samedi 2 mai - par Régis DESMARAIS

Covid-19 et éléments de langage : la mort du politique

Le pays est gouverné par des individus perfusés aux éléments de langage. Il suffit donc de quelques mots, mis dans le bon ordre, pour avoir le sentiment de (bien) diriger le pays. Les décisions prises dans cette crise sont pourtant calamiteuses. Il y a comme un divorce entre le peuple et les politiques mais ces derniers sont-ils vraiment des hommes politiques ?

L’opération résilience

En revenant de faire mes courses, muni de mon auto-autorisation de sortie, j’ai croisé deux véhicules militaires circulant sur une voirie déserte. Sur le haut du pare-brise des véhicules, une banderole affichait Opération Résilience. J’ai eu envie de rire en lisant ce slogan archétypal de la "boboïsation", de la novlangue et de la crétinerie contemporaine. Je n’ai pas rigolé car j’ai eu immédiatement un sentiment de pitié en observant ces pauvres militaires obligés de se promener avec un tel slogan au front. La juxtaposition du sentiment d’un devoir à accomplir, qui habite chaque militaire, et la niaiserie du slogan qui, comme un fer rouge, rend ridicule la mission exercée, a réfréné mon envie de rire.

Hier, le ministre de la santé, neurologue, a déclaré que les tests ne servaient à rien. Avant-hier, c’étaient les masques qui étaient accusés d’inutilité. Il y a quelques jours, le Premier ministre a déclaré à l’Assemblée nationale qu’aucun traitement ne permettait de soigner les malades du Covid-19.

En quelques clics sur internet, j’ai constaté que les pays qui avaient utilisés massivement des masques et pratiqués de façon importante un dépistage des personnes contaminées au covid-19 étaient les pays affichant un taux de mortalité parmi les plus bas au monde. La France, formidablement dirigée par des individus « surdoués », avait le triste privilège d’appartenir au groupe des cinq pays affichant le plus désastreux taux de mortalité au monde (373 décès par million d’habitants alors que la moyenne mondiale est de 30 décès par million d’habitants). Hier, j’apprenais que l’Italie distribuait gratuitement à tous les piémontais du Plaquénil. Je constatais aussi que les plus bas taux de mortalité étaient l’apanage des pays qui n’avaient pas interdit l’hydroxychloroquine. Les masques, les tests ne servent à rien, il n’y a pas de traitement et pourtant hors de nos frontières, et à Marseille, les choses sont bien différentes.

L’opération résilience m’est alors apparue pour ce qu’elle était : une préparation de la population à faire acte de résilience, de contrition, de pardon, de compréhension et au final de soumission à des dirigeants qui ont failli et qui sont de plus en plus terrifiés par un peuple qui semble ne pas comprendre leur stratosphérique intelligence.

La pensée politique réduite à des éléments de langage

Le slogan Opération résilience m’a décillé les yeux. Tous les jours, je me demandais comment nos politiques pouvaient être si décalés par rapport à la réalité. Comment pouvaient-ils affirmer des choses fausses car si facilement contredites par les faits. Je m’interrogeais jusqu’à ce que ces véhicules militaires me donnent la réponse : ce ne sont pas des politiques qui professent de telles inepties. L’infortune de notre pays est d’être dirigé par des purs technocrates, malheureusement pour nous, imbus de leur personne et nourris aux éléments de langage : « Opération résilience », « Les masques sont inutiles », « Les tests sont inutiles », « Il n’y a pas de traitement », etc… Des phrases qui sont des éléments de langage creux, vides de sens, des paravents verbaux qui cachent une absence de pensée, de vision, de conscience, de liens avec le monde réel. La politique française est désormais faite par des injonctions, des déclamations d’éléments de langage. Il ne faut pas s’étonner du décrochage avec la réalité. Il ne faut pas être surpris de ce divorce entre le pouvoir et le peuple. Il ne faut pas non plus s’effarer de l’agacement du Président de la République qui ne supporte pas que ses ministres fassent l’objet de plaintes. Le Président, le secrétaire général de l’Elysée, les conseillers, le Premier ministre, tous ces énarques formatés à la fiche de synthèse apprise par cœur, sont incapables de voir le monde tel qu’il est car seuls prévalent les éléments de langage, synthèse imaginaire du monde réel.

L’opération résilience ne va pas nous permettre de nous reconstruire demain mais nos dirigeants en sont persuadés. Il suffit de le dire pour que le monde se transforme. Basculons dans la résilience, unissons-nous, faisons un Gouvernement d'Union Nationale et nous aurons surmonté nos différends et nos malheurs. Les éléments de langage sont parés des vertus des formules magiques incantatoires. Il suffit de prononcer les mots dans le bon ordre et le miracle opère, le monde est tel que le décrivent les éléments de langage. Les fiches présidentielles auront beau comporter les éléments de langage du renouveau : résilience, union nationale, plus jamais ça, etc…. jamais ces quelques mots ne pourront habiller de chair et de sang des êtres déshumanisés et hors sols ni faire de formules faciles des projets politiques.

Les milliers de morts sacrifiés sur l’autel des éléments de langage méritent justice. Déjà, des avocats entament des actions pour mettre hors état de nuire les lecteurs obsessionnels de fiches de synthèse. Mais ce n’est pas cela qui va permettre de construire le nouveau monde ni d’honorer la mémoire des victimes sacrifiées.

Retrouver le sens du politique

Nous accepterons lentement et difficilement ces sacrifices, à la condition de remettre à plat le système et notamment les modalités d’accès à l’exercice des plus hautes fonctions politiques du pays. Il est urgent que la politique soit de nouveau exercée par des hommes politiques, des hommes animés du soucis de la chose publique, des hommes en phase avec la réalité vécue du pays et surtout des hommes indépendants de technocrates dont la formation est de diriger des services administratifs et non de diriger un pays. Il y a maldonne. Erreur de casting. Edouard Philippe est sûrement susceptible de faire le moins de dégâts dans sa maison d’origine : le Conseil d’Etat. Emmanuel Macron est formé pour l’inspection des finances mais sûrement pas en état de diriger la France. Les multiples conseillers qui donnent un profil ventripotent aux cabinets ministériels sont très certainement aptes à diriger un bureau ou une direction d’administration centrale mais ils ne sont pas qualifiés pour conduire la France.

Il est impératif de revoir les règles d’accès aux plus hautes charges publiques. Dans le fond, une saine démocratie serait une démocratie qui interdit les mélanges de genre. Se former et se destiner à la haute fonction publique ne doit pas être compatible avec l’exercice d’un mandat politique national. Avoir permis cette perméabilité entre haute administration et fonctions politiques nous a conduits au désastre actuel. Il n’y a plus de frontières entre la haute fonction publique et la politique, plus de contrepoids, plus de confrontation de cultures différentes, plus de débats, plus de contradictions, plus de conseils éclairés. L’Etat est devenu dans sa presque totalité une immense bureaucratie où tout le monde pense pareil, utilise les mêmes outils conceptuels et s’en remet aux mêmes éléments de langage. Cet espace où se cooptent les hommes du pouvoir constitue une sorte d’hétérotopie asphyxiante pour le pays avec ses codes, ses croyances, son langage et ses travers. Un espace coupé de la réalité du pays et des Français.

Cet espace bureaucratique et technocratique affiche le spectacle de sa suffisance et de son sentiment de supériorité à un peuple médusé, dévalorisé et parfois moqué. Les Français savent-ils mettre des masques ? Les Français peuvent-ils comprendre les enjeux systémiques d’une politique monétaire soucieuse du respect des fondamentaux ? Toutes ces expressions, compliquées à souhait pour être hermétiques au plus grand nombre, sont les pustules d’une maladie qui a corrompu une partie de nos élites et de nos institutions. Il faut avoir une vision bien malsaine et méprisante du peuple et être dans l’immunité absolue pour évoquer les obsèques nationales d’une femme exemplaire avec ces mots « Aucune idée, la meuf est morte depuis moins de vingt-quatre heures », pour qu’un président puisse dire qu’il y a des gens qui ne sont rien ou qu’un préfet déclare que ceux qui sont malades du Covid-19 n’ont pas respecté le confinement.

Il est temps de redonner le pouvoir aux politiques car les politiques, les vrais, sont l’émanation du peuple. Il est temps de doter la République de contre pouvoir capable de sanctionner les infamies. Il est urgent de remettre à plat notre système. La tâche est grande, immense même, mais de la réussite de cette remise à plat et de la réforme des modes d’accès au pouvoir dépend l’avenir de notre pays. Il y a urgence à renouveler les termes du contrat social unissant le peuple à son territoire, ses institutions, son histoire et à un projet d’avenir commun.

