samedi 24 juin - par Alexis Toulet

Brexit - l’opinion britannique et les réalités politiques

Les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne viennent de commencer. Or, il ne semble pas y avoir beaucoup de clarté sur le type de relations que les Britanniques voudraient entretenir avec l'U.E. après en être sorti, en demeurant ou non membre du marché unique ou du moins de l'union douanière. Même, l'échec relatif de Theresa May ayant perdu sa majorité lors des élections parlementaires anticipées qu'elle avait déclenchées fait naître des espoirs chez plusieurs dirigeants européens, d'Angela Merkel à Emmanuel Macron - et s'il était possible qu'outre-Manche, on change d'avis ?

- Je pars !

- Euh, t'es sûre ? Si tu changes d'avis, hein...

L'opinion

Concernant le sujet du Brexit, il faut évidemment recommander de ne pas négliger l'opinion que le peuple britannique peut en avoir.

A qui souhaite explorer le sujet, ce site sera fort instructif.

Quelques points saillants :

D'où il est loisible de conclure que le Brexit "doux" est l'option préférée du peuple britannique. La majorité s'oppose en particulier à ce qu'on lui repose la question, y compris donc une partie de ceux qui avaient voté pour rester.

Les Britanniques sont d'autre part nombreux à penser pouvoir négocier à la fois le contrôle sur l'immigration européenne ET le commerce libre avec l'Europe, ce qui semble en fait politiquement irréaliste compte tenu de la position très forte prise par l'ensemble des autres membres de l'UE en sens inverse. Placés devant l'impossibilité manifeste d'obtenir les deux à la fois, il reste à voir si la majorité des Britanniques donnerait la priorité à la liberté du commerce – confirmant le souhait du Brexit "doux" – ou s'ils donneraient la priorité au contrôle de l'immigration – d'où un Brexit "dur".

Les autres forces… et les facteurs proprement politiques

D'autre part, en dehors des souhaits majoritaires de la population, il convient de ne pas négliger les autres facteurs, étant donné qu'après tout les gouvernements ne font pas nécessairement exactement ce qu'attendent leurs électeurs.

La première chose à noter est que la City, c'est-à-dire la plus grande place financière européenne, est vent debout contre la possibilité d'un Brexit "dur", la sortie du marché unique pouvant s'avérer très nuisible, voire assez catastrophique pour ses affaires. C'est là une force qui pousse dans le même sens que la majorité de la population – dans le sens d'un Brexit "doux".

Il faut encore noter qu'un grand nombre de députés des deux principaux partis, à la fois conservateurs et travaillistes, veulent pousser dans la même direction, et qu'ils commencent même à se coordonner sans véritablement s'en cacher.

On pourrait donc penser qu'avec tant de planètes alignées comme il le faut, la voie du Royaume-Uni vers le Brexit "doux", avec participation continuée au marché unique comme à l'union douanière, se rapprochant par exemple du modèle norvégien, est bien dégagée et sera suivie jusqu'à bon port.

Brexit_effeuiller_la_marguerite.jpg

Je pars un peu, beaucoup, passionnément... pas du tout ?

Ce n'est pas nécessairement si simple. Voir quelques arguments ici.

Pour résumer, réussir un Brexit "doux" suppose d'abord de passer les obstacles suivants :

  • Sa majorité très étroite – voire inexistante sans accord avec le DUP – rendra Theresa May très dépendante de l'aile dure anti-européenne de son parti, celle qui n'acceptera rien de moins que le Brexit le plus net et franc. C'était justement l'un des objectifs des élections anticipées que de fournir une majorité nette, et avec elle une bien plus grande liberté de manœuvre au gouvernement. Il n'aura échappé à personne que c'est raté – au contraire, le gouvernement sera bien moins libre
  • Le DUP n'a pas une position bien claire sur le type de Brexit qu'ils veulent. Le Democratic Unionist Party parti nord-irlandais unioniste, partenaire potentiel permettant aux conservateurs d'atteindre une majorité au parlement, d'une part souhaite évidemment éviter une frontière "dure" entre République d'Irlande et Irlande du Nord. D'autre part sa tendance est nationaliste et ses partisans souhaitent que le R.U. soit en dehors de l'union douanière. S'ils sont partenaires de coalition des conservateurs, leur influence sera incontournable. Dans quel sens elle jouera, c'est une question ouverte
  • Les travaillistes ne sont pas bien clairs non plus sur leur type préféré de Brexit. D'une part ils ont eu intérêt à conserver une certaine ambiguïté, tirant de nombreux suffrages à la fois de certains des plus pro-européens et de certains des plus anti-européens. D'autre part ils pourraient choisir de conserver cette ambiguïté, sachant qu'il est assez possible que de nouvelles élections aient lieu avant la fin de l'année – c'est ce à quoi s'attendrait Jeremy Corbyn – voire même laisser les conservateurs s'empêtrer dans les négociations sur le Brexit pour mieux forcer de nouvelles élections
  • Enfin, le temps est compté. Il s'est déjà écoulé 1 / 8ème des deux ans prévus par la procédure pour la négociation des conditions de sortie. Or un Brexit "doux" sera plus long à négocier qu'un Brexit dur, parce que l'accord sera beaucoup plus complexe. De plus, il devrait être approuvé par l'ensemble des parlements des pays de l'UE, et il ne peut être question de le signer juste avant la date limite du 29 mars 2019, on parle plutôt de la fin 2018 au plus tard. Et tout nouveau retard résultant des instabilités et palinodies possibles du parlement britannique sans majorité, sans parler d'une nouvelle élection, ne fera qu'augmenter la difficulté. Sans oublier encore que l'UE insiste pour négocier l'accord de sortie – combien le Royaume-Uni devra payer, notamment – avant de même commencer à parler de l'accord nécessaire à un Brexit "doux". Il est tout à fait possible que la discussion autour du prix de la sortie – il s'agit de dizaines et de dizaines de milliards, des chiffres jusqu'à cent milliards ont circulé – s'éternise et réduise encore le temps disponible pour parler d'un nouvel accord.

