mardi 24 mars - par Christelle Néant

Coronavirus – L’état d’urgence s’étend en Ukraine, le risque d’effondrement aussi

Alors que le coronavirus COVID-19 continue de se répandre en Ukraine, trois régions de plus ont été mises en état d’urgence, et l’accès aux transports en commun à Kiev a été encore plus réduit, faisant craindre un effondrement économique et social du pays. Certains experts pensent même que ces mesures disproportionnées visent à susciter la panique et l’effondrement de l’économie pour extorquer plus d’argent au FMI.

Des mesures (un peu trop ?) radicales pour endiguer le coronavirus en Ukraine

Alors que l’Ukraine a désormais 73 cas officiels de coronavirus (mais vu la proportion de personnes testées la réalité doit être très au-dessus de ce chiffre), dont trois morts, le gouvernement ukrainien a décidé de mettre trois régions de plus en état d’urgence, sans se résoudre pour autant à y placer le pays tout entier.

Sont pour l’instant placées en état d’urgence les régions de Kiev, Kharkov, Tchernovtsy, Ivano-Frankovsk, Dnipropetrovsk, Jitomir, Ternopol, et la partie de la région de Donetsk sous contrôle ukrainien.

Dans ces régions la quarantaine déjà commencée a été durcie. Tous les établissements scolaires, les cinémas, les théâtres, les cafés, les bars, les restaurants et les centres commerciaux ont été fermés. Les transports en commun sont soit fermés, soit fortement restreints. Comme à Kiev où après avoir fermé le métro et limité les mini-bus à 10 passagers, et les grands bus, tramways et trolleybus à 20 passagers, ces derniers ne peuvent plus désormais transporter que les personnes disposant d’un laissez-passer. Résultat les bouchons se multiplient à Kiev.

Quant au laissez-passer, il n’est délivré qu’au personnel soignant, aux travailleurs assurant les services communaux (électricité, eau, gaz, etc), aux travailleurs sociaux et aux autres employés des services essentiels. La Garde Nationale, mais aussi la fameuse « Garde Municipale », toutes deux issues d’organisations et de bataillons néo-nazis, sont chargées de vérifier si les personnes qui montent dans les transports en commun ont le fameux laissez-passer.

Cette décision renforce clairement le pouvoir de ces organisations et bataillons néo-nazis ukrainiens, ainsi que celui de leur chef, Arsen Avakov, le ministre de l’Intérieur.

Arsen Avakov prend le melon

Résultat, Avakov se prend pour le Président, et commence à faire des déclarations sur son mur Facebook sur la nécessité pour l’État de payer les gens mis au chômage technique pour éviter de les laisser sans rien pour vivre, prévoir des allocations pour le secteur du logement et des services publics jusqu’à 75 %, et interdire le licenciement des employés des entreprises d’État.

«  Soyons honnêtes – la plupart des gens en Ukraine vivent sans économies importantes – de nombreuses familles vivent ce qu’on appelle de salaire à salaire… Et nous avons le coronavirus et la quarantaine. De nombreuses entreprises s’arrêtent, les mesures de quarantaine obligent de nombreuses petites entreprises à commencer à fermer. Un mois passe et les gens n’ont peut-être pas assez d’argent pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille pour acheter de la nourriture et des médicaments. Pour beaucoup, c’est un problème et la crainte n°1 maintenant. C’est, hélas, un fait qui ne peut être ignoré », écrit-il sur son mur.

Cette déclaration d’Avakov confirme ce que j’écrivais la semaine dernière sur la nécessité pour les Ukrainiens d’aller travailler, faute d’économies ou de système d’indemnisation sérieux. Ce risque de voir les gens mourir de faim faute d’argent fait aussi écho à la déclaration faite par Guennady Korban la semaine passée.

Avakov propose alors de s’assurer que personne ne soit laissé sans moyen de subsistance, tout en disant que le pays est trop pauvre pour faire « comme sous le communisme  ». Résultat il propose d’accorder une allocation de chômage technique de 2 500 à 3 000 hryvnias par mois, soit entre 83 et 100 euros. Soit bien moins que les 4 173 hryvnias (140 euros) du salaire minimum en Ukraine. Puis il détaille huit mesures à prendre pour financer toutes ses super idées.

