vendredi 14 février - par Christelle Néant

Ex-prisonnière du SBU - « J’ai été violée pendant 11 jours et enterrée vivante »

Le 9 février 2020, la chaîne russe NTV a diffusé l’interview d’Ioulia Prossolova, une ex-prisonnière retenue par le SBU dans la fameuse prison de Marioupol surnommée la « bibliothèque », où elle a été violée et torturée pendant 11 jours, puis enterrée vivante pour l’obliger à avouer un assassinat avec lequel elle n’avait rien à voir.

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Pour celles et ceux qui parlent russe, l’interview est à la limite du soutenable, surtout lorsque Ioulia raconte les viols à la chaîne après que ses bourreaux l’aient battue des pieds à la tête jusqu’au sang. Les passages de discours de Porochenko ou de reportages le concernant, qui ont été intercalés par endroits, n’arrivent pas à rendre la vidéo plus supportable.

Voici l’interview en entier, en russe, à ne regarder pour les russophones que si vous avez le cœur bien accroché :

Ioulia Prossolova, une habitante de Donetsk, a été capturée par le SBU en pleine rue à Marioupol. Ce qu’elle a vécu pendant ses 688 jours de captivité en Ukraine, et ses 11 jours de torture et de viol dans la « bibliothèque » peut-être qualifié sans exagération de véritable enfer.

Les prisonniers qu’ils soient capturés par le SBU ou les bataillons néo-nazis ukrainiens, n’ont aucun droit, contrairement à un détenu de droit commun. Les bourreaux ont tous les droits sur leurs prisonniers y compris celui de les torturer, de les violer et de les tuer.

Cette prison secrète du SBU à Marioupol, la « bibliothèque », avait été mentionnée l’an passé par Vassili Prozorov, un ancien agent des services de renseignement ukrainiens qui s’est réfugié en Russie. Il avait raconté comment des gens y étaient torturés et pour certains exécutés, et comment le SBU utilisait la torture pour obtenir des confessions.

Plusieurs des méthodes de torture qu’il a mentionnées (asphyxie, coups, brûlures de cigarettes) ont été utilisées sur Ioulia, mais pas seulement. Comme je l’ai déjà entendu de la part d’autre anciens prisonniers ou prisonnières, le viol fait aussi partie de l’enfer que vivent bon nombre de prisonnières qui tombent entre les mains du SBU ou des bataillons néo-nazis.

«  Une fois qu’ils m’ont déshabillée, ils ont commencé à me battre avec des fouets. Ils m’ont battue des pieds à la tête. Ils sont venus un par un et m’ont battue jusqu’à ce que je tombe », raconte Ioulia.

Elle explique qu’ils l’ont tellement battue durant ces 11 jours de torture dans la « bibliothèque » que son corps était noir, totalement couvert d’hématomes.

« Tout le monde est sorti, un seul est resté, il s’est déshabillé et a commencé à me violer. C’était au sous-sol. Quand je me remettais déjà de ces drogues qu’on m’avait données là-bas, il a commencé à me violer… Il s’est totalement déshabillé, je n’ai pas compris pourquoi au début, et puis il a commencé à mettre ses mains partout, pas seulement sur mes organes sexuels, partout. Aussi longtemps que je n’ai pas perdu connaissance. Parce que je souffrais. Il portait un masque. Il prenait du plaisir. Un autre s’en va, le suivant arrive. Quel genre d’êtres humains est-ce là ?! », ajoute-t-elle.

Ioulia explique que pour elle, ceux qui font cela, qui violent des femmes frappées, torturées et couvertes de sang, et qui se réjouissaient de ses cris de douleur ne sont pas des êtres humains. Et que les cinglés qui font ça se baladent aujourd’hui en toute liberté en Ukraine.

« Ce ne sont déjà plus des êtres humains. Une personne qui veut du sang. Un homme qui bande quand je me noie dans mon sang, et il vient vers moi comme ça. Comment est-ce possible ? Ça lui plaît quand une personne gît, comme on dit, baignant dans son sang, et complètement humiliée ? Et il a envie de sexe ? Qu’est-ce qu’il est ? C’est un cinglé. Et ils [les cinglés – NDLR] se baladent en Ukraine. En Ukraine, où Porochenko les a nourris, » explique-t-elle.

Et pendant tout ce temps, Ioulia ne pouvait même pas se rendre aux toilettes. Elle a passé 11 jours enfermée dans cette cellule au milieu de ses excréments et de son sang, à se faire torturer et violer par ses geôliers.

Mais le viol n’est pas la seule méthode de psychopathe utilisée par le SBU pour faire craquer les prisonniers, simulation de noyade et asphyxie sont aussi largement utilisés. Ioulia Prossolova a ainsi été littéralement enterrée vivante pour l’obliger à avouer un crime qu’elle n’a pas commis.

« C’était le jour le plus effrayant de ma vie. Le dernier jour. Mais le plus terrifiant de toute ma vie. Je ne pensais pas que des gens étaient capables de faire ça. Ils ont ouvert la porte, apporté de la cellophane noire, m’ont fait tomber et ont commencé à m’emballer dans la cellophane, me mettre dans ce sac, vivante. « Salope, on va t’enterrer vivante ici, on va creuser ta tombe »,  » se remémore Ioulia.