En guise de conclusion très préliminaire

La majorité des Britanniques comme des forces économiques veulent un Brexit "doux" qui leur permettrait de conserver l'accès au marché unique. Cependant, les obstacles proprement politiques sont sévères – non pas à cause de l'opinion, mais à cause des intérêts et calculs enchevêtrés des différents acteurs du monde politique britannique – sans oublier les obstacles résultant de la tactique de négociation de l'UE et des contraintes calendaires étroites. On n'atteint pas toujours le résultat que l'on vise. C'est une partie de l'art du politique que de le permettre, et le premier ministre britannique – dont le talent politique n'a pas été si brillamment démontré lors de la dernière séquence électorale – rencontrera des difficultés très sérieuses à y parvenir, qui pourraient fort bien s'avérer bloquantes.

Perplexite.jpg

Mais alors... on fait quoi, au final ?

Difficile de discerner quel est le plus probable, du Brexit "dur" ou du Brexit "doux".

Dans tous les cas, et sauf catastrophe économique annoncée (faut-il dire : souhaitée ?) par plus d'un opposant au Brexit, qui pour convaincre la majorité des Britanniques d'y renoncer devrait à la fois être absolue au Royaume-Uni ET ne toucher que très peu le Continent ET survenir dans les dix-huit mois – ce qui fait tout de même beaucoup de conditions – le scénario de loin le moins probable est celui de l'abandon du Brexit.



41 réactions


  • Leonard Leonard 24 juin 08:43

    La perfide Albion a compris en premier ce qu’il fallait faire de l’E.U.R.S.S


    • Ouallonsnous ? 25 juin 15:30

      @Leonard

      Et j’ajoute que pour les Anglais ce ne sera pas Brexit doux ou dur, mais Brexit à l’anglaise selon leurs règles et non selon celles de ce conglomérat de gouvernements d’états pieds et poings liés dans la nasse de l’oncle Sam


  • Trelawney Trelawney 24 juin 09:17

    Le problème d’un « Breixit doux » pour arriver au même statut que la Norvège réside dans le montant de la dotation que le RU devra payer à l’UE. Pour que la Norvège bénéficie des accords avec l"UE, elle doit payer une dotation de 14 milliards d’euro par an sans recevoir d’aides en retour.

    Les raisons du Breixit était que le RU payait trop cher l’UE.
    Pour ce qui est des deux ans de délai ; sachez que le Groenland a mis 4 ans à sortir de l’UE donc la sortie du RU n’est pas pour tout de suite

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 juin 18:03

      @Trelawney
      Vous savez d’où sortent les chiffres annoncés, 60 milliards d’euros ? 100 milliards d’euros ? Les Mamamouchis européens ont calculé le manque à gagner pour le budget de l’ UE avec le départ de la GB, jusqu’en 2020 ou 2022 ..., une arnaque de mafieux.


      Si vous résiliez le bail de votre logement avant la date, vous ne payez pas pour les années prévues dans le bail. Mais à Bruxelles, ils ont décidé que la GB devait payer pour les années où elle ne serait plus dans l’ UE !

      PS : Pour les 2 ans, vous faites une erreur. Le Groenland est sorti de l’ UE en 1982, avant le Traité de Lisbonne de 2005, qui a introduit une clause de sortie de 2 ans. Avant il n’y avait pas de délai prévu.
      Par exemple, en 1992, le Traité de Maastricht ne prévoyait pas de clause de sortie. 

    • Lugsama Lugsama 26 juin 10:09

      @Fifi Brind_acier

      En Espagne vous payez le bail complet, comme dans de nombreux pays... ce n’est pas forcément au proprietaire d’assumer ces risques, un contrat vous engage.

      Il n’y a pas d’arnaque, le RU doit payer pour tous ce qu’elle avait validé plus les retraites de ses fonctionnaires européens etc, oui ça sera une fortune, mais c’est son choix, pas une arnaque, à moins de penser que le brexit le soit..


    • Doume65 26 juin 11:19

      @Lugsama
      « une arnaque de mafieux »

      L’UE de tout évidence cherche d’une part à punir l’UK et d’autre part à dissuader les autres velléités de sortie. Par ce comportement et bien d’autres, l’UE ressemble en effet à une mafia.


    • Lugsama Lugsama 27 juin 09:02

      @Doume65

      L’UE doit faire en sorte que le brexit dissuade, oui, que l’on profite bien plus du gigantesque marche europeen quand on en fait parti, et c’est pas mafieux c’est normal, d’ailleurs beaucoup de pays le font déjà. Et oui ça veux dire payer plus sans pouvoir influer sur les règles que l’on subit donc moins de souveraineté.

