lundi 3 février - par azyx1986

Coco : protégez vos enfants de la propagande de Disney !

Avec le film d’animation coco, les studio Pixar, qui appartiennent à Disney mettent une fois de plus tout leur talent au service de l’idéologie américaine. Les enfants qui regardent ces belles images et qui écoutent et répètent les chansons sont extrêmement réceptifs à ce qui leur est montré. Ce film a d’ailleurs une grande puissance émotionnelle et touche même les adultes. Ce que montre ce film et tout les films de Disney en général c’est une vision du bien et du mal pour faire passer un message. D'ailleurs raconter des histoires, montrer des images et chanter ce sont des procédés utilisés dans toutes les cultures et toutes les religions pour faire passer leur messages et surtout faire passer leur valeurs.

Cette vidéo décortique les trois grands messages que Disney fait passer avec coco,qui sont là pour marquer les esprits et notamment ceux des enfants : https://www.youtube.com/watch?v=xafeJuEdiIs

coco par Disney {PNG}

 

La société vue par Disney : chacun pour soi (et Dieu pour tous)

La première chose que Disney fait passer dans ses films c’est sa vision de la société. Dans coco il se sert un peu du monde des vivants mais beaucoup du monde des morts. Il ne s’agit pas d’un paradis au sens ou chacun a un deuxième vie heureuse. On est très loin du paradis au sens catholique dont le film est sensé parler. En effet Coco se passe au Mexique (dont la religion est de façon écrasante le catholicisme) le jour de la fête des morts (fête catholique également). Dans cette vie après la mort, les gens peuvent être pauvres ou riches. Ils sont pauvres si personne ne leur donne d’offrande le jour des morts, et riches si plein de monde leur en donne. La mort réserve donc la misère aux pauvres inconnus et la richesse aux stars et gens importants.

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Autant le fonctionnement de la vie réelle est du fait de nos choix de société, autant le fonctionnement du monde des morts relève nécessairement du divin. Voici donc le modèle de société voulue par Dieu : les méritants ont tout, les autres rien. Par méritant comprenez évidement riche dans la mentalité américaine. Chez Disney c’est par la richesse que l’on reconnaît les méritants de Dieu puisqu’il fixe notre destin.

Le message adressé aux enfants est clair : dans ce monde, il y a les gagnants et les perdants. C’est normal, c’est la volonté divine. Bas-toi pour être un gagnant, personne ne doit te forcer à partager ce qui est à toi. Si tu es né dans l’opulence, profites-en c’est un cadeau de Dieu.

 

Le rêve américain : sois un leader mon fils

Dans la tradition mexicaine montrée ici, il est important de se souvenir de la famille. Sauf que la famille commence avec l’arrière grand-mère qui a monté son entreprise. Ses ancêtres ne valent pas le coup. La première personne qui compte, c’est l’entrepreneuse qui a fait prospérer le capital familial. C’est grâce à elle si l’on se souvient des suivants dans la famille. C’est aussi grâce elle que les offrandes peuvent être conséquentes puisque ses descendants continuent son œuvre et ne sont pas pauvres. Les entrepreneurs font le bonheur sur terre et même après la mort. Les losers le sont pour l’éternité.

Le message adressé aux enfants c’est qu’on doit tout aux leaders. Ils méritent d'être adulés et d’avoir des privilèges. Les autres ne valent pas le coup

 

Tu as le talent ou tu crèves

La promotion du « talent »fait partie du film. Hector, le père de notre héro est celui qui avait le « talent » d’écrire des chansons. Il a été assassiné par son compère, De la Cruz, qui a au passage dérobé ses chansons. Ce dernier est devenu une star mondiale pendant que Hector passait des jours miséreux au pays des morts. Notons au passage que la justice divine a quand même fait son œuvre en partie puisque De la Cruz est mort jeune écrasé par une cloche. Heureusement à la fin, la supercherie est levée, Hector va passer à la postérité et De la Cruz va sombrer dans l’oubli. Bref, le vrai méritant dans la mentalité américaine était Hector car il avait un « talent ». Le « talent » est un don (divin évidemment) qui permet de faire des choses tellement extraordinaires qu’on devient riche. Devenir riche, c’est le destin voulu par la volonté divine pour les gens dotés d’un « talent » par Dieu. De la Cruz n’avait pas été élu pour avoir un talent, il a donc usurpé celui d’un autre. Notons aussi que le héro du film, arrière petit fils d’Hector, a aussi le don inné de jouer de la guitare et de chanter. Le talent est donc héréditaire, il est normal d’être riche de père en fils.

Là encore Disney met dans la tête des enfants que les stars, les gens importants méritent ce qu’ils ont. Ils ont un talent. Certains usurpateurs volent le talent des autres, mais ils sont vite rattrapés par la justice divine. Sois tu as le talent et ton destin est d’être riche et adulé, soit tu ne l’as pas et tu dois rester dans ta fange. Au passage si tes parents sont déjà riches, tu devrais naturellement hériter de leur talent et gagner encore plus.



73 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 février 13:14

    Disney fait pour le dessin animé (et pas que pour les enfants) ce qu’Hollywood fait d’une manière générale pour distiller l’idéologie dominante.

    Vous avez raison.

    Comment échapper à cette idéologie ? Quelle chaine de télé regarder, quelle radio écouter, quel journal lire (à part le Monde Diplomatique) ?

    Aucun îlot n’est disponible pour accueillir les gens comme vous et moi

    Et les enfants ont des copains, ils sont intégrés et n’ont pas envie d’être des êtres à part, alors, mêmes s’ils ne regardent pas la reine des neiges, ils chanteront la chanson, avec les copains, et en plus, ils prendront leur pied


    • doctorix doctorix 3 février 18:36

      @Séraphin Lampion
      J’ai regardé Coco avec un énorme plaisir. Cette animation est exceptionnelle, un chef d’oeuvre pictural, une fantasmagorie de couleurs.
      Maintenant l’auteur me gâche un peu mon plaisir, d’autant plus que sur le fond il n’a pas tort.
      Mais faut-il se poser tant de questions ?
      Je sais que Disney a en revanche souvent introduit en liminaire des notions de sexe, même dans les dessins animés pour les plus petits.
      https://www.2tout2rien.fr/images-sexuelles-cachees-dans-les-films-de-disney/
      Il faut bien chercher, et avoir l’esprit un peu tordu...


    • azyx1986 3 février 19:14

      @doctorix
      Désolé d’avoir gâché votre plaisir.
      Quand j’aurai du temps je m’attaquerai au Roi Lion et à la Reine des Neiges qui sont pour le premier champion de la propagande néolibérale, et pour le second champion de la propagande d’éducation « progressiste ».
      Je mettrai un avertissement pour fan sensible.
       ;)


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 février 19:44

      @azyx1986

      Cela dit, si vous lisez Bruno Bettelheim, vous ne raconterez plus les contes de fées traditionnels à un enfant, et si vous analysez les contrepèteries des comptines, vous ne chanterez plus « il court, il court le furet » sans penser à la déviance pédophile de certains prêtres…


    • azyx1986 3 février 20:26

      @Séraphin Lampion
      Pourquoi les prêtres ? Quasiment toutes les comptines pour enfants sont graveleuses ou parlent de sexe de façon masquée.
      À la claire fontaine [..] pour un bouquet de rose que je lui refusai...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 février 22:13

      @azyx1986

      Pourquoi les prêtres ?
      à cause de la contrepèterie : il fourre, il fourre le curé !


    • Marc Filterman Marc Filterman 5 février 01:40

      @azyx1986
      Il serait intéressant d’analyser les méthodes de la macronie et de son chef, pour éviter un chaos en 2022


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 février 23:53

      @Séraphin Lampion

      On ne peut pas y échapper. Une societé, c’est une collectivité que soude une culture ( c.a.d une vision du monde) ; attaquez le lien et vous attaquez l’appartenance. Le génie de l’Amerique, c’est d’agir sur deux plans en principe opposés, en faisant de l’individualisme un facteur de solidarité. Ce paradoxe apparent qui apporte une maximum de gratification à une majorité, mais surtout au profit de quelques uns ne peut être maintenu que par la répétition en mentras d’énoncés absurdes qui CRÉENT une réalité alternative (Voir « 1984 » ) plus obsessive pour l’individu que que le témoignage des ses propres sens. Jusqu’a maintenant, le Systeme y réussit. Dysney et ce qui s’en inspire est une partie du Systeme.

      PJCA 


  • azyx1986 3 février 13:32

    Vous pouvez ajouter la musique qui passe à la radio.

    L’idéologie dominante du rap c’est : regardez comme j’ai gagné plein d’argent parce que je suis super fort, vous êtes tous jaloux de mon talent.

    Ce n’est pas Disney mais la seule chose qui est diffusée en provenance des banlieues...


    • Leonard Leonard 3 février 13:40

      @azyx1986

      Pardon ?

      Vous voulez dire qu’Aya Nakamura n’est pas l’égal de Maria Callas ?


