lundi 17 avril - par Christelle Néant

Effacement et réécriture de l’histoire de l’Ukraine - La junte de Kiev mène le pays à la destruction territoriale et morale

J'ai dit plusieurs fois au cours des derniers mois, que la politique de décommunisation, lancée par les autorités ukrainiennes post-Maïdan, poussée jusqu'au bout de sa logique suicidaire, provoquerait la dissolution pure et simple du pays.

Eh bien on y est arrivés. Après s'être tiré une balle dans chaque pied avec son attitude belliqueuse envers toute revendication en Crimée et dans le Donbass, puis le blocus de ces régions, cette fois l'Ukraine semble bien décidée à se tirer directement une balle dans la tête.

Le soi-disant conseil des ministres ukrainiens n'a en effet rien trouvé de mieux à faire que d'élaborer un projet de loi visant à abolir graduellement TOUTES les lois et TOUS les actes des autorités d'état de l'URSS et de la République Socialiste Soviétique (RSS) d'Ukraine. Vous la sentez venir la catastrophe ?

Je sais bien qu'en Ukraine la mode actuelle est à la réécriture de l'histoire, mais malheureusement les faits sont têtus. Et cette loi va se confronter à quelques réalités tout ce qu'il y a de plus tangibles historiquement. Car l'Ukraine en tant qu'état, tel qu'il était jusqu'au Maïdan et ce qui en a découlé, n'existait QUE et uniquement QUE grâce aux actes et lois de l'URSS et de la RSS d'Ukraine, et de l'héritage qui en découle.

Tout d'abord d'un point de vue territorial. Si cette loi est appliquée alors tous les actes et lois qui ont raccroché des territoires à la RSS d'Ukraine sont nuls et non avenus.

Et donc l'Ukraine actuelle n'a plus aucune légitimité pour revendiquer ces territoires, à savoir entre autre la Crimée, la zone de la république de Donetsk-Krivoï Rog (qui couvre entre autres les actuelles Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk, ainsi que la région autour de Kharkov, l'oblast de Kherson et celui de Zaporojié), la République d'Odessa (qui couvre l'oblast d'Odessa et celui de Mykolaiev), la Transcarpatie, la Galicie et d'autres territoires de l'Ouest du pays.

En clair ce qui resterait du pays c'est les zones jaune et orange de cette carte :

Territoires annexés par l'Ukraine

Ben oui, si on annule tous les actes de l'URSS cela inclut la décision de Lénine de donner à l'Ukraine la Nouvelle Russie (en liquidant la République de Donetsk-Krivoï Rog et celle d'Odessa pour rattacher ces territoires légalement à la RSS d'Ukraine), la décision de Staline de donner la Galicie et d'autres territoires de l'Ouest à l'Ukraine après la victoire de 1945, et celle de Kroutchev de donner la Crimée à l'Ukraine en 1954.

Une bonne partie de la Nouvelle Russie, tout comme la Crimée seraient donc libérées légalement de toute revendication territoriale des autorités ukrainiennes, grâce à la folie anti-communiste des autorités ukrainiennes.

L'autre point des plus comiques, est que l'Ukraine détient actuellement un siège à l'ONU grâce au fait qu'elle a hérité de celui de la RSS d'Ukraine. Donc si elle rejette cet héritage elle perd aussi son siège à l'ONU, en plus d'une bonne partie de son territoire…

Hélie de Saint Marc a dit : « Un pays sans histoire ne serait pas un pays sans malheurs, mais un pays sans valeurs ». Et c'est bien ce qui ressort de l'interview qu'Alexandre Tourtchinov a accordé à la BBC : l'Ukraine est devenue un pays sans valeurs et sans morale.

De cette interview fleuve de sept pages de celui qui fut le soi-disant président par intérim de l'Ukraine après le renversement de Ianoukovytch, je retiens quelques morceaux choisis qui en disent long sur la moralité du pays post-Maïdan.

Commentant le déclenchement de la guerre dans le Donbass (la fameuse « opération anti-terroriste »), Tourtchinov donne dans cette interview de quoi le faire condamner devant un tribunal pénal international. Car il a beau essayer de se dédouaner en parlant d'invasion russe et de militaires envoyés par la Russie, pour qualifier les civils du Donbass qui ont pris d'assaut les bâtiments administratifs, les faits sont têtus encore une fois.

Voilà ce qu'il déclare à ce sujet et au sujet des ordres qu'il a donné à l'époque (mes commentaires sur certains points clés sont après chaque paragraphe) :

« Dans les régions orientales sont venus plein de garçons et d'hommes dans des bus des associations cosaques et des organisations sportives, qui étaient en fait des agents des autorités russes. »

À ce stade de délire psychotique il faut appeler un psy de toute urgence, parce que prendre des membres d'associations sportives pour des agents de Poutine faut en tenir une bonne couche.

« Ils ont pris les points frontières, et ouvert un passage incontrôlable pour tout le monde. J'ai donné aux gardes l'ordre de tirer et de défendre la frontière, et ils ont répondu qu'ils ne pouvaient pas tirer sur des civils. »

Malgré ses excuses foireuses, les soldats sur place ont bien vu que ces soi-disant agents de Poutine étaient de simples civils et ont refusé d'appliquer un ordre inhumain.

« Et là, le 6 avril, ces « civils » ont simultanément attaqué les bâtiments des administrations régionales à Kharkov et Donetsk, et ont pris celui du SBU dans la région de Lougansk »

Pour avoir interviewé l'une de ces civils, Katya, qui est actuellement journaliste chez News Front, je peux confirmer que ceux qui ont pris les bâtiments à Donetsk étaient tout sauf des militaires russes ou des agents du FSB, mais bien des civils du Donbass.

