vendredi 29 septembre 2023 - par Sylvain Rakotoarison

Autonomie de la Corse : y a-t-il un risque de séparatisme ?

« Il faut l’entrée de la Corse dans notre Constitution. (…) Ayons l’audace de bâtir une autonomie à la Corse dans la République ! » (Emmanuel Macron, le 28 septembre 2023 à Ajaccio).

La République est une et indivisible. En allant devant l'Assemblée de Corse exprimer à Ajaccio ce jeudi 28 septembre 2023 son souhait de réviser la Constitution pour formaliser l'autonomie de la Corse, le Président de la République Emmanuel Macron a-t-il ouvert la boîte de Pandore ?

Quelques jours avant le 65e anniversaire de notre Constitution de la Cinquième République (sa longévité se rapproche désormais de celle de la Troisième République), Emmanuel Macron était très attendu sur le futur statut de la Corse après dix-huit de discussions souvent difficiles entre élus corses et gouvernement. Arrivé en Corse le 27 au soir accompagné du Ministre de l'Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin, il a été reçu par Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de la collectivité de Corse depuis le 2 janvier 2018 (réélu le 1er juillet 2021 avec 65% face à Laurent Marcangeli, actuel président du groupe Horizons à l'Assemblée Nationale depuis juin 2022), et par Marie-Antoinette Maupertuis, présidente de l'Assemblée de Corse depuis le 1er juillet 2021, tous les deux nationalistes.

Emmanuel Macron, après un dîner mercredi soir avec les élus corses, a rencontré jeudi matin l'évêque d'Ajaccio Mgr François-Xavier Bustillo, qui sera créé cardinal ce 30 septembre 2023 par le pape François au Vatican, avant de se rendre à l'Assemblée de Corse. Après son discours très politique à Ajaccio, il s'est rendu ensuite le soir à Basta où il a rendu hommage aux résistants corses Danielle Casanova, Fred Scamaroni et Albert Ferraci, ainsi que décoré le dernier tirailleur marocain encore en vie, Salah Ben El Hadj (104 ans).

La raison officielle de la venue (jusqu'au 29 septembre 2023) du Président de la République était effectivement la commémoration de la libération de la Corse dont c'était le 80e anniversaire (le 8 septembre 1943) : « Si nous sommes réunis ici, avant toute chose (…), c’est bien parce que voilà huit décennies, partout dans l’île, les combattants de la flamme française se sont dressés, que la Corse a été le premier territoire libéré de France métropolitaine. (…) Ici, aucun Juif ne fut dénoncé. Les Corses les ont protégés, demeurant fidèles à la République et à ses valeurs quand d’autres les trahissaient. ».

Les enjeux politiques et institutionnels d'aujourd'hui sont très importants, entre autres la reconnaissance juridique du peuple corse, voulue par les nationalistes, sujet hypersensible qui a valu la démission du Ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement du gouvernement de Lionel Jospin. Il est question aussi d'un très controversé statut de résident.

La présidente de l'Assemblée de Corse Marie-Antoinette Maupertuis, qui a ouvert la séance, a mis en garde le Président de la République : « Les évolutions institutionnelles qui se sont succédé se sont révélées trop timides et n’ont jamais permis de compenser ces difficultés structurelles. Elles n’ont jamais pris la pleine mesure de notre souhait de reconnaissance. Pire encore, elles furent arrachées au prix de ce qu’il convient d’appeler un conflit politique meurtrier. ».

Lui succédant à la tribune, Gilles Simeoni a fait remarquer : « Recevoir le Président de la République française est pour toute assemblée, en Europe et dans le monde, un moment rare et solennel. » avant d'évoquer l'embrasement politique de 2022 à la suite de l'agression mortelle du militant nationaliste Yvan Colonna condamné pour l'assassinat du préfet Claude Érignac : « Par les faits dramatiques du 2 mars [2022], cette colère et cette révolte puisées à l’évidence dans des causes plus profondes, et d’abord à la situation de blocage politique qui a caractérisé depuis 2015 l’état des relations entre les majorités territoriales successives et l’État, la situation empirait chaque jour, faisant courir le risque d’événements irréversibles. ».

