jeudi 11 août 2011 - par Canine

Les émeutes anglaises et la lutte des classes

Je constate qu'au milieu des articles sur les violences des émeutes que l'Angleterre vit en ce moment, on en trouve encore où on peut lire que ce sont là des manifestations du désespoir des jeunes, du chômage, de la politique de Margaret Tatcher, et qu'il faut y voir une revendication comme en Grèce ou en Espagne, qu'on serait en pleine lutte des classes. Alors, autant on peut analyser l'action des Indignés de Barcelone comme une lutte de classe, autant ceux qui posent la même analyse sur ce qui se passe actuellement en Angleterre méritent qu'on leur rappelle un peu de l'analyse marxiste. 

L'analyse marxiste découpe la société en classes, parmi lesquelles on trouve les prolétaires, et les sous prolétaires (lumpenproletaria en VO). Le prolétaire se caractérise par une conscience de classe, ou une capacité à acquérir cette conscience (d'où émergera un jour la métamorphose de la société). C'est à dire que le prolétaire peut être en colère contre son patron qui l'exploite, la société, etc.. et même réagir par la violence ; mais le prolétaire n'ira pas cramer la maison, la voiture de son voisin, et encore moins agresser ou humilier ce voisin, parce qu'il a conscience de faire parti de la même classe que celui ci, d'avoir les mêmes intérêts que lui. Le lumpenprolétaire vit dans les mêmes conditions d'exploitation que le prolétaire, sauf qu'il n'a pas de conscience de classe. Ainsi, d'un point de vue marxiste, on peut aisément reconnaitre le lumpenprolétaire du prolétaire au fait qu'il agisse au détriment de sa propre classe (par exemple en brulant la maison de son voisin tout aussi pauvre et exploité que lui). Dans le manifeste du parti communiste de 1948, Karl Marx en parle ainsi :

"Le lumpenprolétariat, ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société, il peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne ; cependant, ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction" (1)

Alors, je vais être gentil, et admettre un très vague rapport entre les émeutes anglaises et les coupes budgétaires du gouvernent anglais.  Par contre, imaginer comme j'ai pu le lire par-ci par-là, que les lumpenprolétaires qu'on voit saccager Londres, pourraient avoir une genre de réflexe politique en allant bruler la City et que bien fait pour ces salauds de banquiers, ça n'arrivera jamais. Petit 1, parce qu'ils cherchent la violence facile et qu'ils n'iront pas sur les places les mieux protégées, et petit 2, parce que quand bien même ils arriveraient jusqu'aux portes des banques, le premier Rockefeller en culotte courte passant par là saurait les acheter avec quelques paires de Nike, puisque, comme le souligne Marx dans son manifeste, le lumpenprolétaire est toujours prompt à se vendre à la réaction de la bourgeoisie, dont il ne veut pas l'extinction pour une société plus juste, mais dont il jalouse les avantages, se rêvant calife à la place du calife.

Maintenant, un autre citation de 1870, de Engels, l'autre auteur du manifeste du parti communiste :

"Le lumpenproletariat - cette lie d'individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes - est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu'ils en fusillèrent même certains, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s'appuie sur elle, démontre par là qu'il n'est qu'un traître " (2)

Là aussi, je suis parfaitement d'accord. Les émeutiers qui pillent, brulent, rackettent, humilient, volent et même tuent pourraient globalement se faire fusiller, et ceux qui font la confusion avec les Indignés qu'on a pu voir à Barcelone, qui eux se sont comportés comme des vrais prolétaires unis dans la revendication, ceux qui font exprès de ne pas distinguer prolétariat et sous prolétariat, que ce soit par bêtise ou par malice, sont des traitres à la lutte des classes.

(1) et (2) encyclomarx.ovh.org



115 réactions


    • Canine Canine 11 août 2011 18:16

      La violence c’est eux, qui emploient la force pour mater la révolte, qui distillent la division dans notre camp en stigmatisant les jeunes et les travailleurs sans emploi et sans avenir, sous le terme de « casseurs ».

