mardi 12 octobre - par Sylvain Rakotoarison

De nouveaux Horizons avec les sans parti fixe du centre droit

« Soucieux avant tout de l’intérêt général, nous croyons au dépassement des clivages artificiels et au rassemblement de toutes les bonnes volontés au service du pays, dans le respect des différences et des sensibilités. » (Manifeste du nouveau parti Horizons, le 9 octobre 2021).

L’ancien Premier Ministre Édouard Philippe réussira-t-il à recomposer le paysage politique après que celui-ci s’est décomposé depuis une vingtaine d’années ? Rien n’est sûr, si ce n’est qu’une fois encore, les courants politiques ne peuvent se créer sans s’incarner en une personnalité majeure de la vie politique française.

Je date le début de la décomposition du paysage politique français non pas en 2017 avec l’élection du Président Emmanuel Macron à l’issue d’un second tour où aucun des deux grands partis de gouvernement (LR et le PS) n’était présent, mais en 2002, quand l’un des deux grands partis de gouvernement n’était pas présent au second tour (le PS).

En effet, juste après le premier tour du 21 avril 2002, Jacques Chirac, Président sortant et candidat, et son très proche Alain Juppé ont décidé de profiter de l’état de sidération déclenché par la présence de Jean-Marie Le Pen pour phagocyter l’UDF dans le RPR par la création de l’UMP. L’opération a mollement réussi puisque les élus UDF ne les ont pas tous suivis et il est resté une UDF résiduelle dirigée par François Bayrou.

Jusque-là, la droite et le centre se composaient de deux grands partis, le RPR (qui n’a rien à voir avec l’image nostalgo-dépressive du polémiste Éric Zemmour) et l’UDF, l’un d’origine gaulliste (mais déjà à l’époque, certains supposés "gardiens du temple" gaullistes considéraient que le RPR n’avait plus rien de gaulliste mais était avant tout chiraquien), et l’autre d’origine centriste avec trois grandes tendances historiques, les démocrates-chrétiens (MRP, Centre démocrate, CDP, CDS), les libéraux (ou indépendants : CNIP, RI, PR, DL) et les radicaux (ce grand et vieux parti radical et radical socialiste qui avait refusé l’union avec les communistes en 1972).

Ce regroupement avait un intérêt pour Jacques Chirac, celui de contrôler toute la majorité. Mais ce n’était pas l’intérêt de cette coalition pour le long terme, d’autant plus qu’elle avait déjà eu affaire à des partis vaguement dissidents (MPF de Philippe de Villiers, RPF de Charles Pasqua, etc.). Au lieu de ratisser large sur tout l’éventail de la droite dure au centre gauche, l’UMP n’a fait que garder un noyau dur en mécontentant toutes les autres sensibilités.

La situation du centre droit était donc devenue délicate : en 2007 avec la bonne tenue de la candidature de François Bayrou, l’UDF a éclaté en deux partis, le Nouveau centre (qui est resté dans une alliance traditionnelle avec la droite) et le MoDem de François Bayrou qui est allé jusqu’à voter pour François Hollande en 2012 (inefficacement puisque ce dernier a refusé tout signe d’ouverture, au point qu’il n’a même pas pu se représenter en 2017). En 2012, l’UDI fondé par Jean-Louis Borloo a cru pouvoir rassembler à nouveau tous les centristes mais Hervé Morin a créé la division en 2014 en ressortant de ce parti avec Les Centristes pour prendre son indépendance (plus proche de LR). Depuis 2017, de nombreux partis se sont créés à la lisière du centre droit et de la majorité présidentielle, ce qui est particulièrement compliqué à comprendre pour les électeurs. La vocation du nouveau parti créé par Édouard Philippe est de rassembler toutes ces chapelles (ce qui est peu réaliste) et surtout, de faire naître une nouvelle génération de personnes engagées en politique.