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Plongeant dans le vif du sujet, Emmanuel Macron a rappelé en préambule que « la Corse est enracinée dans la France et dans la République » : « Et c’est cet enracinement dans notre histoire commune et cette reconnaissance qu’il faut tenir ensemble pour sortir de cette situation d’incompréhension et de confrontation de défiance et de ressentiment. ».


Ayant entendu les élus corses, le chef de l'État a plaidé pour une révision de la Constitution pour y consacrer un article sur la Corse, comme « geste de reconnaissance indispensable » et base de la « construction d'un cadre respectueux de la singularité insulaire et méditerranéenne » en déclarant : « Je suis favorable à ce que les spécificités de la communauté insulaire corse soient reconnues dans la Constitution au sein d’un article propre, celle d’une communauté insulaire historique, linguistique et culturelle. ». Au-delà de la très symbolique reconnaissance du peuple corse (qui fait toujours débat en France), il y a plus concrètement le bilinguisme et la reconnaissance du corse comme langue officielle à côté du français, ce qui ne serait pas sans conséquence dans d'autres régions (en particulier en Bretagne).

Emmanuel Macron a précisé : « Je suis favorable à ce que soit étudiée la possibilité pour la Collectivité de Corse de définir des normes sur des matières ou des compétences transférées. Cette capacité normative devra évidemment s’exercer sous le contrôle du Conseil d’État et du Conseil. ».

En clair, ce qu'il faut retenir vraiment : « Cette autonomie doit être le moyen pour construire ensemble l’avenir. Sans désengagement de l’État. Ce ne sera pas une autonomie contre l’État, ni une autonomie sans l’État, mais une autonomie pour la Corse et dans la République. ».

Sur le plan pratique, le Président de la République a donné six mois aux élus corses pour établir un « texte constitutionnel et organique » : « Et c’est bien sur la base de celui-ci que nous pourrons engager le processus de révision constitutionnelle, puis organiser la consultation en Corse et, à l’issue, préparer le projet de loi organique qui mettra en œuvre cette nouvelle étape (…). La nouvelle étape institutionnelle que nous voulons lancer doit permettre à la Corse de conserver son âme et son identité tout en restant dans les bornes de la République. (…) Ce choix, c’est celui que notre jeunesse mérite, pour que les prochaines générations combinent à leur tour cette richesse et cette force d’être corses et français. Corse parce que français. Français parce que corse. Européen et de Méditerranée, tout cela à la fois. ».

Rien n'a été vraiment dit sur le statut de résident qui consisterait à réserver aux résidents à titre principal depuis un certain nombre d'années la possibilité d'acheter du foncier et de l'immobilier en Corse, ce qui serait totalement contraire non seulement à la Constitution qui garantit l'égalité de tous les citoyens devant la loi, mais aussi aux traités européens qui garantissent la liberté de circulation des personnes, des biens et des capitaux à l'intérieur de l'Europe.

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Interviewé par "20 Minutes" le 28 septembre 2023, le politologue Thierry Dominici, maître de conférences à l'Université de Bordeaux et spécialiste des mouvements nationalistes corses, a considéré que cette venue présidentielle était historique et que le Président de la République ne pouvait pas aller plus loin dans les propositions de l'État en faveur des Corses : « Il a parlé d’un article spécifique, il a parlé de la langue. Et il est allé au maximum du possible que propose notre Constitution. C’est-à-dire que la coofficialité de la langue, les nationalistes comme les autonomistes le savent depuis le début : il n’y a pas de possibilité d’insérer cela dans la Constitution. La langue de la République est la langue française. Ce qui est assez intéressant, c’est que Macron reconnaît ce patrimoine linguistique, en même temps que ce patrimoine historique et géographique. Il invite à plus de corse en Corse. Et il espère que cela rentre dans l’espace publique. (…) Je crois que Macron est allé au maximum de ce qu’il pouvait faire en tant que Président de la Ve, et gardien des institutions. ».

