lundi 18 mai - par azyx1986

Blanquer annonce la destruction de l’école républicaine

 

L'école de demain s'appuiera largement sur de l'enseignement à distance. C'est ce qu'annonce JM Blanquer dans deux entretiens, sur France Inter le 8 mai et dans le JDD le 10 mai.

 

En économie, les libéraux sont les grands alliés de ceux qui défendent leur capital, les plus riches d’entre nous. Les libéraux veulent casser toutes les structures collectives et toutes les lois. Ils considèrent que la liberté c’est faire ce qu’on veut de ses possessions et donc tout ce qui oblige à partager est vécu comme une violence insoutenable.

Le modèle libéral a repris la tête de l’État français peu après la 2e guerre mondiale et s’attache depuis à déconstruire ce qui a été mis en place dans la première moitié du 20e siècle comme outil de cohésion et de solidarité nationale, la sécurité sociale, le code du travail, les retraites, l’énergie publique, les transports publics sont attaqués, privatises donc rendus au grand capital petit à petit. À chaque fois évidemment les gouvernements et les médias utilisent le terme de « progrès » et font la comparaison avec un pays montré comme un exemple, souvent c’est l’Allemagne.

Aujourd’hui la destruction qui se profile avec la crise du coronavirus c’est le modèle de l’école républicaine.

 

Lien vers la vidéo : https://youtu.be/djIrBwDguko

 

L’idéologie libérale pour l’école

 

L’école a jusqu’ici été relativement protégée de ces attaques. Le principe de l’école est un élément assez sacré de notre culture. On apprend tous au primaire que Charlemagne a été un des premiers à vouloir imposer un enseignement sur tout le territoire français au VIIIe siècle.

 

Dès Charlemagne, l’idée de l’enseignement c’est déjà de donner un niveau de connaissance suffisant pour avoir de la main d’œuvre qualifiée, en particulier dès le VIIIe siècle pour servir l’État ou le clergé. Mais c’est aussi de donner à tous les français un socle culturel commun. Au VIIIe siècle on se sert de la Bible pour apprendre à lire car le but c’est aussi de christianiser une Gaule encore païenne. Bien évidemment l’école sert aussi à apprendre des codes communs de comportement en société.

Ces 3 axes ont pour but de rendre cohérente la population du territoire et de l’unifier.

 

Ces 3 idées d’imposer un socle de connaissance, un socle culturel et un socle de comportement commun à toute la population sont complètements insupportables pour les libéraux. Dans les 3 cas, il s’agit de faire passer l’intérêt de la cohésion collective au-dessus de l’intérêt de l’individu. Les libéraux pensent que l’intérêt individuel doit passer avant tout.

 

Depuis 50 ans les libéraux luttent pour la destruction du modèle de l’école républicaine française qui veut imposer un socle commun.

Évidemment les défenseurs du capital les encouragent, parce qu’ils n’ont pas du tout envie de payer pour que les ploucs aillent à l’école. Ils veulent bien payer pour leurs mômes, mais pas pour ceux des autres.

 

Jean-Michel Blanquer est un libéral convaincu, proche de l’Institut Montaigne et son directeur de cabinet vient de l’Ifrap, deux instituts rivalisant de proposition toutes plus libérales les unes que les autres. C’est le seul ministre de Macron qui a viré tous les directeurs de son ministère qui avaient la moindre réticence envers ses idées. Il a aussi fait rentrer en décideurs de l’éducation nationale les défenseurs des neurosciences dont on parlera plus tard.

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La stratégie déjà en place : la baisse des programmes

 

Pour diminuer la force de l’école dans la construction des français, les libéraux ont d’abord agi sur les programmes. La baisse volontaire du niveau d’enseignement depuis 50 ans ne permet pas du tout aux gens de mieux s’en sortir à l’école, mais uniquement de donner un poids moins fort à l’école dans le savoir des français. C’est du libéralisme. Le savoir des individus ou plutôt leur ignorance est placée au-dessus d’un savoir collectif et d’une culture commune.

Cette baisse de niveau a complètement arrêté l’ascenseur social. En diminuant ce qui est enseigné à l’école, on donne un poids beaucoup plus fort à ce que peuvent enseigner les parents, et ça c’est très libéral et ça arrange ceux qui ont de l’avance.

Toutes les personnes qui ont voulu protéger les enfants de l’échec scolaire en choisissant la casse de l’école, ont complètement enrayé le brassage social.

 

La stratégie déjà en place : la casse du rôle de l’enseignant

 

Plus récemment avec l’outil numérique, les libéraux ont commencé à détruire le métier même d’enseignant. En se servant de l’excuse de la modernité avec les tablettes et les ordinateurs, le gouvernement impose de plus en plus aux enseignants des cours tous identiques et pré-faits. Cette méthode prend encore plus d’ampleur avec la crise actuelle, on enlève la responsabilité du cours aux enseignants, tout est construit au ministère et l’enseignant ne fait plus que suivre le programme en proposant à la rigueur une aide au devoir en cas de problème.

 

L’enseignement c’est un dialogue, l’enseignant est là aussi pour comprendre les difficultés de l’élève et adapter son explication en fonction des personnes qu’il a en face de lui. Uniformiser l’enseignement sous prétexte de fournir la même médiocrité à tous, c’est s’assurer de laisser décrocher tous les enfants qui ne sont pas directement adaptés à ce qui leur sera proposé.

 

La stratégie déjà en place : les cours autonomes

 

Depuis quelques années, les profs doivent remplir des milliers d’indicateurs sur les enfants appelés livrets de compétences, l’excuse affichée par le gouvernement c’est que tous les parents aient le même niveau d’information sur leurs enfants grâce à des centaines de cases, chacune correspondant à une « compétence ». Ce qui était demandé avant au professeur c’était de connaître ses élèves pour synthétiser cette information et dire aux parents simplement ce qui allait ou ce qui n’allait pas. Encore une fois on a enlevé au professeur sa possibilité d’analyser la situation. C’est le même principe avec les évaluations d’entrée dans certaines classes. On fait comme si les professeurs, qui voient leurs élèves tous les jours, n’étaient pas capables de faire cette évaluation tout seul.

 

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Les livrets de compétences ont pour objectif de remplacer les diplômes du brevet et du baccalauréat. C’est ce qui a commencé à arriver avec la réforme du bac, soi-disant pour le moderniser. Ces livrets suivront les gens toute leur scolarité et même jusqu’au monde du travail. On remplace le fait de valider un niveau d’éducation par un examen qui met tout le monde sur un pied d’égalité par une surveillance de toute la population en utilisant le terme de compétence.

Les livrets de compétences contiennent des informations sur le comportement de l’élève. En faisant passer l’excuse de la citoyenneté, il s’agit de savoir si l’élève remettra en cause le système dans lequel il vit. L’école était avant le lieu où l’on instruisait les futurs citoyens en les éveillant à toutes les disciplines, en développant leur esprit critique et en validant ces acquis par un diplôme. Les libéraux veulent en faire le lieu où on fait de la main d’œuvre, un endroit où on apprend aux gamins à lire un manuel d’instruction sur tablette et à surtout ne pas voir plus loin.