      Mais la il s’agit d’une facture sur ce que le RU doit déjà pour les années prochaines, pas d’une punition, ce sont leur dettes. Point.


  • Daniel Roux Daniel Roux 24 juin 09:21

    Si j’ai bien compris, les négociations qui débutent n’ont pour but que de définir les modalités de la rupture, c’est à dire et principalement, d’établir le solde financier, entre l’UE et la GB, qui pour l’instant, fait toujours partie de l’Union avec les droits et devoirs qui vont avec.

    Ce n’est qu’une fois la rupture effective que des négociations entre l’UE et la GB indépendante, commenceront.

    En tout cas, c’est la position officielle de la Commission.

    La stratégie de la GB est de tenter d’obtenir des garanties et le soutien de quelques chefs d’état, en les rencontrant un par un. La stratégie de la Commission est de présenter un front uni.

    En général, c’est le chacun pour soi qui domine les relations dans l’UE, comme l’a montré la décision unilatérale de Merkel sur le million de réfugié qu’elle comptait faire entrer en Europe.

    Trump, en jouant l’éléphant dans le magasin de porcelaine et en s’attaquant de front à l’Allemagne, qui, par réaction, se rapproche de la France, ôte un soutien décisif à la GB.


    • Lugsama Lugsama 24 juin 09:32

      @Daniel Roux

      Au final de toute façon c’est un accord commercial avec l’ensemble de l’UE, négociation État par État ou non, le commerce est une compétence « fédéral ».


  • Lugsama Lugsama 24 juin 09:24

    Les anglais regrettent de plus en plus le brexit, les classes populaires commence à manger sévère les conséquences pourtant seulement anticipé pour le moment ! Il faut se souvenir que le RU est entré en mendiant à genoux dans l’UE, l’Europe avait en réalité sauvé leur souveraineté d’un protectorat du FMI. D’ailleurs l’adhésion avait été aprouvé par référendum. Il n’y a pas de gratitude du ventre..

    On peux d’ailleurs s’interroger de la légitimité d’un referèndum qui excluait les nombreux Britanniques à l’étranger, drôle de conception de la démocratie.. ce référendum excluait une parti du peuple, dans n’importe quel pays du monde ça serait un scandale absolue.

    Ensuite il faudrait que l’UE s’arme contre ce chantage, on ne peux accepter de construire une union si importante politiquement si n’importe quel État peux la remettre en cause si facilement. L’article 50 est trop permissif..


    • Ar zen Ar zen 24 juin 12:26

      @Lugsama

      Il faudrait que vous relisiez la constitution française qui indique, entre autre chose : « la souveraineté appartient au peuple qui ...... »

      Pouvez vous me dire à qui appartient la souveraineté dans l’Union européenne ? Question simple n’est-ce pas ? 

      La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

      Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

      Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

      Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.


    • Alren Alren 24 juin 18:07

      @Lugsama

      « Les Anglais regrettent de plus en plus le brexit, les classes populaires commence à manger sévère les conséquences pourtant seulement anticipées pour le moment ! »

      Je crois que vous prenez vos désirs pour des réalités ! Aucune source d’information, même hostile au brexit (et elles sont nombreuses dans le monde de propagande pro-UE dans lequel nous baignons) n’écrit que la perspective du brexit a entraîné une baisse du pouvoir d’achat des classes populaires non plus qu’un hausse du chômage.

      C’est le libre-échange qui a été catastrophique pour la population laborieuse de GB en provoquant une désindustrialisation encore plus forte qu’en France où on subsisté des « noyaux durs » tels les Chantiers de l’Atlantique.

      Si la City est vent debout contre le brexit, ce n’est pas pour protéger les intérêts du peuple mais les siens, elle dont « l’industrie » est la finance avec une situation anormale de première place mondiale sans rapport avec la puissance économique de l’île mais souvenir de l’immense empire colonial.

      Le retour de frontières entre elle et les pays de l’UE inciterait les clients à se tourner vers des interlocuteurs européens en premier lieu l’Allemagne. (Quoi que les soucis de la Deutsche bank en incite(ro)nt certains à la prudence)

      Mais malgré les espoirs des maîtres discrets de la City, inévitablement, inexorablement, cette anomalie que constitue la puissance financière de la City va diminuer ne serait-ce que parce que la puissance chinoise n’a pas besoin d’elle.

      « Ensuite il faudrait que l’UE s’arme contre ce chantage, on ne peut accepter de construire une union si importante politiquement si n’importe quel État peut la remettre en cause si facilement. L’article 50 est trop permissif. »

      Vous rendez-vous compte que cette phrase ôte la souveraineté à chaque État, c’est-à-dire en principe au peuple souverain de chaque État, pour la remettre à une entité abstraite, l’UE dont les dirigeants ne sont pas élus par les peuples ? Vous voulez abolir la démocratie, rien de moins ! Or l’UE est présentée comme un parangon de démocratie !!! (Même si dans la réalité c’est tout le contraire avec cette hypocrisie qui caractérise toute l’institution.)

      En fait l’UE est comme un contrat passé entre les pays qui la composent, or un contrat (de droit privé) qui ne prévoit pas les conditions de départ d’un contractant n’est pas valable.

      Le traité européen, ce n’est pas comme un pacte avec le Diable, quand même !


