jeudi 30 août 2012 - par spartacus

Chavez : préludes d’une future dictature militaire et étatique

Les élections présidentielles auront lieu le 7 Octobre 2012 sera la plus importante campagne électorale des 14 dernières années au Venezuela, sûrement la dernière s'il est élu.

 Pour ceux qui espèrent voir le Venezuela se tourner vers plus de démocratie, son programme n'offre aucun espoir. 

Un programme édifiant : 

Tout droit inspiré du bolchevisme, un document de 39 pages intitulé ". Proposition du Candidat de la Patrie, Commandant « Hugo Chávez ». Le document est assez clair sur ce que Chávez a l'intention de le faire s'il est réélu. Il convertit la société vénézuélienne dans un état totalitaire ​​contrôlé par l'état, lui même sous contrôle militaire.

Toute répression de la liberté les médias est néfaste à la démocratie dans tous les pays à tout moment. Au Venezuela, Hugo Chávez abuse de ce pouvoir de manière particulièrement flagrante.

A cela s'ajoute une répression continue et intensive contre les opposants.

Le programme est terrible : 

Bien sûr, le "document" offre un large éventail d'idées banales et inattaquables, comme par exemple, intensifier la lutte contre la pauvreté, accroître la production agricole,ou garantir la survie "de l'espèce humaine "de la planète. 

D'autres objectifs sont manifestement irréaliste : transformer le Venezuela en un centre du monde du « pouvoir économique ».

Mais lorsque le document se réfère aux affaires militaires et la société, les objectifs sont sacrément ubuesques, s'ils n'en étaient pas effrayants, il souhaite simplement et modestement "être le professeur de la plus grande salle de classe dans le monde".

L'armée est explicitement mentionné dans au moins 23 points. L'armée est appelée non seulement à protéger les frontières, mais aussi d'être présent dans " toutes les structures de l'Etat vénézuélien ". Chavez veut non seulement augmenter les dépenses militaires (déjà l'une des plus importante des Amériques), mais aussi « renforcer et accroître" l'armée du renseignement et des services de contre-espionnage. " 

Chavez appelle à la réelle « massification » des efforts. Chaque citoyen ordinaire sera informateur pour la sécurité de l'État. Chavez veut aussi renforcer le nombre de « patriotes » de sa milice bolivarienne, force paramilitaire directement sous son commandement. Tout cela est nécessaire pour produire un « point de non-retour » dans le but de « pulvériser complètement l'Etat bourgeois."

Le texte laisse a penser que le gouvernement se prépare à entrer dans la Troisième Guerre Mondiale. 

Chávez veut en finir avec le fédéralisme. Réformer la constitution. Terminé les gouverneurs, maires, élus et autres conseillers municipaux, à sa place, il veut créer 39.000 conseils communaux. Il veut Avoir « 68% pour cent de la population vénézuélienne" vivre sous système de Conseil Communal en 2019.

Bien entendu, rien n'est dit sur la façon dont ces conseils seront sélectionnés. Il n'est pas jamais fait mention de démocratie ou d'élections dans les plus de 30 paragraphes consacrés à ce sujet. Tout ce qu'on nous dit, c'est que ces conseils seront donnés les « compétences administratives » actuellement attribuées aux gouverneurs, aux maires et des organismes municipaux. Ils les remplaceront et auront « tout contrôle » sur la mise en œuvre des politiques. 

Par ailleurs, le gouvernement envisage de créer un corps de 4.500 "inspecteurs des idées subversives" formés "socio-politique" (et pas seulement techniquement) pour superviser ces conseils. La proposition prévoit également la création de 43.029 "Comités de prévention » groupes chargés de repérer les « déviationistes » qui ne partageraient pas ses idées, et tout cette organisation sera encadrée par 3.000 partisans nommés par le gouvernement. Curieusement (et peut-être révélateur) le document ne fournit pas de détails sur la répartition territoriale, les méthodes desélection de ces entités étatiques parallèles. 

Chavez organise une future dictature pyramidale de la société vénézuélienne sous la tutelle dl'Etat, et la réorientation de l'État sous commandement militaire. Pluralisme et équilibre des pouvoirs ne seront plus, à la méthode de l'ancienne URSS. On croyait le totalitarisme enterré au XXe siècle, la planification est de retour dans un pays d'Amérique du sud.

Dans les élections de 1998, Chávez a promis de mettre fin au système des partis, et il l'a fait. Il n'y a aucune raison de douter de lui cette fois. 

 

Toute répression de la liberté des médias est néfaste à la démocratie dans tous les pays à tout moment. Au Venezuela, le président Hugo Chávez abuse de manière particulièrement flagrante. 

La répression de Chavez sur la liberté des médias a un impact direct sur la démocratie.

La répression médiatique se fait sur 3 axes. 

1-D'abord et surtout, l'abus inappropriée du spectre des médias publics à des fins politiques ce qui restreint considérablement la liberté de représentation égalitaire d'accès aux ondes, y compris la radio et la télévision officielle du Venezuela.

2-L'intimidation des médias privés, accentué dans le processus électoral en cours, la loi qu'il a institué les oblige à diffuser la ligne de chavez, annihiler le débat politique, au risque d'en subir des conséquences. 

3-L'application disproportionnée des contraintes réglementaires et des amendes sur Globovisión, la dernière télévision privée et plus généralement, sur tous les médias d'opposition privés. Une persécution administrative, une menace permanente à la liberté de la presse au Venezuela, des tentatives flagrantes d'influencer l'électorat en contrôlant les médias publics et de limiter l'accès à une information pluraliste.

Parmi ces trois menaces globales, l'abus des médias publics a le plus grand impact sur ​​la liberté et l'équité des élections. En outre, alors que l'intimidation et la retenue des recettes publicitaires des médias indépendants est monnaie courante, l'utilisation illégale de la télévision d’état à des fins politiques est, outrancière.

Chávez utilise sans vergogne l’infrastructure médiatique d'état et ses ressources dans le cadre de sa campagne de réélection. En plus d'être anti-démocratique, une telle utilisation est en plus interdite par la Constitution vénézuélienne. Chavez dispose pour son propre usage et sa propagande d'un réseau de plus de cinq chaînes de télévision nationales et 500 stations de radio.

Imaginez vous que tous les discours télévisés de Chavez à l'opinion publique, sont obligatoires pour toutes les stations de radio et de télévision du Vénézuéla privées et publiques. Imaginez maintenant que le discours de Chavez continue pendant plusieurs heures et se concentre sur les soi-disant « maux » de l'opposition républicaine et les vertus de sa propre candidature à la réélection. Imaginez qu'il exerce ce pouvoir plusieurs fois par semaine, aux meilleures heures d'écoute.

Même si nos sociétés sont imparfaites, un tel contrôle partisan et un tel abus des ondes publiques et privées à un tel niveau n'a jamais est inégalé dans toutes les autres démocraties établies de la terre.

Chavez crie au scandale et réprime toute forme de dissidence ou d'une attaque des médias privés, il utilise illégalement tous les pouvoirs de l'État pour attaquer son adversaire et ses messages de campagne.

Cette année, les abus dépassent tous les niveaux précédents. 

Les émissions de couverture nationale, ne sont pas la seule façon dont les médias publics abusent. Le site Web du gouvernement sort des nouvelles, tous les jours de la semaine et en propagande politique, se faisant passer pour des reportages ou de manière plus flagrante comme publicité pour le parti politique de chavez, le Parti socialiste du Venezuela (PSUV).

 Les organisations nationales et internationales d'observation des élections se contenteront de vérifier uniquement la validité des scrutins. Ils passeront sous silence l'ingérence de Chavez et le lavage de cerveau permanent que subissent les Vénézuéliens.

Les élections présidentielles au Venezuela en Octobre seront ni libre ni équitable.

 

Plus d'infos sur le pays : 

http://www.americasquarterly.org/taxonomy/term/3533

http://americasquarterly.org/user/11

http://www.americasquarterly.org/user/28918



133 réactions


  • SEPH SEPH 30 août 2012 10:10

    Cet article c’est n’importe quoi. C’est du délire .


    • Alpo47 Alpo47 30 août 2012 10:48

      Effectivement 100% délirant ! L’auteur est il vraiment conscient de la réalité ? Des faits ? Ou s’en moque t-il ?

      Un homme politique qui se soumet régulièrement à l’approbation de ces concitoyens, d’abord ça « défrise » les neo-conservateurs US et autres, ensuite que son programme soit de redistribuer les richesses et donner le pouvoir au peuple au détriment des élites, ça contrarie beaucoup, beaucoup ... les USA, leurs multinationales pour lesquelles l’Amérique du Sud a toujours été un « pré-carré » et les mondialistes.

      Par contre, cette recrudescence d’articles neo-con ou ultra-conservateurs sur Agoravox, montre surtout que les forces au pouvoir chez nous sentent bien un éveil des consciences et des peuples. Il faut donc matraquer ces thérories délirantes pour tenter de contenir la vague qui monte.

      Parce qu’on ne peut imaginer qu’un tel délire soit le fait d’un esprit intelligent, il y a de bonnes chances que l’auteur soit rémunéré pour écrire de telles contre-vérités et inepties.


    • asterix asterix 30 août 2012 12:30

      Non, ce n’est pas n’importe quoi !

      C’est simplement l’expression d’une autre position que celle des Chavistes de service.

      Et qui est pour Chavez n’admet pas d’autre position que la sienne.

      CQFD tant dans les votes que dans la cotation des commentaires.

      Le délire, ce sont des gens de votre espèce qui le pratiquent. Vous n’êtes pas pour l’information mais contre toute position qui n’est pas la vôtre. Amis de Chavez, vous bêlez ...

      La dictature n’est tolérable que si elle est de gauche, c’est triste !

      Bref, vous n’êtes que des militaristes. C’est encore plus triste

       


    • Alpo47 Alpo47 30 août 2012 13:04

      Aucune dictature n’est défendable, seulement Chavez n’est absolument pas un dictateur. Il a été élu et réélu et mis à part les USA et les « ultra-riches » Vénézueliens, privés de leur pouvoir, personne ne conteste le vote.
      Il ne suffit pas de prétendre à peu près n’importe quoi, de déformer les faits et en inventer d’autres pour que cela devienne réel.
      Chavez est il « populiste », oui, dans le bon sens du terme : « qui s’adresse directement au peuple ».
      Chavez est il passionné ? Oui et il défend les pauvres, très nombreux de son pays.
      Chavez redistribue t-il les revenus du pétrole aux démunis ? Oui,sans aucun doute.
      Chavez est il la « bête noire des USA ? Oui, car il redistribue les cartes en Amérique du Sud, en reprenant le pouvoir à l’oligarchie locale, nationalisant le pétrole (gravissime pour les US), et montre qu’une autre voie que le libéralisme est possible. C’est la principale cause qui fait qu’il est diabolisé par les USA et les grands médias du monde.
      Le Vénézuela est il devenu le »paradis« sous Chavez ?Evidemment pas, il y a tellement de retard à combler et d’inégalités sociales à réduire qu’il y en a pour des dizaines d’années.
      Quel est l’avenir du Vénézuela ? Sais pas. Cette révolution me semble trop axée sur la personne de Chavez et je n’ai jamais entendu parler de succession.Néanmoins, ce pays montre au reste du monde qu’il est possible de construire une autre société, redistributive, solidaire ... ET C’EST JUSTEMENT CELA QUI IRRITE L’OLIGARCHIE.

      Or, si je peux parfaitement admettre que les riches familles Vénézueliennes combattent Chavez et sa politique, idem pour les multinaitonales et les USA, j’ai beaucoup plus de mal à comprendre que le  »quidam« , reprenne leurs arguments et s’oppose hystériquement à celui qui rend sa dignité au peuple et cherche à améliorer leur quotidien.

      Par quelle »bizarrerie de l’esprit" peut on défendre les ultra-riches ... sans en être ?