Toutes ces données sur les compétences des élèves sont remontées au ministère de l’éducation nationale qui s’en sert pour améliorer ses programmes. Autrement dit, le ministère est persuadé que par cette méthode il va trouver le meilleur programme possible pour les élèves qui va leur apporter toutes les compétences dont ils ont besoin. Le ministère recherche par cette méthode un programme unique qui marchera tout seul et qui rendra les profs inutiles. C’est une folie idéologique soutenue par certains groupes de pensée dont fait partie Jean-Michel Blanquer.

Il a nommé Stanislas Dehaene en 2018 à la tête du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale. Ce neuroscientifique qui se dit psychologue cognitiviste défend cette idée que l’étude du cerveau va nous permettre d’améliorer les programmes scolaires. Donc plutôt que de travailler sur l’échange entre les élèves et les professeurs et de se donner des objectifs de réussite, il propose plutôt de faire des scanners du cerveau à des gamins pendant des séances d’apprentissage et d’en déduire ce qui marche. Bien sûr avec la croyance que ça va ensuite aussi fonctionner pour les autres. C’est aujourd’hui cette espèce de secte qui décide du futur de l’école française.

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L’exemple bidon de l’Allemagne

 

L’autre révolution en marche c’est de faire comme en Allemagne et de supprimer l’école au maximum. La crise du coronavirus est parfaite pour ça puisqu’elle est un test grandeur nature de ce qu’on peut faire dans ce sens.

Pour les libéraux, ça permettra d’arrêter que l’école inculque aux enfants la façon dont on doit se comporter en société et les valeurs républicaines. Pour ceux qui défendent le capital, ça fera des économies.

 

En Allemagne, il n’y a pas de mode de garde avant 6 ans pour les parents. Le KinderGarten est une garderie payante qui n’a pas de programme éducatif et qui n’existe que pour garder les enfants pendant que les parents travaillent.

Double conséquence, la première c’est que les Allemands ne font plus d’enfants depuis 40 ans. De fait la politique économique libérale considère les enfants comme un poids dont il faut s’occuper et ça coûte cher Le deuxième effet, c’est que tous ceux qui ont quand même des enfants sont obligés de les garder. S’ils gagnent suffisamment d’argent ils payent le KinderGarten ou une nounou, sinon un parent s’arrête de travailler. C’est aussi pour ça qu’on vous dit qu’il n’y a pas beaucoup de chômage en Allemagne, toutes les femmes qui ont des enfants et qui s’arrêtent de travailler ne sont pas dans les chiffres du chômage.

 

Après 6 ans, ça ne s’arrange pas, les enfants ne vont à l’école que le matin pour que ça soit moins cher et n’ont pas de cantine. L’après-midi est sensé être consacré aux sports et loisirs, mais dans les faits, il n’y a que ceux qui ont suffisamment d’argent et qui habitent en ville qui se le permettent, pour les autres c’est plutôt du vide.

Ajoutons qu’il n’y a pas de cantine et que les enfants mangent donc des chips et des sandwichs tous les midis, il n’ y a rien de mieux pour l’obésité.

 

Ceux qui ont eu la chance de participer à des échanges scolaires avec l’Allemagne ont pu constater la médiocrité des programmes scolaires allemands sur les matières fondamentales. On entend partout qu’ils sont super forts en langue, certes ils peuvent avoir un meilleur accent que les français puisqu’ils parlent une langue saxonne, pour le reste il n’y a rien à voir.

 

Comme les allemands ne font presque plus d’enfants depuis 40 ans, ils n’ont absolument pas fait le choix d’avoir une école de qualité. Ils ont maintenant un tel problème démographique avec leur manque de jeunes qu’ils ouvrent grand les frontières pour remplir leurs usines.

 

C’est la méthode du pillage à l’américaine, on se fout du niveau réel de nos élèves et à la place on file du pognon à ceux des autres pays qui ont fait des études, c’est moins cher et moins fatiguant. C’est ce qu’on appelle le brain drain. L’Allemagne pille le Turquie et les pays de l’est de ses jeunes, en particulier ceux qui ont des diplômes, pour remplir ses usines. Cette population a le bon goût de pouvoir être sous-payée tout en fermant sa gueule.

 

La propagande de l’enquête PISA

 

Pour faire croire à tout le monde que ce modèle est le bon, l’OCDE a mis en place l’enquête PISA qui classe les pays selon leur performance en termes d’éducation. Cette enquête est purement politique. Les questions posées aux enfants sont là pour juger si l’école correspond bien à la définition libérale de l’éducation. Cela permet de mettre des bonnes notes à des systèmes d’éducation pourris comme celui des allemands et mauvaises notes aux français pour les inciter à changer. Vous pouvez d’ailleurs voir que chaque pays garde sa place quelle que soit la matière, on est vraiment dans un jugement de l’éducation et pas du niveau réel des élèves.

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C’est assez drôle que les libéraux qui sont anti-notes et anti-jugements se servent des notes pour pousser les pays à faire comme ils veulent. Il faut vraiment être schizophrène. Comme en économie, les libéraux ne sont pas à une contradiction près.

 

La destruction de l’école Républicaine arrive dès aujourd’hui

 

L’égalité au sens libéral, c’est l’égalité au départ, on donne la même tablette à tous les gamins et survive qui pourra. Évidemment on baissera encore les exigences pour éviter que ça se voit trop. Vous voyez les ministres s’exciter partout en parlant du retour aux fondamentaux qui n’est qu’une excuse de plus pour limiter l’enseignement.

L’égalité au sens Républicain, c’est l’égalité à l’arrivée. On fait un diplôme exigeant et on s’assure de l’imposer au maximum à tout le monde, que tout le monde aille jusque-là pour former des citoyens.

 

La crise du coronavirus et son confinement ont été l’occasion de tester grandeur nature et sans que personne ne puisse râler, ce nouveau type d’enseignement. Le gouvernement a pu voir ce que ça coûtait économiquement de laisser les enfants à leurs parents et évaluer ce que ça rapportait. Il a pu voir qui étaient les enfants qui pourraient suivre les cours à la maison devant un écran avec les parents à côté et qui étaient ceux n’y arrivaient pas. La conclusion va être de diminuer le nombre de profs sauf dans les quartiers prioritaires. Exactement ce qu’ils ont déjà commencé à faire depuis le début du mandat. Ce n’est pas pour faire de l’égalité, mais pour faire disparaître l’école publique gratuite partout où on le peut en ne laissant que le reliquat chez les pauvres.

 

La révolution de l’enseignement testée actuellement c’est de passer au tout numérique pour se débarrasser des profs. Évidemment moins on paye de gens à travailler plus ça plaît à ceux qui ont du capital. Plutôt que de payer des profs, on payera ceux qui détiennent les distributeurs de tablettes.