    • Ar zen Ar zen 25 juin 00:25

      @Alren
      Merci pour ce commentaire. J’approuve. 


    • Lugsama Lugsama 26 juin 10:10

      @Ar zen

      L’adhésion à l’UE et l’€ ont été adopté par réfendum..


    • Doume65 26 juin 11:34

      @Lugsama
      « Les anglais regrettent de plus en plus le brexit »
      Dommage que tu ne t’interesses pas aux liens fournis bénévolement dans le texte. Ça t’aurait évité cette bêtise.

      « On peux d’ailleurs s’interroger de la légitimité d’un referèndum qui excluait les nombreux Britanniques à l’étranger »
      Et le fait que la classe politique française se soit assise sur le référendum français, ça te fait t’interroger aussi ?


    • Ar zen Ar zen 26 juin 12:24

      @Lugsama


      Vous écrivez : « L’adhésion à l’UE et l’€ ont été adopté par réfendum  ».
      En France ? Non, pas en France ! Jamais de la vie. Vous citez quelles sources ? 

      Le traité de Lisbonne a été validé par la procédure du congrès, dans le dos du peuple. Le TCE a été rejeté à la majorité des Français. 

    • Lugsama Lugsama 27 juin 13:27

      @Ar zen

      Ai-je parlé du traité de Lisbonnes ? Non.


      Ce que je dit est vrai : 20 septembre 1992 adoptation du traité de Maastrich par referundum.

    • Ouallonsnous ? 28 juin 16:27

      @Lugsama

      Arrête de te tortiller Lugsama, tu es dans ta merde !


  • Ar zen Ar zen 24 juin 09:27

    Le « Brexit dur » ou le « Brexit doux » sont des vues de l’esprit. 


    S’exprimer ainsi revient à vouloir absolument « catégoriser » les choses. Il y a d’infinies possibilités entre ces deux « brexits ». 

    L’article 50 du TUE prévoit une « négociation » entre la partie voulant sortir, la Grande Bretagne, et l’UE. Qu’est ce que c’est qu’une négociation ? Pour que la négociation aboutisse les deux parties doivent réaliser des concessions mutuelles ! Et comme l’article 50 prévoit expressément que la sortie est de droit au bout de 2 années, l’intérêt des parties est bien de trouver un consensus.



    La négociation est l’action de négocier, c’est-à-dire de :
    • traiter une affaire avec quelqu’un, de faire du négoce,
    • discuter sur les conditions d’un arrangement afin de parvenir à un accord ou une convention satisfaisante pour toutes les parties, que ce soit dans le domaine privé ou public.
      Exemple : négociation entre une centrale d’achat de la grande distribution et un producteur.
    • par extension, engager avec la partie adverse des pourparlers en vue de mettre un terme à un différend ou à un conflit ou de rédiger un texte commun, notamment au niveau international.
      Exemple : négociation pour un accord de paix.
    • discuter entre partenaires sociaux pour parvenir à un accord sur un sujet de politique économique et sociale.
      Exemple : les négociations salariales.

    La négociation est un processus qui se traduit par la confrontation d’intérêts matériels ou quantifiables incompatibles pour deux ou plus interlocuteurs, en général, durant un laps de temps déterminé. Pour que la négociation aboutisse les différents interlocuteurs doivent réaliser des concessions mutuelles afin de rendre compatibles les différents intérêts en jeu.

    • Lugsama Lugsama 24 juin 09:34

      @Ar zen

      Les européens ont-ils réellement intérêt à ménager le RU ?


    • Ar zen Ar zen 24 juin 12:22

      @Lugsama

      Mais les « Européens » ne sont pas supérieurs aux Britanniques dans cette affaire. 

      Il s’agit d’une « négociation » dans laquelle les deux parties ont autant de poids l’une que l’autre. 

      Relisez ce qu’est une « négociation ». 

      Je pense que c’est la GB qui dispose des meilleurs atouts. Pourquoi ? Parce que l’article 50 indique que si au bout de 2 années les « négociations » n’ont pas abouti, la sortie est de droit. Les Européens ont donc tout intérêt à trouver des accords sinon ils seront gros jean comme devant et les britanniques seront sortis. Mais ça, les européens le savent et le négociateur chargé de trouver les arrangements ne ramène pas trop sa fraise. Ce sont les médias, qui pour assurer leur propagande, présente toujours et sans cesse ces négociations comme étant une prérogative de l’UE. C’est un mensonge ! Il s’agit de négocier, les deux parties partent à égalité ! 

      Rien n’oblige la GB à accepter les conditions de l’UE. L’inverse est vrai aussi. La GB et l’UE trouveront une sortie convenable et acceptable. Il n’y aura pas de « Brexit dur ou doux ». Pourquoi caractériser les choses à outrance ?



    • Trelawney Trelawney 24 juin 20:33

      @Ar zen
       si au bout de 2 années les « négociations » n’ont pas abouti, la sortie est de droit. 

      Et alors ?
      Les anglais feront quoi de leurs zones de pèches ? 
      Ils feront quoi des lignes aériennes qui ne passent pas par leur pays ?
      Ils feront quoi des taxes de transports pour Calais l’Eurotunel et même l’Irlande ?
      Ils feront quoi de leurs résidents dans la zone de l’UE ?
      Ils feront quoi quand l’Eccose voudra rejoindre l’UE et quitter le RU ?
      Et surtout, ils feront quoi des taxes de transfert d’argent vers la City.