L’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée sur sa gauche a évidemment fait exploser le PS (on ne sait même pas si le PS va maintenir une candidature à l’élection présidentielle de 2022), mais en gouvernant plus sur sa droite, en nommant à Matignon et dans de grands ministères (Économie et Finances, Intérieur) des personnalités issues de LR, Emmanuel Macron a également fait exploser LR.

Seul, le MoDem a bénéficié de cette majorité centrale et François Bayrou imaginait rassembler l’ensemble de la majorité (LREM, MoDem, partis périphériques issus de LR ou d’ailleurs) dans un grand parti démocrate à la française, permettant à LREM de s’associer à un véritable courant politique historique.

La démarche d’Édouard Philippe a donc contrecarré ce grand rassemblement démocrate. N’ayant pas honte de le dire, ce sera un parti et pas un club de réflexion, l’ancien Premier Ministre ne prépare pas l’élection présidentielle de 2027 (ce serait ridicule d’affirmer cela quand l’élection présidentielle n’est même pas encore survenue et que l’on sait que chaque élection présidentielle bouleverse considérablement le paysage politique).

L’objectif d’Édouard Philippe, c’est de structurer le centre droit favorable à Emmanuel Macron (le soutien au Président sortant pour 2022 est un élément essentiel) dans une optique d’en faire un véritable parti organisé et pas un mouvement plus ou moins personnelle et temporaire. L’idée est donc d’être un partenaire loyal et déterminé de la majorité présidentielle actuelle mais aussi de pouvoir accueillir les anciens ou actuels membres de LR un peu en déshérence, en gros, les sans parti fixe.

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C’était donc avec cette démarche que Édouard Philippe a créé le samedi 9 octobre 2021, devant une assistance d’environ 3 000 personnes, dans sa ville du Havre, ce nouveau parti baptisé Horizons, Horizons au pluriel. Et avant de définir des hommes et des places, le maire du Havre a voulu d’abord définir les idées, les valeurs, ce qui va être le fondement idéologique de ce nouveau parti. Quatre enjeux, dix valeurs, et dix combats.

Tout d’abord, quatre enjeux principaux ont été définis, ce qu’il a appelé "vertiges" : la démographie, l’environnement, la géopolitique et la technologie. La première réflexion, c’est qu’est utilisé un vocabulaire pas forcément ordinaire pour donner ces enjeux politiques, à part l’environnement (ou l’écologie), passage obligé pour regarder l’avenir en face.

À ma connaissance, la dernière fois que la démographie a été évoquée politiquement était en mai 2021, quand François Bayrou, Haut-Commissaire au Plan, a rappelé son importance capitale dans le maintien de notre modèle social. Sans forte natalité ou croissance démographique, pas de modèle social français pérenne (c’est une simple question numérique : s’il y a plus de retraités que d’actifs, il n’y aura plus de pension de retraite décente, idem pour l’assurance-maladie).

Dans cet enjeu démographique, il y a évidemment l’immigration et cela correspond à l’un des combats énumérés, très équilibré : « Nous combattons les naïfs et les populistes de l’immigration qui estiment que la France est en situation d’accueillir toute la misère du monde ou, à l’inverse, font croire que le pays peut vivre en autarcie derrière des frontières étanches. ». On notera l’expression provenant de l’ancien Premier Ministre Michel Rocard de manière plus ou moins assumée.

L’environnement est un enjeu évidemment majeur mais peu original, même si la précampagne présidentielle semble peu se faire sur ce sujet (le pouvoir d’achat et l’immigration sembleraient des thèmes où il y aurait le plus d’attente de la part des électeurs). On retrouve ce thème dans les valeurs : « Nous défendons une ambition écologique pour la France, fondée sur les notions de progrès, de sobriété et de durabilité. ». En particulier, le nouveau parti proposera une politique de décarbonation de notre économie, la préservation de la biodiversité et un investissement massif dans les énergies et l’agriculture. C’est d’ailleurs intéressant de coupler les deux, car ce sont les deux grands domaines durablement impactés par la transformation écologique.