Et au milieu de toutes ces jolies propositions, Avakov explique qu’il discute activement de tout cela « avec le Premier ministre et le Président ».

Sauf que toutes les idées qu’il propose, même si elles semblent bonnes en théorie, portent sur des sujets qui ne le concernent pas en tant que ministre de l’Intérieur. La seule chose dont il doit se soucier actuellement à son poste c’est d’assurer le contrôle de la quarantaine et s’assurer que la situation ne dégénère pas façon émeutes et pillages pour cause de famine. Le fait que ce soit Avakov qui fasse de telles propositions économiques, montre que soit Zelensky ne dirige rien, soit il est incompétent, soit les deux à la fois.

Mais surtout cela montre qu’Avakov veut utiliser la crise provoquée par le coronavirus pour accroître encore plus son influence dans le pays, comme l’a déclaré l’analyse politique Alexeï Yakoubine.

«  Je pense que le président a une attitude très modérée sur cette question. Nous voyons qu’Avakov a récemment commencé une activité intense, il écrit sur les plans économiques et que des régimes seront introduits en fonction des villes. Bien que rien de tout cela ne relève pas de la compétence du ministre de l’Intérieur. Le désir d’Avakov d’utiliser toute cette histoire pour accroître sa propre influence est clairement visible. Certains acteurs clés le comprennent également,  » a déclaré l’expert.

Zelensky essaierait de forcer la main du FMI

Mais Avakov n’est pas le seul à essayer de tirer profit de la crise provoquée par le coronavirus. Il semble que Zelensky aussi. C’est en tout cas l’impression que donne à plusieurs experts politiques la façon dont le gouvernement ukrainien gère la crise.

Car des mesures de quarantaine aussi draconiennes, alors que l’Ukraine n’a encore que peu de cas (officiellement) font penser à certains experts comme Andreï Golovatchiov, que Zelensky cherche à instaurer un climat de panique pour forcer la main au FMI, c’est-à-dire faire du « marketing situationnel ».

«  Le principal problème de Zelensky était qu’il ne pouvait pas reprendre ses relations avec le FMI. Sans un prêt du FMI, l’Ukraine était obligée de faire défaut, ce qui signifiait pour le président une sortie rapide et honteuse de la politique. Mais pour que le crédit du FMI reprenne, il aurait fallu adopter une loi « anti-Kolomoïski ». Il est maintenant clair que Zelensky ne peut pas le faire en raison, apparemment, de certaines relations particulièrement délicates avec, disons, Igor Valerievitch Kolomoïski. Zelensky était pris au piège, se tordant comme un ver dans une casserole. Il semblait que son effondrement politique était imminent  », a écrit l’expert.

Golovatchiov explique alors que Zelensky a profité de l’arrivée du coronavirus pour mettre en place des mesures draconiennes pour plonger l’économie ukrainienne encore plus dans le rouge et utiliser cela comme moyen de faire chanter le FMI. Le Président ukrainien a d’ailleurs contacté lui-même la directrice du FMI pour insister sur la nécessiter d’aider financièrement l’Ukraine à faire face au coronavirus.

« Mais… le salut est arrivé ! Sous la forme du coronavirus. C’est la conjoncture favorable qui a résolu le problème avec le FMI. Le président a rapidement été persuadé d’introduire des mesures draconiennes, de gonfler la panique, de mettre l’économie à genoux et de commencer à faire chanter le FMI. Elle ne peut pas abandonner la jeune démocratie, qui lutte courageusement contre le coronavirus ! Tout cela a été accompli de façon magistrale et rapide en quelques jours seulement. On sent la main du ministre tout-puissant ! Après cela, les autorités ont commencé à bombarder le FMI en mode 24/7, exigeant une aide financière d’urgence. La situation va s’aggraver jusqu’à ce que le FMI craque,  » explique l’expert.

Pour Golovatchiov, « le FMI se trouve maintenant dans une position difficile  », comprenant bien que l’Ukraine essaye de lui extorquer de l’argent avec les formes, mais l’institution «  ne sera probablement pas en mesure d’opposer un refus total à l’Ukraine  » dans la situation actuelle. « Par conséquent, je suppose que l’Ukraine recevra une sorte de tranche d’urgence pour ses obligations symboliques », conclut l’expert.