« Et à Lougansk, le SBU leur a en fait donné sans combattre la totalité de notre arsenal - non seulement les armes de services, mais aussi des armes qui étaient stockées là en cas de besoin pour des actions spéciales : explosifs, mitrailleuses lourdes, lance-grenades. »

Ce point est intéressant, car il confirme l'origine des armes que les citoyens du Donbass qui se sont soulevés ont utilisés pour se défendre. Cela contredit totalement les histoires farfelues d'armement par la Russie.

« À Kharkov, nous avons pu reprendre l'administration par les armes. À Donetsk et Lougansk, on m'a répondu que c'était impossible, qu'il y aurait des victimes parmi la population locale, que l'on devrait mener des négociations. J'ai insisté pour qu'il y ait un assaut, mais il ne s'est pas produit. »

Il dit encore une fois que malgré l'information que l'application d'un tel ordre ferait des victimes parmi des civils, c'est-à-dire contre leur propre, population, il a insisté pour qu'un assaut armé soit mené à Donetsk et Lougansk (il a insisté pour commettre un crime contre l'humanité donc). Si ses soldats n'avaient pas refusé d'appliquer cet ordre, on aurait eu droit à des scènes semblables à celles qui ont eu lieu à Odessa le 2 mai 2014. Un bain de sang parmi les civils.

Cette réticence de l'armée et le fait que c'était bien des civils qui se sont révoltés est confirmé par un autre passage un peu plus loin dans l'interview :

« Lorsque j'ai commencé l'opération anti-terroriste, le problème principal était d'amener les soldats ukrainiens à se battre. Les forces armées avaient peur de tirer. […] À Kramatorsk, on a eu une situation où la foule de civils a capturé à mains nues plusieurs véhicules de transports de troupes blindés de la brigade aéroportée. C'était un choc. Personne n'était prêt à combattre. Ils devaient franchir une barrière psychologique. »

En clair il fallait faire de ses soldats des monstres, capables de tirer sur des civils désarmés. Voilà qui en dit long sur les valeurs et la morale de ce soi-disant ex-président par intérim de l'Ukraine, et celles qu'il entendait imprimer à l'armée et au pays. Alors pour franchir cette barrière psychologique, il n'a eu d'autre choix selon ses dires que d'utiliser les fameux bataillons spéciaux (les bataillons nazis, qui n'auraient aucun état d'âme à tirer sur des civils désarmés).

« Dans cette situation, je n'ai eu d'autre choix que de me tourner vers les patriotes en appelant à former des bataillons de volontaires. Ils n'avaient pas de telles barrières  : peut - ne peut pas, ils prenaient la mitrailleuse et allaient se battre. »

À ce stade de l'interview, le journaliste de la BBC essaye de sauver sa réputation de journaliste (parce que jusqu'ici il ne critique pas sérieusement les paroles de Tourtchinov, il met tout juste quelques notes de commentaires dans l'interview écrite pour dire que la Russie a contesté tel ou tel point) en posant une question qui fâche concernant le contrôle de la diffusion des armes à ces bataillons spéciaux eut égard à la condamnation récente de huit membres du bataillon Tornado. La réponse de Tourtchinov vaut son pesant d'or :

« Je me souviens d'une réunion sur le front avec les volontaires où un homme, couvert de tatouages, a dit, « Chef, et il y aura ou pas une amnistie  ? Nous avons des gars ici que çà intéresserait ». Je demandais pour quoi les gars  ? « Et bien, il y a… meurtre, vol  ». Oui, il y en avait. Mais c'était rare, des cas individuels. Je me souviens quand j'ai ouvert les dépôts d'armes pour les donner à ces bataillons, les officiers refusaient de le faire. On me demandait  : « Alexandre V., et qui sera responsable ? » J'ai répondu «  J'en répondrai », et j'ai personnellement signé les ordres de sortie des armes. […] Effectivement, nous n'avons vérifié personne. N'importe qui - poursuivi ou condamné - qui a déclaré qu'il était prêt à défendre le pays, j'ai signé, il a obtenu une arme et est allé à l'Est. »

Voilà quel genre de tarés ont été envoyés sur le front du Donbass par les autorités ukrainiennes illégitimes issues du Maïdan… Des nazis et des criminels, pour qui tirer sur des civils innocents ne poserait pas de problèmes de conscience. Ce que Tourtchinov a fait s'appelle crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Et il a lui-même revendiqué la responsabilité de ces crimes dans cette interview. Je pense qu'il sera bon de la montrer de nouveau à ce monsieur le jour où il se retrouvera sur le banc des accusés du tribunal pénal international pour la guerre du Donbass.

Et concernant la façon dont ce conflit se terminera et ce qu'il en est des accords de Minsk, que les autorités ukrainiennes actuelles ont signé, il a aussi tenu à préciser ce qu'il en est :

« Nous n'avons pas d'autre alternative que de gagner. L'année dernière a été la première année ou nous n'avons pas cédé un mètre de terrain, et même le contraire - nous avons gagné des dizaines de kilomètres. Par conséquent, je crois que notre devoir est, mètre après mètre, kilomètre après kilomètre, tout en minimisant les pertes, d'avancer vers l'Est. L'essentiel étant de ne pas franchir la frontière [russe] (rires). »

Quelqu'un a-t-il besoin d'une explication de texte pour comprendre que les autorités ukrainiennes s'assoient joyeusement sur les accords de Minsk, et ont bien l'intention de reprendre militairement le Donbass en violation de ces accords qu'elles ont signés et qui ont été entérinés par une résolution de l'ONU ?

Sans parler de l'aveu clair du fait que la zone grise, qui était censée rester démilitarisée d'après ces mêmes accords, a été violée par l'armée ukrainienne. Parce que c'est çà qu'il appelle des victoires militaires qui leur ont permis de gagner du terrain : vaincre des chèvres, des poules, et des civils, vu que l'armée des la RPD et celle de la RPL s'étaient retirées de cette zone, respectant ainsi les accords de Minsk.