 



78 réactions


  • The White Rabbit The White Rabbit 18 mai 12:11

    Ah encore un complot smiley

    Tellement ils veulent fermer les écoles qu’ils ont poussé à les réouvrir avant septembre ! smiley


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 18 mai 12:18
    Blanquer = Bilderberg 2018 et pro-CRIF  smiley

  • jef88 jef88 18 mai 12:24

    La tablette ?

    Pourquoi pas ? ?

    AVANT il y avait bien les livres de classe ....

    L’essentiel ? C’est le contenu .....


    • JC_Lavau JC_Lavau 18 mai 13:19

      @jef88. Ni tablette ni livres ne savaient quels préjugés farfelus l’élève avait avant dans sa tête. Seul le prof présent peut le constater, s’il est attentif.
      Il est quasi impossible de corriger ou faire corriger des inepties déjà imprimées.
      Or en mathématisation de la physique, il y en a qui durent depuis plus ou moins deux siècles.
      Ils ont mathématisé de travers 


    • azyx1986 18 mai 14:53

      @jef88
      Vous ne devez pas avoir d’enfants confronté à cette ineptie pour dire un truc pareil.
      Les gosses devant un écran sont complètement passifs, c’est du vécu. À moins que les 3 miens soient des complètes exception mais je doute.
      Dans leurs classes, on identifie assez facilement ceux dont les parents laissent complètement libre la dose d’écran quotidienne, ça se voit tout de suite à la capacité de concentration.


    • Julot_Fr 18 mai 15:15

      @jef88

      Le wifi des tablettes detruit le systeme reproductif des jeunes filles. Leur faible masse corporelle offrant peu de protection contre les ondes


    • Abou Antoun Abou Antoun 18 mai 18:09

      @Julot_Fr
      En somme c’est comme le bikini.


    • V_Parlier V_Parlier 18 mai 21:48

      @azyx1986
      Je ne puis qu’acquiescer ! D’ailleurs ces gadgets non fiables seront par dessus le marché une cause supplémentaire de gaspillage et de pollution.

      A l’auteur : Sur les faits c’est à peu près juste dans l’ensemble. Mais l’article tend à affirmer que depuis 50 ans il n’y a que des libéraux au pouvoir. Or la méthode du nivellement scolaire par le bas a été bien reprise par les libéraux mais c’est une invention de la gauche (dès 1981, même avant le hollandisme « social-libéral » sic). Elle l’appelait très hypocritement : l’égalité des chances (la vraie égalité des chances n’en étant que plus torpillée encore de ce fait).


    • V_Parlier V_Parlier 18 mai 21:49

      @Julot_Fr
      Ah, je comprends à présent pourquoi il y a de plus en plus de jeunes filles qui se protègent en augmentant significativement leur masse et leur volume corporels ! smiley


    • Abou Antoun Abou Antoun 18 mai 21:55

      @V_Parlier
      D’accord avec vous.


    • JC_Lavau JC_Lavau 20 mai 13:38

      @jef88. J’insiste : tu pars du postulat que ce qui est imprimé est DONC juste.
      Or l’épreuve d’enseignement fait partie des épreuves de réalité qui conditionnent toute démarche scientifique.
      Si en septembre les bacheliers scientifiques sont infoutus de réexpliquer ce qu’ils faisaient semblant de comprendre en juin-juillet en électromagnétisme, c’est l’enseignement qui est le premier merdeux.
      On peut même constater qu’il est structuré en bizutage, pour sélectionner les plus dociles aux absurdités qui leurs sont enseignées.
      J’ai vu un prof d’électrotechnique chevronné expliquer à un jeune prof d’électrotechnique, quand utiliser les trois doigts de la main gauche, et quand les trois doigts de la main droite, selon le moment où la machine travaille en moteur ou en génératrice (ou l’inverse ?)... Pour simplifier, qu’ils disaient !

      Les plus beaux loupés de l’enseignement des sciences. Le management par les féodalités est fautif

      Ils ont mathématisé de travers 

      ...


  • njama njama 18 mai 12:49

    L’école, grand marché du XXIe siècle
    Juin 1998 Le Monde Diplo
    En janvier 1989, la Table ronde européenne des industriels — ERT —, le puissant groupe de pression patronal auprès de la Commission européenne, publie un rapport intitulé Education et compétence en Europe. Elle y affirme d’emblée que « l’éducation et la formation (…) sont considérées comme des investissements stratégiques vitaux pour la réussite future de l’entreprise ». Puis elle déplore que « l’enseignement et la formation [soient] toujours considérés par les gouvernements et les décideurs comme une affaire intérieure. (…) L’industrie n’a qu’une très faible influence sur les programmes enseignés ».

    D’autant plus faible, en vérité, que les enseignants auraient « une compréhension insuffisante de l’environnement économique, des affaires et de la notion de profit ». La conclusion s’impose : industrie et établissements d’enseignement devraient travailler « ensemble au développement de programmes d’enseignement », notamment grâce à « l’apprentissage à distance », « l’enseignement à distance » et la mise au point de « didacticiels » (logiciels d’apprentissage sur ordinateur).

    Regroupant notamment les grands patrons des principaux constructeurs informatiques européens, l’ERT cherche alors des marchés. La perspective de la libéralisation du secteur des télécommunications promet de fabuleux profits au secteur privé, non seulement par la vente de matériels et de logiciels, mais aussi par l’exploitation des entreprises de téléphone privatisées en tout ou en partie. Promouvoir ou imposer l’enseignement à distance permet d’espérer bénéficier à la fois de la croissance du volume des communications téléphoniques, de celle de la vente de matériels et de celle, non moins importante, des droits d’auteur et droits voisins sur la commercialisation et l’exploitation de didacticiels. L’ensemble de cette stratégie doit déboucher sur une meilleure adéquation de l’enseignement aux exigences de l’industrie, une préparation au télétravail, une réduction des coûts de (...)

    la suite est réservée aux abonnés

    https://www.monde-diplomatique.fr/1998/06/DE_SELYS/3786


    • Gasty Gasty 19 mai 09:03

      @njama
      « notamment grâce à « l’apprentissage à distance », « l’enseignement à distance » et la mise au point de « didacticiels » (logiciels d’apprentissage sur ordinateur). »

      Certains se prennent déjà pour des guerriers invulnérable grâce aux jeux , un apprentissage du maniement d’armes de guerre contre des ennemies à flinguer et tout ça à bonne distance de la réalité des zones de conflits. Mais sur le terrain on chie dans son froc et on meure. L’apprentissage se fait par le contact sur les lieux. Le reste n’est que support, bibliothèque auquel tout le monde peut accéder.


  • JC_Lavau JC_Lavau 18 mai 13:13

    Le fait que ça aille mal à présent, n’implique pas qu’avant tout allait bien.

    Voir le petit inspecteur à la grosse sacoche, qui ne venait que pour pirater des logiciels. http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,579.0.html


  • Abou Antoun Abou Antoun 18 mai 13:15

    Il y a bien longtemps que l’école, en tant qu’organisation de transmission du savoir, est morte.