      C’est ça le truc mis en évidence par Engels, « ils » n’ont pas besoin de distiller la division, quand un sous prolétaire pille et brule la maison d’un prolétaire, ça détruit intrinsèquement la conscience classe. Pensez vous vraiment qu’entre ces deux là, une conscience de classe puisse naitre ? Ce que vous faites semblant de ne pas voir, c’est que les émeutiers ne font pas que récupérer des biens de luxe qu’ils auraient produit et dont on les aurait spolier, ils agressent leur voisin, pillent et détruisent leur propre quartier. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui, en dépit du niveau d’éducation et d’information que l’on possède, l’oligarchie financière règne chaque jour un peu plus, parce que les partis comme le NPA sont les premiers à créer la confusion entre sous prolétaire et prolétaire. D’ailleurs, il y a une réelle erreur, feinte ou volontaire (sauf à ce qu’elle ne soit que anachronique) dans les propos Makhaiski que vous reprenez : "Les socialistes et les sociaux-démocrates en particulier, en commun d’ailleurs avec toute la société bourgeoise, s’efforcent de provoquer chez les ouvriers les mieux intégrés du mépris à l’égard des vagabonds, des plus pauvres, des “lumpenprolétaires”. Les socialistes n’hésitent pas, à cette fin, de nourrir chez les ouvriers les instincts les plus féroces de l’ordre d’exploitation« 
      La voix des socialistes est la première à nous expliquer que les »jeunes" qui pillent et brulent sont des victimes de l’économie, et que le, simple fait de vouloir s’en protéger constitue un réflexe fascisant. Un article du think tank du PS, terra nova, explique très bien cet éloignement entre socialistes des classes ouvriéres et employés. 


    • jaja jaja 11 août 2011 18:34

      Canine, lire « socialistes » au sens large, celui de la fin du XIXème début du XXème, date des écrits de l’auteur, et qui englobe tous les courants du socialisme, marxisme compris...

      Par ailleurs Terra Nova peut écrire tant qu’il veut sur la question cela n’empêche pas les socialistes de réprimer par la force les jeunes manifestants Grecs ou Espagnols, dont beaucoup de chômeurs ...
      Tout comme le fera le PS s’il revient au pouvoir et que la jeunesse prolétarisée se révolte... Tout le monde sait çà....


    • Canine Canine 11 août 2011 20:35

      « Canine, lire »socialistes" au sens large, celui de la fin du XIXème début du XXème, date des écrits de l’auteur, et qui englobe tous les courants du socialisme, marxisme compris...« 

      Ok, c’est donc l’option »erreur« anachronique que cela relève, n’ayant pas le courage et pas forcément non plus les connaissances pour faire un tableau comparatif de tout les courants socialistes du XIX et XX, je n’en débattrai pas.

      Cela dit, il y a un autre point que je trouve gênant dans les propos de ce Makhaiski :

       »La révolution ouvrière n’exige aucune rééducation des houligans. Bien au contraire, il faut que les sentiments et les aspirations des masses affamées, ce que la bourgeoisie et les socialistes appellent houliganisme, se répandent parmi toutes les couches de la population ouvrière, afin que ces sentiments et aspirations soient réunis en une exigence unique. Il est indispensable que les ouvriers exigent de la bourgeoisie cultivée, comme le font les houligans, non pas des droits politiques, non pas des idées grandiloquentes et de l’éducation, mais de l’argent bien réel, des biens matériels les plus terre à terre.« 

      Au delà du fait que je doute sévèrement qu’un auteur du siècle dernier ait pu aborder la question du hooliganisme, il manque une case au développement de sa pensée. »Afin que« ce n’est pas une méthode pédagogique, c’est juste un souhait. Comment fait on pour unir »dans des aspirations réunis en une exigence unique« des gens sans éducation, ni idéaux politiques ? Comment fait on pour unir des gens contre la bourgeoisie, alors que cette bourgeoisie peut acheter la conscience de ces gens, de ce lumpenprolétariat, précisément parce que faute d’éducation et d’idéaux politiques, il a le nez rivé sur »l’argent bien réel" et la marque de ses vêtements ? Je ne connaissais pas cet auteur que vous nous citez ici, mais il me semble qu’il n’a strictement rien compris au principe de l’aliénation, et à la prise de conscience qui doit en sortir dans la théorie marxiste. Il me semble que la pensée de ce monsieur, c’est que le sous prolétariat est la solution, en ce sens qu’il pourrait exiger par la force de la bourgeoisie qu’elle lui donne des sous, sinon il lui casse la gueule, en gros, la loi du plus fort comme moteur de justice sociale. Le problème avec la loi du plus fort, c’est qu’elle favorise justement le plus fort, et que le lumpenprolérariat constitue la classe la plus faible.


    • Winston Smith 11 août 2011 20:49

      « - la gratuité de l’éducation
      - la défense des services publics et rétablissement des services supprimés : La Poste, maisons de quartier, santé publique... »



      Tu es vaguement au courant que les émeutes en commencé à LONDRE, en GRANDE BRETAGNE et pas en Somalie ?


      Ca me fait bien marrer tous ces crétin qui ne connaissent rien à rien et s’imagine que le trou du cul du monde qu’il habite ne peut être que la seul norme et paradis sur terre !



