jeudi 20 février 2014 - par Philippe VERGNES

Affaire Dieudonné et théorie du genre, etc. : le harcèlement moral s’institutionnalise

Que peut bien avoir en commun Dieudonné avec la théorie du genre et certaines affaires récentes passées sous silence après avoir été portées au pinacle de la propagande par la médiocratie en place ?

Ces cas d’école suivent tous un seul et même schéma d’exposition médiatique : ils sont diffusés dans la presse et proposés au public selon un modèle communicationnel particulièrement pernicieux aux conséquences délétères insoupçonnées dont le but vise clairement le contrôle des foules par la manipulation et la mise en place intentionnelle d’un climat de tension et de confusion extrême où au moins deux parties clivées de la société vont devoir s’affronter.

Dès lors, rien de plus logique que ceux qui s’opposent au pouvoir en place soient vilipendés, ostracisés et traités tels des parias, car telle est la technique de dissuasion que tout tyran digne de ce nom organise pour réduire au silence les opposants à ses funestes projets.

Avant les VALLS et PEILLON, les GUEANT et CHÂTEL avaient déjà franchi un seuil dans l’art de cette dialectique éristique si particulière que nous allons rapidement étudier au travers des récents exemples des affaires Dieudonné et de la théorie du genre.

Il convient tout d’abord d’effectuer un petit rappel de ce qu’impliquent les discours organisés selon ce mode de communication qui fait appel à la technique schizophrénique de la double contrainte. Aussi, comme je l’exprimais déjà dans un précédent article destiné à informer le lecteur sur la dangerosité de tels procédés[1] : « Que le message apparaisse comme dénué de sens n'est pas ce qui importe le plus. Il possède, en revanche, une réalité pragmatique beaucoup plus redoutable : on ne peut pas ne pas y réagir, mais on ne peut pas non plus y réagir de manière adéquate (i.e. non paradoxale) puisque le message est lui-même paradoxal. Dès lors, un individu pris dans une double contrainte est dans une situation très inconfortable et ne peut que : soit se sentir « puni » (ou au moins coupable) s'il décèle la double contrainte, soit passé pour ‘fou’ s'il insinue qu'il y a discordance entre ce qu'il voit et ce qu'il ‘ devrait’ voir. Grégory BATESON résume cette situation ainsi : “Vous êtes damné si vous le faites, vous êtes damné si vous ne le faites pas… »

Et tout le monde peut aujourd’hui constater par lui-même que c’est effectivement le sort qui est réservé à tous ceux qui s’opposent au système désormais bien en place.

Au-delà de l’effet proprement sidérant qui résulte de l’usage de telles méthodes dans une ‘démocratie’, ce qu’il convient avant tout de comprendre concernant cette structure de dialogue sous forme d’injonctions paradoxales, c’est qu’elle est avant tout destinée à manipuler l’opinion publique. Sauf qu’avec ce type de communication, la manipulation atteint un paroxysme jamais égalé auparavant par l’usage de techniques rhétoriques plus classiques.

Malgré tous les apparats qu’un discours paradoxal peut revêtir, par exemple le combat contre le racisme et l’antisémitisme dans l’affaire Dieudonné ou bien la lutte pour l’égalité homme/femme dans l’ABCD de l’égalité, il n’a – je le répète encore une fois – aucune autre finalité que celle d’asservir le peuple considéré par les élus comme « un taureau à dompter »[2].

Toute autre considération de ‘surface’ n’est destinée qu’à noyer le poisson pour mieux perdre les âmes pleines de bonne volonté. Par exemple, derrière le fallacieux prétexte de se battre contre le racisme et l’antisémitisme se cache l’intention de brimer la liberté d’expression afin de faire taire tous les opposants au système totalitaire qui se met insidieusement en place, et derrière la raison alléguée de l’ABCD de l’égalité se dissimule une abjection destinée à corrompre la jeunesse dès le plus jeune âge (démontrer ce dernier fait justifierait à lui seul un long article faisant appel à des notions complexes que je prendrais peut-être le temps de développer par ailleurs).

Ainsi, au travers de ces deux récentes affaires, voici comment se présente une communication paradoxale dont nous peinons tous à mesurer l’impact qu’elle peut avoir sur la psyché humaine.

 

La théorie du genre :

Après le premier succès des JRE lancées par Farida BELGHOUL, nos gouvernants ont lancé une grande contre-offensive axée sur plusieurs points jusqu’à envisager de limiter sérieusement Internet.

Le seul aspect qui nous intéresse ici est strictement limité à celui dont l’information nous est facilement accessible afin de ne pas partir dans des hypothèses qu’il serait difficile de démontrer.

Puisque les JRE ont pour but de protester contre l’instauration de la théorie du genre à l’école, nos ‘représentants’ ont décrété que la théorie du genre n’existait pas. Argument à leurs yeux infaillible, car seuls des ‘déséquilibrés’ peuvent protester contre quelque chose qui n’existe pas.

Pour savoir qui a tort ou qui a raison dans cette histoire, une question se pose ou plutôt s’impose : demandons-nous simplement ce qu’est une théorie. Cette interrogation est si élémentaire qu’il pourrait paraître surprenant que personne n’y ait pensé, et pourtant…

Définition de ‘théorie’ (selon le CNRTL) :

I. − [Le plus souvent par opposition à pratique] :

A. − Ensemble de notions, d'idées, de concepts abstraits appliqués à un domaine particulier…

Péjoratif : Ensemble de spéculations, d'idées gratuites ou irréalistes exprimées de façon sentencieuse ou pédante et présentées de manière plus ou moins scientifique

En particulier : Ensemble de notions, de connaissances abstraites organisées en système (avec une finalité didactique).

B. − Connaissance(s) abstraite(s) et spéculative(s) indépendante(s) des applications.

II. [Dans le domaine scientifique] :

A. − Construction intellectuelle, hypothétique et synthétique, organisée en système et vérifiée par un protocole expérimental ; ensemble de lois formant un système cohérent et servant de base à une science, ou rendant compte de certains faits.

B. − Par extension : ensemble d'opinions systématisées.

Étymologiquement, le mot ‘théorie’ est issu du bas latin theorica (et theorice) désignant « la spéculation, la recherche spéculative », emprunté au grec theorein signifiant « contempler, observer, examiner ».

Nonobstant que cette définition puisse avoir un usage contradictoire selon que nous l’utilisons d’un point de vue pratique ou bien scientifique, il en ressort qu’en vertu de la polysémie de ce terme les détracteurs de l’ABCD de l’égalité, en se plaçant du côté pratique et pragmatique, voir même péjoratif pour certains (cf. définition supra), dénoncent de bon droit la volonté politique de développer une théorie du genre « dès le plus jeune âge » (comme nous le verrons ci-dessous), car les études de genre ont « une finalité didactique » mise en pratique par plusieurs ministères.

Donc, du fait que les études du genre sont prévues dans les programmes de l’Éducation nationale, et ce « dès le plus jeune âge », il existe bel et bien une « théorie du genre ».

Mais, et ceci un mais d’importance, les partisans de l’ABCD de l’égalité peuvent aussi affirmer que la « théorie du genre » n’existe pas puisque les « gender studies » (ou études de genres), dont personne ne nie l’existence pas même nos gouvernants, n’ont jamais fait l’objet de « vérification par protocole expérimental et que l’on ne peut donc pas en inférer un ensemble de lois formant un système cohérent servant de base à une science ou rendant compte de certains faits ».

Cette négation de l’existence d’une « théorie du genre » à l’école est particulièrement riche en informations et témoigne incontestablement de la manipulation de nos gouvernants, car elle met à jour l’usage rhétorique d’injonctions paradoxales.

En effet, nier l’enseignement d’une « théorie du genre » dans les établissements scolaires tout en admettant que nos enfants soient formés aux études sur le genre « dès le plus jeune âge » revient implicitement à admettre que la théorie-du-genre-qui-n’existe-pas fera bel et bien partie du programme de formation des élèves.

Vous ne saisissez pas le paradoxe et la subtilité sémantique qui permettent à nos élites de tromper votre vigilance sans éveiller votre méfiance ?

Qu’à cela ne tienne, c’est à ça que servent les injonctions paradoxales.

Nos dirigeants ne peuvent pas dire qu’il existe une théorie du genre parce qu’ils savent très bien que les études de genre n’ont jamais fait l’objet de vérification par protocole expérimental donnant lieu au statut de science ; or on ne peut pas enseigner à l’école autre chose que des disciplines scientifiques. Toute « autre chose » relèverait d’un endoctrinement purement spéculatif émanent du cerveau dégénéré de quelques ‘illuminés’ souhaitant voir se réaliser un projet assurément pas très catholique.

Que tentons-nous donc d’inculquer à nos enfants sous le fallacieux prétexte de réduire les inégalités entre les hommes et les femmes ?

A partir du moment où nous comprenons qu’en dehors des sciences enseignées à l’école, il ne peut y avoir que de l’endoctrinement ou du conditionnement idéologique, qui est l’apanage des dictatures, nous pouvons prendre conscience du fait que l’introduction des études de genre « dès le plus jeune âge » n’a qu’un seul et unique but : celui de la soumission docile des futures populations au « gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays » [3].

Soyons bien clairs : je ne nie absolument pas l’intérêt et la nécessité de réduire les inégalités – toutes les inégalités – que notre société produit, mais en dénonçant le paradoxe de la « théorie du genre », j’effectue une distinction entre la fin et les moyens employés pour l’atteindre.

Distinction que ne font pas les défenseurs de l’ABCD de l’égalité en témoignant par là d’un abrutissement particulièrement servile aux thèses propagandistes (telle est la finalité des injonctions paradoxales : l’absence de possibilité d’y opposer une quelconque critique). Or, les moyens tels que définis dans le seul document officiel qui est à retenir concernant l’enseignement de la « théorie du genre dès le plus jeune âge », atteste de façon incontestable que le but poursuivi par cette pédagogie n’est pas l’égalité des sexes, comme elle nous est vendue, mais bel et bien le contrôle des foules par la manipulation et l’instauration d’un système d’emprise[4] chez les tout-petits.

Pourquoi ?

Parce qu’au-delà du contenu qu’apporte la convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif pour la période 2013-2018, et du principal moyen préconisé pour « renforcer l’éducation au respect mutuel et à l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes » qui consiste à une éducation à la sexualité « dès le plus jeune âge » (cette idée est répétée 6 fois dans cette convention de 12 pages au format PDF), ce document mentionne en outre que : « … Les savoirs scientifiques issus des recherches sur le genre, les inégalités et les stéréotypes doivent nourrir les politiques publiques mises en place pour assurer l’égalité effective entre filles et garçons, femmes et hommes » (p. 2 du PDF).

Ainsi donc, cette assertion démontre clairement que nos ministres mentent ouvertement aux Français lorsqu’ils déclarent qu’il n’y a pas de théorie du genre, car si tel était effectivement le cas, six d’entre eux n’auraient jamais pu signer un texte qui précise que « les savoirs scientifiques issus des recherches sur le genre… doivent nourrir les politiques publiques, etc. »

Mentir en de telles circonstances ne peut qu’engendrer une vague de suspicion légitime à l’encontre des véritables intentions de cette éducation à la sexualité « dès le plus jeune âge ».

Qui plus est, si le véritable but de cette démarche éducative était de réduire les inégalités entre les sexes, d’autres moyens bien plus efficaces que l’éducation à la sexualité « dès le plus jeune âge » ont déjà été développés pour parvenir à l’objectif d’une meilleure reconnaissance de l’altérité, seule à même de réduire les inégalités. Comprenez donc que l’on ne peut atteindre un tel but en employant des moyens qui annihilent cette différence au lieu de la reconnaître. C’est le comble de l’absurdité véritable perversion de but :

Plutôt que de soigner la maladie, on supprime le symptôme.

L’histoire a maintes fois prouvé que ce genre de méthode n’a jamais fonctionné. Pire encore, une telle solution a toujours aggravé le problème.

A moins de poursuivre un dessein qui soit autre que celui de l’intérêt général et de notre société tout entière, sans distinction de classes sociales, seuls les fous, les irresponsables et les pervers peuvent se permettre d’agir ainsi à une aussi grande échelle (celle d’une éducation nationale).

