jeudi 24 novembre - par Laurent Masure

Le sharenting : bonne ou mauvaise idée

 

Le sharenting est probablement lié au besoin d’approbation et à l'égo étant donné ce qu’il représente. Faites vous partie des parents qui aiment partager les premiers moments de vie de votre progéniture sur les réseaux sociaux ? Si vous adorez montrer à vos proches la première échographie, le premier sourire de votre chérubin grâce à Facebook, Snapchat ou Tik Tok, alors cet article est fait pour vous !

 

Le sharenting, pourquoi étaler la vie de ses enfants sur les médias sociaux ?

Le terme Sharenting est une contraction des mots share (partage) et parenting (être parent). Afin d’avoir un sentiment de satisfaction, certains parents s’adonnent aux partages de courtes vidéos ou de photos sur les plateformes sociales. Cet état d’âme sera décuplé s’il génère des commentaires agréables tels que « cool », « sympa », « bien joué » ou encore les fameux pouces bleus. Toute réaction de ce type vous confortera dans votre rôle de parent. Le sentiment d’être un bon père ou une bonne mère se fera ressentir. Vous pouvez partager de la sorte vos joies et vos peines avec vos followers. 

 

Le sharenting, et vos enfants dans tout cela ?

 

Souvent les parents partagent la première échographie de leur enfant. Ils donnent de cette manière la première empreinte numérique. L’enfant possède donc une existence numérique avant sa naissance.

Cette tendance n’est pas nouvelle. Facebook, Instagram, Tik-Tok ne font que remplacer nos vieux albums photos. Mais ceux-ci restaient dans la sphère privée. Ils tournaient aux repas de famille et les anecdotes à la machine à café. Problème : les paroles s’envolent mais les écrits restent.

Vous êtes-vous déjà demandé ce que votre enfant pense de tout cela ? Votre enfant aime-t-il cette identité virtuelle que vous lui attribuez ou ce tatouage virtuel, comme on l’appelle parfois ? Vient un âge, vers 5 à 6 ans, où votre progéniture doit pouvoir décider par elle-même de sa présence ou non sur les réseaux sociaux ! Pourquoi tout d’un coup, votre enfant devrait-il donner son avis ? L’image de lui qui vous paraît la plus jolie n’est pas forcément pour lui à son avantage. Il peut très bien avoir une discordance de point de vue entre vous et lui. Votre enfant peut très bien changer de comportement par peur d’apparaître sur les réseaux sociaux. Des images mal interprétées peuvent aboutir à du harcèlement. Les clichés se propagent vite. Bien évidemment, il est possible de les supprimer mais la capture par quelqu'un d'autre est vite réalisée et peut être utilisée à mauvais escient. 

Faut-il arrêter de partager ? Faut-il donc complètement renoncer au "sharenting" ? Bien sûr que non ! Si vous utilisez les images de votre progéniture de manière consciencieuse et respectueuse de la vie privée, vous ne devez certainement pas renoncer au "sharenting". Après tout, poster, partager, aimer, c'est justement ce qui fait le côté sympathique des réseaux sociaux.

 

Comment se comporter dans la société de l'information : 6 tips

 

Le sharenting peut donc conduire à la violation du droit des enfants à l'image de soi, à la vie privée et à l'intimité, avec des conséquences futures. Afin d'aborder la société de l'information de manière plus sûre et plus consciente, les parents peuvent suivre quelques conseils :

  • Limiter l'utilisation des réseaux sociaux et la surexposition (d'eux-mêmes et de leurs enfants) sur ceux-ci.

  • Vérifier et renforcer les paramètres de confidentialité des différents profils sur les réseaux sociaux.

  • Filtrez et assainissez régulièrement la liste des contacts et amis sur les réseaux sociaux, car ce sont ces contacts qui auront accès aux photos et informations postées. Refusez, dans la mesure du possible, les demandes de connexion émanant d'inconnus.

  • Évitez de publier des lieux et des images d'enfants, en particulier des moments intimes ou privés (avec peu ou pas de vêtements, par exemple).

  • Décourager la divulgation de données telles que les adresses, les noms ou les identités sur les réseaux.

 

Vous en savez maintenant plus sur le sharenting, ce qu'il est et comment vous pouvez minimiser les risques associés. N'oubliez pas que dans la société de l'information dans laquelle nous vivons, les données et les images d'une personne (et surtout des enfants) peuvent avoir un impact sur sa vie personnelle et professionnelle future. Veillez donc à réduire votre exposition en ligne et à faire preuve de prudence dans votre vie, en profitant des loisirs avec vos enfants dans des paradis comme la Costa del Sol de la manière la plus sûre et la plus intime possible !

Et vous, en parlez-vous parfois en famille ?

 



22 réactions


  • Clark Kent Clark Kent 24 novembre 14:57

    Pauvres gamins !


  • Gégène Gégène 24 novembre 15:00

    donc ça n’a rien à voir avec le pantouflage ?


