vendredi 17 juin 2016 - par Alexandre Aoun

Les causes (méconnues) du conflit syrien

Les langues se délient, les passions se déchainent, les experts de pacotilles prolifèrent sur cette thématique bien complexe. Revenons dès à présent sur l’essence même du conflit, à savoir les causes, trop souvent omises délibérément..

Syrie mandataire {JPEG} Ancien protectorat français de 1920 à 1946, la Syrie a connu une forte régionalisation confessionnelle durant cette époque, la Syrie mandataire fut composée d’entités politiques distinctes : l’état de Damas, l’état d’Alep, l’état du djebel druze, l’état alaouite auxquelles s’ajouta le sandjak d’Alexandrette (cédé par la France à la Turquie en 1938 pour maintenir sa neutralité dans la seconde guerre mondiale). Cette politique française n’a eu de cesse d’animer les tensions communautaires.

Jugé faible sur le plan étatique, le pays était soumis à des convoitises étrangères après son indépendance en 1946.

Suite au coup d’état militaire d’Hafez Al Assad en 1970, la minorité alaouite (branche du chiisme) devient une minorité dominante dans un pays composé d’une majorité de sunnite. Le pays est donc en proie à des tensions confessionnelles accrues, mais le clan Assad dirige le pays d’une main de fer, avec un pouvoir autoritaire sous l’égide du parti Baas. Parti qui se voulait à l’avant garde du changement dans la région, pour entériner la période humiliante de la colonisation, en effet le slogan « Unité, Liberté, Socialisme » reprenait la même idéologie panarabe qu’un Gamal Abdel Nasser.

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Répartition ethnico-religieuse en Syrie

Après trois décennies de pouvoir autoritaire, ou les contestations furent durement réprimées, Bachar Al Asasd prend les reines du pays en 2000, moins ferme que son père, il s’imposera plus comme un réformateur souhaitant faire avancer le pays économiquement et politiquement.

C’était sans compter la recrudescence des tensions communautaires qui minèrent l’ensemble de la région.

Centre névralgique des questions internationales, ce conflit laisse place à des études partiales et trop souvent simplistes. Sortons de cette léthargie manichéenne et proposons une analyse précise des causes.

 

  • Cause écologique :

 

Méconnue, cette cause est pour le moins déterminante dans le début de l’enlisement. Durant la décennie 2000-2010, la Syrie a subi de plein fouet une sécheresse, notamment dans l’est du pays (Al Hasakeh, Deir el Zour, Al Raqua et l’est de la région d’Homs). Les conséquences sont catastrophiques pour l’agriculture, mais également pour les populations qui vivent de la Terre. Le pays est donc contraint d’importer un grand nombre de denrées pour faire face à cette crise. Nombreuses, sont les populations qui fuirent la sécheresse afin de trouver un emploi en ville. Cet exode rural va être le déclencheur de la reprise des tensions internes. Le président Bachar Al Assad doit prendre des réformes économiques pour annihiler cette crise. Les résultats ne sont pas escomptés, et les mouvements protestataires se font de plus en plus réguliers dans les grandes villes syriennes.

 

 

  • Causes sociales et sociétales

 

Pays peuplé de 22 millions d’habitants, la Syrie est composée de 90% de musulmans et de 10% de chrétiens. Parmi les musulmans, seulement 17% d’alaouites, cependant cette communauté monopolise la grande partie des instances gouvernementales malgré la lente démocratisation du pays lors du premier mandat du président syrien.

La majorité dominée veut être mieux représentée au sein du gouvernement syrien. Bachar Al Asasd et son clan alaouite proposent en compromis plusieurs engagements afin de calmer les ardeurs des manifestants. Mais ceux ci s’avèrent insuffisants aux yeux de la population. Poussée par le « Printemps Arabe » qui n’en est pas un, la population a le vent en poupe et devient agissante à travers les réseaux sociaux, les manifestations de rues. Le climat est de plus en plus délétère avec des critiques de plus en plus véhémentes à l’égard du régime. Profitant de cette situation peu stable, timidement les puissances étrangères s’immiscèrent à l’aube d’un conflit sanglant et catastrophique pour la stabilité régionale.

 

 

  • Causes géopolitiques

 

Bon gré mal gré Bachar al Assad n’est pas aimé dans la région. Ennemi invétéré d’Israël depuis la prise du Golan en 1967, il n’a de cesse de soutenir financièrement le Hamas, le président syrien a de plus soutenu le Hezbollah lors de l’intervention israélienne au Liban en 2006. Le gouvernement sionniste s’empressera de choisir son camp dès le début des hostilités. En effet, de nombreux « rebelles » de Jabhat al-Nusra furent soignés par l’armée israélienne dans la région du Golan.

Les relations sont de moins en moins cordiales avec les pays du Golfe, les pétromonarchies s’inquiètent de l’influence iranienne dans la région, ils soutiennent les rebelles sunnites en leur apportant une aide financière dans un premier temps.

Les occidentaux sous le joug des Etats Unis, habitués aux doubles discours forcent Bachar Al Assad à réformer son pays tout en aidant les rebelles. (Cf Mr Fabius « le front Al Nusra fait du bon boulot »).

Les seuls pays à entretenir de bonnes relations dans la région avec le régime de Damas sont bien évidemment l’Iran, qui cherche à maintenir le croissant chiite de Téhéran à la Méditerranée, l’Hezbollah libanais qui fournit de nombreux contingents sur le front syrien et pour ainsi éviter toutes incursions de l’état islamique au Liban (cf été 2014). Et sans oublier, la Russie, vieille alliée du clan Assad depuis la période soviétique ; l’accès au port de Tartous et la base aérienne de Lattaquié semblent symboliques pour la Russie, l’enjeu est plus important et demeure l’équilibre avec ses anciens partenaires. Le conflit en Syrie est pour la Russie un moyen de rappeler au monde entier, son grand retour sur l’échiquier international. En effet, l’axe russo-iranien fait ainsi contrepoids face à l’axe occidental mené par les Etats-Unis. Les intérêts divergent malgré les interminables pourparlers qui ne sont que le paravent du droit d’ingérence.

 

 

  • Causes économiques

 

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Projet de gazoduc

 Quand on sait l’importance des intérêts économiques dans un conflit, on ne pouvait passer outre. L’argent est le nerf de la guerre, aujourd’hui cet adage vieux comme le monde garde tout son sens. En 2010, les pétromonarchies proposent à la Syrie un projet de gazoduc partant des Emirats et de l’Arabie Saoudite en passant par le territoire syrien pour ensuite atteindre la Turquie dans le but d’alimenter l’Europe en gaz. Projet juteux, mais c’était sans compter la proposition iranienne, cherchant à garder ses intérêts dans la région tout en faisant du tord aux sbires de l’Arabie Saoudite (pléonasme), la puissance perse souhaita construire un gazoduc jusqu’en Syrie qui contournerait ensuite le territoire turc afin d’aller vers le marché européen. Damas accepte le deuxième projet en 2011. 2011 fut également le début des hostilités en Syrie (coïncidence ?).