 

L’affaire Dieudonné :

Je serais plus bref, bien que ce cas soit infiniment plus complexe que le précédent, il rejoint la conclusion d’un article précédent portant sur un autre type de harcèlement, Harcèlement sexuel : un Syndrome d’Aliénation Pénale, dont la démonstration est également valable pour le cas présent.

Le harcèlement médiatique de Dieudonné a été de même nature, mais beaucoup plus intense, que celui qui a été organisé autour de la théorie du genre et de nombreuses autres affaires dont nous n’entendons plus parler.

C’est-à-dire que nous avons été informés de cette affaire en étant littéralement bombardés d’injonctions paradoxales. Il y en a eu tant et plus qu’un livre entier ne serait pas suffisant pour toutes les dénoncer. Aussi, je ne prendrais qu’un seul exemple pour démontrer le caractère manipulatoire des informations que l’on diffuse sur cette intrigue à rebondissement.

Dénoncer une injonction paradoxale est nécessaire pour atténuer son pouvoir de nuisance. Que l’on se souvienne : « Une injonction paradoxale démasquée est une contrainte paradoxale manquée »[5]. L’intérêt de ce décryptage réside dans le fait qu’il permet de retrouver son libre arbitre qu’inhibe l’interdit de penser inconsciemment posé par les injonctions paradoxales.

Les médias nous ont bassiné les oreilles en répétant sans cesse que Dieudonné est un criminel délinquant raciste antisémite multirécidiviste condamné à de plusieurs reprises par la justice (je sais, la formule est pléonastique). Mais condamné pour quoi, au titre de quelle loi ou de quel texte ?

Prenez le code pénal, vous ne trouverez aucune mention relative aux mots ‘racisme’, ‘antisémitisme’ et ‘xénophobie’. Absolument rien. Aucun article du Code pénal ne déclare qu’il existe des crimes ou des délits de racisme, d’antisémitisme ou de xénophobie.

Par contre, il existe de nombreux articles dans divers codes qui sanctionnent les 19 discriminations prévues à l’article 225-1 du Code pénal : « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur (1) origine, de leur (2) sexe, de leur (3) situation de famille, de leur (4) grossesse, de leur (5) apparence physique, de leur (6) patronyme, de leur (7) état de santé, de leur (8) handicap, de leurs (9) caractéristiques génétiques, de leurs (10) mœurs, de leur (11) orientation ou identité sexuelle, de leur (12) âge, de leurs (13) opinions politiques, de leurs (14) activités syndicales, de leur (15) appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une (16) ethnie, une (17) nation, une (18) race ou une (19) religion déterminée. »

En résumé, rien ne réprime le racisme, l’antisémitisme ou la xénophobie. Seules les discriminations sont considérées comme légalement répréhensibles par le Code pénal.

Alors, au nom de quelle loi Dieudonné a-t-il pu être condamné et taxé de criminel délinquant raciste antisémite multirécidiviste sans être diffamé par tous ceux qui le traîne dans la boue ?

Cet exploit a été rendu possible par la loi n° 90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe, autrement dénommée « loi GAYSSOT », qui est un texte hérétique en diable n’ayant jamais été codifié et qui a échappé à l’arbitrage du Conseil Constitutionnel (pour des raisons techniques qu’il serait trop long de développer ici).

Or, le Conseil Constitutionnel ne peut pas s’autosaisir pour délibérer sur la question de l’irrégularité de cette loi et il n’attend que ça depuis des années comme en atteste ses nombreux rapports, car cette loi est inconstitutionnelle et il faut être de particulière mauvaise foi pour prétendre le contraire (lire à ce sujet l’excellent article paru sur ce site : Les dangereuses métastases de la loi GAYSSOT et les commentaires).

En conséquence de quoi, les condamnations de Dieudonné pour ‘racisme’, ‘antisémitisme’ et ‘xénophobie’ sont nulles et non avenue. Le problème, c’est que seuls le Conseil d’État et la Cour de cassation sont autorisés à saisir le Conseil Constitutionnel d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité qui serait susceptible de faire abroger cette loi inique qui entre en contradiction avec l’article 34 de la Constitution (m…. tout de même !)

 Je vous ferais grâce des subtilités jurisprudentielles qui m’autorise à dénoncer les injustices que cette loi a introduites dans l’appareil judiciaire, mais sachez simplement que le seul délit pour lequel aurait pu être condamné Dieudonné est celui de discrimination sanctionnée par l’article 225-1 du Code pénal cité précédemment, mais jamais personne n’a accusé Dieudonné de discriminer les juifs ou une quelconque autre personne appartenant à une (16) ethnie, une (17) nation, une (18) race ou une (19) religion déterminée. Et cela ne se pourrait pour une raison simple : une telle accusation serait contraire à la discrimination portant sur (13) l’opinion politique prévue à ce même article.

 Subséquemment, s’il existe un principe de discrimination positive, il ne saurait en aucun cas pouvoir s’appliquer aux discriminations raciales, car cela revient à discriminer l’interdiction de discriminer (d’où l’injonction paradoxale). C’est pourtant ce que fait cette loi : en hiérarchisant la souffrance, elle viole plusieurs principes du droit constitutionnel tels que ceux définis aux articles 2, 5, 6, 10 et 11 de la DDCH (à minima). C’est dire l’hérésie de ce texte qui permet pourtant de porter les accusations de raciste antisémite, etc. que l’on adresse à Dieudonné.

 Toute la communication organisée sur cette affaire provient de ce paradoxe qui à introduit une discrimination à l’interdiction de discriminer. De fait, « on ne peut pas ne pas y réagir (Nda : à cette loi paradoxale inconstitutionnelle), mais on ne peut pas non plus y réagir de manière adéquate (i.e. non paradoxale) », ce qui au final génère une multiplication d’injonctions paradoxales et un immense bordel où la confusion règne en maître.

 Et comme me le faisait judicieusement remarquer un intervenant après l’article intitulé Comprendre l’emprise : la relation en-pire, la confusion… c’est une fusion à la con.

 

Conclusion :

En guise de conclusion, je rappellerais ici quelques points déjà soulevés dans plusieurs de mes billets, à savoir que la communication paradoxale est l’apanage des manipulateurs les plus dangereux, ceux que l’on a coutume d’appeler les pervers narcissiques et que cette manipulation par injonction paradoxale est l’indice majeur caractérisant la présence d’un harcèlement moral.

Pire encore, comme je le précisais par ailleurs[6], « ce type de communication, qui tend à faire agir les unes contre les autres différentes aires de la personnalité du manipulé, génère des conflits de loyauté et est ‘schizophrénogène’. Pour le dire plus simplement, ce genre de communication rend ‘fou’. » Cette folie s’explique par le fait que le conflit de loyauté intrapsychique généré par les contraintes paradoxales est le mode opératoire le plus fondamental de la torture.

Lorsqu’en démocratie, les représentants du peuple utilisent de telles méthodes de propagande, cela signifie qu’une dictature est prête à s’emparer du pouvoir et pour s’en assurer, il faut lire l’ouvrage majeur de Victor KEMPLERER : LTI – Langue du IIIe Reich, paru en 1947 et rédigé d’après les notes qu’il prit dès le début des années 1930 sur le système de propagande nazi.

Tels des pions sur l’échiquier, il semble que tout soit désormais en place pour un tel avènement.

 

Philippe VERGNES


[2] Cf. Etienne de La BOETIE, Discours de la servitude volontaire, édition Mille et une nuit, p. 20.

[3] Je rappelle à toutes les personnes décervelées qui ont perdu toute capacité critique et qui ne savent pas argumenter autrement qu’en traitant les personnes avec qui elles sont en désaccord de ‘complotiste’, que la notion de « gouvernement invisible » a été inventée par un certain Edward BERNAYS, considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l'industrie des relations publiques : « La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays » (Edward BERNAYS, Propaganda, p. 31). Dont acte !

 



133 réactions


  • howahkan Hotah 20 février 2014 12:19

    Lorsqu’en démocratie, les représentants du peuple utilisent de telles méthodes de propagande, cela signifie qu’une dictature est prête à s’emparer du pouvoir et pour s’en assurer, il faut lire l’ouvrage majeur de Victor KEMPLERER : LTI – Langue du IIIe Reich, paru en 1947 et rédigé d’après les notes qu’il prit dès le début des années 1930 sur le système de propagande nazi.

    Tels des pions sur l’échiquier, il semble que tout soit désormais en place pour un tel avènement.

    =====-=-=-=-=-==-=-

    peut être, ou pas ....le TINA quoi !! alors que d’alternatives il n’y a que çà smiley..mais demain n’existe pas....moi je dis ceci : cet avènement est un non sujet, car cela fait au moins 5000 ans que nous sommes des moutons bêlant terrorisés par le fil de laine tissé autours de notre prison mentale..on a eu un répit car après la destruction il fallait reconstruire pour mieux démolir...5000 ans que la dictature promise existe ..

    la 2eme guerre mondiale n’est pas fini, l’Allemagne fut un sous marin des usionistes , comme le bolchevisme de lev bronstein (trotski) le fut aussi dément pour tuer à jamais l’idée que le collectif marche tres bien et que c’est la seule issue intelligente qui n’exclus pas du tout bien au contraire ce que savent faire et aime les gens , avec plan complotiste donc caché de domination mondiale, on dirait un plan d’enfant déments de 2 à 3 ans à la crèche pour voler la tétine du voisin, tellement c’est enfantin mentalement et débile de démence.. leur plan au contraire bat sérieusement de l’aile, normal le mal peut faire de gros dégâts mais jamais triompher..il tombe toujours.....

    peut être que cette fois ci on va comprendre que faire et partager est la seule solution viable....le pire qui est de notre faute collective suggère cela pour qui sait voir et non penser....


    • lsga lsga 20 février 2014 12:25

      oui enfin, ceux qui appellent les généraux français maurrassiens à faire un coup d’État militaire, c’est Dieudonné et Soral. 


    • CASS. CASS. 20 février 2014 17:47

      Concernant le fils Fabius, le papa, notre cher ministre, vient de payer une ardoise de 700000 euros laissé par son fils à Monaco « Selon les informations de Valeurs actuelles, Thomas Fabius aurait laissé une ardoise de 700 000 euros après une soirée passée au casino de Monaco. Très inquiète des conséquences que pourrait avoir une telle révélation, la SBM, selon une source proche, aurait préféré tout simplement effacer la dette de Thomas Fabius.
      extrait Nice matin » …. Thomas Fabius « flambeur des tables monégasques » : « Il appelle même les inspecteurs des jeux par leur prénom », précise Nice-Matin, qui décrit un Thomas Fabius débarquant « souvent à l’improviste en Principauté, à bord d’un jet privé » pour y « craquer des sommes colossales ». Il n’a jamais fait l’objet d’aucune enquête fiscale, malgré un signalement par Tracfin, le service chargé de repérer les circuits financiers clandestins.
      Ah bon pas d’enquête pour le fils Fabius et branle bas de combat pour 400000 euros que Dieudonné aurait envoyé au Cameroun….. étrange non . ?


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 07:50

      Bonjour Howahkan Hotah,

      « ...cela fait au moins 5000 ans que nous sommes des moutons bêlant terrorisés par le fil de laine tissé autours de notre prison mentale. On a eu un répit car après la destruction il fallait reconstruire pour mieux démolir... 5000 ans que la dictature promise existe . »

      Pas faux !

      « ...peut être que cette fois ci on va comprendre que faire et partager est la seule solution viable... »

      Que le Grand Manitou vous entendre. smiley


    • Francis JL 21 février 2014 09:58

      Décidément, ce fil est un repaire de bouffeurs de socialos  smiley

      En témoigne ces réactions de zygornifle et de CASS ci-dessus qui, hors sujet se hissent quand même au rang des réactions les plus appréciées.


    • Francis JL 21 février 2014 10:06

      ’’cela fait au moins 5000 ans que nous sommes des moutons bêlant terrorisés par le fil de laine tissé autours de notre prison mentale.’’ dit hH ci-dessus.

