samedi 26 janvier 2019 - par Spartacus Lequidam

Venezuela : le libérateur et le dictateur

Cela a été long à venir. Un nouveau président par intérim s'est déclaré. Le Venezuela sous la direction de Maduro s’est effondré. Une faillite sans appel.

La situation des gens :

Des pénuries alimentaires. La majeure partie de la population du Venezuela vit dans la pauvreté et déambule dans les rues à la recherche de bennes à ordures dans l’espoir que la nourriture puisse être mélangée aux ordures des quartiers de la nomenklatura d'état.

 

Les parents quittent leurs enfants dans des orphelinats parce qu'ils ne peuvent les nourrir.

Pas de papier toilette. Les médicaments sont extrêmement rares, le taux de meurtres est le plus élevé au monde.

L’inflation est supérieure à 1 000 000 % (ce n’est pas une faute de frappe ! Un million de %), Un record mondial qui donne à l’ancien président zimbabwéen, Robert Mugabe, l’apparence d’un génie de l'économie à coté de Maduro.

Depuis 1999, 3 millions de Vénézuéliens ont fui en Colombie, au Chili, au Pérou et en Équateur. Pour eux, il vaut mieux commencer dans un nouveau pays que rester au Venezuela et mourir de faim.. 

 

La criminalité monte en flèche alors que les masses subissent une pauvreté accablante. Les seules personnes qui disposent de protections et de dispositions sont celles au pouvoir.

Une douzaine d’œufs coûte 700 000 bolivars, l’équivalent d’une semaine et demi de salaire officiel.

Pannes d'électricité. Élections truquées pour maintenir le tyran au pouvoir.

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Vous avez une nouvelle affiche d'un énième test et de l’échec du socialisme : le Venezuela.

Le Venezuela reste riche en une ressource particulière : le pétrole. Mais même cela ne marche pas. La production a de sérieux problèmes, elle a chuté de près de 800 000 barils par jour en 2018. à peine un an plus tôt. La structure de son gouvernement socialiste tue ce pays et son peuple.

 

L'illégitimité de Maduro

Le 10 janvier, le mandat présidentiel de Nicolás Maduro a pris fin.

Le dictateur a été élu à chaque fois au moyen d'élections frauduleuses.

En 2018, Maduro a organisé de nouvelles élections, mais cette fois, elles ont été boycottées par l'opposition après l'emprisonnement des principaux dirigeants de l'opposition. Les politiciens qui pouvaient facilement battre l'autocrate Maduro dans une élection libre et juste ont été emprisonnés. 

Cette farce de dernière élection au Venezuela a été rejetée par la communauté internationale. 50 pays ont officiellement déclaré qu'ils ne reconnaîtront pas la prétendue élection de Nicolas Maduro et ont indiqué qu'ils ne le reconnaîtraient pas comme président légitime du Venezuela à compter du 10 janvier 2019.

L'opposition, le Conseil de sécurité des Nations Unies, la Cour inter-américaine des droits de l'homme, l'OEA, ont demandé à l'Assemblée nationale du Venezuela, élue lors des dernières élections libres, de combler le vide du pouvoir exécutif en raison de l'absence de légitimité du dictateur Maduro.

Maduro a utilisé tous les moyens possibles et imaginables à sa disposition pour tenter de fermer l'Assemblée nationale et son opposition démocratique. A cette fin, il a inventé une fausse Assemblée nationale constituante, bourrée à craquer avec sa nomenklatura d'acolytes Marxistes, les plus et obséquieux et profiteurs de la dictature.

Cela n'a pas réussi. L'Assemblée nationale défend non seulement sa légalité, mais également sa propre existence, dernier vestige républicain du Venezuela face à la dictature de Maduro.

L’Assemblée nationale, est la principale institution démocratique qui reste face à la dictature

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 Mercredi 23 janvier, à l'occasion de l'anniversaire de l'éviction du dictateur militaire Marcos Perez Jimenez en 1958, le président de l'Assemblée nationale du Venezuela, Juan Guaido, a prêté serment devant une foule nombreuse qui a envahit les rues de Caracas. 

Juan Guaido est maintenant le nouveau président face au dictateur Nicolas Maduro et à son emprise autoritaire sur les pouvoirs.

Les Vénézuéliens en ont enfin assez du socialisme comme tous ceux qui y ont goutté.

Une fois de plus, le socialisme a amené à la pauvreté généralisée, aux souffrances dues à la misère, à un taux de criminalité élevé et à la famine aux mains d’un despote Marxiste et autoritaire comme a chaque fois que le communisme s'abat sur un pays. 