Perdant un profit conséquent, les puissances du Golfe et la Turquie se liguent contre Damas, ils accentuent l’aide aux rebelles en leur fournissant un soutien militaire et financier. La Turquie quant à elle, profitant de cette instabilité chronique, va intensifier son combat contre les kurdes de plus en plus irrédentistes.

 

Les raisons de la crise syrienne sont obscures, mais souvent inconnus du grand public qui se laissera facilement convaincre par la diabolisation politico-médiatique. En effet, les médias à l’avant garde d’une politique belliqueuse vilipenda constamment le régime de Damas et ses alliés. Ne tombons pas dans le piège de la lecture confessionnelle du conflit, tous les sunnites du pays ne se sont pas rebellés contre le pouvoir en place et n’ont pas rejoint les rangs de l’état islamique, seulement une minorité active et instrumentalisée de l’extérieure.

Aujourd’hui la Syrie, jadis fierté du Moyen Orient est exsangue, la propagation et l’enlisement du conflit font craindre une guerre interminable pour la région. Les convoitises étrangères de toutes obédiences ont détruit le pays. Les occidentaux en connivences avec les puissances du Golfe ont armé les rebelles qui aujourd’hui combattent pour l’état islamique. Dernière en date, l’envoi de 2 500 soldats américains pour entrainer les « rebelles », tout en faisant fi de la souveraineté syrienne. Ou comment sanctuariser une zone d’intervention..

Cette guerre est tout sauf civile, la convergence des intérêts économiques et stratégiques poussent certaines puissances régionales voire occidentales à prendre le parti de l’état islamique.

Sous couvert de lutte contre le terrorisme, les occidentaux ont un double jeu très pernicieux. A savoir, la crise migratoire que ce conflit a engendré, crise sans précédent qui transcende les passions salvatrices. Les débats oscillent entre discours droit de l’hommisme et discours identitaire.

La durée du conflit et la combativité des belligérants résultent de la main mise des agents extérieurs qui alimentent ce chaos pour leurs propres intérêts.



74 réactions


  • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 17 juin 2016 11:25

    « La durée du conflit et la combativité des belligérants résultent de la main mise des agents extérieurs qui alimentent ce chaos pour leurs propres intérêts. »


    Alors, il ne faut pas s’attendre à quoi que ce soit de positif sans bouleversements majeurs dans les états qui contrôlent ces « agents » !

  • marionh1 (---.---.76.79) 17 juin 2016 11:58

    Très intéressant, et instructif !

    Bien écrit. Bravo !!


    • ergdor ergdor 18 juin 2016 12:47

      @marionh1

      bien écrit... je n’en dirais pas autant : confondre les reines avec les rênes, sinon les rennes !!!

      voir mon explication plus bas.


    • ergdor ergdor 18 juin 2016 13:19

      @ergdor
      comme c’est étrange, il n’a pas fallu plus d’une demi-heure pour que mon commentaire orthographique saute !

      Est-ce un regrettable incident ?
      Mon explication de texte n’a pas plu ?

      Dans ce cas, ce serait la manifestation d’une censure aussi stupide que sans appel, à faire douter du bon sens « citoyen » d’Agoravox.


  • Pierre 17 juin 2016 12:49

       L’auteur aurait pu ajouter que les syriens se sont comportés au Liban en beaux salopards !


    • Pierre 17 juin 2016 23:37

      @Michel Maugis
      Duc... :

      - j’ai vécu au Liban et y ai de la famillle, et donc, MOI, je sais de quoi je parle, contrairement à d’autres,
      - ce que je dis n’a aucune relation avec Fabius, Hollande qui sont un autre sujet que le mien.
      allez donc faire restaurer votre cerveau qui patine !

    • Byblos 18 juin 2016 03:11

      @Pierre
      Si vous avez vécu au Liban, vous savez sans doute qu’un article majeur du Pacte National, complément consensuel de la constitution libanaise, énonce que « le Liban ne servira pour l’impérialisme ni de base ni de tête de pont ». 

      Force est de constater que, de 1943 (année de l’indépendance du Liban) à nos jours, le Liban n’a pas cessé d’être pour l’impérialisme braqué sur la Syrie, et de base et de tête de pont.
      Allez donc savoir si le salopard c’était Hafez el Assad, ou bien tous les dirigeants libanais presque sans exception et toutes confessions confondues de 1943 à nos jours.
      Soyons sérieux et regardons la poutre qui est dans notre oeil. C’est un Libanais qui vous le dit.

    • Layly Victor Layly Victor 18 juin 2016 10:16

      @Pierre
      Il me semble que l’armée syrienne a mis fin à la guerre civile qui a déchiré le Liban pendant tant d’années. Fait important à mes yeux, l’armée syrienne a sauvé les Chrétiens du Liban, qu’Israël aurait bien aimé voir disparaître (ce point de vue est d’ailleurs ce qui a séparé les Chrétiens libanais entre partisans de Michel Aoun et les autres, Gemayel entre autres).


      Etant en position de force à l’issue du conflit libanais, la Syrie n’a jamais revendiqué l’annexion du Liban qui est pourtant historiquement une province syrienne. Et les chars syriens se sont retirés pacifiquement.

      Que l’auteur veuille bien me reprendre si je dis des bêtises.

      Donc, quand vous dites que les Syriens se sont comportés comme des salopards, qu’entendez vous par là ?

    • Pierre 21 juin 2016 23:15

      @Layly Victor
      Et quand un pays en occupe un autre, il se passe quoi à votre avis ?


  • Alren Alren 17 juin 2016 12:51

    Je ne comprends pas pourquoi Assad n’a pas accepté la construction des deux gazoducs. Leur concurrence n’aurait pu qu’être bénéfique au peuple syrien.

    Les pluies hivernales sur le plateau du Golan volé à la Syrie par l’état d’Israël manquent évidemment à la Syrie pour son bilan hydrique. Mais sans cette eau, aussi importante, sinon plus que le pétrole ou le gaz, Israël pourrait-il subsister avec des habitants qui dépensent autant d’eau qu’en pays tempéré, refusant d’admettre qu’ils vivent en pays aride ?


    • Shopi 17 juin 2016 13:40

      @Alren
      "Mais sans cette eau, aussi importante, sinon plus que le pétrole ou le gaz, Israël pourrait-il subsister..."

      Plus de 60% de la consommation domestique d’eau en Israël provient du dessalement d’eau de mer. L’agriculture est irriguée par les eaux d’égout recyclées.
      Ce pays est aujourd’hui totalement autonome en eau.
      Une partie du réservoir du lac de Tibériade alimente aujourd’hui la capitale jordanienne Amman (50 millions de mètres cube par an).


    • Massada Massada 17 juin 2016 13:59

      @Shopi
       
      Exact, mais triste pour nos amis anti-sionistes. Leur rêve humide, voir Israel crever de soif smiley
       
      Le dessalement est l’une des recettes ayant permis à Israël de surmonter le stress hydrique auquel semblait le condamner son climat semi-désertique. Sous l’impulsion du gouvernement, cinq usines ont été ouvertes durant la dernière décennie. Ensemble, elles produisent 70 % de l’eau consommée par les ménages israéliens.
       