  • jaja jaja 11 août 2011 17:11

    Pour ceux qui veulent réfléchir à cette question un autre point de vue, celui de Makhaiski :

    "Makhaiski montre également le potentiel radical que portent en eux les chômeurs et les « houligans » du lumpenprolétariat  : « Les socialistes et les sociaux-démocrates en particulier, en commun d’ailleurs avec toute la société bourgeoise, s’efforcent de provoquer chez les ouvriers les mieux intégrés du mépris à l’égard des vagabonds, des plus pauvres, des “lumpenprolétaires”. Les socialistes n’hésitent pas, à cette fin, de nourrir chez les ouvriers les instincts les plus féroces de l’ordre d’exploitation.

    « Avec le développement de la vie bourgeoise, avec le développement des syndicats, un fossé se creuse entre les ouvriers les mieux rétribués et les couches d’ouvriers plus pauvres [...] [Ceux-ci] ne sont évidemment jamais satisfaits, toujours enclins aux révoltes ; ceux-là, les ouvriers mieux intégrés, ne comprennent pas la position désespérée des premiers, ils sont contents de la garantie de travail et de vie relativement satisfaisante qui leur est assurée  ; aussi, craignent-ils de les perdre et à cause de cela garantissent à la bourgeoisie ce qui lui est nécessaire : la tranquillité de l’État. »

    Il précise : « La révolution ouvrière n’exige aucune rééducation des houligans. Bien au contraire, il faut que les sentiments et les aspirations des masses affamées, ce que la bourgeoisie et les socialistes appellent houliganisme, se répandent parmi toutes les couches de la population ouvrière, afin que ces sentiments et aspirations soient réunis en une exigence unique. Il est indispensable que les ouvriers exigent de la bourgeoisie cultivée, comme le font les houligans, non pas des droits politiques, non pas des idées grandiloquentes et de l’éducation, mais de l’argent bien réel, des biens matériels les plus terre à terre. »"

    http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:Ox1TfjkIiXQJ:raforum.apinc.org/bibliolib/HTML/Makhaiski-RevOuv.html+makhaiski+lumpenprol%C3%A9tariat&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=firefox-a&source=www.google.fr


    • jaja jaja 11 août 2011 17:35

      Il y a un point entre NPA et Angleterre. Sers toi du zoom ou ouvres ton oeil fermé...


    • chapoutier 11 août 2011 18:04

      minet à changé de jouet ?


    • chapoutier 11 août 2011 19:20

      minou
      chassez le naturel il revient par la cuvette des chiottes
      dans ta litière, vite !


  • COVADONGA722 COVADONGA722 11 août 2011 19:28

    yo calmos je vous laisse les clef quelques jours vos coup de griffes vont me manquer , je vais au pays de l’ex avenir radieux de chapoutier c’est bien le diable si je trouve pas un vieux
    karl marx calant un lit je lui ramenerait en souvenir !!
    vu les tarif ces salaud de ruscof ont bien intégrés le capitalismE !!!!!

    @+


    • chapoutier 11 août 2011 19:42

      marx était juif allemand
      n’a jamais mis les pieds en russie
      mais ramenez moi un souvenir de sainte catherine
      ca me fera plaisir


  • COVADONGA722 COVADONGA722 11 août 2011 20:29

    marx était juif allemand
    yep je sais mon cher ,Lénine regrettait tellement de ne pas avoir le proletariat allemand plutot que le russe pour faire sa révolution.
    J’essairai bien de vous faucher un truc a L ’hermitage de st petersbourg mais la Loubianka
    de moscou ne m’interrese guere .


  • constante 11 août 2011 21:59

    Bonjour à tous et à toutes ,

    Les récents incidents démontrent que les émeutiers vivent dans une espèce de NO MAN’ S LAND idéologique et qu’ ils n’ ont d’ autre désir que de participer de façon assez irresponsable au festin consumériste, d’ une manière assez primitive, en se nourrissant sur la « bête » et en provocant chaos et destruction:le tout guidé par des instincts d’ appartenances claniques à des tribus urbaines.

    Maintenant on remplace le mot « émeutiers » par« financiers » ! ça donne !

    Les récents incidents démontrent que les financiers vivent dans une espèce de NO MAN’ S LAND idéologique et qu’ ils n’ ont d’ autre désir que de participer de façon assez irresponsable au
    festin consumériste, d’ une manière assez primitive, en se nourrissant sur la « bête » et en provocant chaos et destruction:le tout guidé par des instincts d’ appartenances claniques à des tribus urbaines.

    Génial !

    L’anglais et son système scolaire , une autre fabrique de l’échec !
    Rappelez vous ?

    Manifestations violentes en Angleterre contre le plan d’austérité !