Et d'ajouter : « Ce qui m’a étonné, c’est qu’il a rappelé que la Corse a été indépendante avec une Constitution très moderne en 1755. Chose qui n’avait jamais été faite, si ce n’est par un Premier Ministre qui était Monsieur Rocard. Partant de là, il y a une reconnaissance de cette spécificité en tant que nation corse, pas forcément en tant que peuple. Il a aussi fait référence au fait que la Corse, pendant la Seconde Guerre mondiale, n’avait pas collaboré, avec cette idée de "Terre des justes". Donc tout cela vise à démontrer qu’en Corse il y a un esprit républicain et que donc, même s’il y a autonomie, cela ne mettrait pas à mal nos principes et nos valeurs républicaines. C’est ce qui est intéressant dans ce discours. Pour une fois c’est tempéré, la question n’est plus politisée, elle est politique. Ce n’est plus un affrontement nationalistes-État, mais un problème lié au clivage centre-périphérie. ».

La faisabilité du projet institutionnel est donc très fragile : d'une part, il faut déjà prouver qu'un projet porté en commun par l'Assemblée de Corse puisse avoir l'accord du gouvernement (c'est-à-dire ne mettant pas à mal quelques principes essentiels de la République), d'autre part, il faudra ensuite que ce projet de révision constitutionnelle soit approuvé selon la procédure de révision, à savoir l'accord des deux assemblées du Parlement, et donc, pour cela, convaincre le Sénat, puis la majorité des trois cinquièmes des parlementaires réunis en Congrès (ou par référendum national).

L'autonomie constitutionnalisée de la Corse serait une nouvelle exception constitutionnelle à la République, mais elle pourrait être la base d'un arrêt, enfin, du combat parfois meurtrier des nationalistes et peut-être, d'un retour au calme d'une manière durable et pérenne. Le risque est cependant que d'autres régions, par cette exception, demandent elles aussi un statut d'exceptionne, ainsi la Bretagne pour le breton, l'Alsace, le Pays basque, etc. La grande différence entre la Corse et ces autres régions, c'est que depuis 2015, il y a une forte majorité d'élus nationalistes, principalement autonomistes, dans l'Assemblée de Corse (environ 70%), ce qui n'est pas le cas dans les autres conseils régionaux de la Métropole. Il faut enfin noter que la Nouvelle-Calédonie a eu droit déjà à un article particulier dans la Constitution afin de formaliser son autonomie au sein de la République, mais son statut reste encore à évoluer. Et la Polynésie française est également en négociations avec la République pour établir son propre statut.

En cas de réussite du projet corse, y aurait-il alors un processus d'autonomie territoriale à la française qui pourrait s'appliquer aussi dans d'autres régions du monde ? La question est évidemment posée bien trop tôt pour être pertinente.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (28 septembre 2023)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Autonomie de la Corse : y a-t-il un risque de séparatisme ?
Claude Érignac.
Yvan Colonna.
Manuel Valls et la Corse en 2012.
Napoléon Bonaparte.

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28 réactions


  • sophie 29 septembre 2023 18:27

    evidement


  • Clocel Clocel 29 septembre 2023 19:05

    La France ne peut pas se permettre de perdre son plus grand porte-avions.


  • Gégène Gégène 29 septembre 2023 20:47

    Quand j’étais petit, on m’a appris que la France est comme une orange,

    pour que ce soit bon il faut enlever l’écorce . . .


  • Bendidon ... bienvenue au big CIRCUS Bendidon ... Wind Pilgrimer 29 septembre 2023 21:32

    Mais qu’est-ce que c’est que ces articles ???

    C de pire en pire

    Ya plus que nabum et ses belles images

     smiley


    • Tolzan Tolzan 2 octobre 2023 10:42

      @Bendidon ... Wind Pilgrimer
      C’est la fellation quotidienne de l’agence Rako.
      En plus, vous pouvez toujours commenter, l’officine de propagande se fiche totalement de ce que vous pouvez écrire et ne répond jamais....
      C’est une honte pour AV de laisser passer tant de m ???e.