      De plus, 86 % de l’eau rejetée par les villes et villages d’Israël est purifiée et recyclée pour irriguer les terres agricoles.


    • christophe nicolas christophe nicolas 17 juin 2016 14:53

      @Massada

      Oui mais l’eau dessalée coûte très cher tandis que l’eau de pluie est gratuite et éternelle.

      A ce titre, ils devraient construire une canalisation fermée entre la mer extérieure et la mer morte tout en utilisant le surplus de force de gravité pour produire du sel et gagner de l’eau douce sans énergie.

      C’est juste pour aider parce qu’avec leur mauvais esprit, ils ont du mal dans les bonnes solutions, les élus de mes fesses...

    • Shopi 17 juin 2016 15:50

      @christophe nicolas

      « A ce titre, ils devraient construire une canalisation fermée entre la mer extérieure et la mer morte »

      Ah ben non, là tu retardes de 25 ans. C’est ce qui avait été prévu en effet mais rapidement abandonné.
      Maintenant on va sur un projet israélo-jordanien de canal entre la mer Rouge et la mer Morte en construisant en même temps une station de dessalement pour Aqaba, qui a un grave problème d’eau, et rejeter la saumure vers la mer Morte pour un meilleur équilibre entre les deux types d’eau.
      Toute une histoire... smiley


    • Shopi 18 juin 2016 09:46

      @kader
      Bien sûr !
      Sauf que le Golan pour Israël c’est pas une question d’eau, c’est une question de sécurité des habitants de la Galilée qui n’ont plus besoin de dormir dans les abris depuis 1967.
      Il faudra donc négocier (comme cela a déjà été fait avec Assad père) pour une reconnaissance totale, une paix réelle et les casques bleus postés sur les hauteurs, chose que Assad père avait refusé à l’époque et c’est ce qui avait fait capoter les négociations..
      Et aussi avoir en face un régime stable, ce qui n’est plus le cas.
      Mais quel dommage, le meilleur vin en Israël provient des vignobles du Golan, les meilleurs fruits itou.
      Tout cela disparaitra quand le Golan sera rendu aux Syriens, si il sera un jour rendu...

      Comme le disait un officier casque bleu sur le mont Bental à un touriste français qui demandait où était la ligne de frontière : « Là où c’est cultivé c’est Israël, là où c’est vide c’est la Syrie, incroyable la différence d’utilisation que deux peuples peuvent faire avec la même terre... »
      Et les casques bleus, l’ONU en général ne sont pas connus pour être des fans d’Israël !


    • Layly Victor Layly Victor 18 juin 2016 10:21

      @Shopi
      C’est totalement faux. Les pauvres jordaniens sont totalement asphyxiés par Israël. Le cynisme le plus implacable va souvent de pair avec la bonne conscience et l’autosatisfaction sioniste.


    • Layly Victor Layly Victor 18 juin 2016 10:31

      @Massada

      La bonne conscience de Massada, c’est emblématique.
      Le dessalement coûte très cher en énergie et en capitaux. Pas de problème, avec l’économie de guerre qui draine les fonds de la diaspora et des commanditaires US.

      Je paraphrase une phrase de l’excellent Massada :

      le blanchiment de capitaux douteux, notamment de la mafia, est une des recettes ayant permis à Las Vegas de surmonter le stress hydrique auquel semblait la condamner son climat semi-désertique.

      C’est pas beau ?

      Profession de foi massadienne : avec des capitaux, on peut tout faire. Corollaire : les pays sous développés qui n’ont pas d’argent sont des cons.

    • Layly Victor Layly Victor 18 juin 2016 10:45

      @Shopi

      C’est vrai que les israéliens sont tellement forts, courageux, intelligents, disciplinés, créatifs, etc (je cite l’agent BHL) et les pauvres syriens tellement nuls !
      Un discours entendu maintes fois. Ceux qui arrivent avec des gros capitaux sont « vachement balaises » par rapport à ceux qui n’ont rien et vivent du pastoralisme.
      En Algérie, où les colons disposaient de crédits pratiquement illimités. En Corse, où les pieds noirs fortunés sont arrivés avec de gros capitaux, ce qui leur a permis ensuite de dire que les Corses étaient des feignasses.
      Votre discours profondément raciste ne m’étonne pas : le racisme, c’est votre raison de vivre, peuple élu.

      Mais dites moi, puisque ces pauvres Syriens sont aussi nuls, pour quelle raison Israël a-t-il besoin du concours des djihadistes égorgeurs pour en venir à bout ?

    • Shopi 18 juin 2016 12:14

      @Layly Victor
      « Les pauvres jordaniens sont totalement asphyxiés par Israël »

      Pouvez vous nous expliquer comment svp ?
      Je vous rappelle juste que c’est Israël qui fournit l’eau à la capitale jordanienne à raison de 50 millions de mètres cube/an.
      Et que la centrale de dessalement qui va permettre à Aqaba une alimentation en eau (afin de ne pas épuiser les dernières réserves de Dissa près du wadi Rum) c’est Israël qui va la construire.
      Idem en question agronomique. Israël forme, de manière tout à fait officieuse, les bédouins jordaniens installés dans le wadi Arabah, aux techniques modernes d’irrigation.
      Et qu’Israël a délocalisé son industrie textile en Jordanie, fournissant du boulot à la population locale.
      Vous voulez d’autres exemples de non asphyxie ?


    • Shopi 18 juin 2016 12:19

      @Layly Victor
      "Mais dites moi, puisque ces pauvres Syriens sont aussi nuls, pour quelle raison Israël a-t-il besoin du concours des djihadistes égorgeurs pour en venir à bout ?"

      Vous l’avez sorti d’où cette affirmation hilarante ? (réseau voltaire ? Dieudonné ou Soral ?)
      Israël se garde bien de mettre les pieds dans le bourbier syrien, sauf pour soigner les blessés de TOUS les bords (ça a fait assez de raffut avec les Druzes) et fournir une aide alimentaire à Quneitra.


    • Shopi 18 juin 2016 12:32

      @Layly Victor - bis
      "Mais dites moi, puisque ces pauvres Syriens sont aussi nuls, pour quelle raison Israël a-t-il besoin du concours des djihadistes égorgeurs pour en venir à bout ?"