J’insiste encore une fois : les mots de vocabulaire sont renouvelés, l’expression réfléchie et rigoureuse (Édouard Philippe a toujours tenu, même à l’oral et à l’improviste, à employer les bons mots, le plus rigoureusement possible, ce qui évite aussi de "galvauder" certains mots ou expressions). Ainsi, cela permet d’exprimer des idées, des valeurs et des combats de manière particulièrement précise et rigoureuse.

Comme pour le troisième enjeu, la géopolitique. Il répond à ceux qui ont peur d’une perte de souveraineté ou d’indépendance nationales. On y retrouve, comme pour le quatrième enjeu (la technologie) la première valeur : « Nous avons pour ambition de construire une stratégie globale pour la France afin d’assurer sa compétitivité, sa prospérité et sa puissance sur le long terme. ». Mais aussi : « l’indépendance nationale dans un monde dangereux et instable, où la France doit conserver les moyens de rester maîtresse de son destin ». Et bien sûr : « Nous défendons le projet européen comme la voie de la prospérité et de la souveraineté de la France. Mais nous portons l’exigence d’une Europe plus respectueuse du principe de subsidiarité, de l’intérêt collectif des Européens et des choix fondamentaux du peuple français. ».

Le dernier enjeu, la technologie rappelle la France nation technologique, très à l’unisson d’Emmanuel Macron, avec l’objectif de préparer la France aux enjeux scientifiques et technologiques de demain (par exemple, éviter de renouveler l’incapacité à développer rapidement un vaccin comme l’a hélas montré l’Institut Pasteur).

Dans le manifeste du nouveau parti, il y a donc énumérés dix points positifs, des propositions constructives ("Nous défendons"), mais aussi, au risque de se définir par défaut, d’être négatif, dix points négatifs, ce que n’est pas ce parti ("Nous combattons"). J’en ai déjà cité quelques-uns plus haut.

De ces fondamentaux, il en ressort un courant politique à la fois centriste (décentralisateur, pour la justice sociale, voulant l’équilibre de comptes publics, etc.), très républicain (soutenant fermement la laïcité, l’ordre « meilleure garantie de la liberté et de la prospérité du pays » et un humanisme républicain, notamment pour l’éducation « objectif prioritaire de l’effort national ») et aussi libéral : « Nous défendons la liberté comme valeur cardinale de la République. ».

Cette foi au progrès tant social et technique s’exprime ainsi : « Nous croyons que la science et l’esprit des Lumières doivent éclairer toutes les politiques publiques et servir de fondement au débat démocratique. ». Et s’exprime aussi ainsi : « Nous croyons que la solidarité nationale est une chance et une nécessité, dont la contrepartie est la revalorisation du travail et du mérite comme piliers d’une société prospère et digne. ».

Dans les "combats", certains sont moins intellectuels et plus vagues, mais permettent de se situer dans l’échiquier politique. Au centre droit : « Nos combattons les extrêmes de tous bords qui dressent les Français les uns contre les autres en agitant les peurs et les mensonges. ». Parmi les pédagogues : « Nous combattons les démagogues qui abaissent la controverse démocratique à un jeu d’invectives et bannissent la raison et la mesure du débat public. ». Et encore plus pédagogues ainsi : « Nous combattons les fossoyeurs de l’universalisme républicain qui enferment l’individu dans des identités réductrices et sèment les ferments de la division et de l’inégalité. ». On voit tout de suite à qui cette phrase s’adresse.

Horizons combat aussi des lubies d’extrême gauche : la décroissance « ruineuse pour la pays et impuissante à répondre à l’urgence climatique », l’esprit de défaite, de repentance et de honte « qui méprise la grandeur du récit national et conduit à nier la possibilité d’une culture et d’une histoire communes, qui font la fierté française ».

Enfin, face à tous les démagogues qui voudraient casser nos institutions héritées du Général De Gaulle, le parti d’Édouard Philippe se place en défenseur intransigeant de la Constitution de la Cinquième République : « Nous défendons la démocratie représentative dans le cadre des institutions de la Ve République qui permettent à chaque citoyen de faire valoir son opinion tout en garantissant la force de gouverner du pouvoir exécutif. ».