Je rappelle aussi que l'OSCE n'a jamais protesté face à cette violation flagrante de Minsk-2, alors qu'elle était garante du fait que cette zone resterait totalement démilitarisée.

Quand à sa tentative foireuse de faire de l'humour concernant la frontière russe à ne pas franchir, il ferait surtout mieux de faire attention à la ligne rouge que l'Ukraine ferait bien de ne pas franchir, si elle ne veut pas voir son armée subir un deuxième Debaltsevo, ou s'enfuir en courant, les jambes à son cou, vers l'Ouest, ou tout du moins, vers ce qui restera du pays après l'application de la dernière loi débile que ses autorités ont pondu…

Christelle Néant

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52 réactions


  • Clocel Clocel 17 avril 08:58

    Makhno revient, ils sont devenus fous !!!


  • Leonard Leonard 17 avril 08:59

    Et vous voyez la fin du conflit comment ?


    Réannexion quasi totale à la Russie ?
    Séparation en deux du pays ?
    Intervention Russe quand les Ukrainiens auront franchit toutes les lignes rouge ?

    Parce que personne en voit la fin de ce bordel...

    • Christelle Néant Christelle Néant 17 avril 09:37

      @Leonard
      On a deux options :
      - L’Ukraine tente une grosse offensive, la RPD et la RPL font une contre-offensive et reprennent l’entièreté de leurs territoires
      - L’Ukraine s’effondre avant, l’armée se barre et la RPD et la RPL reprennent l’entiereté de leurs territoires
      Dans les deux cas, l’Ukraine va éclater en plusieurs morceaux, et la RPD et la RPL mèneront leur intégration au sein de la fédération de Russie. La seule inconnue c’est l’OTAN. À savoir si elle va intervenir lors de la récupération des territoires de la RPD et de la RPL, menant à une confrontation directe avec la Russie qui ne laissera pas l’OTAN s’attaquer aux deux républiques, ou pas.


    • Leonard Leonard 17 avril 10:13

      @Christelle Néant

      Merci pour votre analyse.

      L’OTAN ? (On peut dire les US non ?)

      L’arme américaine n’arrive plus à gagner ces conflits depuis le Vietnam... et intervenir aussi prêt de la Russie... ils vont s’abstenir... il s’abstienne déjà en Corée du Nord.

      Bref évitez quand même de vous prendre un obus (à force vous forcez le respect d’avoir la conscience ou l’inconscience d’être la bas...)

    • Christelle Néant Christelle Néant 17 avril 18:02

      @Leonard
      L’OTAN s’il est dirigé par les USA, leur sert aussi à envoyer les autres se faire massacrer à leur place, justement parce que comme vous le dites si bien ça fait un bon moment que les USA ne sont plus en mesure de gagner une guerre. C’est justement pour cela que je suis là, pour ouvrir les yeux aux Européens sur le fait que les USA veulent les utiliser comme chair à canon contre la Russie.
      Et promis je fais attention à ne pas me prendre un obus smiley


    • Svetlana Kissileva Svetlana Kissileva 17 avril 19:25

      @Leonard
      Quand on analyse la crise ukrainienne, il ne convient pas oublier la Grande Novorossia, toute la partie bleu claire sur la carte. Une région qui a été historiquement russe et om les Russes ethniques représentent la majorité de la population. Les régions de Donetsk et de Lougansk en ont toujours fait partie.Mon analyse serait ainsi la suivante :

      La Galice néo-nazie rejoint la Pologne ou l’UE, comme vous voulez, mais au moins toute la Novorossia devient soit indépendante, soit à terme décide d’intégrer la Russie.

  • sarcastelle sarcastelle 17 avril 09:05

    Tout ça se passe au-delà de la frontière orientale polonaise, slovaque, roumaine, bulgare ? Bon, alors laissez-moi dormir. 

    .


  • anna anna 17 avril 10:42

    10 octobre 2006, en Ukraine, a Jitomir, a été tabassé et poignardé a plusieurs coups de couteau, le rabbin Mordehai Deutch :


    15 avril 20017, il décède en Israël suite a un coma du a ses blessures :

    Mordehai Deutch avait une double nationalité, Israélienne et Française

    • Mychris Mychris 17 avril 12:20

      @anna

      Certainement due à la junte de Kiev ça.


    • anna anna 17 avril 12:33

      @Mychris
      Jitomir est sous le contrôle de qui ?


    • Mychris Mychris 17 avril 12:46

      @anna

      2006 Anna, 2006... Votre endoctrinement frise le trollage poutinesque.


    • anna anna 17 avril 12:52

      @Mychris
      7 octobre 2016, Mychris, 2016 !

      Re-regardez dans l’article :
      Votre endoctrinement sur mes fautes de frappe est consternante, il m’est pas facile de poster via une tablette...
      Le rabbin tabassé a passé 7 moi dans le coma... 

    • Mychris Mychris 17 avril 13:09

      @anna

      va pour la faute de frappe, cependant :

      Rabbi Mendel Deitch was found bleeding and unconscious after being robbed and beaten by what was reported locally as “a group of drunks.” The motive was theft, not anti-Semitism, according to Rabbi Shlomo Wilhelm, director of Chabad-Lubavitch of Zhitomir.

      “It should be noted that this is an unusual case that does not in any way reflect on the community in Ukraine,” said Wilhelm. “Apparently, this is not a case of anti-Semitism. Rabbi Deutsch was attacked and beaten while being robbed.”


    • anna anna 17 avril 18:00

      @Mychris
      Oui oui, ce n’est pas de l’antisémitisme non non 


      Le gars, habillé en vêtements traditionnelles de hassid (ou hassidique, je ne sais pas comment c’est mieux en français), pour être simplement « dépouillé » a eu :
      le nez cassé
      les dents cassés (la mâchoire édentée) 
      les côtes cassés
      les doigts cassés
      plusieurs blessures par arme blanche ( couteaux)
      les hématomes sur tout le corps
      Un tel acharnement pour prendre son portefeuille ? 