  • Samy Levrai samy Levrai 29 septembre 2023 21:33

    La corde est trop douce.


  • Le Gueux Le Gueux 29 septembre 2023 23:56

    En préambule, il faut sortir de l’UE, et récupérer la primauté du droit national français.

    Alors nous pourrons rédiger des référendums, sans tenir compte du joug de Bruxelles et de la crapulerie de ses élites mondialistes.

    Sans ça, tout le reste ne sera que vociférations.

    Puis, il faudra donner les pouvoirs aux régions, comme partout en Europe civilisée.

    Seul le régalien minimum sera laissé a Paris, monnaie,état-civil, programmes d’éducation, défense nationale, politique étrangère (pas d’OTAN).

    La France se déclarera neutre et non alignée.

    Les fonctionnaires d’état,, en surplus, seront mutés par besoins nationaux vers les régions, ils auront la possibilité de se démettre et d’aller dans le privé s’ils s’y opposent.

    Les budgets seront régionaux, l’impôt collecté par les régions, quote-part sera retournée à Paris pour ses besoins détaillés dans les textes. Un parlement fédéral très réduit sera élu au suffrage universel à Paris, il contrôlera les budgets régionaux pour juger de leur bon accomplissement ..Ils seront entourés d’experts privés.

    I have a dream...


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 30 septembre 2023 07:02

    Une nation, et encore plus quand sa devise est « egalité ... », ce sont des règles communes pour tous.

    Alors oui à « liberté ... » pour permettre à chaque individu (ou chaque région) de personnaliser les solutions ... MAIS dans le respect de règles communes.

    En conclusion, pour assurer la « fraternité ... », pas de constitution ou règles spécifiques pour la Corse (ou tout autre territoire) mais une règle unique, applicable à tous, permettant pour tous une certaine souplesse de mise en oeuvre des solutions.

    Au passage, il faudrait revoir ce principe avec nos compatriotes d’Alsace Lorraine qui ont des règles différentes. Si leurs règles sont meilleures, pourquoi ne pas les proposer à l’ensemble des français ?


    • Le Gueux Le Gueux 30 septembre 2023 07:53

      @lecoindubonsens
      Les règles l’Alsace-Lorraine, déjà, elles étaient meilleures que les françaises, elles leurs ont été laissées parce que la République les a abandonné lâchement 2 fois, et les a réintégrés, manu militari, sans leur demander leur avis.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 30 septembre 2023 10:23

      @Le Gueux
      « Les règles l’Alsace-Lorraine, déjà, elles étaient meilleures que les françaises »
      Alors, si elles sont meilleures, pourquoi ne pas les généraliser à tous ?!
      Que du bon sens logique smiley
      Mais la même règle pour tous (même si les règles doivent offrir une souplesse de mise en oeuvre quand cela reste équitable).
      Mais pour en revenir à la Corse, contre les solutions du genre « les avantages pour certains, et les autres paient » : pour quoi les corses ont-ils des avantages sur les droit de succession, sur le prix du carburant, sur les jours de congés (pour ceux travaillant en métropole), etc.


    • troletbuse troletbuse 30 septembre 2023 10:41

      @lecoindubonsens
      Normal, le régime Alsace-Lorraine est bénéficiaire, il faut donc le détruire. On paie plus cher de CSG mai une fois enlevé, ca nous reviendra plus cher. Logique des pourris.incultes qui sont au pouvoir et entre les mains des mondialistes.
      Pour la Corse, pourquoi n’a-t-on pas ses avantages ?


    • amiaplacidus amiaplacidus 30 septembre 2023 15:14

      @lecoindubonsens qui dit : « ...Mais la même règle pour tous (même si les règles doivent offrir une souplesse de mise en oeuvre quand cela reste équitable). ... ».

      Mais vous ne voyez pas que la France crève de son hyper-centralisme.

      Il y a un pays voisin que je connais bien, j’habite à 5 km de la frontière, la Suisse, qui est un petit pays, constitué de 26 cantons qui ont chacun leur constitution, leur police, leur système éducatif, leur système judiciaire, etc. Cette hyper-décentralisation ne l’empêche pas de faire partie des pays les plus prospères du monde. Je pense même qu’elle contribue largement à cette prospérité.
      .