Parmi les objectifs du nouveau parti Horizons, il y a aussi implicitement la volonté de rassembler ceux des adhérents de LR qui n’y retrouvent plus ses petits, écartelé qu’est cet ancien parti gouvernemental, entre les sirènes des extrémismes et le constat qu’Emmanuel Macron serait finalement son meilleur représentant.

Cette "nouvelle offre politique" va devoir être claire sur sa loyauté avec Emmanuel Macron, même si des représentants de LREM, du MoDem, de l’UDI, d’Agir (parlementaires issus de LR) et de la France audacieuse (créée par Christian Estrosi, maires et élus locaux issus de LR), étaient présents au Havre. Prendre ses marques : avec cette initiative audacieuse, Édouard Philippe a franchi le Rubicon, tout en voulant prendre une part active à la réélection d’Emmanuel Macron que son ancien Premier Ministre ne considère pas comme acquise. La suite prévue, c’est l’organisation d’un grand congrès fondateur en décembre 2021, peu avant la lancée de la campagne présidentielle …et de la Présidence française de l’Union Européenne.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (10 octobre 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
De nouveaux Horizons avec les sans parti fixe du centre droit.
Édouard Philippe.
Le destin national d'Édouard Philippe.
Emmanuel Macron.
Jean Castex.
François Bayrou.
Jean-Louis Borloo.
Que va faire Édouard Philippe ?
Le grand atout d’Emmanuel Macron.
Antoine Rufenacht.
Alain Juppé.
5 ans d’En Marche.
Cédric Villani.
Alexandre Benalla.

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24 réactions


  • Docteur Faustroll Docteur Faustroll 12 octobre 09:30

    La première boussole chinoise n’était probablement pas conçue pour la navigation, mais consistait en une pierre d’aimant utilisée pour harmoniser l’énergie environnementale (le Qì /) selon les principes géomantiques du Feng shui.

    Les sans parti fixe du centre droit s’en remettent pour ça à des shamans.


    • Le421... Résistant Le421... Résistant 12 octobre 18:02

      @Docteur Faustroll
      Quelle pantalonnade !!
      J’ai du mal à croire qu’il y a des cinglés pour suivre ce cirque.
      Moi, je suis* peut être un illuminé, mais au moins, je comprends ce qu’il raconte...
      *Du verbe « suivre », subtilité de la langue française !!


  • Fergus Fergus 12 octobre 09:31

    Bonjour, Sylvain

    « L’idée est donc d’être un partenaire loyal et déterminé de la majorité présidentielle actuelle mais aussi de pouvoir accueillir les anciens ou actuels membres de LR un peu en déshérence »


    Exact ! Mais prétendre que Philippe n’entend pas tirer les marrons du feu en 2027 est absurde. Ce parti « loyal » qu’il promeut aujourd’hui a bien sûr pour objectif de contribuer, de manière déterminante, à la réélection de Macron. C’est le 1er étage de la fusée. 

    Mais il ne fait aucun doute que Philippe mise sur cet outil pour servir ensuite ses propres intérêts en bénéficiant de surcroît du soutien de Macron à l’issue de son 2e mandat (un rendu pour un prêté, en quelque sorte. smiley ) C’est le 2e étage de fusée !


    • Docteur Faustroll Docteur Faustroll 12 octobre 10:58

      @Fergus

      La métaphore de la fusée est intéressante et mérite d’être affinée, car en fait le lancement a eu lieu en 2017 :
       le premier étage était un bricolage de Soyouz à quatre propulseurs obsolètes mais encore en état de marche à l’époque : PS, LR, MoDem, PRG/PRV, ensemble qui va être largué en 2022 sans que personne ne sache l’impact sur la zone où il tombera, ni les dégâts qui en résulteront
      le deuxième étage baptisé LREM a bénéficié d’un budget important pour le packaging et la promotion : l’objectif pour 2022 est de se libérer du vieux Soyouz, « quoi qu’il en coûte » et quel que soit son état, pour entreprendre une nouvelle série d’orbites à la trajectoire clairement libéralisée et dépourvues des scories héritées de l’histoire
       Philippe, lui a décidé d’occuper la capsule de l’ogive de tête en espérant sans doute que la base de lancement existera toujours quand il sera tout seul dans la stratosphère. Mais il risque des se retrouver aussi que le capitaine Haddock dans « on a marché sur la lune » à la différence qu’il ne pourra pas compter sur Tintin : 