      Bien sur c’est Asselineau et sa bande qui s’arcboute sur un article du traité qui dit machin chouette. La vérité est que l’UE perd le PIB du RU pendant que le Ru perd tous les avantages lié à l’UE. Et si vous ne pensez pas qu’il y it des avantages regardez vers la Norvège qui paie 14 milliard d’euro âr an pour bénéficier de ces avantages


    • Ar zen Ar zen 25 juin 09:20

      @Trelawney

      C’est très simple. 

      Pour les zones de pêche, ils feront comme ils veulent dans leurs eaux territoriales. Ils n’auront plus de quota. La France et la pêche artisanale bretonne, que je connais particulièrement bien, est en train de mourir de notre appartenance à l’UE. Ce qui est privilégié dans l’UE, ce sont les pêches industrielles, celles qui détruisent tout, celles qui réalise 90% des captures alors que cette flotte industrielle ne représente que 10% des navires dans le monde. 

      Ils font comment les Australiens, les Suisses, les Norvégiens des lignes aériennes qui ne passent pas par leur pays ? 

      Comment font les suisses et les Norvégiens pour les taxes à l’entrée de leur pays ? 

      Comment font les Norvégiens, les Islandais et les Suisses de leurs résidents dans la zone EU ? 

      Connaissez vous l’Espace Economique Européen, EEE ? Savez que c’est à ce titre que la Norvège verse des fonds à l’UE ? La Suisse ne fait pas partie de l’EEE. Elle négocie ses accords avec l’UE, soit des accords bi-latéraux, soit des accords pluri-latéraux. Et la Chine, est-ce qu’elle commerce avec l’UE ? 

      C’est une idée farfelue que de croire qu’il faut appartenir à un bloc ayant les mêmes règles économiques pour pouvoir faire du commerce avec celui ci. Tous les pays du monde font du commerce avec l’UE. Est-ce que cela présente une difficulté ? La propagande européiste marche bien ! Comme si ne pas appartenir à l’UE empêchait un pays de faire du commerce avec les pays qui la composent ! C’est débile comme principe ! Lorsque les Britanniques seront sortis de l’UE, les Mercedes et les Audi continueront à être vendues à Londres, n’est-ce pas ? 


      Vous savez que la GB restera membre de l’OMC ? Vous savez qu’actuellement, c’est un ambassadeur de l’UE qui négocie auprès de l’OMC pour l’ensemble des pays de l’UE ? Vous le savez ? Les Britanniques auront leur propre représentant à l’OMC et feront comme tous les autres pays, ils négocieront en fonction de leurs intérêts propres. Est-ce que c’est compliqué ? 

      Les avantages liés à l’UE, quels sont-ils ? Savez vous que la balance commerciale de l’UE est calculée pour les 28 pays ? Savez vous que la balance commerciale de la GB est déficitaire, celle de la France aussi et celle de l’Allemagne la plus excédentaire du monde ? Vous le savez ? 

      Parlez moi de la balance commerciale de l’Union européenne. 

      Sans compter qu’en sortant de l’UE la Grande Bretagne va pouvoir équilibrer sa balance commerciale. En 2015 la balance commerciale de la GB était dangereusement déficitaire.
      Le déficit de la balance commerciale est un problème pour l’économie de l’État, il crée du chômage. Il faut y remédier en menant une politique publique de protectionnisme. Or, dans l’UE, c’est la balance commerciale des 28 Nations qui est prise en compte. C’est ainsi que l’Allemagne avec un excédant commercial phénoménal, le premier du monde devant la Chine, plombe tout le système. Comment ne pas voir que l’UE profite à plein pour l’Allemagne et enterre les économies des pays du sud, dont la France. Il n’existe aucune possibilité de créer de l’emploi en France dans ces conditions. Nous allons vers la ruine grâce à l’Union européenne. 

      Dans des conditions « normales » le monnaie Allemande aurait très rapidement pris des forces devant les autres monnaies du monde. Il y aurait eu perte de compétitivité et un retour vers un certain équilibre de la balance commerciale se serait produit. Dans l’UE, puisque les pays sont arrimés les uns aux autres, les équilibres se font à l’échelle des 28. C’est totalement dingue !

      En sortant de l’UE la Grande Bretagne pourra équilibrer sa balance commerciale. Si elle importe trop, elle mettra en place des droits de douane. Ceci relancera la production interne. Un pays doit trouver l’équilibre de sa balance commerciale. Dans l’UE il est impossible de jouer avec ses droits de douane, puisque ceux ci sont définis pour les 28 pays par l’UE. C’est confondant de débilité ! 






    • Trelawney Trelawney 25 juin 16:58

      @Ar zen
      Pour les zones de pêche, ils feront comme ils veulent dans leurs eaux territoriales. 
      Grace à l’UE le RU pouvait pécher en dehors de ses eaux territoriales. Comme il y a breixit, c’est fini. Que feront les pécheurs anglais ? Chômage.