    • azyx1986 3 février 13:47

      @Leonard
      Ah ! Je ne suis pas le seul à avoir remarqué que cette dernière est particulièrement gratinée. En même temps comme il faut un traducteur pour comprendre les paroles, ça passe certainement inaperçu chez les programmateurs de France Inter...


    • amiaplacidus amiaplacidus 3 février 15:24

      @Leonard

      Maria Callas, je connais, mais qui c’est Aya Nakamura ?

      Il me manque donc un élément pour comparer.


    • Leonard Leonard 4 février 13:07

      @amiaplacidus

      Alors s’il vous manque cet élément, épargnez-vous de le connaître !


  • Giordano Bruno 3 février 13:47

    Sois tu as le talent et ton destin est d’être riche et adulé, soit tu ne l’as pas et tu dois rester dans ta fange.

    Le plus important, ici, est le corollaire :

    Si tu est riche et adulé, c’est parce que tu as du talent et si tu restes dans la fange, c’est que tu n’en as pas.

    C’est une croyance plus répandue chez les personnes qui s’imaginent (à tort ou à raison) réussir, que chez les autres.


    • azyx1986 3 février 13:49

      @Giordano Bruno
      Tout à fait.
      Vous pouvez faire le corollaire aussi pour les héritiers : si tu es le fils d’un milliardaire, c’est que Dieu en a voulu ainsi. Tu es donc quelqu’un qui mérite ce qu"il a, surtout méfie de ceux qui voudraient te le prendre.


    • uzralk 6 février 16:02

      @Giordano Bruno : Faux ! Le grand-grand-père et la grand-grand-mère de Coco sont montrés comme ayant un immense talent et ils sont pourtant restés dans « la fange ». Votre argument ne tient pas.


    • Giordano Bruno 8 février 21:33

      @uzralk
      Je ne parlais pas du film. Je ne l’ai d’ailleurs pas vu.


  • CoolDude 3 février 13:54

    L’Amérique Catholique... Je dirais qu’ils sont plus « Évangélique », de l’église Protestante. Ce n’est pas la même philosophie. La réussite et la richesse ne signifie pas la même chose pour ces deux sous groupes de la Chrétienté.

    Par exemple, pour un Protestant, réussir sa vie matériel sur terre aide à aller au Paradis ! Pour un Catholique, euhhhh... Ce n’est pas sûr.

    Enfin, bref, il faut bien justifier sa conduite.

    Après dans les films Américains, l’individualisme, le mythe du Héros est poussé à son paroxysme... Ça en est presque Comics !

    On a aussi l’exemple des Rocky ! Bon, pourquoi pas... Mais les Rambo (II, III, IV, etc...).

    C’est comme ça que certains se mettent à vénérer Carlos Ghosn et ses bals masqués.

    Comparativement parlant, Coco, ce n’est pas si méchant et ça donne une idée de la culture Mexicaine.


    • azyx1986 3 février 13:58

      @CoolDude
      Tout à fait,
      je ne dis pas que l’Amérique est catholique bien au contraire. L’Amérique du sud l’est, le film se passe au Mexique, la morale devrait être en accord avec cette religion. Disney prône une morale protestante (majoritaire chez les blancs des US) dans Coco ce qui rend l’histoire en complet décalage avec le contexte.


  • Loatse Loatse 3 février 14:30

    On est loin de « l’esprit » Disney (walt), avec ses personnages hauts en couleur tels que donald et picsou... le premier, nonchalant mais attachant, se sort toujours très bien de toutes les situations grâce notamment à l’esprit de famille et l’ingéniosité de ses neveux...

    Avec 3 fois rien , on peut se débrouiller et être heureux semble nous montrer le manuel des castors juniors... (la nouvelle édition ai je vu, mise au gout du jour, table sur l’écologie, ceci dit en passant)

    et puis il y a le riche et radin oncle picsou, qui certes a fait fortune, mais vit dans la crainte de se faire voler ou qu’on lui demande ne serait ce qu’une piecette...

    On a donc le nonchalant, les solidaires et débrouillards (riri fifi loulou) et le symbole de la réussite, l’oncle picsou, qui semble nous démontrer que contrairement à donald qui ne possède pas grand chose mais est libre comme l’air, ce dernier est l’esclave de son tas d’or...

    Hormis cela, depuis quelques années, le dessin animé pour enfant est devenu imprégné de magie, d’occultisme quand ce n’est pas franchement morbide. Une tendance qui touche aussi les dessins animés pour tout petits « macha et michka »...

    Il y a quelque chose de malsain là dedans... Mais quoiqu’il en soit qu’on l’interdise mais qu’ils le regardent chez des copains (c’est le risque), c’est l’exemple des parents qui primera sur toutes sortes d’influences... si la vie de ceux ci est basée sur des valeurs qui ne font pas primer la réussite sociale, alors les enfants sauront résister aux « chants des sirènes » et faire la part des choses..


    • azyx1986 3 février 14:55

      @Loatse
      Je vous invite à relire Picsou avec attention. Ce dernier passe son temps à échapper aux méchants contrôleurs des impôts et aux méchants politiques qui veulent lui dérober son fric.
      Il faut rappeler qui Picsou a fait fortune en pillant des tombes et des vestiges archéologiques...
      Donald l’insouciant est toujours le dindon de la farce (jeux de mots en cascade vous apprécierez), il passe son temps à trouver des combines pour gagner de l’argent mais Picsou s’en sort toujours mieux que lui. D’ailleurs bien souvent c’est Picsou qui lui trouve un vrai travail.
      Les Rapetou qui sont les méchants de l’histoire sortent régulièrement de prison ou d’une agence de l’emploi, ils sont décrit comme trop feignant pour travailler (belle image des chômeurs n’est ce pas). Ils préfèrent donc piquer le pognon de Picsou plutôt que prendre un emploi.

      Mes enfants se voient offrir régulièrement ces magasines sur la plage. Je les mets à la poubelle après les avoir relu et je suis toujours abasourdi par le matraquage qu’on y trouve.


  • L’Astronome 3 février 17:47

     

    Une légende prétend que Walt Disney s’est fait cryogéniser (congeler) afin de pouvoir renaître quand le cancer sera vaincu. C’est peut-être un pub déguisée pour les surgelés Picard. Mais c’est à coup sûr dans l’espoir de venir emm*rder encore et encore nos enfants avec ses niaiseries bien-pensantes.

     

    Walt Disney, ou Le Père Noël est une ordure...

     

     


  • troletbuse troletbuse 3 février 19:10

    Sans oublier les images pornos dans tous ses dessins animés

    https://hitek.fr/actualite/sexe-dessins-animes-enfance_150


  • zygzornifle zygzornifle 4 février 08:53

    Le pire est a venir .....


  • kirios 4 février 10:16

    bravo azyx1986 !

    même si le constat est évident , il est utile d’ouvrir les yeux à ceux qui se laissent volontiers endormir


  • azyx1986 4 février 10:23

    C’est étrange.

    Il s’agit de mon article le moins bien noté et la vidéo correspondante est celle qui a le plus de « je n’aime pas ». J’avoue que j’aimerai bien comprendre ce qui déplaît autant. Suis-je catalogué dans la grande théorie du complot par la pensée Mainstream ? Y a-t-il une vraie argumentation qui se cache derrière ce rejet ? Si je pouvais obtenir des haters quelques commentaires cela éclairerai ma lanterne.


    • Leonard Leonard 4 février 13:05

      @azyx1986

      Ben t’es pas pédopsychiatre quoi :/

      Comment tu peux savoir ce qui a voulu être véhiculés réellement par les auteurs ?


    • volapuk volapuk 4 février 13:22

      @azyx1986

      Pour vous répondre, je crois qu’il y a une pluralité d’interprétations dans cette animation. Je partage votre analyse. J’avais ressenti un certain malaise à la vision de cette énième production mièvre de Disney, sans trop définir l’impression qu’elle m’avait laissé... Dans l’ensemble à vrai dire, la trame des personnages m’avait laissé indifférent ! Seule la Morale du Protagoniste ou son Innocence prenait le dessus sur la Justice, le Bien et le Mal. Un classique en somme dans la production américaine, le Happy End d’office est un ingrédient indispensable au bon sommeil réparateur des consciences... et Disney ne peut pas faire des contes tragiques pour enfants, ce n’est pas dans leurs conceptions !

      Pour revenir au sujet, l’Héritage peut être perçu de différente manière. Nous parlons ici de ce qui est transmis entre générations : par exemple le Dictat (ou la névrose) de la Grand-mère est l’esprit de famille qui est mis en avant. Il est la prolongation d’un ensemble. Au travers de lui se perpétue une identité commune, pour le pire ou pour le meilleur et je ne crois pas que cela fasse l’objet d’un jugement ? C’est une culture qui est propre aux cultures familiales, à l’exact contraire de l’individualisme... Quant au Talent tel que vous le définissez, il n’est pas forcément lié à l’argent. On peut être riche et sans Talent… ou l’inverse. Le Succès, n’est pas non plus synonyme de richesse même si l’époque s’y prête peu, mais ce qui fait le ressort principal de ce film c’est l’appropriation d’une Gloire qui n’est pas la sienne, qui n’est pas « morale » !Je mets le terme entre guillemets... Le Divin ici consistera à faire passer le héros dans le monde des morts et réparer le tord de l’existence… Il y a donc différentes façon d’aborder cette production même si votre analyse reste juste !


