lundi 22 novembre 2021 - par LATOUILLE

CoViD, Macron un général comme en 1914

 Dans une allocution adressée au Français Emmanuel Macron déclarait à propos de la pandémie de CoViD-19 : « Nous sommes en guerre. », et il annonçait un arsenal de mesures. Tous, ou presque, nous avons accepté de nous soumettre à ces mesures par raison car nous savons, peu ou prou, qu’une pandémie ne peut se combattre que par des mesures fortes, souvent extrêmement contraignantes.

 Puis très vite, fin avril, nous avons senti un fort fléchissement dans la conduite de cette guerre : à peine l’ennemie semblait reculer que le gouvernement levait la plupart des mesures de protection. Il agissait contre l’avis des experts du Conseil scientifique qu’il avait lui-même mis en place. Ce fut le « déconfinement » organisé et géré par un haut fonctionnaire tellement instruit de la gestion des épidémies et savant en épidémiologie comme en infectiologie, que le Dieu de l’Élysée le nommera Premier ministre.

 Il n’y a pas pire bêtise dans la conduite d’une guerre que de baisser la garde. Les Français partirent en vacances, se massèrent dans les restaurants, etc.… et la « deuxième vague » submergea nos hôpitaux qui n’avaient pas eu le temps de « se refaire une santé ».

 Et la France alla de levée de mesures prophylactiques en vagues d’infection, accompagnée par un flot de communications incohérentes, tantôt alarmistes, tantôt rassurantes, mais qui ne montraient jamais que le gouvernement organisait, préventivement, une nouvelle attaque du virus. Or, gérer une crise c’est mettre en place un ensemble de modes d’organisation, de techniques et de moyens qui permettent à une organisation de se préparer et de faire face à la survenance d’une crise. Puis à l’issue de la crise ou pendant des phases intermédiaires de répit l’organisation doit tirer les enseignements de ce qui s’est passé afin d’améliorer les procédures et les structures dans une vision prospective et préventive. Mais, loin d’appliquer les principes non seulement le gouvernement ne met en place ni techniques ni moyens pour lutter contre l’épidémie.

 Ainsi, on ouvre grand les portes des lieux festifs dans lesquels on n’oblige plus le port du masque, plus généralement on lève massivement l’obligation du port du masque dont pourtant on sait qu’il est un des outils majeurs pour éviter la propagation du virus. Le masque, sommet de la cohérence de la politique sanitaire du gouvernement, est maintenu dans des lieux où la promiscuité est moindre. Donc, on sera mieux protégé dans un grand magasin où on ne se « chevauche » pas, que dans un restaurant où on séjourne côte à côte ou face à face pendant un temps long. La logique de cette pensée stratégique repose sur le passe-sanitaire !

 On essaie alors de nous faire croire que le passe-sanitaire serait un moyen prophylactique, à tel point qu’on se demande si demain il ne sera pas un moyen thérapeutique. Ce passe-sanitaire cache l’insuffisance de la gestion de crise par le gouvernement qui mise tout sur un seul moyen : la vaccination. Il agit, analogie avec la guerre, comme l’État-Major le fit en 1929 en construisant la Ligne Maginot. E. Macron, général en chef, compte sur un élément unique pour arrêter l’ennemie : la vaccination. L’instauration du passe-sanitaire n’avait d’autre but que d’obliger les gens à se faire vacciner, pas de passe-sanitaire pas d’accès aux restaurants, aux cinémas… Malheureusement la vaccination est une passoire analogue à ce qu’était la Ligne Maginot. On sait assez bien aujourd’hui que la vaccination permet d’éviter dans de très nombreux cas les formes les plus graves, notamment celles qui nécessitent des soins en réanimation, mais on sait aussi qu’elle ne préserve qu’assez faiblement (autour de 50 %) de la contamination et de la transmission.