      En fait, je crois que vous vous êtes mélangé les pinceaux avec la France. C’est la France qui soutient les djihadistes de par ses liens avec les états qui les arment.
      Assez typique ça de rejeter sur les autres ses propres errements... smiley


    • Layly Victor Layly Victor 18 juin 2016 13:53

      @Shopi

      La diplomatie française au proche Orient, vieille de cinq cents ans, a été complètement ravagée, sous la houlette des agents sionistes Fabius et BHL, ce qui n’exonère pas la classe politique française de son immense responsabilité.
      Les principaux médias français sont propriété de capitaux sionistes. Il suffit donc d’observer leur positionnement sur la guerre en Syrie pour savoir quel camp Israël soutient. Votre attitude particulièrement roublarde, dans le style « on ne comprend pas ce qui se passe » ne trompe personne.
      Par exemple, la nouvelle stratégie d’Israël pour faire exploser la Syrie est de favoriser la création d’un état Kurde. Aussitôt, production d’un documentaire sur les Peshmergas kurdes par l’agent sioniste BHL, et sa réception en grande pompe sur I-télé (devinez les propriétaires ?). Il dit que les Kurdes sont le nouveau rempart de l’occident. Je cite ce grand malade : « ils sont tellement intelligents, courageux, disciplinés, etc...ils sont presque comme Tsahal ! Avec toutes ces qualités, un Kurdistan Syrien serait le pendant d’Israël (un deuxième peuple supérieur) pour contrôler le proche Orient. »
      C’est pas beau ?

      Comme par hasard, on apprend dans l’instant la construction d’une base française près de Kobané, un acte de guerre en violation délibérée du droit international. Une provocation qui peut conduire à l’embrasement, soutenue par les gesticulations guerrières de Kerry et Obama, ces pauvres types.

      Je suis d’accord avec vous sur l’attitude honteuse de la France, mais ce n’est pas la France qui tire les ficelles. Même si les instances sionistes ont obtenu pour Hollande le prix de « dirigeant mondial le plus influent de l’année », prix qu’il doit recevoir en Septembre. Un bonnet d’âne, en quelque sorte.


      Dernière question. Veuillez pardonner mon indiscrétion. Vous êtes Français ou Israélien ?

    • Doume65 19 juin 2016 00:23

      @Massada
      J’ai du mal à comprendre ce que vient faire cet éloge d’Israël dans les commentaires d’un article sue l’histoire de la Syrie. Si vous passez votre temps à glorifier Israël à tort et à travers, vous risquez ben de monter par réaction les gens contre ce pays, puis par extension à son peuple et à tous les juifs. Est-ce vraiment ce que vous désirez ?
      Quand je dis que le plus grand ennemi des juifs est le sionisme...


    • Layly Victor Layly Victor 19 juin 2016 12:14

      @Doume65
      Tout est dit, il n’y a rien à ajouter, et Massada le sait très bien. Mais son orgueil hypertrophié fait qu’il s’en fout et qu’il fait même dans la provocation délibérée.


      Il me fait toujours penser à Philippe Noiret, en colonel franquiste, dans un film sur la guerre d’Espagne. Il dit à ses hommes : « nous allons gagner la guerre parce que nous sommes les plus cons ». C’est tout Massada.

  • Laurent 47 17 juin 2016 12:59

    Je crois me rappeler qu’en 2011, l’émir du Qatar ( pays qui dispose de ressources gazières énormes )
    a intimé l’ordre à Bachar Al-Assad de laisser passer sur le territoire syrien un gazoduc pour atteindre la Méditerranée.
    Ce gazoduc devait au passage alimenter la Turquie, et récupérer les deux gisements offshore israéliens au large de Gaza, avant de traverser la Méditerranée pour alimenter l’Europe par le Sud et contrer Gazprom.
    Mais le président syrien a logiquement refusé, d’abord parce que la Syrie n’est pas le vassal du Qatar, et surtout parce qu’elle recèle elle-même d’importants gisements gaziers.
    Alors, des troubles ont éclaté dans la région d’Homs ( là où devait passer le fameux gazoduc ), provoqués par des rebelles modérés ( des mercenaires à la solde des Etats-Unis, des émirats du Golfe, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, et des pays européens ).
    Et ils auraient réussi leur coup sans l’intervention musclée de la Russie, liée à la Syrie par un accord tacite de défense après l’appel à l’aide de Bachar Al-Assad !
    Au cas où la « Communauté Internationale » ( les pays que j’ai cités ) a le moindre doute, il va falloir qu’elle comprenne une chose :
    La Russie parle peu mais agit vite, étant-donné qu’elle en a les moyens !
    Et s’ils insistent, il va falloir en payer le prix !


  • le_tocard (---.---.196.50) 17 juin 2016 13:15

    Article instructif .
    Il semble évident que les projets avortés de pipeline aient été le déclencheur dans une période dite de revolutions arabe propice


  • Shopi 17 juin 2016 13:45

    Il aurait été intéressant de mentionner les « événements » de Hama en 1982.
    Le pseudo printemps arabe syrien a fort probablement aussi une petite origine dans la volonté de revanche des islamistes...


  • Zolko Zolko 17 juin 2016 13:47

    A voir votre carte, les Sunnites sont dans une grand partie du pays désertique, tandis que la partie peuplée et intéressante - au bord de la Méditerrané - est peuplée de tous les autres. La logique pourrait alors être de diviser le pays : donner les désert aux Sunnites, et faites un pays prospère et moderne, comme le Liban, avec la partie côtière.
     
    Pourquoi s’emmerder à vouloir garder entier un pays déchiré ? Ah, le pétrole.


  • wesson wesson 17 juin 2016 15:08

    Cet article est quand même une sorte de curiosité. Partir sur des postulats de départs à deux balles, écrire des bétises aussi grosses que « Les occidentaux [...] forcent Bachar Al Assad à réformer son pays tout en aidant les rebelles. », alors qu’il est maintenant avéré que c’est Clinton qui torpilla le plan de sortie politique qui avait été négocié avec Al Assad par l’Onu et le soutient des Russes. 


    Bref, toute une collection d’âneries pour en arriver à une conclusion qui est pas si mal que ça : effectivement c’est un conflit qui n’as rien de religieux, mais tout d’une confrontation classique de pouvoir et d’influences entre pays de la région qui se sont routinièrement fait la guerre.

    Bref, cet article c’est un ovni.

  • GHEDIA Aziz GHEDIA Aziz 17 juin 2016 15:18

    Grosso modo, je partage cette analyse. Effectivement, dès le début de ce conflit, on s’était rendu compte que cela n’avait rien à voir avec le fameux « printemps arabe » qui était vite devenu un « fourre tout » pour opposer les populations des pays arabes les unes contre les autres.


    • soi même 17 juin 2016 17:14

      @GHEDIA Aziz, il se pourrait bien que le véritable motif principal c’est la guerre contre l’Iran et pour cela en préambule, il fallait un conflit en Syrie qui n’a pas d’autre but d’une part son éclatement en trois zones géographique, Kurdes, Sunnites et Chiites pour rendre impossible la présent Russe dans cette région.

      C’est sans pour cela qui il y a autant de printemps coloré sur toutes les anciennes zones d’influence soviétique et Russe, Afghanistan, Roumanie, Yougoslavie,Caucase, pays de l’Europe de l’Est, pays Baltes, Irak Libye, Égypte, Yémen.

      Il va sans dire que la Russie a bien compris le désastre de leurs interversions en Afghanistan et Tchétchénie qui ont été des guerres épouvantables pour ne pas faire la même erreur en Syrie en intervenant habilement en Syrie.