Le problème, comme le souligne Golovatchiov, c’est que cette vision court-termiste des choses est dangereuse. Pour lui à chaque décision de ce type, Zelensky se rapproche de son effondrement politique total, et l’Ukraine va perdre plus sur le plan stratégique que ce qu’elle va gagner avec cette tranche d’urgence du FMI.

L’Ukraine risque l’effondrement économique à cause du coronavirus

Le problème c’est que l’économie ukrainienne est déjà très mal en point, et le pays n’a rien d’une nation unie et uniforme. Jouer avec l’économie ukrainienne est extrêmement dangereux dans ce contexte, et pourrait avoir des conséquences qui ne sont même pas envisagées par le gouvernement ukrainien.

Si le gouvernement ukrainien table sur une chute du PIB de 5 % et un déficit à 7 % au lieu de 2 % en 2020 à cause du coronavirus dans le scénario le plus optimiste, je vous laisse imaginer ce que sera la réalité. Les autorités de Kiev prévoient de dépenser 3,5 à 4 milliards de dollars pour les mesures de lutte contre le coronavirus grâce à l’aide du FMI. Mais encore faut-il obtenir cette somme !

Le chef du centre analytique « Troisième Secteur », Andreï Zolotarev a ainsi déclaré que la situation pourrait dégénérer en tempête qui provoquerait l’effondrement de l’économie ukrainienne, avec des émeutes à la clef.

Le risque est tellement visible, que même Dmitri Gordon, le journaliste ukrainien pro-Maïdan, a déclaré que l’Ukraine pourrait s’effondrer à cause de la crise du coronavirus.

«  L’Ukraine n’existe pas encore en tant qu’État. De plus ces derniers temps, elle a tout fait pour ne pas se présenter du tout comme un État, » a-t-il déclaré.

Gordon explique alors que les Ukrainiens doivent s’attendre à de grands bouleversements, avertissant que les institutions étatiques en Ukraine sont en train d’être détruites. Un processus qui dure depuis longtemps et ne s’arrête pas. Gordon rappelle qu’il parle depuis longtemps du risque d’effondrement de l’Ukraine et cite ensuite les mots d’un maire d’une des grandes villes ukrainiennes, qui lui aurait dit que « c’est ce qui va arriver ».

La veille de la déclaration de Gordon, c’est Mikheïl Saakachvili qui avait fait une prédiction assez semblable sur la chaîne 7, déclarant que l’Ukraine n’était pas prête à affronter une crise économique et tomberait dans une « zone de turbulence totale  ».

D’après Saakachvili, là où la Russie a un « airbag » qui lui permettra de s’en sortir (les 570 milliards de dollars de réserves financières russes), l’Ukraine n’a rien pour faire face au tsunami qui l’attend. D’après l’ancien président géorgien, « l’État n’a pas de ressources car, de manière générale, l’Ukraine n’a pas d’État, pas d’institutions étatiques  ».

Le coronavirus pourrait accélérer l’éclatement de l’Ukraine

L’autre sujet d’inquiétude de certains experts c’est l’absence d’unité du pays, les lignes de fracture de l’Ukraine, que la crise du coronavirus pourrait encore agrandir. Ainsi Vladimir Olentchenko, du Centre d’études IMEMO RAN, a rappelé qu’il y a plusieurs Ukraines en réalité, et que toute crise supplémentaire, comme celle du coronavirus aggraverait les lignes de fracture entre les différentes parties du pays.

«  Objectivement parlant, l’Ukraine n’est pas homogène sur le plan économique et politique, ainsi que dans sa mentalité. Nous pouvons parler en toute confiance de l’Ukraine occidentale, de l’Ukraine méridionale – ce sont les régions d’Odessa, de Kherson, de Nikolayev, de l’Ukraine orientale – ce sont, tout d’abord, la RDP, la RPL, et nous pouvons parler de l’Ukraine centrale. La crise ukrainienne de 2014 a affaibli les liens entre ces régions. D’anciens dirigeants de l’Ukraine et d’autres politiciens ont déjà parlé de cet affaiblissement de type « désintégration ». Je dirais que cette inquiétude est justifiée. En outre, tout phénomène de crise supplémentaire, qui inclut les coronavirus et les prix imprévisibles des hydrocarbures, renforce bien sûr les phénomènes centrifuges entre les régions d’Ukraine », estime Olentchenko.