      Un exemple de la connerie de l’hyper-centralisation française : il existe une loi (ou un règlement, je ne sais pas trop) qui s’applique sur tout le territoire national et qui stipule, en substance, les portes des immeubles accueillant du public doivent d’ouvrir sur l’extérieur.
      Dans la grande majorité des cas, on comprend parfaitement l’utilité de cette loi en cas d’incendie.
      Mais elle s’applique également aux cabanes de montagne. Et je ne vous raconte pas la difficulté à ouvrir la porte le matin lorsqu’il est tombé 70 cm durant la nuit.
      .

      Pour finir sur une note amusante :

      De grand matin, Ange sort de sa maison située dans les montagnes corses. Il aperçoit une vingtaine de personnes, munies de divers instruments de télémétrie qui font des relevés.
      Il s’approche de celui qui paraît être le chef et lui demande : « que faites-vous ? »

      Réponse : « nous sommes une équipe d’ingénieurs et de technicien, nous étudions le tracé du futur sentier agricole ».

      À cela Ange rétorque : « Vous êtes vraiment des gens compliqués à Paris. Nous, traditionnellement, on fait bien plus simple. On prend un âne, un lui flanque une grande claque sur le postérieur et on fait le chemin où l’âne passe. Vous voyez, un âne remplace facilement toute une équipe ».


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 30 septembre 2023 18:01

      @amiaplacidus
      « la France crève de son hyper-centralisme »
      Contrairement a ce que vous pensez peut-être, nos posts ne sont pas contradictoires. Et je ne suis pas un partisan de l’hyper centralisme en écrivant « même règle pour tous (même si les règles doivent offrir une souplesse de mise en oeuvre quand cela reste équitable) »

      Pour reprendre votre exemple
      finalement "la Suisse, constituée de 26 cantons qui ont chacun leur constitution,

      ....", c’est un peu l’Europe (avant l’UE) avec ses 28 pays qui ont chacun leur constitution,...

      Mais quand des humains décident de créer un groupe (par exemple un canton ou une nation), il semble logique que les règles de fonctionnement soient communes dans ce groupe, avec toujours la souplesse max quand cela ne fait de tort à personne (j’ai souvent pris l’exemple des retraites comme règle unique avec libre choix individuel).


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 30 septembre 2023 18:13

      @troletbuse « Pour la Corse, pourquoi n’a-t-on pas ses avantages ? »
      une anecdote souvent racontée par un proche : 2 collègues parisiens similaires d’une administration, 1 corse, 1 cantalou. le corse a 2 jours de congé annuel de plus que le cantalou.
      Pourquoi ?
      Pour délai de route vers la Corse, 1 jour aller, 1 jour retour, car le salarié ne doit pas être pénalisé par l’éloignement et doit bénéficier du même temps de vacances dans sa famille.

      Dans la réalité

      • le corse prenait l’avion à Orly et était dans sa famille environ 2/3h après son départ de Paris
      • le cantalou prenait sa 2CV (à l’époque) et mettait 12h pour faire Paris/Aurillac avec des pointes à 80km/h en descente vent dans le dos. Et 30km/ dans les virages finaux smiley Pas encore l’A75 !
      France : égalité des lois.

  • Sirius Grincheux 30 septembre 2023 08:49

    Corse autonome, mais pas les Ailles, la Réunion, la Nouelle-Calédonie, St Pierre et Miquelon, etc.
    Cherchez l’erreur


    • Le Gueux Le Gueux 30 septembre 2023 09:10

      @Grincheux
      Tous ces territoires devraient avoir un statut d’autonomie, du fait de leur situation et de leur éloignement de la métropole, de plus les cultures locales sont tellement différentes.


