mardi 1er octobre 2019 - par Michel DROUET

Chirac et les autres

Le bilan de Jacques Chirac a été largement survendu au cours de ces trois derniers jours. Le quasi unanimisme de la machine à laver médiatique, sous le coup d’une émotion réelle mais loin d’être partagée par tout le monde ne servira pas la vérité sur le bilan de cet homme politique.

L’homme ambitieux

Sans vouloir le qualifier de roi fainéant, comme le fit Sarkozy, il faut bien reconnaître que son bilan est surtout marqué par une ambition, celle de devenir Président de la République, sachant que le poste constitue davantage aujourd’hui l’incarnation d’un roi, d’un guide pour le peuple qu’un dirigeant en capacité d’agir. Son action, malgré les promesses électorales se réduit souvent à peau de chagrin sous les coups de boutoirs du néolibéralisme. En cela, Chirac ne fut ni meilleur, ni pire que tous les autres Présidents depuis les années 80.

Alors, Chirac ? Humain ? Engagé sur certains dossiers, comme le handicap ? Fauve politique ? Roublard ? Truculent ? Amoureux des terroirs ? Hyperactif ? Sympathique ? Gargantuesque ?...

Oui, tout cela est vrai, mais aussi un opportuniste au bilan politique faible et en tous les cas occulté par une image façonnée par lui-même son entourage et les médias.

La machine à laver médiatique

Au cours des hommages hagiographiques distillés par tous les médias aidés en cela par les gardiens du temple chiraquien faisant la tournée des plateaux et faisant la part belle aux séquences d’archives, on en vient presque à regretter que le Président Chirac ne se soit pas occupé du pays dans son ensemble à l‘image de ce qu’il a fait pour la Corrèze ou pour la charcuterie lors de ses passages au salon de l’agriculture.

Bref, on a eu parfois l’impression que les français n’ont pas élu un Président de la République mais un président du Conseil Général.

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Le clou du mauvais goût pendant cette période de deuil revient à l’IFOP qui élève Chirac au rang de Président de la République préféré des personnes interrogées, avec de Gaulle… On se prend à douter du jugement des Français, sous le coup de l’émotion sans doute, et on s’interroge sur leur capacité (et sur l’opportunité) à juger deux hommes politiques à 40 ans d’intervalle. On croit percevoir les ravages sur le cerveau de la téléréalité et des réseaux sociaux qui nous incitent à réagir dans l’instant.

C’est vrai que de Gaulle n’était pas très tête de veau et bière et qu’il n’allait pas taper dans le dos des électeurs au bistrot du coin et on ne lui connaissait pas de frasques extra conjugales. C’est vrai également qu’il payait les repas de ses invités privés à l’Elysée. Rien de commun avec Chirac, par conséquent ni sur le comportement individuel, ni sur l’action politique qu’il est difficile de mettre en parallèle, les époques étant différentes.

Sur le plan judiciaire, rien à voir non plus. Pas les moindres incriminations de de Gaulle pour abus de confiance, détournements de fonds publics, prise illégale d’intérêts, bref, vraisemblablement un nain politique pour les personnes sondées…

Bref, c’est la nostalgie d’une France rassemblée avec un type sympa qu’on inviterait bien à l’apéro chez soi qui fait office de bilan.

Quel bilan politique ?

Des intentions, mais peu de réalisation sur le plan intérieur et parfois une absence de sens politique comme la dissolution de l’Assemblée Nationale. L’abandon de réformes controversées sur les retraites ou de la rémunération de jeunes salariés et surtout un second mandat vide alors qu’il avait en main toutes les cartes pour fédérer une France républicaine après les 82 % de voix au second tour de la présidentielle. On notera également l’échec du référendum européen de 2005, (qui s’est traduit par un tour de cochon sarkosyste trois ans plus tard) qui donne une image contrastée de sa politique européenne.

A son actif, des décisions ou des engagements qui ne coûtent rien mais qui font du bien comme le refus de l’engagement du pays dans la guerre en Irak ou bien encore le discours de Johannesburg sur « la planète qui brûle et nous regardons ailleurs ».