      L’on commence seulement à prendre la véritable mesure que l’on a plus affaire à la veille politique Soviétique impérialiste héritière du Tsarisme mais bien à une Diplomatie de conciliation et de coopération donc les tires des missiles de croisière Kalibr depuis la mer Caspienne montre le poids de leurs succès Diplomatiques à acquit les Russes dans tous le Proche-Orient .

      Même l’OTAN en prend compte, et ne soutient plus la Turquie en cas de conflit avec la Russie.

       


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 17 juin 2016 15:40

    Ce sont les mêmes causes bien connues qui ont détruit tous les pays zzzzarabes ! Le but et l’objectif final sont aussi bien connus ! D’où les responsables de la destruction du monde qui ne peuvent même pas se défendre : D’où certainement la longue vie du terrorisme planétaire puisqu’il permet encore aux coupables d’utiliser la propagande et leurs armes pour détruire ce qui reste...


  • Daniel Roux Daniel Roux 17 juin 2016 17:21

    L’auteur est probablement un soutien de la famille Assad mais il n’empêche, son analyse n’est pas fausse.

    J’ai souvent eu l’occasion de l’écrire, la diplomatie étasunienne n’a qu’une façon de négocier.

    « Soit vous céder à nos exigences, soit nous vous renvoyons au Moyen-âge. »

    Les US veulent court-circuiter la Russie et mettre fin au quasi monopole gazier très fructueux qu’elle détient envers l’Union Européenne. Monopole qu’elle défend bec quitte à faire sauter les gazoducs concurrent comme en Géorgie.

    C’est un oléoduc refusé aux US par les Talibans qui a provoqué la guerre contre l’Afghanistan et un gazoduc, refusé par la famille Assad, celle de Syrie.

    La famille Assad est une alliée de longue date à la Russie. Elle ne pouvait pas accepter le plan US de construction d’un gazoduc entre le Qatar et l’Europe. Ce gazoduc aurait affaibli drastiquement les positions russes. Le gaz une carte maîtresse dans les négociations de la Russie avec l’UE.

    Les US veulent absolument le chute de Poutine et accessoirement, le démembrement de la Russie, afin de mettre la main sur les immenses territoires Sibériens et terminer l’encerclement de la Chine.

    La baisse brutale des prix du pétrole associée à celle du gaz, fait partie de cette stratégie mais c’est une arme à double tranchant qui ne pouvait pas se prolonger trop longtemps. C’était en attendant que la Syrie tombe.

    Les Russes n’ont eu aucun mal à lire le plan américain, c’est toujours le même. Repoussés de l’Ukraine, Ils sont intervenus massivement en Syrie pour soutenir la famille Assad et fait capoter la stratégie US.

    Les US sont furieux de cet échec. Ils deviennent d’autant plus menaçants qu’ils ont abattu toutes leurs cartes pétrolières et gazières. Si Clinton, créature de l’oligarchie, devient Présidente, l’escalade est prévisible.

    La seule manière de mettre fin à la terrible hégémonie US serait de constituer un front Euro-asiatique fort et sans complexe. Hélas, les dirigeants européens sont des marionnettes US et rien ne montre qu’ils soient prêts à couper leurs fils.


  • J.MAY MAIBORODA 17 juin 2016 17:28

    Leçon de géopolitique pour les nuls. Tel pourrait être le titre de cet article, au demeurant clair, limpide et didactique.

    Les responsabilités françaises « historiques » sont à juste titre évoquées.

    La prise de pouvoir par la minorité alaouite sous le couvert du « socialisme » baasiste aurait mérité une plus longue analyse.

    Les appétits des États limitrophes, ou la défense de leurs propres intérêts expliquent effectivement leur interventionnisme direct ou indirect. Ne craignons pas citer ici l’Iran et la Turquie, mais aussi Israël.

    L’inscription du conflit dans le contexte plus large d’une rivalité entre l’Iran chiite et les monarchies golfiques sunnites est une évidence qui ne saurait être occultée.

    " La durée du conflit et la combativité des belligérants résultent de la main mise des agents extérieurs qui alimentent ce chaos pour leurs propres intérêts".

    Cette conclusion résume excellemment la problématique générale du conflit syrien et fait référence à l’interventionnisme des États Unis et de leurs affidés européens (j’ai failli écrire« pitoyables comparses » en lieu et place « d’affidés » en pensant à Hollande et Fabius).

    Quant à la Russie, ayant bénéficié grâce au pouvoir en place et à ses prédécesseurs d’une implantation stratégique capitale au cœur du Moyen Orient et d’une « fenêtre méditerranéenne », elle ne veut aucunement l’abandonner.


  • Werner Laferier Werner Laferier 17 juin 2016 17:33

    3 causes : Assad, l’Iran et la Russie, trois pourvoyeurs du terrorisme international et des actes de terreur dans le monde.
    Les russes sont ceux qui ont le plus de sang sur les mains en Syrie. La guerre civile y a explosé parce que les russes ont soutenu Assad et l’Iran. Sans les russes il n’y aurait pas eu de guerre civile. Assad serait pendu haut et court et la paix serait acquis. 300 000 morts et 3 millions de réfugiés. Voilà le bilan des russes (et du régime Assad) en Syrie. A quoi sert la CPI si nous ne pouvons pas mener une politique de respect du droit international, de combattre la terreur dans le monde par extension et d’y juger les responsables ?


    • Daniel Roux Daniel Roux 17 juin 2016 18:22

      @Werner Laferier

      Je ne reviens pas sur votre commentaire ridicule mais votre question sur le CPI est un bâton trop facile à saisir pour que je résiste à la tentation.

      A quoi sert la Cour Pénale Internationale  ? C’est une bonne question d’autant que les US ne l’ont pas ratifié pour une raison évidente : Tous les présidents encore vivants pourraient être poursuivis pour crimes.

      Ils sont en bonne compagnie dans ce refus :

      "Trente-deux États, dont la Russie et les États-Unis d’Amérique, ont signé le Statut de Rome mais ne l’ont pas ratifié. Certains, dont la Chine, l’Inde et Israël, émettent des critiques au sujet de la Cour et n’ont pas signé le Statut."

      Pour répondre à votre question : la CPI sert à convaincre les dirigeants du Tiers-monde de leur intérêt personnel à se soumettre aux occidentaux, s’ils ne veulent pas finir leurs jours en prison.


    • spearit 17 juin 2016 20:25

      @Werner Laferier

      hahahahaha, j’ai bien rigolé !!


    • roman_garev 17 juin 2016 21:53

      @Daniel Roux
      Pas trop ridicule, ça :

      « Assad serait pendu haut et court... »

      S’il y a quelqu’un à pendre ici, c’est justement celui qui le réclame. Et pas au cou, mais aux couilles (des fois qu’il les a).