      « Bien sûr que je vous entends… Et v-v-vous, vous m’entendez ?... Tchip… Tchip… Vous remarquez : je suis devenu un petit pinson… »


    • Fergus Fergus 12 octobre 11:59

      Bonjour, Docteur Faustroll

      Avec un électoral de plus en plus volatile et tant d’éléments qui, en 5 ans, peuvent brouiller le jeu politique, peut-être Philippe sera-t-il en effet « le capitaine Haddock » de cette histoire électorale. smiley

      Cela dit, la vie politique est faite de paris, plus souvent perdus que gagnés par ceux qui prétendent à un destin national.


    • troletbuse troletbuse 12 octobre 13:37

      @Fergus
      Je vois que quand vous sortez de votre piscine, vous choisissez bien les posts auxquels vous pouvez répondre sans « vous mouiller ». Normal une fois que vous êtes sec !  smiley.


  • Ben Schott 12 octobre 09:36

    L’horizon, c’est cette ligne qu’on atteint jamais, par définition.

    En marche, donc, vers des objectifs lointains et inatteignables !!!

     

    Les clowns !...  smiley

     


  • Parrhesia Parrhesia 12 octobre 10:32

    Outre le fait que l’émergence de « sans-parti » (? ??) ne pourra qu’épicer, agrément et animer une bulle politique déjà hautement tragi-comique, nous notons que l’auteur écrit : 

    >>> L’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée sur sa gauche a évidemment fait exploser le PS <<<



    Et alors ça, il faut le faire !


    Car situer à un « point gauche » quelconque de l’échiquier politique français

     Un représentant caractérisé du monde bancaire

     Qui ne cesse d’appliquer les méthodes du capitalisme financiarisé

     Et qui n’a jamais cessé de servir les intérêts du N.O.M.,

    permet de se poser la question suivante :

    « Où se trouve, pour l’auteur de l’article, la frontière entre la »gauche" au sens où nous l’entendions aux temps du bon sens populaire, et la droite extrême capitaliste financiarisée actuelle ???


    • Docteur Faustroll Docteur Faustroll 12 octobre 11:07

      @Parrhesia

      Les « communicants » ont décidé de plaquer sur le paysage politique français les repères et les catégories caractéristiques de la culture anglo-américaine :
       droite = conservateurs/républicains, traditionnalistes, nationalistes, protectionnistes à sens unique
       gauche = travaillistes/démocrates, mondialistes, experts du sociétal, de la discrimination positive et amnésiques du social, réchauffistes, LGBT et politiquement corrects.
      Comme ces « communicants » se contentent de traduire les JT de CNN et de la BBC, les mots changent de sens et, pour les comprendre, il faut se référe au sens qu’ils ont en anglais.


    • Parrhesia Parrhesia 12 octobre 12:00

      @Docteur Faustroll

      Très juste analyse, du moins jusqu’à l’avant dernière phrase !!!

      Car lorsque vous écrivez : >>> pour les comprendre, il faut se référer au sens qu’ils ont en anglais. <<<, je suis absolument contre.

      Il se trouve que je dispose d’une certaine expérience du monde anglo-saxon pour lequel j’éprouve, à certains égards, pas tous, un grand respect.
      Or, cette expérience et ce respect m’incitent à vous répondre que c’est précisément dans le présent contexte, « qu’il ne faut absolument pas », céder à l’obligation de raisonner par le truchement du sens que nos mots peuvent avoir en anglais !!!
      Je n’argumenterai pas plus avant mon propos, sinon pour affirmer que le lâche et débile abandon de notre langue, elle-même trahie par des « élites contestables et contestées » à largement contribué à la situation générale dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.