    • Anaxandre Anaxandre 30 août 2012 13:25

       Sachant qu’il susciterai de nombreuses réactions, j’ai appuyé cet article anti-Chavez à la modération. Je crois qu’il serait inutile et fastidieux de réfuter un à un les « arguments » repris par l’auteur à l’opposition libérale vénézuélienne. Et j’irai plus loin : combien même cet article serait le reflet assez fidèle de la réalité, je soutiendrai encore Chavez.

        Parce qu’il est un digne représentant de son peuple. Parce qu’il défend les intérêts et l’indépendance de sa Nation. Parce qu’il a une vision pour le développement de son pays. Parce que le peuple, de plus en plus, s’alphabétise, a accès aux soins médicaux et a des logements dignes. Parce qu’il participe d’un monde multipolaire qui fait barrage à la volonté hégémonique étasunienne. Parce qu’à tout prendre, mieux vaut un militaire patriote, fier et droit, qu’un nain technocrate inféodé aux puissances d’argent transnationales.

       Et si vraiment Chavez veut renforcer son pouvoir dans le pays, n’est-ce pas déjà en prévision des troubles et des menaces intérieures et extérieures qu’aura à affronter son successeur ? Car n’en doutons pas, l’après Chavez sera une période propice aux manipulations et aux coups de force de l’oligarchie capitaliste vénézuélienne et de Washington : Chavez, à la différence de l’auteur, vit dans le monde réel et il sait que ces forces s’engouffreront dans la moindre faille pour reprendre la main sur le pays au monde qui posséderait les plus importantes réserves de pétrole.

       Et puis je ne sais pas, vous, mais moi quand je constate la servilité et la traîtrise de nos dirigeants, je ne me peux m’empêcher d’éprouver une grande affection pour le « dictateur » bolivarien...


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 30 août 2012 14:08

      « Effectivement 100% délirant ! L’auteur est il vraiment conscient de la réalité ? Des faits ? Ou s’en moque t-il ? »

      C’est hélas la réalité désormais.

      A Caracas, un journaliste dont les écrits ne plaisent pas peut se retrouver en prison. Pareil pour les dessinateurs. Si El Cha estime être mal loti, c’est la prison.

      Quel genre de système politique peut bien emprisonner celles et ceux qui ne plaisent pas au Lider Maximo ?

      D’ ailleurs, n’avait-il pas promis-juré de respecter la constitution et de partir cette année au terme de son second et dernier mandat ?

      Ah, on me dit qu’il a fait changer la constitution, et qu’il peut enquiller les mandats comme des cacahouètes. Effectivement, il reste la promesse de partir cette année mais bon. Les politiques et leurs promesses.

      Bien entendu, une campagne électorale ou l’opposition ne peut pas avoir accès aux médias, c’est quand même plus agréable. Loukachenko, en Biélorussie, a bien raison.

      Et puis pour la succession, tout est réglé au fait : selon la constitution, en cas de décès, c’est le vice-président qui prend le pouvoir. Le poste est occupé actuellement par Jaua, un proche de Chavèz. Mais il peut être aussi révoqué à tout moment par ce dernier, et les rumeurs parlent d’une nomination proche de sa fille Rosa Chavez à sa place.

      Ces spéculations sont alimentées par le fait que cette dernière suit désormais son père dans tous ses déplacements officiels. Mais rien de concret pour le moment.


    • barbapapa barbapapa 30 août 2012 14:12

      @ Anaxandre
      C’est bien d’avoir enfin d’autres avis sur Chavez.
      Votre aveu de tentative de censure ne grandit pas !
      Quand aux « nombreuses réactions » elle sont le fait d’ultra politisés qui n’acceptent pas la contradiction.


    • Anaxandre Anaxandre 30 août 2012 14:46

       « Votre aveu de tentative de censure ne grandit pas »

       Mon « aveu » de quoi ? Développez...


    • Traroth Traroth 30 août 2012 15:40

      @Mmarvinbear : Et vous avez des noms de journalistes qui seraient emprisonnés arbitrairement au Venezuela ?

      Pour les Etats-Unis, je propose un nom, même si ce n’est pas un journaliste : Bradley Manning. Aux États-Unis, informer le public conduit à la prison sans jugement et à la torture.


    • Alpo47 Alpo47 30 août 2012 15:46

      @ Mmarvinbear

       Un journaliste arrêté ?(je ne connais pas cette info) Ah, bon ... il est vrai que ce n’est pas chez nous que les journalistes rendent parfois compte de leurs abus, diffamations ou diffusion d’informations confidentielles... Si ? Ah, bon .... Donc, les journalistes doivent assumer leurs écrits devant la justice lorsqu’ils dépassent la juste liberté de la presse ? Et c’est partout pareil ?
       Maintenant, s’il s’avérait exact que cet homme a été arrêté injustement, je serais à vos cotés pour prendre son parti.
      Il faut tout de même également savoir que Chavez est l’objet d’une campagne de presse haineuse, prônant son assassinat, notamment par un cout d’état, et dans son propre pays. Ce journaliste a t-il dépassé les limites de la liberté de la presse ou trempé dans autre chose ? On ne peut pas manipuler cette information sans avoir des informations plus claires et ... avérées.

      Et pour ce qui est du 3e mandat de Chavez, il est vrai qu’il a fait modifier la constitution pour pouvoir ... se représenter devant le peuple. Et comment a t-il fait ? Un référendum populaire,si je ne me trompe ? Où est l’erreur. Si le peuple dit « oui », où est la « dictature » ?
      Je sais bien que le référendum est maintenant proscrit chez nous, surtout sur des sujets de société ou importants, mais n’est ce pas une méthode vraiment démocratique ?

      Je crois qu’il faut faire attention avec tout ce qui concerne Chavez, car notre « grande presse », qui n’a de grand que l’appellation, propage beaucoup de mensonges, provenant directement de la presse d’opposition Vénézuelienne, qui contrairement à ce que prétendent certains ici est très largement aux mains des grands propriétaires, évidemment hystériquement hostiles à Chavez.
      On les comprend, il redistribue une partie de leurs biens au peuple.


    • spartacus spartacus 30 août 2012 17:18
      Rayma Suprani dessinatrice caricaturiste 

      Agressions de journalistes :
      Jordán Rodríguez et son cameraman agressés chaîne Telesur
      Daniel Guillermo Colina et de son cameraman Luis Reaño, matériel saisi Globovisión.
      Danny Vargas, agressé Venezolana de Televisión (VTV).
      Oneiver Rojas, agressé, ses agresseurs le croyant employé… par VTV.
      Fidel Madroñero, aggression, un vol d’effets personnels Catatumbo TV
      Llafrancis Colina, agressé avec son caméraman Sergio Acuña (VTV)

      Guillermo Zuloaga, propriétaire de la chaîne de télévision Globovisión, a été arrêté le 25 mars. Il a été inculpé de diffusion d’informations mensongères et de diffamation à l’égard du président lors de déclarations faites à une réunion récente de l’Association interaméricaine de la presse à Aruba. Actuellement sous contrôle judiciaire.
      Globovisión amende de 2 millions de dollars

    • ctadirke 30 août 2012 20:08

      Je dirais même plus : cet article c’est du n’importe quoi


    • emphyrio 30 août 2012 21:11

      Ces agressions de journalistes sont attribuables pour la plupart... aux anti-chavistes


    • le poulpe entartré 30 août 2012 21:19

      Encore une bouse de la boursouflure (reportez vous à sa propre présentation), il est en compétition pour remporter le post le plus pourri du mois. Il déteste tellement Hugo Chavez pour mieux s’accepter dans sa vie étriquée et inventée, de délires oniriques en délires parano. Il voudrait tellement etre le dictateur dans son immeuble et jouer au bourg. Encore à coté de la plaque : meme la concierge lui gueule dessus lorsqu’il ne met pas les patins pour rejoindre sa turne. Alors, devant son clavier, il peut se dévoiler : il est le maitre du monde, le visionnaire que l’humanité espère, l’homme providentiel qui va tout redresser, les ongles incarnés y compris.
      Pathétic !


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 31 août 2012 10:07

      « t pour ce qui est du 3e mandat de Chavez, il est vrai qu’il a fait modifier la constitution pour pouvoir ... se représenter devant le peuple. Et comment a t-il fait ? Un référendum populaire,si je ne me trompe ? Où est l’erreur. Si le peuple dit »oui« , où est la »dictature«  ?
      Je sais bien que le référendum est maintenant proscrit chez nous, surtout sur des sujets de société ou importants, mais n’est ce pas une méthode vraiment démocratique ? »


      Louis-Napoléon Bonaparte a aussi usé du referendum pour instaurer le second empire. S’adresser au peuple n’est pas forcément gage de démocratie.

    • emphyrio 31 août 2012 11:24

      Demander l’avis des citoyens sur la ratification du traité européen et ne pas en tenir compte, c’est un gage de quoi ?

      ce qui se passe actuellement au Venezuela est exactement l’inverse du processus de dépolitisation des peuples en Europe. Il serait bon de rappeler également que lorsque Chavez est arrivé au pouvoir, la totalité des médias était aux mains de l’opposition, l’inversion de l’accusation est d’une cocasserie extrême. Globovision qui a toujours son canal de diffusion est la chaîne qui a soutenu le coup d’état contre le peuple vénézuélien et relayé les fausses informations de pro-Chavez tirant sur des manifestants pacifistes (une recette toujours en usage). Le contentieux n’a pas été vidé comme on aurait pu s’y attendre de la part d’un véritable dictateur.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 1er septembre 2012 12:46

      Est-ce une raison pour agir comme ses prédécesseurs ? Pour faire comme eux, museler les voix qui ne lui plaisent pas ?


      S’il avait une si grande confiance envers son propre peuple, pourquoi vouloir lui donner une seule vision des choses ?

    • emphyrio 1er septembre 2012 15:56

      Les TV privées et d’opposition continuent d’émettre sauf RCTV dont les droits de diffusion furent suspendus en raison de son soutien déclaré au coup d’état de 2002, contrairement à ce que tu prétends.
      "Nor is it true, as is repeated ad nausea by much of the corporate media, that the Venezuelan government has majority control over the media. The opposition has overwhelming support from TV stations, even greater control and ownership of radio stations and greater still of newspapers. Furthermore, according to a study conducted by the CNE, the opposition has had 75.4% of the TV electoral propaganda broadcasts so far in this election campaign (see http://www.vtv.gob.ve/noticias-nacionales/42932)." (septembre 2010)
      http://observenezuela.overblog.com/2012/06/11/reporters-aux-frontieres-du-venezuela/


    • emphyrio 1er septembre 2012 15:59

      RCTV continue d’émettre mais sans son canal hertzien.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 3 septembre 2012 11:15

      Ce qui limite son audience aux villes et au public pouvant se payer l’abonnement satellite ; Drôle de façon d’assurer l’équité de l’accès à l’information.


  • perlimpimpim perlimpimpim 30 août 2012 10:12

     PROPAGANDA


  • Jánošík Jánošík 30 août 2012 10:14

    «  »Les élections présidentielles au Venezuela en Octobre seront ni libre ni équitable.«  »

    Comme aux USA en 2000 donc ?




    • Henri Francillon Henri Francillon 30 août 2012 12:10

      Et comme en France en 2012.


    • Traroth Traroth 30 août 2012 15:42

      @Henri Francillon : Êtes-vous en train de dire que des opposants ont été mis en prison en France ? Que le résultat a été truqué ? Parce que ça ressemble beaucoup à un troll, votre truc, là...


  • Capone13000 Capone13000 30 août 2012 10:15

    A l’évidence vous ne connaissez pas bien le Vénézuela.

    Je vous invite à livre les livres que Michel Collon a consacré à Chavez et au Vénézuela car cet article est une pure propagande.

    Ne vous contentez pas de reprendre ce que vous entendez dans les médias.


    • bernard29 bernard29 30 août 2012 12:54

      Michel Colon, Parti du travail (belge) , marxiste léniniste. C’est ça ??? ou est-ce une erreur ?