      Ils font comment les Australiens, les Suisses, les Norvégiens des lignes aériennes qui ne passent pas par leur pays ? 
      C’est interdit pour une compagnie aérienne, d’avoir une ligne qui n’a pas de départ ou d’arrivée dans son pays d’origine, sauf pour les compagnies de l’UE. Easyjet devra fermer sa ligne Bruxelles Milans, sauf à quitter le RU. ce qu’elle fera de toute évidence
      Comment font les suisses et les Norvégiens pour les taxes à l’entrée de leur pays ?
      Elles n’en prélèvent pas, car ces deux pays sont encerclés par l’UE. Donc elles entérinent les accords commerciaux de l’UE et versent des dividendes à l’UE pour cela. De plus si ces deux pays ont signé les accord de Schengen ça n’est pas pour rien.

      Ne pensait pas une seconde que l’OMC qui ne donne que des recommandations est au dessus de la zone UE qui est une zone de libre échange. Et dans libre échange il y a libre

      En sortant de l’UE la Grande Bretagne pourra équilibrer sa balance commerciale. 
      Elle n’équilibrera rien du tout et sera dépendante des autres pays. Seulement en quittant l’euro elle fera chuter sa £ et sera en grande difficulté sauf à fermer ses frontières et limiter la vente de produits étrangers sur son pays. je vous laisse imaginer ce qu’en penseront les anglais.

      C’est facile de rejeter la faute de nos problème sur l’UE, mais c’est lorsqu’on la quitte que l’on s’aperçoit des facilités qu’elle nous procure. 

      En parlant de Breixit, les anglais résidents en France commencent à vendre leurs demeures en Provence au Périgord ou ailleurs, car ils savent que c’est fini pour eux : retour au pays et dans la douleur

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 juin 18:10

      @Lugsama
      C’est le pays qui sort qui a la main ! Si la Commission pose des conditions que la GB juge inacceptables, les négociations sont rompues, la GB attend patiemment 2 ans, et la sortie est automatique.

      La Commission roule les mécaniques, c’est à usage intérieur, histoire de faire peur aux citoyens qui voudraient sortir de ce piège européen !


    • Ar zen Ar zen 25 juin 18:19

      @Trelawney


      Concernant la pêche, je vois que vous ne connaissez rien à cette affaire. Ecrire que les Britanniques ne pourront plus pêcher en dehors de leurs eaux territoriales est assez comique. Je n’insiste pas mais vous êtes totalement à côté de la plaque, vous ne maitrisez pas le sujet. La zone maritime britannique s’étend jusqu’à 200 miles de leurs côtes. Essayez de visualiser et de comprendre où se trouvent les lieux et les zones de pêche. Essayez également de maitriser la notion de plateau continental. Pour vous y aider : 


      « Comment font les suisses et les Norvégiens pour les taxes à l’entrée de leur pays ?
      Elles n’en prélèvent pas, car ces deux pays sont encerclés par l’UE. »
      Les Suisses n’appliquent donc pas de droit de douanes à l’entrée de leur pays ? Il est inutile de poursuivre cet échange qui tourne au comique. Tenez, un lien pour parfaire votre culture.


      Je vous signale que les accords sur la convention de Schengen sont dissociés de l’UE. Pourquoi parlez vous des accords Schengen ? Ces accords concernent la circulation des personnes et n’ont strictement rien avoir avec les marchandises !

      La chute de la livre sterling est un bonheur absolu pour l’économie britannique. Cela va relancer leur compétitivité. La GB pourra donc davantage exporter et créer de l’emploi sur leur sol. Si seulement la France pouvait sortir de cette prison qu’est l’UE cela produirait un choc terrible en terme de création d’emplois dans notre beau pays. 

      Les Suisses aussi vendent leur résidence secondaire en France. C’est terrible pour eux de ne pas appartenir à l’UE. Vos arguments tombent à l’eau. 

      Revoyez également le fonctionnement de l’OMC, vous avez des lacunes. 

      Pour Easy jet il n’y aura aucun problème, vous verrez. 

      Vous avez beaucoup de pain sur la planche. 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 juin 18:24

      @Trelawney
      C’est bien pour cela que l’article 50 a prévu des négociations ! Et que tout cela se terminera comme l’explique Ar Zen par des compromis dans certains domaines. Ceux qui veulent claquer la porte de l’ UE sans régler les problèmes financiers et techniques sont des irresponsables.


      Pour la GB, je ne sais pas, mais la France a signé 6653 accords et Traités divers, qu’il faut examiner un par un. Certains doivent être conservés, comme les accords internationaux sur la météo ou l’aviation civile, d’autres doivent être rejetés pour assurer à nouveau la souveraineté.

      Asselineau, que vous critiquez sans savoir, est bien le seul à avoir travaillé le sujet !« Le jour d’après la sortie de l’ UE ». Version courte

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 juin 18:34

      @Trelawney
      La liberté du « libre échange » est celle du renard dans le poulailler !!
      Quand vous commercez avec un pays qui n’a pas les mêmes normes sociales ou environnementales, vous pouvez mettre la clef sous le paillasson !
      Ou délocaliser votre entreprise sous des cieux plus cléments  !


      C’est bien le problème de l’ UE : les règles du commerce ne sont pas les mêmes pour tous les pays du monde. Les pays européens sont confrontés à une concurrence déloyale, dans l’ UE, et hors de l’ UE. Tout doit circuler librement, les capitaux, les marchandises, les hommes et les services.

      Interdiction de faire du protectionnisme ! Les autres pays du monde protègent leurs secteurs stratégiques par des taxes aux importations, Exemple : aux USA, Obama a augmenté de 522% les taxes sur l’acier chinois pour protéger les aciéries US.