    • Sirius Grincheux 30 septembre 2023 09:58

      @Le Gueux

      on pourrait même pousser le bouchon jusqu’à l’autonomie ou même l’indépendance
      suf qe là, c’est moins rigolo pour les deux parties : plus de nickel (ou d’autre chose) d’un côté, plus de subventions, de continuité territorial et de services publics de l’autre


    • Sirius Grincheux 30 septembre 2023 10:08

      @Grincheux

      ça me rappelle l’histoire du couple bourgeois qui dîne dans un restaurant chic.
      Entre un autre couple qui vient les saluer puis va s’installer à l’autre bout de la salle
       qui est la femme qui est avec Robert ? demande la bourgeoise
       c’est sa maitresse répond son mari
      silence
      entre une jeune femme accaompagnée, qui en passant à côté d’eux dit au mari :
       bonjour mon biquet
       c’est qui ? demande l’épouse quand la jolie fille est plus loin.
       c’est ma maitresse
       quoi !?!?!? c’est scandaleux, je demande le divorce !!!!!
       ok, mais tu n’auras plus de maison, plus de cuisinière, plus de femme de ménage, plus de voiture, plus de belles robes.....
      silence, puis, en regardant la jeune femme, l’épouse dit calmement :
       la nôtre est plus jolie...


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 30 septembre 2023 10:15

      @Grincheux @Le Gueux

      Connaissez vous le FNLM ?
      Non pas le FNLC Front National de Libération de la Corse
      mais le Front National de Libération de la Metropole.

      Surprenant que l’on demande leur avis aux corses, nouveaux calédoniens, mayottais, etc., s’ils veulent être liés à la métropole, mais que l’on ne demande jamais leur avis à ces métropolitains smiley
      Est alors, l’égalité des droits, c’est juste pour les non métropolitains ? smiley


  • zygzornifle zygzornifle 30 septembre 2023 10:27

    De toute façon les paroles mensongères de Macron ne sont pas suivies d’actes.

    Il embobine pour mieux niquer par derrière, gaffe a vos culs les Corses ....


  • alanhorus alanhorus 30 septembre 2023 12:56

    https://youtube.com/watch?v=BRVhx8HSWac

    Jean Marie Bigard de l’indépendance Corse.


  • OJBA 30 septembre 2023 13:48

    La particularité d’une île, c’est d’être séparée (sic) d’un continent. A moins d’être très grande (australie, grande bretagne et encore....), elle est incapable de se suffire à elle-même, ne serait-ce que pour ses communications. Il lui faudra toujours des relations « privilégiées » avec un continent, sous-entendu pas trop chères. Livrez-la à elle même, elle se rapprochera le plus vite possible de « quelqu’un d’autre ».


  • placide21 2 octobre 2023 16:30

    La corse coûte trop chère,  c’est le pays des passe-droits et des magouilles ,donnons lui son indépendance et que les corses se démerdent.


  • Zolko Zolko 4 octobre 2023 09:32

    @Rakoto : juste pour rigoler, essayez-donc d’interdire la langue Corse en Corse, comme l’a fait le gouvernement Ukrainien avec les langues minoritaires Russes et Hongroises, et observez ce qui se passerait en Corse. Ça serait probablement bien pire qu’au Donbass.


  • Apparemment je me demande qui est le plus idiot entre entre Macron et Rakontar....

    Les Corses vivent la Corse et parle le Corse en permanence .

    Les Corses sont très loin d’être tous d’accords entre eux .

    Le nom d’une petite ville Aléria , très évocateur .

    Quant à l’autonomie ........ !

    Les Corses respectent peu les limitations, les lignes blanches ..etc

    Ils font ce qu’ils veulent ...( Ils ont raison, mais c’est compliqué ) 

    Les écolos ne sont pas le bienvenu....

    Les troupeaux de chèvres , de moutons , de vaches , de cochons sont souvent en liberté parfois sur la route notamment la T10, ou en direction de Corté .

    Si Macron se joue des Corses, là ça va faire mal et très vite .

    Slogan peint ; Français de merde , Français Rentre chez toi .

    Quant aux villages perchés dans la Montagne, Piedicorte-di-Gaggio , Linguizetta , Chiatra......c’est une autre histoire ...


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