    • bernard29 bernard29 30 août 2012 17:36

      pas de réponse ; c’est pas une erreur semble t’il donc ! . C’est le Parti des travailleurs Belge ???


    • raymond 30 août 2012 18:04

      sacré bernard, marxiste léniniste est un erreur ? non c’est la soultion


    • Ouallonsnous ? 30 août 2012 19:48

      Cet article est inspiré, s’il n’en est pas la copie conforme des fiches de propagande diffusées par les ambassades US !

      Honte à vous Spartacus, ainsi qu’a l’équipes rédactionelle d’Avox, ce n’est pas de l’information ni même du débat d’idées, c’est de la propagande pure et simple !!!


    • amipb amipb 30 août 2012 22:56

      Cet article est effectivement grossier dans son traitement du régime bolivarien, mais les écrits de Mr Collon ne sont pas, eux non plus, en reste.

      La réalité est très certainement entre ces 2 sons de cloche : Mr Chavez est un très bon dirigeant, mais la lutte féroce de ses opposants, en grande partie financés par les Etats Unis, lui font de plus en plus adopter des postures totalitaires.

      A chacun de rester vigilant et de ne pas faire de ce monsieur, aussi respectable soit-il, une idole.


    • El Frances Loco 13 septembre 2012 03:35

      A l’évidence, vous non plus. N’invitez donc pas à lire un article qui non seulement date mais fait partie également de propagande. Venez donc sur place, vous verrez que cet article est objectif et décrit des faits précis vécus récents. Les évènements des tous ces jours confirment la véracité des faits dénoncés. La violence des partisans de l’officialisme est visible, un journaliste de l’AFP peut en témoigner lors des évènements Carobobo : lancers de pierres, confiscation de son matériel, véhicules de propagande de l’oppostion brûlés. Mais il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Les temps changent au Venezuela, le peuple, dans sa majorité maintenant en a assez de toutes les promesses non tenues par son président, de l’insécurité, de tout l’argent dilapidé à l’extérieur alors que les hopitaux vont mal, les routes se détériorent, les ponts s’effrondent, la raffinerie de Amuay qui explose et j’en passe. Le régime s’effondre par suite de l’incompétence flagrante de son président et de ses ministres. Ceci ne vient pas des médias, j’étais sur place et peux donc en témoigner en témoin visuel. Si vous êtes objectif, révisez vous même les FAITS, ensuite vous pourrez émettre un jugement.


    • spartacus spartacus 30 août 2012 10:49
      Mensonges ?
      Ma traduction n’a pas le même mots, elle vient de l’opposition, mais dans l’ensemble ça se rejoint.

      Encore faut il le lire prendre le temps de décrypter même en français cette usine à gaz !

      Lisez là !
      Et pour preuves : quelques corrélations de votre document :
      39 000 Conseils Communaux --- page 34 chapitre 2.3.1.4.
      4500  inspecteurs---page 35 chapitre 2.3.2.4.
      43 029 Comités ----page 35 2.3.4.2.

    • Alpo47 Alpo47 30 août 2012 13:20

      Merci d’avoir l’honnêteté de reconnaitre que votre texte vient de l’opposition Vénézuelienne, celle qui a tenté de provoquer deux coups d’état, soutenus par la CIA. Les ultra-riches locaux.

      Ce que vous décrivez, on l’on appelle « rendre le pouvoir au peuple » qui peut alors décider, qui de construire une crèche, qui de logements sociaux, qui d’embaucher des médecins ..etc .... et ceci localement. Où est le crime ?

      Ah, si, il nous donne des idées sur la manière de reprendre le pouvoir. Et pour l’oligarchie, c’est un crime contre l’ordre établi auquel il faut s’opposer ... par tous les moyens, auxquels vous contribuez.


    • Traroth Traroth 30 août 2012 16:00

      @spartacus : dans ce cas, veuillez donc préciser à quelles pages se situent les propos qui vous révoltent tant dans le document de perlimpimpim, histoire qu’on puisse se faire une idée. Les autres, je ne sais pas, mais personnellement, si je peux me passer de me taper 82 pages, ça m’arrange !


    • El Frances Loco 14 septembre 2012 03:31

      Le crime c’est d’établir la fameuse liste Tascon qui empêche des milliers d’opposants d’avoir un poste à l’état ! Mais ça, bien sûr, personne ne le mentionne...simple exemple des manières d’agir du gouvernement. Votre avis ? C’est sûrement à votre goût ?!


  • Robert GIL ROBERT GIL 30 août 2012 10:21

    ne lisez plus les delires de l’esclave Spartacus, mais plutot le point de vue de l’historien Richard GOTT, ex-rédacteur en chef du Guardian, voici :

    http://2ccr.unblog.fr/2012/05/22/les-lecons-deconomie-de-chavez-pour-leurope/


    • Henri Francillon Henri Francillon 30 août 2012 12:14

      Ne vous inquiétez pas, ROBERT, nous sommes capables de lire les délires des uns et des autres sans les croire sur parole.
      Et dans ce cas précis le texte de Spartacus, qui se veut incisif mais ressemble à une morsure de carpe, m’a bien fait rigoler.


  • perlimpimpim perlimpimpim 30 août 2012 10:22

    I – Défendre, étendre et consolider le bien le plus précieux que nous ayons reconquis
    depuis 200 ans, l’Indépendance Nationale.
    II – continuer à construire le socialisme bolivarien du XXI° siècle au Venezuela comme
    alternative au système destructeur et sauvage du capitalisme et ainsi, assurer la « plus
    grande sécurité sociale possible , la plus grande stabilité politique et le plus grand
    bonheur » pour notre peuple.
    III – Transformer le Venezuela en une puissance du point de vue social, économique et
    politique, à l’intérieur de la Grande Puissance Naissante de l’Amérique Latine et des
    Caraïbes qui garantisse la création d’une zone de paix dans Notre Amérique.
    IV – Contribuer au développement d’une nouvelle Géopolitique Internationale dans
    laquelle prenne corps un monde multipolaire à plusieurs centres qui permette d’atteindre
    l’équilibre de l’Univers et de garantir la Paix planétaire.
    V – Préserver la vie sur la planète et sauver l’espèce humaine. Le premier de ces
    objectifs , en rapport avec la consolidation de notre Indépendance, se rapporte à
    l’ensemble des objectifs nationaux et stratégiques du point de vue politique, économique ,
    social et culturel principalement dont la réussite nous permettra d’asseoir les bases
    irréversibles de la souveraineté nationale.


    • Traroth Traroth 30 août 2012 16:04

      Dommage que tout le monde se foute de vos « théories favorites », apparemment ! smiley

       smiley
       smiley
       smiley
       smiley
       smiley


    • Traroth Traroth 30 août 2012 22:12

      Bref, vous n’avez absolument rien à dire d’intéressant, quoi...


    • Traroth Traroth 31 août 2012 11:12

      C’est bien ce que je disais...


  • doslu doslu 30 août 2012 10:28

    Cet article est un torchon de contre information


  • SEPH SEPH 30 août 2012 10:31
    L’ère Chavez impose le Venezuela sur la scène mondiale

    Les profonds changements dans la politique, l’économie et la société ont propulsé le pays andin sur le devant de la scène internationale

    A plus de mille mètres d’altitude sur la côte vénézuélienne des Caraïbes, une ville naît du néant. Elle occupe 1 200 hectares, dans l’état de Vargas, enclavée entre Caracas, la capitale, et le principal aéroport du pays. Le lotissement a été projeté pour être l’une des grandes vitrines du gouvernement de Hugo Chavez Frias, président de la République depuis février 1999.

    En espagnol, le projet s’appelle Ciudad Caribia. Le chantier est dirigé par une société mi cubaine mi vénézuélienne, la Construtora Alba Bolivariana. Près de 7 000 personnes sont déjà logées dans 1 100 appartements. Quand l’ensemble sera conclu, en 2018, la zone urbaine aura une capacité de 20 000 logements. Cent milles Vénézuéliens y vivront.

    Seuls des gens très pauvres sont devenus propriétaires ou auront accès à la propriété de ces appartements. Ce sont des cinq pièces de 72 m2 : trois chambres, deux salles de bain, une buanderie, une salle à manger, un salon et une cuisine. Tous complètement meublés et équipés.

    Il ne s’agit pas seulement d’une cité résidentielle. Le quartier abritera des écoles, des parcs pour les enfants, des crèches, une bibliothèque, un commissariat, un club sportif, un centre commercial et des espaces pour les réunions et événements. Les véhicules ne pourront pas circuler dans son enceinte. Les déplacements seront assurés par un système de transports publics qui prévoit même un téléphérique pour que les habitants rejoignent la côte et la capitale.

    Des conseillers municipaux élus gèrent cette grande copropriété publique. Ils ont également le pouvoir de développer des entreprises commerciales et industrielles. Le projet de collecte et de recyclage des déchets, par exemple, est déjà en marche. Son fonctionnement obéit à un modèle d’autogestion, soutenu par le gouvernement national, qui remplace la traditionnelle verticalité étatique.

    « J’entends beaucoup de personnes dire que Ciudad Caribia n’existe pas, qu’il s’agit d’un mensonge du gouvernement », rapporte Carlos Marques. À 45 ans, il fait partie du premier groupe de familles qui sont arrivées. Il est le porte-parole d’un des quatre conseils municipaux. « Nous faisons partie d’une expérience. Je ne suis pas un de ces chavistes pur et dur qui est d’accord avec tout ce que dit le président. Mais en octobre je voterai pour lui. Il a changé ma vie. »

    À ce sentiment de rédemption, qui est apparemment généralisé chez les plus pauvres, s’oppose le rejet parfois féroce des plus privilégiés. Quand Chavez a été élu la première fois, on imaginait qu’il serait un révolutionnaire en politique et un réformateur bienveillant de l’économie. Une partie du patronat l’a même soutenu car le système gangrené de la IV République (1958-1999), était devenu un fléau insupportable. Elle était si corrompue qu’elle représentait même un obstacle pour les affaires.

    Ce mécanisme qui a prospéré consistait en un pouvoir duopole. D’un côté l’Action Démocratique (AD) de centre gauche. De l’autre, le social démocrate Comité d’Organisation Politique Électorale Indépendante (COPEI), de centre droit. Après la chute du dictateur Perez Jimenez, en 1958, ces deux partis ont conclu un accord connu comme le Pacte de Punto Fijo, du nom de la ville où il a été signé. Des règles implacables ont été établis pour empêcher les importuns de gâcher la fête. Pendant 40 ans, l’AD et le COPEI ont vécu sur la bête.

    Pétrole

    Dans le cas vénézuélien, la roue de la fortune tourne grâce au pétrole. Le pays est le cinquième exportateur mondial et possède les plus importantes réserves prouvées. Jusqu’en 1976, l’exploitation a été entre les mains d’entreprises privées, principalement nord-américaines. Les hommes d’affaires locaux se sont enrichis en étant des associés minoritaires ou prestataires de services des grandes compagnies pétrolières.

    Pendant le règne du capitalisme prédateur, le Venezuela a utilisé les dividendes de l’or noir pour importer presque tout ce qu’il consommait. Son niveau de développement agricole et industriel était très bas. Ceux qui avaient accès aux négoces pétroliers vivaient comme des nababs. La majorité de la population, sans travail fixe ni revenus stables, s’entassaient dans les villes et vivaient d’emplois précaires.

    L’élite politique aussi en profitait. Les deux partis qui s’alternaient au gouvernement vivaient des commissions grasses qui étaient versées en échange des licences d’exploitation et autre concessions publiques. De haut en bas, le pays a été ligoté par l’un des plus grands schémas de corruption au monde.