Régis DESMARAIS



90 réactions


  • Pic de la Mirandole Pic de la Mirandole 2 mai 22:34

    PERSONNE ne fait de la politique car la politique a été confisquée par Bruxelles, Francfort et Washington/Berlin.

    De Gaulle l’avait prédit : « dans cette Europe intégrée, il n’y aura plus de politique, mais il y aura un fédérateur qui ne sera pas européen ».

    Tant qu’on n’a pas compris cela, on n’a rien compris du tout. 

    Point.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 2 mai 23:29

      @Pic de la Mirandole
      C’est réducteur. D’une certaine manière, c’est comme pour M. Jourdain qui fait de la prose sans le savoir, tout le monde fait de la politique car nous vivons en société et dans un monde de pouvoirs. Mais il y a politique et politique. Il y a ceux qui gèrent leurs petites affaires et leur petit pouvoir et il y a ceux qui ont des ambitions pour une nation.
      Ce qui a été confisqué par Bruxelles, c’est la croyance en l’impossibilité de faire de la politique au sens de gestion d’un pays. Bruxelles n’a d’influence que sur ses adorateurs et les idiots utiles qui croient en son pouvoir. La Grande-Bretagne n’a pas été dupe de ce leurre.
      Mais Bruxelles c’est de l’amuse bouche. Le vrai problème c’est la finance et l’immense pouvoir qui lui est rattaché. Les marchés financiers dépossèdent bien plus les Etats de la capacité à exercer une action politique que Bruxelles. L’autre écueil est l’absence d’homme politique. Nous avons des petits gestionnaires, des zélateurs de la finance, des individus totalement dépossédés de la notion d’intérêt général. 
      Les références à De Gaulle sont intéressantes mais le monde a bien changé depuis 1970. Jamais il n’a été aussi urgent de poser une question simple : quel est l’objectif de notre société ? quels buts doit-elle servir ? Quels moyens utiliser ? Les zélateurs de l’économie de marché et de la finance répondront la croissance, le produit national brut. Des utopistes répondront le bonheur des individus. Comme le disait Jan Tinbergen, prix Nobel d’économie.
      Croire que la politique c’est fini, c’est s’avouer vaincu car c’est abandonner la cité au système financier.
      Aujourd’hui, l’absence d’homme et de femme politique réellement soucieux et capables de gérer la cité est un drame dont la gestion médiocre de la crise sanitaire est une conséquence. Il est urgent de redonner sens à la politique. Il est urgent de se désaliéner de croyances infondées selon lesquelles nous serions déposséder de notre faculté à influer sur notre avenir. Cette faculté est certes très amoindrie mais la volonté doit nous aider à agir.


    • babelouest babelouest 3 mai 08:14

      @Régis DESMARAIS
      Malgré tout, l’impulsion vient de Bruxelles, et plus particulièrement de la Commission chapeautée par le Comité (qui pour rappel est dans chaque grand dossier celui des ministres de tous les pays de l’union concernés). Plus, paraît-il (je ne connais pas cette partie-là de Bruxelles), un immeuble aussi important que celui de la Commission, ce qui n’est pas rien, situé juste à côté, et qui ne comporte que les officines des lobbys chargés de porter la bonne parole au bâtiment d’en-face. Les lobbys ? Pour la France c’est par exemple la FNSEA, c’est l’UIMM, c’est EDF.... mais ce sont aussi les très gros bataillons des entreprises tentaculaires anglo-saxonnes.
      .
      Ces lobbys prennent même la peine de circonvenir certains députés européens, bien que le parlement n’ait qu’un pouvoir dérisoire. Et en revanche leur effort portera de tout son poids sur les ministres venant à Bruxelles pour une session de Comité, ministres qui insuffleront à la Commission de nouvelles directives à élaborer.
      .
      La seule solution, pour contrer ces poids lourds, est bien entendu de réussir, nous citoyens, à fermer le clapet de la Commission : rappelons tout de même qu’en moyenne ce sont CENT pages par jour de nouvelles directives qui aboutissent dans les 27 pays, à ventiler au niveau des régions, des départements, des communes (ou aux communautés imposées, cela en fait moins).
      .
      Faisons de la politique. Ensemble claquons la porte au nez de Bruxelles, ce qui nécessite d’avoir nettoyé les Écuries d’Augias, soit la Cour du Roi Pétaud. Cela obligera à envoyer à l’usine réouverte TOUS les jeunes frais émoulus des Grandes Écoles Empoisonnées, soit pour leur apprendre ce qu’est le VRAI labeur, soit seulement pour assainir le marais où ils se complaisent.
      .
      Que les grandes villes se retrouvent avec des maires conducteurs de bus ou balayeurs, portés par leurs pairs qui, après tout, et on l’oublie, sont les plus nombreux. Et si certains déjà contaminés se disent in petto « Jusqu’où ne monterai-je pas ? » il faudra que, comme l’esclave placé à côté du général romain victorieux sur son char de triomphe, quelqu’un leur rappelle « Tu monteras au rez de chaussée, comme tout le monde. »


    • Cyril22 3 mai 09:51

      @Pic de la Mirandole
      Sauf que l’épisode que nous vivons montre que l’UE n’a aucune incidence dans les actions des différents états face à l’épidémie. Au sein de l’Union, certains pays ont eu des foyers épidémiques actifs et ont confiné dans la précipitation, d’autres états avaient pris des mesures de dépistage et isolement à temps, d’autres ont été moins touché et n’ont quasiment eu besoin de rien faire. La Grande Bretagne qui est sortie de l’Union a confiné comme la France ou l’Italie, après avoir voulu l’éviter comme les Pays Bas.
      Nous voyons que les dirigeants de certains pays ont davantage répondu à la définition de « responsables politiques » que dans d’autres. Merkel a eu plus de consistance que Macron, c’est un fait.
      Chez nous, le système a été technocratisé par les énarques et le gouvernement est à la remorque d’« experts » attachés à des corporations et groupes de pression.


    • Pic de la Mirandole Pic de la Mirandole 3 mai 11:52

      @Cyril22

      Bien évidemment : dès qu’il y a une situation d’urgence, que ce soit un attentat terroriste, un risque de guerre, une épidémie, un problème nucléaire, l’UE est aux abonnés absent : dans ces cas là, il n’y a que l’Etat national qui peut faire face (rappel les drapeaux français pavoisant après les attentats en France : ce n’étaient pas les drapeaux bleus aux étoiles d’or / bleu et or = symbole du pouvoir divin)


    • Pic de la Mirandole Pic de la Mirandole 3 mai 11:54

      @Régis DESMARAIS

      Les marchés financiers dépossèdent bien plus les Etats de la capacité à exercer une action politique que Bruxelles.


      Mais c’est Bruxelles qui fait les lois auxquels sont soumis lesdits marchés.

      Donc on tourne en rond, en bourrique.

      Les marchés n’ont du pouvoir que parce que les hommes politiques ont abdiqué leur pouvoir en faveur de Bruxelles : remettez des Francs français, des contrôles de capitaux, séparez banques d’affaires et banques de dépôt et vous verrez l’économie redémarrer (en Hongrie, ils ont 3,3% de chômage et 4,9% de croissance, mais bien sûr ils ne sont pas dans la l’€urozone)


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 12:41

      @Pic de la Mirandole
      Vous avez raison sur le fait que les marchés n’ont du pouvoir que parce que les hommes ont abdiqué leur propre pouvoir. Le problème c’est que les marchés financiers ont acquis aujourd’hui un tel pouvoir que c’est eux qui dictent leurs lois, y compris à Bruxelles. Cela est fait de façon subtile en ayant façonné certains esprits dans la croyance que l’horizon indépassable est celui du marché, de la finance. N’oublions pas le « Il ne faut pas avoir peur de la finance » de Macron. L’emprise est totale sur des hommes qui occupent les postes du pouvoir.


    • Léon 4 mai 10:17

      @Régis DESMARAIS

      Plutôt d’accord avec votre analyse générale , sauf sur un point : les lois du marché. Pour ma part, je considère que les lois du marché n’existent pas ; ce sont des hommes qui font le marché et ont inventé des règles de fonctionnement qui leur conviennent ; c’est l’économie DE marché et non DU. Il existe d’autres modes de fonctionnement de l’économie qui visent à satisfaire les besoins de la société et non d’une catégorie sociale. D’un point de vue démocratique ce fut pour l’instant un échec mais peut-être moins pire que la catastrophe vers laquelle les promoteurs du néolibéralisme nous conduisent au nom des prétendues lois DU marché


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 4 mai 21:41

      @Léon

      Je continue de penser que l’alternative à la catastrophe vers laquelle nous conduit l’économisme est le socialisme écologique et libertaire.

      Le mot « socialisme » fait peur parce qu’il a été utilisé par de prétendus communistes ayant pratiqué l’une des pires barbaries connues à ce jour.