Alors, le pire des Présidents ?

Non ! Comme son prédécesseur et ses successeurs, il est allé chercher une légitimité difficile à acquérir sur le plan intérieur à cause du néolibéralisme ambiant, en promouvant une politique extérieure susceptible d’entrainer les Français.

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Mitterrand capitula rapidement contre les « puissances de l’argent » et instaura la rigueur dès 1983 et en politique étrangère fit des gestes forts comme celui vis-à-vis de l’Allemagne. Sur la plan personnel, il s’illustra avec sa double vie qu’il s’efforça de masquer, au prix d’écoutes téléphoniques douteuses.

Avec Sarkozy, on allait voir ce qu’on allait voir. Son activisme pro médef et pro mondialisation annonçait des réformes qui se sont crashées sur la crise financière de 2008 provoquée par ceux-là même qu’il prétendait favoriser. Voilà pourquoi, aujourd’hui, les français ont du mal à entendre le mot « réforme » qui se traduit par régression sociale. Il est peu de dire que le raid en Lybie censé protéger notre civilisation ne fut pas compris par le peuple qui a eu tendance à y voir un règlement de compte personnel avec Kadhafi. Avec Sarkozy, nous eûmes droit à la mise en scène permanente de la vie de couple qui fit le bonheur des gazettes et surtout à une rafale de mises en examen en cours consécutive au financement de la campagne présidentielle.

Que dire de Hollande, sinon qu’il s’aligna rapidement sur les thèses néolibérales après avoir proclamé pendant la campagne électorale que « son ennemi c’était la finance » ? Beau résultat, avec les vingt milliards du CICE aujourd’hui pérennisés qui font les beaux jours des actionnaires des entreprises du CAC 40 avides de résultats. Pour le reste, le symbole du Président réunificateur a été obtenu lors des attentats de 2015 et les frasques extra conjugales n’impliquèrent pas d’autres dépenses que celles d’un scooter.

Et Macron dans tout cela ? D’abord des symboles, celui d’un jeune président arrivé au sommet au prix de la trahison de son prédécesseur. Ensuite, une volonté inexpugnable de « réformer » assortie de saillies verbales sur ces allocations qui coûtent un pognon de dingue ou bien encore les ponctions sur les retraités modestes ou la prompte récupérations des bienfaits supposés du CICE instauré par Hollande . Bref, un Sarkozy potentiellement puissance dix… sauf si les français, constatant que la réforme des retraites et de l’assurance chômage vont encore se traduire par une régression sociale et une augmentation des dividendes des actionnaires, ne mettent le holà. La mort de Chirac le jour du lancement du grand débat sur les retraites à Rodez peut ressembler à la malédiction du chat noir. S’agissant enfin de la planète, Macron met en œuvre le principe énoncé par Chirac, c’est-à-dire qu’il incite à regarder ailleurs…, vers l’Amazonie, ou bien en demandant aux jeunes d’aller manifester en Pologne au lieu de balayer devant sa porte, bref, la synthèse parfaite du ni de gauche ni de droite accompagnée d’une dérive autoritaire.  

 

En conclusion, CHIRAC aura été le symbole d’une forme d’immobilisme politique, d’une absence de corpus idéologique, mais un type tout de même franchement sympa et légèrement magouilleur…. Pas le cas de ses illustres successeurs cités dans cet article qui sous couvert d’aimer la France et de la regarder dans les yeux se sont empressés de servir la soupe au Médef et autres lobbies financiers et industriels sans que des résultats sur la vie quotidienne des français s’en ressente, au contraire.

Il ne reste qu’à espérer que les Français, éclairés par l’histoire, arrêtent de répondre aux sondages sous le coup de l’émotion en mettant sur un pied d’égalité De Gaulle et Chirac et prennent enfin en mains leurs destinées. 



46 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er octobre 2019 13:19

    Machine à laver médiatique ? je ne vous conseille pas de lui confier votre linge : lien.