    La hausse des prix du pétrole, à partir de la crise mondiale de 1973, a conduit le président Carlos Andrés Perez, du parti AD, à nationaliser l’activité et à créer, en 1976, la PDVSA – Petroleos de Venezuela SA. Sans nuire aux intérêts des multinationales, puisque les activités de raffinage et de commerce international demeuraient entre les mains du privé, le nouveau modèle a alimenté le vol à grande échelle, en utilisant comme alibi un nationalisme de façade.

    Les bénéfices engrangés grâce aux hydrocarbures et gérés directement par les hommes politiques du pacte Punto Fijo a engraissé la ploutocratie para-étatique. Elle a profité des contrats divers et variés de PDVSA. Ces barons du pétrole ont aussi renforcé leur hégémonie dans les secteurs peu risqués de la banque, de la télévision, de l’importation. L’establishment politique s’est alors confondu définitivement avec les maîtres de l’argent.

    Durant ces dix ans de bien-être, les couches sociales les plus basses ont aussi reçu leur lot de bonheur. Au bout du compte, même avec les poches pleines, les politiques ont besoin de votes. Ce qui exige de satisfaire une clientèle. Le Venezuela du pétrole était un pays saoudien mais avec un régime de démocratie électorale.

    Quand le cours du pétrole a chuté, à partir des années 80, le modèle a fait banqueroute. L’inflation a bondi de 7,4 % par an en 1978, à 103 % en 1996. Les intérêts de la dette ont fini par représenter 30 % du budget de la nation. Le PIB par habitant, en tenant compte de l’inflation, a reculé de presque 19 % entre 1978 et 1998. Dans le même temps, le salaire réel a perdu 48 % de sa valeur, provoquant une baisse de 25 % de la consommation des familles, alors que le chômage est passé de 4,3 % à 14,5 %.

    Cependant tout le monde n’a pas été ruiné. Le secteur privé, qui auparavant vivait grassement grâce à la rente pétrolière, a compensé ses pertes éventuelles par des gains financiers en or. Et ce, grâce aux taux d’intérêts que l’État a concédé en mettant sur le marché des titres de la dette publique. Les plus de 30 milliards de dollars envoyés à l’étranger entre 1984 et 1998 sont la preuve de cette abondance alors que le pays agonisait.

    Le transfert accéléré des ressources publiques vers les groupes privés durant les gouvernements pré-Chavez, a été accompagné de l’une des versions les plus radicales du programme d’ajustements recommandés par le FMI (Fond Monétaire International) : révision des tarifs des services publics, coupe des aides sociales, privatisation des entreprises publiques.

    Le fait est que, quand l’actuel président est arrivé aux affaires, il a fait face à une économie brisée et une société décomposée. Dix pour-cents de la population, qui représentait alors de 23 millions d’habitants, intégraient la patrie du pétrole et de la finance. Les 90 % restant ont vu leur niveau de vie dégringoler, détérioré par le chômage, le blocage des salaires et l’élimination de leurs droits. La majorité de ces personnes ont donné leur aval pour enterrer la IV République et lancer un impétueux processus de changement.

    L’initiation

    Le premier pas du nouveau régime, renommé V République à partir de la Constitution de 1999, a été d’exploser le système politique dont il héritait. Adossés à une majorité parlementaire, les partisans de Chavez ont pu adopter une série de mécanismes plébiscitaires et de participation politique, qui ont détoné le contrôle institutionnel exercé par le bipartisme. Les forces déroutées par le chavisme ont perdu leur hégémonie sur l’assemblée nationale, le pouvoir judiciaire et les forces armées.

    Les nouvelles règles du jeu ont permis que des consultations improbatives, via référendums, puissent être convoquées par le président, le parlement ou par initiatives populaires avec un minimum de signatures. Les mandats législatifs ou administratifs ont pu être révoqués par vote populaire. Les lois ont pu être approuvées sans l’aval du parlement, si elles ont été entérinées par les urnes.

    Cette offensive politique a affaibli les secteurs les plus conservateurs. Fin 2001, Chavez s’est senti assez fort pour lancer ses premières réformes structurelles dans l’économie. Les principales ont été la Loi des Terres (qui a fixé les paramètres de la réforme agraire) et la Loi des Hydrocarbures (qui a augmenté les impôts sur les entreprises privées et le contrôle du gouvernement sur l’activité pétrolière).

    La réaction de l’opposition et des grands groupes économiques a été immédiate. Elle a convoqué la classe moyenne dans la rue et incité les militaires à se rebeller contre le gouvernement. Profitant de sa main mise sur les moyens de communication, ces cercles ont créé un climat de chaos et se sont lancés dans la tentative de coup d’État d’avril 2002. L’aventure a duré moins de 48 heures. Les militaires légalistes encouragés par des centaines de milliers de manifestants dans les rues, ont restitué son mandat constitutionnel à Chavez.

    Une nouvelle révolte insensée s’est produite à la fin de l’année 2002. Les patrons ont paralysé l’économie du pays. Au centre de cette grève, PDVSA, encore sous le contrôle de directeurs et de gérants qui refusaient d’obéir au gouvernement. À nouveau le président a gagné le bras de fer à la suite d’une bataille de 60 jours. À la suite du coup d’État d’avril, les mouvements adversaires au sein de l’armée se sont dissouts. La paralysie pétrolière surmontée, Chavez a finalement réussi à prendre les commandes de l’entreprise publique, malgré la démission de 32 000 fonctionnaires qui avaient adhéré au blocus.

    L’opposition a encore trouvé la force de convoquer, en 2004, un référendum révocatoire afin de destituer le président par voie constitutionnelle. D’ailleurs, dans le Venezuela de Chavez noirci par ses ennemis, qui qualifient le président de despote, 20 % des électeurs peuvent plébisciter un scrutin pour limoger le chef de l’État. Malgré ce nombre de signature minimale, l’opposition a été battu lors de la consultation populaire. Le président a poursuivi son mandat et a été réélu en 2006, avec plus de 60 % des voix.

    Test de Chavez

    Cette administration prend fin en janvier 2013. La troisième, du leader bolivarien (la première n’a duré qu’un an et demi, 1999-2000, et s’est terminée après la promulgation de la nouvelle Constitution). Lors des cinq années suivantes, il a surtout mené une révolution politique. Il a éloigné les vieilles élites du pouvoir et dérouté leurs attaques anticonstitutionnelles. Ces six dernières années, il s’est engagé dans la construction d’un nouveau projet économique et social que les urnes jugeront en octobre.

    Le président a ouvert de nombreux chantiers. La première de ses inventions : les missions sociales. Elles sont principalement destinées à affronter les déficiences des systèmes de santé et scolaire. En même temps, il a accéléré le processus de nationalisation qui a commencé par le secteur pétrolier. Il a aussi touché d’autres secteurs stratégiques comme le système financier, la sidérurgie et les communications. Mais aussi d’autres moins importants : comme la distribution et les services. Une partie des bénéfices de PDVSA, de l’augmentation des impôts et de la dette publique ont servi à acquérir ces entreprises.

    La stratégie de Chavez, depuis 2006, est baptisée de « socialisme du XXI siècle ». Elle repose sur un État fort, pourvoyeur de droits et régulateur de l’économie. Un État qui détient les moyens de production et participe significativement à leur gestion. L’élimination des capitalistes n’est pas une finalité comme elle a pu l’être lors d’autres expériences socialistes. Ses opposants, d’ailleurs, ont pris l’habitude de le critiquer d’avoir créé la « bolibourgeoisie ». Des entrepreneurs attelés au gouvernement et au projet bolivarien. De toute façon, il est indéniable qu’en nageant à contre courant, en rejetant les idées néolibérales triomphantes qui ont suivi le collapse de l’Union Soviétique, Chavez a attiré l’attention du monde sur son pays.

    Cette attention s’explique actuellement par la polarisation politique et idéologique entre le Venezuela d’un côté, et les Etats-Unis et autres puissances occidentales de l’autre. Les conflits internes avec l’opposition attise aussi la curiosité mondiale. Défenseur de l’intégration latino-américaine et d’une géopolitique, qui ignore la suprématie exercée par la Maison Blanche, le président vénézuélien est devenu un acteur important sur la scène internationale. La récente filiation de son pays au Mercosul, célébrée le 31 juillet, atteste ce caractère instigateur.

    Mais le Venezuela de Chavez mérite d’être exploré au-delà des batailles d’idées. Les résultats de ces presque 14 ans de gestion ne peuvent pas être ignorés. Malgré les problèmes, comme les difficultés rencontrées dans la diversification de l’outil industriel ou l’augmentation de la criminalité dans les grandes villes, le pays a conquis des succès notables. L’Unesco l’a déclaré libéré de l’analphabétisme. Ce n’est pas rien. Ou encore, selon le Cepal et l’indice Gini, le pays détient la meilleure distribution de revenus d’Amérique du Sud. Il affiche aussi le salaire minimum le plus élevé de la région selon les chiffres de l’OIT (Organisation Internationale du Travail). Il peut aussi se féliciter d’avoir connu la plus forte accélération de l’IDH (Indice de développement humain) du continent lors des dix dernières années, information relayée par un récent rapport des Nations Unies.

    De la patrie fondée par Simon Bolivar jaillit désormais plus que du pétrole. Les expériences et changements, que l’on soit pour ou contre, sont des sujets importants pour ceux qui veulent discuter avec sérieux les défis de notre époque...............

    Breno Altman, Jonatas Campos, Marina Terra

    http://operamundi.uol.com.br/conteudo/babel/23764/l%E8re+cha...

    Traduction : Jérôme da Silva

     Source : http://www.legrandsoir.info/dossier-venezuela-les-annees-chavez.html


    • El Frances Loco 14 septembre 2012 16:47

      Entre autres...sachez que les habitants ne sont pas propriétaires, comme c’est indiqué, mais reçoivent un titre d’habitation ! Les appartements ne peuvent être ni transmis, ni loués ni vendus, ni hérités. Donc ces gens sont soumis au chantage permanent...

      Je vois aussi, parmi tout cet amalgame, que 32’000 travailleurs auraient donné leur démission ! Encore une façon de tordre la vérité...ils ont été virés, tout simplement et n’pnt pu retrouver du travail dans le secteur de l’etat.
      Pour mettre un peu d’ordre dans toutes ces affirmations, il serait bon de voir se qui se passe aujourd’hui dans le pays, c’est la débacle. Rien ne fonctionne correctement. Chaque problème est dû à autre chose que la responsabilité du gouvernement. Amuay, l’explosion de la rafinerie, 42 morts chiffre officiel ? Quelques heures après, la réaction du gouvernement a été d’affirmer que la seule cause impossible était le manque d’entretien...alors que les chiffres dénoncés par les assurances quelques jours après indiquent une baisse substencielle des dépenses dans ce domaine. La cause de l’explosion ? Officiellement, ce serait dû a un cummul d’émanations normales sous forme d’un petit nuage qui aurait été au contact d’une étincelle....concours de circonstances malheureux en somme... La chute du pont de Coupira (sur l’axe principal Caracas-Barcelone) serait dû à un excédent de poids lors d’un passage d’un camion et non pas au manque d’entretien...les coupures de courant ? Dues à des iguanes ! Surtout pas dues au manque d’entretien...
      Les hopitaux ? Ils manquent de médicaments, de matériel, il faut voir les condicions lamentables des infra-structures, la propreté douteuse...les hopitaux cubains ? Ils ont plus de chance, eux. Un peu plus de matériel mais les soins laissent à désirer : beaucoup de maux sont soignés par de la simple aspirine...
      Les entreprises nationalisées ? Un grand fracas ! Baisse de production de la sidérurgie, des cimenteries...baisse de production du pétrole...tout cela pour doubler le nombre de personnel (non qualifié, bien sûr), pour ne pas dépenser dans l’entretien du matériel qui, bien sûr, vieillit et tombe en ruine. A réfléchir...non ?