Pour lui, l’évolution de la situation va dépendre des actions prises par les autorités ukrainiennes, mais le fait qu’elles ne veuillent toujours pas régler pacifiquement le conflit dans le Donbass augmente le degré de fracturation de l’Ukraine.

« Beaucoup dépend des autorités centrales ici. Ils ont commis l’erreur de ne pas avoir commencé à temps à régulariser les relations avec la RPD et la RPL. Les relations non réglées ne contribuent pas non plus à l’intégrité et à l’intégration de l’Ukraine. Par conséquent, je pense que le point de vue exprimé (par Gordon – NDLR) montre que le problème existe, qu’il nécessite que l’on y prête attention et qu’il soit réglé  », a noté l’expert.

Alors en attendant que les autorités ukrainiennes réagissent correctement, comme en France, la société civile s’organise pour fournir entre autre des masques à la population. Ainsi, l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou a annoncé que les ateliers de ses paroisses vont coudre des masques qui seront distribués gratuitement aux paroissiens. L’achat et la livraison de nourriture pour les personnes âgées sera aussi assurée par l’Église.

Malheureusement cette aide de l’Église ne suffira pas à empêcher que la situation ne dégénère. Le gouvernement ukrainien risque gros ce coup-ci. En clair, ça passe ou ça casse. Le risque d’effondrement de l’Ukraine et de voir le pays éclater est plus fort que jamais au vu de l’impact dévastateur que les mesures prises pour contrer le coronavirus ont et vont avoir sur l’économie ukrainienne. Tout va dépendre de l’aide apportée ou non par le FMI, l’UE et les États-Unis, et surtout sur la quantité de l’aide fournie qui ira véritablement soutenir l’économie et la population ukrainienne.

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider

PS : j’encourage d’ailleurs mes lecteurs et lectrices en France, et ailleurs à ne pas hésiter à se confectionner des masques en tissu (voir le modèle fourni par le CHU de Grenoble, expliqué en détail ici) pour palier au manque de masques médicaux. Des études ont en effet montré que de tels masques en tissu peuvent avoir un niveau de protection de 70-71 % (contre 86 % pour les masques chirurgicaux). Pas négligeable du tout donc.



21 réactions


  • Ancien GE 24 mars 10:41

    Tiens encore un article de madame Neant sur le prochain effondrement de l’UKraine . Bon dans 2 / 3 mois il faudra relire cet article et on verra si ses prédictions se sont encore révélées fantaisistes ou vraies .


    • Christelle Néant Christelle Néant 24 mars 12:09

      @Ancien GE
      Tiens encore un commentaire de l’équipe « je ne sais pas lire » ou « je fais semblant de ne pas comprendre ce que je lis ». Si pour vous « risque d’effondrement » = « effondrement pour bientôt », retournez à l’école dès que celles ci seront réouvertes, et demandez des cour intensifs de français et de lecture. Parce que là c’est hors de mes compétences. Je suis journaliste, pas maîtresse de CP.


    • Ancien GE 24 mars 12:16

      @Christelle Néant On en reparle dans 3 mois , vos prédictions lues après quelques mois ou années en disent long sur vos qualités de journaliste.


    • Christelle Néant Christelle Néant 24 mars 12:53

      @Ancien GE
      Et vous vos commentaires en disent long sur vos capacités intellectuelles. Vous savez ce que le mot « risque » veut dire ou faut que je vous sorte le dictionnaire ? Pas être capable de faire la distinction entre parler d’un risque et faire une prédiction en mode affirmation, et insister lourdement histoire de ne laisser aucun doute sur votre niveau, ça c’est fait. Check.