    • Oceane 18 juin 2016 08:17

      @Werner Laferier

      Toujours égal à lui même, le Werner. « Nous », c’est qui ? Le suprémaciste blanc bien sûr ! Celui-là même qui sème la mort et la désolation partout dans le monde. Si quelqu’un devait être jugé et pendu, ce seraient bien ces foutteurs de merde. La Cpi ? Quelle bonne blague ! Elle a été créée pour juger les Africains. Sharon n’est-il pas mort dans son lit ? Et le Bush, qu’a fait la Cpi ? Et Sarkozy, qui le jugera pour avoir destitué Laurent Gbagbo, détruit la Libye ? Combien pense une seule seconde à rendre responsable Sarkozy de l’afflux des réfugiés en France ? Certainement pas les Werner pour qui tout acte posé par la « race des seigneurs » est forcément une bonne chose.


    • Layly Victor Layly Victor 18 juin 2016 11:01

      @Daniel Roux

      Votre dernière phrase, il faut l’imprimer, l’encadrer, et l’afficher dans les écoles, surtout les écoles de journalisme !

      Quelquefois, pour les dirigeants du tiers monde récalcitrants, on n’attend pas la CPI, et on préfère avoir recours à des « opérations humanitaires » ou à des « interventions contre les armes de destruction massive ».

    • Tozzzzz (---.---.143.32) 19 juin 2016 10:25

      @Werner Laferier

      C était le commentaire comique de Werner.


    • Doume65 20 juin 2016 22:05

      @Werner Laferier

      Oui, on comprend vite ton état d’esprit (si ce désordre peut être appelé état) en lisant ton blog

      Premier article dithyrambique à propos du TAFTA

      « Les négociations s’annoncent fructueuse dans une Union Européenne qui a plus que besoin des USA, nous sommes à l’aube d’une nouvelle ére, celle d’une gouvernance mondiale, juste entre états démocratique. » (l’embrouillage du cerveau est mis en évidence par trois fautes de français.)

      Deuxième article sur Snowden

      « Snowden, nom qui rime avec la traitrise »

      C’est ta façon de faire marcher main dans la main Les USA et l’Europe ! En demandant que les premiers espionnent un peu plus la seconde ? Les bras (et les mots) m’en tombent !


  • roman_garev 17 juin 2016 21:42

    Ah, ce fameux facteur religieux, par lequel il est si facile de justifier tout ce qu’on veut...

    Quoi de religieux dans cette déclaration toute récente de Kerry : 
    « La Russie doit comprendre que notre patience n’est pas infinie. En fait, elle est même très limitée quant au fait de savoir si Assad va ou non être mis devant ses responsabilités » ?
    Quoi de religieux dans le télégramme diplomatique d’un groupe du Département d’État (devinez lequel État ?) datant de ce jour même, le 17 juin, réclamant que les États-Unis frappent militairement le régime syrien ?

    C’est que la cause majeure du drame syrien est tue modestement dans l’article trop politically correct envers l’Empire.

  • volpa volpa 18 juin 2016 08:18

    @l’auteur
    Tu as peut être des origines du coin, ce qui ne veut pas dire que tu as traité le sujet dans ses profondeurs.
    Tu me fais penser à la Salamé.
    Pour info, j’ai quelqu’un de très proche qui a vécu très longtemps à « bourj hammoud » orthographe incertaine.
    Tu oublies de parler correctement des sionistes de tout poils ( Israël , usa protestants évangéliques).


  • Layly Victor Layly Victor 18 juin 2016 11:23

    Félicitations pour cet article qui donne beaucoup de clés.


    A mon avis, vous oubliez de mentionner l’objectif stratégique d’Israël, qui est de se donner les mains libres pour pouvoir attaquer l’Iran (d’où son alliance avec le régime saoudien), et ceci passe par l’éclatement de la Syrie.
    Ceci explique l’acharnement hystérique des US-occidentaux sous contrôle sioniste. Cet acharnement est totalement contraire à leurs intérêts économiques, il me semble. Lesquels intérêts seraient plutôt de se tenir dans une position médiane entre la monarchie saoudienne et l’axe Iran-Russie.

    D’autre part, je voudrais vérifier une chose. Certaines sources disent que l’accession au pouvoir du clan Assad et des Alaouites est liée au fait que le métier des armes et l’administration étaient méprisés par la majorité sunnite, qui considérait que c’étaient des voies réservées aux pauvres. Est-ce vrai ? Quel est le rapport entre les Alaouites et les Alévis, branche spirituelle et tolérante de l’Islam en Turquie, et de ce fait persécutée ?
    Cette question n’est pas dénuée d’intérêt, car les journalistes occidentaux ont tendance à présenter les Alaouites comme un clan de guerriers professionnels.

    • soi même 18 juin 2016 14:13

      @Layly Victor, vos remarques sont judicieuses , il y a plusieurs clés qui se chevauche en Syrie et que l’on retrouve dans tous le Moyen -Orient.

      • l’Impérialisme Néo Coloniale
      • La dictature économique
      • La géostratégie des grands puissances pour le contrôle des matières premières, Pétrole, Gaz Eau.
      • Le nationalisme religieux

      Ce qui fait que ce pays comme d’ailleurs l’Irak et le Liban, l’Iran et l’artificiel État d’ Israël et maintenant aussi la Turquie et les Monarchies Pétrodollars se trouvent dans le chardon du Diable, pourquoi, une dès raisons principale l’Europe , j’entends en tant continent et non pas l’ersatz qu’est l’UE à rater sa mission.

      Si vous cherchez les causses de tous cela, tous cela se trouve en germe dans la guerre de 14-18 qui à fait que l’on a assisté à un basculement invisible de tous la métamorphose que le monde pouvait attendre de l’Europe .

      Qui fait aujourd’hui nous sonnes et aillons pas peur des mots dans la guerre de tous contre tous.

       


  • Werner Laferier Werner Laferier 18 juin 2016 11:38

    Vivement que les principaux bastions de Daesh soient reconquis par les forces démocratiques de Syrie et ceux venue d’ailleurs, pour se débarrasser de cette organisation monstrueuse. Et de virer enfin Assad après 40 ans de dictature car Assad est le principal problème en Syrie, la cause de cette guerre.
    Les Russes, les Iraniens et les Syriens doivent comparaitre devant un tribunal pour leurs crimes.
    La source de cette tragédie réside dans les 40 ans de dictature que fait régner la dynastie El Assad.
    Daesh s’est développé, entre autres, grâce à la complaisance du régime syrien, tout heureux d’ouvrir un autre front alors qu’il était en très mauvaise posture, sans oublier les négociations entre Daesh, la Syrie et la Russie afin d’acquérir du pétrole pour ces deux derniers.
    L’opposition modérée se bat sur deux fronts, contre les islamistes et contre Assad. Elle a besoin du soutien de nos forces, des bombes ciblées, des frappes chirurgicales sur les principaux bastions d’Assad et Co redonneraient de l’espoir au peuple syrien, le peuple se révolterait dans les principales villes tenues par Assad et Daesh, une couverture aérienne devrait être mis en place afin de protéger le peuple syrien d’Assad, de Daesh, le temps qu’une intervention terrestre des forces américaines en première ligne accompagnées de ses alliées de l’Otan ( L’Angleterre, la France...).
    Aucune solution de paix fiable et durable avec Assad...
    Avec leur soutien à ce régime de tyran ;
    Les Russes ne font qu’empirer la crise et perdre du temps en reculant les espoirs de solutions.
    Soit on soutient Hitler, Saddam, Staline, PolPot Assad, Milosevic, soit on participe au fonctionnement démocratique et libertaire des 21 ème siècle en cassant parfois des œufs afin de maintenir nos acquis révolutionnaire, humaniste, civilisée. et de nous assurer que tous les respecte dans ce monde.