  • zygzornifle zygzornifle 4 février 12:53
    Disney c’est fait pour les dix niais ....

  • uzralk 4 février 13:00

    Mon dieu ce tissu de co****ies !

    Je connais plusieurs personnes ayant occupé des postes de créatifs sur de gros films Disney. Ils font généralement tout leur possible pour que leurs films portent les messages les plus sains, les plus positifs et embauchent même des sociologues et des pédopsychiatres pour vérifier leurs contenus et ils ne sont en général limités que par leurs propres limites de réflexion personnelles. C’était pertinent d’attaquer Disney sur de vrais problèmes (je parle des Dessins animés et des Pixar) par exemple l’implication de Walt D. dans le maccarthisme et son combat forcené contre les syndicats donc plusieurs l’ ont fait avec courage quand c’était motivé par de aies raisons. Vous, vous tentez juste de creuser le sillon pour vous donner de l’importance en usant d’arguments absolument fallacieux.

    Le message de coco puisque c’est votre exemple est à lEXACT inverse de ce que vous essayez de faire croire. Il met en opposition la recherche de la réussite financière et ce que nous pourrions nommer une écnoie de l’amour. Vous vous focalisez sur le talent qui sert de base à une hiérarchie sociale et c’est compréhensible puisque vous n’en avez manifestement pas. il n’en reste pas mins que votre inquiétude parait légitime : Pourquoi favoriser ceux qui ont du talent plutôt que ceux qui n’en ont pas ? et d’ailleurs pourquoi privilégier les gens bienfaisant (qui créent de la richesse pour les autres comme préparer à manger, faire de la recherche ou chanter) par rapport aux malveillants ? Là, vous avez raison, c’est la limite du progressisme. Je pense que le public n’est pas encore prêt à une histoire qui mettrait sur un pied d’égalité des gens bienfaisant qui font de leur mieux pour créer des oeuvres de qualité et des abr** comme vous.


    • azyx1986 4 février 13:09

      @uzralk
      franchement merci pour votre commentaire.
      On y retrouve toute la bien-pensance actuelle.
      Vous remettez dans votre argumentaire les mêmes arguments qui Disney : les gens méritant et de talent créent de la richesse et font le bien de l’humanité. Je ne suis qu’un jaloux.
      Vous vous cachez également sur la validation de sociologues et de pédopsychiatres américains sans vouloir comprendre que les valeurs américaines sont partagées par leur élite. Je n’ai d’ailleurs rien contre ça. J’estime qu’elles ne correspondent pas aux valeurs françaises.
      Votre agressivité est-elle le signe d’un malaise ? Je m’en voudrais de remuer le confort de vos certitudes.


  • uzralk 4 février 21:35

    Si je n’ai pas été clair, je peux préciser ma pensée c’est vrai.
    Je n’ai rien contre vous ad hominem et je m’emporte contre les gens qui tapent régulièrement sur Disney, Coca, Nutella ou McDo juste parce que ça demande zéro réflexion et qu’ils sont sûrs ainsi de rencontrer un consensus enthousiaste. Ce qui me hérisse c’est la médiocrité intellectuelle, la complaisance démago et la recherche du buzz facile auprès d’internautes peu à même de se protéger de ce genre d’abus et de falsifications. Essayez donc (je suis complètement sérieux là), vous qui semblez si imbu de vous même, d’écrire un scénario de film pour enfants d’une heure trente avec des rebondissements passionnants (donc du danger) et une morale saine à la fin et je vous parie que votre histoire sera largement plus putassière que tout ce que peuvent produire des artistes qui ne sont supervisés que de loin sur ces thèmes et, qui, pour la plupart sont précisément recrutés sur leur talent. Je ne me fais pas le chantre des multinationales ultra-capitalistes mais contre des gens qui s’improvisent critiques d’art alors qu’ils semblent n’avoir qu’une notion vague de ce que recouvre le mot « culture ». Je n’ai pas beaucoup de certitudes dans la vie, contrairement à ce que vous pensez, je m’efforce de rester ouvert aux arguments (quand ils sont intelligents) quel que soit leur bord politique.

    Néanmoins vous m’accusez de bien-pensance dominante (enfin, le jour où les précautions intellectuelles domineront le monde des condamnations à l’emporte pièce vous m’appellerez) alors que par ailleurs vous semblez dans votre « article » incriminer l’aspect ultra libéral de Coco. Vous avez ne serait-ce que le début d’une pensée politique cohérente du coup ?

    Epargnez vous la peine de me répondre, la réponse est évidemment non. vous ne cherchez qu’à vous faire mousser personnellement en brassant des concepts que vous ne maîtrisez pas.

    Je pense que le seul scénario qui trouverait grâce à vos yeux ne comporterait que des idées qui vous arrangeraient vous personnellement (je ne dis pas « les mêmes que les vôtres » car vous semblez en manquer).

    Si, en fait, j’aimerais bien savoir quel scénario vous avez trouvé défendable s’il y en a un ? Sincèrement ça m’intéresse. Je m’apprête à rire et à pleurer en même temps.


    • azyx1986 5 février 09:34

      @uzralk
      Bon ben je réponds pas du coup...
      Enfin si quand même un peu, oui la pensée dominante est néolibérale. Tout ce qui peut mettre en valeur l’individualisme est plébiscité. C’est même assez normal que ça plaise : le spectateur s’identifie au personnage principal des histoires, c’est donc plus facile à vendre s’il a des supers pouvoirs, ou un grand talent.

      Scénario défendable : Harry Potter. Même si on peut critiquer certains aspects, le héro n’est pas un être exceptionnel. Le lecteur cherche souvent à savoir pourquoi il a survécu à Voldemort et découvrir ce qui le rend exceptionnel. En fait rien. Il n’est ni beau, ni très intelligent, ni spécialement doué en magie. Sa qualité principale c’est de jouer collectif.
      À partir du tome 5, des critiques assez fortes sont proposées sur les institutions. Elles sont représentées par le ministère de la magie. On n’est pas obligé de partager ce point de vue mais il est radicalement différent de celui de Disney.
      J.K Rowling (anglaise) ne défend pas la république ou la nation. Par contre elle n’est pas de le culte de l’individualisme ou de la destinée manifeste comme Disney.

      Ah, et je bois du coca, mange du Nutella et regarde des Disney avec mes enfants. Vous vivez visiblement comme une attaque personnelle qu’on puisse critiquer ce que vous aimez dans la vie. Vous vous accordez remarquablement bien avec le principe de pensée unique qui va de pair avec le néolibéralisme : On a le droit de faire ce qu’on veut, il est donc interdit de critiquer !


    • uzralk 6 février 12:28

      @azyx1986 Certains de vos argument touchent, je vous l’accorde, d’autres sont à côté de la plaque. Je ne préconise en aucune façon d’aimer ce que j’aime et je ne suis pas un fan de Disney ou de Coca bien que j’aime bien de temps en temps quand à Nutella ou McDo, je n’y touche pour ainsi dire plus donc non, erreur. 
      Non, ce qui m’a fait m’énerver dans votre article est à la convergence des arguments fallacieux pour épater la galerie à peu de frais et de la mauvaise foi et je vais cesser de vous insulter (si tant est que je l’aie fait) car je n’ai pas goût à la chose et je me lasse.
      Exemple : Vous reprochez à Coco (film sympathique dont je me fous pas mal du reste) d’avoir hérité du talent de ses parents ce qui induit une justification morale au népotisme (je vous résume comme ça, whatever) mais Harry Potter qui, selon vous, n’est pas exceptionnel n’est il pas le « prince » de la magie dans son univers descendants de magiciens parmi les plus grands si ce n’est LES plus grands et hérite de la haine de Voldemort pour cette raison, non ? (et j’anticipe votre probable contre-argument : Dumbledore étant réduit à l’état de Mentor hormis dans la saga LAF... tout comme Yoda, plus puissant qu’aucun Skywalker du moins en théorie n’occupe qu’une place marginale dans SW, le dénominateur commun étant la vieillesse comme un témoigne le traitement de Kenobi, SW restant la mise en application la plus basique et la plus visible des tropes hollywoodiens modernes) 

      Quant à mes opinions politiques qui, je n’en doute pas, n’intéresseront personne ici, elles ont aussi pour premier souci le souci, l’implication, le volontarisme et l’honnêteté intellectuelle (adjectif s’appliquant à tous les substantifs précédents) et la volonté de bienveillance  ou disons du moindre mal pour paraître moins naïf, je ne suis donc pas dans les extrêmes déjà, plutôt à gauche (le bipartisme étant une constante navrante propice aux manipulations mais bon) mais conscient que sans un libéralisme raisonné, aucun progrès social n’aurait été possible compte tenu de la nature égoïste et généralement malfaisante (ou disons compétitive) de l’individu en général. Je ne ressors donc pas les arguments des uns ou des autres pour m’inclure dans un groupe mais je ne me sers que d’argument que j’ai profondément réfléchis. Si vous dites que la majorité pense comme moi, ça me réjouit, mais je sais que ça n’est pas le cas et tant pis. L’humanité est riche de ses contradictions.