    • skirlet 24 mars 14:11

      @Christelle Néant
      C’est ma BA de la journée smiley
      Risque : possibilité, probabilité d’un fait, d’un événement considéré comme un mal ou un dommage.
      Prédiction : action d’annoncer par avance, de prédire l’avenir ; discours annonçant des événements futurs.
      C’est Larousse qui le dit. Avec un peu de chance, Ancien Ж apprendra un peu le français, car il est utile de se former pendant le confinement smiley


    • Christelle Néant Christelle Néant 24 mars 15:22

      @skirlet
      Merci Skirlet. C’est effrayant la quantité de personnes qui ne comprennent pas ce qu’ils lisent. Pourtant d’après ce qu’ils racontent sur eux-mêmes ces gens ont le français comme langue natale.


    • skirlet 24 mars 18:58

      @Christelle Néant
      M’est avis que certains s’arrêtent au titre de l’article, sinon les jours où ils sont en forme, ils poussent leur lecture jusqu’aux trois lignes premières ou choisies de façon aléatoire smiley


    • Guy19550 Guy19550 24 mars 20:32

      @skirlet
      Nenni, j’ai trouvé autre chose :

      Risico is de kans dat een potentieel gevaar...
      Voorspelling : een uitspraak over iets wat in de toekomst zou kunnen gebeuren


    • skirlet 24 mars 21:56

      @Guy19550
      Моя твоя не понимай. Незнакомая языка, аднака...


    • Guy19550 Guy19550 25 mars 02:37

      @skirlet
      J’ai reçu un mail ce jour d’une femme médecin en Belgique, le voici :
      http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

      Je connais la femme en question et l’article vient d’une de ses connaissances en Belgique. Suite à ce mail que j’ai lu évidemment, mais que je devais encore relire je l’ai transféré à d’autres personnes que je connais et cela sans interférer avec la lecture des autres.

      Le premier qui m’a répondu, c’est mon frère, il fait de la politique et a répondu en politicard. En fait, dans sa réponse, il n’a fait que reprendre la conclusion de l’auteur, j’ai relu le lien pour le vérifier.

      Moi de mon côté j’essaie de m’accrocher au fil conducteur et en cette matière, il y en a plusieurs et il ne faut surtout pas les mélanger, car c’est en mélangeant les choses qu’on arrive à la situation actuelle. Mon frère a eu ceci comme réponse :

      Je pense qu’en insistant sur la conclusion que tu loupes une bonne parties des événements.

      1) au départ il y a eu l’aide humanitaire des russes à la Chine qui a permit de vacciner la plupart des médecins qui ont été réquisitionnés pour Wuan.

      2) Ce que l’on ne dis pas pour la Corée est qu’ils ont fermé certaines usines immédiatement. Cela a bien sûr provoqué un désastre économique pour la Corée, mais ils ont assumé cela.

      3) Des cadavres américains ont été déterrés à Wuan, ils y sont mort, la Chine les a autopsié et est arrivé à la conclusion qu’ils sont morts du virus.

      4) Quand les russes ont eu vent de l’info donnée par la presse française (lien que je t’avais donné à l’époque), ils ont été inquiété du fait que la Chine n’avait toujours pas communiqué les résultats à la Russie pour les envois humanitaires. Le lien français concernait un médicament japonais de Fuji-Film (grosse boite japonaise avec également une antenne médicale). La Chine essaie de gagner de l’argent avec l’expérience acquise et cela n’engage pas à la confiance avec les Russes. Le lendemain de l’article passé sur Tass, la Chine s’est dite prête de collaborer avec la Russie. Remarque que les essais des chinois ne concernent pas la molécule française, mais bien la molécule japonaise et que le Dr Raoult parle lui d’une molécule française).

      5) Ensuite il y a eu les allemands qui ont saboté l’aide des chinois destinée aux italiens et l’Italie a fini par accepter l’aide des russes. Là aussi les polonais ont refusé de laisser survoler les avions russes au-dessus de leur territoire. C’est aussi un motif géopolitique qui mène la Russie à aider les italiens, c’est l’Europe qui aurait du le faire et pas la Russie. C’est une gifle à l’Europe et à l’Otan !

      Bref, pour conclure, quand il y a des sous en jeu, y a aussi des intervenants assez bizarres.