  • SEPH SEPH 30 août 2012 10:32
    La démocratie provoque la polémique en pleine campagne électorale vénézuélienne

    L’opposition critique Chavez pour une présumée violation des libertés. Le parti du président revendique que le système actuel a été le plus participatif de l’histoire

    Assis à des tables d’écoliers, dix membres des conseils municipaux du quartier 10 de Enero, à Caracas, débattent de la création d’une entreprise de manutention des ascenseurs pour le voisinage. Les conseillers, qui l’auront créée, en seront les propriétaires. Ils pourront compter sur le financement et l’appui technique du gouvernement national et de ses institutions. La nuit est tombée. Les participants de la réunion vont discuter des statuts de la société qu’ils souhaitent créer.

    « Ce qui est sûr, c’est qu’elle sera administrée par la communauté », souligne Darwin Jaimes, conseiller de Las Palmas 1320. « Aucun gouvernement ou homme d’affaires ne pourra prendre possession de l’entreprise ». Cette aspiration n’habite pas seulement ce traditionnel quartier de Caracas. Depuis l’approbation des lois dites du pouvoir populaire en décembre 2010, de nombreuses initiatives similaires ont été enregistrées.

    Les partis de l’opposition critiquent ce nouveau modèle qui permet à l’État de repasser directement à ces organisations de quartier des recours et des attributions. Ils estiment que ce mécanisme vide les administrations régionales et municipales, dans lesquelles ils conservent une forte présence et que ce mécanisme centralise plus de pouvoirs entre les mains de l’exécutif national.

    Les défenseurs de cette politique ne se donne même pas la peine de réfuter la thèse de la purge des anciens corps administratifs. « Nous voulons remplir le pays de communes », affirme Aristóbulo Istúriz, de 66 ans. Il est vice-président de l’Assemblée Nationale et du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV), principal parti du chavisme. « L’état capitaliste bourgeois est hiérarchisé. L’état fédéral commande le régional, qui l’emporte sur le municipal, qui domine le quartier. En-dessous de cette structure bureaucratique, il y a le peuple, loin du pouvoir. Notre stratégie consiste à abattre cette pyramide et à la rendre horizontale ».

    Selon les données officielles, il existe déjà 46 000 communes à travers le pays. Chacune d’entre elles réunit des zones de quartier déterminé, dans lesquelles vivent entre 150 et 400 familles. Le conseil de la commune est élu au suffrage populaire. Dans les zones rurales et parmi les populations indigènes, la base de démarcation est plus petite. Le conseil débat des questions sociales de sa localité et de l’organisation des services publics. Mais cet organisme fait en outre partie d’un nouveau système économique. Il peut créer des entreprises communales, comme celle du 23 de Enero, constituer des sociétés mixtes avec des hommes d’affaires, ou des coopératives. Plusieurs communes peuvent s’unir et créer un projet commun.

    La commune, selon la législation approuvée par le parlement, est la nouvelle unité élémentaire de l’État fédéral. Malgré une forte résistance de l’opposition, plusieurs instruments d’imposition communale ont été réglementés. Ils incluent une partie des impôts locaux et régionaux, des subventions nationales, des barèmes pour certains services. Les infrastructures publiques de tout genre – écoles, centres de santé, aires de loisirs – peuvent passer sous sa tutelle.

    « Nous voyons la décentralisation comme le transfert des ressources vers les endroits où se trouvent les problèmes, à travers les communautés organisées », proclame Aristóbulo Istúriz. « Le vieux concept de démocratie représentative et exclusivement politique nous poussait à la centralisation. Ce qui créait des strates bureaucratiques de pouvoir. Maintenant nous forgeons des espaces de participation où le peuple vit. Les personnes ne se sentent plus fragmentées, elles se sentent une partie de l’État national ».

    L’opposition

    L’opposition ne voit pas d’un bon œil cette voie. Elle essaie de traiter tout ce qui remet en question la démocratie représentative comme une attaque au régime démocratique en général. Pourtant le pluripartisme existe. Treize élections ont été scrutées par des observateurs internationaux. La majorité des médias est contrôlée par la droite. Mais les adversaires de Chavez insistent, au Venezuela et à l’étranger, à brosser le portrait d’une espèce de tyran mou.

    Face à cette perte accélérée de pouvoir, la réaction de ces segments de la société compte sur l’engagement de différentes entités qui naviguent en orbite des puissances occidentales, à commencer par la Maison Blanche. Il y a des signaux évidents de mécontentement, lancés spécialement par les États-Unis, quant à la consolidation d’un processus qui défie son hégémonie en Amérique latine mais aussi au sein du délicat noyau des nations exportatrices de pétrole.

    Finalement, les groupes conservateurs n’ont pas seulement été dégradés dans l’administration nationale. Le président, fort d’une majorité parlementaire et de victoires successives dans les urnes, leur a arraché des positions dominantes dans les cours de Justice, dans les forces armées, dans la diplomatie et dans d’autres sphères de l’État. Chavez n’a jamais caché son intention de mener une révolution politique, de forme « démocratique et pacifique, mais pas sans arme ». Faisant allusion à son intention de se protéger de putschs internes ou des menaces étrangères.

    À plusieurs reprises, le président vénézuélien a évoqué l’effondrement de Salvador Allende, président socialiste chilien entre 1970 et 1973, qui devait servir de leçon à la gauche. Pour implanter les transformations sociales en respectant l’ordre constitutionnel, la gauche doit inhiber la possibilité que ses ennemis recourent à des soulèvements militaires ou des opérations internationales. Allende est tombé quand l’armée s’est unie aux partis de droite, qui avaient perdu du terrain dans les urnes, et a conduit le coup d’État commandé par le général Augusto Pinochet. En avril 2002, Chavez a presque vécu la même chose. Renversé par une insurrection civico-militaire, articulée par la droite et les principaux médias, il a récupéré le pouvoir en 48 heures grâce une ample mobilisation populaire et à la réaction d’officiers légalistes.

    Les membres de l’opposition considèrent cependant que ces changements à la tête des pouvoirs de l’État affecte l’ordre démocratique et menace même les droits de l’homme. Aucune institution internationale de poids n’a entériné cette dénonciation. Le Venezuela est toujours considéré comme un pays qui respecte pleinement les règles démocratiques. Même l’Organisation des États Américains (OEA) dont le siège est à Washington ne remet pas en cause cette évaluation.

    Droits économiques et sociaux

    Professeur d’histoire de métier et ancien maire de Caracas sous la IV République (le régime qui a précédé l’accession de Chavez au pouvoir en 1999), Isturiz conteste de façon pédagogique les insinuations qui portent sur la faible teneur démocratique du processus mené par Chavez. « Il y a deux conceptions de la démocratie, il est normal qu’elles soient confrontées l’une à l’autre », souligne-t-il. « L’une d’elle, d’origine libérale, se limite à garantir les libertés et les droits politiques. Elle n’a aucun contenu social et elle circonscrit le rôle du citoyen au vote, qui délègue le pouvoir à ses représentants. Nous avons fait un bond vers un concept plus large, la démocratie participative, qui inclut les sauvegardes politiques, mais incorpore aussi des droits économiques et sociaux, en plus de créer des institutions qui favorisent une action politique permanente de la citoyenneté ».

    Pour le dirigeant du PSUV, la conception participative prédomine depuis la Constitution de 1999, qui a fondé la V République. Cela est mis en évidence par certains articles qui démontrent la prédominance de cette tendance. « Dans la Carte de 1961, il était dit que la souveraineté réside dans le peuple, qui l’exercerait par le suffrage pour les organes du pouvoir public », indique-t-il. « La nouvelle loi majeure va plus loin, car elle affirme que la souveraineté ne peut pas être transférée et qu’elle peut être exercée de forme indirecte, via le vote, ou de forme directe à travers des mécanismes créés par initiative populaire ».

    Les ennemis de Chavez l’accusent de saper les fondements démocratiques. Cependant, il est difficile de trouver une institution qui ait été révoquée lors des 14 dernières années. Les Bolivariens ont maintenu intacts les mécanismes de la démocratie représentative, mais ils ont aussi ouvert de nouvelles sphères et espaces de décisions qui sont étrangers à la pensée plus conservatrice.

    En vérité, le Venezuela peut arborer certains attributs constitutionnels assez rares. Sa Constitution prévoit des référendums et des plébiscites qui peuvent être convoqués par le Parlement, par le gouvernement ou par la simple volonté autonome des citoyens. Dans ce cas, il faut que la pétition réunisse 20 % des électeurs. Ces consultations, en plus d’être impositives et irrévocables, peuvent aussi interrompre le mandat de parlementaires et de gouvernants. Le président a déjà affronté cet atout pour la démocratie, en 2004. Il a préservé son mandat avec 60 % des voix.

    Aucun pays affilié à la démocratie occidentale ne possède de réglementations d’une telle envergure dans son répertoire constitutionnel. Certains analystes interprètent ces dispositifs comme des moyens d’asservir les institutions à partir de la furie plébiscitaire manipulée par un chef d’État populiste. Pour les Chavistes, cependant, ce sont des armes dans la besace du président qui a misé sur la rupture avec la vieille politique. Celle des accords parlementaires et d’accommodement avec les intérêts filtrés par la bureaucratie étatique. Bien que, dans la pratique, tout soit plus confus et précipité, le choc des idées est bien réel sur le terrain.

    Le débat, cependant, ne laisse pas la droite vénézuélienne très à l’aise. Proposer la réduction de la participation politique pourrait s’avérer un positionnement électoral risqué et en contradiction avec ces forces politiques qui veulent se présenter comme les champions de la démocratie contre un leader soi-disant autoritaire. Vues les circonstances, l’opposition semble préférer un discours qui condamne d’éventuelles manipulations ou de restrictions dans la mise en œuvre des garanties constitutionnelles.

    « Il n’y a pas d’égalité de conditions politiques », réclame Leopoldo Lopez, du parti Vontade Popular (Volonté Populaire). Il est l’un des leaders du MUD (Mesa de Unidade Democratica), alliance de partis qui soutient Henrique Capriles dans la course à la présidentielle. « L’utilisation de recours publics, dans le domaine des communications, est tendancieuse. Le jeu, bien que démocratique, est déséquilibré ».

    Pour le PSUV, ces critiques prédisent que l’opposition pourrait se préparer à mettre en doute la légalité des élections en cours et ne pas reconnaître les résultats d’octobre. Durant les derniers mois, de fait, plusieurs délégations des partis de droite ont voyagé en Europe et aux États-Unis avec pour objectif de faire part de leurs préoccupations concernant la régularité des élections présidentielles. Et ce malgré le système de vote électronique vénézuélien considéré parmi les plus sûr au monde. Chavez affirme fréquemment qu’il respectera les résultats des urnes, quel qu’en soit le verdict. Les socialistes exigent de leurs adversaires le même engagement.......

     Source : http://www.legrandsoir.info/dossier-venezuela-les-annees-chavez.html


  • SEPH SEPH 30 août 2012 10:33
    Sous Chavez, le nombre de chaînes de télé et la compétition augmentent

    Des données divulguées par le gouvernement contredisent les critiques des ONGs de défense droits de l’homme

    Quand on allume son téléviseur au Venezuela, il y a toujours au moins deux versions antagoniques des faits. La chaîne Globovision, parmi les groupes privés de communication, a l’habitude de critiquer tout ce que fait le président Hugo Chavez. Les termes employés sont radicaux et elle ne relaie que la version des opposants. Elle ne se donne généralement pas la peine d’en écouter d’autres. De l’autre côté, son pendant est la chaîne d’État VTV, la principale du système public. Un peu plus mesurée que sa concurrente, sa grille de programmes est dominée par la diffusion d’initiatives et d’opinions du gouvernement.

    Ce climat partidaire ne prédomine pas seulement dans les médias audiovisuels. Il touche presque tous les moyens de communication, traditionnels ou électroniques. La radicalisation du débat politique a visiblement conduit à une prédominance des éditoriaux et des analyses sur l’information. Le lecteur ou téléspectateur adhère à un journal ou à une chaîne de télé en fonction des mêmes critères qu’il choisit le parti pour lequel il va voter. C’est-à-dire par la proximité politico-idéologique. Les uns sont rouges. Les autres bleus. Celui qui hésite, zappe.

