanité qui ont sévi pendant la 2ème guerre, ont terminé leur vie peinards, et leur passé était connu.


    • Onecinikiou 10 janvier 09:12

      @marceau


      « autrement dit, reprocher à la SNCF, l’accuser d’avoir transporter des dèportès, est une abjection sans nom et une ignominie que rien ne peut justifier ! »

      A vos yeux ! 

      Aux yeux de certains, qui n’ont de surcroit bien souvent pas connu les horreurs de la guerre mais se réclament de leur filiation pour exiger leur dû, cela vaut de l’argent. Peu importe que cela ait pour conséquence de jeter du sel sur des plaies non complètement refermées (et pour cause) et raviver un climat délétère.

    • Et hop ! Et hop ! 10 janvier 18:09

      @Rincevent : Les wagons à bestiaux servaient aussi à transporter les troupes, c’était la guerre, c’était normal.


  • zygzornifle zygzornifle 10 janvier 08:42

    neuneu l’a bien filé en catimini a un prince d’Arabie Saoudite , elle est devenue comme le bac .....


  • Orchidoclastophobe Orchidoclastophobe 10 janvier 11:58

    La légion d’honneur est décidément attribuée à ceux qui n’en ont plus... @Christelle Néant : heureusement il subsiste de vrais journalistes comme vous ! Merci au passage pour toutes vos nouvelles du front.


    • Christelle Néant Christelle Néant 10 janvier 12:01

      @Orchidoclastophobe
      Merci du compliment smiley


    • Christelle Néant Christelle Néant 10 janvier 17:23

      @Orangêcitron
      En quoi est-ce que je fais la promotion de nazis ? Dites-moi ? Non parce que ce genre d’accusations sans fondement qu’on me ressort tous les deux mois, le tout sans preuve ni le début d’un fait, ça commence à bien faire.


    • Et hop ! Et hop ! 10 janvier 20:39

      @Christelle Néant

      Vous faites la promotion des Nazis, parce que vous essayez de faire croire que «  un des plus terribles criminels contre l’Humanité » est un des dirigeants de la SNCF allemande qui s démenait pour faire marcher les locomotives, les aiguillages, pour faire livrer du charbon, pour réparer les dommages causés par les bombardements, pour payer les cheminots. Si les plus terribles criminels contre l"Humanité c’est ça, ils n’étaient vraiment pas bien méchants. Il y avait aussi les directeurs des postes allemandes qui faisaient transporter des ordres d’arrestation, des lettres antisémites, et qui étaient des complices actifs de l’Holocauste.
      Ca ne vous suffit pas la cause actuelle du Dombass ?

    • Christelle Néant Christelle Néant 11 janvier 05:31

      @Et hop !
      Ce monsieur se démenait surtout pour faire acheminer les trains vers les camps de la mort, et assurer leur priorité absolue sur tout le reste. Et il savait parfaitement ce qu’il transportait et vers quoi. La poste ne lisait pas toutes les lettres. Lui il savait ce qu’il faisait, ce qu’il transportait. C’est en cela qu’il mérite largement ce qualificatif. Donc merci d’arrêter de vouloir minimiser les crimes de ce monsieur.


    • marceau 11 janvier 13:52

      @Christelle Néant

      -Depuis Hilberg historien juif de nationalité américaine spécialiste de l’Allemagne nazi, on sait qu’il n’y a jamais eu de « camps de la mort » en Allemagne en Autriche ou en France .Le seul endroit où ces camps existaient était la Pologne (Auswich Sobibor, Birkenau....) de l’autre côté du rideau de fer.

      -Jusque dans les années 90 une plaque commémorative à Auswitch indiquait que 4 millions de personnes dont de nombreux juifs avaient été exterminés dans ces camps.

      -Après 90, après l’effondrement de l’URSS, une nouvelle plaque commémorative fut mise en place qui ne faisait plus état que d’un million de morts dont de nombreux juifs .


    • Christelle Néant Christelle Néant 11 janvier 19:06

      @marceau
      Si vous voulez discuter des chiffres etc allez faire cela sur un article dédié. Ici nous ne parlons que du cas de ce monsieur qui a été plus que complice, il a été acteur de l’Holocauste.