    En tant qu’instrument de ’socialisation’, elle n’a servi à rien non plus (pas empêché le communautarisme).

    C’est donc simplement une garderie, voilà pourquoi on veut se dépêcher de l’ouvrir à nouveau pour que les parents puissent aller bosser (impératif purement économique).

    Ce que les enfants apprendront, il y a bien longtemps qu’on s’en fout en haut lieu. Alors oui, pour apprendre il reste les parents, les proches, les tablettes, les PC.


    • chantecler chantecler 18 mai 13:18

      @Abou Antoun
      Connard !


    • Abou Antoun Abou Antoun 18 mai 17:14

      @chantecler
      Il semble, cher ami, que votre avis disons très tranché sur ma personne ne face pas l’unanimité.
      Je parle de ce que je connais bien.


    • Abou Antoun Abou Antoun 18 mai 19:44

      @Abou Antoun
      ne fasse pas l’unanimité. je perds la face ...


    • bucefal bucefal 18 mai 20:00

      @Abou Antoun

      Pas du tout vous avez tout mon soutien .
      Chantecler a fait tous les forum de la création et partout il s’est taillé la réputation incontestable de roi des faux derches prétentieux....
      .
      Il est passé du forum A au forum B en disant tout le mal qu’il pouvait sur les gens du A , puis du Forum B au forum C, en recommençant le même manège , puis il est revenu sur le A en jouant les vieux mages outragés ....et tourner Manège.
      .
      Il a perdu plusieurs fois la face en se trompant
      de page Wiki pour étaler sa science....
      en se trompant de roi de prince de peuple et de siècle ....
      Il n’y a pas une ânerie qu’il n’ait proféré tellement il est impatient d’étaler sa science et sa profonde sagesse sur tous les sujets


    • Abou Antoun Abou Antoun 18 mai 20:38

      @bucefal
      Merci,
      Oui de toutes façons ce genre de commentaires insultant sans aucune justification ni aucune contradiction ne mérite aucune réponse.
      Bonne soirée.
      Pour votre information, en tant que grand père et ancien prof je suis obligé de pallier aux carences de l’institution.
      C’est un fait, certains collégiens prennent du bon temps avec les copains au collège. Pour d’autres c’est un vrai supplice, mais les uns comme les autres n’apprennent rien. Après 5 années de primaire et 7 années de secondaire soit 12 ans de scolarisation, ils ne savent rien de l’histoire et de la géographie de leur pays, ils maîtrisent mal l’expression écrite, ne connaissent pas les bases de l’arithmétique et de la géométrie plane et parlent à peine une langue étrangère.
      Comment est-ce possible ???


    • sultanoid sultanoid 18 mai 20:54

      @Abou Antoun

      « ....et parlent à peine une langue étrangère ... »
      Ils ont tant de mal avec la leur ...


    • Abou Antoun Abou Antoun 18 mai 21:14

      @sultanoid
      Exact ...
      Apprendre des langues à déclinaisons quand on ne sait pas ce qu’est un complément d’objet direct, un complément de nom, c’est pas gagné !
      Plus d’analyse grammaticale, plus d’analyse logique ...


    • mmbbb 21 mai 12:53

      @chantecler le petit prof s enerve lorsque l on lui oppose des arguments , C est assez etrange ce pays qui ne cesse de parler de libéralisme alors que 56 % du PIB vont dans les depenses publiques , les services publics a la francaise ne sont pas les meilleurs et notamment l ecole Il est etonnant que la bourgeoisie de gauche et notamment les profs ne foutent pas leurs mioches dans lesdites ecoles . la derogation a la carte scolaire est de la norme 


  • dimitrius 18 mai 13:22

    L’auteur de ce brillant article , serait il le compagnon de Nabilla . Non mais allo quoi ????


  • keiser keiser 18 mai 14:31
    Tribune : Des hauts fonctionnaires du ministère dénoncent le projet réactionnaire de JM Blanquer

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/05/14052020Article63725 0435761243497.aspx


  • zygzornifle zygzornifle 18 mai 15:01

    Il est payé pour cela et il fait bien le job ….


  • Spartacus Lequidam Spartacus 18 mai 15:15

    La grande farce, l’école n’est républicaine que par le nom et la légende qu’entretiennent les marxistes qui la composent.

    L’école Française se caractérise par être le centre du marxisme en France sans aucun rapport des enseignants avec la diversité de pensée républicaine..

    Aux élections, les enseignants votent à 95% pour les partis de gauche et socialistes (Macron). Une incroyable pensée unique anti capitaliste qui les rend sectaires et nombriliques. En 2020 ils enseignent encore Karl Marx et aucun mot sur Buchanan et théorie des choix publics.

    Les résultats sont de l’enseignement sont dans les pires du monde et c’est un monde sclérosé de rentiers statutaires ou la pensée sectaire s’oppose à tout changement....

    Vous voulez savoir l’école libérale au lieu de raconter des conneries sur conneries de clichés absurdes ?

    Comme pour la santé, la Corée du nord montre l’exemple a aborder le monde moderne et la France la ringardise...

    L’enseignement a distance a fait des profs millionnaires comme des stars de foot.

    https://www.youtube.com/watch?v=TxMPfY_YDsE 

    C’est le seul moyen pour sortir la France de la prison intellectuelle gauchiste de l’EN et ses profs rentiers irresponsables et intouchables d’une France soviétisée.

    Santé et éducation il faut copier la Corée du Sud et pas l’ex-URSS.


    • merthin 18 mai 15:57

      @Spartacus

      L’école est effectivement un repaire de personnes « obligés de l’état ». On pourrait plutôt y voir une vision où l’éducation est simplement hors marché et sort un temps soit peu des rapports marchands où il faut être riche pour s’offrir les services de « l’enseignant star » qui n’est que Star que parcequ’il est rare.

      La Corée du sud est l’un des pays les plus malheureux au monde où les gens se battent pour une réussite illusoire.


    • azyx1986 18 mai 16:33

      @Spartacus
      À chaque article, vous êtes présent et quel bonheur de vous voir répéter votre catéchisme jour après jour.
      Avant d’écrire sur agoravox, je pensai que les gens comme vous étaient une sorte de légende derrière laquelle se cachaient les milliardaires de ce monde pour piller tout les autres.
      En fait vous existez vraiment. Pouvez-vous m’enlever un dernier doute, avez-vous un capital au-dessus de la dizaine de millions d’euros (auquel-cas, cela expliquerait totalement que vous fassiez cela dans votre propre intérêt) ?
      Sinon, je crois que je vais mettre ma tenue d’explorateur pour partir à votre recherche et vous capturer pour vous étudier en laboratoire.
      À tous les autres sur agoravox, si un jour Spartacus n’écrit plus c’est que je l’aurai trouvé !