Le but de toutes ces horreurs ? Obliger Ioulia à avouer être une terroriste qui a posé une bombe sous la voiture du colonel du SBU Alexandre Kharaberiouch.

«  Alexandre Kharaberiouch était un homme terrifiant qui avait l’habitude de brutaliser et de torturer les gens à l’aéroport de Marioupol. Certaines personnes n’ont pas survécu à ses tortures, elles sont toujours recherchées  », explique-t-elle.

Le meurtre peu discret de ce bourreau de Marioupol devait être résolu rapidement, alors le SBU a désigné Ioulia Prossolova pour jouer le rôle de l’assassin et l’a obligée à apprendre par cœur le « scénario » de cet assassinat qu’elle n’a pas commis. Après 11 jours de viols et de torture, et le simulacre d’enterrement, Ioulia est prête à tout pour rester en vie, alors elle avoue tout ce que le SBU lui demande.

Durant toute sa captivité, Ioulia a tenu grâce à la prière, à sa foi, et à la certitude que sa mère l’attendait. Cela lui a donné la force de tenir jusqu’au bout, de survivre à tout ça. Après 688 jours en enfer, le 7 septembre 2019, Ioulia Prossolova est libérée et envoyée à Moscou dans le cadre de l’échange de prisonniers mené entre l’Ukraine et la Russie.

Alors qu’elle était amenée à Kiev pour prendre l’avion, elle a reconnu avec horreur un de ses bourreaux parmi les gardes qui l’escortaient.

« Et je comprends que c’est avec cet homme que j’ai passé 11 jours en enfer dans le sous-sol de l’aéroport, où j’ai été violée, battue, humiliée, c’est lui ! », décrit-elle en pleurs, expliquant avoir craint qu’au lieu d’être libérée elle soit envoyée quelque part pour y être exécutée.

Si Ioulia parle aujourd’hui, et a donné à NTV un témoignage long et complet de ce qui lui est arrivé, c’est dans l’espoir que ses bourreaux, ainsi que Petro Porochenko, le président ukrainien de l’époque, soient un jour jugés pour ce qu’ils ont fait. Qu’ils paient pour ce qu’ils lui ont fait subir, et dénoncer le fascisme qui règne en Ukraine.

Voilà ce que la France, l’Allemagne, les États-Unis et les autres pays occidentaux soutiennent, financent et couvrent. Un pays où des gens peuvent être enlevés en pleine rue par le SBU, comme Ioulia Prossolova, ou Daria Mastikacheva, battus, torturés, violés, voir leurs proches être menacés de mort, ou subir des simulacres d’exécution, pour leur faire avouer des crimes qu’ils n’ont jamais commis.

Voilà ce qu’est l’Ukraine post-Maïdan : un repère de cinglés en uniforme (agents du SBU, membres de bataillons néo-nazis), qui peuvent commettre les pires crimes contre des innocents, sans être inquiétés, ni par la justice de leur pays, ni par celle de l’Union Européenne, à laquelle l’Ukraine espère adhérer un jour.

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider



37 réactions


  • Buzzcocks 14 février 09:19

    On attend vos reportages sur l’atmosphère joyeuse des prisons russes :)


    • Traroth Traroth 14 février 14:16

      @Buzzcocks
      Non, on attend VOS reportages sur l’atmosphère des prisons russes. Pourquoi toujours les autres ?


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 février 15:36

      @Buzzcocks
      Commentaire de troll. La presse russe s’en charge très bien, et en Russie quand des gardes de prison déconnent, ils finissent eux mêmes en taule. On ne les laisse pas en liberté comme en Ukraine.
      https://tass.com/emergencies/1014463


    • V_Parlier V_Parlier 14 février 20:53

      @Christelle Néant
      Mais Buzzcocks fait peut-être allusion aux pôôôvres « pussy riots » qui devaient se lever tôt le matin pour travailler à la colonnie pénitentiaire... ah là là que c’était dur... la couture, tout ça, des crimes contre l’humanité...


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 février 20:56

      @V_Parlier
      Je les avais oubliées celles-là depuis le temps.... [ironie=ON] C’est vrai que c’est horrible de devoir travailler en prison, l’horreur absolue... [ironie=OFF]


    • V_Parlier V_Parlier 14 février 20:57

      @Buzzcocks
      Tiens, en voilà un qui fait parler aujourd’hui, et bien il tombe à pic, le Pavlensky : https://www.lepoint.fr/politique/piotr-pavlenski-artiste-russe-contestataire-et-conteste-14-02-2020-2362756_20.php
      Cet extrait : Finalement condamné à trois ans de prison, dont un ferme, pour « destruction du bien d’autrui », il critique lors de ses onze mois passés en détention provisoire les conditions dans les prisons françaises, où les détenus sont traités « comme des animaux ». => Et bien c’est que les prisons russes n’ont pas du être si horribles que ça pour lui ! smiley


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 février 21:11

      @V_Parlier
      Il suffit de se rappeler du nombre de kilos qu’a pris Nadia Savtchenko quand elle était en prison en Russie, ou Sentsov qui a été suivi par des médecins parmi les meilleurs pendant et lorsqu’il a cessé sa grève de la faim.