    • marceau 11 janvier 21:48

      @Christelle Néant

      -Vous allez bientôt nous sortir que toutes les personnes ayant vécu à cette époque ont été complices, acteurs, responsables de l’Holocauste.

      -Pour mémoire la 2GM a fait entre 60 et 75 millions de morts (15à20 millions de russes, 12 millions de chinois, 5/600 000 français.........)


    • marceau 11 janvier 21:53

      @Christelle Néant

      Arrêtez de dire n’importe quoi, tous les trains transportant des déportés n’étaient pas, loin s’en faut, des trains de la mort chargés de transporter des déportés dans des camps de la mort. Nombre de déportés sont rentrés chez eux !


    • Christelle Néant Christelle Néant 12 janvier 05:31

      @marceau
      Merci d’aller faire du révisionnisme malsain ailleurs. Si vous voulez absoudre les gens qui ont permis à ces atrocités de se faire en toute connaissance de cause, allez faire ça ailleurs qu’ici.


    • marceau 14 janvier 16:19

      @Christelle Néant

      -Ca y est, l’argument final et fatal a été lancé « révisionniste ».

      -Soit l’on se soumet à la doxa, soit l’on est un révisionniste.

      -Jusqu’aux années 90 une plaque commémorative à Auswitch indiquait que 4 millions de personne avaient été tuées dans ces camps.

      -Après la chute du bloc communiste une nouvelle plaque a été posée à Auswitch indiquant 1 million de mort.

      C’est qui les révisionnistes ?


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 janvier 16:48

      @marceau
      Parce que la méthode de calcul a été revue entre temps (les soviétiques avaient calculé sur base des capacités des fours crématoires, ensuite il y a eu des calculs basés sur les documents retrouvés). Et que cela ne change rien au fait que l’Holocauste a eu lieu, et qu’un certain nombre de gens dont ce monsieur en ont été les complices actifs. Vous vous êtes là en train d’absoudre ces personnes avec des arguments fallacieux. Donc oui c’est du révisionnisme malsain. Le qualificatif qui va avec est important.


    • marceau 14 janvier 20:39

      @Christelle Néant

      « Parce que la méthode de calcul a été revue entre temps (les soviétiques avaient calculé sur base des capacités des fours crématoires, ensuite il y a eu des calculs basés sur les documents retrouvés »

      -N’importe quoi.Les russes auraient donc mis 45 ans pour recalculer le nombre de personnes mortes à Auswitch faisant passer ce total de 4 à 1 millions.

      Vous savez que vous pouvez être drôles quand vous voulez ?


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 janvier 21:08

      @marceau
      Parce que l’URSS ne voulait pas admettre son erreur de calcul pour des raisons idéologiques évidentes. Faut pas avoir fait St Cyr pour le comprendre. Y a rien de drôle là dedans.


    • marceau 14 janvier 22:03

      @Christelle Néant

      Argumentaire ridicule.

      Donc si il n’y a pas eu 4 millions de morts à Auswitch, mais 1 million, le total des victimes juives évalué à 6 millions au lendemain de la guerre, aurait du baisser en tenant compte de cette modification non ?


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 janvier 22:07

      @marceau
      C’est le votre d’argumentaire qui est ridicule, sans être drôle malheureusement. Vous êtes là en train de discuter chiffres et estimations du nombre de victimes, pour essayer de renier le fait que cela a existé et que ce monsieur en a été complice. C’est immonde. Fin de la discussion en ce qui me concerne. Allez jouer à ca ailleurs.