      Je vous encourage à aller voir le site lecinemaestpolitique qui s’est fait une spécialité de ce genre de débats nourris d’argument absolument biaisés, de mauvaise foi, de parti pris MAIS intelligents (c’est déjà ça), certains commentaires étant souvent plus passionnants que les articles. il existe une page sur Coco.


    • uzralk 6 février 13:56

      @azyx1986 Ah oui, une dernière chose : Pourquoi tous les héros de films (ou presque) sont ils beaux, intelligents, talentueux et séduisants ? Vous l’êtes-vous déjà demandé ?
      Je vais vous faire avancer un peu sur ce questionnement. Le héros doit permettre au spectateur de s’identifier à lui (d’opérer ce qu’on appelle un transfert). Mais allez-vous me dire, la majorité des gens ne sont ni beaux ni intelligents ni... Oui mais vous serez surpris peut être d’apprendre, qu’en leur for intérieur, ils sont presque tous convaincus de l’être peu ou prou, c’est lié à la psychologie humaine. On est naturellement très auto-complaisant car on s’est tous personnellement vus sous notre meilleur jour à un moment ou à un autre et c’est ce qu’on a choisi de retenir, l’inverse relevant de la pathologie pouvant conduire à la dépression ou au suicide.
      Dans le même ordre d’idée, on pense tous avoir pas mal d’esprit par moments et on pense tous avoir raison. Et pourtant...
      Hormis sur des œuvres à vocation « réaliste » mettant en scène des héros modernes (anti-héros) pour un public un peu plus avancé (je pense par exemple à des séries comme the Shield, The Wire, Treme, Homeland...) c’est une règle que rien n’oblige à suivre si ce n’est de vouloir rencontrer un succès en salles auprès du grand public (donc de rétribuer un gros investissement dans des SFX).
      Hollywood ne se pense pas en art mais en industrie, sa constante est de tenter de donner satisfaction à son public en s’adaptant à la demande. Vouloir incriminer Hollywood c’est condamner une aiguille de montre quand la montre est mal réglée.


    • uzralk 6 février 15:47

      @azyx1986 Oh et puis j’y repense, Harry Potter n’est pas un être exceptionnel selon vous (pas non plus le plus doué de son école (comprendre Harvard) hein ?)
      Il existe carrément un terme qui permet de légitimer un mépris de classe voire raciste envers ceux qui ne savent pas pratiquer la magie dans son univers : les Moldus. Non Potter n’est pas le pinacle de l’élite, c’est sûr.
      Coco à côté c’est quoi ? Un pauvre avec une guitare. Mince, il triomphe à la fin, ah non il « joue collectif ». Re-zut !
      On aurait quand même voulu qu’il reconnaisse qu’il est un américain déguisé qui oeuvre dans le camp du mal et qu’il se suicide ou qu’il se réforme après un bel « examen de conscience » (allusion à 1984 qui renvoie à...). Le film aurait été tellement mieux.


    • azyx1986 7 février 09:47

      @uzralk
      Il me semble que dire qu’un article est un tissu de conneries est une insulte. Cela montre une agressivité qui s’explique parce que je touche à votre système de valeurs. 

      Vous dites d’ailleurs qu’il faut un certain libéralisme pour obtenir du progrès social. Je ne partage absolument pas cette analyse. Vous vous contredisez tout seul juste en dessous en parlant de l’égoïsme individuel. Le libéralisme ne fait que renforcer l’individualisme et la compétition entre individus (c’est même la base des valeurs défendus par ses philosophes et économistes). La seule justice défendue par le libéralisme est la protection de l’intérêt individuel face à l’intérêt collectif.
      Toutes les avancées sociales acquises dans la première moitié du 20e siècle l’ont été par la force et la violence et grâce à une minorité d’individus imprégnés (fanatisés ?) de leur idéologie.
      Les « avancées sociétales » ne sont appelées avancées que parce qu’elles sont à la mode et partagées par une majorité de l’élite intellectuelle d’aujourd’hui. Si on les regarde à froid, on y trouve autant d’incohérence et de drame que dans un système moins permissif et individualiste.

      Concernant Harry Potter je n’ai pas la même lecture que vous. À mon sens, vous tombez dans le panneau que fabrique JK Rowling : vous tentez de trouver une justification au caractère exceptionnel du héro quand il n’y en a pas. En termes théologique : vous ne voulez pas penser que Dieu n’a pas de plan.

      Je connais ce site. Il critique essentiellement les valeurs sociétales dans les films. Mon intérêt porte plus sur les valeurs économiques (même si les 2 se rejoignent souvent). Je n’ai pas lu beaucoup d’articles de ce site mais je ne suis pas étonné que ça ne vous plaise pas. Votre système de valeurs y est également fortement secoué.


    • uzralk 9 février 10:15

      @azyx1986 Pour l’insulte, je vous en demande humblement pardon mais je l’avais reconnue dans un commentaire précédent. J’étais moins en colère que franchement excédé par la récurrence de tels articles mais je ne crois pas utile de préciser ma pensée puisque je l’ai maintenant amplement fait. Quelque chose m’a donné envie de réagir au vôtre, d’article, alors que je choisis généralement le silence face au soi-disant grandes percées intellectuelles qui enfoncent plutôt des portes ouvertes (le titre de votre article par exemple).
      Si je vous ai recommandé ce site c’est précisément parce que j’apprécie d’y aller parfois et je n’ai pas manqué de souligner ses qualités. je n’en suis pas non plus friand car les argument me semblent fortement arqués pour correspondre au pré-requis qui consiste à trouver systématiquement qu’une oeuvre (quelle qu’elle soit) participe de la culture du viol et est au moins puissamment myso-phallo et homophobe. Mais quand un argument est juste ou donne certaines clés de compréhension auxquelles je n’avais pas pensé je cautionne. L’intelligence d’abord ! Les opinions après.
      J’aurais pu vous en recommander une tripotée du même genre d’ailleurs.
      Alors sur mes contradictions vis à vis du libéralisme. Je suis convaincu aujourd’hui que de laisser l’individualisme forcené (connivent de la société industrielle pour des raisons de marché) permettre à chacun d’entreprendre pour créer des produits correspondant toujours mieux à la demande des masses (même si ça peut se révéler problématique sur le plan intellectuel) et ainsi évincer les concurrets ou les pousser eux-mêmes à évoluer est une idée de génie qui met à contribution le pire de l’être humain pour en tirer le meilleur et l’offrir à la société. les progrès incroyables dans le domaine médical mais aussi dans le domaine de la grande consommation en témoignent. Je ne parle même pas de l’informatique et de la robotique qui, certes, créée du chômage (mais c’était l’idée, revoir l’étymologie du mot « robot »). Non le libéralisme a permis à des gens mal-intentionnés (enfin cupides et doués d’une nature compétitive du moins) d’apporter aux peuples des richesses incroyables dans un système productiviste fou. C’est l’ultra-libéralisme (qui n’est plus assez arbitré par les institutions) qui permet à des tricheurs (par exemple Monsanto) de baisser leurs prix au détriment de la sécurité entre autres dommages. Mais le système s’il fonctionnait devrait les punir, le problème étant qu’ils sont devenus plus riches que lui. Ça ne m’empêche pas d’avoir des convictions qui sont d’abord sociales mais je ne vais pas faire mine de cracher sur une idée de génie par mauvaise foi politique. Si vous n’êtes pas convaincu, je vous invite à faire l’état des avancées médicales dont l’essentiel n’est pas dû comme vous semblez le dire à la course à l’amement.
      Je ne suis absolument pas croyant (mais bien tenté, bravo !), de là à penser que l’univers en expansion n’a pas de cohérence, je m’en garderai tout autant. déduisez-en ce que vous voulez concernant mon mysticisme obscurantiste ou spirituel.
      Je ne vois pas où est le panneau, Harry Potter est ouvertement recherché par une partie de l’élite en qui elle fonde un espoir de salut du monde. Un salut qu’il mène d’ailleurs à bien même s’il est aidé, il n’en incarne pas moins une forme de leadership. Ne serait-ce que l’obsession de Voldemort à vouloir se payer sa tronche concrétise bien son importance. Coco, s’il ne se bougeait pas le Uc pour essayer d’arracher à l’existence une petite place sociale et à obtenir pour son cercle d’intimes un « ré-confort », il resterait un moins que rien, un « sans-dents » dans un monde de gueules cassées, de laissés pour compte, victimes justement de la Société du Spectacle de Debord et de la compétitivité à tous crins.