    • V_Parlier V_Parlier 14 février 21:36

      @Christelle Néant
      Ah oui, c’est vrai, j’avais déjà oublié Savchenko ! Mais depuis qu’elle a balancé Paruby pour le coup des snipers elle n’est plus du tout en vogue en Occident.


  • Ruut Ruut 14 février 09:24

    Merci pour vos reportages toujours propres et pros.


  • gaijin gaijin 14 février 10:44

     smiley


  • Kapimo Kapimo 14 février 17:59

    Dégueulasse, meme les Ricains à Abu Grahib n’étaient pas aussi sadiques (pour Guantanamo, on n’a pas toutes les informations).

    La question que je me pose toujours est comment peut-on tomber dans une telle inhumanité ? L’homme est un animal, mais il est conditionné (éduqué) pour acquérir un équilibre entre sa personnalité consciente et ses instincts bestiaux. Un tel sadisme conjugué avec de la jouissance physique est effrayant.

    Cette dame a tenu entre autres par sa foi, ce qui devrait faire réfléchir un peu les extrémistes anti-cléricaux de la « laicité ».


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 février 18:45

      @Kapimo
      En fait c’est très facile de basculer, parce que le vernis de civilisation de l’être humain est très fin. Suffit de gratter un peu et le côté bestial et sadique est là.
      Il suffit de légitimer cette violence, ou de ne pas la réprimer pour qu’elle s’exprime. On voit la même chose en France avec les policiers laissés en roue libre par le gouvernement contre les gilets jaunes. Les mecs exultent quand ils touchent une personne en pleine tête avec leur LBD, font des crocs en jambe à une femme poussée par les collègues, poussent une femme âgée par terre, etc. Il n’y a pas de sanction contre ça, alors ils se lâchent. Et en Ukraine c’est pareil. Les bourreaux des bataillons néo-nazis ou du SBU sont sûrs de ne jamais être punis, alors ils se lâchent et ca donne ce genre d’horreurs.


    • Avlula 15 février 01:34

      @Kapimo
      L’homme n’est pas un animal (selon des croyances largement partagées), et d’ailleurs aucun animal n’est capable de ça. Si les bourreaux ne faisaient pas partie de l’élite sabbataïste-frankiste (ceux qui ont pour principe... de violer tous les interdits, parce qu’il y aurait des promesses de vérités à découvrir et pouvoir à acquérir en transgressant au maximum), alors je place un de leurs instruments en premier coupable : la pornographie. Qui correspond très souvent à la définition de « sadisme conjugué avec de la jouissance physique » et est connu pour être une descente vers le de plus en plus violent. Qu’est-ce que donnent se qu’on se rentre dans le crâne comme stimulations, une fois qu’on est soi-même en position d’agir ?
      De plus je distinguerai tout de même foi et religion, pour moi le problème de l’anticléricalisme ne croise pas automatiquement celui de la perte de foi. Ou alors pas comme on le croit (j’ai tendance à penser que la perte de foi est due justement à l’Église, contre-productive dans ses excès et hypocrisies). En revanche ta critique est valable pour les athéistes, ceux qui tiennent à ce qu’on n’ait plus foi qu’en nous-même, en la science, en la nature... Il y aurait matière à débat.


    • Christelle Néant Christelle Néant 15 février 11:08

      @Avlula
      Les animaux sont capables de bien plus d’horreurs qu’on ne le pense, mais l’homme a un don certain pour aller au delà des horreurs habituelles. L’homme est un animal, avec un vernis de civilisation. Si ce vernis saute, ben vous avez ce qu’on voit en Ukraine.


  • yvesduc 14 février 21:00

    On ne sait jamais quelle est la part d’exagération dans ce genre de situation, mais les tarés qui s’occupent des basses œuvres en Ukraine sont largement capables de ce genre de folie – qu’on se rappelle seulement le massacre d’Odessa.


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 février 21:09

      @yvesduc
      Ce qu’elle raconte concorde avec ce que l’ex-agent du SBU a révélé l’an passé, et ce que j’ai appris de plusieurs ex-prisonniers. Entre autre les viols à la chaîne des femmes capturées reviennent régulièrement dans les témoignages. L’utilisation de l’asphyxie, du simulacre d’exécution ou de la simulation de noyage pour faire craquer les gens qui résistent aux coups et aux viols répétés aussi.


  • V_Parlier V_Parlier 14 février 21:01

    Tant que ce genre de choses n’arrivera pas à leurs propres ressortissants, les souteneurs extérieurs de Kiev continueront de regarder ailleurs, réclamant juste de temps en temps que les affiches de Bandera soient un peu moins grandes et moins visibles... ça fait désordre en Pologne et en Israel...


  • INsoMnia INsoMnia 14 février 21:32

    @Christelle Néant,

    Merci pour cet article et le travail fourni sur place.Vos articles nous informent de ce qui se passe réellement en Ukraine.


  • Colombot 15 février 00:37

    Ce n’est pas la première fois que je vois passer sur agoravox un article accusateur vis à vis de l’Ukraine. Je n’ai pas noté s’il s’agissait toujours du même auteur, mais il en ressort qu’Agoravox est un des principaux organes de presse au service de la propagande russe en France.

    Or, si des cas de violation des droits de l’homme ont certainement eu lieu de la part des Ukrainiens à l’encontre de Russes, l’inverse a probablement été plus fréquent et la Russie est dans la position du colonisateur débouté vis à vis de l’Ukraine, qui s’en est légitimement affranchie.