  • PascalDemoriane 24 novembre 16:38

    Article catastrophique ! Pourquoi ? Parce que loin d’informer, il contamine.
    On peut même dire que loin de prévenir ou d’informer, il propage.

    Quelle est la technique élémentaire ? (j’ai appris çà en cour de psycho marketing, il y a fort longtemps)
    on pose d’autorité un mot viral, une substantivation construite artificielle, ici « Le » sharenting, inconsciement perçu par le lecteur comme un fait sociologique avéré et d’actualité (alors que c’est complètement imaginaire), ce qui met ce lecteur en infériorité et en réceptivité passive, en dette informative.

    Ensuite on fait mine de lui donner des conseils de distanciation critique, mais en réalité on sait d’avance que dans son cerveau, seul le mot viral aisé à mémorisé va rester comme un repère cognitif. Le lecteur va donc répéter autour de lui le mots-viral, pour sans le savoir, banaliser le comportement décrit, le message viral, pour finalement le faire intégrer dans les normes communes.
    C’est une manip bien repertoriée.

    L’auteur en est-il conscient ? J’espère, sinon c’est pire, c’est qu’il est déjà un propagateur contaminant manipulé.

    Quand on annonce un néologisme en
    - ing, précédé d’un article défini, en général, c’est qu’on vous prend pour un con.
    Mais bon, ici, çà passe crème, comme on dit !


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 24 novembre 22:58

      @PascalDemoriane

       Faut-il donc complètement renoncer au « sharenting » ? Bien sûr que non ! 

      J’aime bien aussi la rubrique « conseils » pour clore l’article. Ce me rappel les articles de la presse gratuite, du genre : « mon patron me viole tous les jours, 10 astuces pour que çà ne se voit pas ».

    • I.A. 25 novembre 09:37

      @PascalDemoriane

      Bonne analyse, merci.
      Encore que sur Ago, ce genre de manipulations, hein...

      (Mais, je vais quand même arrêter de faire du shopping en string)


  • Jean Keim Jean Keim 25 novembre 07:15

    Que viennent faire les Titres Interbancaires de Paiement dans un article sur les Charentaises ?

    Plus sérieusement laissons aux enfants la possibilité de construire eux-mêmes leur propre imaginaire, il leur sera ainsi plus facile de mettre de l’ordre dans leur esprit.


    • Laurent Masure Laurent Masure 26 novembre 11:03

      @Jean KeimQue viennent faire les Titres Interbancaires de Paiement dans un article sur les Charentaises ? J’ai un peu de mal à comprendre cette expression !


  • the clone the clone 25 novembre 08:01

    Certains parents sont vraiment des demeurés, il y a un permis a points pour les véhicules, on devrait faire pareil pour les enfants et les retirer quand il n’y a plus de points, ensuite leur faire faire des stages de réhabilitation pour leur apprendre comment devenir des parents normaux et éviter ainsi que leurs rejetons deviennent comme eux ......


    • baliste 25 novembre 08:14

      @the clone
      Genre les parents qui font vacciner leurs gosses pour le covid ? Ceux qui leur achète n’importe quoi ? Ceux qui les rendent rasiscte ? .... Ceux qui s’en débarrasse à l’école , et ne s’en occupent plus ?
      Difficil de juger un bon parent , mais je suis d’accord que certains sont totalement perdus , on en voi même les résultâts sur ce site , des gosses mal élevés , grossiés , menteurs , sans la moindre cultures , triste ....


    • PascalDemoriane 25 novembre 10:47

      @the clone
      permis a points pour les enfants et les retirer aux parents
      êtes vous donc prêt, formaté et gourmand à ce point pour le totalitarisme macronien et le crédit social ? çà démange ?


  • Adèle Coupechoux 25 novembre 09:48

    Ce procédé révèle surtout un autocentrisme délirant.


    • PascalDemoriane 25 novembre 11:01

      @Adèle Coupechoux, autocentrisme 

      Oui, mais quelle différence avec l’article sur AVox récent sur « la vie et la mort de mon châton », qui bât des record d’audience et de compassion.
      Pas une critique ne l’a analysé.
      Les châtons ne font-ils pas autant d’audience sur le net que les sites pornos ? On le dit. N’y a t-il rapport avec la notion d’ob-scènité, étymologiquement comprise.

      Il vaut mieux analyser le phénomène, me semble t-il, car l’attribuer « aux autres » c’est s’en dédouaner à bon compte pour ne pas voir que nous tous impliqués.
      Car précisément dire sur un réseau social « C’est pas moi qui suit auto-centré, narcissique, ob-scène, exhibitioniste, c’est les autres » est déjà un egocentrage abusif et non-conscient !

      Tout cela est maîtrisé, programmé par les psychos-ingénieurs du système.