      On peut donc le remplacer, si l’on y tient, par le mot « solidarisme » qui, selon moi, dit la même chose.

      Mais je me méfie de ce genre de substitution qui vise seulement à satisfaire ceux des humains qui ne sont pas réellement en recherche d’une meilleure humanité.


  • McGurk McGurk 2 mai 22:45

    Erreur de casting. Edouard Philippe est sûrement susceptible de faire le moins de dégâts dans sa maison d’origine : le Conseil d’Etat.

    C’est un gestionnaire exécrable (cf. les immenses dettes du Havre), un conseiller minable et le Premier ministre le plus nul et antipathique de l’histoire de notre pays.

    Ce genre d’individu ne devrait pas être autorisé à être à un poste de responsabilité au sein de l’appareil d’Etat, que ce soit dans l’administration ou aux plus haut sommets.

    Il n’a pour lui que l’apparence (merci nos impôts vu son train de vie) et est nul dans les exercices oratoires (le pilier de la politique tout de même). Celui-ci est donc obligé d’utiliser les arguments de com’ de l’équipe EM, à savoir le mensonge 24h/24.

    Le Conseil d’Etat a pour vocation d’aider le gouvernement, pas de surfer sur un délire de réalité alternative bourgeoise dans laquelle les puissants chient sur le peuple en leur demandant de sourire. Ni d’enterrer la vérité à coup de statistiques sortant de leur imagination.

    Emmanuel Macron est formé pour l’inspection des finances mais sûrement pas en état de diriger la France.

    « Inspecter les finances » signifie avoir un code moral strict et respecter les règles de fonctionnement. Tout ce qui lui manque. C’est juste un marchand de tapis qui vendrait sa mère pour un mouchoir.

    Pour gouverner un Etat, il lui manque l’humanité, l’humilité, la compréhension de la réalité, l’amour de la culture et du patrimoine de son pays (zéro pointé), etc.

    Les multiples conseillers qui donnent un profil ventripotent aux cabinets ministériels sont très certainement aptes à diriger un bureau

    Ces « conseillers » sont payés des sommes astronomiques par l’Etat (donc nous). Vu les résultats, il serait temps de s’en débarrasser.

    Il est temps de redonner le pouvoir aux politiques car les politiques, les vrais, sont l’émanation du peuple.

    Soit personne.

    Il est temps de doter la République de contre pouvoir capable de sanctionner les infamies.

    A « notre démocratie ». La République n’est pas, par essence, un système démocratique. Et c’est bien la situation dans laquelle nous sommes.

    Le vocabulaire est important !

    Un pouvoir citoyen en dehors des institutions du pays est sans doute la seule voie pour éviter de se faire corrompre.


    • babelouest babelouest 3 mai 08:26

      @McGurk
      La vraie démocratie, c’est celle où les citoyens prennent la peine et le temps de réfléchir pour décider de l’avenir commun. Commun ! Cela veut dire que cela doit COMMENCER par la commune où le conseil municipal ne devrait être que l’exécutif du Pouvoir décisionnel émanant de tous, ou du moins de tous ceux qui veulent s’en donner la peine. Et le temps. Ce qui implique qu’il ne faut pas arriver harassé de quatre heures de trajet et huit heures de travail assommant et répétitif tout en étant sans intérêt. Cela veut dire, pour que fonctionne AUTRE CHOSE, que TOUT est à reprendre. Depuis la base.
      .
      Comme avait dit de Gaulle, « Vaste programme ! »


    • Cyril22 3 mai 10:01

      @babelouest
      « vaste programme », en effet. Pour « tout reprendre depuis la base », il faudrait d’abord commencer par changer la nature humaine, ce que depuis des millénaires les moralistes, théologiens, philosophes et pédagogues ont échoué à faire. Un retour à la nature rousseauiste ou hippie avec des âmes pures préoccupées avant tout par l’intérêt général et la préservation de l’environnement, le Jardin d’Eden en quelque sorte. Eh bien on en reparlera dans plusieurs millénaires, d’ici là, que déjà le choix des électeurs se porte sur des gens compétents, on aura fait seulement un petit pas, mais dans le monde concret.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 10:16

      @babelouest
      oui, vaste programme. Il faut tout reprendre. Le travail est immense mais l’enjeu doit nous motiver. Ce n’est pas un gouvernement d’Union nationale qui sera nécessaire et suffisant...


    • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 3 mai 11:13

      @Cyril22

      d’ici là, que déjà le choix des électeurs se porte sur des gens compétents,


      Il faudrait un panel de gens compétents pour pouvoir en élire un, jusqu’ici je n’ai pas constaté une telle proposition, ce qui m’empêche de voter, même au niveau municipal.


    • McGurk McGurk 3 mai 11:53

      @babelouest

      Par chez moi, le maire est un petit bourgeois avec un égo surdimensionné, bien loin du quotidien des habitants et de la réalité tout simplement. Le conseil municipal lui lèche les bottes et le journal de la ville n’est qu’un étendard à son effigie.

      Je ne crois pas actuellement en la démocratie locale, alors en l’extrapolant au national j’y crois encore moins. Surtout avec les résultats de ces dernières décennies et encore plus actuels.


    • Cyril22 3 mai 17:01

      @McGurk et @babelouest

      Alors c’est insoluble, car si les élus sont des connards, alors ils sont élus par des connards, et si les connards se rassemblent sur la place du village pour délibérer, il en sortira des conneries...


    • McGurk McGurk 3 mai 17:15

      @Cyril22

      C’est dû au fait que mon département vote à droite en toute circonstance. La dernière fois qu’on a eu un élu socialiste, c’était...il y a plus de vingt ans. Mais à l’époque, le mot « socialiste » devait être moins dénaturé.

      Il faut également considérer que l’électeur n’est maintenant plus qu’un robot, sachant très bien ce qui sortira du processus. Le « vote par défaut » remplace le processus « intellectuel » à penser les conséquences dudit vote. Mais, en même temps, il n’y a que des connards comme candidat. Alors du coup...


  • ribouldingue ribouldingue 2 mai 23:28

    Je suis le dernier des grands présidents, après moi il n’y aura plus que des financiers et des comptables.

    François Mitterrand

    Il avait vu juste tonton. Ça c’est fait...

    Il me semble, qu’au début du mois d’avril, avoir ouïe dire dans nos chers guignols de l’info que plusieurs études étaient menées dans divers laboratoires pour mener des tests sur un éventuel traitement médicamenteux. Notamment la fameuse étude « discovery » impliquant cinq essais clinique.

    Les résultats de cette étude clinique devaient être connu fin avril.

    Voilà que le 30/04, sentant le vent tourné et afin de gagner du temps, la très respectée professeure Lacombe lèche bottes de la communication du gouvernement et CHEFFE des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris a balancé sur rmc que parmi ces traitements, celui par Tocilizumab, semble donner des résultats encourageants.

    Mais ce n’est pas pour tout de suite, peut-être fin mai si tout va bien. Il faut le temps que tous les experts jouent à « pouf pouf paillasse ce sera celui là le meilleur médicament » et se mettent en ordre de bataille. 

    Salomon va pouvoir continuer ses pronostiques journaliers sur la mortlité. Nous voilà rassurés sur ce point.

    On commence à être habitué par tous ces mensonges d’état et ces retournements de vestes.

    Seule consolation que nous ayons à nous mettre sous la dent face à cette négligence et à cette incompétence. C’est que cela concerne tous les occidentaux qui se prenaient jusque là, pour des intouchables et les maîtres du monde.

    Une vulgaire chiure de mouche a réussi à mettre à genoux cette belle entreprise du fric. Mort de rire...(jaune)


  • rogal 3 mai 02:32

    Dans ma boule je vois... je vois Macron instituer le nouveau C.N.R. (Conseil National de la Résilience). Le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) en sortira. La Première ministre sera issue de la diversité ; elle sera munie d’un masque simplifié et simplificateur, un filtre à éléments de langage.

    La priorité des priorités sera un Grenelle de la Relance, devant accoucher d’un véritable plan Marshall.

    Etc. (à vous la suite)


    • germon germon 3 mai 08:54

      @rogal
      Jusques il y a peu je pensais qu’il fallait révoquer tous les membres de LRMac, mais à ce jour je pense qu’il est urgent de les éradiquer (comme les mauvaises herbes pour qu’elles ne se reproduisent pas) ces gens là.
      Sinon ils vont TOUS nous tuer.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 10:17

      @rogal
      Je crois que le président a tous les éléments de langage utile à une telle mascarade.


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 3 mai 04:40

    @Auteur


    La « mort du politique » a été précipité par la propagande et par la désinformation des journalistes et des médias. Ce n’est pas pour rien que je propose depuis des années la mise en place d’une nouvelle Organisation humaine, sociale et politique... 