    Ce soutien répété à une démocrature, la Russie, sinon une dictature, est assez exaspérant dans un média, dont il n’est pas certain qu’il serait autorisé ou exempté de pressions dans sa chère Russie.


    • Christelle Néant Christelle Néant 15 février 11:24

      @Colombot
      Vote commentaire est un ramassis d’âneries sans nom.... La Russie n’était pas un colonisateur puiqu’avant le 20e siècle l’Ukraine n’existait tout simplement pas, et qu’avant ça le gros du territoire qui la compose faisait partie de l’empire russe suite à la demande de l’heman cosaque Khmelnitski au 17e siècle. Qu’avant ça les deux pays faisaient partie du même : la Rus. Et qu’entre les deux, ce qui est aujourd’hui l’Ukraine a été colonisé par la Pologne, l’Autriche-Hongrie, et la Pologne-Lituanie.
      Pour en revenir au sujet de l’article, ce que raconte cette jeune femme est loin d’être anecdotique. Les violations des droits de l’homme par l’Ukraine, contre ces propres citoyens (parce que cette jeune femme est de Donetsk, donc officiellement elle est ukrainienne) sont légion et ont d’ailleurs été dénoncées à plusieurs reprises tant par l’ONU que par d’autres organisations internationales. Ce n’est pas « des cas » qui « ont certainement eu lieu », c’est un usage systématique de la torture, du viol, et des menaces contre les proches pour faire avouer des gens, dont certains comme cette jeune femme ont été enlevés en pleine rue alors qu’ils n’avaient rien à voir avec le crime qu’on leur impute.
      Quant à votre délire de "l’inverse a probablement été plus fréquent« , c’est du grand n’importe quoi. Où sont vos preuves pour affirmer un truc pareil ? Allez-y. La Russie n’est pas dans le Donbass. Il n’y a pas de colonisateur russe ici. Expliquez moi donc comment la Russie pourrait »probablement" violer les droits de l’homme des Ukrainiens sans être ici. Quant à la Crimée, les gens vivent mieux maintenant qu’à l’époque de l’Ukraine. Ils ont voté pour en partir et ne le regrettent pas.
      Celui qui nage en pleine propagande pro-Kiev c’est vous. J’énonce des faits sur ce qui se passe en Ukraine. DES FAITS. Si ceux-ci ne vous plaisent pas, alors ne lisez pas. Mais arrêtez de hurler à la propagande russe parce que ce qui est raconté par ces faits ne colle pas à la vision des choses que vous avez. Si RT écrit que le ciel est bleu, allez-vous hurler que c’est de la propagande russe, ou allez vous admettre que c’est la réalité ?
      Concernant la Russie, arrêtez avec vos histoires de dictature. Des médias d’opposition il y en a, plein, et ils travaillent sans problème. Poutine a été élu démocratiquement (oui je sais ça vous fait mal de l’admettre). Il n’y a pas plus de dictature en Russie que de propos intelligents dans votre commentaire.


    • V_Parlier V_Parlier 15 février 21:49

      @Colombot
      Retournez alors sur BFM et LCI où on vous explique qu’une idole anti-Poutine (repris de justice) accueillie avec tous les honneurs en tant que « réfugié » (*) il y a deux ans devient soudainement un agent du Kremlin parce-qu’il commet des délits de lèse-majesté. (Avant il pouvait tabasser des gens dans la rue, ce n’était pas grave). Ca c’est de la vraie info qui ne vous « exaspérera » pas. Moi, ce qui m’exaspère c’est de lire de vous les mêmes conneries que celles de ces médias que nous fuyons alors que c’est vous qui vous plaignez !

      (*) C’est d’ailleurs de plus en plus courant de considérer les repris de justice du monde entier comme des « combattants de la liberté ». Cette fois les dégâts sont minimes : Même pas d’attaque au couteau en série (du moins réussie). Mais cette fois c’est le gouvernement qui a le nez dans son caca et c’est bien embarrassant... Mais ça ne leur suffit pas. La mauvaise foi est sans bornes.


    • V_Parlier V_Parlier 15 février 21:52

      @Colombot
      Je lis : "il n’est pas certain qu’il serait autorisé ou exempté de pressions dans sa chère Russie« 
      => Ne vous inquiétez pas, toute la propagande ordurière des activisto-journalistes de la radio obsessionnellement anti-gouvernementale russe »Echo de Moscou" atteint des sommets qui poseraient parfois des problèmes en France dans une situation similaire. Alors votre avis de monsieur-je-sais-tout, je m’en... et je n’en ferai pas une vidéo smiley


    • Colombot 16 février 00:43

      @Christelle Néant

      Je suppose que ce n’est pas un hasard si votre pseudo est « Néant ». Je vous retourne le compliment de « ramassis d’âneries sans nom », qui ne s’applique d’ailleurs pas en général à un texte aussi court que celui que j’avais écrit. Je n’ai pas estimé nécessaire de rentrer dans les détails, mais je connais aussi une partie de la région et son Histoire.