  • anna anna 17 avril 10:47

    En revanche, les ukrainiens ouvrent leurs bras, donnent leurs bisous, et sont enfin prêt a intégrer les valeurs européennes :




    • Mychris Mychris 17 avril 12:01

      @anna

      N’ayez crainte Anna en Russie ils ont la solution :
      http://www.dailymotion.com/video/x13jizs_milice-anti-gays-en-russie_news


    • anna anna 17 avril 12:18

      @Mychris
      Oui-oui, Maxime Tesak, comme nom, c’est vachement russe. Nous avons des ukrainiens en Russie, vous savez ?

      Cela me rappelle « la mafia russe » en France, qui est composée des géorgiens

    • Mychris Mychris 17 avril 12:26

      @anna

      Макси́м Серге́евич Марцинке́вич, sous le pseudo ’Maksim Tesak" est né le 8 Mai 1984 à Moscou, Russie


    • anna anna 17 avril 12:32

      @Mychris
      on peut être né a Moscou est être d’une nationalité ukrainienne avec des origines polonaises en plus


    • Mychris Mychris 17 avril 12:43

      @anna

      « According to Maxim Martsinkevich, he is of Russian, Polish, Lithuanian, and Belarussian ancestry ».


    • Mychris Mychris 17 avril 13:15

      @anna

      Pardon Anna que cherchez-vous à démontrer ? je ne saisi pas...


    • roman_garev 17 avril 14:19

      @Mychris

      « est né le 8 Mai 1984 à Moscou, Russie »
      Surtout ne confondez pas la nationalité (l’appartenance à un groupe ethnique), le lieu de naissance et la mentalité (l’état d’esprit). Les trois n’ont qu’une correlation faible, souvent contradictoire.

      Le ministre ukrainien des AE Pavel Klimkine est Russe (« чистый русак »), né à Koursk (au beau milieu de la Russie) et ayant reçu la formation russe (école secondaire à Koursk, le prestigieux MFTI à Moscou).Par les caprices du sort placé, après avoir terminé ses études à MFTI en 1991, à l’institut Paton à Kiev (on était encore en URSS). Deux ans après il a choisi la carrière diplomatique en Ukraine indépendante.
      Aujourd’hui on a peu d’Ukrainiens en Ukraine plus ukrainiens que Klimkine...

      Et alors ? Les mesures de crâne à la Goebbels (ce qui équivaut en fait votre analyse du lieu de naissance) n’auraient révélé rien de tel. Si Klimkine n’avait pas été envoyé à Kiev, il resterait un bon scientiste russe...

      Donc il y a la nationalité (ukrainienne, russe) et l’état d’esprit (ukrainité, russité) qui n’ont presque rien à voir entre eux.

    • anna anna 17 avril 18:19

      @Mychris
      Je veux vous démontrer, que sur tout le territoire de l’ex-URSS, vous pouvez être « éduqué » par vos parents a la russe, a l’ukrainienne, a la lituanienne, a la géorgienne, a la moldave, a la tatare, etc etc 

      Cela dépends de l’éducation, que vos parents vous ont donné. Si les parents ont combattu le nazisme, leurs enfants ne vont pas glorifier le nazisme. En revanche, si vos parents, proviennent des territoires occupés par Hitler durant la 2 GM, et ces territoires sont justement l’Ukraine, la Biélorussie, les pays Baltes, vous allez y retrouver « quelques » adorateurs de Adolf. Peu importe comment ils se sont dispersés ensuite sur le territoire soviétique pour aller vivre et travailler. Grattez un admirateur de Adolf, qui se présente comme un « russe », vous trouverez toujours que ces gens proviennent des régions, qui ont été occupés par les nazis, et ses parents collaboraient avec le nazisme. Les cas de l’Ukraine d’aujourd’hui est flagrant !

    • V_Parlier V_Parlier 17 avril 19:58

      @Mychris
      « en Russie ils ont la solution » (et le lien vers les « milices anti-gay qui font peur etc...)

      Au delà de la parodie ci-avant n’imaginez pas qu’en Ukraine ils soient si tendres avec les LGBT. (Je suppose d’ailleurs que vous le savez très bien). Lorsque l’opération de com’ »gay pride" a lieu chaque année pour plaire à l’UE en Ukraine, elle est organisée dans un périmètre très restreint, filmée en plan rapproché et fermée au public par un dispositif de sécurité digne d’un G20 ! Ca donne déjà une idée...


    • sarcastelle sarcastelle 18 avril 13:01

      @roman_garev
      .

      Attention à l’anglicisme. Un « scientiste » en français est un homme convaincu jusqu’à la caricature que la science résoudra tous les problèmes. Sinon, c’est un « scientifique ». 
      Si vous commettez trop de ces petites erreurs, on finira par s’apercevoir que ce n’est pas exactement le français que votre entourage parle tous les jours. Ce serait ballot. 