      Je lui répondrai que, dans un monde où rodent en toute impunité les loups, la prison mentale apparait aux aux moutons terrorisés par la liberté, un havre de sécurité. Et c’est pourquoi les loups détruisent systématiquement toutes les prisons que les moutons fabriquent pour enfermer les prédateurs.


    • Brice Bartneski bartneski 22 février 2014 11:46

      @saint-just

      « je tolère mal l’homosexualité ou le mariage pour tous. »

      Traduction : « j’aime pas tellement la bite ni le mariage ».


  • bernard29 bernard29 20 février 2014 12:40

    Bravo pour ce gros travail de décryptage, et merci. j’irai lire votre précédent article.


    • lsga lsga 20 février 2014 14:51

      merci, je fais de mon mieux.


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 07:53

      Bonjour bernard29,

      Merci pour l’appréciation et pas de quoi.

      Vous n’êtes pas en reste non plus concernant le travail de décryptage dans vos articles ou vos commentaires (je lis beaucoup plus que je ne commente ou j’écris). smiley


  • Robert GIL ROBERT GIL 20 février 2014 12:56

    avoir pour reference soral et dieudonné donne la mesure de la déliquescence de l’esprit et de la pensée qui s’opérent dans la société...le systeme capitaliste a de beaux jours devant lui en attendant une prochaine dictature fasciste prôné par ces deux gourous !


    • howahkan Hotah 20 février 2014 13:38

      Robert..spécial dédicace de dieudonné pour toi : ferme là !!


    • lsga lsga 20 février 2014 14:38

      Bon, toi, tu soutiens Dieudonné quand il appelle à un coup d’État Militaire en France ? En sachant que Sarkozy a placé des maurrassiens à la tête de l’armée française ?

       
      ça fait 10x que je te pose la question, répond. 

    • Philippe VERGNES 21 février 2014 07:59

      @ mon cher Robert,

      Vous avez encore manqué une occasion de vous taire : où diable avez-vous lu une quelconque référence à Dieudonné ou Soral ?

      Vous faîtes partie de ceux qui confondent la fin et les moyens ?

      Et avec ça, nous devrions nous tenir informé de l’actualité du moment grâce aux articles que vous nous proposez sur votre site ?

      Dîtes, en fait vous êtes un comique « qui s’ignore » et vous essayez de nous faire rire à chacune de vos interventions, c’est ça votre truc à vous, non ?

       smiley


  • Jacques_M 20 février 2014 13:08

    Fameux !
    Je ne l’ai lu qu’une seule fois, attentivement, mais j’y reviendrai certainement.
    Merci.


  • claude-michel claude-michel 20 février 2014 13:14

    Vous êtes une espèce de philosophe, convenez-en. Je sais bien que c’est une race d’hommes odieuse aux grands, devant lesquels ils ne fléchissent pas le genou ; aux magistrats, protecteurs par état des préjugés qu’ils poursuivent ; aux prêtres qui les voient rarement au pied de leurs autels ; aux poètes, gens sans principes et qui regardent sottement la philosophie comme la cognée des beaux-arts, sans compter que ceux même d’entre eux qui se sont exercés dans le genre odieux de la satire, n’ont été que des flatteurs ; aux peuples, de tout temps les esclaves des tyrans qui les oppriment, des fripons qui les trompent, et des bouffons qui les amusent.

    Jacques le Fataliste et son Maître 
    [ Denis Diderot ] 


  • François-xavier 20 février 2014 13:57

    @l’auteur, merci pour votre article


  • Morpheus Morpheus 20 février 2014 14:37

    Un excellent article, une excellente démonstration, comme à ton habitude Philippe !
     smiley


  • zygzornifle zygzornifle 20 février 2014 16:07

    Le CRIF à envoyé son « gang de requins » les socialistes avec son bras armé Valls pour « exécuter » Dieudonné....


    • CASS. CASS. 20 février 2014 19:06

      celle _la est bonne aussi :

      Les ministres des Affaires étrangères européens sont tombés d’accord pour priver de visas et geler les avoirs de ceux dont les mains « sont tachées de sang » en Ukraine, a annoncé la chef de la diplomatie italienne, Emma Bonino, à l’issue d’une réunion de crise, à Bruxelles, jeudi 20 février.

      Dans le même temps, le Français Laurent Fabius, l’Allemand Frank-Walter Steinmeier et le Polonais Radoslaw Sikorski ont rencontré à Kiev le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, ainsi que des responsables de l’opposition. Un peu plus tôt dans la journée, Laurent Fabius avait déjà évoqué de telles sanctions, sur Twitter.

      sanctionner les mains tachées de sang eh bien il faut commencer par bhl, fabius et cie les sarkozi et cie, décidemment incroyable le culot de ces ordures.


  • Francis JL 20 février 2014 16:09

    Ce texte développe cette idée que j’avais exprimée il y a quelques jours et que je rappelle ici de mémoire : Le but du lobby LGBT est d’enseigner l’ignorance (le néolibéralisme adore les oxymores, il en a fait son credo), sa stratégie - les moyens par opposition au but - consistent à empêcher les enfants de penser par la mise en œuvre de mécanismes de sidération : les pratiques des LGBT-P sont sidérantes à tous points de vues pour de jeunes enfants. Ces techniques sidérantes relèvent de la Stratégie du choc.

    Pour ne pas être en reste avec Philippe Vergnes, j’ajouterai qu’à l’instar d’un Goebbels qui théorisait que plus leurs crimes seraient odieux, et plus le monde entier refuserait d’y croire, les LGBT pratiquent la sidération systématique, jusque dans les écoles maternelles :

    Lundi 3 février à l’école primaire Marcel Lafitan à Versailles, David Dumortier a dispensé un cours de poésie à des élèves de CM1. L’intervenant est présenté comme un poète mystique, travesti, lyrique en diable et « salope au lit »

    Si les enfants n’ont pas été sidérés par les poésies, les parents à coup sûr l’auront été par le culot de l’intervenant et de ceux qui se la jouent bisounours.


  • Paulo/chon 20 février 2014 16:15

    Excellent décryptage, merci et bravo. Un dialogue entre Tapie et Pujadas me parait en etre l’illustration exacte en dynamique.


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 08:06

      Bonjour Paulo/chon,

      Il est vrai que le « Tapie dans l’ombre » s’y connait en formulation d’injonctions paradoxales. C’est un adepte ! smiley


  • klendatu 20 février 2014 16:16

    Dans le registre des communications toxiques, il est toujours en effet pertinent de rappeler la double contrainte décrite par Gregory Bateson. Ce qui est également redoutable, ce sont les communications obliques dans lesquelles il n’y a pas de confrontation directe, mais où la persuasion est exercée de manière plus subtile et souvent plus efficace. Les injonctions obliques peuvent même être multi-intervenants, et faire mine de s’adresser a d’autres personnes que la cible. Cela existe notamment comme force de frappe managériale. Si cela vous arrive, faites l’idiot qui n’a rien remarqué. J’ai déjà pu observer également le procédé dans des fora généralistes et même parfois de geeks où il peut être risqué de contester des choses telles que les « gender studies » et autres lignes de forces néolibérales. Ceci dit, ce n’est pas un scoop. Beaucoup de gens qui parcourent la toile ont pu le constater.


  • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 20 février 2014 16:28

    Plutôt que d’enseigner ou de mettre en pratique ou d’expérimenter cette théorie-du-genre-qui-n’existe-pas, il serait bien plus utile et bénéfique d’enseigner - aux professeurs comme aux élèves - le fonctionnement des injonctions paradoxales, et d’enseigner l’art de s’en libérer (ce qui se produit par le fait d’en voir le mécanisme).


    Mais il faudrait pour cela que le gouvernement fasse le choix de gouverner autrement que par la manipulation et le formatage des consciences...  smiley

    • Philippe VERGNES 21 février 2014 08:16

      Bonjour Gaspard Delanuit,

      Oui, mais pour cela il faudrait que nous ayons des maîtres qui souhaitent libérer leurs esclaves ; or je ne crois pas que ce soit dans leur intention. Bien au contraire !

      Qu’est-ce qui me permet de penser cela ?

      C’est en fait assez simple : la manipulation est inversement proportionnelle à la compétence.

      C’est-à-dire que plus quelqu’un manipule dans la fonction qu’il exerce et moins il est compétent et donc légitime pour l’exercer. Et depuis le début des années 2000, c’est bien un accroissement de la manipulation que nous observons à l’échelle nationale, ce qui laisse supposer que nos dirigeants ont perdu le gouvernail depuis quelques temps déjà... smiley


  • Pere Plexe Pere Plexe 20 février 2014 17:21

    Faut il qu’ils aient besoin de s’auto persuader les opposants à l’ABCD de légalité...

    Un énième article sur le sujet avec les mêmes grosses ficelles .
    Avec ici un effort désespéré sur le mot « théorie » ...abusivement accolé par les opposants à la lutte contre les préjugés sexistes.
    C’est vrai qu’ils ont en ont sans doute besoin face à l’ONU, l’OMS , l’Unesco,toutes les grandes universités, le CNRS,mais surtout face au peuple qui adhère contre ces préjugés et les discriminations qui les accompagnent ! 

    • epicure 21 février 2014 01:38

      Magnifique article qui oublie de rire que la campagne contre l’ABCD de l’égalité n’est qu’une manipulation faite pour effrayer les parents d’élève.
      Puisque le projet ne contenait pas ce qui a été utilisé pour faire peur aux parents d’élèves.


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 08:26

      @ épicure,

      « Magnifique article qui oublie de rire... »

      Non, non, moi j’oublie pas de rire.

      Je rie même à chaque fois que l’occasion m’en est donnée comme ici par exemple. smiley

      Quant à ce que dit l’ABCD de l’égalité, il suffit simplement de lire la convention interministérielle cité en lien dans cet article pour se rendre compte qu’effectivement, les opposants à se programme ne sont pas loin de la vérité même lorsqu’ils parlent de choses aussi aberrantes que d’apprendre à se masturber à la maternelle.

      En tout état de cause, confondre la fin et les moyens, c’est un peu comme dans le dicton : « Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt ».

      Mais bon, libre à vous de regarder où ça vous chante, n’est-ce pas ?


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 08:37

      Bonjour Pere Plexe,

      Visiblement, soit vous ne comprenez pas les articles que vous lisez (et dans ce cas le décervelage qu’induit les injonctions paradoxales est chez vous à un stade très avancé), soit vous ne lisez pas les articles que vous croyez comprendre.

      Dans un cas comme dans l’autre, faut faire un effort mon brave parce qu’afficher une figure impossible en guise d’icône de présentation tout en ne comprenant pas ce que sont les injonctions paradoxales : c’est un sacrés paradoxe. Surtout lorsque l’on sait que les figures impossibles sont aux images, ce que les contraintes paradoxales sont au langage.

      Sinon, à part ça, un argument peut-être ???


    • epicure 21 février 2014 17:00

      « Magnifique article qui oublie de rire... »

      oups coquille, je voulais dire« Magnifique article qui oublie de dire » .


    • Pere Plexe Pere Plexe 21 février 2014 17:10

      Sinon, à part ça, un argument peut-être ???

      C’est exactement la question que je vous retourne !

      Tout le monde à bien compris votre superbe démonstration de supériorité, vous qui maîtrisez le concept d’injonction paradoxale (qui n’a d’ailleurs rien à voir dans le cas qui nous occupe !)...mais ce n’est pas un argument.

      J’aimerai savoir pourquoi la quasi totalité des grandes universités enseignent et font des recherches de Genre ?

      Pourquoi l ONU l’OMS l’UE les USA et la quasi totalité des institutions en accepte les conclusions et lutte contre les discriminations sexuées ?

      Sans doute vous et les cinquante pignoufs qui sévissent ici êtes supérieurs à tous ces pauvres gens qui n’ont pas vos lumineuses connaissances...

      Si vous pouviez donnez un début de réponse qui ne fasse pas intervenir les martiens les illuminatis ou un complot mondial pédophile je serai disposé à lire vos éclairés arguments... 