    • foufouille foufouille 18 mai 16:48

      @azyx1986

      son ancien pseudo est le péripate. probablement lucillio aussi.


    • Eric F Eric F 18 mai 18:27

      @Spartacus
      « les enseignants votent ... pour les partis de gauche et socialistes (Macron) »

      Macron socialiste ?


    • Spartacus Lequidam Spartacus 18 mai 18:38

      @Eric F
      Macron socialiste ?
      Y’a pas pire socialiste que lui..
      Tous les jours une loi et l’état pour diriger la vie....


    • Spartacus Lequidam Spartacus 18 mai 18:56

      @merthin
       l’éducation est simplement hors marché
      Vous croyez que les profs viennent travailler s’ils savent qu’ils ne seront pas payés ?
      Ça n’existe pas le hors marché. C’est juste une excuse de ceux qui refusent la remise en question.
      Friedman, there is non free lunch.

      Bien au contraire, parce qu’on peut choisir son enseignant c’est un large progrès.
      Une liberté.
      La Corée du Sud, les gens ont des revenus supérieurs aux Français, mieux éduqués, plus démocratiques et la vie sociale moins violente et sont très heureux dans un pays ou on a fait l’effort de ne pas assigner a résidence comme en France et un état minimaliste... 
      Une présidente peut être condamnée.

      Il y a 50 ans, c’était la misère. Aujourd’hui ils nous ont dépassés.
      Et eux ont en face des pays encore plus socialistes que le notre et savent ce que c’est. 
      La magie du capitalisme.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 18 mai 19:11

      @azyx1986

      « si un jour Spartacus n’écrit plus c’est que je l’aurai trouvé !
        »
      Diantre et fichtre, quelle frustration, quelle haine cette promesse d’intimidation   smiley  smiley  cette envie de faire taire des bolcheviques tous ceux qui ont une opinion contraire. 

      Par l’intimidation ? Par le meurtre ? la violence ? Le procès soviétique ? La diabolisation publique ? L’accusation de sorcellerie ? L’atteinte a la vie privée ? 
       smiley  smiley

      Curieux, quand on voit cette réaction haineuse caricaturale, on est content de ne pas faire partie de cette secte malfaisante.  smiley


    • merthin 18 mai 21:18

      @Spartacus

      « Vous croyez que les profs viennent travailler s’ils savent qu’ils ne seront pas payés ? »

      le salaire n’a rien à voir avec le marché. La preuve. Les enseignants français sont des contractuels d’Etat qui ne vont pas à pôle emploi sur le marché du travail.


    • merthin 18 mai 21:19

      @Spartacus

      « Friedman, there is non free lunch. »

      C’est parce que vous faites la confusion entre « travail » et « emploi ».


    • merthin 18 mai 21:20

      @Spartacus

      « Il y a 50 ans, c’était la misère. Aujourd’hui ils nous ont dépassés. »

      biberonné par les USA pour faire barrage au communisme oui...


    • Spartacus Lequidam Spartacus 18 mai 22:12

      @merthin
      Mais si les profs vacataires et profs du ceux du secteur privé vont a « pole emploi » et ne sont pas des intouchables.

      C’est aussi un drame ces profs incompétents qu’on paye a rester dans un placard et indéboulonnables pour cause d’intouchabilité statutaire.

      Y’en a 97 000 payés a rien foutre... C’est ça l’état et l’irresponsabilité ...
      http://www.slate.fr/story/62319/60.000-recrutements-enseignants-detaches


    • benyx benyx 18 mai 22:38

      @Spartacus
      Ça s’appelle une dictature !


    • benyx benyx 18 mai 22:39

      @azyx1986
      Mais non, Spartagugus est un robot programmé par la CIA !


    • benyx benyx 18 mai 22:41

      @Spartacus
      « Y’en a 97 000 payés a rien foutre. » comme les actionnaires finalement !


    • keiser keiser 18 mai 23:01

      @Spartacus

      « Curieux, quand on voit cette réaction haineuse caricaturale, on est content de ne pas faire partie de cette secte malfaisante. » 

      Arrêtes de ramer, on attaque la falaise. smiley


    • merthin 19 mai 07:54

      @Spartacus

      Donc vous affirmez qu’il ya en 2020 97000 enseignant qui ne font rien de leur journées (rien de rien. même pas juste une activité de DRH ou de gestion) ?


    • Gasty Gasty 19 mai 09:15

      @Spartacus

      Mais Spartacus ? il n’y a pas de mougeons ici, tes interventions ne peuvent qu’être haineuse....rien de plus.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 19 mai 10:57

      @merthin

      Y’a qu’a lire l’article et le rapport parlementaire.
      http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i2215.asp
      Ils ont même des noms :
      -surnombres disciplinaires
      -remplaçants inoccupés jamais appelés,
      -incapables d’enseigner,
      -enseignants en réadaptation


    • merthin 19 mai 13:55

      @Spartacus

      2005....

      Vous achetez une entreprise qui ne vous fourni que son bilan de 2005 ?


    • Spartacus Lequidam Spartacus 19 mai 15:03

      @merthin
      Pas de changements depuis 2005.
      Ca a même empiré après 2 gouvernements de fonctionnaires pro-étatistes.

      Hélas l’état ne fait des enquêtes parlementaires chaque année..
      C’est ça aussi le problème des l’étatisme et des caste intouchables et irresponsables qui peuplent l’état...


    • merthin 19 mai 15:39

      @Spartacus

      élas l’état ne fait des enquêtes parlementaires chaque année..

      Pas de changements depuis 2005.Ca a même empiré


      je relève juste un détail hein smiley 

    • pasglop 19 mai 22:26

      @Spartacus

      Il se trouve que pour diverses raisons je connais assez bien la Corée du Sud et la situation n’est pas exactement celle que vous décrivez.
      Le salaire moyen (pas médian) et identique au salaire moyen français avec des variations énormes suivant les villes et les régions, du simple au double. Le coût de la vie est en tout points comparable.
      La part du salaire différé est beaucoup plus faible qu’ici, et donc la part du revenu disponible nettement plus faible. C’est un peu moins vrai pour les chaebol.

      Pour la vie sociale moins violente c’est tout à fait faux, mais ce n’est pas la même violence.
      Société super hiérarchisée, à mon avis plus encore qu’au Japon, qui à raison a tout misé sur sa jeunesse (et sans doute trop) afin de tenter d’effacer le retard induit par les conséquences de la guerre, c’est aussi une société aux codes sociaux rigides qui tolère mal les déviances ou les transgressions.
      Au point qu’une fraction significative de jeunes et moins jeunes diplômés tente aujourd’hui de quitter le pays pour échapper à la pression.
      Attention à ne pas trop enjoliver...

    • Spartacus Lequidam Spartacus 20 mai 12:22

      @pasglop
      Le sujet c’est l’éducation et les services publics et l’important ce sont les résultats, que les élèves soient mieux instruits et que les gens soient mieux soignés.