 Donc on ne peut pas miser tous ses jetons sur la seule vaccination ni sur les quelques appels au respect des gestes barrières, d’ailleurs lesquels et où puisqu’on a supprimé le port du masque dans les lieux les plus à risque. On voit donc un président de la République, ne voulant pas risquer de déplaire à un supposé électorat, et son gouvernement abandonner, s’il ne fut jamais véritablement dans cette posture, toute stratégie offensive contre le virus pour au contraire attendre que ce soit le virus qui attaque à nouveau ; les généraux eurent la même stratégie au début de la Première Guerre mondiale à propos de laquelle les spécialistes de stratégie militaire posent la question de savoir si cette stratégie n’était simplement qu’un ensemble de tactiques. Si la tactique s’inscrit dans un projet plus vaste qu’est la stratégie, elle n’a qu’un objectif très limité. Là on voit bien qu’E Macron agit en tacticien. Il ne s’agit pas pour lui de vaincre le virus, ni de protéger la population ce qui relève de la mise en œuvre cohérente de plusieurs moyens et d’une organisation renouvelée ; l’objectif d’E Macron, candidat à sa succession, est double mais à portée limitée : éviter l’encombrement des hôpitaux qu’il a continué à appauvrir en ferment encore des lits, et de se donner l’occasion d’apparaître en possible sauveur du pays (ça, c’est une autre histoire plus vaste que la seule gestion de l’épidémie).

 La vaccination permet pour l’instant d’éviter l’encombrement des hôpitaux. Pour combien de temps ? Faut-il attendre que le virus gagne encore plus de terrain pour passer à l’offensive ? E Macron, bien ne servi pas les médias télévisuels, vient comme un général de parade nous raconter qu’on fait mieux que dans d’autres pays, notamment l’Allemagne, comme si comparaison était raison, en même temps il supprime l’accès aux tests empêchant de connaître le taux de contamination, au prétexte que seul compte le taux d’hospitalisation confirmant ainsi son désintérêt pour les gens et confirmant celui qu’il a de maintenir son image qui semble très liée à la capacité hospitalière.

 Il aurait fallu ne pas se contenter d’une Ligne Maginot, il aurait fallu maintenir des mesures prophylactiques : tester-isoler, maintien du port du masque, limitation des horaires d’ouverture des lieux festifs et maintien de jauges basses, des restaurants, des magasins, limitation des voyages à l’étranger et des entrées de voyageurs… Sans doute aussi aurait-il fallu augmenter le nombre de lits et augmenter les moyens humains des hôpitaux, loin de ça le gouvernement a continué à fermer des lits et mis en place des mesures qui ont entraîné le départ, de façon transitoire ou définitive suivant la situation des gens, de nombreux soignants.

 

 Le défaut de stratégie offensive va vraisemblablement entraîner une vague importante de malades qui « mouillera les pieds des hôpitaux », peut-être jusqu’aux genoux mais ne les submergera pas, notamment parce qu’on a appris à délaisser un ensemble de malades au profit de ceux atteints de CoViD qui sont les seuls pris en compte par la statistique officielle. Aujourd’hui, en France, on sait tous les jours par les médias combien il y a de cas de CoViD, de morts de la Covid, mais silence sur les malaises cardiaques ou vasculaires cérébraux et les cancers mortels parce que les patients n’ont pas pu être soignés à temps.

 Nous n’en serions pas là si les médecins-médiatiques n’étaient pas atteints par « l’illusion de la toute-puissance » (terme emprunté à Raul Magni Breton de l’université de Grenoble) et se souvenaient, pour le dire au Président, qu’il faut des années pour calmer une épidémie et des décennies pour éradiquer un virus (si on n’y arrive jamais) et que la vaccination à elle seule ne suffit pas, qu’en outre il faut qu’elle soit mondiale. Qu’ils se souviennent la variole, de la tuberculose, de la poliomyélite !

 Nous sommes, aujourd’hui, en présence de médecins-médiatiques dans l’illusion de la toute-puissance alors que le savoir est encore faible, et qui semblent refuser de voir l’histoire et surtout d’en tirer des leçons. Nous sommes gouvernés par des généraux de parade qui ne mettent pas en œuvre une stratégie offensive mais qui se contentent de caracoler quand l’ennemie, s’ennuyant, pousse une attaque. Il en fut ainsi au début de la Première Guerre mondiale que nous avons bien failli perdre si ça n’avait été le sursaut offensif amené par Clémenceau qui, lui, avait 76 ans et de l’expérience politique et l’expérience des Hommes ainsi que du respect pour eux !