    • epicure 21 février 2014 17:58

      @Par Philippe VERGNES (---.---.122.101) 21 février 08:26

      oui j’ai regardé la convention, et il n’y a rien qui ressemble aux délires qu"on utilisés les réactionnaires pour faire peut avec l’ABCD Egalité.

      Et rien qui s’approche avec ce que tu me dis, pour quelqu’un qui dénonce les manipulations et tout ça (démarche louable) c’est très fort.

      parce que l’essentiel de al démarche concerne l’égalité sociale des filles et des garçons, et des hommes et des femmes.
      Ah oui il y a un passage sur l’éducation sexuelle qui a lieu si ça n’a aps changé quand on est adolescent. Sinon tu vas me dire que la contraception c’est pour les enfants de maternelles aussi.
      Donc rien avec les fantasmes sexistes des intégristes musulmans qui ont fait campagne contre l’ABCD de l’égalité.

      ll n’y a pas de cours d’éducation sexuelle en maternelle prévu dans le programme.
      Donc en répétant le mensonge propagé, tu fais bien la propagation des manipulations liées à la journée de retrait.
      Il n’est pas question de genre informe, indéfini, indiférencié non plus, donc cela n’a rien à voir avec les fantasmes sur la théorie du genre.
      Il n’y a pas d’enseignement de l’homosexualité et encore moins d’imposition de l’homosexualité dés la maternelle.
      Bref tout ce sur quoi repose ce qui a été utilisé pour faire peur aux parents est faux.

      Donc oui je l’affirme haut et fort c’est bien une manipulation.
      Et tu ne peux pas affirmer le contraire .
      Là du coup c’est toi qui fait de la manipulation sinon, en propageant des rumeurs.

      Avant de parler de manipulation, il faudrait voir aussi la poutre dans l’œil des adversaires de la théorie du genre.

      Ce texte de convention ne peut faire vraiment peur qu’à ceux qui veulent maintenir les préjugés sexistes, l’ignorance.
      Et comme par hasard cette manipulation vient de personnes qui sont liés à des mouvements sexistes.
      C’est bien une manipulation basée sur la peur, l’ignorance qui a été mise en œuvre par des mouvements réactionnaires contre le texte ABCD égalité.


    • Philippe VERGNES 22 février 2014 09:29

      @ Pere Plexe et epicure,

      Je sais par expérience qu’il est totalement vain d’éclairer la lanterne de personnes qui sont plongées dans le déni, le clivage et la projection comme en témoigne vos messages ci-dessus faisant appel à de nombreux paralogismes ou erreurs de raisonnement et biais cognitifs.

      Le formatage institutionnel a déjà produit ses effets sur des cerveaux comme le votre et il existe des gens pour qui un éveil de conscience équivaut à une mort certaine.

      Une raison très très simple à cela : la peur.

      Elle se lit dans chacune de vos réactions, dès lors, lutter contre vos propres peurs et abandonner les schémas de pensée préconçus de vos maîtres serait chez vous plus traumatisant que d’ouvrir les yeux sur la réalité du monde dans lequel nous vivons.

      Je connais bien ce processus, je l’affronte à chaque fois que je viens en aide à des victimes de traumatisme psychique. Aussi, à moins que vous ne décidiez de vous en tenir au fait et de ne pas interpréter cet article selon vos propres croyances que vous projetez sur moi, j’en resterais là, car « il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir » et « pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

      Commencer par soigner vos peurs et on en reparlera peut-être.


    • Pere Plexe Pere Plexe 22 février 2014 12:47


      On a bien compris que, comme tous vos contradicteurs, nous étions de pauvre benêts manipulés (par Civitas ?) paralysés par la peur et incapable de seulement entrevoir la haute valeur de vos propos...

      Reste que cela dit, vous ne donnez toujours pas l’ombre d’une réponse à mes questions.TOUS les responsables des organismes cités serait donc aussi bas de plafond que je le suis.. ?Et même si je suis trop stupide pour la comprendre un début d’explication pourrait éclairer nos lecteurs...

      Pour ce qui est de la peur j’avais vaguement l’impression qu’elle est du coté de La Manif pour Tous qui nous promettait la fin du monde en cas de loi sur le mariage homo.Ou de ceux qui annoncent l’apocalypse si on laisse l’ABCD de l’égalité...Elle est souvent le fidèle allié de ceux qui veulent que rien ne change

      Pour ma part je suis parfaitement serein et confiant.Le peuple fait et fera la part des choses 


    • Philippe VERGNES 22 février 2014 15:00

      @ Pere Plexe,

      Bon... comme les bornés ne comprennent pas le langage de la raison et qu’ils ont pour habitude de toujours revenir à la charge sans être capable d’avancer le moindre argument, une petite mise au point s’impose :

      Lorsque vous citez une pléiade d’organisme tout aussi puissant qu’il puisse être, vous témoignez par là de votre docilité à une autorité suprême sans aucun esprit critique : c’est la porte ouverte à toutes les manipulations. D’ailleurs, l’appel à l’autorité est l’un des plus puissant principe manipulatoire mis en lumière par Robert CIALDINI dans un des ouvrages de référence à lire sur le sujet : « Influence et manipulation ». C’est même l’un des principes manipulatoires les plus étudiés de l’histoire au travers de nombreuses expérimentations, scientifiques elles, telles que celles de l’expérience de MILGRAM (http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram) et de l’effet Lucifer (expérience de la prison de Stanford : http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Stanford).

      Outre l’argument d’autorité dont vous usez dans vos interventions, vous faîtes également usage du principe de la preuve sociale (parfois aussi appelé preuve par la masse) : puisque la majorité le dit, alors la majorité à forcément raison. Si vous avez la curiosité de lire les liens communiqués, vous pourrez y découvrir « qu’un individu ne sachant quoi faire ou quoi penser, aura tendance à adopter le comportement ou le point de vue d’autres personnes ». C’est assez clair pour expliquer l’effet moutonnier dont vous vous faites l’heureux comptable sur ce fil de discussion. Vous en trouverez la définition en fin d’article Wikipédia (pour aller au plus simple) sur la propagande.

      En outre l’adhésion sans concession aux propos que peuvent tenir certains tient plus lieu du disciple affilié à une secte que d’un progressiste qui se revendique pour l’avenir de l’humanité.

      Encore une belle pirouette dont sont coutumiers les sectaires de la pensée libérale.

      « Reste que cela dit, vous ne donnez toujours pas l’ombre d’une réponse à mes questions. »

      Vos questions inversent la charge de la preuve : dans un état de droit tel que celui dans lequel nous vivons, c’est à l’accusateur de démontrer, preuve à l’appui, ce qu’il juge comme étant répréhensible. C’est exactement ce que j’ai fait dans tout mon article. Dès lors, il vous appartient de défendre votre cause sans en appeler à des principes manipulatoires tels que vous avez fait usage jusqu’à présent. Mais pour cela, il faudrait déjà commencer par raisonner un peu.

      Ce retournement (comme vous le désignez si bien) est le propre de la défense de tous les types de pervers (pédophiles, sexuels, moraux, etc.), car étymologiquement la perversion est un retournement, un renversement ou une inversion (du latin pervesus et pervertere).

      « TOUS les responsables des organismes cités serait donc aussi bas de plafond que je le suis... ? »
      J’ai déjà répondu à cette question en dénonçant l’usage que vous faîtes de techniques de manipulation puérile.

      « Et même si je suis trop stupide pour la comprendre un début d’explication pourrait éclairer nos lecteurs... »

      Si un article de plus de trois mille mots pour lequel vous n’avez trouvez aucune autre faille que celle d’en appeler à l’argument d’autorité et à la preuve sociale n’est pas à vos yeux un début d’explication à vos yeux, rien ne pourra jamais l’être.

      Une dernière chose, lorsque vous dîtes : « Si vous pouviez donnez un début de réponse qui ne fasse pas intervenir les martiens les illuminatis ou un complot mondial pédophile je serai disposé à lire vos éclairés arguments... » vous pratiquez le dénigrement qui une autre technique propre aux pervers, aux harceleurs et aux manipulateurs en tout genre souhaitant imposer leur idéologie perverse au reste de la société sans autre forme de procès.

      Finalement, le pseudo qui vous correspondrait le mieux serait plutôt celui de Pere Vert et non pas celui de Pere Plexe. Mais rassurez-vous, moi je vous aime quand même malgré tous vos défauts. smiley


    • Pere Plexe Pere Plexe 22 février 2014 16:59

      Toujours pas l’ombre d’une réponse...

      Vous expliquez sous nos yeux ébahis pourquoi ,selon vous,je ne devrais pas rappeler que le Genre est universellement reconnu. Mais pas pourquoi il est universellement reconnu...

      Quant au motif il est pour le moins risible ’l’argument d’autorité« .Surtout venant d un type qui balance des liens vers Wiki pour donner un semblant de crédibilité à son propos.

      Ainsi le fait que toute les grandes institutions de la planète admette un concept invaliderait immédiatement celui ci....Et au passage ferait de ses partisans de dociles manipulés sans esprit critique. Des cons quoi...

      Mais vous ne  »pratiquez le dénigrement qui une autre technique propre aux pervers, aux harceleurs et aux manipulateurs en tout genre souhaitant imposer leur idéologie perverse au reste de la société sans autre forme de procès."


    • Philippe VERGNES 22 février 2014 17:47

      @ Pere Vert,

      « Vous expliquez sous nos yeux ébahis pourquoi, selon vous, je ne devrais pas rappeler que le Genre est universellement reconnu. Mais pas pourquoi il est universellement reconnu... »

      Chercher l’erreur. smiley

      A ce stade, je vous l’ai déjà dis : c’est très triste pour vous, mais c’est pas récupérable !


    • epicure 23 février 2014 04:45

      @Par Philippe VERGNES (---.---.122.101) 22 février 09:29

      merci pour la belle démonstration de manipulation puisque tues incapable de raisonner, de répondre à ce que j’avance.

      Donc oui c’est bien toi qui fais une manipulation sur la peur de la théorie du genre, ,il faut en conclure en suivant exactement ton raisonnement.
       C’est bien toi qui est irrationnel puisque je te dis que les affirmations sur l’ABCD de l’égalité sont faux et liés à de mouvements sexistes, que ce qu’ils affirment n’est pas dans le projet.
      Et toi tout ce que tu sors c’est du blabla. qui ne contredit en rien ce que j’énonce.
      Cet simple il suffit de lire le texte du projet et les affirmations mensongères pour voir que je n’est pas moi qui joue sur la peur et la manipulation.

      Donc c’est bien toi qui esquives, et joues le manipulateur en me répondant de la façon que tu le fais faute d’avoir des arguments sérieux.

      Alors si tu ne veux pas passer pour un manipulateur fais moi une réponse qui ne ressemble pas à de la manipulation, montres moi en quoi j’ai tord.
      Bref mets toi dans une situation de non manipulation. Montres toi digne de ce que tu énonces.


    • Philippe VERGNES 23 février 2014 09:35

      @ epicure,

      Toutes les réponses aux questions que vous soulevez dans votre message du 21/02 à 17:58 son dans mon article, pourquoi donc devrais-je me répéter ?

      Si vous ne comprenez pas les articles que vous commentez qui puis-je ?

      Je veux bien m’adapter à votre niveau, encore faudrait-il que de votre côté vous produisiez un effort similaire. Sans cela, il y a une dissymétrie dans la communication que je vous laisserais le soin d’assumer, car vous m’associez, à tort, à tous ceux qui ont eu une réaction émotionnelle à une information bien réelle qui est d’introduire la théorie du genre « dès le plus jeune âge ».

      Par ailleurs, et comme je le précisais déjà dans ce billet, je suis totalement pour l’égalité femme/homme et ce depuis très longtemps, mais à la différence de beaucoup, je sais faire la différence entre la fin et les moyens. Or les moyens préconisés pour atteindre cet objectif d’égalité tel que présenté par la convention interministérielle citée en lien démontre incontestablement que la fin visée n’est pas celle que l’on nous vend : c’est même tout le contraire qui va être produit si ces théories sont enseignées. C’est ce qu’ont déjà démontré de nombreuses études scientifiques, elles. smiley


    • Pere Plexe Pere Plexe 23 février 2014 09:42

      « Vous expliquez sous nos yeux ébahis pourquoi, selon vous, je ne devrais pas rappeler que le Genre est universellement reconnu. Mais pas pourquoi il est universellement reconnu... »

      Oui
      Vous feignez de ne pas comprendre la différence ?
      Pour un type qui s’appuie sur des concepts autrement plus complexes c’est étrange...