    « Il y a urgence à renouveler les termes du contrat social unissant le peuple à son territoire, ses institutions, son histoire et à un projet d’avenir commun. »

    Tout cela et même tout le reste est bien expliqué depuis des années dans mes écrits et...résumé dans mes trois articles proposés à la rédaction le 30 avril...


    TOUT SUR LE CORONA-POLITIQUE :
    Voir ces trois articles.

    REFUSER DE PUBLIER MES ARTICLES REVIENT A EMPÊCHER LE CHANGEMENT !



  • Fergus Fergus 3 mai 09:08

    Bonjour, Régis

    « La pensée politique réduite à des éléments de langage »

    Affirmation inexacte  : ce n’est pas la « pensée » politique qui est en cause, mais la « communication », ce qui est très différent, ladite communication ayant le plus souvent pour but de masquer  c’est d’actualité  le fond de la pensée des promoteurs de la politique mise en oeuvre.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 mai 09:59

      @Fergus

      Je suis d’accord avec vous Fergus. Le « pouvoir » en place se limite au pouvoir de « fabrique du consentement » (ou, à défaut de répression des rebelles), pour lequel il a été embauché par des décideurs discrets mais pas totalement inconnus qui, eux, détiennent la « puissance ».

      « Les termes du discours politique sont conçus de manière à empêcher de penser. L’un des principaux est cette notion de « défense ». Examinez les archives diplomatiques de n’importe quel pays et vous y trouverez que tout ce que ces pays ont jamais pu faire était « défensif ». »  Comprendre le pouvoir, premier mouvement, Noam Chomsky

      C’est la raison pour laquelle l’enfumage actuel use et abuse des métaphores guerrières.

      Le maintien de l’ordre est leur mission, pour rester un pays « sûr », capable de s’endetter encore plus pour que ses « citoyens » » disciplinés continuent à payer leurs impôts et engraisser les financiers.


    • JL JL 3 mai 10:05

      @Séraphin Lampion
       
       ’’Le « pouvoir » en place se limite au pouvoir de « fabrique du consentement » ’’
       
      Ha bon ? Orwell se serait trompé ?
       
       « La conscience des masses n’a besoin d’être influencée que dans un sens négatif ». (Orwell)


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 10:31

      @Fergus
      J’aurais été d’accord avec vous il y a quelques années. Mais aujourd’hui, je pense (mais je me trompe peut-être) que le mal est plus grand et plus profond. Les éléments de langage sont des outils de communication. Avec le temps, il y a eu un remplacement des anciennes élites par des imposteurs qui ont l’apparence du savoir et surtout la certitude de leur savoir. Or ces gens ne savent faire que de la communication et encore, une communication réduite à des éléments de langage mais cela est en phase avec l’ère du tweet. Le pire est que ces éléments de langage, ces bouts de communication se suffisent à eux mêmes pour nos « politiques » actuels. Derrière les mots, il y a le vide et plus aucune pensée politique. Qu’il y ait un ou des projets, un ou des agendas, sans aucun doute mais alors ces projets/agendas sont portés par des lobbyistes de l’ombre et ne peuvent être qualifiés de politique. Les institutions et plus généralement l’Etat ont été détournés de leur finalité. Aujourd’hui, ce sont des décors de théâtre qui masquent la mort de la politique et servent à la réalisation d’objectifs de rendement à l’économie financière notamment. Il n’y a plus aucune pensée politique dans la tête de nos gouvernants. Il n’y a qu’obéissance à des mots d’ordre qui leur sont dictés. Alors on peut appeler politique ce qui est mis en œuvre mais c’est perdre le sens des mots et leur étymologie. C’est dangereux, car dans le règne de la confusion générale et des leurres, cette soit disant « politique » sert de paravent à des intérêts privés qui n’ont rien d’une politique au sens noble et historique du terme. Aujourd’hui, nous avons des actes de gestion mis en place, des décisions appliquées totalement déconnectés de l’intérêt et de la vie de la cité. 


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 mai 11:14

      @JL

      « Ha bon ? Orwell se serait trompé ?  »

      Je ne vois pas de contradiction.

      Orwell était un grand écrivain et un homme engagé, mais pas un prophète, que je sache. Lui et Huxley ont écrit des fictions (1984 et Brave New World) qui sont des dystopies lucides et alarmantes, mais pas l’ancien et le nouveau testament ! (encore que, même ces écrits-là ne sont « sacrés » que pour les « croyants », euphémisme pour éviter de prononcer des mots qui fâchent).

      J’introduis seulement une nuance possible en français et impossible en anglais entre « pouvoir » et « puissance », les deux mots se traduisant en anglais par un seul : « power ».

      il se pourrait bien que la vraie « puissance » soit détenue par des « puissants » économiques et sociaux (et non pas sociétaux) qui ne sont pas au « pouvoir » politique qu’ils ont laissé à des gens « impuissants » chargés d’occuper la scène et faire du spectacle pendant qu’ils font du business.


    • Fergus Fergus 3 mai 11:28

      @ Régis DESMARAIS

      « Derrière les mots, il y a le vide et plus aucune pensée politique »

      Je ne suis pas d’accord sur ce plan (mais je peux moi aussi me tromper smiley ). Il n’y a pas de « vide », mais bel et bien une pensée politique, directement inspirée par la doctrine néolibérale visant à saper peu à peu tous les obstacles sociaux qui entravent la quête de profits des grands groupes financiers et industriels.

      Ce n’est donc pas la « pensée politique » qui fait défaut à mes yeux (consternés), mais la rigueur de mise en oeuvre, émaillée de maladresses dans le cas de Macron et de ses complices, et caractérisée par une communication caricaturale, comme vous le soulignez, tant elle est faite d’éléments de langage simplistes et rebattus.

      Mais ne vous y trompez pas : les idéologues sont toujours là, pas seulement tapis dans les coulisses du pouvoir. 


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 mai 11:35

      @Fergus

      «  une communication caricaturale, comme vous le soulignez, tant elle est faite d’éléments de langage simplistes et rebattus. »... et efficace : ça marche, les moutons en redemandent et applaudissent à leurs fenêtres entre 20h00 et 20h02, ce « rituel » qui détermine le timing de prèche du premier misnistre du culte !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 mai 11:44

      @Séraphin Lampion

      il arrive même que cette « communication caricaturale soit tellement »infantilisante« qu’elle laisse échapper es expressions révélatrices du mépris dans lequel le »prent normatif« tient »l’enfant adapté soumis : « privés des rituels de cette journée, nous en éprouvons aujourd’hui toute la valeur, tout le sens. Avec cette volonté forte : retrouver dès que possible les 1er Mai joyeux, chamailleurs parfois qui font notre nation ». Macron, le 1er mais 2020.

      nous somes des gamins « chamailleurs » !
      Quelle morgue. Pire que sous l’ancien régime !


    • Pic de la Mirandole Pic de la Mirandole 3 mai 12:05

      @Séraphin Lampion

      Le « pouvoir » (qui n’en est pas un : le pouvoir est à Bruxelles) ne fait que de la communication. Et pourtant, même en cela, il est extrêmement mauvais :

      Ne soit pas Sibeth...

      Pour le « pouvoir » macronazi, il suffit de citer les « jours heureux » et le programme du CNR est fait... comme le fait justement remarquer Frédéric Lordon

      Dans un psychisme ainsi « organisé », le réel ne peut atteindre les mots pour cette raison que les mots sont le réel. « CNR » a été dit, donc, quoi qu’il s’en suivra, « CNR » aura été fait. C’est dire ce qui nous attend.

      https://blog.mondediplo.net/quatre-hypotheses-sur-la-situation-economique


    • JL JL 3 mai 12:22

      @Séraphin Lampion
       
       ’’Le « pouvoir » en place se limite au pouvoir de « fabrique du consentement » ’’
       
      « La conscience des masses n’a besoin d’être influencée que dans un sens négatif ». (Orwell)
       
       Questions : la fabrique du consentement passe-t-elle par une influence négative des masse ? L’influence négative des masses n’est-elle que la fabrication du consentement ?

       
       Je dirai : autant la fabrication du consentement trouve une certaine légitimité, autant l’influence négative est condamnable.
       
      Ce matin, j’entendais Thierry Pech dire : « la peur est fondée sur une demande légitime de protection »
      C’est absurde. Mais en politique, une absurdité n’est pas un obstacle. En l’occurrence, exit la fabrication du consentement, ; exit l’influence négative des masse.
       
       Vous me direz : c’est un lapsus. Alors reprenons : « La demande légitime de protection est fondée sur la peur. » : C’est un truisme !!! 
       