  • leypanou 1er octobre 2019 14:43

    On croit percevoir les ravages sur le cerveau de la téléréalité et des réseaux sociaux qui nous incitent à réagir dans l’instant 

     : en voilà un d’Extinction Rebellion dont le cerveau a été sensiblement ravagé.

    D’après l’article complet ici, on risque d’assister à un suicide collectif comme pour le Temple Solaire mais une société avec moins d’enfants pour préserver la planète est plus probable.


    • leypanou 1er octobre 2019 14:48

      @leypanou
      sauf si les français, constatant que la réforme des retraites et de l’assurance chômage vont encore se traduire par une régression sociale et une augmentation des dividendes des actionnaires, ne mettent le holà 

       : comment pourront-ils faire ?

      Ne vous en faites pas : si l’oligarchie sent que l’actuel ne pourra plus passer, elle aura une solution de rechange, à coup d’enfumage 24h/24, 7j/7.


    • Michel DROUET Michel DROUET 1er octobre 2019 14:58

      @leypanou
      La technique est bien celle que vous décrivez, mais ça commence à se voir un peu beaucoup. Il va falloir trouver une autre stratégie et à part l’autoritarisme que je note, je ne vois pas...


  • Buzzcocks 1er octobre 2019 15:21

    Après, faut reconnaitre que gouverner ce pays, ne doit pas être tache aisée. Chaque français ou corporation veut des reformes mais à condition qu’on ne touche pas à sa prébende. Il faut plus de services publics mais c’est à l’autre de payer.

    Avec le postulat que si tu ne casses pas tout, tu n’obtiens jamais rien : la FNSEA détruit le parlement de Bretagne, ils sont vite écoutés. 

    Alors, soit tu fais du Chirac ou du Hollande, tu gouvernes sans vouloir heurter qui que ce soit, et tu ne fais pas grand chose. Soit tu fais le matamore à la Sarkozy/Macron, et tu te crashes en beauté en voulant jouer les musclors.

     


    • Michel DROUET Michel DROUET 1er octobre 2019 15:51

      @Buzzcocks
      Bonjour
      Remarque pertinente et très bonne synthèse.


    • Fergus Fergus 1er octobre 2019 23:18

      Bonsoir, Buzzcocks

      Rectification importante : pour une fois, ce n’était pas les agriculteurs de la FNSEA qui étaient à la manoeuvre lorsque un feu de détresse a déclenché l’incendie du parlement de Bretagne, mais les marins-pêcheurs. 


    • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 2019 07:43

      @Fergus
      Bonsoir Fergus
      On ne prête qu’aux riches. Précision utile ; mais Je ne suis pas toujours convaincu par le feu de détresse qui aurait déclenché l’incendie...


  • keiser keiser 1er octobre 2019 15:40

    "le raid en Lybie censé protéger notre civilisation ne fut pas compris par le peuple qui a eu tendance à y voir un règlement de compte personnel avec Kadhafi."

    Ce qu’il faut comprendre :

    Les États-Unis ont voulu détruire les velléités de Kadhafi à créer le front monétaire Africain.

    Avec : L’ UMA (union monétaire africaine) et BCA (banque centrale africaine)

    Cela pour en finir avec le monopole du pétro-dollar.

    Alors ...

    Le prix Nobel de la paix ( Obama ) n’a pas été très content des ambitions de Kadhafi.

    Ils a donc commencé la destruction de la Libye de Kadhafi.

    Mais comme, Prix Nobel de la paix oblige.

    Il lui fallait conserver son prix Nobel, évidemment.

    Ce dernier, a donc refilé la patate chaude à Sarko.

    Et Sarko a vite saisi l’occasion de se débarrasser de ce sponsor trop encombrant.

    Voila, c’est aussi simple que cela.


  • Buzzcocks 1er octobre 2019 17:05

    Chirac fait parti de la dernière génération qui n’avait pas une armée de conseillers en communication sortie de Euro Rcsg.