    Malgré la forte polarisation, on observe pas de monopolisation des médias par le gouvernement ou les hommes d’affaires. Au contraire. Le nombre de chaînes, par exemple, a augmenté. Selon les chiffres de la Commission National des Télécommunications (Conatel), il existait en 1998, 40 concessions. Leur nombre est passé à 150 en 2012, 75 non-payantes et 75 payantes. Parmi les chaînes non-payantes, seulement quatre ont une transmission nationale. Les autres sont régionales de caractère privé, public ou communautaire.

    Dans la sphère des radios, le total est passé de 338 concessions en 1998, à 473 radios privées et 244 radios communautaires en 2011. C’est avec ces chiffres que le gouvernement Chavez répond aux fréquentes critiques sur les prétendues atteintes aux libertés de la presse signées par des organisations de défense des droits de l’homme ou le gouvernement des États-Unis.

    Le cas RCTV

    Sur ce terrain, l’épisode le plus tendu auquel a fait face le gouvernement, fut quand la concession de la chaîne Radio Caracas de Télévision (RCTV), la plus ancienne télé hertzienne, n’a pas été renouvelée en 2007. Elle ne pouvait plus opérer que sur le câble. Les opposants ont perçu cette décision comme une punition de la chaîne, qui avait soutenu le putsch contre Chavez en 2002.

    Le gouvernement nie cette thèse. « La liberté de la presse est totale et sans limite, d’ailleurs grâce à cette liberté, les médias privés fomentent des campagnes de déstabilisation du gouvernement », affirme Andrés Izarra, ministre de la Communication et de l’Information, en rappelant le rôle des groupes de communication lors de l’insurrection civico-militaire qui a évincé le président du pouvoir durant 48 heures. « Aucune chaîne n’a été punie pour ce comportement. Cependant le gouvernement n’a pas l’obligation de renouveler la concession publique d’une chaîne, qui en plus de ne pas avoir ses documents en règle, a cessé de s’acquitter de sa fonction sociale établie par la Constitution et la loi. Le Venezuela a fait ce que d’autres pays font face à des cas similaires. Quand la concession arrive à son terme, un autre prestataire assume sa place sur les ondes ».

    Jesse Chacon, actuellement directeur de l’institut d’enquête GIS XXI, a été à la tête du ministère de la Communication quand le gouvernement a décidé de refuser ce renouvellement. « Il s’agit de l’unique entreprise de télévision dont nous n’avons pas renouvelé la concession. Nous avons estimé qu’il était préférable d’utiliser ce spectre à d’autres fins », dit-il. « À la même époque, expiraient les concessions de Televen et Venevision, des chaînes privées et liées aussi à l’opposition. Elles ont été prolongées ». La discussion sur le prix que devra payer l’État pour l’usage des transmetteurs de la RCTV sont actuellement en cours. Le signal est désormais utilisé par Teves, chaîne publique dédiée à la culture et aux sports.

    L’ex-ministre analyse cette situation comme étant le produit du développement de la télévision en Amérique Latine. Elle a suivi le modèle nord-américain plutôt que l’européen. « Aux États-Unis, la communication est un négoce qui répond à la logique des intérêts commerciaux. La majorité des pays latino-américains ont suivi ce paradigme », souligne-t-il. « Les Européens ont abordé l’information comme un service public. Et les chaînes, du moins jusqu’à récemment, ne pouvaient être accaparées par des groupes privés.

    Selon Chacon, du fait de ce modèle, les entreprises de communication, qui dépendent des concessions publiques, se sont transformées en protagonistes privés de la politique. « Dans le Venezuela pré-Chavez, si un homme voulait devenir président du pays il devait se mettre d’accord avec le groupe Cisneros (propriétaire de Venevision) ou avec la RCTV », note-t-il en mentionnant les deux principales télévisions de l’époque.

    Démocratisation

    Quatre-vingt pour-cents du spectre de la télévision hertzienne est exploitée, selon le ministère de la Communication, par des entreprises privées. « Dans le domaine de la radio, les réseaux privés sont hégémoniques, l’État n’a qu’une station de diffusion nationale et trois stations dans des villes régionales », énumère le ministre Andrés Azarra. Pour concurrencer cette hégémonie, le gouvernement Chavez a ajouté une proposition de démocratisation des communications qui a été approuvée par l’Assemblée Constituante de 1999.

    Une série de lois a réglementé la question. Il y en a deux principales : l’une de 2002, a formalisé le fonctionnement des radios et télévisions communautaires. L’autre, c’est la Loi de Responsabilité Sociale en Radio et Télévision, approuvée en 2004 par l’Assemblée Nationale et réformée en février 2011. La première a édifié un cadre réglementaire qui a permis l’expansion de radios locales qui peuvent être crées par les conseils communaux, les mouvements sociaux et autres entités associatives. Ces canaux qui ont une étendue d’ondes limitées, forment un réseau disséminé et diffusent des programmes culturels, des débats politiques et des petites annonces.

    La Loi de Responsabilité Sociale en Radio et Télévision (aussi appelé Loi Resorte) oblige les chaînes de télévision à diffuser un quota minimum de 50 % de productions nationales en ce qui concerne les séries et telenovelas. Elle a établi une signalétique par tranche d’âge et elle est autorisé à appliquer des amendes et des pénalités en cas d’excès de scènes de violence. Elle a aussi mis en place le Fond de Responsabilité Sociale qui subventionne l’acquisition d’équipements en faveur des radios communautaires. Leur offrant ainsi les conditions de briguer l’audience dans leurs quartiers face aux grands groupes.

    Bien qu’aucun mécanisme de censure ni limitation des contenus des journaux télévisés ne soient prévus dans cette législation, l’opposition critiquent les réglementations établies par le gouvernement. Ce serait des obstacles à la liberté de la presse. La réponse de l’autre camp est acerbe. « La liberté de la presse est une chose, le libertinage une autre », affirme Jesse Chacon. « Le gouvernement n’a adopté et ne pense pas adopter des mesures qui pourraient écorcher la liberté d’expression. Mais les médias privés assurent aussi un service public et doivent être contrôlés pour garantir que tous les secteurs puissent recevoir et diffuser des informations. Ce qui vaut pour les groupes privés, l’État et les communautés. L’ère du monopole des médias privés est terminée ».

    Breno Altman, Jonatas Campos, Marina Terra

    http://operamundi.uol.com.br/conteudo/babel/23764/l%E8re+cha...

    Traduction : Jérôme da Silva 




    • El Frances Loco 14 septembre 2012 19:40

      Propagande chaviste en plein ! Quelle façon de manipuler la vérité...mais il ne vous est pas facile de le voir depuis l’étranger, j’en conviens. Nous, nous branchons la télévision et constatons d’autres faits, subissons les cadenas( diffusions obligatoires des messages de Micommandante, verborée du pure style Fidel...et qui durent...) où l’on peut voir le président chanter, jouer au professeur et surtout, ces temps ci, insulter le candidat d’opposition Henrique Capriles Radonski qu’il traite, entre autres, de juif nazi ! Quel niveau intellectuel ! Mais pour lui, pas de censure, pas de réaction de quelqu’organisme que ce soit !). Pas de censure ? Pas si sûr ! Il n’y a qu’à voir le nombre d’amendes dont est victime Globovision.

      Je serais très intéressé de lire vos commentaires si tout cela se passait en France...
      Mais le nouveau venu, le Flaquito comme l’appelle le peuple qui commence à espérer un changement rapide, donne du fil à retordre à Hugo ; il dénonce en particulier tous les mensonges et promesses non tenues depuis 14 ans...la liste est longue, longue...très longue ! Ses propos d’il y a 14 ans sont comparés avec ceux actuels, c’est filmé, enregistré, donc là aussi, pas d’histoire de médias corrompus, pas d’interprêtation personnelle...pour ceux qui ont cet argument facile ! Je constate et rapporte, simplement. 

  • Yohan Yohan 30 août 2012 10:34

    La gauche s’est toujours fourvoyé avec ses amitiés sud américaines, on s’entiche de révolutionnaires en peau de lapin qui se transforment rapidement en dictateurs sanguinaires. Au début, tout parait idyllique puis.... 


    • Relladyant Relladyant 30 août 2012 11:08

      Pouvez-vous me citer un ou de cas « d’affaires sanguinaires » reliées à Chavez ? Merci.


    • spartacus spartacus 30 août 2012 11:26
      Il y en a !
      Les documents retrouvés dans l’ordinateur de Paul Reyes indiquent que Chavez a utilisé le groupe terroriste paramilitaire des Farc pour faire assassiner ses opposants.
      Source : The Guardian

    • Henri Francillon Henri Francillon 30 août 2012 12:20

      Vous avez parfaitement raison Spartacus, ce dictateur sanguinaire ne mérite pas sa place sur cette terre, contrairement à Obama ou Hollande, dont les guerres et les crimes contre l’humanité ont le gros avantage d’être humanitaires.
      Pour nous faire encore rire, vous ne voudriez pas nous faire un beau texte sur Ahmadinejad et Poutine, dont des sources autorisées assurent qu’ils mangent des enfants et violent des petits chats ?


    • SEPH SEPH 30 août 2012 12:49

      @ Henri Francillon

      je partage votre humour.
      En effet, Chavez est un monstre : il a osé sortir les pauvres de la misère, il a osé distribué équitablement les richesses produites par les vénézuéliens, il a osé s’opposé aux grands « démocrates » de cette planète qui tuent pour s’accaparé le pétrole, le gaz ,...les richesses des autres.

      Les sionistes et les fachos sont rentrés de vacances, ils sont de plus en plus glauque

      Nota : « Le glauque, c’est la misère du coeur, la tristesse de ceux qui vivent sans amour. » Philippe Labro


    • Traroth Traroth 30 août 2012 16:14

      « Au début, tout parait idyllique puis... »

      ...les États-Unis commencent à assassiner les gens ?
      ...Un voisin décide de soutenir une guérilla financée par des ventes d’armes illégales ?
      ...Les États-Unis envahissent le pays ?
      ...Les États-Unis décrètent un embargo, ce qui va affamer la population pendant les 60 prochaines années ?


  • Yohan Yohan 30 août 2012 10:53

    Steph récite ses mantras. Il ne lui vient même pas à l’idée qu’on puisse s’acheter des panégyriques à la gloire des dictateurs en herbe.


    • Elisa 30 août 2012 14:28

      @ Yohan

      Il est sûr au contraire que les principaux fauteurs de guerres sur la planète (US, OTAN, Israël) s’achètent des panégyriques qui imposent une dictature absolue sur les principaux médias.

      Malheur à celui qui esquisse l’ébauche d’une contestation des histoires à dormir debout qui nous sont distillées sur la situationn en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

      Comme dit le bon sens populaire, « plus c’est gros , plus ça passe ».

      Encore que pour avaler l’article de Spartacus il faut vraiment avoir moins qu’un neurone !


  • Relladyant Relladyant 30 août 2012 11:07

    Article comique....

    Depuis 15 ans, on fait passer Chavez pour un dictateur alors que n’importe quel dirigeant occidental n’arrive pas à la cheville de ses cotes de popularité. Chavez apres 5 ou 10 ans, et plus populaire que Sarko ou Hollande apres 1 an de fonctions. Chavez fut a remporté maintes référendums et élections tout au long de ses 10/15 ans, ce qui n’a pas manqué d’agacer les Etats-Unis qui n’ont pourtant pas réussi à mener à bien leur coup d’état (pour tenter de remplacer Chavez par un technocrate de l’oligarchie petroliere vivant la moitié de son temps à Miami, un schéma trés classique).

    L’émission Alo Presidente (?) est plus populaire que jamais et des milliers de Vénézuéliens appellent le standard à chaque émission dans l’espoir de pouvoir s’adresser à leur président.