  • njama njama 17 avril 12:49

    Si Kiev cherche à réécrire son histoire ...
    l’Histoire ne se laisse pas faire, ... et ça décoiffe !!!

    on y apprend d’ailleurs que ces « vrais » universitaires qui la revisitent de fond en comble sont très très mal accueillis en Ukraine

    L’ukraine bandero-maïdaniste et l’université française – par Annie Lacroix-Riz m’a été transmis par sa Liste de Diffusion à laquelle vous pouvez vous inscrire : http://www.historiographie.info/

    son Courrier_article a été pour l’instant été repris que par Initiative communiste

    Chers amis,

     

    La propagande des pro-nazis ukrainiens n’a jamais cessé depuis la vaste campagne déclenchée en 1933 sur le thème de la « famine en Ukraine », qu’ils ont ensuite transformée en « famine génocidaire en Ukraine ». Cette campagne s’est appuyée, depuis ses origines, sur les puissances impérialistes les plus attachées au contrôle de l’Ukraine et à la désagrégation de la Russie, Allemagne et États-Unis, puissances assurées, la première surtout, le soutien du Vatican. L’Église romaine avait, au cours de sa longue période de fidélité aux Habsbourg, assuré l’expansion germanique en terre slave via l’uniatisme. Elle a poursuivi cette mission, plus intensément que jamais, quand le Reich des Hohenzollern a supplanté l’empire austro-hongrois agonisant, et n’y a jamais failli, quels que fussent les gouvernants du Reich d’après 1918 (République de Weimar, IIIème Reich, zones occidentales d’Allemagne, RFA et Allemagne réunifiée) (voir mon ouvrage Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, édition complétée et révisée, 2010).

     

    Je vous ai déjà entretenus de la question, qui a connu des temps forts dans les périodes de tension internationale, guerres mondiales comprises :

    1° via un ensemble de textes « Ukraine 1933 mise à jour de novembre-décembre 2008 » (http://www.historiographie.info/ukr33maj2008.pdf) ;

    2° via une conférence, intitulée « La campagne internationale sur “la famine en Ukraine” de 1933 à nos jours », le 14 janvier 2016, interrompue à plusieurs reprises par plusieurs délégués de l’ambassade d’Ukraine (ces interruptions n’ont pas été retenues dans l’enregistrement http://www.lesfilmsdelan2.org/lesfilmsdelan2/Annie_Lacroix-Riz.html).

     

    La propagande banderiste connaît une nouvelle forte poussée depuis le coup d’État de Maïdan et ses suites, c’est-à-dire le rattachement d’une grande partie de l’Ukraine à « l’Occident », États-Unis et Union européenne, Allemagne en tête.
    [.................]
    lire la suite :

    http://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/lukraine-bandero-maidaniste-luniversite-francaise-annie-lacroix-riz/

    Bonne lecture,

    Bien cordialement,

     Annie Lacroix-Riz


    • baldis30 19 avril 09:06

      @njama
      bonjour,

      ne pas oublier un contexte agricole important au moment où les Etats-Unis subissent le contrecoup d’une sécheresse majeure ....

      L’Ukraine est une terre prometteuse en matière agricole ... d’autant plus qu’elle n’est pas soumise comme l’est en ce moment la Californie à une pénurie de main d’œuvre hispanophone qui utilise avec profit les attitudes « trumpistes ».. (sur le sujet voir par exemple Le Roy-Ladurie « les paysans du Languedoc » ... c’est une bonne leçon intégralement transposable -grande peste européenne).

      Oublier la donnée agricole et ce qu’elle représente ... sur le marché des matières premières agricoles de .... de ....de...... Chicago .... oups ... ! qu’est-ce que cela vient faire ici  smiley


    • njama njama 19 avril 15:48

      @baldis30
      ne pas oublier un contexte économique et financier 

      il y a une explication plus prosaïque qui découle du contexte « international » de cette période pour comprendre les causes de cette famine ukrainienne dont on accable Staline et le soviétisme, et la Russie aujourd’hui par hagiographie interposée, sans égard à se préoccuper de ce qui pouvait affecter les échanges commerciaux internationaux.

      Certes, on nous rapporte que les récoltes de 1931, 1932 furent moins bonnes, et que l’État préleva davantage de blé en Ukraine ...
      Vous n’ignorez pas la crise de 1929 et ses conséquences sur les années qui suivirent - the Great Depression - alors faire supporter la responsabilité de cette famine (génocidaire) sur la seule tête du régime stalinien ne me paraît pas très objectif d’un point de vue historique, les puissances européennes ayant contribué pour une part à être les fossoyeurs de ces victimes.

      Vous trouverez ici quelques explications dans ce qui a été appelé « le blocus de l’or » qu’explique Nikolay STARIKOV dans son article Who Organised the Famine in the USSR in 1932-1933 ?
      Mon, Dec 17, 2012
      http://orientalreview.org/2012/12/17/episodes-10-who-organised-famine-in-the-ussr-in-1932-1933/


      traduit par Corentin Dumas pour Réseau International : Qui a organisé la Famine de 1932-1933 en URSS ?

      "À la Conférence de Gênes en 1922 fut introduit le Gold Exchange Standard ou étalon de change-or en français. Depuis la fin de 1922, l’Union Soviétique émettait les chervonets d’or – une nouvelle monnaie soviétique dont l’entière production était assurée par les réserves d’or et qui était convertible en or. En 1923, le chervonet soviétique était l’une des monnaies mondiales les plus stables et les plus sûres.« 
      ...
       »En 1925, les dirigeants soviétiques décidèrent d’accélérer l’industrialisation du pays. Assez étonnamment et malgré la promesse d’énormes gains économique d’une telle politique, les pays de l’Ouest refusèrent l’or comme moyen de paiement lors de toutes transactions avec l’Union Soviétique ! Cet incroyable comportement est connu historiquement comme le « blocus de l’or ». L’URSS pouvait payer pour des machines et autres équipements seulement avec du pétrole, du bois et des céréales."

      En 1929, les banquiers américains causèrent la Grande Dépression. La courte période de stabilité du système monétaire international fut terminée.