    • DTC (---.---.190.114) 18 juin 2016 11:59

      @Werner Laferier

      Dugland c’est ton vrai pseudo, non ?


    • Layly Victor Layly Victor 18 juin 2016 14:12

      @Werner Laferier
      Permettez moi de vous adresser mes plus vives félicitations !


      Vous résumez en quelques phrases toute la pensée sioniste :
      arrogance
      mépris total du droit international
      insensibilité totale aux malheurs des peuples, pourvu que les intérêts d’Israël soient respectés.
      Sentiment de supériorité et racisme exacerbé. Vous êtes le seul « peuple » totalement et exclusivement raciste du monde.

      Ce que vous dites tout haut, avec une grande sincérité qu’il faut saluer, vos congénères, plus malins, le pensent mais ne le disent pas. Ils préfèrent faire semblant de pleurnicher et de se poser en éternelles victimes.

      Retenez bien ceci, et souvenez vous en pour l’avenir : les Russes vous emmerdent !

    • Tozzzzz (---.---.143.32) 19 juin 2016 10:33

      @Werner Laferier

      Bonne chance aux résistants syriens, la tête du dictateur vous sera bientôt acquise, je pense qu’il faudrait que nos états se chargent de l’entrainement des rebelles syriens.

      Commentaire de 3 ans sur le point.fr de Werner. Ha la mémoire d internet hein werner.donc en gros vous les aimez bien les daeschiens faudrait même qu on les formes à vous lire.sacré werner vous êtes un beau crétin. Du premier choix.


  • Spartacus Spartacus 18 juin 2016 12:35

    C’est pourtant simple le conflit en Syrie...... smiley smiley smiley


    Y’a le Hezbollah qui fait la guerre, Al Kaida qui fait la guerre, Daech qui fait la guerre, le gouvernement qui fait la guerre, les kurdes qui font la guerre, les Turcmens qui font la guerre, l’opposition à Bachar qui fait la guerre, les milices chrétiennes qui font la guerre, les milices wahhabites et des minorités retranchées qui font la guerre.

    Chacun réclament quelque chose de différent des autres, et tous réclament un bout de Syrie.
    Les turcmens veulent une grande Turquie. Les Kurdes veulent un nouveau pays. Les chrétiensveulent deux régions, le Hezbolla veut la partie contigue au Liban. ETC..... 


    Ils sont tous aidés par d’autres nations qui envoient hommes avions et matériels.Les Russes, Les turcs, les Irakiens, les Américains, les Iraniens, Les Français, Les Anglais, les Israéliens......Des fidèles de tous les pays aident et s’impliquent sur place et s’engagent volontairement a tuer des ennemis....

    Bref ça donne envie d’y passer des vacances. Il reste a trouver sur Booking.com a trouver un hôtel à Faloutja..... Yehahah !

  • ergdor ergdor 18 juin 2016 12:41

    « Bachar Al Asasd prend les reines du pays en 2000 »
    Comprenez-vous seulement ce que vous écrivez ?!

    les reines = femmes des rois, qui peuvent aussi régner.
    les rennes = cervidés qui règnent dans la forêt.
    les rênes = courroies fixées au mors d’une bête pour la diriger.

    Par extension « prendre les rênes du pays » signifie le diriger.

    Capito ?


    • Layly Victor Layly Victor 18 juin 2016 14:18

      @ergdor
      Non, il n’y avait pas d’erreur d’orthographe, mais il s’est trompé de nom. Il voulait dire « DSK prend les reines du pays en 2000 ». Il s’agissait de reines de beauté du pays d’Artois, des amies de Dodo la saumure. 


    • raymond 20 juin 2016 18:56

      @Layly Victor
      dit pépére, ya du boulot sur l’article d’Antrax du 20/06


  • Paul Leleu 18 juin 2016 12:52

    article et commentaires intéressants, dans le stricte cadre d’une lecture « géopolitique » des choses... c’est à dire dans une lecture qui avalise le capitalisme comme mode de gouvernement des peuples, et non pas la démocratie (populaire). 


    En clair, faire de la « géopolitique » (comme j’appelle ça), c’est se condamner à choisir son coupable de prédilection parmi 5 ou 6 gangs planétaires qui s’affrontent. Pourquoi pas... Mais c’est hiérarchiser les morts en fonction de son choix d’allégence, et donc en fait instrumentaliser les malheurs et les morts à des fins hypocrites. 

    Certains objecteront que telle dictature ou telle religion imposée il y a 1400 ans au fil de l’épée est une « culture locale »... et que donc se faire exploiter par un émir ou un sultan est parfaitement normal... A ce tarif de pensée, la guerre aussi est normale... et « vae victis » et gloire aux vainqueurs ! 

    Sortir de ces guerres et de ces massacres suppose de dégager l’oligarchie mondiale dans le monde entier... Et cela suppose que les peuples commencent à se penser par eux-mêmes, plutôt que de se voir à travers le prisme religieux, racial ou national que des « chefs » leur ont imposé à un moment ou l’autre de l’histoire. Parce-que à la fin, l’éclat d’obus déchiquette pareille la chair d’un alaouite et celle d’un sunite, celle d’un chrérien, d’un israélien, d’un chinois ou d’un athée : la voilà la définition de soi-même à mes yeux. Et la preuve, c’est que les populations civiles fuient la guerre (inumaine) plutôt que de mourir joyeusement pour la gloire de leur chef et d’aller dans leur paradis respectifs. Donc, on se définit tous en tant qu’humain dans la vie pratique et vitale, mais on continue de parler le dictionnaire de nos chefs identitiaires... Après, ça empêche pas de faire de la poésie à ses heures, et pour regarder la vie et la belle mort de son être. 

    Par exemple, pourquoi la « responsabilité française » est-elle plus importante que celle de l’empire turc ou la conquête arabe-islmaique auparavant ? ou bien l’implantation d’Israël plus récemment ? Ce ne sont que des faits de l’Histoire posés par une minorité de puissants riches dirigeant des armées de brutes sanguinaires (bref, des minorités agissantes). Il a bon dos l’islam pour faire circuler les gazoducs des musulmans riches parmi les maisons des musulmans pauvres. Elle est là la guerre ! On voit bien que tous ces dirigeants du monde sont copains comme cochons ! Ils se tapent sur le ventre et font du business pendant que nous ont s’étripatouille... La guerre a de beaux jours devant elle... là et ailleurs...