14 réactions


  • Clocel Clocel 22 novembre 2021 08:28

    Très bon exemple Clemenceau !

    Il était lui aussi l’homme des anglais, dans des pays moins timorés, on appelle ça un traître et on leur sert une salve de 11 cartouches dans le dos, plus une derrière l’oreille, en France, on en fait des chefs d’état.

    Ceci explique cela...


    • ASTERIX 22 novembre 2021 17:37

      @Clocel

      ON CROIT REVER LE PRESIDENT SERPENT manipulateur cynique incompétent qui achève de couler la FRANCE !!! il ose dire « qu’il faut arreter chantage et manipulation » en GUADELOUPE : soit il est fou ou alors il marche a la coke  !!!!!lui le GRAND MANIPULATEUR CYNIQUE ET IRRESPONSABLE !!!!!!!!!!!!!!!!!


  • zygzornifle zygzornifle 22 novembre 2021 10:02

    Emmanuel Macron : « Notre génération doit savoir que la bête de l’événement est là, et elle arrive (….) Je suis dans cet état d’esprit-là »

    https://guyboulianne.com/2020/06/07/emmanuel-macron-notre-generation-doit-savoir-que-la-bete-de-levenement-est-la-et-elle-arrive-je-suis-dans-cet-etat-desprit-la/


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 23 novembre 2021 11:45

      @zygzornifle

      Mais il ne sait pas que la bête, c’est lui :

       

      Dans tous les combats contre le gouvernement que nous avons vu jusqu’à maintenant, il a toujours été oublié les prophéties ayant trait à l’actualité.

      Puis-je les rappeler :

      Voici la prophétie de Daniel 7 :24-26 qu’il faut faire connaître et qui va leur foutre la trouille : « Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume (Les 10 premiers mandats de la 5è République). Un autre s’élèvera après eux (Macron), il sera différent des premiers (Election très contestable), et il abaissera trois rois (les trois rois de droite encore vivants : Giscard, Chirac, Sarko). Il prononcera des paroles contre le Très Haut (exemple : le blasphème n’existe pas), il opprimera les saints du Très Haut (toutes les lois anti-famille et liberticides, plus d’école à la maison, plus de choix éducatif), et il espérera changer les temps et la loi (toutes les lois liberticides prétextées par le covid) ; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps (ceux qui sont fidèles à Dieu doivent s’inscrire pour assister aux cultes).

      Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais. (Daniel 7 :24-26)

      https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2021/08/alaqueueleuleu.jpeg

       

      Voici un éclaircissement à propos de la tête qui est blessée à mort dans Apo 13 :

      « Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes (Les 10 premiers mandats de la 5è République) et sept têtes (Les 7 ministères régaliens), et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème (Parce que les noms des ministères disent le contraire de ce qu’ils font). :

      La bête que je vis était semblable à un léopard (USA) ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours (URSS), et sa gueule comme une gueule de lion (IIIè Reich). Le dragon (Autorités morales, Pape, chefs de communautés, humanitaires), lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité.

      Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort (le ministère de la santé blessé à mort par la gestion du covid) ; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête.

      Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête ; ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ?

      Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes (Macron) ; et il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois.

      Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel.

      Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation.

      Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l’agneau qui a été immolé. » (Apo 13 :1-8)

       

      Prophétie de l’abbé Souffrant et de Marie-Julie Jahenny :

      https://www.agoravox.fr/commentaire6124085


  • zygzornifle zygzornifle 22 novembre 2021 10:04

    Plus ils sont mauvais plus leurs sondages sont bons comme quoi les médias et la télé réalité font des ravages dans les cerveaux ramollis, en fait c’est leur boulot de faire une société lobotomisé  .....