      En 1931, l’Allemagne et l’Autriche n’avaient pas réussi à rembourser leur dette étrangère et arrêtent de convertir le mark en or, mettant ainsi fin au Gold Exchange Standard. À l’automne 1931, le Royaume-Uni cessa également la conversion en or.

      http://reseauinternational.net/qui-a-organise-la-famine-de-1932-1933-en-urss/


    • njama njama 19 avril 15:49

      Ajoutez-y un « embargo punitif » sur les marchandises illégal, la loi anglaise de 1933 contre les importations russes
      ---
      Une fuite dans les institutions de paix
      Le libre jeu des représailles et l’embargo punitif sur les marchandises

      de Edouard Lambert
      Article en deux parties
      Extrait de la Revue de l’Université de Lyon 1933 vol 6 pp.471-490 et 1934 vol 7 pp. 21-67

      PREMIÈRE PARTIE
      La loi anglaise de 1933 contre l’importation des marchandises russes. - Son rôle d’acte de représailles. - Son examen critique par ce pont de vue dans une consultation de Pachioni. - Les limites de légitimité des représailles dans la doctrine actuelle du droit des gens. - L’impuissance de cette doctrine a s’imposer à l’application pratique.

      SECONDE PARTIE (page 22 du PDF)
      Consultation sur la section 3 du « Russian Goods Act ». - Le but de cette disposition : faire sortir des prohibitions temporaires d’importations des effets résolutoires pour les marchés en cours. - But en opposition avec les conceptions générales de la légalité qui forment les bases de notre civilisation internationale. - Disposition inconciliable avec les directives traditionnelles de la jurisprudence des cours anglaises.- La fixation de ces directives dans les « War Cases » de la guerre du Transvaal et de la guerre mondiale. - Le droit judiciaire ou « common law » anglais ne connaît point d’état intermédiaire entre la guerre et la paix. - Tant que la guerre n’est point déclarée ou ouverte, les relations contractuelles entre particuliers restent régies exclusivement par les règles de droit commun du temps de paix. - Méconnaissance par la section 3 de ce précepte d’une valeur universelle.

      http://idcel.univ-lyon3.fr/fileadmin/medias/Documents_IDCEL/Fonds_numerise/Ecrits_d_Edou ard_Lambert/1933_fuite_dans_les_institutions_de_paix_embargo_punitif.p df


    • Christelle Néant Christelle Néant 19 avril 16:20

      @njama
      Merci pour la publication de cet article en commentaire, je cherchais justement à le retrouver pour contrer ces histoires d’holodomor qu’on nous sort tous les quatre matins


    • njama njama 19 avril 18:36

      @Christelle Néant
      ces histoires d’holodomor qu’on nous sort tous les quatre matins nous n’avons pas fini je crois de les contrer ...
      nous assistons à un mélange des genres qui risque de noyer tous éléments de compréhension, ce n’est plus de l’histoire, c’est une marmelade qui confond tous les morts de toutes les causes

      C’est hélas  « tendance » actuellement de mettre dans un même mémorial les morts de toutes le guerres, y compris celles coloniales, une sorte de Memorial Day idée promue par Sarkozy en 2011 , comme de mettre ceux de tous les génocides avérés ou supposés dans la même urne funéraire comme à Caen, ainsi que nous le rappelle l’historienne Annie Lacroix-Riz dans son article L’ukraine bandero-maïdaniste et l’université française

      "La situation est d’autant plus grave qu’une nouvelle étape du mensonge historique assorti du badigeonnage des banderistes se prépare, plus grave encore car sous la seule bannière universitaire : le Mémorial de Caen vient d’annoncer qu’il organisera, les 22-24 novembre 2017, un colloque sur la « mémoire des génocides », d’où « l’histoire » avérée des génocides sera strictement bannie, et où « [les] famines programmées et [les] grandes purges de la Russie soviétique des années 1930 » voisineront, entre autres, avec l’« extermination des Juifs et des Tziganes par l’Allemagne nazie et [la] guerre d’anéantissement à l’Est durant la Seconde Guerre mondiale ». J’en reparlerai."

      http://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/lukraine-bandero-maidaniste-luniversite-francaise-annie-lacroix-riz/


    • Christelle Néant Christelle Néant 19 avril 18:53

      @njama
      Oui le mot marmelade exprime bien ce qu’est devenue l’histoire aujourd’hui


    • njama njama 19 avril 19:01

      @Christelle Néant

      autant avertir nos amis russes que désormais un mémorial comme celui de Caen qui se présente « musée pour la paix et une réflexion sur l’histoire du XXe siècle » en fait de tenir lieu de vérité historique occupe celui de propagande idéologique ...

      Étonnant non que « l’€urope » se mêle, 64 ans après la mort de Staline, et 27 ans après la chute du mur de Berlin, de déstaliniser les esprits ...
      si c’est pas de l’endoctrinement idéologique c’est quoi ?

      http://www.memorial-caen.fr/

      Attention Christelle, nous flirtons avec le négationnisme le déconnant « Decodex » va nous ficher smiley


    • Christelle Néant Christelle Néant 19 avril 19:03

      @njama
      Je suis même étonnée que ce ne soit pas déjà le cas....


    • njama njama 19 avril 23:40

      @Christelle Néant
      Decodex n’invente rien, certains ouvrages consacrés à l’histoire de la Russie soviétique (puis URSS) au XXème siècle sont déjà mis à l’index dans les plus grandes bibliothèques universitaires françaises.

      Nous aurons bientôt un Ministère de la Vérité dans le prochain gouvernement smiley

      Les guerres de Staline
      De la guerre mondiale à la guerre froide, 1939-1953

      GEOFFREY ROBERTS

      Préface d’Annie Lacroix-Riz

      Sur le Staline et l’URSS des années 1939-1953, je n’ai pas souvenir d’avoir lu de travail universitaire aussi sérieux et globalement indifférent au qu’en-dira-t-on (c’est-à-dire à l’historiographie occidentale dominante) depuis la généralisation à l’ensemble de l’Europe, au cours des années 1980, de la chape de plomb réactionnaire. Tout en sacrifiant d’abondance au thème du « dictateur soviétique » et en se défendant de vouloir « réhabiliter Staline », Roberts s’est livré à un bel exercice de courage intellectuel. C’est en ce début du XXIe siècle faire beaucoup pour la science historique que de résister à la marée antisoviétique qui a recouvert le champ de la « soviétologue » internationale et submergé la française. L’historien irlandais aura notablement contribué à donner satisfaction posthume à la revendication d’histoire honnête de l’URSS émise en 1964 par Alexander Werth qui – à la différence de son fils Nicolas, porté toujours plus loin au fil du temps vers la diabolisation de Staline et vers l’indulgence pour tout label antisoviétique – aima le peuple soviétique de la « Grande Guerre patriotique » et estima grandement son leader « aux nerfs d’acier » (formule empruntée au maréchal Joukov).

      Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine (Paris VII)

      http://editionsdelga.fr/portfolio/les-guerres-de-staline-roberts/



    • njama njama 19 avril 23:42

      L’ouvrage de Geoffrey Roberts est censuré par (?) ... !

      Pétition contre la censure dans les bibliothèques universitaires.

      Pétition contre la censure maccarthyste dans les bibliothèques universitaires adressée au président de l’université de Paris 1, M. le Professeur Philippe Boutry

      Un lecteur de la bibliothèque Pierre Mendès France de l’Université de Paris 1 Sorbonne ayant récemment proposé l’achat de l’édition française de l’ouvrage de Geoffrey Roberts, professeur à l’université de Cork en Irlande, « Les guerres de Staline », paru en 2014 aux éditions Delga, ouvrage publié en 2006 par les Editions de l’université Yale, s’est attiré la réponse suivante :

      « L’ouvrage proposé, bien qu’écrit par un universitaire, ne nous semble pas a priori présenter la neutralité historique et scientifique nécessaire à son éventuelle intégration dans nos rayons. Les autres titres publiés par l’éditeur non plus ».

      La direction de cette bibliothèque, contactée, tant sur l’ouvrage incriminé que sur les conditions à remplir par un éditeur pour que ses ouvrages puissent être acquis, a accumulé les réponses évasives. Une consultation des rayons consacrés à l’histoire de la Russie soviétique (puis URSS) au XXème siècle a montré que, depuis plus de quinze ans, ont été systématiquement achetés les ouvrages de publicistes propagandistes, tels Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann, même de négationnistes avérés, tel Ernst Nolte. Dans la même période, n’ont pas été acquis les ouvrages scientifiques publiés en français tels ceux d’Arno Mayer, Michael Carley, Alexander Werth (dont le célèbre ouvrage La Russie en guerre, réédité en 2011, demeure absent), etc.

      Cette censure est révélée dans un contexte particulier. Par exemple, à l’occasion de la célébration du soixante-dixième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, le ministre des Affaires étrangères polonais Grzegorz Schetyna a soutenu, le 21 janvier 2015, pour justifier la non-invitation de la Russie, que c’était les Ukrainiens et non l’armée soviétique qui avaient libéré le camp d’extermination. Le premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, avait affirmé le 8 janvier, sans être davantage contredit, que l’Union Soviétique avait agressé l’Allemagne en juin 1941.

      Ces contre-vérités grossières n’ont provoqué aucune réaction officielle. Cette passivité n’est possible qu’en raison du manque de connaissance historique de l’opinion publique, résultat, entre autres, de la censure qui s’est étendue jusque dans les institutions universitaires. Longtemps tacite ou sournoise, celle-ci atteint désormais un niveau tel qu’une bibliothèque de Paris 1 Sorbonne ne se dissimule plus pour justifier l’interdit frappant un universitaire reconnu et tout le catalogue d’un éditeur progressiste.

      Nous exigeons que soit mis fin à cette violation caractérisée de la déontologie scientifique et que la bibliothèque Pierre Mendès France de l’Université de Paris 1 Sorbonne respecte le pluralisme des publications scientifiques mises à la disposition des étudiants et autres usagers. Ceci vaut pour cette bibliothèque comme pour toutes les autres bibliothèques universitaires.
       
      Non à la censure maccarthyste dans les bibliothèques universitaires !

      Le dossier complet sur cette censure et la correspondance y afférente est disponible sur http://www.historiographie.info/debats.html

      Godefroy Clair, ingénieur d’études à l’université Paris 8

      Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7

      Aymeric Monville, directeur des éditions Delga.

       
      Paris, 3 février 2015


    • Christelle Néant Christelle Néant 20 avril 12:33

      @njama
      Edifiant O_o


    • njama njama 20 avril 15:58

      @Christelle Néant

      Les falsifications historiques russophobes sont légions semble-t-il ...
      Et dire qu’ici ils critiquaient La Pravda

      JP94 19 avril 16:41 dans un article de Michel J. Cuny signale également cet ouvrage :

      Du reste, Goebbels a récidivé en 1943, avec Katyn, attribué aux Soviétiques pour l’année 40 , sauf que les officiers polonais dont la stèle est à Katyn ont été retrouvés à Volodymir Volynsky, 1000 km plus à l’Ouest et que 98,5% des douilles sont des DUH de fabrication allemande, datées de 1941. Date à laquelle les Einsatzgruppent opéraient dans le secteur, avec les nationalistes ukrainiens. ( les Bukovinsky Kuren). 
      Quand les chercheurs polonais ont exhumé ces officiers ( plaque de police et douilles avec), les fouilles ont été interrompues car la thèse officielle se trouvait définitivement invalidée par le terrain. ( les documents ont été recopiée de façon falsifiée pour faire croire que le transfert de prisonniers était un assassinat programmé). 
      Voir le livre de Grover Furr ( 2013, édition française 2015).