    • Desmaris 16 janvier 10:51

      @Et hop ! votre réaction montre bien à elle seule votre mauvaise foi, à savoir de n’avoir pas lu l’article, le monsieur en question contrairement à vos affirmations mensongères, était en poste dans le district d’Opole, avec sous sa responsabilité les trains de déportations vers les camps et de travail et d’extermination, je vous conseille vivement 1) de lire l’article de bout en bout, 2) de trouver les travaux cités notamment le fameux livre noir, 3) de vous renseigner sur la localisation d’Opole et ce qu’était ce district dans le Gouvernement général de Pologne 4) de vous prendre par la main, l’ironie acide ne suffit pas à faire l’intelligence, vous pouvez toujours être cynique, voire pire, mais vous pouvez aussi débattre honnêtement. Croyez-vous vraiment que combattre la peste brune ne concerne que le Donbass ? Croyez vous vraiment, du moins votre intelligence peut-elle le concevoir, que ce fléau, comme le nuage de Tchernobyl, s’arrête aux frontières... du Donbass ? Une preuve formelle que vous n’avez pas lu l’article, c’est que vous identifiez Christelle comme l’auteur... je vous prends en flagrant délit, vous devriez vraiment regarder qui a signé... en 5) pour débattre : encore une fois de l’honnêteté, donc ne pas se moquer des gens, se garder des jugements à l’emporte pièce, mais il est vrai que nous sommes sur internet, votre pseudo éclaire aussi l’état d’esprit et Hop ! vite fait, mal fait, ignorance et croyance que derrière un fauteuil chez soi, vous êtes le maître du monde. Il va sans dire que je vous laisserai lâcher votre surplus de bile après ce message, qui vous encouragera peut-être à réfléchir avant de poster, à vous je vous laisse troller en paix


    • Et hop ! Et hop ! 16 janvier 18:08

      @Desmaris : 


      Vous faites bien d’attirer mon attention sur le fait que ce fonctionnaire des chemins de fer allemand n’était pas un responsable national mais seulement régional, donc absolument pas responsable de l’organisation des convois internationaux, donc qu’il ne jouait absolument aucun sur la déportation des juifs vers les camps de travail en Pologne.

      Les trains du district d’Opale transportaient d’abord des civils, ils ont permis d’acheminer des vivres, des médicaments, des vêtements, des produits d’hygiène et de chauffage, des médecins, y compris vers les camps de travail, ils ont permis aussi aux déportés et les prisonniers libérés de retourner dans leurs pays d’origine. Ils ont sauvé beaucoup de vies.

      Quand les chemins de fer ont cessé de fonctionner à cause des bombardements, la mortalité dans les camps de concentration est devenue énorme, regardez les statistiques des décès :plus de 95 % des morts pendant la dernière année de la guerre, plus de 50 % le dernier mois avant la fin de la guerre, ce bonhomme devrait être décoré pour toutes les vies sauvées par son travail. 


    • Christelle Néant Christelle Néant 1er février 10:20

      @kelenborn
      Je vous laisse le fait de picoler, pour ne pas être capable de voir que l’article n’est pas de moi, mais que son auteur m’a juste autorisé à le publier ici. Il a d’ailleurs répondu dans les commentaires.


  • Tom France Tom France 10 janvier 16:05

    Plusieurs milliers de nazis parmi les plus importants ont été exfiltrés par les US juste après la guerre et ont servis essentiellement au développement de l’arme nucléaire, au programme spatial de la NASA et au développement de divers programmes d’armements du Pentagone, de la CIA et du mossad ! 

    Ne pas oublier aussi que le premier président de la première commission européiste fut walter hallstein, un éminent juriste sous le 3 ème reich !

  • Gvar 10 janvier 17:49

    Personnellement je ne comprends pas les honnêtes gens qui continuent d’accepter la Légion d’Honneur et ceux qui l’ont déjà eue et qui ne la rendent pas. 
    Ce titre n’a plus aucune valeur depuis bien longtemps car il mélange réelle reconnaissance et stratégies géopoliticiennes. Si demain on me la décernait, ça me poserait un sérieux problème moral d’accepter un titre que l’on a décerné à un sacré paquet de sales types avant moi, je cite pèle-mêle le prince héritier d’Arabie Saoudite, Ali Bongo, Vladimir Poutine, Ben Ali, Mussolini, Papon, Pétain et j’en passe !


  • Crab2 11 janvier 11:26

    Les pamphlets maudits

    J’ai essayé, à plusieurs reprises, de lire Céline, sans parvenir à dépasser la dizaine de pages
    - je ne peux oublier le génocidaire avant l’heure - publier ces pamphlets maudits sans une préface serait une ignominie...

    https://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/01/les-pamphlets-maudits.html


  • marceau 11 janvier 21:55

    Lisez « Le voyage au bout de la nuit », il ne parle pas des juifs, il raconte sa vie à Montmartre, à Clichy..... :


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