    Bref, un article de propagande classique, s’inscrivant dans une longue série de tentatives de déstabilisation d’un pays non-aligné représentant hélàs pourtant bien le Gaullisme au 21eme siecle.


    • JP94 30 août 2012 21:34

      A propos de référendum , nos dirigeants sont tellement sûrs de la pertinence de leurs choix libéraux et de notre approbation citoyenne qu’ils préfèrent passer en force les TSCG et autres traités plutôt que d’organiser un référendum ... 
      Il y a eu aussi un coup d’Etat méconnu contre Chavez et la concrétisation d’un programme social au Vénézuela , c’est un coup d’Etat informatique organisé par les EU pour saboter l’organisation de la production pétrolière . Suite à coup d’Etat informatique , le Vénézuela a dû se doter d’un système national informatique totalement conçu au Vénézuela , pour empêcher l’infiltration de son système par la CIA . ( info relatée par un informaticien latino que j’ai rencontré ) .
      Même aux EU les gens comparent les moyens mis en oeuvre au Vénézuela socialiste pour l’accès de tous à la Culture avec la casse de cette Culture dans leur pays :notamment , l’Orchestre de la Jeunesse qui l’arbre visible d’une politique d"accès ( gratuit ) , de formation ( gratuite ) à la musique classique notamment . Cela montre que malgré tout certaines vérités percent .
      Aux EU , pratiquement un orchestre doit mettre la clef sous la porte chaque semaine ... Bien sûr ici de cela , il n’est pas question .
      La liste des dictateurs installés par les EU et les Occidentaux par des coups d’Etat est tellement longue ( Pinochet , Suharto , Marcos , et à présent le Honduras , le Paraguay ... ) que détourner l’attention en dénonçant les régimes non capitalistes comme dictatoriaux est vraiment cousu de fil blanc .
      Y a-t-il un seul pays socialiste dont on parle qui serait non dictatorial ? On ne parle plus guère du Vietnam ... mais pour nos dirigeants , on y vivait sans doute mieux du temps du Napalm ... Mieux , pour eux , s’entend sans doute pour les capitaux investis .
      Aucun débat sur nos ondes ... mais la liberté de parole nous est octroyée derrière le transistor ou l’écran de télé . Merci .

      Le problème de la propagande anti-Chavez est qu’elle vise à légitimer auprès de la population occidentale une future invasion militaire cet les crimes omme cela a parfois si bien marché pour l’ Irak , la Lybie la Syrie , ou il n’y a pas si longtemps le Vietnam ...

      Tout est dans les formes , mais le plus incroyable est que ça marche encore !


  • Art2D2 Art2D2 30 août 2012 11:10

    Cet article ne résiste pas plus d’une minute à une analyse sérieuse.

    Le programme de Chavez est disponible ici (programa de la patria 2013-2019), rendez-vous compte par vous-même de son contenu.

    D’ailleurs quand on voit les sites que l’auteur conseil pour en savoir plus sur le Venezuela on a tout compris :

    «  »«  »

    Plus d’infos sur le pays : 

    http://www.americasquarterly.org/taxonomy/term/3533

    http://americasquarterly.org/user/11

    http://www.americasquarterly.org/user/28918

    «  »«  »"

    C’est une blague ou quoi ? LOL


  • Relladyant Relladyant 30 août 2012 11:14

    D’ailleurs en voyant la monochromie des liens offerts par l’auteur pour « en apprendre plus », on comprend trés vite de quel bois est fait l’article.

    Cette revue fait partie du réseau de think-tanks et d’interets qui depuis 50ans ont fait de l’Amérique Latine un terrain de jeu pour l’axe du Bien, installant des dictateurs, renversant des gouvernements élus, etc, à son bon vouloir.. On comprend que l’émergence du Vénézuela, du Brésil, de l’Argentine, de la Bolivie, dernierement, donne des boutons à tous ces serviteurs de Washington.


  • captain beefheart 30 août 2012 11:17

    @ l’auteur

    Vous prônez bien une petite intervention militaire dans ce pays ,à défaut d’un coup d’état ?


    • Henri Francillon Henri Francillon 30 août 2012 12:23

      Une révolution de couleur spontanée serait à mon avis une solution qui satisferait amplement le camp du Bien.
      Des maillots jaunes encourageraient les Français à soutenir discrètement la révolution.


    • Traroth Traroth 30 août 2012 15:54

      Le coup d’état, ça a été tenté, mais les Vénézuéliens refusent de se démocratiser (oxymoron inside) ! smiley


    • Croa Croa 30 août 2012 13:45

      Que l’on trouve tout sur ce site oblige à tomber souvent sur du n’importe quoi en effet. Il y a aussi des révélations introuvables ailleurs.

      Si le « sérieux » c’est ce qui vous évite de réfléchir, on s’en passera merci smiley

      Par ailleurs il y a ici un forum des plus réactif, donc ce genre d’article a son utilité smiley


    • BOBW BOBW 30 août 2012 15:51

      « Par ailleurs il y a ici un forum des plus réactif, donc ce genre d’article a son utilité »

      Effectivement ,il permet d’arracher les masques aux séides des USA et des régimes esclavagistes réactionnaires et destructeurs !


  • francesca2 francesca2 30 août 2012 11:43
    Ici on dénonce les « médias français aux ordres », la « presse française officine de propagande », « l’info mainstream » quand ce n’est pas « les merdias », mais on trouve parfaitement normal, voir souhaitable, le non respect de la liberté de la presse -ni d’aucun média en général- au Vénézuela. 
    Ah, et à Cuba aussi, bien sûr.

    C’est certain, Aló Presidente c’est bien mieux que TF1...


    • Relladyant Relladyant 30 août 2012 12:00

      Arretez votre cirque, je connaissais plutot bien le Vénézuela des années 2000s, un peu moins maintenant, mais Chavez a toujours été régulièrement insulté dans la plupart des média, pendant le coup d’état, la plupart d’entre eux appelaient régulièrement a sa destitution et ne passaient meme pas ses allocutions, qu’un média Francais fasse un dixieme de ca et il aura également sa license suspendue....

      Que vous compariez le Vénézuela a Cuba montre que vous connaissez trés mal le dossier.


    • francesca2 francesca2 30 août 2012 12:15

      D’accord, j’arrête mon cirque si vous apprenez à lire. 

      Je ne compare pas le Vénézuela à Cuba, je dis qu’ici pour nos révolutionnaires en IPad, les réactions quant à la non liberté de la presse Hasta Siempre sont les mêmes. 

      Sinon pour ce qui concerne « toujours été régulièrement insulté dans la plupart des média, la plupart d’entre eux appelaient régulièrement a sa destitution et ne passaient meme pas ses allocutions » vous avez des sources ? 

      Vous pouvez imaginer Sarko tous les dimanche à la télé avec une belle émission de cinq ou six -quand ce n’est pas huit- heures ? Sérieux ? smiley

    • Deneb Deneb 30 août 2012 14:44

      Francesca, comment pouvez-vous fustiger les dictatures sur Agoravox, alors qu’il est notoire que 9 agoravoxiens sur 10 défendent ces régimes qui ne permettent pas à leur population de surfer sur le Net, sauf si c’est pour chanter les louanges en hommage du cher dirigeant suprême. En effet, les agoravoxiens sont en majorité malheureux, ils écrivent sur le net par l’addiction et espèrent secrètement la venue d’une dictature qui les en empêcherait. Vous cassez leur rêve en réclamant pour ces pays ,mais quel horreur, la liberté !


    • francesca2 francesca2 30 août 2012 22:35

      Daneb

      C’est leur carcan idéologique qui les rattrape. Ils ne se rendent même plus compte des contradictions -pourtant si évidentes- de leurs prises de positions. 

    • Deneb Deneb 30 août 2012 22:41

      Le pragmatisme n’a jamais été à l’honneur dans la culture française. On se laisse bien trop facilement attraper par de beaux principes hélas complètement irréalistes, donc nuisibles.


  • hunter hunter 30 août 2012 12:05

    Francesca : pour ce qui concerne notre pays, je préconise l’expression « merdias mainstream » qui je pense résume vraiment bien la situation.

    En ce qui concerne l’article .......essayez d’être plus subtil pour votre propagande, car là, c’est gros gras, lourd, donc pas crédible !
    Vous le « serial entrepreneur », vous devez connaître la notion de contre-productivité non ?
    Demandez à vos maîtres de vous refaire une formation sur l’art de l’agit-prop, ou bien faîtes un stage dans une rédaction française, genre Libé, figaro, TF1, en particulier lorsqu’ils traitent de la question syrienne.

    Allez, avec un peu de travail, vous devriez y arriver !

    be seing you

    H/


  • Deneb Deneb 30 août 2012 12:30

    @l’auteur : En Venezuela, l’internet est-il libre ? Je crois avoir entendu que contrairement à Castro à Cuba, ou Ahmadinejad en Iran, les deux potes à Chavez les plus en vue, ce dernier ne bride pas trop le Net. Qu’en est-il ?


    • emphyrio 30 août 2012 13:01

      Le jeu en réseau World of Warcraft vient d’être interdit en Iran... par les USA. Etonnant, non ?


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 30 août 2012 14:22

      Jusqu’à récemment, le Net était en libre accès au Venezuela. mais en décembre 2010, Chavez a promulgué une loi encadrant le Net en interdisant les messages qui « incitent, promeuvent ou font l’apologie du délit », « font de la propagande guerrière », « cherchent à créer de l’anxiété chez les citoyens, ou portent atteinte à l’ordre public », « ne reconnaissent pas les autorités légitimement constituées », « appellent au meurtre », ou « incitent à ne pas respecter les lois en vigueur ».

      Le problème, c’est qu’aucune définition précise à tout cela a été donné. De plus, la remise en cause du pouvoir est désormais également interdite sur le Net. L’irrespect envers les dirigeants du pays aussi. Les fournisseurs d’accès ayant eu l’obligation de mettre en place le filtrage, sans que des paramètres soient prévus non plus.

      L’excuse officielle est de préserver la population contre le crime en ligne et les trafics en tout genre. Risible quand on connait le taux de criminalité dans le pays.

      http://www.bbc.co.uk/news/world-latin-america-12046964


    • spartacus spartacus 30 août 2012 14:27
      @ Deneb
      Il y a quelques mois, il a utilisé sa présidence pour disposer aujourd’hui de pouvoirs autocratiques. (avant cette élection)
      Il a mis en place deux lois renforçant le contrôle de l’état sur le contrôle des médias et certains contenus sont interdits et poursuivables.

    • Deneb Deneb 30 août 2012 15:58

      emphirio : « Le jeu en réseau World of Warcraft vient d’être interdit en Iran... par les USA. Etonnant, non ? »

      Par l’Iran, également.

      http://www.numerama.com/magazine/23550-blizzard-et-l-iran-empechent-les-joueurs-iraniens-d-acceder-a-battlenet.html

      et +6 pour un commentaire trompeur et hors-sujet... Les agoravoxiens m’étoneront toujours.. A moins qu’il s’agit en fait de la tricherie par identités multiples, mais ça, c’est juste moi qui suis parano, bien sûr.


    • 1984 30 août 2012 16:04

      « Il a mis en place deux lois renforçant le contrôle de l’état sur le contrôle des médias et certains contenus sont interdits et poursuivables. »

      Merde Chavez prendrait-il exemple sur la France ?
      Enfin il a pas encore osé les lois totalitaires interdisant la remise en cause de l’histoire officielle !