      Ce qui est strictement interdit aux pays européens !


  • izarn izarn 24 juin 14:58

    Le Brexit dur est une connerie fondamentale....Pour l’UE.
    Une nouvelle City en UE ?
    Hahahahahahahahahhhhhhhhhhhhhhhhhhaaahhhhaaahhhhhhhhhhhhhaaaaaaa !
    Ridicule !
    La City c’est aussi la Livre Sterling, bande de cons ! Or la City ne veut pas de l’euro !
    Les pauvres limaces de l’UE seront obligés à un Brexit doux, sauf considérables ennuis économiques en zone UE...
    On a vu ce qu’a donné les sanctions contre la Russie...Une catastrophe pour l’économie européenne...
    On est face à des sociopathes, des cinglés maniaques en UE juste pour faire plier la GB...
    Des connards !
    Réellement des connards pur jus...
    Sortons de l’UE !
    Dans 5 ans....Mais dans 5ans, y aura t-il encore une UE ?


    • wesson wesson 25 juin 12:34

      @izarn
      les sanctions contre la Russie, là on est passé à autre chose : maintenant elles visent clairement l’Allemagne. 


      Et c’est pas gagné qu’ils acceptent : ils ont été très clair auprès des Américains : Nordstream 2 se fera, avec ou sans l’approbation Américaine.

  • Ar zen Ar zen 24 juin 16:37

    Sans compter qu’en sortant de l’UE la Grande Bretagne va pouvoir équilibrer sa balance commerciale. En 2015 la balance commerciale de la GB était dangereusement déficitaire.
    Le déficit de la balance commerciale est un problème pour l’économie de l’État, il crée du chômage. Il faut y remédier en menant une politique publique de protectionnisme. Or, dans l’UE, c’est la balance commerciale des 28 Nations qui est prise en compte. C’est ainsi que l’Allemagne avec un excédant commercial phénoménal, le premier du monde devant la Chine, plombe tout le système. Comment ne pas voir que l’UE profite à plein pour l’Allemagne et enterre les économies des pays du sud, dont la France. Il n’existe aucune possibilité de créer de l’emploi en France dans ces conditions. Nous allons vers la ruine grâce à l’Union européenne. 

    Dans des conditions « normales » le monnaie Allemande aurait très rapidement pris des forces devant les autres monnaies du monde. Il y aurait eu perte de compétitivité et un retour vers un certain équilibre de la balance commerciale se serait produit. Dans l’UE, puisque les pays sont arrimés les uns aux autres, les équilibres se font à l’échelle des 28. C’est totalement dingue !

    En sortant de l’UE la Grande Bretagne pourra équilibrer sa balance commerciale. Si elle importe trop, elle mettra en place des droits de douane. Ceci relancera la production interne. Un pays doit trouver l’équilibre de sa balance commerciale. Dans l’UE il est impossible de jouer avec ses droits de douane, puisque ceux ci sont définis pour les 28 pays par l’UE. C’est confondant de débilité ! 



  • wesson wesson 25 juin 12:32

    Ces négociations comptent pour du beurre, et en réalité l« Angleterre paiera que dalle ! 


    Parce que quand même on lui demande rien de moins que de payer comme d’habitude, mais sans recevoir la moindre contrepartie de ces futurs paiement. En clair, continuer de payer pendant 10 ou 20 ans des projets européens à laquelle elle ne participera plus. 

    Autrement dit, aucune chance que l’Angleterre, pays du »I want my money back" accepte, même dans une marmite de bœuf bouilli sauce à la menthe. 

    • Ar zen Ar zen 25 juin 13:34

      @wesson

      Ces négociations ne comptent absolument pas pour du beurre. 

      La GB et l’UE feront des concessions réciproques et trouveront des arrangements. 

      Négocier c’est trouver des consensus. 

    • Yanpi 25 juin 15:38

      Bonjour à tous,


      Merci pour tous vos messages. Je me suis inscrit pour l’occasion :)
       
      May a très bien pu prendre le pari des élections en sachant qu’elle n’obtiendrait pas de majorité, provaquant un blocage des négociations, longues et avec peu de chances de consensus eu égard aux demandes des pays de l’UE, et donc une sortie au bout des 2 ans - à moins de prorogation, en évitant de mettre la main à la poche. Avec une majorité ou sans, on peut se poser la question si finalement le résultat ne serait pas le même.
       
      Aussi si quelqu’un a un ou des liens présentants les éléments factuels ete précis de la négociation je suis preneur.
       
      Bien à vous 

    • Xenozoid Xenozoid 25 juin 16:11

      @Yanpi

      on peut aussi penser que sont rôle est de brouiller les pistes,ce que je pense et qu’elle fait parti du scripte,sans jamais en être le négociateur,mais l’instrument du controleur

    • Ar zen Ar zen 25 juin 17:06

      @Yanpi

      Vous posez une question que j’apprécie. Pour le moment il y a beaucoup de bruit pour rien. 

      Les éléments factuels et précis de la négociation sont bien minces. 