      Je ne tire aucune conclusion sur les événements, je constate simplement les choses, je m’en tape du confinement, je sors le moins possible, ça oui, mais pas question d’aller chercher les ordonnances chez le toubib (ce serait contraire au confinement du reste) et en plus du fait que la pharmacie va m’en donner le 30, le psy va m’envoyer des ordonnances par la poste. Le toubib a changé d’avis en n’apportant pas les ordonnances promises, il est paumé au point de ne pas pouvoir se payer un timbre !!!


    • Guy19550 Guy19550 25 mars 02:54

      @Guy19550
      J’ai changé quelques mots par rapport au mail pour être plus clair. Cela ne change rien à la signification de ce qui été initialement répondu.

      Depuis lors les choses ont encore changé, j’ai en effet appris ce jour que les russes fournissent aussi de l’aide à l’Espagne.

      La planche à billets a commencé à tourner chez les cowboys, la reprise des marchés l’indique bien. La note sera salée, mais ça n’inquiète personne. 

      Ma thèse de l’exportation du virus en Chine par les cowboys s’écroule chaque jour un peu plus, il y a bien une faute de négligence, mais pas d’acte criminel selon les données que j’ai. 

      J’ajouterais encore une chose : les russes au cours des mois passés, ont pris certaines distances avec la Chine. Il y a bien eu une espèce de confinement entre la Russie et la Chine. Ne pas le mentionner reviendrait à faire passer quelque chose d’important sous silence.

      Je ne peux pas affirmer détenir la totale vérité des choses, j’essaie de m’en approcher le plus possible mais en matière de virus, c’est je pense impossible de par les intérêts financiers en jeu.

      La gestion des uns et des autres n’est pas parfaite, mais les hommes en général ne sont pas parfaits non plus et on doit faire les choses avec ce que l’on sait faire. En cela, j’estime que la France a mieux géré les choses que l’Allemagne, je maintiens cela.


  • Guy19550 Guy19550 24 mars 12:00

    D’après ce que je peux lire sur le terrain de la guerre, l’Ukraine n’a pas besoin de sous puisqu’ils ont de quoi bombarder les républiques. Le jour où les bombardement cesseront je veux bien revoir ma position mais pour l’heure, c’est pas planifié. 


    • Christelle Néant Christelle Néant 24 mars 12:10

      @Guy19550
      Oui les bombardements continuent. Le nombre diminue depuis deux jours. Est-ce parce que des soldats ukrainiens sont malades ? Ou le calme avant la tempête ? Avec eux je m’attends à tout.


  • Tom France Tom France 24 mars 13:28

    En Europe de l’ouest, c’est bien toute cette escroquerie européiste qui est mise à nue pour les éternels aveugles idéologues de la gouvernance mondiale !

    Il n’y a qu’à voir qui aide l’Italie aujourd’hui, c’est presque un nouveau débarquement ! Pour ce qui reste de ce merdier ukraine, qu’ils n’espèrent pas quoi que ce soit des instances euro-atlantistes qui sont complètement effacées face à cette crise...


    • skirlet 24 mars 14:13

      @Tom France
      UE delenda est


    • Christelle Néant Christelle Néant 24 mars 15:14

      @Tom France
      Oui j’ai vu ce qu’a fait la république Tchèque de l’aide envoyée aux Italiens.... Ca fait longtemps que je dis que l’UE n’est qu’une jolie façade et qu’il n’y a rien de concret derrière les jolies discours.


    • skirlet 24 mars 19:01

      @Christelle Néant
      Pf... Question de goût. Moi perso, je n’aime pas spécialement le style architectural de leur façade...  smiley


    • Christelle Néant Christelle Néant 24 mars 22:39

      @skirlet
      C’est une métaphore, j’aime pas beaucoup non plus.


    • skirlet 25 mars 00:57

      @Christelle Néant
      Oui, j’ai compris smiley Je n’arrive pas à plaisanter de façon vraiment drôle sur l’UE, elle m’agace trop.


  • Ratatouille 2 le retour Ratatouille 2 le retour 24 mars 19:20

    Je ne sait pas si l’on peut encore se battre avec 41° de fièvre.

    c’est le virus qui va gagner. « ’ce n’est pas une prédiction »

    mais un scénario avec x probabilité.

    bon courage

    ne répondez pas aux troll , ;il ne lisent pas les articles...


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