  • phan 22 novembre 2021 12:59
    CoViD, Macron un général comme en 1914, un maréchal comme en 1940 :
    en interdisant au soldat de tirer sur l’ennemi (au médecin de soigner contre le virus), le choix du défaite : « plutôt Hitler que le Front Populaire » (plutôt BioNtech que la bi-thérapie du Dr Raoult).

  • zygzornifle zygzornifle 22 novembre 2021 14:16

    « Nous sommes en guerre. »

    Il a masqué contre les contestataires ....

    Quand Macron scrute l’horizon il voit son dos ....


  • ETTORE ETTORE 22 novembre 2021 15:17

    Le Bel zé Buthé Elyséen, n’est qu’une « tranchée ». (Ou si vous préférez une raie du...)

    Sa fonction, jour après jours, devient de moins en moins claire, au vu des trahisons, aux quelles il se soumet sans vergogne, au vu de tous !.

    Parler de« sondage », pour cette « artifice holographique » est un non sens.

    ( tout au moins, une « coloscopie », comme son colocBidet )

    Il n’as aucune crédibilité, aucune respectabilité, car si il en avait, il ne serait obligé de recourir à la coercition propagandiste, ni aux forces de l’ordre pour la faire passer.

    N’ayons pas peur des MAUX, car les mots, sont là pour expliciter une situation précise.

    Et la situation précise, que nous avons sous les yeux, et sur notre face, accroché à deux élastocs, est bien une dictature, quelle que soit la façon dont cela est vécu.

    Dictature rampante, qui accroche des émules comme les morpions en grappe.

    Arriveras forcément un moment, où ;, trop seras trop, et ceux qui n’ont rien, ont moins à perdre que ceux qui veulent protéger leurs maigres acquis, en se foutant du support essentiel.....Qu’est la VIE !


  • wagos wagos 22 novembre 2021 17:06

    Tout va très bien Madame la Marquise !...mais à part ça, il faut que l’on vous dise....etc...etc....

    Nous vaincrons car nous sommes les plus forts ! 

    Dieu reconnaitra les siens !

    Ralliez vous à mon panache blanc !!

    La quille viendra, les bleus resterons, pour lécher les gamelles !!


  • LeMerou 22 novembre 2021 17:07

    @L’Auteur.

    Je ne suis absolument pas d’accord avec vous quand à la comparaison avec cette période, les attitudes, les faits et gestes et tout ce qui les accompagnent trouvent racine dans la période de l’Empire.


  • roby roby 22 novembre 2021 18:24

    Une pensée pour tous ceux qui sont morts pour la France en voyant le comportement des mougeons ils doivent se retourner dans leurs tombes


  • ETTORE ETTORE 22 novembre 2021 19:28
    roby 22 novembre 18:24

    Une pensée pour tous ceux qui sont morts pour la France en voyant le comportement des mougeons ils doivent se retourner dans leurs tombes


    Rassurez vous , roby.

    Bel zé buthé, se rend fréquemment devant les stèles commémoratives, afin de s’assurer que les pierre, n’ont pas bougé !

    Sa crainte est que le mémorial de Colombay se fende en deux.....

    Le Grand Charles, serait bien capable de lui montrer son postérieur, histoire qu’un vents de l’au delà, le renvoie à son bac à sable.

    Cela s’appelle « l’Histoire », quand on en est, partie prenante.

    Mais « des histoires » quand on est juste un ra-con-(sur le )tard !


  •  C BARRATIER C BARRATIER 23 novembre 2021 18:20

    Pas facile de rester dans l’offensive quand les commerces en meurent. Pa facile pour les jeunes qui ont besoin de communiquer et de faire la fête, et qui sont prêts à la désobéissance civile. Gouverner c’est naviguer à vue, prévoir les obstacles et tenter de les contourner, mais ce n’est pas cesser d’avancer.

    Macron n’est pas un chef de guerre, mais un chef d’Etat qui ne veut pas la guerre. Le covid c’est de la rigolade par rapport aux tranchées des 14-18, aux nombreux innocents fusillés pour l’exemple parce qu’ils manquaient de zèle pour conqurir quelques mètres carrés dans la mitraille.


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