    • Duke77 Duke77 9 février 18:11

      @uzralk Votre vision du libéralisme est hallucinante !

      J’ai suivi votre échange avec l’auteur avec intérêt. Je vous rejoins sur Harry Potter, il est un énième « élu », comme Neo dans Matrix et comme dans tous les films surfant sur l’idéologie messianique. C’est redondant et finalement un peu lassant mais cela flatte l’ego du spectateur qui s’identifie au personnage et se croit exceptionnel le temps du film. On comprend pourquoi les gens en redemandent.

      En revanche, le libéralisme n’a jamais permis de grosses avancées technologiques et encore mois de distribuer le progrès aux peuples !

      Les arguments sont si nombreux que je vais devoir n’en sélectionner que les plus flagrants :
      - Le libéralisme induit l’obsolescence programmée
      - Le libéralisme induit une baisse de la qualité
      - Les progrès technologiques et scientifiques sont presque toujours issus de financement publiques et notamment de la recherche militaire

      Quand vous dites qu’une entreprise dans un système libéral pousse ses concurrents à s’améliorer ou à disparaitre, vous oubliez un gros détail : l’amélioration en question n’est absolument faite en terme de qualité de produit ou service, c’est même rarement le cas. Pour bouffer ses concurrents, il faut juste leur prendre leurs parts de marché. Dans l’agroalimentaire, cela se traduit par produire des recettes dites équivalentes mais qui coûtent mois cher à produire et de ce fait baisser progressivement la qualité des aliments. Les exemples sont nombreux, remplacement du cacao de qualité par de la graisse butyrique et du sucre dans les chocolats, arômes de synthèse remplacant les arômes naturels dans les biscuits, moussage des yaourts, etc. Même le Coca Cola est devenu dégueulasse par rapport à celui d’il y a 50 ans qui contenanait du sucre de canne dans sa recette. Le problème est que l’absence de contrôle du libéralisme permet aux industriels de raconter n’importe dans leurs publicités. L’exemple du Kinder « aussi bon qu’un grand verre de lait » pour votre enfant l’illustre bien. Quand un géant de l’alimentaire rachète un concurrent, la première chose qu’il fait est d’étudier comment changer progressivement la recette de ses produits phares pour les rendre plus rentables, et cela sur plusieurs années pour que le consommateur ne se rende compte de rien et s’habitue au goût de merde du produit dont la recette a été optimisée. Le chocolat Cote d’Or en est une bonne illustration.

      Quant aux progrès technologiques, beaucoup sont arrivé : par les Nazis en terme d’aéronautique et les Russes (communistes) ont été les premiers dans l’espace, par la médecine de guerre en terme de chirurgie, par les universités pour internet et, pour les ordinateurs personnels, le libéralisme a permis à Bill Gates d’inonder le marché de PC peu fiables par rapport aux concurrents de l’époque (Atari/Amiga/Mac), Bill a d’ailleurs eu un gros coup de pouce grâce à l’idée de l’interface à fenêtres... qu’il a volé à Jobs ! Il l’a juste commercialisé plus vite. Car son talent est bien celui d’un requin de la finance et des affaires plus que d’un visionnaire, inventeur de génie. Si ses PC n’avaient pas été rapidement vendus grâce à un gros coup de pouce du gouvernement américain (tiens tiens comme Tesla qui est financé par l’oncle Sam pour ne pas couler ou Boeing qui a bénéficié d’aides d’état pour lutter contre Airbus), le monde aurait gagné 20 ans en terme de qualité et d’ergonomie. Les foyers équipés d’un Mac changeant 2 fois moins souvent leur matériel que ceux équipés d’un PC, et l’interface d’Apple a des années lumières de Windows (jusqu’à récemment, pour arrêter windows, cliquez sur « démarrer » puis... lol).

      Pour les autres produits technologiques, le libéralisme a permis aux moins scrupuleux d’exploiter la misère humaine en Chine pour fabriquer des objets dont la durée de vie est savamment calculée pour vous leur permettre de maintenir leur CA au fil du temps, tant pis pour la pollution que cela engendre. D’ailleurs, tous les exemples de rachat de services publics par une société privée lors de privatisations sont arrivés au même résultat : baisse de la qualité et/ou hausse des prix sur des marchés captifs ! (Autoroute, hôpitaux, etc.). Les exemples sont nombreux et documentés sur les sites du parti communiste et consors. Et tout cela est logique puisque le libéralisme n’a comme seul but : faire toujours plus d’argent. Forcément, comme la croissance perpétuelle est impossible sur un marché limité en terme de taille (la planète), y a un moment où ça coince. Alors il faut inventer de nouveau besoin. Créer le besoin ! Voilà le pire du libéralisme pour survivre, avec toutes les dérives qu’on imagine. Par exemple, si j’étais à la tête d’un empire pharmaceutique, je provoquerai/créerais des maladies pour pouvoir les soigner ! Et je dirais de ceux qui m’en accuse que ce sont des complotistes. Mais je dois être tellement génial que personne n’y a pensé avant moi... Au final, le libéralisme permet au moins scrupuleux de voler pour faire fortune, de ralentir le progrès pour optimiser le retour sur investissement, d’empoisonner lentement les populations et de polluer la planète.


    • uzralk 10 février 15:54

      @Duke77 Je suis parfaitement d’accord avec 99% de ce que vous dites. Déjà. ’et accessoirement je ne rentrerai pas dans la guéguerre Mac/PC que je trouve parfaitement infantile même si les acheteurs de Mac sont clairement des gogos qui paient quatre fois trop cher un système qui les rend prisonniers alors que nous, les PCistes... ). Mais le libéralisme, contrairement à l’ultra-libéralisme, comporte des règles qui sont censées vous coûter très cher voire vous envoyer en prison si vous ne les respectez pas. vous appuyez votre thèse sur (je vous cite) les « marchés captifs » qui, par leur définition même échappent à la libre concurrence et donc à la recherche permanente du meilleur rapport qualité/prix. Je vous rejoins sur le constat mais pas sur la conclusion. Vous semblez généralement considérer que « c’était mieux avant ». mais si c’est forcément vrai pour certains aspects, c’est bien entendu faux pour d’autres. Oui l’agro-alimentaire bourre de sucre tous les produits préparé parce que le grand public se laisse droguer : résultat ? L’émergence d’une contre-dynamique venu de consommateurs toujours mieux informés et armés (d’applications) qui plébiscite les produits bio, le marché équitable et les circuits courts. et bon gré mal gré, les grandes marques sont bien obligées de s’y mettre. Les contrôles qualité d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux d’il y a trente ans, l’étiquetage non plus même si certains trouvent encore comment contourner (les lasagnes au cheval par exemple) mais ils paient le prix quand ils se font prendre  demandez à Ferrero qui en est à financer le gros de la recherche pour préserver la forêt équatoriale après les polémiques sur l’huile de palme. Les machines à café à dosettes ont connu un net recul des ventes quand leur toxicité écologique a été connue et nombre de marques ont eu à batailler pour redorer une image salie. Les grandes marques de voitures ont berné les états en remplaçant sciemment la pollution au plomb par celle aux particules fines (et récolter les primes écologiques au passage), aujourd’hui en ville, le public se tourne vers les trottinettes électriques, pas irréprochables mais préférables au moins sur le plan de l’empreinte carbone. La course aux médicaments a abouti sur l’obligation de proposer des génériques.
      Bon pour revenir à ce que vous disiez les grandes avancées découlent plus souvent d’une économie de guerre que d’une économie de marché, ça n’est vrai que si vous considérez les avancées brutales, le progrès est lent mais si le web nous descend du Darpa, toutes les évolutions dans le domaine informatique depuis (y compris le web) découlent de la libre concurrence.
      Je le redis, le libéralisme, c’est mettre le pire de l’être humain au service du meilleur. Ils sont prêts à tout pour gagner leur satané argent ? S’ils doivent pour cela donner satisfaction aux consommateurs, tout le monde en sort gagnant.
      Après c’est une question de foi. Si vous ne voulez pas être convaincu, je ne pourrai pas vous convaincre, c’est certain.


    • Shawford Shawford 10 février 16:00

      @uzralk

      Yep !