      Aurait-il « voulu » dire : La demande de protection est fondée sur la peur légitime ?
      Je demande : peur légitime ? Ou bien peur créée de toutes pièces et entretenue pas les médias de masse ?
       
      Où l’on voit que la fabrication du consentement ici une demande, quoi de plus légitime que d’y répondre favorablement !!! est fondée sur une influence négative préalable des masses.
       

       

       


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 12:42

      @Séraphin Lampion
      Disons que le pouvoir politique est dépossédé de la puissance d’action….


    • JL JL 3 mai 12:53

      Bis repetita placent :
       
      Autant la fabrication du consentement trouve une certaine légitimité c’est même le travail de base des politiques ! , autant l’influence négative masses est condamnable.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 mai 13:22

      @JL

      si le travail de base des politiques est la fabrique du consentement, la vie politique se réduit à une entreprise de manipulation permanente qui se traduit d’ailleurs chez certains par un euphémisme, à savoir « pédagogie ».

      à tout prendre, je préfère encore la définition de Thomas More : "La tâche de l’homme politique est de tirer d’affaire au moins quelques individus.« Il est vrai que c’est lui »l’inventeur" de l’utopie. On peut rêver.

       



    • JL JL 3 mai 15:52

      @Séraphin Lampion
       
       ’’si le travail de base des politiques est la fabrique du consentement, la vie politique se réduit à une entreprise de manipulation permanente’’
       
       Sans consentement partiel pour atteindre une majorité, il n’y a pas d’action politique possible.
       C’est ça la démocratie aujourd’hui. Vous préférez le totalitarisme ? Pourquoi pas.
       
       
       « La plèbe ! La plèbe ! La plèbe ! Mais qu’allons-nous bien pouvoir faire d’elle ?", avait dit en riant un ami conseiller politique, en ne plaisantant qu’à moitié. Exact, nous avons toujours été un drôle de troupeau, voué pour toujours à un aveuglement que nous nous sommes imposé. Mais aujourd’hui, on nous a mis un bandeau sur les yeux. Ce n’est pas pareil. Au début de cette république mythique – et c’est en grande partie ce qu’elle était seulement, un mythe – on avait plus de chances de pouvoir échapper à cet aveuglement. Aujourd’hui, on considère que c’est normal ; nous estimons que c’est dans notre intérêt que d’adopter cette cécité nationale. En faisant cela, nous nous assurons pratiquement un nouvel Age des Ténèbres. » (Alain Benajam, ancien président du réseau Voltaire : Phase trois du capitalisme : l’économie du savoir)
       
       « Mais aujourd’hui, on nous a mis un bandeau sur les yeux.

      Ce n’est pas pareil. »
       
       Ce bandeau ce sont les informations destinées à influencer négativement.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 mai 20:56

      @JL

      j’ai l’impression qu’un malentendu se glisse dans nos échanges, et la raison en est peut-être celle-ci :
       la traduction du titre de Chomsky « Manufacturing Consent   » devrait sans doute être en fait « comment fabriquer la soumission » plutôt que « la fabrique du consentement »
       ce que vous appelez « consentement », je l’appelle « consensus ».


    • JL JL 4 mai 00:18

      @Séraphin Lampion
       
       intéressant. La différence entre consentement et consensus est subtile. Je ne suis pas le seul à faire la confusion.
       
       


    • darth myxomatose L’ Hermite (IX) 4 mai 04:09

      @ tout les nocturniii
      @JL

      Всегда быть в маске - судьба моя
      lever vous la vie n’ attend pas 


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 4 mai 08:52

      @JL

      Je ne sais comment il faut traduire Chomsky mais je pense au contraire que, dans la situation actuelle du monde et, en tous cas, de la France, c’est bien une fabrique du consentement qui est largement acceptée par la population. Personne n’accepte vraiment la soumission, même « fabriquée », alors que, depuis des décennies, le peuple admet largement que « les choses ne peuvent être autrement que ce qu’elles sont », notamment la répartition des pouvoirs. La fausse Gauche a, depuis Mitterrand, fortement contribué à cette installation du fatalisme dans notre pays.


    • JL JL 4 mai 11:54

      @Pierre Régnier
       
       ’’ Personne n’accepte vraiment la soumission ’’
       
       : « On trouverait difficilement normalisation plus finalisée que celle de l’entreprise néolibérale. La pratique du coaching est celle qui enregistre le plus violemment les tensions contradictoires entre des objectifs de « développement personnel » et « d’autonomisation des individus » , et des objectifs réels d’étroite conformation à des cahiers des charges comportementaux décalqués des contraintes spécifiques de productivité et de rentabilité de l’entreprise commanditaire. Les plus lucides des coaches reconnaissent que leur intervention auprès des malheureux coachés a pour objet de transformer une pression exogène en motivation endogène : « Conduire les hommes de façon telle qu’ils aient le sentiment, non pas d’être conduits, mais de vivre selon leur complexion et leur libre décret » (Maxime spinoziste à l’usage des souverains). Induire un désir aligné : c’est le projet éternel de tous les patronats, c’est-à-dire de toutes les institutions de capture. Pour les enrôlés saisis par la machine à colinéariser, il s’agit donc de convertir des contraintes extérieures, celles de l’entreprise et de ses objectifs particuliers, en affects joyeux et en désirs propres, un désir dont l’individu, idéalement, pourra dire qu’il est bien le sien. Produire le consentement, c’est produire l’amour par les individus de la situation qui leur est faite. L’épithumogénie (mépris orgueilleux exprimé par l’attitude, le ton,les manières) libérale (cf . Jorion) est donc une entreprise d’amor fati – mais pas de n’importe quel fatum (destin) : le sien exclusivement, celui qu’elle abat sur des salariés au comble de l’hétéronomie (absence d’autonomie). (PP 127,128, Capitalisme… Frédéric Lordon)


  • moi29 moi29 3 mai 09:24

    Dernier élément de langage et pas des moindres :

    J’imagine en réunion ministérielle :
    « y’a qu’à leur dire à ces cons que ce sont des anges gardiens ! »

    « Olivier Véran détaille le »contact tracing« , réalisé par des »brigades d’anges gardiens«  »


    • gaijin gaijin 3 mai 09:28

      @moi29
      et au passage on s’assoit sur le secret médical ....
      pourquoi ne pas inventer des petites étoiles interactives qui changeraient de couleur pour afficher notre statut covid et qu’on porterait sur la poitrine ....


    • babelouest babelouest 3 mai 10:04

      @gaijin
      des étoiles de bisounours ?


    • Cyril22 3 mai 10:15

      @gaijin
      A côté de ça, si on ne dépiste pas les personnes malades pour les isoler, et si on n’identifie pas leurs contact pour les tester, on ne réduira pas la contagion. La tuberculose a davantage été éradiquée par l’envoi au bon air des malades que par le vaccin, et pendant longtemps, le dépistage a été systématique.
      C’est quand même moins oppressif et néfaste que de reclure toute la population pendant deux mois, et conduire à la ruine.
      Bien sûr, il n’est pas question d’attribuer un « code couleur » à chaque citoyen, le « secret médical » n’est pas rendu public mais reste au sein d’instances médicales (notons que c’est quand même ce qu’a fait la Corée, citée en exemple d’efficacité pour avoir maîtrisé sans confiner !)


    • pemile pemile 3 mai 10:24

      @Cyril22 « A côté de ça, si on ne dépiste pas les personnes malades pour les isoler »

      Trop simple, d’après Veran on va dépister les malades mais pas les isoler smiley


    • Cyril22 3 mai 10:38

      @pemile
      On va leur « proposer » l’isolement, ils n’ont pas retenu la mise à l’isolement imposé comme l’avait fait la Chine. Je me demande quelle a été la politique de l’Allemagne, dont on vante la politique de large dépistage.
      Dans certains pays, on propose un traitement, à Marseille aussi, et ça a permis à PACA de repasser spectaculairement au vert !


    • gaijin gaijin 3 mai 11:40

      @moi29
      « des étoiles de bisounours ? »
      je pensait a un autre type d’étoile ....mais oui en effet porter des étoiles ça sera mieux si elles sont couleur pastel ....


  • gaijin gaijin 3 mai 09:25

    « , les vrais, sont l’émanation du peuple »

    faut en finir avec ce genre de fiction , les bergers n’ont jamais été l’émanation des troupeaux ....


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 mai 09:44

      @gaijin

      « les bergers n’ont jamais été l’émanation des troupeaux ....  » et encore moins leurs chiens soumis qui se chargent de faire régner l’« ordre » alors qu’ils ne sont pas plus « libres » que ceux qu’ils dominent et acceptent de se soumettre au berger planqué dans son abri que parce qu’ils espèrent devenir un jour « chef-chiens » !