    • eau-mission eau-mission 25 novembre 11:52

      @PascalDemoriane

      Ce sont les ingénieurs tout court qui ont mis en place le réseau. En regardant ce qu’il s’y passe, dois-je m’abstenir totalement de manifester mon émotion ?
      Ne serait-il pas plus efficace, pour échapper à la psycho-ingéniérie, de simuler l’émotion ?

      Je pense fort à Margoton et son chaton quand
      Les gendarmes même les gendarmes qui sont par nature si ballots se laissaient toucher par les charmes du joli tableau


    • Adèle Coupechoux 25 novembre 13:50

      @PascalDemoriane

      « Qui bât de records d’audience et de compassion »

      Vraiment ? Combien de commentaires et de visites par rapport à d’autres articles, où les commentaires dépassent les 100, les 500, voire les 1000 ?

      De même que rendre un hommage à son chat avec un billet n’est rien en comparaison des marches blanches qui sont imposées à tous dans l’espace public et dans les médias mainstream avec indécence aux heures de grande écoute.
      Si je reconnais que l’auteur a dévoilé une part de son intimité et l’a partagé, il n’a obligé personne à diffuser son article, il est passé en modération. Et personne n’est obligé de rendre hommage à son chaton. Pas plus que de lire son billet. 
      Certains se sont reconnus dans sa peine. Dont moi.

      J’évoque un autocentrisme délirant. Un délire dans le sens d’un symptôme.

      « Tout cela est maîtrisé, programmé par les psychos-ingénieurs du système. »
      Les délires sont souvent orchestrées par ces derniers. La crise Covid l’a démontré de façon fracassante en organisant tous les soirs à 8 heures pétantes les sorties de coucous et de casseroles. S’il n’y avait eu que ça...


    • PascalDemoriane 25 novembre 16:23

      @ Madame Adèle Coupechoux
      Vous parlez de ces « marche » blanches« médiatisées qui moi, me choquent ! Pourriez vous éclairer votre point de vue critique, le préciser.
      D’une façon générale j’essais de travailler dans le d’une double approche, psychologique individuelle et sociologique collective. C’est pas facile et on est pas aidé ! Vos contributions m’aident souvent.

      A propos du chaton  »Certains se sont reconnus dans sa peine. Dont moi." dites vous.
      Evidement, dont vous, moi, d’autres ! C’est le propre de l’humain d’expérimenter cette peine, cette épreuve affective. La question n’est pas là, elle est de mesurer jusqu’où s’arrête l’intime et où commence le champs public, l’obscénité du spectacle, l’exhibitionisme émotionnel. Car le pouvoir lui, et la marchandise, elle, savent très bien se faire intrusifs dans l’intime, s’y faire admettre, y compris par le biais de l’émotion, vous l’avez compris.
      Et savent très bien convertir une motion collective politique menaçante en motion collective émotionnelle inoffensive : la marche blanche justement !
      Tout se tient.
      La culture de l’émotion-compassion est un opium addictif de castration politique.
      On commence par pleurnicher sur les chat, on fini par pleurnicher sur les humains dans le renoncement compassionnel à toute résistance !


    • Adèle Coupechoux 25 novembre 18:08

      @PascalDemoriane

      La question peut en effet dépasser la mesure de l’intime. Je m’en suis aperçue lors du décès d’un proche. Quand des cultures aussi différentes les unes que les autres se sont tour à tour vues reprocher soit leur indifférence soit leur hystérie.
      La manifestation de la souffrance ou de la joie peuvent se traduire par une certaine pudeur, retenue ou alors une certaine exhibition. 
      Nous n’avons jamais été aussi collectivement différents. Et aussi difficilement compréhensibles les uns envers les autres.
      Comme vous l’écrivez ce n’est pas facile. 
      Après il y a effectivement, une culture ou plutôt une dictature du faire pleurer dans les chaumières basée sur l’émotion forte, l’absence de pudeur. Des postures, des impostures, des automatismes médiatiques qui constituent un véritable marché.
      Comme pour les séries et leurs saisons1 puis 2 puis 3. 
      Les causes de ses dysfonctionnements dans nos sociétés comme la pédophilie, la corruption, la criminalité en tout genre, etc. pendant ce temps ne sont pas traitées et cachées sous le tapis. Ce que vous appelez à juste titre la castration politique. 


  • Djam Djam 25 novembre 11:14

    Le « sharenting » ?? Rien que ce terme creux fait rigoler...

    Laissez donc les pigeons s’auto admirer via leur progéniture, leur existence est sans aucun doute une insignifiance permanente...


  • xana 26 novembre 10:50

    Un auteur insignifiant s’adresse à des parents insignifiants.

    Quelle décadence...


    • Laurent Masure Laurent Masure 26 novembre 10:59

      @xana C’est un raisonnement un peu facile. Le but de cet article est de prévenir de certains dangers. Je ne considère pas les parents comme des insignifiants mais comme des êtres humains avec leurs forces et leurs faiblesses. 


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