      Et v’là le résultat à l’insu de leur plein gré de ce type de cloportes, qui pour le reste des fractions de la conscience universelle, ont eu le malheur pourtant de parvenir à se dresser puis se redresser en être humains -soi-disant-conscients ! smiley

      https://twitter.com/shawford/status/1226882354343501824

      C’est valable à la plus primordiale échelle qui soit avec mes dégénérés de proches parents et alliés à l’instant T ! smiley smiley smiley


    • Armelle Armelle 13 mars 09:54

      @Duke77
      - « Le libéralisme induit l’obsolescence programmée »
      Pas du tout ! l’obsolescence programmée naît de notre modèle économique basé sur la croissance

      - « Le libéralisme induit une baisse de la qualité »
      Pas du tout ! La baisse de qualité des biens est principalement due à la volonté d’adapter les prix aux capacités qu’ont les gens à payer, lesquelles sont de moins en moins importantes !!! Rien à voir avec le libéralisme !!! Bah oui que voulez-vous, c’est ça quand on veut que tout le monde puisse bouffer du foie gras ou du saumon, et bien on en baisse le prix, donc la qualité

      -
      « Les progrès technologiques et scientifiques sont presque toujours issus de financement publiques et notamment de la recherche militaire »
      Pas du tout ! De la recherche militaire ? Mais vous plaisantez ? C’est facile de prétendre cette absurdité quand vous oubliez de dire que l’armée a pouvoir de réquisition sur tous les brevets déposés à l’inpi !!! Pour ensuite insinuer que ça sort des méninges militaires ? E c’est réellement ce qu’il se passe. Quelle rigolade !!! Si les états avaient compté sur les militaires pour innover en armement, les soldats seraient encore au fléau et au trident !!!
      Quant aux financements, vous oubliez de dire que ces financements publics, certes à hauteur de 2/3 du volume, sont dirigées principalement vers une forme d’EVOLUTION des technologies existantes et non d’INNOVATION pure. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous pataugeons, l’innovation est en panne dans notre pays ? D’ailleurs les profils porteurs d’innovations, pour bcp, fuient la France et vont « faire » ailleurs, vu la pauvreté de l’assistance publique, et le niveau des prélèvements en tout genre, j’en sais qqe chose !!! En plus les banques ne faisant pas le job, les candidats vont chercher les structures « capital risque » au Royaume uni, Israel et certains pays de l’est, mais certainement pas nos fonds publics
      Vous maîtriser vraiment votre sujet ou vous vous contentez de balancer des phrases « génériques » ?


  • Pierre Pierre 5 février 04:50

    La propagande par le cinéma américain a été très bien

    décrite par Pierre Conesa dans son livre « La fabrication de l’ennemi ».

    Il ne faut pas oublier que le cinéma américain d’adresse d’abord au public américain qui aime se rassurer et se convaincre qu’il est dans le camp du bien.

    Les films d’animation de Disney ne font pas exceptions. Nous savons à l’avance que le bien l’emportera et c’est un message moral apporté aux enfants qui les marquera pour la vie. 

    Disney a revisité les contes de Perrault, d’Andersen, des frères Grimm etc. en les adaptant aux petits et en moralisant les fins. 

    Si vous lisez les contes originaux (inventés ou adaptés par des auteurs européens), vous verrez qu’ils sont beaucoup plus glauques et traumatisants pour les enfants. Ils sont porteurs d’un autre message souvent de mise en garde contre les dangers du monde extérieur.

    Une mention aussi pour le cinéma d’animation russe et soviétique. Les fins sont souvent tragiques ou inattendues.

    Le dessin animé qui cartonne actuellement sur le net dans le monde est Masha et et Michka beaucoup plus dans l’esprit de Tex Avery. 

    Plus de quatre milliards de vues pour l’épisode ci-dessous.

    https://www.youtube.com/watch?v=KYniUCGPGLs&feature=youtu.be

    C’est tellement dérangeant que les Britanniques ont voulu censurer la vidéo parce qu’ils y voient des messages subliminaux de propagande russe. smiley

    Pour revenir a Coco, je l’ai vu et je l’avais pris au premier degré. J’avais retenu l’explosion de couleurs, le rire, l’émotion et le happy end. 

    Un scénario classique et efficace... et pour moi, la découverte de quelque chose que j’ignorais : le culte de la Santa Muerte au Mexique et son origine aztèque.


    • JL JL 5 février 08:07

      @Pierre
       
       ’’Disney a revisité les contes de Perrault, d’Andersen, des frères Grimm etc. en les adaptant aux petits et en moralisant les fins. Si vous lisez les contes originaux (inventés ou adaptés par des auteurs européens), vous verrez qu’ils sont beaucoup plus glauques et traumatisants pour les enfants. Ils sont porteurs d’un autre message souvent de mise en garde contre les dangers du monde extérieur.’’
       
      Est-ce que ce n’est pas la loi du genre ? le cinéma est par nature, intrinsèquement plus violent que le livre. Difficile d’imaginer ces fins violentes sur grand écran. Déjà, la mort de la maman de Bamby est un traumatisme qui a marqué des générations.


    • Ruut Ruut 5 février 09:45

      @JL
      La vie Réelle est un traumatisme smiley


    • Pierre Pierre 5 février 14:20

      @JL
      « Le cinéma est par nature, intrinsèquement plus violent que le livre ». C’est le contraire, le livre (conte) est plus violent.
      Quelques exemples de mémoire : 

      • La Belle au Bois dormant est violée dans son sommeil par le prince (charmant) et elle met des jumeaux au monde. C’est un des bébés qui en cherchant à téter qui aspire le poison de son doigt.
      • Les sœurs de Cendrillon se mutilent les pieds pour entrer dans la chaussure. Le prince s’en rend compte et les condamne à se faire crever les yeux par des oiseaux et à mendier le reste de leur vie.
      • Dans le conte de Grimm, la reine demande qu’on lui rapporte le cœur de Blanche-Neige pour le manger. A la fin, on oblige la reine à porter des chaussures de fer rougi et à danser jusqu’à la mort. Et je ne vous parle pas des sept nains, ils sont dégoûtants.
      • Esméralda dans le Bossu de Notre-Dame (Victor Hugo) finit pendue et Peter Pan tue les enfants qui deviennent trop grands.

      C’est inimaginable de raconter cela dans des dessins animés pour enfants.


    • JL JL 5 février 14:46

      @Pierre
       
       je ne parlais pas du contenu ais du médium. Le livre livre s’adresse à l’imaginaire, le cinéma à nos sens. Le cinéma, c’est presque du vécu. Un meurtre lu dans un roman ne nous effraye pas ; à l’écran, si.
       
      Personne n’emmènerait ses enfants voir

      un film ou un dessin animé mettant en scène Esméralda dans le Bossu de Notre-Dame (Victor Hugo) finissant pendue et Peter Pan tuant les enfants qui deviennent trop grands. Il faut forcément édulcorer.


    • uzralk 6 février 12:50

      @Pierre Si je vous rejoins hardiment concernant le cinéma d’animation russe (le film original La reine des Neiges est une merveille, une merveille !), vous semblez oublier -ou ne pas savoir que Disney a été très violemment attaqué par la critique conservatrice qui détestait que des méchants aussi traumatisants et des scènes violentes ainsi induites puissent exister dans des films dits familiaux (comprendre « pour enfants »). On reproche aux films de WD de ne pas aller assez loin dans la représentation graphique du mal et de la violence réelle alors même que ce sont ceux qui ont ouvert la voie à une telle critique.
      Depuis l’échec financier de Taram, le grand public (et le fait qu’il soit américain ne change rien à l’affaire) a obtenu de la firme qu’elle se conforme mieux au mignon indolore qu’espèrent la plupart des mamans, des grands parents et certains papas (quand même) quand ils emmènent voir leurs enfants voir ce genre de films. la loi de l’offre et de la demande en somme.
      Le chien Rox doit Tuer de ses dents son meilleur ami le renard Rouki. Les enfants se voient vendus, exploités puis transmutés en ânes dans Pinnochio (en passant par un trip sous LSD), la mère de Bambi est abattue froidement, Scar assassine le père puis est lui même dévoré par les hyènes dans le Roi Lion, les parents de Mowgly ont été dévorés par Shere-Khan qui continue le travail sur sa famille d’adoption dans le livre de la Jungle, dans Zootopia des crimes en série sont commis au nom du profit financier je crois et ce ne sont que les premiers exemples qui me viennent à l’esprit. Vous souhaiteriez par exemple que l’excision, les rites tribaux ou le cannibalisme soient exposés sans filtre dans ces films ? Je ne ne pense pas.
      C’est bien un équilibre qu’ils tentent de maintenir, c’est assez difficile et à mon avis, ils ne s’en sortent pas trop mal.


    • uzralk 6 février 13:36

      Non pardon, le trip sous LSD c’est dans Dumbo (mais c’est prétendument du champagne) Dumbo qui, lui, subit de plein fouet un ostracisme d’une rare violence, Sa mère sera même fouettée et enfermée du fait que Dumbo est « malformé ». L’histoire finit bien mais le parcours est douloureux. Dans Alice aussi (puisqu’on parle de drogues), la Reine a un penchant coupable pour la décapitation, rien que ça. Cruella Denfer veut dépecer, oui, tuer et dépecer, une centaine de chiots pour s’en faire un manteau dans les 101 Dalmatiens, Des méchants spécialement terrifiants on en trouve encore dans Alladin, Basil ou Le Bossu par exemple (Victor Hugo n’y est pas pour rien, lui qui ne s’est jamais privé de militantisme politique d’ailleurs). Ce sont véritablement des séquences d’horreur pour les enfants sans même parler de Taram.