    Maintenant, il faut avoir un contrat d’exclusivité avec Mimi Marchand pour dévoiler dans Gala les photos en exclusivité des vacances à Bregançon. Il faut parler de level up la start up nation et crowfoundé le mixing market, do it yourself. 

    Chirac, était donc compréhensible, gaffeur à souhait, pas marqueté par des têtes de cons sortis d’école de commerce. Ca le rendait humain. Maintenant, un président ou une boite de couscous, c’est pareil. 


  • jymb 1er octobre 2019 19:06

    Radars, repentance, repris de justice.....J’arrête au bord de la nausée


    • Fergus Fergus 1er octobre 2019 23:22

      Bonsoir, jymb

      Parmi les rares points dont Chirac peut être crédité, il y a indiscutablement la mise en place d’une politique de sécurité routière qui a eu des effets très positifs et le discours du Vel’ d’Hiv’ attendu à juste titre depuis très longtemps par les Juifs de France.


    • Eric F Eric F 2 octobre 2019 10:03

      @Fergus
      Le discours du vel d’hiv par Chirac, tout comme la suppression de la peine de mort par Mitterrand ou le mariage pour tous par Hollande, cela ne change pas la vie quotidienne de la population. Par contre, si on cherche un résultat tangible pour Chirac, on peut relever que le taux de chômage était inférieur après ses deux mandats par rapport au début -même si Jospin a fait le gros du boulot-.


    • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 2019 10:19

      @Eric F
      Oui, le sociétal et la politique étrangère font souvent office de cache misère.


    • Eric F Eric F 2 octobre 2019 12:48

      @Michel DROUET
      « le sociétal et la politique étrangère font souvent office de cache misère »

      absolument !
      à quoi s’ajoute désormais le vibrionisme climatique (je parle du discours et des congrès, non de l’action véritable). Alarmisme sur le CO2, mais minimisation sur des fumées toxiques. 


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 1er octobre 2019 20:19

    « il est allé chercher une légitimité difficile à acquérir sur le plan intérieur à cause du néolibéralisme ambiant, »


    Non, il n’y avait rien de difficile pour lui à acquérir une légitimité intérieure, il lui suffisait de faire appliquer à la lettre la constitution de 1958, les droits de l’homme de 1789 et le préambule de la constitution de 1946 comme le lui ordonne l’article 5 de notre constitution : « "Le Président de la République veille au respect de la Constitution."

     

    Au lieu de cela, il nous a mis des impôts tant et plus avec son Juppé, il nous a mis des PV tant et plus avec son Sarko. En 2007, il a laissé Sarko piétiner le référendum de 2005 sans aucunement élever la voix.


    • Eric F Eric F 2 octobre 2019 13:00

      @Daniel PIGNARD
      "En 2007, il a laissé Sarko piétiner le référendum de 2005 sans aucunement élever la voix."


      Chirac était alors retiré de la politique (devoir de réserve), ceci étant il aurait pu s’opposer à la ratification dans le cadre du Conseil Constitutionnel, on ne saura pas s’il s’est prononcé en ce sens, les délibérations sont à huis clos (du reste le CC n’a été consulté que pour savoir s’il fallait modifier la constitution préalablement à la ratification).


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 3 octobre 2019 11:52

      @Eric F

      Le devoir de réserve quand il s’agit d’un grand principe bafoué n’a pas lieu d’être, et ce grand principe est :

      « Le principe de la République est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. » (Article 2 de la constitution de 1958)

      « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. » (Article 3 de la constitution de 1958)

       

      Le texte suivant ne permet pas de proposer au Parlement une loi refusée par référendum mais permet seulement de refaire un référendum deux ans après minimum.

      « Lorsque la proposition de loi n’est pas adoptée par le peuple français, aucune nouvelle proposition de référendum portant sur le même sujet ne peut être présentée avant l’expiration d’un délai de deux ans suivant la date du scrutin. » (Article11 de la constitution de 1958)


  • Abou Antoun Abou Antoun 1er octobre 2019 22:08

    Excellente synthèse. Vous auriez pu parler de l’intervention en Serbie, à mon avis la plus grave faute de Chirac en matière de politique étrangère.