    • Philippe VERGNES 23 février 2014 10:04

      @ Pere Plexe,

      Expliquer donc nous ça, je serais bien curieux de la connaître cette différence que vous faites entre vos deux propositions. smiley


    • Pere Plexe Pere Plexe 23 février 2014 12:59

      Il est différent d’interdire un énoncé (pour blasphème, lèse majesté,bien séance,respect de la loi,..."argument d’autorité) et d’en démontré la fausseté. 


      Votre supériorité en prend un coup...

    • Philippe VERGNES 23 février 2014 14:09

      @ Comique du jour,

      « Il est différent d’interdire un énoncé... et d’en démontré la fausseté. »

      C’est exactement ce que fait mon article : il démontre la fausseté de la théorie du genre et les mensonges de nos gouvernants qui l’accompagne ainsi que l’enfumage médiatique qui a accompagné l’affaire Dieudonné. Avec preuve à l’appui que vous êtes toujours dans l’incapacité de contester si ce n’est par des manœuvres de manipulation dignes d’un gamin de 4 ans au plus.

      Mais il est vrai que le discours infantilisant que propage nos « maîtres » trouve écho chez une bonne partie du « bon » peuple qui préfère croire en l’homme providentiel plutôt que de se sortir les doigts du cul et tenter de comprendre ce qui cloche chez nos élus.

      Puisque vous semblez vous inquiéter pour ma supériorité, je vous rassure, elle n’a grâce qu’aux yeux de ceux qui se sentent inférieurs et elle disparaît au yeux de ceux qui savent ce qu’est véritablement l’égalité. smiley

      Bon dimanche !


    • epicure 23 février 2014 17:45

      @@Par Philippe VERGNES (---.---.126.88) 23 février 09:35

      la manipulation c’est de répondre à l’autre comme si il avait dit quelque chose qu’il n’a pas dit.
      Et c’est le genre de réponse que tu me fais, finalement t’es très décevant.

      En fait ton article ne répond pas du tout aux questions que je posais, puisque ce dont je parle n’a rien à voir avec le concept de théorie du genre mais des aspects pratiques énoncés contre l’ABCD Égalité et qui ne sont pas du tout dans le projet.
      Et ces aspects là je les précises dans mon deuxième message.
      Et il n’y aucune réponse à ça, sinon je n’aurais pas écris le premier message.

      En fait tu as essayé de m’enfumer sur la masturbation à la maternelle alors que cela n’a rien à voir avec le texte. Or n’y a rien qui s’en approche.
      C’est donc un mensonge, de la propagande de la part des adversaires de l’ABCD Égalité, et quand on prétend dénoncer une manipulation on devrait donc dénoncer cet aspect là aussi.

      Donc les faits c’est bien que les anti égalité on fait peur aux parents d’élèves avec des choses qui n’existent pas.
      Bref à part des circonvolutions rhétoriques tu n’as pas répondu vraiment.

      Soit tu me montres qu’il y a un texte qui dit qu’on doit enseigner la masturbation dans les maternelles, dans ce cas tu as raison, soit il n’y a rien de tout ça dans le texte, et donc c’est une manipulation, et su tu es cohérent avec les prétentions de ton article tu devrais le dénoncer.

      C’est pas compliqué. Parce que là tu parles dans le vent, en utilisant une pétition de principe ( donc argument fallacieux ) comme quoi tu as raison sans preuve.

      les faits que je constate c’est que les attaques contre l’ABCD Egalité sont basées sur des choses qui ne sont pas dans le texte, et qu’ils ont utilisés ce mensonge pour faire peur aux parents et les inciter à faire une journée d’absence.
      Et que ceux qui sont à l’origine de ce mouvement sont des sexistes qui ont horreur de l’égalité et de la liberté.
      Bref aucun rapport avec les histoire de genre.
      De toute façon ce qui est dans le projet n’a rien à voir avec les délires que les sexistes annoncent.(genre forcer les enfants à devenir homos et autres aberrations ).

      Donc oui il y a eu des manipulations et tu ne les dénonces pas, donc ton article est partial.

      je te demandes pas la lune , juste d’être cohérent avec les prétentions de ton article, donc de dénoncer toutes les manipulations, et la campagne JRE a reposé sur des mensonges destinées à faire peur, donc des manipulations


    • Philippe VERGNES 23 février 2014 20:14

      @ epicure,

      « La manipulation c’est de répondre à l’autre comme s’il avait dit quelque chose qu’il n’a pas dit. »

      On est d’accord : où ai-je donc pu dire dans mon article que l’ABCD de l’égalité allait enseigner la masturbation à la maternelle comme vous l’affirmez péremptoirement sans visiblement comprendre ce que vous lisez ?

      Vous me prêtez des propos que je n’ai jamais tenus, dès lors, je peux que vous laissez vous faire votre propre cinéma tout seul.


    • epicure 23 février 2014 21:46

      "Quant à ce que dit l’ABCD de l’égalité, il suffit simplement de lire la convention interministérielle cité en lien dans cet article pour se rendre compte qu’effectivement, les opposants à se programme ne sont pas loin de la vérité même lorsqu’ils parlent de choses aussi aberrantes que d’apprendre à se masturber à la maternelle."
      c’est bien toi qui m’a répondu ceci .......
      Donc non moi je ne te fais pas dire quelque chose que tu n’as pas dis, je ne fais que rappeler ce que tu as dis.

      Or rien dans le texte ne permet d’affirmer ce que tu dis.

      Donc oui là tu n’es pas très objectif sur le sujet.
      C’est l’esprit des opposants au texte qui est aberrant pour y voir de la masturbation à la maternelle. mais toi qui dénonce dans ton article la manipulation ça ne te choque pas.....


    • epicure 23 février 2014 21:50

      DOnc j maintiens tu n’es aps cohérent avec tes prétentions dans l’article en ne dénonçant pas les mensonges inventés pour faire peur ,donc manipuler ,des JRE lancées par Farida BELGHOUL.
      Surtout que si tu es vraiment pour l’égalité des sexes ce parti pris n’est pas très logique.


  • rikney 20 février 2014 17:28

    Mr Philippe Vergnes, un grand BRAVO pour votre article. Je ne connaissais pas le termes d’injonctions paradoxales, mais c’est quelque chose dont j’étais bien conscient. Et je suis tout a fait d’accord avec ce que vous dites, lorsque vous démasquez ces politiques, médias et intello usant de ce types d’injonction, il n’ai plus possible de leur faire confiance car ils deviennent de gros menteurs. Un autre exemple qui montre qu’on ne peu pas avoir confiance en eux : la semaine dernière dans mon entreprise, le manager financier nous annonce une série de mesures gouvernementales qui impactent directement mon pouvoir d’achat en tant que salariée (la partie mutuelle est imposable, participation au bénéfice moindre car le crédit impôt recherche n’est plus compté comme bénéfice, partie entreprise des tickets resto imposable, baisse du plafond de la part fiscal de 2000euro a 1500 euro, ....) ont été votées en douce pendant les fêtes de Noel sans que personne ne le sache. Comment voulez vous croire ces mêmes politiques qui nous disent : Ne vous inquiétez pas ! La PMA et la GPA ne sont pas dans les plans du gouvernement !!! Restons vigilants ...


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 08:44

      Bonjour Rikney,

      Merci pour votre intervention.

      De toute façon, en l’état actuel des choses, nous ne pouvons plus considérer que nous avons une constitution, article 16 de la DDHC : "Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution."

      Autre article que viole ceux qui se sont lancés dans une omerta envers Dieudonné (non cité dans mon texte).

      Et comme la constitution est la garante de la démocratie, je vous laisse le soin d’en déduire le reste.


  • eric 20 février 2014 18:24

    Intéressant. Le double bind semble souvent un mode d’expression d’une pathologie qui touche particulièrement les femmes. L’aspect féminin des gauches, notamment avec ses rancunes minutieuses et tenaces, ses doubles langages qui ne sont pas des mensonges mais des vérités évolutives et relatives. On souhaiterai que les études de genre se penchent sur la question, un aspect très femelle des gauches....

    En son temps, Coluche avait résumé cela « si la gauche en avait, ce serait la droite ».

    Mais bine sur c’était un temps ou un comique pouvait dire n’importe quoi....


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 08:54

      Bonjour eric,

      En fait, pas tout à fait.

      Le double bind est le mode d’expression d’individus que l’on dit « dissociés » et qui peuvent être indistinctement femme ou homme. Ce n’est pas le sexe qui détermine cette dissociation, mais le traumatisme subi ou infligé.

      J’ai également écrit deux longs articles sur les traumatismes et leur traitement  : Perversion narcissique et traumatisme psychique - L’approche biologisante et Tous traumatisés ? Comment sortir du piège de l’emprise psychologique. Mais c’est assez complexe (peut-être un peu trop pour être vulgarisé dans un article grand public ???)


    • klendatu 21 février 2014 11:02

      A une époque comme la nôtre, ces guides de survie sont des plus utiles car la violence perverse atteint désormais un tel degré de déshinitibition et de radicalité que le grand public sous informé manque considérablement de moyens de défenses. Beaucoup de gens se trouvent exposés d’abord par innocence, parce qu’ils ne peuvent pas imaginer l’horreur qui se tient derrière cette affaire de théorie du genre. Il ne s’agit rien de moins que d’un projet de destruction complète de tout ce qui qualifie l’identité et l’intégrité personnelle. Je rejoins aussi votre approche pour ce qui est de l’école de la vie, car les gens qui débarquent, notamment dans le monde du travail, se trouvent exposés dès lors qu’ils ne possèdent pas les clefs pour se soustraire a l’emprise des agissements pervers. Pendant la période de la jeunesse naïve, on croit facilement a tort que chacun est doté d’empathie, de conscience morale, et de limites. Or, il suffit d’avoir vu les rictus dévitalisés et horrifiants de ceux qui traitent les autres comme des pions pour réaliser que la dure réalité nécessite de vitales explications pour qui souhaite se préserver et optimiser ses chances de survie. Par rapport aux questions de harcèlement moral, M.F Hirigoyen a initié un travail de défrichage intéressant. Pour ce qui est de la perversion narcissique, l’étude de A.Eiguer est également instructive.
      Dans tous les cas, bon courage a l’auteur car son travail est éclairant.


    • eric 21 février 2014 23:29

      Dans les vagues souvenir que j’ai de lecture de Bateson, je me souviens que l’exemple type qui venait a l’esprit, c’était la mère juive abusive avec les deux cravates, et la maman qui bat son enfant pour son bien.


    • Philippe VERGNES 22 février 2014 09:03

      @ eric,

      Oui, absolument.

      Mais il ne faut pas généraliser ces exemples-là. Autrement, on tombe dans un biais cognitif de généralisation.

      L’origine des doubles contraintes (double noeud selon la traduction de P.-C. RACAMIER) n’a rien à voir avec le sexe. Je le répète, elle est traumatique, mais pour s’assurer de cela il faut compléter l’enseignement des systémiciens par les rares psychanalystes qui se sont spécialisés dans les thérapies familiales (qui est une psychanalyse inter et intrapsychique) et par les connaissances psychiatriques qui trouvent leur origine dans les travaux sur le traumatisme de Pierre JANET.

      On peut aussi se référer aux travaux d’Alice MILLER qui explique très bien cela par le principe de la « pédagogie noire » : « C’est pour ton bien, racine de la violence dans l’éducation de l’enfant ».


  • Mr Mimose Mr Mimose 20 février 2014 19:57

    Article superbe !!!

    Qui est cet auteur ? Quel est sa formation ? 

    • Philippe VERGNES 21 février 2014 08:59

      Bonjour Mr Mimose,

      Merci ! smiley

      J’ai eu une formation « commando » personnalisée, de celle que l’on ne peut apprendre que dans la dure réalité de la vie et pas le cul confortablement assis sur les bancs d’une école.

