mercredi 10 janvier - par Christelle Néant

Viktor Medvedtchouk - La tentative de remplacer les marchandises russes par des marchandises européennes en Ukraine a échoué

La tentative de remplacer les marchandises russes par le marché européen a échoué. Cela a été annoncé mardi par le leader du mouvement public « Choix ukrainien » Viktor Medvedtchouk.

« Après quatre ans d'euro-réformes, au milieu de milliards de pertes et de centaines de contrats rompus, il est devenu évident que le marché russe, les investissements russes, la coopération conjointe ont été, sont et seront stratégiquement importants pour l'économie ukrainienne », a-t-il écrit sur Facebook.

Medvedtchouk a rappelé que, selon la Banque Nationale d'Ukraine, de janvier à novembre 2017, l'Ukraine a augmenté le volume de commerce avec la Russie de 28,6 %, et avec l'UE - de 27,6 %.


Ainsi, le leader du mouvement « Choix ukrainien » a noté, « qu’à la fin de la deuxième année de la zone de libre-échange (ZLE) avec l'Union Zuropéenne, le commerce de l'Ukraine avec la Russie se développe à un rythme record  », c'est-à-dire que, « la tentative de les remplacer (le marché et les investissements russes - ed.) par la ZLE et l'UE a échoué  ». Selon Medvedtchouk, cette évolution s'explique par le fait que «  la logique des processus économiques a prévalu sur l'absurdité de la politique des intégrateurs européens  ».

Depuis le 1er janvier 2016, l'accord UE-Ukraine sur une zone de libre-échange approfondie et globale est entré en vigueur. Ce document fait partie de l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine. Dans le cadre de la ZLE, l'UE a introduit des quotas tarifaires pour 36 types de produits, que l'Ukraine ne peut vendre sans frais qu'en quantités limitées. Une fois le quota épuisé, des droits à l'importation sont institués.

L'accord d'association entre l'Ukraine et l'UE est entré en vigueur le 1er septembre 2017. Il réglemente le rapprochement économique et politique progressif entre l'Ukraine et les pays de l'UE.

Selon la déclaration faite en décembre par la vice-ministre du Développement économique et du Commerce, Natalia Mikolskaya, représentante de l'Ukraine pour le commerce extérieur, les pertes à l'exportation de l'Ukraine résultant de la rupture des liens commerciaux traditionnels avec la Russie entre 2012 et 2016 ont dépassé 31 milliards de dollars.

Agence DONi News

Traduction : Christelle Néant



6 réactions


  • MAIBORODA MAIBORODA 10 janvier 17:51

    Il ne me déplaît pas qu’il en soit ainsi


  • QAmonBra QAmonBra 10 janvier 19:23

    Merci @ Christelle pour le partage.


    Qu’il en soit ainsi ne me déplaît pas non plus, en attendant que la chasse aux nazillons et autres tarés soit ouverte. . .

  • Christelle Néant Christelle Néant 11 janvier 05:36

    Comme l’a indiqué JC_Lavau, le pire c’est que c’est le peuple ukrainien qui va payer les pots cassés dans l’histoire....


  • Choucas Choucas 11 janvier 09:47

     
    l’UKRAINE SE VIDE... 100 milliards de PIB...
     
    Seulement 4% des jeunes ukrainiens vont aux 3j...
     
    Xavier Moreau, le mur de 2019 pour l’Ukraine
     
    https://www.youtube.com/watch?v=J4GFtrgDdX4
     

     
    Conférence d’Yvan Blot
     
    (député UE, prof de fac, conseiller occidental au Kremlin)
     
    Les maîtres à penser de Poutine
     


    • JP94 11 janvier 20:15

      @Choucas


      Oui,j’avais discuté avec un député du KPU qui donnait des chiffres effarants du dépeuplement actuel de l’Ukraine ;de mémoire alors que la population , temps de l’URSS avait été multipliée par 2,5 ( je pourrais vérifier, car j’ai la traduction par une amie russo-ukrainienne de son texte qui a été publiée en français), depuis la période de « l’indépendance » et plus encore depuis le Maïdan, des millions d’Ukrainiens ont fui le pays peut-être 40% ... c’est énorme. Aucun pays n’a connu un tel exode et en si peu de temps - la RDA, après l’annexion par la RFA a perdu 4 millions d’habitants mais tout va bien dans cette Europe..

      L’Economie est le nerf de la guerre : si l’Allemagne a perdu en 1914 ( à l’Ouest) c’est qu’elle ne pouvait plus suivre la frénésie productive de guerre de l’Ouest : soit elle envoyait ses soldats au front - qui y mouraient et n’avait plus de main d’oeuvre, soit elle conservait sa man d’oeuvre, mais alors les soldats se faisaient rares sur le front.
      Une des fonctions de la liquidation des soldats sur le front est de créer une pénurie de main d’oeuvre.
      Et ce n’est pas la seule évidemment : ça c’est pour les soldats de l’adversaire. Quant aux siens, on liquide aussi l’excédent de main d’oeuvre, surtout si elle est revendicative. Le chauvinisme sert à étouffer les revendications sociales et à masquer le caractère de classe des rapports sociaux.

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