  • Initiativedharman Initiativedharman 5 février 22:05

    Si vous commencez à boycotter Disney, il va falloir boycotter aussi nombre de studios américains qui produisent pléthore de films où l’american way of life est déifiée.


    • azyx1986 6 février 09:34

      @Initiativedharman
      Oui, ou sinon on peut dire que j’ai trouvé un filon quasi inépuisable d’articles à écrire. Enfin, je vais peut-être me lasser au bout d’un moment. J’en ai encore 2 en stock. J’ai presque fini Le Roi Lion et j’ai pas mal avancé niveau réflexion sur La Reine des Neiges. Si vous avez d’autres idées dans des registres différents je suis preneur.


    • uzralk 6 février 12:55

      @azyx1986 Ma fille m’a montré un épisode de My little Pony Friendship is Magic qui est une condamnation ultra-violente et pas du tout déguisée de la pensée de gauche en général dont les gentils poneys triomphent à la fin. Je vous en recommande la vision. il doit déjà faire l’objet de plusieurs articles sur des sites en langue anglaise.


  • uzralk 6 février 13:17

    https://www.overthinkingit.com/2011/02/24/my-little-pony-political-economy/?v=11aedd0e4327

    Accessoirement si votre souci, au contraire est de dénoncer un biais gauchiste droit-de-l’hommiste -bien pensant- dans les dessins animés pour enfants, je vous recommande la vison de la très populaire série Steven Universe très lisible sur le sujet (mais on ne sera pas très copains)
    Même la pensée politique de Matt Groenig, le créateur des si Américains Simpsons parfaitement décryptable quand on regarde Futurama interroge sur le fait que les Simpsons soient produits par la FOX depuis tant d’années.
    Et je ne parle pas de South Park (Parker et Stone ayant des opinion plus difficiles à résumer), des Griffin, American Dad ou Bo Jack Horseman, peut être même Rick & Morty. Bon courage dans cette entreprise.


  • uzralk 6 février 14:35

    Et puis d’ailleurs à ce jeu là, on peut tout démonter avec un minium de mauvaise foi.

    Tintin est raciste, colonialiste et crypto-gay (revoir le Chat du Rabbin en passant),

     Les Schtroumpfs sont Trostkystes/Léninistes, 

     Gaston Lagaffe est un soixante-huitard anarchiste (beat generation pour être précis)

     Le Seigneur des Anneaux n’est rien d’autre que de la propagande chrétienne (voir l’anneau chez Socrate, chez Freud ou chez Wagner)

     La Boussole d’Or est un roman initiatique gay honteux

     Star Wars exacerbe la mentalité interventionniste américaine (Lucas confirmait son intention de déstabiliser le Nouvel Hollywood de gauche ressenti comme anti-américain)

     Marvel mais aussi DC ou Disney ont créé des films ou comics de propagande totalement assumée hallucinants

     Astérix, bien qu’universaliste dans son propos propose une vision du roman national particulièrement biaisée voire dangereuse car pas mal de monde la croit juste (voir Boadicée en contrepoint) La Guerre des Gaules sur lequel ils se basent largement étant un récit propagandiste, un préalable qui permit à Jules César de renverser la démocratie et de s’instituer empereur.

     Indiana Jones n’est rien d’autre qu’un pillard de tombes qui se fait payer.

     Terminator 2 fait une apologie claire du terrorisme (défoncer l’ordre public) au nom d’une cause soi-disant justifiable (oui mais parce que le futur on le connait)

     Clint Eastwood, Charles Bronson (qui sont fondamentalement des plagiaires de Belmondo, toujours bon à rappeler) et plus tard Stallone et Mel Gibson prônent généralement une justice expéditive punissant de mort le délit d’opinion (non mais, je vous jure que ce sont des nazis, je le sais) revoir Class 84 sur ce sujet

     Harry Potter marque le retour d’une morale victorienne pré-WASP particulièrement flippante

     etc etc. (on pourrait parler des sujets inépuisables que sont le western et le manga mais bon, j’ai des choses à faire et on aboutirait à un moment ou à un autre sur les grandes religions et leur influence politique, alors une autre fois :) )


    • azyx1986 7 février 09:59

      @uzralk
      Vous ne voulez pas comprendre que les auteurs voient le monde par leur prisme de valeurs, bien souvent en accord avec leur époque et leur pays.
      La vision qu’avait Hergé sur les femmes et les africains était en complet rapport avec son contexte. Il est stupide de le condamner à posteriori. La vision du bien d’aujourd’hui en France fera probablement bondir les français de 2100.


    • uzralk 7 février 12:43

      @azyx1986 Il semblerait que ce soit vous, ce coup ci, qui n’aimiez pas qu’on s’attaque à ce que vous aimez. Au contraire la contextualisation est un facteur qu’il faut toujours prendre sérieusement en compte (par exemple je pense à Kipling ou à Rousseau) mais enfin même à l’époque de l’esclavage, le mouvement anti-esclavagiste n’était pas marginal (il suffit de voir le nombre de lois débattues et votées à cette période)
      vous pensez qu’Hergé (qui s’est largement amendé par la suite sans cesser de cependant concevoir des personnages racisés hautement malaisants) a évolué dans un monde globalement raciste et colonisateur ? Faux
      Tintin au Congo a été publié dans le Petit Vingtième qui était sans nuance un journal d’extrême-droite mais je le redis, il n’a pas cessé de s’en repentir et sa contribution à la BD reste fantastique. Il est courant de dire aujourd’hui que Gabriel Matzneff, Polanski, David Hamilton ou Woody Allen ont vécu dans une époque où le viol de mineur était toléré voire encouragé ? C’est faux. J’ai grandi dans ces années là et, sensible au sujet, je me souviens de tous les efforts qui étaient faits pour que de tels agissement soient dénoncés comme le pire crime possible (les pédophiles étaient même torturés et violés une fois emprisonnés par les co-détenus sous le regard approbateur du pouvoir). Ceux qui défendaient de telles idées et il y en avait restaient des provocateurs jusqu’à ce que des plaintes soient déposées contre eux. La violence du procès d’Outreau en témoigne.
      Contextualiser c’est bien mais jusqu’à un certain point. La droite et la gauche ont porté des noms différents selon les périodes et on a toujours eu des extrémistes et des modérés. Je vous laisse ma fille vient de se brûler en cuisinant.


    • azyx1986 7 février 14:14

      @uzralk
      J’ai l’impression de ne pas dire le contraire.
      Je ne globalise pas le contexte. Il faut le voir comme le contexte de l’auteur. Les valeurs n’ont jamais été les mêmes entre l’élite et le bas peuple par exemple. Les pédophiles du bas peuple ont toujours été sévèrement punis pendant qu’une compréhension (je n’ose dire encouragement de l’éveil à la sexualité des plus jeunes) émanait de l’élite. C’était à son paroxysme avant l’affaire Dutrou qui a radicalement fait pencher la balance dans le sens d’une condamnation de la pédophilie même chez l’élite (au moins de façade).
      La violence du procès d’Outreau ne visait que des gens du bas peuple je vous le rappelle.
      Hergé a toujours émis beaucoup de remords sur tout ce qui le dérangeait (sa passivité, pour ne pas dire plus pendant l’occupation, sa vision de la femme, des autres peuples etc.). C’est la stratégie Malaussène, beaucoup de larmes et on obtient le pardon. C’est bien pratique, cela nous permet de lire tintin (que j’aime beaucoup) encore aujourd’hui.


  • uzralk 9 février 09:37

    Oh oui Dutrou, je l’avais oublié lui mais vous avez parfaitement raison de le mentionner. La tolérance du monde intellectuel (mais on pourrait dire bobo puisqu’on parle à la fois de bourgeois et de progressistes) vis à vis de la pédophilie à cette époque était consécutive à une lutte des jeunes (notion floue dont la limite inférieure semblait impossible à arrêter) pour accéder au droit de copuler tranquillement. On l’oublie parfois mais Mai 68 était un mouvement de « libération de la jeunesse » autant qu’une « libération sexuelle » (1967 : Summer of Love) et parmi les exigences formulées par les étudiants il y avait l’école mixte (filles et garçons mélangés ce qui n’était pas le cas avant). Les jeunes homosexuels qui pouvaient entrevoir le début d’une tolérance en avaient marre d’être arrêtés et criminalisés également et donc pas mal de voix se faisaient entendre dans ce sens là dans la presse et sur les plateaux de télé, concerts auxquels des ordures comme Matzneff ont associé leur voix histoire de profiter du mouvement au sens le plus sale du mot. Voilà une recontextualisation qui nous éloigne pas mal de Coco et de Disney mais qui montre bien la difficulté de l’exercice.
    Enfin ; que les auteurs répercutent leur système de valeurs dans leurs créations et que ces dernères soient marquées dans le temps, c’est naturel surtout que l’écriture scénaristique chez Pixar a un caractère exceptionnel puisqu’elle se fait de façon horizontale (chaque artiste et technicien impliqué peut contester ou apporter des idées qui seront votées par l’ensemble des équipes puis incorporées ou modifiées par les scénaristes dans la narration finale). Un Pixar ne sera donc probablement à l’avant-garde d’une évolution des moeurs puisque cette façon de faire se fonde quelque part sur la recherche d’une vision consensuelle et que ceux qui l’ont produite ont des valeurs qui ne reflètent pas non plus l’ensemble de la société. C’est une avant-garde molle pourrait-on dire. Les messages délivrés par leurs films sont à l’avenant.