      Il y a un proverbe bouddhiste que j’aime bien pour figurer cela, mais je n’arrive pas à remettre la main sur la source. Il dit en gros ceci : « Pour être acquise, l’universalité de toute chose doit être expérimenté »smiley


  • Guit'z Guit’z 20 février 2014 20:09

    Dans l’Affaire Dieudonné comme dans le canular angoissant de la théorie du genre, le Pouvoir crée la situation de crise qu’il se propose de réprimer violemment. Les choses ne font que s’aggraver : n’en doutons pas, elles seront bientôt surréalistes de bout en bout, la raison ayant été suffisamment déglinguée, surtout chez les jeunes générations lobotomisées par l’École selon Peillon et ses prédecesseurs. Tout cela est voulu, planifié et mis en œuvre. L’ingénierie sociale a maintenant atteint sa vitesse de croisière anti-humaine... Les foules sont mûres pour le projet de reconfiguration animale de l’espèce humaine, dernière étape de ce vaste projet oligarchique - fasciste et satanique - qu’on appelle la mondialisation, soit le mondialisme par l’argent-dette et le nombrilisme de masse... La race des seigneurs bourgeois veut des esclaves et un cheptel - du pognon et du sang.

    L’alternative est simple : ça sera eux... ou nous.

     smiley


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 09:14

      Bonjour Guit’z,

      Oui... c’est ce qu’on appelle jouer au pompier pyromane : une des grandes spécialités des manipulateurs et autres maîtres chanteurs.


  • Sylvain62 20 février 2014 22:52

    Article qui tombe juste, jusque sur AgoraVox où l’on rencontre des individus qui iront jusqu’à vous qualifier de nazi si vous faites la bêtise de présenter un avis, même modéré, qui ne va pas dans le sens des adeptes des études sur le genre. IRL je n’avais jamais vu ça.

    Quant à l’affaire Dieudonné, sans opinion. 


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 09:11

      Bonjour Sylvain62,

      Malheureusement, lorsqu’un gouvernement en vient à adopter de telles méthodes de manipulation, l’histoire a TOUJOURS montré que le pire reste à venir.

      Ce qui ne présage rien de bon.

      Quant à Dieudonné, ce type de gouvernement a impérativement besoin de bouc émissaire. Facile ensuite de comprendre ce qui se passe lorsque l’on sait que l’opinion publique est désormais facilement fabriquée par les médias mainstream.


  • ablikan 20 février 2014 23:56

    Felicitations à l’auteur pour cet article de qualité, mais n’oubliez pas que le présent impose parfois de nouvelles règles, en l’occurence j’emet l’hypothese que vous devez la clarté de votre esprit à l’une entres elles.


    • Philippe VERGNES 21 février 2014 09:05

      Bonjour ablikan,

      Merci !

      Je dis souvent que la complexité du monde actuel impose un changement de paradigme, non pas dans la façon d’organiser les choses, mais plutôt sur la façon de les interpréter. Si c’est à cela que vous faîtes allusion, alors oui, il y a longtemps que j’ai adopté plusieurs nouvelles règles et que je me les applique d’abord à moi-même avant de les « vendre » aux autres. smiley


    • Guit'z Guit’z 23 février 2014 18:31

      L’intelligence des jours et de toute l’époque même n’est plus que de la balistique : l’appréciation et l’évaluation topographique du point d’impact d’un projectile explosif déjà parti, comme un coup de feu bien ajusté...
      Ce travail d’interprétation défensive des évènements, par l’esquive aux antipodes des grands ras de marée collectifs du futur proche, en fin de compte, me paraît tout ce que nous pouvons... Je pense que c’est in fine l’énergie qui mettra tout le monde d’accord, et que le peu d’essence qui restera sera utilisé pour armer les tanks et les bombardiers...
       :->

       


  • LEELOO Shawford43 21 février 2014 10:13

    Une contribution majeure au décryptage du système, merci à l’auteur. D’ailleurs je me suis même permis de vous « mettre à l’honneur/contribution » sous un autre fil  smiley


    • Philippe VERGNES 23 février 2014 09:40

      Bonjour Shawford43,

      Merci du « coup de pouce », mais ne vous gênez pas pour mettre un « coup de pied dans la fourmilière » au besoin. smiley


  • Neg8 Neg8 21 février 2014 11:03

    Article intéressant se basant sur la systémique (Bateson) et la notion de double contrainte, qui relève de la psychologie sociale, qui en fonction de l’usage que l’on en fait (manipulatoire ou thérapeutique) peut se révéler comme un terrible instrument de manipulation de masse. Sachez que cela existe depuis les années 60 et que les politiciens, le marketing, la finance,.. sont friand des avancées dans ce domaine et sont à la pointe (ben tiens !)

    Il manque toutefois un peu de pédagogie et d’illustrations (le lecteur a toutefois la possibilité de creuser le sujet, ce que j’invite à faire !) dans votre (noble) travail de vulgarisation et de décryptage.

    Vu les sujets abordés (théorie du genre & Dieudo) les notions de « l’impossibilité de métacommuniquer » (càd de critiquer) et de « fuir » le cadre fixé par le message sont essentielles (surtout dans une démocratie) !

    Voici un simple exemple d’injonction paradoxale : une pancarte où il est écrit « ne me lisez pas » -> impossible de réagir de manière non paradoxale puisque le message est paradoxal. Le non verbal a également toute son importance. 

    Il y a également toutes les conséquences aliénantes (et psychotisantes !) liées à ce mode de communication lorsque la situation est durable et répétitive et qui peut conduire à croire que la double contrainte va de soi. Les conséquences possible sont (en bref) :

    1.Obsession de vouloir à tout prix donner un sens à tout, même si cela est sans rapport avec la situation.

    2.Se conformer à toutes les injonctions au pied de la lettre (cfr soldat) sans pouvoir distinguer :
    L’essentiel du secondaire
    Le plausible de l’inexact

    3.Se retirer, s’isoler par des comportements de type
    Autisme
    Hyperactivité

    Quelles solutions, parades pour diminuer l’impact ?

    Distinguer les différentes injonctions, les mettre en contexte Les séparer dans le temps, l’espace
    Eliminer ou diminuer l’aspect injonctif, Distinguer « pouvoir », « devoir », « falloir », …
    Recadrer les sanctions
    Métacommuniquer sur les blocages
    Réévaluer la perte liée au fait de quitter la situation
    Lâcher prise
    Affronter ses peurs
    Fuir

    Les gens doivent également comprendre qu’un manipulé n’est pas nécessairement victime. Pour qu’il y ai manipulation (on manipule tous c’est inhérant à la communication de l’homme - le problème n’est pas la manipulation en tant que telle mais ce pourquoi on manipule càd la finalité et les moyens qu’on est prêt à mettre en place pour arriver à ses fins) il faut d’un coté un manipulateur et de l’autre quelqu’un qui se laisse manipuler. Le manipulé a donc une responsabilité, il y participe activement par son comportement passif (par soumission, facilité, peur,...).

    C’est en ce sens qu’une révolution des consciences est nécessaire ET indispensable si l’on veut sortir de cercle vicieux et espérer une émancipation !! C’est pour ces raisons que je vous remercie pour cet article qui traite de ces techniques à l’échelle d’une société/population.

    Tous ceci révèle le caractère machiavélique de la politique menée par le gouvernement français. C’est en soi une manière de gouverner qui a fait ses preuves mais cette manière reste toutefois indigne d’une société démocratique !

     

     


  • Electric Electric 21 février 2014 12:40

    Le concept d’injonction paradoxale a été fort bien décrit par le dissident soviétique Alexandre Zinoviev comme intrinsèque au fonctionnement de la société soviétique, notamment dans « Le communisme comme réalité » :

    http://www.zinoviev.ru/fr/zinoviev-bensimon-economie.html

    http://fr.wikiquote.org/wiki/Le_Communisme_comme_r%C3%A9alit%C3%A9

    Dans ses derniers ouvrages, il décrit le concept de « suprasociété » qui tend à s’imposer de façon logique au monde entier, une méthode scientifique pour expliquer le processus de globalisation en cours.

    Cet article met en lumière à travers deux exemples concrets ce concept qui peut être étendu à l’ensemble de nos suprasociétés.


    • Philippe VERGNES 23 février 2014 09:44

      Bonjour Electric,

      Merci pour cette référence que j’irais consulter lorsque j’en aurais l’occasion. J’ai déjà pu lire une interview d’Alexandre ZINOVIEV et j’avais déjà remarqué sa particulière acuité pour décrypter certains phénomènes auxquels je m’intéresse, mais là, vous éveillez encore plus ma curiosité.


  • Corinne Colas Corinne Colas 21 février 2014 13:48

    Bonjour Philippe

    Puisque vous évoquez le droit, à moins de croire que l’Etat s’est adressé lui-même des « injonctions paradoxales » dans « l’affaire Dieudonné », j’ai du mal à la considérer comme un exemple... ou alors de façon inverse à la définition qui ouvre à la victime, un intérêt à agir. 

    J’ai peut être tort mais je pense que ça entraîne une certaine forme de confusion même si après tout, existe bien aussi le salut nazi inversé désormais ! 

     smiley


    En revanche, oui il est important de dénoncer comme vous le faites, toutes les formulations ambiguës qui s’étendent peu à peu comme un chancre sur la pensée, une des diverses formes du conditionnement didactique. 

    • Philippe VERGNES 21 février 2014 14:26

      Bonjour Corinne,

      Pour avoir lu quelques uns de vos commentaires (suite notamment suite aux articles de Luc-Laurent SALVADOR si mes souvenirs ne me trompent pas) je présuppose, et vous me corrigerez au besoin, que vous connaissez la théorie de la double contrainte de Grégory BATESON.

      En effet, d’un premier abord, et en l’absence de connaissances approfondies sur certaines notions de droit, il peut apparaître absurde de songer que l’État, autorité suprême, puisse s’adresser lui-même des « injonctions paradoxales ».

      Pourtant il le peut, je vous fais grâce de la démonstration qui serait malheureusement terriblement longue (de plus, de nombreux, pour ne pas dire une majorité d’avocats ignore ce détail-là, j’vais pas leur donner un tuyau qu’ils se chargeront ensuite de facturer une fortune à leurs clients), mais cela s’explique plus simplement par le fait que le législateur n’est pas le seul à pouvoir pondre des règles, le gouvernement le peut aussi et parfois de manière contradictoire aux lois prises par le législateur.

      En dernier ressort, le seul organe apte à statuer sur la validité d’une loi ou d’un règlement est le Conseil Constitutionnel. Or, dans le cas précis de la loi qui a permis de sanctionner Dieudonné pour racisme, antisémitisme et xénophobie, le Conseil Constitutionnel n’a jamais été saisi pour se prononcer sur sa validité. En conséquence de quoi, les juges peuvent, en application de ce qui existe et quand bien même cette loi soit inconstitutionnelle, sanctionner des faits qui vont à l’encontre de nos libertés.

      Par ailleurs, il est un autre aspect à connaître sur les injonctions paradoxales, c’est qu’elles sont le symptôme d’une personnalité dissociée. C’est bien ce que nous retrouvons au niveau de l’État au sujet de cette loi inique (je connais celui qui l’a pondu, en vertu du principe qu’une idée prend toujours la couleur et la forme de celui qui l’a met en œuvre - Stefan ZWEIG -, il ne m’a vraiment pas été difficile de trouver la contradiction). smiley


    • Corinne Colas Corinne Colas 23 février 2014 00:22

      Merci pour votre réponse !

      C’est loin tout ça, je crois savoir à quel article vous vous référez…

      Disons qu’en France, même si les facs de psycho ont fait un gros effort pour unifier les savoirs, on peut se fier encore à l’adage : « montre-moi ce que tu écris, je te dirai où tu l’as appris ». Et tant pis si je participe ainsi à la guéguerre des écoles mais j’avoue volontiers que manger des champignons hallucinogènes en compagnie de grand-papa Freud ne m’a jamais inspiré (Bateson est plus utile). Si chacun a ses propres résistances, cela ne m’empêche pas d’apprécier les avis de Luc-Laurent Salvador sur bien des sujets par ailleurs.