      Effectivement, le territoire de l’actuelle Ukraine a été envahi par bien des peuples, mais tous les gens honnêtes peuvent consulter l’Histoire de l’Ukraine pour apprendre que la Russie a engagé une expansion coloniale décisive au 18ème siècle dans plusieurs directions, annexant en particulier les pays baltes à l’Ouest et aussi l’Ukraine au Sud, à la faveur d’autres conflits, notamment celui que vous évoquez avec la Pologne, mais en oubliant Ivan Mazepa battu par les Russes de Pierre le Grand en 1709. D’ailleurs, les Ukrainiens ont une langue qui n’est pas le russe et une autre culture et ils ont été particulièrement réprimés par les soviétiques, Staline au premier chef.

      Quant au Donbass, je parle de Russes puisqu’ils ne veulent plus être Ukrainiens. C’est toutefois mensonge de prétendre que les (vrais) Russes n’y sont pas, beaucoup de reportages ayant attesté de la présence de conseillers militaires russes depuis plusieurs années. Ils ont même abattu un avion civil en vol : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_17_Malaysia_Airlines

      Je reconnais que la situation est plus complexe en Crimée où les russophones « première langue » sont nombreux.

      Votre propagande pro-poutine tombe cependant d’autant plus mal que Poutine est justement en train de manoeuvrer pour prolonger encore son pouvoir : https://www.lepoint.fr/monde/demission-du-gouvernement-reforme-constitutionnelle-poutine-prepare-l-avenir-15-01-2020-2358047_24.php


    • Christelle Néant Christelle Néant 16 février 11:40

      @Colombot
      Alors reprenons tout point par point puisque vous avez décidé de vous enfoncer :

      1. Néant est mon vrai nom et non un pseudo.
      2. Vu les bêtises que vous sortez non vous ne connaissez pas l’histoire de l’Ukraine. L’Ukraine n’existait PAS au 17e siècle quand l’hetman cosaque Khmelnitski a de lui-même décidé de rattacher le territoire qu’il contrôlait à la Russie. De plus je le rappelle encore une fois, à l’époque de la Rus’ quelques siècles auparavant, ce qui est actuellement une bonne partie de l’Ukraine, de la Biélorussie et de l’ouest de la Russie faisaient partie du même pays. Donc c’est le même peuple. Donc la Russie ne peut pas avoir « colonisé » ce qui faisait partie de son territoire avant et qui est habité par le même peuple. C’est comme si vous me disiez qu’après la première guerre mondiale la France a colonisé l’Alsace Lorraine après des décennies passées sous le joug allemand.... Je n’ai pas mentionné Mazepa car c’est un traître, qui avait reçu des distinctions et des titres de Pierre le Grand et qui l’a trahi après. D’où le fait qu’il s’est fait battre.
      3. Concernant l’URSS elle n’a pas du tout réprimé les Ukrainiens, bien au contraire puisque elle a créé le pays littéralement, lui a adjoint bon nombre de territoires que l’éphémère république populaire ukrainienne n’avait pas aux dépens par exemple de la Russie, de la Hongrie, de la Pologne et de la Roumanie, a massivement industrialisé le pays, et qu’ils ont même forcé tout le monde à passer à la langue ukrainienne !!!! L’URSS a ukrainisé le pays de force pour essayer de donner forme à leur délire de peuple ukrainien, avant d’arrêter devant l’échec manifeste de la méthode. Et ne me sortez pas l’Holodomor, qui est brandi par les Ukrainiens de l’ouest, qui n’ont pas eu à le subir vu qu’ils étaient Polonais à l’époque. Je rappelle que plusieurs régions de Russie, de Biélorussie et du Kazakhstan ont subi cette famine, qui n’avait rien à voir spécifiquement avec l’Ukraine, mais à un mélange de décisions désastreuses des dirigeants soviétiques et de décisions occidentales.Je rappelle que l’Ukraine a donné deux dirigeants à l’URSS, ça c’est de l’horrible répression....
      4. Concernant la langue ukrainienne, je signale que dans le Donbass, comme en Crimée les russophones natifs sont plus de 90%. Et que la langue ukrainienne avant l’ukrainisation forcée opérée par l’URSS n’était parlée que par une petite partie du pays actuel très à l’ouest, celle qui a le plus subi l’influence polonaise. L’ukrainien c’est du russe « polonisé ». Tout comme l’islandais actuel qui ne ressemble plus à l’ancien norrois d’origine, et qui montre clairement l’influence de la colonisation danoise de l’île. Mais le gros de l’Ukraine actuelle parlait russe. La langue ukrainienne a été répandue dans le pays par l’ukrainisation opérée par l’URSS. Eh oui. Je rappelle aussi qu’au XVIIe siècle, lors de la formalisation de la langue russe, des intellectuels de toute l’ancienne Rus’ sont appelés, y compris ceux de Kiev ou de Galicie pour perfectionner la langue russe

         !!! Ce qui montre que ce que vous racontez ce sont des bêtises sans nom. Vous confondez la culture de l’ouest de l’Ukraine, très polonisée, avec la culture de tout le pays, qui est majoritairement proche des Russes.