    • JL JL 3 mai 09:51

      @gaijin
       
       « , les vrais, sont l’émanation du peuple ».
       
      ça tombe bien : on n’est pas des moutons, on n’a pas besoin de berger, et encore moins de leurs chiens, comme dit Séraphin Lampion.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 mai 10:01

      @JL

      alors il faudrait que la majorité d’entre nous arrête de bêler, d’applaudir à leurs fenêtres et de courber l’échine pour qu’il soit plus facile de les tondre !


    • Cyril22 3 mai 10:18

      @Séraphin Lampion
      et pour ce qui concerne le confinement, il s’en trouve beaucoup qui en redemandent. il est vrai que le berger a apporté du fourrage, mais la grange est vide et la prairie en friche....


    • gaijin gaijin 3 mai 11:46

      @Cyril22
      «  la grange est vide et la prairie en friche.... »
      en musique : https://www.youtube.com/watch?v=GRrZFL3z0aY
      « quand l’ hivers viendra, l’ hivers viendra la jument de michao elle s’en repentira »


    • Pic de la Mirandole Pic de la Mirandole 3 mai 12:48

      @gaijin

      Mais ce ne sont pas des bergers : ce sont des bourreaux

      Or on a souvent vu des bourreaux émanant du peuple.


  • Yann Esteveny 3 mai 10:05

    Message à Monsieur Régis Desmarais,

    Merci pour votre article intéressant.
    La démocratie française est superficielle. Le peuple qui vote pour ces hommes politiques l’est tout autant.

    La classe politique médiatique dans son ensemble n’assure que de la représentation. Pour l’électeur, l’homme politique est un représentant du peuple. Pour les financiers, l’homme politique est un représentant de ses intérêts. Lequel des deux se fourvoient ? Certainement pas celui qui détient réellement le pouvoir et qui paye ses acteurs. Le pouvoir se manifeste également par la perception des réalités données au peuple et qui justifie les investissements financiers dans les médias.

    La classe politique n’assure qu’une représentation théâtrale qui n’est qu’un spectacle de communication et de flatterie sur le thème de la « démocratie » à un peuple déniant le réel. Par conséquent, elle ne peut être ni vertueuse, ni honnête, ni sincère. Les intérêts priment toute autre considération dans les esprits de tous. Ce qui fait que les peuples n’ont que les dirigeants à la hauteur de ce qu’ils méritent.

    Respectueusement


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 10:37

      @Yann Esteveny
      Bonjour Monsieur, c’est avec tristesse que je partage entièrement ce que vous avez écrit. Je pense que pour sauver notre pays, plus généralement cette planète, il est impératif de remettre les choses à plat et de répondre à une question simple : quelle est la finalité de notre civilisation, quel est le but recherché. Si la finalité est le respect du vivant alors il faudra repenser notre monde. Si la finalité est la croissance d’agrégats financiers, alors l’humanité est perdue et pire, les écosystèmes. Je sais, exprimer aussi radicalement ces choses peut faire sourire mais je suis persuadé que nous sommes a proximité du point de non retour.


    • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 3 mai 11:23

      @Régis DESMARAIS

      je suis persuadé que nous sommes a proximité du point de non retour.

      Hélas oui. Hélas surtout pour la génération de jeunes qui seront confrontés à cette horreur.


    • Yann Esteveny 3 mai 11:31

      Message à Monsieur Régis Desmarais,

      Si les hommes ne veulent pas se transcender, cela va mal finir à la fois collectivement et individuellement et je crois qu’il n’y a aucun lieu de sourire.

      « Man » de Steve Cutts interroge à sa manière sur notre finalité et nos actes :
      https://www.youtube.com/watch?v=WfGMYdalClU

      Respectueusement


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 13:21

      @Yann Esteveny
      Cela ne me fait pas sourire. Hélas, certaines personnes considèrent que les propos relatifs au repositionnement de notre civilisation sur le vivant, le respect de la vie et des écosystèmes sont des propos naïfs, sans intérêts et cela les fait sourire. Ces personnes ont sans doute voté pour M. Macron…. Cette vidéo résume bien nos malheurs et notre défaite collective. Elle date de 2012. En huit ans, le sujet est toujours d’actualité. Une seule chose positive me semble ressortir de la crise actuelle : je crois que beaucoup de gens ont pris conscience que quelque chose n’allait pas et dysfonctionnait dans les sphères du pouvoir visible. Cordialement.


  • olivier cabanel olivier cabanel 3 mai 10:13

    @ l’auteur

    bien apprécié votre article...sauf sur votre affirmation concernant « la pensée politique »...je crois que finalement macron n’a pas de pensée politique, il a de la gueule...et c’est tout.

    il est toujours dans le domaine de la communication...lui comme tous ses ministres.

    une chose est frappante : chaque fois que l’un d’entre eux est interviewé et qu’il n’a pas la réponse, la même réponse vient chaque fois : « on travaille sur le sujet »...pénicaud en fait même une utilisation massive...ce sont justes des éléments de language, rien de plus.


    • Cyril22 3 mai 10:22

      @olivier cabanel
      Tout dépend ce qu’on appelle « pensée politique », Macron a une vision générale, celle des « bienfaits » du libéralisme. Il est en ce moment un peu dépité de la situation, et découvre qu’une certaine dose de dirigisme aurait pu être bénéfique. Mais c’est comme Sarko lors de la crise de 2008, après ça, ça repart comme avant.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 10:38

      @olivier cabanel
      Mon article dénonce justement cette absence de pensée politique. Je partage votre avis.


    • Fergus Fergus 3 mai 11:34

      Bonjour, Cyril22

      Je partage votre avis.
      Macron a bel et bien une vision politique  autrement dit une pensée politique  dont seules la mise en oeuvre est défaillante et la communication consternante de trivialité. Je me suis exprimé plus haut sur ces points.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 3 mai 14:30

      @ Fergus, Cyril22, Desmarais, Cabanel 

      Pour moi, la « pensée politique » de Macron est l’arrivisme, le carriérisme, et il a compris que c‘est au sein de l’économisme (l’autre forme de l’extrême Droite, selon moi, quand il est poussé à l’extrême) auquel s’est ralliée la « Gauche », qu’il faut conquérir l’Élysée.

      Macron est avant tout ce beau jeune homme qui, encore étudiant, séduit une de ses professeures (la séduction paraît réciproque) qui deviendra sa femme. Ensemble ils pensent, et ils ont raison, que, dans la France actuelle, saisir toute occasion de pratiquer la démagogie peut conduire à la Présidence de la République. 

      Mais c’est une erreur de figer Macron dans cette posture. Sur certains points il peut même être moins réactionnaire que la fausse Gauche. Par exemple il a, avant elle, compris qu’il fallait un peu contenir l’islamisation de la France, et il a fait une petite avancée dans ce sens en limitant à des islamistes français la formation théologique des musulmans.


    • Cyril22 3 mai 17:11

      @Pierre Régnier
      L’arrivisme est un trait de personnalité, l’économisme est une ligne politique. Sur le reste, il a des conceptions molles et fluctuantes, qu’il s’agisse de sécurité, géopolitique ou autre, et pourra dire avec la même assurance une chose un jour et son contraire le lendemain, et même les deux ensemble avec la rhétorique du « en même temps ».


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 3 mai 17:41
      @Cyril22
      Je suis à peu près d’accord là-dessus mais je crois essentiel que le peuple de France rejette l’économisme - on peut dire aussi le matérialisme - et adopte le spiritualisme, c’est-à-dire choisisse de penser que, chez l’homme, c’est l’esprit qui est le plus important, et que c’est vrai individuellement et collectivement.
      L’auteur ainsi que Yann Esteveny en parlent, un peu plus haut, avec leurs mots à eux.

    • vraidrapo 3 mai 18:18

      @Régis DESMARAIS
       
      Ceux qui ont compris, dès le départ, que µicron est la pensée « politique » de Roteuch, ne perdent pas leur temps à tirer des plans sur la comète


  • Copain 3 mai 10:30

    Qui a voté Macron ? la gauche ou le Nationaliste. Le coco gaté enfant pourrit de la république maçonnique a toujours et toujours il trahira son peuple . Étudions le cas du peuple qui porte le gilet jaune. Mélenchon le franc maçon de gauche a traité ce peuple ( le gilet jaune ) mon peuple de facho , et Finkielkraut qui se met en scène sur une altercation entre un sioniste nationaliste et un islamiste soudoyé, il n’y a jamais eu d’islamiste barbu dans les cortèges du peuple qui porte le gilet jaune comme il n’y a jamais eu de banlieusard dans les cortèges du vrai peuple qui porte le gilet jaune. Et quand le banlieusard porte le gilet jaune c’est pour dénoncer le racisme et aucune revendication sociale, cela montre bien qu’on les nourrit bien. L’état profond a besoin d’une opposition sinon c’est pas démocratique. Mon peuple chéri ne sera jamais nationaliste sioniste ou un branleur de la gauche sous influence maçonnique. Je suis Nationaliste libertarien conservateur ascendant social et osef de votre conception Droite Gauche, umps devenu macronix. Ma France est devenu un pays de racaille en bas de la couche et au dessus de la couche, à tous les niveaux vous avez failli


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 10:40

      @Copain
      N’oublions pas que M. Macron a été élu avec très peu d’électeurs inscrits sur les listes électorales. Son passage du 1er tour au second n’a tenu qu’à la diversion avec l’affaire Fillon et encore, le nombre d’électeurs inscrits qui se sont portés sur M. Macron était très faible mais suffisant pour le ticket du second tour. ça se passera de la même façon en 2022.