    • foufouille foufouille 30 août 2012 17:53

      @deneb

      "Selon Yedioth Internet, le gouvernement iranien n’avait pas pris de sanction spécifique à l’encontre de ces jeux vidéo malgré un durcissement et un élargissement de la censure sur le net. "Jusqu’à récemment, le gouvernement iranien n’a pas imposé de censure sur les jeux vidéo ou de limite sur les ventes de jeu vidéo, puis il a interdit Battlefield 3, qui inclut une invasion américaine contre l’Iran parmi d’autres scénarios« . »


    • Deneb Deneb 30 août 2012 18:07

      foufouille, il faut lire jusqu’au bout :
      "Une situation qui aurait évolué dernièrement, à en croire d’autres joueurs. Sur MMO Champion, un internaute indique que l’Iran a aussi pris des mesures à l’égard des jeux de Blizzard, accusés de faire la promotion de la superstition, de la mythologie, de la violence et d’un certain érotisme (en référence à certains vêtements équipant les personnages féminins). D’autres jeux sont également concernés : Guild Wars 2 et Second Life."


    • foufouille foufouille 30 août 2012 18:27

      et ?
      la zunie, interdit en bonne democratie
      tu as aussi des fanatiques religieux en zunie


    • Deneb Deneb 30 août 2012 18:44

      Foufouille, mais est-ce que j’ai dit le contraire ? C’est juste que l’argument comme quoi il y a aussi des problèmes ailleurs alors il ne faut pas en parler, ce n’est pas un argument valable. Tu peux tout justifier comme ça. Tu tues quelqu’un et tu dis : d’accord, je l’ai tué, mais un autre, il en a tué 3 ! Ca tient pas une seconde comme raisonnement.


    • foufouille foufouille 30 août 2012 18:59

      si car la zunie est une democrate « religieuses »
      in god we trust sur tous les billets


    • Deneb Deneb 30 août 2012 19:54

      On appelle ça une théocratie, foufouille. Et cesse de te borner à cet argument hors sujet. L’intelligence, c’est aussi de savoir reconnaître qu’on s’est trompé parfois.


  • louphi 30 août 2012 12:35

    spartacus

    En vous lisant, vous n’avez qu’un maître mot : la démocratie. Vous faites comme s’il y avait un consensus universel autour de vous sur la signification de ce terme démocratie. Au fond, c’est quoi donc la démocratie ! Apparemment pour vous, la démocratie c’est le pouvoir des médias privés, le pouvoir des collectivités privées, bref, le « bolchévisme » des propriétaires privés. Vous lancez l’accusation combien terrifiante de « bolchévisme » à l’encontre de Hugo Chavez. On comprend qu’en fait, vous êtes partisan du « bolchévisme » des médias privés, partisan du « bolchévisme » des collectivités privées, partisan du « bolchévisme » des propriétaires particuliers des moyens de subsistance de la société. C’est pourtant tout le contraire qu’inspire le nom « spartacus » que vous vous êtes donné.


  • Walid Haïdar 30 août 2012 13:17

    Spartacus, quel pseudo ! L’esclave qui s’était rebellé contre l’Empire. Ca vous va si mal...


    Pourquoi alors que les USA sont sur cette terre l’ennemi le plus féroce de Chavez, pourquoi avouez-vous que vous vous êtes abreuvé uniquement sur un site US pro impérialiste notoire ?

    Vous avez le mérite de l’honnêteté, mais quelle naïveté... Bon, on va dire que vous êtes un grand naïf, pas méchant, mais pas tranchant...

    Au fait, oui, Chavez devait tourner un minimum autoritaire, c’était obligatoire. C’est ce que font tous les régimes qui sont mis sous la pression de l’impérialisme, qui utilise tous les coups tordus possibles et imaginables, y compris le bon gros coup d’état, mais ça c’est pas grave hein, un p’tit coup d’état avec tous les merdias qui chantent en coeur leur joie que des criminels patentés démettent le président aimé par le peuple... qui a tellement mis la pression dans la foulée que les malfaiteurs ont du repartir la queue entre les jambes. Chavez a été libéré par le peuple Vénézuelien, et le peuple Vénézuélien fait confiance à Chavez pour utiliser les richesses au profit des masses, au lieu de les laisser dans les mains d’une oligarchie.

    Certes, les méthodes employées du coup sont pas angéliques, mais tout ce qu’il a pu faire n’est RIEN comparé aux forfaits des donneurs de leçons, rien du tout. Quand on massacre les gens aux 4 coins du monde depuis des centaines d’années on ferme sa gueule, surtout quand on s’adresse à un gars élu à la majorité, alors que le précédent président de l’Empire a été élu au moins une fois frauduleusement.

    Des gens qui passent leur temps à mentir et à travestir la réalité, qui menacent ouvertement tous ceux qui leurs résistent, et qui viennent donner des leçons de morale, soutenus par les larbins d’extrême droite, toujours au rendez-vous pour appuyer l’empire à la fin, comme d’hab.

  • lavabo 30 août 2012 13:36

    Voila un article extremiste de plus.. apres celui de jules, voila le strict oppose...... mais aussi caricatural


  • rakosky rakosky 30 août 2012 13:59

    En lisant cet article et quelques autres ,on dirait que le Nouvel Ordre Mondial envoie ses petites mains et ses plumitifs sur Agora



    • CHIMERE 30 août 2012 15:29

      Alors si c’est tout ce que le « NOM » a à nous envoyer comme plumitifs,on a pas à s’inquiéter... !!


      Vu le niveau de mythomanie de la présentation de l’auteur,je cite :

      "Dirigeant créateur de plusieurs PME parti de 0. 
      Sérial-entrepreneur Français, crée des entreprises, et les vends .....blablablabla......
      Actuellement plusieurs PME sur plusieurs pays, (France, GB, Hong Kong, Pays bas) pour environ 90 salariés directs  .....blablablabla.. .....blablablabla...... ......blablablabla...... . ..
       L’entrepreneur est la personne la plus « sociale de la société ». Par ses risques, son engagement, .....blablablabla... .....blablablabla...... ...  gérée par des fonctionnaires, jaloux de la liberté des indépendant les persécutent 
      (grave,mais se traite efficacement à l’aide de neuroleptiques retard.)

      ....blablablabla. .....blablablabla........... 
      Spartacus (s’exprime à la troisième personne du singulier....mais où est passé son entonnoir... )se bat pour le libéralisme de cette société en voie de soviétisation..(traces évidentes d’un syndrome post traumatique...)....blablablabla .....blablablabla.... .....blablablabla...... .. ...... 
      Transforme des perdants en gagnants.  .....blablablabla......  .....blablablabla...........blablablabla......  .....blablablabla...... « 

      Et,last but not least, :
       
        »L’intelligence, plus que la fortune, l’éducation ou la chance, détermine la réussite" sociale.

      Mon pauvre spartacus,je me dois d’être sincère et direct avec vous,vous relevez de la psychiatrie lourde...passez voir l’infirmière en sortant de mon bureau,elle va vous faire une petite piqure et tout va bien se passer... !!!

    • le poulpe entartré 30 août 2012 21:27

      Chimère, allons, allons, vous vous doutez bien que son CV est aussi authentique qu’un chèque sans provision. Ne me dite pas que vous vous etes fait avoir. Si ? Nan, c’est pas possible !


    • CHIMERE 30 août 2012 21:48

      le poulpe entartré,


      Non,bien sûr,je ne prends son « cv » que pour ce qu’il me permet d’entrevoir de cette (ces) personnalité(s),je dirais pour être sympa,« perturbée(ées) ».

      il est fréquent,cependant,chez des individus dont la « carte du monde » est particulièrement réduite,ce qui semble être le cas de notre camarade « spartacus »,que les differentes personnalités simultanément hébergées sous une même boite crânienne soient en fait assez significatives des fantasmes qui les envahissent.

      Lorsque je parle de psychiatrie lourde le concernant,c’est tout d’abord en m’appuyant sur ma propre expérience professionnelle,mais c’est avec beaucoup de compassion,le concernant.

      Je sens dans son expression beaucoup de souffrance non exprimée.

      Je ne me moque donc pas de lui.



  • dom y loulou dom y loulou 30 août 2012 14:02

    l’homme providentiel c’est sympa en livre, car on peut le laisser au placard ou s’en inspirer quand notre coeur nous en dit... l’esprit est ainsi intemporel et laisse libre l’autre d’évoluer et de PENSER à sa guise


    c’est plus embêtant quand il prétend tenir tous les pouvoirs d’une nation et ne plus vouloir jamais les lâcher et finit par avoir peur de toute idée qui fragiliserait son emprise sur son pays

    je ne sais si c’est le cas pour Chavez, c’est lui qui doit le savoir et les vénézueliens, pas moi


    par contre c’est ignoble de voir que tous les extrêmes veulent toujours soumettre leurs contradicteurs par la force 

    ballottés par les extrémistes nous serons ainsi TOUJOURS les victimes des producteurs d’armes rottenschild et dans les griffes de leur aigle bicéphale avec lequel ils nourrissent toujours les deux partis en conflit « officiel »

    tous les extrêmes, quels qu’ils soient, fanatiques de tout acabit, leur sont TOUJOURS favorables et les nourrissent au détriment de la vie sur ce monde

    donc ils ADORENT TOUS les extrêmismes, quels qu’ils soient et quoi qu’ils revendiquent

    faudra bien le comprendre un jour quand même et savoir vivre SANS avoir un viscéral besoin d’ennemis pour se sentir pisser

    sinon l’empire de la haine aura toujours le dessus, quelles que soient ses couleurs et drapeaux brandis, ils servent TOUS les affaires des rottenschild, c’est LEUR théâtre les oppositions stériles

    Jettez vos drapeaux et ils ne savent plus qui vous êtes et vont vous appeler subversif parce que « une bîche semble vouloir sortir de son enclos »

    leur enclos, celui du petit dieu sadique et du jardin d’eden barbelé où ils nous punissent d’exister, chacun à brandir une couleur différente pour des jardinets différents et des « anges » avec glaives et matraques pour en défendre les frontières...

    tous pareils finalement, tous dans la haine, voilà leur but contre nous tous

    la perversion complète, le chaos généralisé d’où ils tirent LEUR ordre, le NOUVEL ordre mondial, osent-ils dire... quand il est vieux de 6000 ans



  • Croa Croa 30 août 2012 14:06

    « ceux qui espèrent voir le Venezuela se tourner vers plus de démocratie »

      Et nous ? Pourrait-on y avoir droit aussi... au moins un petit peu ? Autant qu’eux ?

    Avec un président proche de son peuple luttant contre les médias de l’empire au lieu d’un président fantoche comme le sont les nôtres ( vaguement populistes en allant au foot et baissant les prix des carburants mais plus sérieusement main dans la main avec les médias appartenant à l’empire et toujours parés aux la prochaines guerres)... Que souhaiter de mieux ? 


  • Scual 30 août 2012 14:13

    Spartacus, vous bossez pour qui ?


    • Lullaby temet 30 août 2012 14:53

      Les trolls ne bossent pas ,et ils font la propagande gratuitement .
      Les trolls mentent sur leur CV .
      Les trolls aboient et la caravane passe.


  • rakosky rakosky 30 août 2012 15:11

    Chavez s’adresse à G BUSH ,trop marrant quand il le traite d’âne et d’ivrogne

    Dédicace spéciale à Spartacus ,le mal nommé

  • LE CHAT LE CHAT 30 août 2012 15:30

    Jean luc n’irait pas passer ses vacances dans une horrible dictature , ce n’est pas possible ça , vraiment .....

    ceux qui y font des massacres sont d’odieux capitalistes !


    • Traroth Traroth 30 août 2012 15:51

      Chavez est coupable des crimes de droit commun commis par des orpailleurs, aussi ? Là, je ne peux pas m’empêcher de penser que vous avez cherché un truc à lui reprocher pendant loooooooongtemps, et que vous n’avez rien trouvé !


    • LE CHAT LE CHAT 30 août 2012 16:17

      respire , être de gôôche n’interdit pas de garder un peu d’humour , camarade !

      je me marre rien qu’à penser à Jean luc passant des vacances chez Chavez en treillis comme dans la 1ere compagnie avec Castaldi ! smiley


    • Traroth Traroth 30 août 2012 16:28

      On doit pas avoir le même humour, je pense...


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