    • Eric F Eric F 2 octobre 2019 19:10

      @Abou Antoun
      On peut penser que les rancœurs suite au conflit bosniaque ont accentué l’hostilité des « alliés » envers la Serbie lors de l’affaire du Kosovo, considérée en quelque sorte comme une opération « punitive » pour solde de tous comptes. Car il est notoire que la barque serbe a été outrageusement chargée.


  • Olivier 1er octobre 2019 23:06

    Chirac est finalement très symbolique de ce qu’est devenue la classe politique actuelle : des carriéristes à la pensée creuse, corrompus jusqu’à la moelle, soumis aux diktats de la finance mondialiste et organisant le sourire aux lèvres la liquidation de leur pays, par le grand remplacement ethnique et l’abandon de la souveraineté nationale dans le processus européen.

    Mais après tout c’est bien ce que veulent les français, qui se plaignent beaucoup mais finissent toujours par voter pour la même clique. Michel Audiard aurait su trouver le mot qui con-vient...


  • Fergus Fergus 1er octobre 2019 23:13

    Bonsoir, Michel

    Un regard lucide sur ce qu’ont été les différentes facettes de la personnalité de Chirac et sur la manière dont il s’est inscrit dans la Ve République, sans doute ni pire ni meilleur que ses successeurs à l’Elysée.

    J’ai bien aimé l’image du « président de Conseil général ». C’est en effet comme cela que je l’ai vu en différentes occasions. Tout comme Hollande.


    • Fergus Fergus 1er octobre 2019 23:28

      Bonsoir, exol

      Qui parle de littérature ? Nous ne sommes pas dans un talk-show culturel. 
      Qui plus est, je ne crois pas que votre style soit d’un tel niveau  tant sur la forme que sur le fond  que vous puissiez vous ériger en censeur des auteurs de ce site !


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 1er octobre 2019 23:57

      @exol

      Salut Bébert...ben tu sais parler la France mon coco . Lol . Je le savais déjà. Bonne nuit.


    • jmdest62 jmdest62 2 octobre 2019 08:28

      @Fergus
      Perso j’ai bien aimé :
      "un type tout de même franchement sympa et légèrement magouilleur…

      « 
      A ce compte là , on se demande pourquoi Balkany est en tôle puisqu’il réunit les mêmes »qualités".....il est vrai que , ne faisant pas preuve de sénilité ,

      Balkany a pu être jugé.
      @+


    • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 2019 08:46

      @Fergus
      Oui, c’était le style de l’élu qui passait son temps a faire obtenir des avantages à ses électeurs de terrain, sauf que son influence ne pouvait pas aller au delà de la Corrèze, enfin si l’on excepte les emplois fictifs de la Mairie de Paris qui n’étaient pas tous corréziens.


    • Fergus Fergus 2 octobre 2019 09:25

      Bonjour, exol

      Hélas  ! tout le monde n’a ni votre talent, ni votre élévation d’esprit. Je m’incline donc sans réserve devant la qualité de vos articles, tellement frappés au coin de la pertinence et si remarquables par leurs fulgurances intellectuelles.

      Mais voilà que l’on m’informe qu’il n’y a jamais eu le moindre article de bébert alias exol, uniquement des centaines de commentaires, le plus souvent délibérément fielleux. J’ai donc confondu avec un autre. Une méprise sans doute due à l’âge.  smiley


    • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 2019 09:49

      @exol
      Formidable ! Je vous conseille d’aller jusqu’au bout du concept.  smiley


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 2 octobre 2019 10:05

      @jmdest62
      Ils ne sont pas tous jugés de la même manière, quand ils sont proches du PS ou de LREM, les sentences sont plus légères, c’est tout le reste de l’opposition qui est dans l’oeil du cyclone...