    • McGurk McGurk 3 mai 16:05

      @Régis DESMARAIS

      Non, son élection à tenu l’éternel débat entre « le bien » (le « candidat de la démocratie ») contre « le mal » (Le Pen = extrême = retour des nazis).

      On nous fait le coup depuis Chirac.

      Lassant...


    • Cyril22 3 mai 17:29

      @Régis DESMARAIS
      Macron n’a pas eu un score inférieur à ses prédécesseurs au premier tour donc on aurait pu dire la même chose pour chacun d’entre eux, et au second tour il a obtenu un meilleur score que la plupart de ses prédécesseurs.
      Mais effectivement il a « bénéficié » de l’affaiblissement du candidat de droite et de la division de la gauche, les « primaires » de chaque camp ont savonné la planche à leur candidat (alors que les sondages six mois avant donnaient Juppé gagnant).

      Pour 2022, tant la droite que la gauche ne sont pas même en mesure de tenir une primaire, et n’ont pas de candidat de stature présidentiable. On on attend toujours « celui qu’on n’attendait pas » où que ce soit sur l’échiquier politique. Il y a un coup à faire, quelqu’un se porte volontaire ?


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 3 mai 21:42

      @Cyril22
      Rafraichissons nous la mémoire : 

      Macron a été élu avec 66,10% des suffrages exprimés. C’est beaucoup mais cela ne veut pas dire grand-chose. Explication : vous pouvez être élu avec 75% des suffrages exprimés. C’est une victoire éclatante et même écrasante, oui mais… s’il n’y a que 8 suffrages exprimés sur 20 000 inscrits, vous n’êtes élu que par 6 personnes (6=75% de 8). L’exemple est caricatural mais il montre que, pour apprécier la légitimité d’un élu, il convient de voir quel pourcentage réel du corps électoral est représenté par cet élu et aussi le contexte de son élection.

      Emmanuel Macron a donc été élu avec 66,06% des suffrages exprimés. Ce score n’est pas flatteur avec un taux d’abstention de 25,44% et un taux de votes blancs ou nuls de 11,47% des votants.

      Le nombre d’inscrits sur les listes électorales était de 47 581 118 électeurs… au premier tour. Pour le second tour de l’élection, le ministère de l’intérieur indiquait que le nombre des inscrits était de 47 448 929 électeurs à minuit puis de 47 568 588. Entre les deux tours, il y a eu une perte de 132 189 électeurs puis stabilisée à 12 530 électeurs. Pourquoi ces variations du nombre d’inscrits ? Aucune idée.

      Un taux d’abstention de 25,44% signifie que « seuls » 35 467 172 électeurs se sont déplacés aux urnes. Un taux de vote blanc ou nul fixé à 11,47% signifie que « seuls » 31 397 916 électeurs se sont exprimés. M. Macron a été élu avec 66,10% des suffrages exprimés, donc avec 20 753 798 électeurs (66,10% de 31 397 916). Au regard du nombre d’inscrits, et donc d’électeurs potentiels, M. Macron ne représente que 43,63% des inscrits.

      En 2017, M. Macron est élu avec un score légèrement inférieur à ceux de Valéry Giscard d’Estaing en 1974 ou de François Mitterrand en 1988 (43,8% des inscrits). Toutefois, pour François Mitterrand il n’y a eu que 18,9% d’inscrits qui ne se sont pas exprimés (abstention + votes blancs + votes nuls) tandis que pour M. Macron, il y a eu 33,90% d’inscrits qui ne se sont pas exprimés, c’est-à-dire 16 170 672 électeurs ! En 2017, ceux qui se sont détournés du second tour de l’élection présidentielle représentent largement plus de monde que les électeurs de Mme Le Pen dont le nombre de voix représentent 22,38% des inscrits, soit 10 644 118 électeurs.

      Caractéristiques de l’élection présidentielle de 2017  :

      Le second tour de l’élection présidentielle se singularise par l’importance des électeurs qui ont refusé de choisir un candidat : 33,90% des inscrits, c’est-à-dire 16 170 672 électeurs !

      Le taux d’abstention de 25,44% est le plus important de tous les seconds tours de l’élection présidentielle depuis 1965.

      Le taux de vote blanc ou nul (8,56% des inscrits) explose en 2017. Le précédent pic de ces votes datait de 1995 avec 4,8% des inscrits.

      M. Macron est un candidat qui a éloigné un nombre important de Français de l’élection. Si 20 753 798 électeurs ont choisi Macron (dont un certain nombre pour faire barrage au FN), 26 814 790 (nombre d’inscrits - nombre de voix obtenues par Macron) ne voulaient pas de M. Macron. Si on considère que les électeurs qui ont voté Macron au premier tour sont les vrais macronistes (8 656 346), alors 38 912 242 électeurs ne se reconnaissent pas en M. Macron !


    • Cyril22 6 mai 18:17

      @Régis DESMARAIS
      Tout cela est vrai, mais néanmoins Macron a obtenu 20 millions de suffrages c’est à dire davantage que la somme des abstentions + votes blanc + votes nul (donc le vote blanc révocatoire si cela existait n’aurait rien changé).
      Les abstentions quant à elles ne peuvent pas être « caractérisées » il y a des « je m’en fous », des « les sondages donnent une telle avance que les jeux sont faits », les « ni l’un ni l’autre (mais paresse de voter blanc ou nul) » et des « je suis contre le principe électif ».
      Supposons que JL Mélenchon ait été qualifié face à MLP au second tour, il y aurait eu une forte abstention au centre et à droite. On peut considérer que dès lors qu’on n’est plus dans le classique bipartisme « gauche de gouvernement » / « droite de gouvernement », comme c’était le cas jusque dans les années 90, il y aura structurellement une plus forte abstention lors d’un second tour de présidentielle.


  • Sinbuck Sinbuck 3 mai 10:41

    Le mot « technocrate » n’est pas adapté à nos dirigeants politiques. Origine (gr.) tekhnê, comme savoir-faire dans un métier ou habilité à faire, que les latins technicus reprennent comme maître d’un art. 

    Le politiciens actuels sont des « grattes papier », des « premiers de classe », des « communicants », des penseurs stratégiques, doués certes dans les facultés cognitives mais souvent déviants psychologiquement et principalement animés par le pouvoir, l’orgueil et l’égoïsme : cette énergie (négative) capte et diffuse « de fausses visions ne puisant leurs propres réalités que dans l’illusion propre au mental ».

    En fait nos politiciens sont les champions du « monde mental », il n’ont pas de tekhnê à proprement parlé car le « savoir-faire » est très différent du « savoir-penser ».


    C’est parce que la politique financière est une aberration à l’échelle de la planète et que les tensions de crise sont maximales qu’on peut se réjouir du « nouveau monde » qui va émerger. Mais quel sera sa nature ? Deux possibilités et une infinité de nuances qui combinent les deux :

    • Pouvoir, orgueil, égoïsme : la société matérialiste (illusion du mental) s’intensifie encore dans l’ignominie
    • Humilité, ouverture, altruisme : la société humaniste (réalité du physique) se développe pour se substituer progressivement à l’ancien monde.

  • Djam Djam 3 mai 11:15

    L’avatar Pic de la mirandole n’a pas tort du tout de rappeler l’évidence bruxelloise. J’ajouterai qu’il serait temps que les français, du moins une majorité, apprennent que l’UE n’a jamais été un projet européen mais américain. La déclassification de beaucoup de documents de la CIA (grâce à la loi ad hoc qui le permet là bas) a permis à beaucoup de politologues de découvrir, sidérés, que l’Amérique avait ce projet dans ces cartons depuis fort longtemps et qu’ils l’ont mis en œuvre étape par étape avec, comme toujours, la complicité des fameux « pères de l’Europe » (Monet, Schumann et autres traîtres anti France).