      5. Concernant la présence des vrais Russes dans le Donbass, où sont les preuves autres que les reportages bidons montés par des journalistes occidentaux qui inventent des fakes news à la pelle sans preuve aucune ?
      6. Concernant le MH17, vous êtes mal tombé, je travaille activement sur ce dossier depuis plusieurs années. Les témoignages et éléments de preuves pointent vers la responsabilité de l’Ukraine et non de la Russie. Je vous en donne quelques un au passage vite fait : le numéro de série du missile BUK montré par le JIT a montré que ce missile a été livré à l’Ukraine à l’époque de l’URSS et était donc en dotation dans une unité de défense anti-aérienne ukrainienne. Et pas russe. Deuxièmement il y a une vingtaine de témoins au moins qui ont déclaré face caméra, à différents journalistes, avoir vu des avions de chasse ukrainiens dans le ciel à proximité du MH17 avant qu’il ne soit abattu, alors que l’Ukraine prétend qu’aucun de ses avions ne volait ce jour-là. Troisièmement, une femme qui vit à proximité du champ d’où le « BUK russe » est censé avoir été tiré a clairement dit que rien n’avait été tiré depuis ce champ ce jour là. Autre chose a été tiré mais depuis une autre direction où se trouvait l’armée ukrainienne. Allez revoir le documentaire « MH17 Pour que justice soit faite » cela vous instruira positivement. Quant aux photos et vidéos présentés comme « preuves » par le JIT, la plupart montrent clairement des signes de falsification du contenu, ou de la date à laquelle elles ont été prises. Voilà voilà.
      7. Venons en au dernier point, le plus délirant de votre commentaire. Si vous aviez été voir les réformes constitutionnelles proposées vous vous seriez rendu compte que ce que raconte Le Point et les autres journaux français est justement l’inverse de la réalité. Les réformes constitutionnelles proposées par Poutine visent à limiter les mandats présidentiels à deux maximum et non plus deux d’affilée comme avant. Ces réformes vont donner plus de pouvoir au parlement, et donc moins au président. Donc ce qu’il est en train de faire c’est justement tout le contraire de ce dont vous l’accusez. Il prépare son départ, en s’assurant que personne ne pourra plus faire 4 mandats comme il l’a fait. À l’époque c’était nécessaire pour redresser le pays après les anées Eltsine. Maintenant il estime que la Russie est prête pour passer à la suite, avec un président moins fort et un parlement avec plus de pouvoir. Vu que vous êtes incapable d’analyser une information et que vous prenez ce que racontent les médias mainstream français pour la vérité, retournez-y et restez-y surtout, cela nous évitera l’affligeante lecture de vos commentaires bourrés de contre-sens et d’idioties en tout genre.

  • Avlula 15 février 01:19

    Qu’ils paient pour ce qu’ils lui ont fait subir, et dénoncer le fascisme qui règne en Ukraine.

    Je trouve assez aberrant de mettre ces deux choses dans la même phrase (un peu mal tournée d’ailleurs), comme pour amalgamer des dingues sanguinaires tarés et un courant politique, certes critiquable historiquement ou doctrinalement, mais tout de même on a affaire à des niveaux de gravité tellement différents. Ça me tient à cœur, par les temps qui courent, de ne surtout pas faire une sorte d’essentialisme politique, car on sait qu’il existe des gens ayant des opinions revendiquées fascistes, qui pour autant sont sains d’esprit et bienveillants (simplement, dans leur tête ce mot recouvre autre chose que dans celles de la majorité), et inversement.

    Cela dit, on n’est malheureusement pas surpris lorsqu’on a entendu ce genre d’histoires tellement de fois, partout et dans des circonstances diverses. Il y a des situations qui fabriquent et font ressortir le pire de l’humain, on a tous ça en nous et on peut analyser ce qu’on a de plus que ces ordures : empathie, principes, morale, foi, confort, tolérance aux diversités de toute nature (on ne se considère pas en guerre), absence de prise de drogues diverses... Restons humbles tout de même, on n’est pas certain que beaucoup nous sépare de ça.

    Sur ce principe-là, je peux écouter et croire ce témoignage sans pour autant politiser la question, dire « vive les gentils russes contre les méchants ukrainiens » par exemple, c’est hors-sujet. Néanmoins la moindre trahison maniant des sujets aussi lourds et horribles (affaire des couveuses au Koweit par exemple) à des fins de manipulation est difficilement pardonnable, attention, gardons notre sang froid et nos principes.


    • Christelle Néant Christelle Néant 15 février 11:30

      @Avlula
      Ce qu’ils appellent fascisme en Russie et dans le Donbass, c’est du néo-nazisme. Je rappelle que Stepan Bandera dont les néo-nazis ukrainiens se revendiquent idéologiquement, a collaboré avec les Nazis, et ses hommes ont participé activement à l’holocauste, y compris la fameuse shoah par balles. Qu’ils ont aussi massacré des civils polonais, y compris des femmes et des enfants, de manière absolument ignoble. Cherchez massacres polonais Volhynie vous allez voir le résultat.
      Des dingues sanguinaires il y en a eu plein parmi les sbires de Bandera. Leur idéologie est clairement nazie, et ils considéraient comme normal d’anihiler ou de réduire en esclavage les peuples qu’ils estimaient leur être inférieurs. Et leurs descendants idéologiques dans l’Ukraine d’aujourd’hui pensent pareil. Et cette idéologie justifie tout, même les pires crimes. Voilà comment on en arrive à avoir des cinglés sanguinaires qui se baladent en liberté en Ukraine. Cela va ensemble.
      Le récit de cette jeune femme n’est pas le seul. Il y en a des centaines de témoignages comme celui-là. Ce n’est pas une manipulation, c’est la sordide réalité.