      Une étape très « légale » dans le processus de négociation : au nom de la Commission, c’est le négociateur en chef du Brexit, Michel Barnier , qui a ainsi présenté officiellement le « mandat » de ses équipes basé sur les grands principes directeurs définis samedi par les 27. Les Etats membres ont notamment identifié trois dossiers-clefs qui devront être résolus avant toute discussion sur un futur accord commercial :  les citoyens , les comptes à solder, et le cas de la frontière entre l’Irlande du Nord, province britannique, et l’Irlande. Ces recommandations de la Commission devront ensuite être adoptées par les Etats membres lors d’un conseil des Affaires générales réunissant les 27 ministres européens en charge du dossier le 22 mai.

      Michel Barnier : 

      "Ce qui me préoccupe aujourd’hui, c’est le fait d’avoir le plus rapidement possible un partenaire pour négocier. Je souhaite vite commencer cette négociation et la réussir, et pour cela j’ai besoin d’une délégation britannique et d’un chef de délégation stable, responsable et mandaté. La décision du Royaume-Uni de quitter l’UE est une décision grave, il s’agit de la mettre en œuvre sans perdre de temps.

      Nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises : nous sommes prêts, nous pouvons commencer à discuter demain matin, cette semaine, le 19 juin, comme je l’avais proposé. La semaine prochaine, cela fera trois mois que l’article 50 a été activé. Nous devons travailler dans le cadre des délais fixés par les traités.




      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/06/12/michel-barnier-je-ne-vois-pas-l-utilite-ni-l-interet-d-un-report-des-discussions-sur-le-brexit_5143347_3214.html#JeIJzt4CPU1AiDmh.99



    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 juin 18:44

      @Ar zen
      Pour les milliards que la GB doit, soit disant à l’UE, je suis d’accord avec Wesson ! La GB s’est toujours débrouillée pour avoir des rabais financiers, elle ne va pas payer pour les années suivantes, quand elle ne sera plus dans l’ UE...


      Au fait, à propos des rabais, il n’y a pas que la GB qui en a obtenu... !! Les français l’ignorent, mais la France paye des rabais pour la GB, l’ Allemagne et la Suède, des pays plus riches qu’elle, sans rien obtenir en retour !

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 juin 18:54

      @Yanpi
      J’avoue ne pas très bien comprendre à quoi joue Thérésa May depuis l’an dernier... Elle avait le résultat du referendum + la majorité absolue, elle a glandé pendant tout une année, fait des élections anticipées, sans doute parce que son Parti était divisé et qu’ils n’avaient pas bossé la question ... ?


      Les choses étant ce qu’elles sont, la durée des négociations commence à partir du moment où la demande de sortie est déposée à Bruxelles, soit Mars 2017. Et pas de la date du référendum.

      Texte complet de l’article 50.

      1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.
      2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
      3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.
      4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.
        La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
      5. Si l’État qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49.

  • zygzornifle zygzornifle 25 juin 13:14

    la réalité ou la raie alitée ??


  • Lugsama Lugsama 26 juin 10:17

    On lit de ces conneries, pour l’autre « con », la city est devenu le centre financier de l’Europe grâce au passeport européen, évidement un brexit dur ramènera mécaniquement le centre financier dans l’UE ..

    Ensuite non le RU n’à pas la main et ce n’est pas une négociation d’égal à égaux, suffit de voir le rapport de force, de qui se moque-t-on.. le brexit dur le parlement n’en veux pas et serait ruineux, May est dans la merde avec son coup de poker raté..


  • BA 28 juin 19:04

    L’Union européenne, c’est le tonneau des Danaïdes.


    L’Union européenne, c’est un gouffre financier, qui appauvrit les classes populaires, qui appauvrit les classes moyennes, et qui demande toujours plus d’argent aux CONtribuables.


    Mercredi 28 juin 2017, nous venons d’apprendre que, dans les années qui viennent, il manquera 20 milliards d’euros par an au budget de l’Union européenne !


    20 milliards d’euros par an !


    CONtribuables, préparez-vous à payer pour remplir … le tonneau des Danaïdes.


    Lisez cet article :


    La combinaison du Brexit et de nouveaux défis coûteux comme la défense européenne vont représenter un « trou » de jusqu’à 20 milliards d’euros par an pour le budget de l’UE, a prévenu mercredi le commissaire européen en charge du dossier.

    Le Royaume-Uni "était un contributeur net malgré le rabais accordé à Margaret Thatcher« et »il nous manquera entre 10 et 11 milliards d’euros chaque année" après son départ, a souligné Günther Oettinger lors d’une conférence de presse.

    « Dans le même temps, l’UE doit financer de nouvelles mesures, en matière notamment de défense, de sécurité et de migrations », a-t-il ajouté, lors de la présentation d’un rapport de la Commission sur l’avenir du budget européen à 27.

    Avec ces nouvelles dépenses, "le trou total pourrait donc être jusqu’à deux fois plus élevé" que celui laissé par le seul Brexit, a écrit M. Oettinger dans un texte publié mercredi à cette même occasion.

    Il y aurait ainsi jusqu’à 20 milliards d’euros d’écart entre le niveau des recettes post-Brexit et celui des dépenses annuelles nécessaires, selon le commissaire, invitant les Etats membres à "ne pas faire la politique de l’autruche" et à exprimer des choix clairs, entre la quête de nouvelles ressources et des coupes dans le budget de l’UE.


    https://www.romandie.com/news/Brexit-nouveaux-defis-un-trou-de-20-milliards-dans-le-budget-UE_RP/809997.rom



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