      Pour revenir à l’affaire Dieudonné :

      mon commentaire (trop rapide) portait sur la définition interprétable en droit de l’injonction paradoxale. Par ex : la personne licenciée pouvant démontrer qu’on a fait en sorte de l’épuiser en l’accablant de corvées, qu’on ne lui a pas donné les moyens permettant de mener à bien sa tâche etc. Nous sommes là dans le cadre juridique du harcèlement moral.

      Certes, nous sommes bombardés d’injonctions paradoxales à longueur de journée mais la démocratie en pays « riche » où le peuple n’est toujours qu’une ressource économique à gérer, c’est une dictature douce légale qui s’assume comme elle peut. Tout le monde le sait et s’en accommode tant qu’il est possible de vivre en sécurité, d’avoir un toit, de la nourriture… et des loisirs. La liberté d’expression est concédée. Son contrôle plus ou moins facile est bien sûr dépendant du degré de satisfaction des besoins primaires et secondaires. 

      Nous vivons dans un système hiérarchisé et la règle tacite entre l’Etat et ses « enfants », c’est que le bâton ne soit pas trop visible surtout qu’il a bien conscience que le rire est une bonne soupape de sécurité. (Cela permet de supporter par ex. que Mme Belkacem dise à tout bout de champ : « nos filles et nos fils » smiley )

      Ce qui détonne dans l’affaire Dieudonné, c’est la rupture avec ladite règle. Alors c’est peu dire que ça va mal quand la coercition est sans fard… On verra comment elle sera « appréciée » par la CDEH si le gouvernement fait la bêtise d’en abuser encore plus ; c’est la seule hypocrisie du système : une baffe oui mais deux, ça fait mauvais genre... (sans jeu de mots)

      Quant à penser que l’Etat puisse s’adresser lui-même des injonctions paradoxales,  au-delà de l’aspect technique qui ne souffre d’aucune contradiction visible ou invisible, je fais le choix d’être toute aussi prosaïque à propos du message très clair envoyé par Mr Valls et reçu 5 sur 5 par tout le monde encore, cela sans violation de notre système juridique réel. Ce n’est pas pour rien qu’a été inventé l’expression « pouvoir discrétionnaire » ! C’est  ce que découvre le pied-tendre dès sa première année en fac de droit : la liberté du peuple s’arrête là où commence…

      On peut gloser à loisir sur les attributions de la plus haute juridiction administrative mais du temps de la monarchie moins hypocrite, on l’appelait « la justice du roi ». Hé oui, la justice administrative suit son cours jusqu’au moment où elle déplaît à l’Etat/Roi qui saisit alors le Conseil d’Etat ; cadre d’exercice du pouvoir exécutif créant ainsi la jurisprudence qui permet de censurer la liberté d’expression...avant qu’elle ne s’exprime. Alors on compte les points car à ce jeu dangereux pour le gouvernement, il va finir par tordre le droit à un moment ou un autre. 

      « Trop d’autorité nuit à l’autorité » !

      Hier soir : spectacle de Dieudonné à Avignon avec les huissiers mal à l’aise dans la salle ! Quoi qu’on pense de l’humoriste, la majorité des gens ne se réjouit pas de ce seul message adressé à tous sans ambiguïté (à mes yeux) par l’Etat


      Bonne continuation dans vos articles et bon dimanche...

       


    • Philippe VERGNES 23 février 2014 09:17

      Bonjour Corinne,

      Permettez-moi juste quelques petites précisions.

      « On verra comment elle sera « appréciée » par la CDEH si le gouvernement fait la bêtise d’en abuser encore plus. »

      La CDEH semble avoir été saisi par Dieudonné sur la légalité d’interdire un spectacle a priori. Nous verrons bien ce qu’elle en dit, quoi que à mon sens, la jurisprudence de la CDEH est assez claire et à moins d’un retournement toujours possible, il est plutôt largement favorable à Dieudonné.

      Pour ce qui est de la bêtise d’en abuser encore plus, le gouvernement l’a déjà faite, je l’ai déjà expliqué dans un précédent article et à mes yeux, l’affaire Dieudonné n’était qu’un paravent, un écran de fumée, un prétexte permettant d’autres interdictions qui sur le plan de la politique internationale étaient bien plus stratégique que cette affaire là qui sert désormais de jurisprudence (cf. Affaire Dieudonné : La décision du Conseil d’Etat fait (déjà) jurisprudence). Mais de cela, on en parle pas dans les médias mainstream.

      « je fais le choix d’être toute aussi prosaïque à propos du message très clair envoyé par Mr Valls et reçu 5 sur 5 par tout le monde encore, cela sans violation de notre système juridique réel »

      Ce choix vous appartient et je ne vous en blâmerais pas pour autant, au contraire des sectaires de la pensée unique, je respecte la liberté d’opinion de chacun. Toutefois, violation il y a eu, c’est bien là le problème : la loi Gayssot, en introduisant une discrimination à l’interdit de discriminer, viole une liberté fondamentale qu’aucune loi n’aurait pu/du sanctionner au regard de notre Constitution.

      Toutes les contradictions qui en résultent n’ont que pour seule origine cette loi inique liberticide qui a bridé l’une de nos libertés fondamentales considérée comme « intouchable » par le Conseil Constitutionnel.

      « Alors on compte les points car à ce jeu dangereux pour le gouvernement, il va finir par tordre le droit à un moment ou un autre. »

      C’est déjà fait comme en atteste l’article en lien ci-dessus. Et à plusieurs reprises même.

      Et enfin un dernier détail, le pouvoir discrétionnaire est soumis au principe de légalité, or ce pouvoir discrétionnaire c’est appuyé sur une loi inconstitutionnelle pour dire le droit. D’où l’immense confusion et le bordel qui en résulte.

      Bon dimanche à vous également smiley


      P. S. :

      Sur les injonctions paradoxales de l’État ou dans les cabinets ministériels, je vous conseille de lire les travaux de Vincent de GAULEJAC (http://www.vincentdegaulejac.com/formation/).


  • themadson themadson 22 février 2014 17:26

    Le débat autour de Dieudonné n’est pas seulement un enfumage médiatique provoqué inconsciemment ou consciemment (ce qui serait d’autant plus grave) par Manuel Valls. Il s’agit de faire passer un message sous la ligne de flottaison (à la manière des publicitaires) aux citoyens. Le formatage et le conformisme est constant dans notre société que ce soi en politique, dans le monde de l’entreprise ou dans votre salon si par malheur la télévision est allumé à 20 h.


    • Philippe VERGNES 23 février 2014 10:26

      Bonjour themadson,

      Concernant Manuel VALLS, compte tenu de son lapsus révélateur au sujet de l’affaire Dieudonné (« Si c’était à refaire, je n’le referais pas ») je crois qu’il s’en mord les doigts, mais qu’il a surtout pu être très mal conseillé.

      Pour ce qui est de la télévision, il vaudrait mieux la jeter et investir dans une bibliothèque, ça rendrait les gens moins dépendants.


    • Philippe VERGNES 23 février 2014 20:07

      Bonsoir Musima,

      Merci pour ces précisions.

      Il y a bien longtemps que j’ai également pour projet d’écrire un article sur la stratégie du choc en me basant sur le livre de Noami KLEIN, mais tout en prenant d’autres approches, c’est tout de même ce que je fais sur ce site dans la majorité de mes articles et notamment ici.

      Il n’y a pas que Judith BUTTER : renseignez-vous sur ce qu’est l’IPPF, l’organisme qui influence les politiques mondiales en matière de planning familial et tous ceux qui se cachent derrière. Vous comprendrez vite de quoi il en retourne.


  • Pere Plexe Pere Plexe 23 février 2014 18:35

    Oui ou non pouvez vous nous expliquer pourquoi TOUTES les institutions de la planète reconnaissent le Genre,l’étudie,l’enseigne.

    Le bon peuple que vous méprisez du haut de votre suffisance aimerait savoir.

    « Mais il est vrai que le discours infantilisant que propage nos « maîtres » trouve écho chez une bonne partie du « bon » peuple »

     

    • Philippe VERGNES 23 février 2014 19:59

      TOUTES les institutions ?

      Dans un monde de bisounours comme vos amis et vous cherchent à le construire surement, dans la réalité de la vie c’est tout autre chose. Un reportage tourné en Norvège, pays actuellement et depuis plusieurs décennie le plus égalitaire au monde :

      La théorie du genre expulsé de Norvège.

      Où il est présenté l’opinion des deux camps opposés entre scientifique et ceux que j’appelle les idéologues de la théorie du genre qui n’explique leurs concepts que par la négation de la biologie propre à chacun des deux sexes.

      Cette négation rend d’autant plus dangereux l’enseignement des études du genres « dès le plus jeune âge » comme préconisé par l’ABCD de l’égalité.


  • Hervé Hum Hervé Hum 24 février 2014 19:40

    Salut Philippe,

    tu écris

    Or, le Conseil Constitutionnel ne peut pas s’autosaisir pour délibérer sur la question de l’irrégularité de cette loi et il n’attend que ça depuis des années comme en atteste ses nombreux rapports,

    Euh, quand tu vois la composition du conseil constitutionnel, tu ne peux pas croire en cette fadaise ! Ne serais on pas là devant une forme d’injonction contradictoire, où ceux qui détiennent le pouvoir exécutif attendent de ne plus l’avoir pour se désoler de ne pouvoir rien faire ! Absurde. (le rigolo, c’est qu’il n’y a que trois femmes sur 12 conseillers au sein de conseil, nommées en 2010 et 2013... Sûrement l’effet genre !)

    J’ai lu l’altercation entre toi et Epicure. Ce qu’il y a « d’amusant » c’est que la question sur l’existence ou non de la théorie du genre est en elle même absurde, dans le sens où personne ne niant l’existence du genre en lui même, la théorisation du genre en découle obligatoirement. Ce qui change, c’est pas tant son contenu, puisque là aussi les stéréotypes liés aux genres sont reconnus, non, ce qui change, c’est la finalité donnée à la théorie du genre (qui n’est qu’une reconnaissance de la réalité culturelle du genre, car au niveau biologique, le critère du genre se limite à la fonction reproductive). Entre ceux qui souhaitent le statut quo et le maintien des différences entre genres dans les codes et normes sociales, donc juridiques, et ceux qui prétendent les abolir.

    Pour l’instant, il est clair que ce n’est qu’un épiphénomène et qu’il convient surtout de rester concentré sur le phénomène, dont tu dénonce très bien et avec constance le mécanisme de perversion utilisé pour manipuler les foules.


    • epicure 24 février 2014 22:58

      Exactement tu as tout compris.
      Personnellement la théorie du genre en elle même je fou royalement, et d’ailleurs ce n’est pas de ce dont je parle.

      De toute façon ce qu’ils appellent théorie du genre, c’est pour certains un fantasme d’une idéologie marginale ( société totalement indifférenciée sexuellement) .

      Dans les contempteurs de al théorie du genre, beaucoup confondent l’aspect biologique et la représentation sociale du genre associé à un aspect biologique.
      Presque pour eux parler d’égalité des sexes ça revient à vouloir castrer tout le monde ( façon imagée de représenter la chose ).

      Un exemple frappant du genre : la robe/jupe pour les filles et femmes, alors que c’est culturel, lié à l’histoire de nos culture. le contre exemple c’est les écossais.
      Mais ça c’est un des aspects anodins, car d’autres stéréotypes préjugés peuvent avoir des conséquences plus importantes sur les femmes ou les hommes, leur vie dans la société, leur développement.

      Cela ne veut pas dire que toutes les différences de comportement soient liées à la culture.


    • Philippe VERGNES 25 février 2014 09:24

      Bonjour Hervé,

      En fait, concernant le Conseil Constitutionnel, j’ai lu tous les rapports et commentaires que cette institution a rédigé au sujet de la loi GAYSSOT : la conclusion est que la position du CC est très ambigüe sur le sujet. Toutefois, aucun auteur n’a pu relever « l’anomalie » qu’il convient de dénoncer quant à cette loi et je doute, compte tenu de cette « anomalie » et de sa jurisprudence, que les « sages » puissent continuer à se montrer aussi équivoque le jour où ce déni de droit sera dénoncé comme il se doit. En tout état de cause, je serais curieux de connaître leur décision à ce propos.