Donald Trump, Bolsonaro et 12 autres pays, dont la plupart en Amérique du Sud, n'ont pas tardé à annoncer leur soutien à Juan Guaido, président légitime par intérim en attendant de prochaines élections libres. Merkel devrait enboiter le pas.

De toute évidence, le dictateur Maduro voit les choses différemment, et il a réagi à l'annonce de Trump en coupant les liens diplomatiques avec les États-Unis et en ordonnant à ses diplomates de quitter le pays dans les 72 heures.

 

Cependant, Maduro a toujours le soutien de l'armée, comme tout dictateur, il a installé des loyalistes pour contrôler l'armée tout en révoquant les opposants en son sein. Mais jusque quand va telle tenir devant les évidences ? Plus personne ne veut de lui sauf ceux qui en tirent des avantages.

 

Combien de temps Juan Guaido pourra-t-il rester en dehors des intimidations et des prisons de Maduro ? 

Le Venezuela va-il vers la guerre civile ou des élections libres ?

Le temps nous dira bientôt, mais pour le bien des Vénézuéliens, espérons une transition pacifique du pouvoir vers un monde dégagé des éternels résultats du communisme. Un autocrate et une nomenklatura qui se sert sur le dos du peuple.



207 réactions


  • eric 28 janvier 2019 12:56

    Je ne comprends pas trop la controverse. Des millions de gens réduit à la pauvreté, d’autres millions qui votent avec leurs pieds, avec ou sans mer de pétrole sous les dits pieds, c’est soit des pays socialistes réels, soit musulmans, soit les deux à la fois. Il n’est pas d’exemple de pays libéraux chrétiens, démocratiques, d’où les gens se barrent en masse et où existent des tickets de rationnement. C’est tellement vrai que tous les printemps arabes ont eu lieu dans des pays qui se disaient socialistes. Jusqu’à présent, les état unis soutenaient ce régime à bout bras. Ils sont le premier acheteur de son pétrole. Avec la hausse de la production du gaz de schiste, c’était vraiment pour éviter les famines Le président Trump préfère la liberté à l’argent. C’est tout à son honneur. On est loin desirmais d’Obama. Mais même les autres pays démocratiques du continent comprennent que désormais, il faut soutenir le peuple vénézuélien.


    • Abraracoutrix 29 janvier 2019 00:22

      @eric
      Quelle controverse ? Les Yankees n’ont qu’a foutre la paix aux peuples et la terre ne s’en portera que mieux. Une seul chose les guide, voler les matières premières et faite fonctionner leur saleté de complexe militaro-industriel. C’est ce qu’ils ont fait partout : Yougoslavie, Irak, Libye. C’est ce qu’ils ont voulu faire en Syrie, c’est ce qu’ils veulent faire en Afrique. Ce sont des prédateurs de la pire espèce. Ils ont eu une raclée en Corée, une autre au Vietnam, mais cela ne leur a pas suffit. Il leur en faut une autre et celle là a la puissance 1000


    • William 29 janvier 2019 09:51

      @eric
      «  les état unis soutenaient ce régime à bout bras »
      tout comme ils soutenaient le régime Allende

      "Le président Trump préfère la liberté à l’argent"
      Une philanthrope désintéressé, je pense que même lui n’aurait pas osé se présenter comme tel, ce doit être de l’humour !


  • baldis30 28 janvier 2019 16:11

    bonjour,

    Le pape s’en mêle ... et déclare qu’il redoute un bain de sang :

    https://actu.orange.fr/monde/venezuela-le-pape-terrifie-par-la-violence-craint-un-bain-de-sang-CNT000001cnom9.html

     Alors s’il est sincère il doit rappeler à l’ordre tous ceux qui se réclament de lui comme catholique ou comme élève des JESUITES.



  • Désintox Désintox 28 janvier 2019 21:38

    Je ne vois pas en quoi le Vénézuela serait « socialiste ».


  • Abraracoutrix 29 janvier 2019 00:14

    @ Spartacus

    "Les cons, ça ose tout, c’est bien à cela qu’on les reconnait !


  • CHALOT CHALOT 15 février 2019 10:14

    Je ne suis pas d’accord avec votre positionnement Spartacus mais là n’est pas le sujet. Je viens de voter pour votre texte sur Astérix ;

    Je viens d’apprendre son décès et j’en suis triste : il était venu passer un week end chez moi et nous avons beaucoup discuté et sympathisé malgré les divergences de vue. C’est comme Eric que j’avais rencontré....Je partage votre tristesse et pense au roman qu’il a écrit , que j’ai lu avec intérêt et qu’il n’a pas publié car il voulait la perfection.


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