mardi 14 septembre - par Christelle Néant

Donbass – L’Ukraine mène une attaque terroriste à l’aide de drones et endommage un réservoir de carburant à Donetsk

Le 11 septembre 2021, l’Ukraine a mené une nouvelle attaque terroriste dans le Donbass, en envoyant deux drones larguer des engins explosifs sur le territoire d’un dépôt de produits pétroliers à Donetsk, endommageant un réservoir de carburant. Sans l’action rapide des pompiers de la RPD (République Populaire de Donetsk), l’incendie qui s’est déclenché aurait pu s’étendre à l’ensemble des réservoirs de produits pétroliers présents sur ce site, provoquant une explosion qui aurait tout détruit sur plusieurs kilomètres à la ronde.

JPEG - 91.9 ko
Photo : Représentation de la RPD au sein du CCCC

L’attaque terroriste menée le 11 septembre 2021 par l’Ukraine contre le dépôt de produits pétroliers Neftebasa, situé dans le district de Kirovski, à Donetsk, a eu lieu en deux temps : à 7 h 30, un premier drone a largué un engin explosif, qui est tombé à 50 mètres d’un réservoir de carburant, puis à 12 h 30 un deuxième drone a largué un engin explosif sur le toit d’un des réservoirs.

La méthode choisie (largage d’obus ou d’engin explosif par un drone), typique des organisations terroristes type État Islamique, ainsi que la date (les 20 ans des attentats du 11 septembre) laissent peu de doute sur le caractère terroriste des autorités ukrainiennes actuelles.

L’explosion a endommagé le toit du réservoir et provoqué l’inflammation du carburant qui était stocké dans le réservoir. Heureusement, les pompiers de la RPD sont intervenus rapidement et ont pu éteindre l’incendie, empêchant ce dernier de se propager ensuite aux réservoirs adjacents, ainsi qu’à un train contenant des réservoirs de liquide inflammables, qui se trouvait là.

Au moment de l’attaque terroriste menée par l’Ukraine, les réservoirs du dépôt de produits pétroliers Neftebasa contenaient 5 470 tonnes de carburant et de lubrifiant (la capacité maximum de ce dépôt est de 37 00 tonnes). Le réservoir de carburant endommagé contenait à lui seul environ 1 300 tonnes de carburant.

Voir la vidéo filmée sur place par la représentation de la RPD au sein du CCCC :

Comme l’a souligné la représentation de la RPD au sein du CCCC (Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu), si le feu s’était propagé au point de provoquer l’explosion de l’ensemble des produits inflammables présents sur le territoire du dépôt pétrolier, tout aurait été détruit sur 3 km de rayon, et les vitres des bâtiments auraient été soufflées sur 18 km autour du dépôt.

Cart montrant les dégâts potentiels de l'attaque terroriste menée par l'Ukraine

Une zone aussi vaste contient plusieurs écoles et églises, l’administration du district sans parler de la multitude de bâtiments résidentiels ! Si les pompiers de la RPD n’avaient pas maîtrisé très rapidement l’incendie, non seulement les bâtiments et infrastructures vitales endommagés auraient été innombrables, mais il y aurait très certainement eu des victimes civiles.

Des morceaux du deuxième drone (ailes, moteur, câbles) ont été retrouvés sur place, calcinés par l’explosion de l’engin qu’il a largué.

Cette nouvelle attaque terroriste menée par l’Ukraine sur le territoire de la RPD est la suite logique de la destruction délibérée d’infrastructures vitales de la République par l’armée ukrainienne. En effet, en deux semaines à peine, les soldats ukrainiens ont délibérément visé et endommagé cinq sous-stations électriques, dont deux alimentaient des mines de charbon.

En privant ces dernières de ventilation et de drainage de l’eau, l’armée ukrainienne aurait pu provoquer une accumulation incontrôlée de méthane ou l’inondation des couches exploitées, ce qui aurait pu faire s’effondrer les galeries, et provoquer un affaissement de terrain dans des zones densément peuplées de Donetsk ! Heureusement les équipes de réparation ont pu rétablir le courant rapidement, évitant un autre désastre.