      « Ce qu’il y a « d’amusant » c’est que la question sur l’existence ou non de la théorie du genre est en elle même absurde, dans le sens où personne ne niant l’existence du genre en lui même, la théorisation du genre en découle obligatoirement. »

      C’est tout à fait le sens de mon propos que tu résumes si bien. D’où la mauvaise foi de nos gouvernants lorsqu’ils prétendent que la théorie du genre n’existe pas. Mais cela va plus loin encore : en niant l’existence de la théorie du genre, nos édiles reconnaissent implicitement que cette théorie n’a aucune base scientifique ; or si ce ne sont pas des sciences qui sont enseignées à l’école, ça ne peut être que de l’endoctrinement et c’est cela qui est grave.

      « ... au niveau biologique, le critère du genre se limite à la fonction reproductive. »

      C’est bien là l’hérésie de cette théorie : elle nie totalement le plus important, à savoir que femmes et hommes ne sont pas seulement différents sur un plan reproductif, nous le sommes aussi à un niveau hormonal et psychologique. Ce sont ces différences là qui font toute la richesse, la diversité et la beauté de notre monde. Autant de qualité que les pervers ne supportent pas et souhaitent annihiler.

      « Pour l’instant, il est clair que ce n’est qu’un épiphénomène et qu’il convient surtout de rester concentré sur le phénomène... »

      C’est malheureusement déjà bien plus qu’un épiphénomène : c’est de la perversion idéologique, véritable transgression qui aura des répercutions allant bien au-delà de ce que l’on peut encore imaginer.

      J’ai en tête d’écrire une suite à cet article, mais je n’ai guère le temps actuellement. Je peux toutefois t’en donner par avance le titre : La théorie du genre, vers une légalisation de l’inceste ? (Ou un truc dans le genre).

      Paul-Claude RACAMIER, inventeur de la théorie à laquelle je me réfère principalement dans la plupart de mes articles, avait émis cette hypothèse là bien avant qu’elle n’apparaisse sous forme de théorie du genre. Et c’est vraiment « hard » !!!

      Si tu veux un aperçu, lis cet article d’une professionnelle que je tiens pour l’une des plus grandes spécialistes en France sur les questions que je traite : L’enfant et la sexualité (http://www.etoile-psy.com/news/sur-la-sexualite-infantile/).

      Lorsque le gouvernement signe une convention dans laquelle il précise que l’enseignement à la sexualité sera effectif « dès le plus jeune âge », c-a-d à l’école primaire, cela veut dire que l’on donnera des cours d’éducation sexuelle à partir de 6 ans, âge qui correspond à la période de latence où il est transgressif de parler sexe à un enfant (et ce n’est qu’un tout petit exemple).


    • Philippe VERGNES 25 février 2014 09:38

      @ epicure,

      « Parce que pour eux parler d’égalité des sexes ça revient à vouloir castrer tout le monde (façon imagée de représenter la chose). »

      Exactement !

      Et ce n’est pas qu’une façon imagée de représenter la chose, cela va beaucoup plus loin que ça : cela équivaut à une castration symbolique dont nous connaissons déjà les conséquences. Celles-ci se traduisent par l’accroissement d’un fonctionnement pervers dont la caractéristique principale est la pulsion de mort qui l’anime. On sait où cela nous mènera : à la guerre de tous contre tous et à la destruction du vivant (le pervers hait le « vivant »).

      Nous ne sommes déjà plus dans un épiphénomène : soit nos dirigeants sont complétement fous (et pervers) et ils œuvrent ainsi de façon intentionnelle, soit ils sont totalement irresponsables.

      Dans les deux cas, ils ne sont pas légitimes pour nous gouverner.

      Au sujet de nos échanges précédents, relisez mes réponses et au besoin relisez mon article en cherchant à les comprendre en contexte et de façon chronologique, vous vous apercevrait peut-être que vos interprétations ne reflètent en aucune manière le sens de mes propos.

      Je ne suis pas responsable de vos propres erreurs de compréhension. smiley


    • Francis JL 25 février 2014 10:19

      ’’le pervers hait le « vivant »’’

      Plus exactement, le pervers hait ce qui contrarie ses plans, et en effet, c’est cela qui est vivant par opposition au pervers, celui pour qui les autres ne sont que des objets : on n’a pas d’empathie pour les objets.


    • LEELOO Shawford43 25 février 2014 10:22

      Et pour moi, Jean Lucien, t’en as de l’empathie ?


    • Hervé Hum Hervé Hum 25 février 2014 13:42

      Bonjour Philippe,

      Je suis globalement d’accord avec ce que dit Ariane Bilheran, sauf pour ce qui est du fameux complexe d’Oedipe. Certes, le phénomène existe, mais je ne crois pas qu’il faille lui accorder autant d’importance d’une manière générale. Disons que le complexe d’Oedipe a de forte chance d’être problématique dans les familles avec enfant unique, mais se perd dans les familles nombreuses, car les conflits se déplacent alors entre les enfants eux mêmes. D’autant que ce qu’elle dit sur ce passage, relève surtout de la conviction personnelle, mais je ne crois pas qu’on puisse en faire une réalité scientifique.
      Le « tiers structurant » est la société en elle même dont nos proches sont les représentants les plus symptomatiques.

      Je dis que ce sujet est un épiphénomène, car il s’inscrit bien dans une idéologie d’ensemble, où il m’apparaît que ce genre de sujet à surtout vocation à cacher la réelle perversion, celle consistant à faire passer le modèle économique actuel comme garant des libertés, de l’égalité des personnes et de la démocratie, alors qu’elle ne vise qu’à sanctifier le pouvoir d’une élite sur l’ensemble de la population mondiale où la liberté se résume à choisir son genre sexuel, l’égalité à partager la même misère sociale et la démocratie à choisir la tête, mais plus les idées.

      Donc, des mots vidés de leur sens véritables, n’ayant plus de sens dans la réalité. 

      L’égalité consiste à donner à chacun les mêmes droits dès la naissance, et cela n’a rien à voir avec le genre, mais avec l’humain. Sauf que cela n’est possible qu’en modifiant les règles quant à la propriété et l’héritage. A modifier le modèle économique pour le mettre au service de l’idéal affiché d’égalité. Quand à la liberté, elle commence et fini au mérite personnel. Au delà, commence la privation de liberté d’autrui. Autrement dit, la liberté individuelle interdit l’exploitation du mérite d’autrui, alors même que le modèle actuel fonctionne principalement pour ne pas dire quasi exclusivement sur l’exploitation du mérite d’autrui par un autre, lui dépourvu de mérite personnel. Donc, justifier l’injustifiable en le dissimulant derrière une égalité et liberté de façade, mais basé sur des ressort si puissants que sont nos pulsions sexuelles et instincts les plus primaires, que la majorité des gens s’y laissent prendre.


    • Hervé Hum Hervé Hum 25 février 2014 13:57

      @ Epicure,

      Cela ne veut pas dire que toutes les différences de comportement soient liées à la culture.
      l
      Certes, mais tout le débat tourne autour de l’aspect culturel. Cela parce que les différences biologique s’estompent face à l’avancée de la technique et celle ci découle, quant à son utilisation, de choix culturels.


    • Hervé Hum Hervé Hum 25 février 2014 17:55

      ’’le pervers hait le « vivant »’’

      Plus exactement, le pervers hait ce qui contrarie ses plans, et en effet, c’est cela qui est vivant par opposition au pervers, celui pour qui les autres ne sont que des objets : on n’a pas d’empathie pour les objets.

      D’accord avec cela JL, cela colle parfaitement avec l’article suivant

      http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/changer-le-statut-de-l-animal-dans-148494

      (que je t’invite à lire Philippe si ce n’est pas fait)

      Mais est ce réservé aux seuls pervers le fait de « haïr ce qui contrarie ses plans » ?

      Car il ne faut pas confondre haine et absence d’empathie, qui elle renvoi plutôt à l’indifférence. Je crois qu’il faut surtout différencier le pervers pathologique du pervers psychologique. Le 1er est prisonnier de ses sentiments et conduit à la haine, le second rend les autres prisonniers de leurs propres sentiments, c’est à dire où sa perversité n’est que le fruit du froid calcul pour exploiter le mérite des autres à son profit, par le biais des sentiments, mais est indifférent au sort d’autrui.


    • epicure 25 février 2014 18:24

      "

      « ... au niveau biologique, le critère du genre se limite à la fonction reproductive. »

      C’est bien là l’hérésie de cette théorie : elle nie totalement le plus important, à savoir que femmes et hommes ne sont pas seulement différents sur un plan reproductif, nous le sommes aussi à un niveau hormonal et psychologique. Ce sont ces différences là qui font toute la richesse, la diversité et la beauté de notre monde. Autant de qualité que les pervers ne supportent pas et souhaitent annihiler."

      Non l’hérésie c’est d’enfermer les gens dans des préjugés sans se soucier de leur réalité personnelle.

      La diversité individuelle est plus importante qu’une distinction dichotomique mâle /femelle. C’est bien de parler des hormones, car justement tout le monde n’est pas égal au niveau des hormones. Certains hommes peuvent en produire moins de testostérone, et des femmes produire plus de testostérone.

      Que dire par exemple des femmes qui ont un aspect un peu masculin, et qui au niveau de leur comportement se rapprochent de celui des hommes sur de nombreux points ? Chez moi on dit qu’elles font hommasse. elles font partie de la diversité du vivant, mais certains voudraient les réduire à l’image qu’ils se font de la femme.

      Le problème de genre n’est pas biologique mais culturel, c’est la perception des représentation lié à un sexe biologique supposé.

      IL y a une énorme différence entre une étude scientifique qui dit que les hommes sont plus capable de faire telle ou telle tâche que les femmes et réciproquement, d’une part.

      Et d’autre part dire : les hommes doivent faire ceci, mais pas cela . les femmes doivent faire cela , mais pas ceci.

      La manipulation consiste à dire que les deux choses sont équivalente et que la première affirmation justifie la seconde. Ce qui est faux si l’étude reconnais par exemple que des femmes sont plus aptes que certains hommes pour une qualité dite masculine. 

      Donc en fait les pervers selon ta propre expression, c’est ceux qui ne veulent pas reconnaitre la diversité des situations individuelles, et la réduire à deux cases étanches.

      Donc c’est bien les contempteurs de la théorie du genre qui sont les pervers, qui veulent réduire les individus à des représentations fermées.


    • epicure 25 février 2014 18:27

      @Par Hervé Hum (---.---.205.134) 25 février 13:57
      là je te suis pas, les avancées technologiques n’ont rien à voir avec les problématiques mises en avant sur le sujet.


    • epicure 25 février 2014 18:45

      @Par Philippe VERGNES (---.---.248.146) 25 février 09:38


      Exactement inexact.

      C’est du délire paranoïaque à ce niveau de penser ça. 

      Par exemple qu’une femme puisse pratiquer une activité masculine, ça ne changera rien au fait qu’elle puisse former un couple avec un homme et avoir des enfants.

      Or en affirmant ce que tu dis tu nies cette évidence.

      Les sociétés mixtes, égalitaires sont plus pacifiées que les sociétés sexistes en général. Donc tes affirmations ne reposent sur rien.

      Justement récemment j’ai entendu quelqu’un qui parlait du passage d’une école unisexe à une école mixte, et c’était un autre monde pour cette personne, ambiance beaucoup plus détendu comme ambiance, en plus de pouvoir voir de jolies filles.

      De toute façon de façon générale les sociétés inégalitaires sont plus violentes, génératrices de tensions que les sociétés égalitaires.

      En plus je comprends que tu te contredis par rapport au fait que tu dis être pour l’égalité homme femme. Alors que selon ce message ce n’est pas du tout le cas.

      Tes propos ?

      c’est ton silence sur certaines manipulations, qui sont au cœur du sujet et que tu évites de parler, que je te reproche. Ce que je te reproche c’est pas forcément dans l’article mais surtout certains échanges auparavant.

      Donc oui tu as bien des erreurs d’incompréhension.


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