      Education et santé ce pays nous écrase.
      Les gens sont mieux instruits, et mieux soignés.
      Toute l’Asie vient se faire soigner en Corée du Sud et la Corée est c’est le centre du tourisme sanitaire. S’il n’y avait pas la barrière de la langue, il en serait de même pour l’éducation.

      Si on regarde du point de départ il y a 50 ans, ce pays a eu une évolution extraordinaire et nous un recul inverse incroyable.

      Le revenu disponible comparable, mais comme tout est plus compétitif, on peut dire que le pouvoir d’achat est supérieur.

      Après le monde n’est pas parfait, mais dans ces domaines, on est écrasé.


    • mmbbb 21 mai 13:21

      @azyx1986 on connait assez bien le fonctionnement du « mammouth » et la mentalite des profs francais pour avoir quelques doutes sur le bon fonctionnement de cette institution Mitterrand voulait saborder l ecole privée dont il fut issu comme tous les soss , mais il se heurta a une forte resistance . Quant a l universite , elle est devenue le siege de la gauche dure et le debat n est plus possible Voir Agacinski Fielk et d autres dont les portes se sont fermes , Cette femme phillosophe voulut débattre sur la PMA GPA . Elle voulait opposer des arguments sur ces pratiques notamment la GPA , mais les groupes de pression ont saborde cette rencontre . Une lame de fond dont l intolérance prime Le plus marrant est le livre d Hollande qui fut brulé a Lille ! Cette gauche qui n a que ce mot a la bouche « fascisme » et qui pratique l autodafe . ils sont tellement abrutis qu ils ne se rendent pas compte de leur inpetie On est plus dans l universite de tous les savoirs , ouvertes ou le debat devrait etre possible Et le liberalisme n est en rien responsable dans le délitement de l EDUC . 
      Quant aux autres auteurs de gauche de ce media , ils ont la censure facile la liste est longue .
      Spar ne censure jamais 
      La gauche est devenue l ombre d elle même , une gauche eclatée , tiraillée par de multiples mouvances radicales incapables de promouvoir un projet de societe cohérent. . 


    • Désintox Désintox 22 mai 13:12

      @Spartacus
      « L’enseignement a distance a fait des profs millionnaires comme des stars de foot. »

       smiley smiley smiley

      Spartacus ! Vous ici !

      Et moi qui croyais que vous aviez suivi les recommandations de votre maître à penser D Trump en prenant une bonne décoction d’eau de javel !


    • Désintox Désintox 22 mai 13:19

      @Spartacus
      « Y’en a 97 000 payés a rien foutre... »

       smiley smiley smiley

       Au lieu de dire n’importe quoi sur Agoravox, suivez donc les prescriptions de votre idole Trump.

      Désinfectez vous les poumons à l’intérieur !


  • Yaurrick Yaurrick 18 mai 15:41

    "L’égalité au sens Républicain, c’est l’égalité à l’arrivée. On fait un diplôme exigeant et on s’assure de l’imposer au maximum à tout le monde, que tout le monde aille jusque-là pour former des citoyens."

    On a vu ce que ça a donné pour le Baccalauréat, puisqu’il faut que tout le monde l’ait pour ne pas froisser les pauvres lycéens à cause de l’élitisme... Quelle brillante réussite de l’égalitarisme.


    • vraidrapo 18 mai 17:59

      @Yaurrick
      D’accord mais, ce qui nous est proposé aggrave la situation.
      Déjà, notre élite journalistique est franchement brouillée avec les participes passés, les adjectifs, les adverbes ( « compliqués », « en fait », « en effet », « voilà »...).
      La frime de ces anglicismes détestables : think-tank, benchmark, open space, cluster... alors que beaucoup sont incapables de tenir une conversation en anglais.
      Aujourd’hui sur Franceculture, deux animateurs « littéraires » s’écoutaient se gargariser en commentant Keith, Wilde etc... en usant et abusant du terme « parallélisme » en lieu et place de « parallèle »...


    • mmbbb 21 mai 13:45

      @Yaurrick le systeme a la francaise est l un des plus hypocrites du monde, Les voies de l excellence existent mais elles sont exigeantes et selectives Le reste de la troupe va a l universite dont les diplomes le plus souvent n auront guere de valeur sur le marche de l emploi Cette universite devenant la base arriere de combat politique . A Lyon ;l universite catholique est frequentee par les fils filles « de gauche » voulant reussir Je connais une fille ayant fait ses etudes de biologie .
      Elle est brillante .Comme je l ai deja dis je passe souvent devant le lycee du Parc ecole preparatoire dont J F REVEL frequenta cette institution Une grosse tete , On est loin « d entre les murs » film primé a Canne :
      L elite s en sortira toujours Les fleurons de l industrie francaise recruteront les meilleurs. Ce n est pas avec des clampains que l ont peut concevoir par exemple un HELICO H 160
      Le peuple est abuse et il subira le chômage de masse 

       


  • rita rita 18 mai 16:48

    Aujourd’hui la destruction qui se profile avec la crise du coronavirus c’est le modèle de l’école républicaine ?

    Depuis Mai 68, tous les ministres de l’éducation, passent leur temps à détruire l’école !

    Le dernier en date, sera la cerise sur ces gâteux !

     smiley


  • Matthieu Vasseur Matthieu Vasseur 18 mai 17:07

    Ce qu’ils sont méchants, les libéraux ! Très très méchants. Nous voilà prévenus.


    • V_Parlier V_Parlier 18 mai 21:59

      @Matthieu Vasseur
      En France « libéral » a un sens qui reste très économique (économie non socialiste). Ca donne souvent lieu à ce genre de débat. Ailleurs ce mot peut avoir un sens plus large, au delà de l’économie. Si bien qu’on retrouve dans ce libéralisme au sens large ce qu’on trouve dans les gauches européennes actuelles : anticonservatisme primaire (particulièrement sur le plan des moeurs), laxisme, culture de l’excuse, anti-souverainisme, anti-patriotisme. Donc dans un sens l’auteur n’a pas si tord... sauf qu’il ne le sait peut-être pas.


  • INsoMnia INsoMnia 18 mai 17:28

    @ azyx1986

    Merci pour votre article clair. J’ai pesté quand durant le confinement j’ai apperçu sur l’écran de la télé « Lumni » un accès pour l’enseignement aux éléves de Primaire, Collège et Lycée. Mais que fait l’Education Nationale ? 

    Votre article répond à mes questions. 

    Je suis allée faire un tour sur Lumni, me faire une p’tite idée :

    liens :

    https://www.lumni.fr/qui-sommes-nous

    https://www.lumni.fr pour l’instant gratuit

    https://www.lumni.fr/mentions-legales Société Anonyme au capital de 346 140 000 euros

    La Propaganda en Marche, rien ne les arrêtes. Adieu profs, baignes à la récrée et franche rigolade entre copains, copines.

    Le COVID-19 est passé, les affaires courantes ne seront plus les mêmes... Puisqu’il est temps de garder (parquer) tous les mougeons pour en faire des humains déshumanisés incapable de penser et surtout de se révolter ! 