    Par ailleurs, la suite logique de cette énorme œuvre de destruction des nations a permis d’installer progressivement à la tête des nations défaites et émasculées, non pas un président mais un gestionnaire de PME ; non pas des hommes politiques mais des zélateurs affairés prompts à trahir le pays entier pourvu qu’on leur réserve leurs émoluments en paradis fiscaux et autres prébendes.

    Le problème des français, c’est que la majorité continue à croire que le scrutin est démocratique, ils croient encore qu’après Macron il pourront « choisir » un autre bonhomme, voire une bonne femme pour faire tendance, qui relèvera le pays. Grave aveuglement, grave effondrement de la culture, grave détérioration de la pensée critique, lessivage quotidien du cerveau grâce aux médias et aux divertissements perpétuels (tyttitainment voulu par l’inénnarable Kissinger qui a mis au point ce programme d’infantilisation global).

    Tant que nous continuerons à simplement râler, à pétitionner dans le vide, à menacer tout en poursuivant dans le chemin de nos croyances, rien absolument rien n’empêchera les salauds qui mènent le monde (banques privées, financiers mafieux, organismes anti démocratique OMS, OMC, ONU, FMI....) d’instaurer à terme une dictature « soft » version 2.0.

    Comment peut-on accepter de sortir le 11 mai en se collant un masque sur le pif, en portant des gants de gynéco et en se tenant à 1,50 des autres ???? Faut-il être arrivé à un degré grave de méconnaissance du système immunitaire (microbiote, alimentation, état d’esprit, carences nutritionnelles sérieuses...) pour se soumettre à une telle aberration...


    • Cyril22 3 mai 17:36

      @Djam
      Les américains ont pu parrainer le projet de communauté économique européenne, mais ils ne l’ont pas fait tout seuls avec quelques comparses, les gouvernements des pays « fondateurs » et leurs parlement ont été acteurs de la démarche. Et quand de Gaulle est arrivé au pouvoir, il l’a mis en oeuvre, sans se laisser marcher sur les pieds, comme quoi c’était faisable.
      L’approfondissement qui s’est opéré ensuite, notamment la monnaie commune, eh bien les étasuniens en étaient beaucoup moins partisans, voyant l’avènement d’un concurrent.


    • vraidrapo 3 mai 18:15

      @Djam
      Tant que nous continuerons à simplement râler, à pétitionner dans le vide, à menacer tout en poursuivant dans le chemin de nos croyances,


      Il n’est que de voir sur Ago, y’en a rarement 2 qui sont d’accord... et quand ça se trouve, un troisième vient mettre sa merde parce qu’une entente, ça le dérange. Il préfère probablement le Bordel !


  • Bertrand Loubard 3 mai 11:33

    Merci pour cet article. Vous dites :
    « Actes de résilience, de contrition, de pardon, de compréhension, de soumission ». Les éléments de langage sont parés des vertus des formules magiques incantatoires ».
    La magie fonctionne toujours. Si, parfois, elle semble ne pas fonctionner c’est que les rituels n’ont pas été respectés. Donc une seconde vague de malheurs ou de calamités est à craindre. Pardon, actuellement, la deuxième vague menace déjà. La psychothérapie du masque et celle de la magie consiste à toujours faire plus de la même chose. La souche Coué du virus implique la foi dans les pratiques prosélytistes. Le peuple n’ayant plus la confiance du Gouvernement, celui-ci est en cas de légitime défense préventive. Les Benalla et autres CRS se recrutent à la pelle .... Car la grippe n’est-elle pas saisonnière ???? Entrer en confinement c’est comme entrer en religion, c’est pour toujours. Mais pour en sortir il faut défroquer .... bonjour les inquisitions. L’ère chrétienne n’a pas commencée le 25 décembre de l’an un ni même 33 ans plus tard quand Ponce Pilate se lavait (déjà) les mains, ni même avec Constantin (qui avait le bras si long) .... La renaissance n’a pas commencée le premier janvier 1400, la révolution française ne s’est pas faite le 14 juillet 1789...Tous ces grands « changements » ont eu un « avant et un après »....pas toujours très différents pour ce qui est des horreurs....Alors un « avant et un après » Corona.... ? ....
    Bien à vous.


  • ETTORE ETTORE 3 mai 14:09

    Mais pourquoi vous escrimez vous à faire le jeu de ce zozo ?

    Ses débandades lyriques, sont teintées d’acide en bouteille, dont il espère bien que vous allez vous asperger avec !

    Analysez simplement sa perversité , regardez à travers ses postures, où il pense se situer .,

    La France, est pour lui, une simple bassine, ou il trouve jouissif d’y créer, avec ses pied, des vagues qui n’atteignent pas ses mollets .

    L’important n’est pas ce qu’il dit  !

    MAIS pourquoi il le dit.

    Qu’en des termes, ( que certains pourraient qualifier de choisis,) il joue les canadair pyromane, à allumer un feu, ailleurs, alors que celui en cours lui échappe toujours.

    On sait qui il est !

    On sait pourquoi il est là !

    On sait ce qu’il est capable de faire !

    On comprend aussi, de plus en plus, de façon claire, comment il s’y prend.....

    Le coup d’avance...est toujours généré de la même façon.

    Il n’y a que nous, qui continuons à y chercher une stratégie innovante !


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 3 mai 15:54

    Le rôle du langage dans la détérioration de la politique, aujourd’hui très important, mériterait à lui seul un article d’Agoravox, et même un livre.

    Séraphin Lampion cite plus haut un exemple d’appauvrissement du langage français par utilisation d’un terme anglo-saxon : power qui signifie indifféremment ce qui serait distingué dans notre langue en pouvoir et puissance. En voici un autre : technologie partout utilisé, désormais, à la place de technique. Cette confusion, issue de l’utilisation appauvrissante et déformatrice du mot technology dans les pays anglo-saxons, a pratiquement fait disparaître, en France, la réflexion sur la technique - rôle de la technologie, la vraie – et sur son évolution, en bien et en mal.

    Dans un autre domaine j’ai souvent condamné, ici, une confusion beaucoup plus grave parce que volontaire et que je qualifie de monstrueuse tricherie langagière  : la crainte et la détestation de l’islam présentées comme une haine des musulmans, dans le but d’empêcher l’opposition à l’islamisation de la France.


  • zygzornifle zygzornifle 3 mai 16:02

    éléments de langage

    Macron a appris le language des signes , quand il regarde les citoyens il fait des doigts d’honneur , des quenelles , des bras d’honneur etc....


  • cilaos 3 mai 16:35

    Inutile d’avoir attendu cette « crise » pour se poser des questions sur le management de l’état français...... Il y a environ 60 ans un grand con qui dirigeait la France à mis 300 têtes nucléaires dans le sol français comme perfusion du langage difficile de faire mieux alors que le but était uniquement de se viriliser... 


  • vraidrapo 3 mai 18:09
    éléments de langage 

    L’opération résilience

    c’est un sujet évoqué dans Le Diplo de ce mois-ci.

    En référence de l’article « En Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l’eau », (7) Judith Rodin, The Resilience Dividend, Being Strong in a World Where Things Go Wrong, Public Affairs, New-York, 2014

    Mme Judith Rodin : précédente présidente de la Fondation Rockefeller...

    On ne peut pas mieux se déclarer !


  • ETTORE ETTORE 3 mai 19:25
    Sinbuck 3 mai 14:33

    @ETTORE
    Et donc que faire lorsqu’on a compris cela ?

    Le problème ne réside pas dans l’impossibilité de faire, quand on à compris cela....

    Le problème est de le faire comprendre à assez de gens, pour qu’ils le constatent par eux mêmes, et que du coup, le seuil du foutage de gueule sémantique, ne prenne plus !

    Ce seras visible, quand il passeras à autre chose....si il le peut !


  • Aimable 4 mai 08:11

    En parlant du mauvais classement de la France en ce qui concerne son taux de mortalité , il provient tout simplement du fait que le gouvernement avait un problème de retraites a régler , ce qui fait qu’en prenant du retard a allumage pour la prise en compte de la pandémie , il réglait ce problème au delà même de ses espérances , d’où ce cinéma qu’ils nous ont fait dés le début , quel cynisme  !


  • Iris 5 mai 10:39

    Comment on nomme des décisionnaires représentatifs, comment on les équipe pour qu’ils prennent les bonnes décisions, et qui va emmerger pour mettre tout ça en place sans trop de violence ? Macron ? Non je déconne !


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 7 mai 09:20

      @Iris

      Problème selon moi mal posé.
      Il faudrait plutôt, dans l’ordre :
      Sur quelles exigences prioritaires le peuple va-t-il amplifier un mouvement jusqu’à ce qu’il devienne très majoritaire ?
      Puis
      Comment on nomme des décisionnaires représentatifs etc..


Réagir