      « PNF + Pôle financier, une juridiction d’exception au service de Macron ? »

      "... Il s’agit du Pôle d’Instruction Financier, composé de juges d’instruction qu’on dit spécialisés, en général vedettes médiatiques, et qui bénéficient de la complaisance de la presse et de la mansuétude des juridictions supérieures qui leur passent beaucoup de choses. Normalement chargés des affaires financières complexes, il se sont fait une spécialité de la chasse au sein du monde politique....  "

      Il serait peut-être temps de comprendre qu’il faut se serrer les coudes et défendre les libertés publiques pour tout le monde... Mais certains sont tellement contents quand leurs adversaires politiques ont des problèmes, qu’ils oublient qu’ils sont aussi sur la liste noire.


    • Eric F Eric F 2 octobre 2019 10:25

      @exol
      "Vous n’avez rien compris encore une fois de mes talents , j’innove sur ce site un concept :« le non écrit » , mais je sais que vous ne pouvez pas comprendre , il fait appel à la physique quantique"

      Amusante formule humoristique, et pour aller au taquet, au delà du « non écrit », il y a l’« impensé » smiley


    • JulietFox 2 octobre 2019 10:44

      @Fergus
      Et pan dans les dents !


    • Eric F Eric F 2 octobre 2019 12:39

      @Fergus
      « sans doute ni pire ni meilleur que ses successeurs à l’Élysée »

      Il était en tout cas moins « clivant » que Sarko et Macron.


  • zygzornifle zygzornifle 2 octobre 2019 08:29

    Un seul mot pour décrire Chirac : RIPOUX 


  • zygzornifle zygzornifle 2 octobre 2019 08:31

    On nous a vendu ma mort de Chirac comme une lessive , plus blanc que blanc et ça nettoie même dans le nœud du chiffon ....


    • Eric F Eric F 2 octobre 2019 10:27

      @zygzornifle
      "plus blanc que blanc et ça nettoie même dans le nœud du chiffon ....

      « 
       »Il est plus blanc mort que vivant"


  • Eric F Eric F 2 octobre 2019 10:47

    Il n’avait qu’une faible popularité en fin de mandat, taxé notamment d’immobilisme. Sa popularité s’est envolée quelques mois après son départ, puis peu a peu il a glissé dans l’oubli. Et sa popularité à connu une sorte de résurrection post mortem pour quelques jours, dans une atmosphère d’union nationale.

    En tout début de carrière politique, il passait pour un technocrate (c’est comme tel qu’il est caricaturé dans Asterix ,« Obélix et Compagnie »), et il a été perçu dans l’opinion comme plutôt froid et « dur » jusqu’aux années 80. C’est la campagne de 95 qui l’a popularisé semble-t-il. On sent bien qu’il a cherché à se défaire de toute image d’intellectuel et de technocrate, mais son sourire restait un peu forcé.
    Peut être l’« immobilisme » qui lui avait été reproché en fin de carrière lui laisse finalement une image d’homme de consensus.


    • Michel DROUET Michel DROUET 2 octobre 2019 10:51

      @Eric F
      L’AVC a dû y être pour quelque chose également.


    • Eric F Eric F 2 octobre 2019 12:19

      @Michel DROUET
      Dans l’immédiat, Chirac avait semblé avoir retrouvé sa vitalité après l’AVC, on se souvient notamment de sa visite au salon de l’agriculture en 2009 (plus d’un an après son départ), En 2011, sa dernière visite, il était déjà un peu plus hésitant, il était alors au fait de son rebond de popularité. C’est ensuite qu’il s’est peu à peu retiré en lui-même, mais les enquêtes d’opinion le présentaient encore comme « le président le plus sympathique ».
      Finalement sa roublardise et sa mauvaise fois sont assez gaulois, et puis, il a fait partie de l’époque de la jeunesse de la plupart d’entre nous, depuis la fin des années 60...


  • illiadegun illiadegun 2 octobre 2019 11:11

    Quand vous voyez ce flot de gens faisant des selfies avec le cercueil en toile de fond on ne peut pas parler de grande émotion.


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