    • Avlula 15 février 13:34

      @Christelle Néant
      N’importe quelle idéologie avec effet de groupe ou sensation de toute-puissance, et contexte particulier, peut tout « justifier », je persiste à totalement détacher ce comportement humain (même si on aime l’appeler « inhumain », soit) du contenu-même de l’idéologie, alors qu’aujourd’hui je connais des gens de toutes idéologies, y compris un « nostalgique du IIIe Reich » assez célèbre et qui est pourtant une belle personne (qui du coup ne croit pas à tous ces crimes, embrassant la propagande d’en face... Je n’ai pas croisé de personne à la fois bienveillante mais qui assume/justifie les crimes dont on accuse son idéologie). Inversement je vois aussi des stupides, dangereux et brutes, de toutes idéologies également, ce que j’appelle des soldats (même s’ils s’affichent moins, étant moins intellectuels et soucieux des autres...). C’est même assez facile à « fabriquer » en fait, il me semble, tu sous-éduques un enfant, tu le fais vivre sans amour dans un contexte violent, et pour lui l’existence ne sera qu’une lutte à mort, donc il sera prêt à tout. S’il a une conscience, tu lui inculques une idéologie, ou en tout cas un ennemi tellement horrible qu’on peut vraiment « se lâcher » dessus (cf. la propagande de chaque guerre...), dans ta tête tu as l’impression d’avoir vécu de telles atrocités, par empathie avec les récits qu’on t’a mis, que bon, ce que tu feras à côté, c’est mérité, c’est une vengeance.
      Je pense donc malheureusement qu’on ne peut pas être certain de ce qu’on ferait à leur place et qu’il faut cultiver de solides principes en amont.


    • Christelle Néant Christelle Néant 15 février 21:23

      @Avlula
      Je suis d’accord avec vous sur le fait que l’idéologie néo-nazie n’est pas la seule à pouvoir produire ce genre de monstres, mais avec une idéologie comme celle-là on en crèe plus qu’avec d’autres idéologies moins haineuses ou moins monstrueuses. Et en Ukraine cette idéologie va de pair avec ces comportements inhumains, car elle sert de jusitifcation. Les détacher dans ce contexte n’a pas de sens sauf pour ceux qui cherchent à cacher cette résurrection du néo-nazisme en Ukraine.
      Quant à votre dernière phrase je vous renvoie à ce que j’ai écris plus haut. Le vernis de civilisation de l’être humain est très mince, ce qui signifie que potentiellement n’importe qui pourrait faire ce que font ces agents du SBU si les circonstances s’y prêtent. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne faut pas sévèrement condamner ces crimes. Bien au contraire. Car c’est le laisser faire des autorités ukrainiennes et des patrons occidentaux de l’Ukraine qui ont rendu ces horreurs possibles à échelle industrielle.


    • Avlula 15 février 22:05

      @Christelle Néant
      C’est un principe chez moi de séparer les actes des pensées (même si les pensées précèdent toujours les actes comme BHL le remarque, une pensée ne fait de mal à personne et peut évoluer par la confrontation avec les autres, certainement pas par la séparation). Pensées réelles ou préjugées à cause d’étiquettes d’ailleurs. D’où mes remarques. Sinon ça veut dire que l’on risque d’amalgamer des innocents à des coupables juste parce qu’ils partagent la même étiquette, et inversement fermer les yeux pour d’autres, parce qu’ils auraient des étiquettes bien vues. Le fameux 2 poids 2 mesures qui est juste insupportable pour tout assoiffé de justice.


    • Daruma 17 février 12:31

      @Avlula

      Toute personne sérieuse se garde bien de faire référence à BHL. À part ceux qui se disent ses amis, personne n’oserait le citer. Vous ne connaissez pas le personnage ? Vous faites partie de ses proches ? Ou peut-être n’êtes-vous pas français ? Si c’est le cas, sachez qu’en France cet odieux personnage, ce tartuffe des droits de l’homme, est tellement discrédité que se référer à lui est du plus mauvais effet.

      Toute personne sérieuse et informée sait que l’affaire des couveuses au Koweit est un bobard monté de toutes pièces à des fins de propagande de guerre. Mais peut-être que vous croyez aussi que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive ?

      Ensuite, vos considérations sur la nature humaine et vos efforts pour nous convaincre qu’il faut détacher l’idéologie des actes commis en son nom sont soit naïfs soit, pour le coup, idéologiquement suspects. Vous ne seriez pas en train d’essayer de banaliser l’idéologie nazie ? Peut-être êtes-vous en train d’entrouvrir une fenêtre d’Overton ? Peut-être allez-vous nous trouver un type qui est anthropophage mais sympa ? Prendre prétexte que tout être humain placé dans un contexte donné et ayant subi un lavage de cerveau peut commettre des actes barbares pour mettre dos à dos toutes les idéologies, en minimisant ou en occultant le caractère inhumain de certaines d’entre elles, est proprement dégoûtant. Non, le relativisme ne s’applique pas ici : toutes les idéologies ne se valent pas, comme vous le sous-entendez. Non, il n’est pas vrai qu’il n’y a pas de lien causal entre une idéologie et les actes qu’elle engendre et qu’elle encourage. Oui, il y a en Ukraine des néo-nazis. J’ai passé une soirée entière à discuter avec l’un d’entre eux. Pour lui, il y a clairement des gens qui sont des sous-hommes et, pire encore, il y a des gens qui ne sont même pas des êtres humains, des gens qu’on peut et même qu’on doit éliminer comme on écrase un cafard.