L’usine de dolomite de Dokoutchayevsk a aussi subi des dégâts suite à un bombardement de l’armée ukrainienne. Pour rappel, bombarder les infrastructures civiles est un crime de guerre !

Le jour même de l’attaque terroriste menée par l’Ukraine contre le dépôt pétrolier, la représentation de la RPD au sein du CCCC a demandé à l’OSCE d’envoyer ses observateurs enregistrer les conséquences de cet attentat. L’OSCE a refusé oralement, prétendument pour des raisons de sécurité. Une raison de plus en plus invoquée par les observateurs pour ne pas faire leur travail. En effet, du 1er juillet au 1er septembre, les observateurs de l’OSCE n’ont enregistré quasiment aucune des violations graves du cessez-le-feu et des accords de Minsk de la part de l’Ukraine !

Ni le civil blessé à Troudovski le 29 août, ni les dommages infligés à 20 maisons à Staromikhaïlovka, à 15 maisons à Gorlovka, à cinq maisons en périphérie ouest de Donetsk, à deux maisons à Alexandrovka et à une maison à Vassilievka n’ont été inscrits dans les rapports de l’OSCE. Encore plus incroyable, le fait qu’un drone ukrainien a largué un engin explosif à moins de 50 m des observateurs de l’OSCE et de l’ONU le 10 août à Kominternovo, n’a pas non plus été rapporté !

Sans parler du fait qu’il a fallu un mois complet (! !!) à l’OSCE pour enfin rapporter le fait qu’une femme avait été tuée et un homme blessé à Kominternovo le 2 août, et ce sans mentionner une seule fois d’où venait la grenade (tirée au lance-grenades automatique) qui leur est tombée dessus alors que les observateurs se sont rendus deux fois sur place (la deuxième fois le 10 août justement) !!! À lire les rapports de l’OSCE on pourrait croire que les obus et les grenades pleuvent tous seuls sur le territoire de la RPD !

Suite à leur refus de venir voir les dégâts au dépôt pétrolier, la RPD a envoyé deux notifications officielles écrites à l’OSCE, et a fait une déclaration publique au vitriol sur l’attitude de l’organisation. Il semble que cette méthode soit en partie efficace, car le 12 septembre, les observateurs de l’OSCE ont finalement daigné se déplacer pour enregistrer les dégâts infligés au dépôt pétrolier. Et je dis en partie efficace, car de nouveau, il n’y a aucune trace de ce qu’ils ont enregistré dans leur rapport publié aujourd’hui.

Ce rapport ne mentionne d’ailleurs pas non plus les deux civils blessés par un bombardement de l’armée ukrainienne contre Dokoutchayevsk le 11 septembre, et ce malgré le fait que les observateurs de l’OSCE avaient annoncé à la représentation de la RPD au sein du CCCC qu’ils se rendraient sur place.

Il semble que les observateurs de l’OSCE aient besoin d’un nouveau coup de pied médiatique aux fesses pour faire leur travail plus ou moins correctement. La partialité de cette organisation dans le Donbass est de plus en plus visible, et l’attitude de l’OSCE et de ses observateurs est plus que lamentable. Je rappelle que ces gens sont payés grassement (je parle des observateurs venant des pays européens, voir mon article sur leurs salaires) pour faire un travail qu’ils font de moins en moins.

Et c’est malheureusement cette attitude lamentable de l’OSCE qui conforte l’Ukraine dans son sentiment d’impunité, et est responsable de cette nouvelle attaque terroriste contre une infrastructure vitale de la RPD. Si l’OSCE et les pays occidentaux garants des accords de Minsk ne réagissent pas rapidement, le risque de nouvelles provocations et attentats terroristes de la part de l’Ukraine ne va faire que grandir, alors que la date des élections législatives russes approche.

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider



1 réactions


  • ggo56 14 septembre 21:27

    L’Ukraine, c’est pas en Afrique ? Ce pays est une insulte à l’Europe...L’OSCE aussi d’ailleurs.


Réagir