  • aligot aligot 18 juin 2016 12:58

    Très bon article, qui fait le point sur la situation. On pourrait ajouter que les occidentaux se font un devoir d’affaiblir la Syrie pour soutenir les intérêts d’Israël, lequel est prêt à mettre le monde entier à feu et à sang pour se renforcer au moyen-orient. Quand les européens et les US auront compris qu’Israël est l’épine de l’occident dans l’oeil des arabes (Israël a été fondé et se trouve majoritairement peuplé de juifs ashkénazes, européens et non sémites), et que les arabes ont plus de légitimité à peupler la Palestine que des européens, alors on aura franchi un grand pas vers la paix dans cette région.


  • aligot aligot 18 juin 2016 14:43

    Même logique, Hijack, en effet


  • karim 19 juin 2016 09:58

    Le grand gagnant du conflit syrien c’est israël.



  • Milla (---.---.1.10) 19 juin 2016 20:44

    Les journalistes occidentaux ne se trouvent pas en Syrie ; ils ne vont pas dans les zones de conflit. Ainsi, tout ce qu’il relaient n’est que propagande purement inventée (et pour cause, vu qu’ils n’y sont pas). Qu’il s’agisse des médias mainstream ou de sites alternatifs soi-disant anti-système mais qui ne font que distiller la propagande sioniste et subrepticement et les idées d’extrême-droite, dans tous les cas, ils ne sont pas sur place donc ils racontent n’importe quoi ! Ce n’est pas depuis un bureau parisien qu’on peut savoir réellement ce qui se passe sur le terrain. Tous ces sites (Sputnik, RT, Cercle des volontaires, Réseau Voltaire, Agence info libre, L’Orient le Jour Panamza, Alterinfo, ER-Israël de Soral, etc.) sont juste des sites de propagande sioniste et de désinformation. S’ils disaient la vérité, les auteurs de ces sites auraient déjà été tués 


    Eric Filiol, ancien officier de la DGSE évoque la manipulation de l’information et des individus




    Cet agent de la DGSE confirme les dires .


  • Milla (---.---.1.10) 19 juin 2016 20:45

    Les journalistes occidentaux ne se trouvent pas en Syrie ; ils ne vont pas dans les zones de conflit. Ainsi, tout ce qu’il relaient n’est que propagande purement inventée (et pour cause, vu qu’ils n’y sont pas). Qu’il s’agisse des médias mainstream ou de sites alternatifs soi-disant anti-système mais qui ne font que distiller la propagande sioniste et subrepticement et les idées d’extrême-droite, dans tous les cas, ils ne sont pas sur place donc ils racontent n’importe quoi ! Ce n’est pas depuis un bureau parisien qu’on peut savoir réellement ce qui se passe sur le terrain. Tous ces sites (Sputnik, RT, Cercle des volontaires, Réseau Voltaire, Agence info libre, L’Orient le Jour Panamza, Alterinfo, ER-Israël de Soral, etc.) sont juste des sites de propagande sioniste et de désinformation. S’ils disaient la vérité, les auteurs de ces sites auraient déjà été tués 


    Eric Filiol, ancien officier de la DGSE évoque la manipulation de l’information et des individus




    Cet agent de la DGSE confirme les dires. 


    • Doume65 20 juin 2016 22:14

      @Milla
      Milla, le seul (avec un agent de la DGSE) être à dire la vérité !

      respect et prosternations !


  • Milla (---.---.1.10) 19 juin 2016 20:50

    C’est jiuste le plan Ynon qui est mis à exécution tout simplement et surtout vols des richesses de ces pays et extermination des musulmans sunnites avec l’aide des chiites iraniens, des russes ,des occidentaux ,Chine etc..


  • Milla (---.---.1.10) 19 juin 2016 21:07

    Erratum :« Cet agent de la DGSE conforme mes dires »


  • Milla (---.---.1.10) 19 juin 2016 21:18

    « les pétromonarchies s’inquiètent de l’influence iranienne dans la région, ils soutiennent les rebelles sunnites en leur apportant une aide financière dans un premier temps »


    Pure désinformation cet article....Alexandre Aoun, chrétien libanais ou juif sioniste ? Les chrétiens libanais sont très souvent associés aux juifs sionistes et aux chiites et on voit ce qu’est devenu le Liban à cause de vous. 
    Tout ça c’est bon pour Israël. Les autres articles de votre genre sont uniquement de la propagande sioniste. Les iraniens sont des chiites qui ont toujours soutenu Israël et qui participent au massacre des sunnites. 
    Toutes les régions qui sont détruites dans le monde musulman sunnite seront à termes récupérées par Israël et gérées par les juifs sionistes, les chiites et les chrétiens libanais. Vous vous partagerez les richesses après avois massacré les civils sunnites. Daesh n’existe pas réellement, c’est juste un prétexte pour aller détruire les pays musulmans sunnites...Daesh est uniquement composé d’agents du Mossad et de mercenaires occidentaux. Les premiers actionnaires de Daesh sont Israël et les américains. 
    Le reste c’est de la désinformation tout ce que vous racontez. 

  • Milla (---.---.1.10) 19 juin 2016 21:49

    Erratum :« Cet agent de la DGSE confirme mes dires »


  • Milla (---.---.1.10) 20 juin 2016 15:44

    Alexandre Aoun

    Etudiant en Histoire-Geopolitique. Profondément attaché à ma deuxième culture libanaise

    J’avais raison !


  • Milla (---.---.1.10) 20 juin 2016 16:14

    Eric Filiol, ancien officier de la DGSE évoque la manipulation de l’information et des individus

    https://youtu.be/dcBZXPt5eq

    Il confirme mes dires au sujet de toutes ces guerres

    


  • Milla (---.---.1.10) 20 juin 2016 17:13

    Https ://youtu.be/edKGV1F8Lo0

    Un chiite appelant au meurtre des musulmans sunnites.

    Https ://youtu.be/oen9HUoFTn8 L’amour fou juif iranien.


  • Milla (---.---.1.10) 22 juin 2016 00:28

    Le Hezbollah est un allié des occidentaux et des russes 

    l’Iran et le Hezbollah préparent une opération terrestre en Syrie

    Selon l’agence Reuters, qui cite des sources libanaises, les Iraniens et le Hezbollah, tous deux alliés d’Assad, préparent une large opération terrestre en Syrie. Hassan Rohani et Vladimir Poutine (Reuters)

    Après les frappes russes en Syrie, bientôt l’opération terrestre del’Iran ? Selon l’agence de presse Reuters, qui cite deux sources libanaises, des centaines de troupes iraniennes sont arrivés en Syrie dans les 10 derniers jours et vont bientôt rejoindre les forces gouvernementales syriennes et leur allié du Hezbollah dans une massive opération terrestre soutenue par les frappes aériennes de l’aviation russe.

    "Les frappes russes vont être bientôt accompagnées par une offensive terrestre de l’armée syrienne et du Hezbollah. 


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