    Hier, 40.000 étudiants ont manifesté contre le triplement des frais de scolarité pour poursuivre leurs études à l’université. C’est la plus importante manifestation depuis l’entrée en fonction de David Cameron au printemps dernier. Ces protestations se sont transformées en quasi-émeutes lorsque les jeunes ont pris d’assaut le bâtiment abritant le siège du parti conservateur.Le premier ministre a assuré que le gouvernement ne renoncerait pas à la hausse des frais universitaires. « Nous ne reviendrons pas en arrière. Et même si nous le voulions, nous ne devrions pas revenir à l’idée que l’université est gratuite« , a-t-il poursuivi.

    LA REPRODUCTION DES ÉLITES POUR LES NULS !

    La scolarité dépend au royaume unis de l’état qui a décentralisé les pouvoirs aux localités (« school » gratuite pour le môme de 5 à 16 ans)pour le public. Si ta de la chance, papa et maman habite dans le bon quartier , son cadre supérieur à la City.... Bref ta tout juste !primaire secondaire privée = porte ouverte à Cambridge et les bonnes soirées entre amie de la même classe sociale, par contre , si ta pas de Bol , c’est un apprentissage en tourneur fraiseur de vitrine , chaudronnier de la menotte, carreleur spécialise zone carcérale, vendeur de rue option course à pieds, du vrai diplôme qui ouvre de vaste perspective d’une vie agréable ! Suite au une arrestation et au 400 comparution immédiate , un gosse de 12 ans à répondu au juge anglais « Monsieur , je suis tout seul , j’ai pas de parent pour me défendre » ! Un Kascher vos mieux que deux tu l’auras selon Cameron. 

    C’est ça, la mondialisation, même supermarché , même réseau urbain , même politique , même problème. après l’adage « chacun sa merde » ,on peu se réjouir , en se disant « On y est tous dedans » ! 

    Merci pour attention.


  • Mugiwara 12 août 2011 03:15

    pour la dernière année et demi de vie commune entre les riches et les pauvres, tout l’enjeu est de savoir si on peut s’occuper de tous ceux qui attendent d’avoir une vie digne à savoir un travail digne, un toit digne de quoi manger dignement, de quoi se faire plaisir dignement et de quoi voyager dignement pour tous les humains. 

    tout l’enjeu est de savoir si le monde décide d’en faire un but ou non. mais de toutes les façons, avec ou sans les racailles des banlieues, la révolution viendra surtout de la classe qui n’existe pas encore mais qui va exister seulement après que la révolution ait lieu. mais cette classe qui n’existe pas encore sera une classe qui aura toutes les réponses pour aller de l’avant. cette classe est appelée « HUMAIN » ...

  • Crayon noir Crayon noir 12 août 2011 13:15

    Cet amalgame entre lutte, indignations, justes revendications et voyoucratie, pillages et « attentats » maffieux est parfaitement indigne et insupportable.

    La gauche française nous sert l’apitoiement et la compréhension de ces hordes violentes depuis bien des années déjà en la justifiant sous couvert de justes révoltes...
    J’ai suivi bien des fois (pour accompagner mon ado) les manifs estudiantines. A chaque fois les mêmes rituelles, la « banlieue » débarque dans les cortèges, capuchée et cagoulée et le grand racket commence avec passages à tabac... des autres collégiens ou étudiants. Non ces jeunes ne se mêlent pas aux autres pour réclamer plus de profs, plus de moyens et faire bloc. Ils sont là uniquement pour faire leur marché, et péter, par-ci, par-là quelques vitrines et piller godasses de sport ou portables qu’ils revendront ensuite. Plusieurs amis de ma fille se sont fait sauvagement agressés à l’intérieur de tels cortèges étudiants et sont revenus des manifs totalement dépouillés.
    Vous dites, vertueux militants de la gauche molle ( F.Hollande amaigri devenu sac vide- vide d’idées neuves) que ces émeutes sont une réponse à la précarité, au chômage (une sorte de révolution comme dans les pays arabes) ; mais les pilleurs ont 12, 14 ou 16 ans... Vous avez dit chômage ? 
    Nos petits casseurs-pilleurs professionnels sont les mêmes qu’en Angleterre, leur philosophie ou absence de philosophie est la même.
    Les bonnes réponses ne sont bien sûr pas celles du FN mais l’aveuglement compatissant de la gauche molle nous entraine droit dans le mur et fait le lit de cet extrémisme à portée de pouvoir... Et c’est grave !
    Il faut à la fois renforcé tous les moyens possibles et imaginables pour aider les jeunes de cités qui veulent s’en sortir à s’en sortir et cesser d’excuser les autres, de les comprendre, c’est-à-dire de les encourager...
    Ce qui s’est passé à Londres n’est rien comparé à ce qui pourrait se passer demain, ici, chez nous. Les émeutes de 2005 ? A peine une bande annonce... Il est temps de dire haut et fort que tout cela est intolérable ... Même pour la gauche molle ... Allez, un peu de couilles Hollande !
     

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