      Dernière remarque. Quand vous dites « Les Ukrainiens », vous les essentialisez. De quels Ukrainiens parlez-vous ? Des nationalistes pro-Maïdan et russophobes ou des Ukrainiens, majoritaires, qui se rendent bien compte qu’on leur ment depuis le début et que dans l’est de l’Ukraine il y a non pas une guerre contre la Russie mais une guerre civile ? À part les fanatiques lobotomisés qui ne se rendent même pas compte qu’ils sont les idiots utiles de l’oncle Sam et qu’ils ont fait de leur pays un protectorat de facto des États-Unis, la majorité des gens veut tout simplement vivre décemment et se fichent pas mal de la russophobie et de la russophilie aussi. Les gens veulent juste que leurs conditions de vie s’améliorent. Ils en ont marre de souffrir à cause de nationalistes fanatiques qui, pour assouvir leur haine, sont prêts à mener le pays à la ruine.


    • Christelle Néant Christelle Néant 17 février 14:20

      @Daruma
      J’avais loupé ce commentaire avec BHL comme source d’inspiration à cause du pavé que j’ai dû répondre au pseudo-inspecteur. Merci de l’avoir relevé. Effectivement c’est hallucinant. Et la tentative de décorrélation entre l’idéologie et les actes aussi.


  • Guy19550 Guy19550 15 février 03:09

    Je ne suis pas étonné, horrifié oui et je n’ai pas regardé la vidéo. Normalement elle devrait entamer une procédure au pénal pour les faits subits, d’autant plus qu’il y a des éléments qui indiquent qu’elle a reconnu un des agresseurs. Je comprends cependant aussi qu’elle préfère oublier tout cela si c’est sa volonté. Le même genre d’atrocité a déjà été commise sur le terrain de la guerre et certains débiles en ont même fait des vidéos qui sont passées sur youtube ou site similaires, rien que pour se vanter de l’avoir fait. Pour moi, les ukrainiens sont des porcs, sauf qu’un porc est utile à la société à l’opposé de l’ukrainien. C’est aussi une raison de vouloir prendre la nationalité russe.


  • Guy19550 Guy19550 15 février 03:37

    J’ai regardé un bout de la vidéo par la suite, mais elle est sans la moindre valeur car elle est utilisée pour de la propagande avec le mélange d’autres informations. Si ce cas existe réellement, c’est la vidéo originale qu’il y a lieu de mettre et pas celle-ci.

    C’est mon point de vue personnel que je donne et j’estime que la simple existence de cette vidéo ne donne aucune chance à la plaignante d’obtenir réparation en justice. De ce fait, si ce cas existe réellement, c’est une cause perdue d’avance de par la présence de cette vidéo.

    N’oubliez jamais ceci : pour convaincre un jury des torts causés, il faut au minimum que la vidéo montrée ne contienne pas ce mixage.


    • Christelle Néant Christelle Néant 15 février 11:36

      @Guy19550
      C’est la vidéo originale. C’est un REPORTAGE ce n’est pas une vidéo de témoignage judiciaire au commissariat !!! LE but c’est de faire réagir les organisations de défense des droits de l’homme et l’ONU.
      En quoi ce reportage porterait préjudice à une future plainte ? Son témoignage y est donné in extenso et intercalé avec d’autres informations qui ne gênent en rien son témoignage mais qui permettent de remettre en contexte certains faits qu’elle rapporte. De toute façon si elle dépose plainte elle fera un témoignage complet par écrit. Donc en quoi ce reportage gênerait ? C’est illogique. C’est une vidéo de témoignage, pas une vidéo de preuve directe des crimes, comme celles qu’on a pu trouver dans les téléphones du bataillon Tornado par exemple.


  • Guy19550 Guy19550 16 février 09:37

    Je doute de l’existence de juges qui vont vous suivrent dans ce raisonnement. Le mixage porte préjudice aux faits. Un juge pas se poser la question du pourquoi du mixage et là, la réponse devient évidente. Il aura cette conviction au plus profond de lui-même et rien ne le fera changer d’avis, mon opinion personnelle. Il se peut cependant que les juges en Russie se comportent différemment que chez nous. Un juge ne doit en principe pas se laisser influencer par le mixage et demander l’interview originale sans le mixage. Le but de l’avoir fait ainsi est évidemment d’accuser l’Ukraine avec le mixage et c’est je pense aussi la même pensée que va avoir le juge.


    • Christelle Néant Christelle Néant 16 février 11:02

      @Guy19550
      Je crois que je n’ai pas été comprise. Si elle porte plainte elle fera un témoignage par écrit complet. Ce n’est pas CE reportage qui servira de preuve ou de témoignage. Donc il n’interfèrera en rien avec la procédure judiciaire. Je ne comprends même pas qu’on puisse l’envisager comme vous le faites.


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