  • rita rita 9 février 10:44

    L’idéologie de l’argent-roi à polluer la planète entière hélas, même la Russie et la Chine emboîte le pas aux USA pour exemple Mc Do que l’on retrouve sur toute la planète !

     smiley


  • Pere Plexe Pere Plexe 9 février 11:02

    L’actualité fait que plus que Coco c’est Mulan qui est à la mode.

    Pour rappel l’héroïne est de la région de Wuhan.


    • uzralk 9 février 17:21

      @Pere Plexe : Oui Mulan !! Là, on parle de mon personnage Disney préféré (qui comme souvent est complètement repompé d’autre chose, il existe déjà des films live chinois sur Mulan que j’ai aimé mais je ne les recommanderais qu’aux fans de Wu Xia Pian (l’Hirondelle d’Or, l’Auberge du Dragon, la Mariée aux Cheveux Blancs, Histoires de Fantômes Chinois, Seven swords, Detective Dee, Hero, Les Poignards Volants...), beaucoup d’occidentaux étant allergiques au genre (genre dans lequel je me refuse à inclure Tigre et Dragon).


  • George L. ZETER George L. ZETER 9 février 11:31

    votre article traite d’un sujet important...mais sans risque pour agoravox ! tirez sur les ricains, ces grands manipulators ca mange pas de burger ! Mais allez donc critiquer le bourrage de crane de nos enfant dans les college en ce qui concerne l saint shoah...et alors les articles proposés sont miss à la trappe et le club des censeurs qui government ce site mettent leur veto..on touche pas au crif et tout le saint-frusquin ! voici mon article qui ne sera jamais publié sur ce site...
    http://gezile-delareunion.over-blog.com/2020/02/les-collegiens-n-ont-pas-le-shoah.html

    georges zeter


    • Yann Esteveny 10 février 18:07

      Message à Mr Georges Zeter,

      Merci pour le partage de votre texte.
      La bonne conscience ambiante lamine la liberté d’expression avec la préntention de lutter contre le fascisme et instaure de fait un réel totalitarisme.
      Le viol des consciences est devenue en France la norme.
      Présentez votre texte à la modération et je tacherai de voter pour sa parution.

      Respectueusement


  • Yann Esteveny 9 février 20:45

    Message à tous,

    Les images en 3D captivent facilement la vision des plus jeunes.

    Le plus simple est de partager les bons films pour enfants et les tenir éloignés de la propagande mondialiste et franc-maçonne de Disney. Quand il seront plus grands, leur parler de leur teneur.

    Parmi les films qui s’opposent radicalement à la propagande Disney, il y a heureusement de très bons films chrétiens en 3D pour enfants mais non distribués dans les salles de cinéma.

    Je commence une liste et je vous invite tous à collaborer :

    • Il était une fois Jésus (1999)
    • Le voyage du pèlerin (2005 et 2019)
    • Les dix commandements

    Pour ceux que les films chrétiens rebutent :

    • Kirikou et la sorcière (1999)
    • La ferme des animaux (1956)

    • uzralk 10 février 15:21

      @Yann Esteveny Je salue votre curiosité mais je suis étonné que vous ne citiez pas Le Prince d’Egypte certes signé Dreamwoks (des anciens de chez Disney mais qui dans cette industrie n’y a pas travaillé un jour pour la souris jette la première pierre) mais pour le coup somptueux et, il me semble, respectueux de vos croyances.

      En restant dans un registre « films familiaux »
      Et si l’on oublie momentanément tous les somptueux films Ghibli (dont Disney a d’ailleurs tenté d’étouffer le succès en occident en achetant les droits sans pourtant diffuser les films mais sans pouvoir contrer les nombreux fans militants) Studio Ponoc et autres Comix Wave Films, en supposant donc que vous n’aimiez pas l’animation japonaise...

      Je vous recommande (chefs d’œuvres essentiellement français) :
       Sur le Toit Du Monde
       Le Jour des Corneilles
      Les Triplettes de Belleville
       Zarafa
       L’Illusionniste
       Persepolis (plutôt pour ados comme Valse Avec Bashir ou Le Congrès)
       Avril ou le Monde Truqué
       Les Hirondelles de Kaboul
       Le Chat du Rabbin
       Le Prophète
       Ernest et Célestine
       Le Grand méchant Renard
       La Tortue Rouge

      et quelques films en « stop-motion » (en pâte à modeler disons)
       Fantastique Mister Fox"
       L’Île Aux Chiens
       Wallace & Gromit (tous les films)
       Chicken Run
       Pirates, Bon à Rien, Mauvais en Tout
       Shaun le Mouton
       Cro man
       Selkirk, le Véritable Robinson Crusoé
       Kubo et l’Armure Magique
      et ceux de Burton et Sellick (l’Etrange Noel de Mr Jack, James & la Pêche Géante, Coraline, Frankenweenie et Les Noces Funèbres mais je subodore que vous n’aimez pas ces films, ne me demandez pas pourquoi)...

      Je vous recommande le visionnages des bandes annonce de ce qui vous interrogera sur Youtube ou Allociné pour vous faire une idée. bonne journée à vous.


    • uzralk 10 février 17:32

      Pardon je voulais dire « Tout en Haut du Monde » et non « Sur le toit du Monde »


    • Yann Esteveny 10 février 18:25

      Message à avatar uzralk,

      Merci pour le partage.
      Il est délicat de conseiller en évitant l’erreur, la propagande, et la perte de temps de visionnage. C’est un choix subjectif engageant, et je préfère les films édifiants à double lecture pour petit et grand.
      Je vous confirme que les films Disney ou Dreamworks sont souvent blacklistés. Zootopie mérite néanmoins d’être vue et décryptée.
      Les désastreuses aventures des enfants Baudelaire ne passe pas au crible.
      Dans votre liste « Persepolis » est bien pour adolescent mais il faut en faire une lecture critique. Quant à Wallace et Gromit, Chicken Run sont amusants et bien pour réunir petit et grand.

      Respectueusement


    • uzralk 10 février 18:51

      J’en oubliais quelques uns :
       Jack et la Mécanique du Cœur 
       Le Voyage du Prince
       J’a Perdu mon Corps
       Louise en Hiver
       Le Sens de La Vie Pour $9.99
       La Fameuse Invasion Des Ours en Sicile
       Le Quatuor A Cornes
       Dilili à Paris
       Pachamama
       Funan
       Zombillenium
       Ma Vie de Courgette


  • Anastasia22 6 mars 20:58

    Le message adressé aux enfants est clair : dans ce monde, il y a les gagnants et les perdants. Des morts relève nécessairement du divin. Pour revenir au sujet, l’Héritage peut être perçu de différente manière. Nous parlons ici de ce qui est transmis entre générations : par exemple le Dictat  cliver voici donc le modèle de société voulue par Dieu 


  • Pelis24e 13 mars 01:40

    Disney couvrant tout, bon article, merci de bien vous concentrer.


  • mariofigue44 13 mars 06:48

    J’ai vu ce film sur Pelispedia et j’ai pleuré comme jamais auparavant parce que l’histoire est tellement sentimentale et puissante qu’elle vous immerge complètement dans l’histoire du personnage principal. Il y a vraiment des choses dans ce post que je ne connaissais pas sur le film, très instructif


  • JL JL 13 mars 08:00

    ’’ protégez vos enfants de la propagande de Disney ! ’’

     

    ’’Le message adressé aux enfants est clair : dans ce monde, il y a les gagnants et les perdants. C’est normal, c’est la volonté divine. Bas-toi pour être un gagnant ’’

     

    @azyx1986 : est-ce que vraiment, vous protègeriez vos propres enfants contre ce message ? Est-ce que vous voudriez vraiment qu’ils deviennent des loosers ?Je suppose que non ; je suppose que vous désirez seulement protéger les enfants des autres contre cette propagande.

     

    La propagande de Disney est haïssable certes, mais il n’existe pas de contre poison.

     


  • Anastasia22 21 mars 09:18

    les méritants ont tout, les autres rien. Par méritant comprenez évidement riche dans la movies123 mentalité américaine. Chez Disney c’est par la richesse que l’on reconnaît les méritants


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