    Ils ont peur, donc ils accélèrent, faut pas que les gueux se réveillent et comprennent leur joli système.


    • V_Parlier V_Parlier 18 mai 22:08

      @INsoMnia
      A peine arrivée sur cette merde (« actualité » en tête), des annonces me sautent aux yeux :
      L’homophobie
      Non-binaires, « gender fluid », les normes de genres bousculées
      Vous savez, cette fameuse théoriqe qu’on « n’enseignait pas » dans les écoles ?

      Incroyable, le virus ne leur suffit pas il faut encore qu’ils remettent le couvert sur ces ignominies dans les têtes des gamins ! La chute de Babylone (si pas Sodome) parait inévitable...


  • vraidrapo 18 mai 17:47

    L’école de demain s’appuiera largement sur de l’enseignement à distance.

    Il semble que Blanquette, encore sur la lancée du programme (du complot) ultralibéral, ait oublié de faire une MAJ de prudence dictée par l’Urgence du « quoiqu’il en coûte ».

    Ce ne serait plus la France coupée en 2 mais en 3 !

    On apprend que certains enfants ont leur seul repas de la journée à la cantine de l’école...

    Quant à la pédagogie d’un enseignement à distance... il est à la portée de n’importe qui d’apprécier la « valeur » de cette proposition :

    une tablette ne peut pas entrer en compétition avec un enseignant qui passe dans les rangées.


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 mai 18:05

    Il a tout-à-fait raison lorsqu’on voit que les pays ne capitalisent pas leurs connaissances afin de réussir les meilleurs projets mais s’évadent vers les folies des grandeurs et vers l’aberration ! Elle sert à quoi l’Ecole, si elle conduit à la Djahilya ?

    https://web.facebook.com/notes/mohammed-madjour/nom-de-code-covid-19/4453516954673683/ 



  • Eric F Eric F 18 mai 18:48

    Le niveau de l’enseignement n’a pas baissé dans l’intention de repousser les élèves vers le bas (quelle ineptie !), mais au contraire pour s’ajuster afin de permettre démagogiquement à 80% des élèves d’aller jusqu’au bac sans redoubler (et de l’obtenir pour la plupart).
    Il y a contresens sur la notion d’ascenseur social, qui n’a jamais permis à tout le monde d’atteindre le sommet, mais à ceux qui en ont les capacités quelle que soit leur origine. Une filière unique ne peut, par nature, qu’être à un niveau médiocre, au lieu d’avoir des filières différenciées permettant à chacun de trouver son optimum. Si on veut des passerelles, cela nécessite des stages ou années de remises à niveau.

    Par ailleurs, les méthodes pédagogiques doivent s’adapter à l’époque, du 100% téléenseignement n’est évidemment pas souhaitable, mais il peut y en avoir une part. Le problème est celui du support parental, mais n’est-ce pas déjà le cas aujourd’hui pour l’apprentissage de la lecture en CP ? Il faut donc prévoir des dispositifs d’accompagnement scolaire.


    • azyx1986 19 mai 10:41

      @Eric F
      Bonjour,
      vous me décevez, sur votre réponse, d’habitude vous portez des arguments intéressants.
      Vous confondez excuses et objectif. La baisse du niveau n’avait pas pour « objectif » de donner le bac à 80%, ce n’était qu’une excuse. Elle a fonctionné auprès de parents crédules, mais je vous assure qu’au niveau de l’Etat tout le monde sais que cela ne fonctionne absolument pas.
      Je ne dis pas que l’ascenseur social a permis à tout le monde d’atteindre le sommet. Je dis qu’un niveau exigeant scolaire efface la différence de milieu car il efface l’avance prise à la maison. J’ai pu constater statistiquement la baisse progressive du brassage social. Peu importe les filières, cela ne rentre pas ce constat.
      Dire que les moyens pédagogiques doivent s’adapter à l’école c’est rentrer dans cette croyance que le matériel est la clé de l’apprentissage. C’est une ineptie. La clé de l’apprentissage c’est la qualité de l’échange. Il n’y a pas d’échange avec une tablette. Encore une fois je témoigne que que cela ne fait qu’abrutir les gamins.
      Encore une expérience personnelle, pendant ce confinement j’ai quasiment appris à lire à mon enfant de 3 ans (principe de la combinatoire acquis + connaissance de toutes les lettres et d’une petite dizaine de combinaisons de lettres) cela a pu se faire par un échange quotidien de 30 min sur ce sujet. Toutes les vidéos qu’il a pu voir ne lui ont absolument rien appris.


    • Eric F Eric F 19 mai 11:53

      @azyx1986
      Nous avons donc une vision contradictoire de la raison de la baisse de niveau scolaire, selon moi, c’est par démagogisme niveleur (un peu l’inverse du libéralisme). Il faut voir la palinodie actuelle concernant le bac 2020, qui sera accordé selon les notes obtenues pendant l’année, avec étude de dossier par jury. Je me suis tordu de rire en entendant à la télévision une enseignante expliquer que les élèves n’ont pas atteint pendant l’année le niveau d’excellence (sic) qui est le leur en fin d’année. Ils feront l’appoint en fonction du taux de réussite par établissement les années précédentes. Tout ça sur guère plus de la moitié du programme, c’est dire la représentativité.

      Concernant les « moyens techniques », je n’ai absolument pas écrit que les échanges avec les enseignants devaient être supprimés, mais que cela constitue des moyens complémentaires, qui peuvent s’accroitre au fil de l’acquisition de maturité/autonomie. Ces moyens comportent de plus en plus une part d’interactivité, fut-elle « artificielle ».
      Votre exemple concernant la lecture montre effectivement l’importance de l’accompagnement direct pour cet apprentissage, et une part des écarts sociaux se creuse dès ce stade. A ce propos la réduction d’effectifs en CP dans les zones à faible niveau est une bonne mesure (comme quoi, il peut y en avoir).


  •  C BARRATIER C BARRATIER 18 mai 19:35

    Que l’école doive évoluer, ne fait aucun doute. Mais les réformes successives n’ont pas des objectifs pédagogiques, mais seulement financiers.

    Avec les grèves permanentes, sans attendre le coronavirus, avec le retour à la semaine de 5 jours,les enseignants de l’école primaire ne se sont pas préoccupés de l’intérêt des élèves mais du leur. L’Etat destructeur de l’école a dont trouvé un appui chez les enseignants, comme il en a trouvé chez les marchands de vacances.

    L’important pour les enseignants et leurs parents, ce sont les vacances. Et ce qui a été mis en avant pour la réouverture actuelle des écoles, c’est leur côté garderie.Hélas.

    J’ai pu expérimenter , au niveau du lycée, une approche pédagogique qui ne produisant pas d’économies financières, ni de dépenses supplémentaires, mais des force plus importantes, d’abord celles des élèves

    Voir en table des news :

    Pédagogie et méthodes actives, le lycée de demain ? http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=198


  • Désintox Désintox 18 mai 20:30

    Super article.