      Le massacre de Katyn : Une réfutation de la version « officielle » ? - Nouvelles découvertes sur le site d’un massacre de masse allemand en Ukraine
      de Grover Furr

      Ce livre initie le lecteur aux preuves selon lesquelles Joseph Staline et l’équipe dirigeante soviétique n’ont pas fait fusiller des dizaines de milliers de prisonniers de guerre polonais en avril-mai 1940 – événement connu dans l’histoire comme “le massacre de Katyn”.
      [........]
      http://editionsdelga.fr/portfolio/grover-furr-2/

      disponible aussi (10 €)
      https://www.amazon.fr/massacre-Katyn-r%C3%A9futation-officielle-d%C3%A9couvertes/dp/2915854882
       et ailleurs


    • baldis30 24 avril 08:26

      @njama
      bonjour

      « ne pas oublier un contexte économique et financier  »

       je ne parle pas de 1929 mais de la période actuelle 2015/2017 avec les problèmes internes à l’ouest américain ... ne déplaçons pas le problème ! la situation découlant de la crise bancaire de 1929 a été suivie par le dust bowl , pas l’inverse ! Il n’y a pas commutativité possible !


  • LE CHAT LE CHAT 18 avril 13:15

    les russes ont fait quelques achats immobiliers sur la côte d’Azur , la Russie va t elle demander le rattachement du 06 à Moscou ?  smiley

    Ciotti et Estrosi devront s’appeler Ciotski et Estrosov ! smiley


    • V_Parlier V_Parlier 18 avril 19:00

      @LE CHAT
      Même en cherchant on ne voit pas le rapport avec la situation décrite. Même en essayant de trouver ça drôle, même pas.


  • grangeoisi 23 avril 15:43

    Toujours aussi propagandiste cet article. Comme Rossia Today, Sputnik, Doni Press fournit la même bouillie insipide.


    • Christelle Néant Christelle Néant 23 avril 17:36

      @grangeoisi
      De la « bouillie insipide », argumentée entre autre avec l’interview de Tourtchinov accordée à la BBC... Donc avec les paroles de l’ex président ukrainien par intérim lui-même. Merci d’avoir prouvé que vous êtes un troll. Vous pouvez retourner regarder TF1.


  • Max Litvin 11 juillet 14:42

    Une facon tres interessant de rediger les articles. Il n y a pas les faits objectives. Les denominations « la junte » et « les Republiques independantes » expliquent la seule chose : la dependence de cette journaliste du financement de la Russie. Il y a seulement la propagande stupide. La journaliste tache de « noircir les couleurs » - la junte, le tyrannie etc... Mais les anges saints « regions de Donbass » (plus correctement ce morceau miserable de Donbass, dechire par la Russie... Il y a le banditisme, l’absence totale des lois et l’absence de democratie. J’ai lu beaucoup des commentaires des fans de ces... soi-disant « articles » et peux constater que les 70% de cette information c’est le mensonge. Je le constate comme l’ukrainien. J’haie Porochenko, parce qu’il a seulement utilise notre revolution pour saisir le pouvoir. Il dirige la corruption et veux que cette guerre poursuive. Mais ce ne signifie pas que j’aime la Russie et leur dictateur Poutine. Il est seulement fache que nous ne voulons plus etre ses marionette, ne voulons plus etre soumis a lui. Je suis aussi mecontent de notre gouvernement. Mais je ne peux pas eviter l’ocasion de protester dans tels sources de la possibilite de presenter l’opinion populaire, comme Agora Vox. J’ai lu les commentaires des russes, qui se trouvent en Ukraine et affirment que « la langue ukrainienne et purement artificielle ». Je deviens furieux apres telles affirmations... Voila la demonstration de l’imperialisme russe ! Voila la tolerance ! La Russie est l’empire que ne veut pas perdre le controle de ces satelites... Je ne peux pas supporter les articles ou tels journalistes ecrivent des « neo-nazis » en Ukraine, quand Petersbourg est plein des neo-nazis, la se passe la reunion des nazis de l« Europe entiere... Ici lis de la reecriture de l’histoire en Ukraine... Oui, oui... En Russie tous le medias »super-objectifs« affirment qu’il n ya aucune Ukraine... Que les ukrainiens sont les russes... Que la Russie peut ecraser la coalition entiere militaire des tous les pays de l’OTAN etc... Les nationalistes russes marchent avec la police en Russie, crient les slogans des fachistes... »Kiev - la ville russe ! Helsinki - la ville russe ! Taline - la ville russe« etc. Excusez moi reellement, mais en voyant tel »ruclon« j’eprouve l’envie de vomir... »Les pauvres russes, ils defendent les combattants pauvres innocents qui sont presque saints, oui-oui ils sont le coin dernier de la justice dans ce Terre"... Insupportable...


    • Christelle Néant Christelle Néant 11 juillet 16:54

      @Max Litvin
      Blablabla. Malheureusement pour vous mes articles sont tous sourcés et basés sur les faits réels. Pas ceux qui existent dans vos fantasmes. Retournez vomir çà nous évitera un nouveau pavé indigeste, indigent et illisible.


    • Max Litvin 11 juillet 23:31

      @Christelle Néant Mais, vous savez, je suis modeste XD je vous laisse cette possibilité : créer les faibles, elles sont vraiment fascinantes !

      Je ne sais pas de quelle type de réalité vous parlez... Peut-être la réalité virtuelle ? Les casques ont été inventées récemment XD

      Redigez vos articles, je dois avouer que les résultats de votre « ecrivaille » ne sont pas le pure mensonge... Mais dans la plupart de cas vous montrer la qualification parfaite de genre « l’histoire alternative »


    • Christelle Néant Christelle Néant 12 juillet 09:29

      @Max Litvin
      Non je parle de la réalité tangible. Le seul qui vit dans une réalité virtuelle monsieur, c’est vous. Au lieu d’accuser mes articles d’être de l’histoire alternative. Prouvez-le. Avec des faits tangibles. Sourcés. Avérés.


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