  • ribouldingue ribouldingue 18 mai 20:50

    Chouette la jeunesse des banlieues va enfin apprendre un métier d’avenir « pyromane professionnel » Les plus calés et malins pourront se reconvertir dans le commerce de cocktails Molotov. Et puis, l’école de la rue y a que ça de vrai. Ou tu marches ou tu crèves il n’y a pas le choix c’est une formation qualifiante.

    Les candidats auront un contrôle continue d’émeutier et les meilleurs se verront attribués un diplôme de casseur professionnel. D’autres pourront obtenir le CAP de vol de sacs de petites vieilles ou le BEP de car-jacking.

    Chaque établissement scolaire brûlé sera récompensé par la médaille de l’ordre du mérite... D’être con.

    Il faut dépecer le mammouth jusqu’à l’os car ça coûte un pognon de dingue comme dirait l’autre argentier. Des dépenses inutiles pour des cancres qui se tapent la cloche dans des salles de garderie alors qu’ils sont plus utiles à faire le chouf assis toute la journée sur une chaise pour jouer les rossignols en alertant les vendeurs de mort dès qu’un képi montre le bout de la visière.

    Au moins pendant ce temps là ils font chier personne.

    Quant aux enseignants qu’ils se rassurent ils pourront toujours se reconvertir dans la police et par chance ils garderont le statut de fonctionnaire.

    Cerise sur le haut du képi. Avant ils distribuaient des bons points et des images aux élèves méritants là ils pourront distribués des coups de matraques et crever des yeux avec un lbd. 




  • curieux 18 mai 22:01

    Merci à l’auteur pour cet article.

    A ce jour en période de dé confinement, ceux qui peuvent ne remettent pas leurs enfants à l’école, une nouvelle fracture se dessine (rien de vraiment nouveau en fait, c’est juste que cela devient flagrant) Si tu désires une vraie éducation pour tes gamins ben il faudrait payer et en avoir les moyens.

    C’est machiavélique comme manière de faire (jouer sur la peur) et faut reconnaitre que cela fonctionne parfaitement.


    • Eric F Eric F 19 mai 12:01

      @curieux
      Il fallait de toutes façons tenir compte de la situation. Le pire selon moi aurait été d’écouter les alarmistes qui voulaient ne rouvrir les classes qu’en septembre, car une coupure scolaire aussi longue aurait vu les élèves les moins motivés ou en situation difficile décrocher irréversiblement.
      Dès lors que des classes à effectifs réduits sont mises en place pour respecter les distances, le principe de prioriser les élèves ayant le plus besoin de remise à niveau me parait pertinent. Mais dès lors que c’est basé sur le « volontariat », la réalité risque d’être fort différente, un mi-temps pour tous en alternance aurait été sans doute plus judicieux.


    • curieux 19 mai 18:45

      @Eric F

      Croire que les enfants vont respecter la distanciation sociale c’est mal connaitre les enfants.
      Des dépistages massifs auraient dû être mis en place et mise en quarantaine des cas positifs, juste du bon sens. Déjà dit et redit et reredit.... je crois.

      Cette « pandémie » sert d’excuse à la mise en place d’une société monstrueuse, (relire 1984 ; on y arrive à pieds joints)

      La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force.


    • Eric F Eric F 19 mai 21:31

      @curieux
      Il n’y aura pas respect absolu de la distanciation par les enfants, mais moindre brassage du fait des mesures prises. Le dépistage systématique ne se pratique nulle part, si ce n’est autour de populations « à risque » ; le problème est qu’il faudrait le refaire régulièrement avec des moyens de test considérables.
      Un labo qui sortira un autotest fiable, simple et immédiat aura décroché le cocotier, ...et on verra tout le monde ici le qualifier de big pharma.


    • curieux 19 mai 21:52

      @Eric F

      Et pourquoi pas mettre ces moyens considérables sur la table.


  • Allexandre 20 mai 20:35

    Première très grave erreur : Charlemagne n’a jamais été à l’origine de l’enseignement pour le plus grand nombre, mais seulement pour les enfants de la noblesse, soit environ 3% !!

    Ensuite,la fameuse « instruction de J. Ferry » n’a jamais été mise en place par simple souci d’égalité entre les jeunes Français.

    Le but avoué était de donner une bonne formation de base à tous, de manière à ce que les jeunes générations puissent être formés pour des emplois de plus en plus liés à la IIème Révolution industrielle, dans laquelle la rivalité entre les grandes puissances était particulièrement féroce.

    Mais il ne fut jamais question de permettre à tous les Français d’accéder aux mêmes niveaux d’études. Chacun devait rester à sa place, exception faite de jeunes gens, doués et repérés par leurs instituteurs (trices), ayant la possibilité d’obtenir une bourse. Mais les enfants des classes populaires qui accédaient à l’enseignement universitaire étaient très peu nombreux (environ 2%). Il y avait donc toujours l’exception, largement diffusée afin de vanter l’égalité des chances.

    Le pouvoir devait rester entre les mains de la grande bourgeoisie industrielle et financière, ou encore des professions libérales.

    Aujourd’hui, tout a changé. Le drame, c’est que le choix politique n’est pas seulement français, mais international (OCDE). Le but est d’affaisser le niveau culturel des élèves au nom de la démocratie. Cela a commencé il y a 45 ans avec la réforme Haby. Avec la récession des années 1980, il a fallu maintenir la jeunesse le plus longtemps sur les bancs de l’école, avec un nivèlement par le bas. La réforme Darcos Châtel a donné le coup de grâce à l’enseignement. Le terme ne convient d’ailleurs que très mal. Mélanges, amalgames, approximations, disparition de pans entiers dans les différentes matières....mais les élèves doivent avoir de bonnes notes et appréciations, avec au final un BAC avec, si possible, une mention.

    La démagogie a vaincu l’instruction et l’exigence. 

    Les conséquences sont déjà visibles, et cela ne fait que commencer. L’incompétence se généralise et n’a pas fini.

    La France régresse perpétuellement, mais les dirigeants arrivés au pouvoir grâce à des soutiens peu catholiques, mais qui ont bien l’intention d’en tirer les marrons du feu !


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 24 mai 21:52

    Le modèle libéral a repris la tête de l’État français peu après la 2e guerre mondiale et s’attache depuis à déconstruire ce qui a été mis en place dans la première moitié du 20e siècle comme outil de cohésion et de solidarité nationale, la sécurité sociale, le code du travail, les retraites, l’énergie publique, les transports publics sont attaqués, privatises donc rendus au grand capital petit à petit

    J’ai déjà lu des âneries, mais là... smiley smiley smiley

    AVANT la 2nd guerre, chaque ligne de métro était privée. La production était séparée du transport de l’électricité et 100% privées également.

    La RATP, la sécu et EDF datent d’après 1945...

    En fait, les privatisations récentes nous ramènent à la situation d’AVANT la 2nd guerre.


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