    • Docteur Faustroll Docteur Faustroll 12 octobre 13:04

      @Parrhesia

      j’ai dû mal m’exprimer, parce que je pense comme vous !


    • Parrhesia Parrhesia 12 octobre 13:47

      @Docteur Faustroll
      Il apparaît donc que vous vous étiez fort bien exprimé. Victime des méfaits de l’âge, j’étais l’objet d’un doute injustifié.
      Bonne journée, mes compliments pour l’ensemble de vos interventions, et bon courage.


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 12 octobre 11:44

    Je me demande pourquoi les français sont tellement obtus !

    Jamais la France ne connaîtra sa libération si elle persiste à refuser le règlement de la « Question algérienne » non pas en bavardant avec le régime algérien hors la loi mais en considérant comme seule référence mes écrits de 2001-2003.

    Il est aujourd’hui tout-à-fait certain que rien de bon ni aucune solution ne sortiront des Bidons des urnes. Il ne s’agit pas de choisir un candidat, tous se valent et personne ne pourra débloquer et déverrouiller la situation qui est la conséquence des IV-Ve républiques terroristes. Mitterrand et De Gaule ont détruit les deux Rives, il n y aura ni paix ni stabilité que lorsqu’on aura deux pays, deux peuples, deux nations, deux Etats... Ce qui n’a jamais été le cas depuis la signature des « Accords terroristes d’Evian ».

    La dernière déclaration du zigoto Macron puis la « très bizarre réplique » de B. STORA son conseiller qui l’a publiquement désavoué, espérant dissimuler ce qui ne peut l’être, suivies par les bégaiements du régime algérien totalement dépassé, ont rajouté encore de l’inertie à la page d’histoire la plus lourde et la plus difficile à tourner eu égard à l’incommensurable hypocrisie des deux régimes hors la loi et terroristes totalement morts dans l’obscurité de leur orgueil depuis 70 ans ! 

    Plus la France triche, plus le régime algérien triche, plus les deux régimes hypocrites et hors la loi persistent dans leur idéologie et dans leur étreinte indémontable au détriment des deux peuples, ni la France ne sera libre, ni l’Algérie ne sera indépendante : LES MORTS REFUSENT !

    Les sorciers de l’Elysée et les électeurs faussaires ou crédules ne doivent plus se faire des illusions : Voter ne sert à rien. « 2022 » de l’Elysée sera tout au plus le « 2019 » d’Alger, c’est-à-dire l’inertie mortelle qui, si elle est un mode de vie « ici », ne pourra plus en revanche continuer à peser sur la société « la-bas » au risque de précipiter la décomposition de la situation déjà plus que délabrée...

    Je vois déjà la plus grande désillusion.


  • devphil30 devphil30 12 octobre 16:22

    Tiens la girouette ratakoto s’intéresse à de nouveaux horizons , la perte de vitesse du poudré choupinet semble modifier les convictions éoliennes de ratokoto 

     smiley

    • Fergus Fergus 12 octobre 17:45

      Bonsoir, devphil30

      Je ne vois en quoi : Philippe va de facto se trouver en soutien de Macron pour 2022 via son nouveau parti qui lui permettra d’élargir la majorité présidentielle en attirant pas mal d’élus LR ou UDI, à charge pour Macron de soutenir Philippe lorsque celui-ci se portera candidat pour 2027.

      Ces deux personnalités étant grosso modo sur la même ligne néolibérale, l’auteur ne change rien à la direction de son propre soutien. smiley


  • ETTORE ETTORE 12 octobre 22:44

    Comme vous y allez Rakotonbanobis. !!!!!

    Vous savez bien pourtant, que new ou pas new, qu’un horizon ne fait que s’éloigner, quand on veut s’en approcher.

    Voilà un beau parti, qui devrait avoir comme affiche électorale, le radeau de la Méduse, par respect à tous les médusés, qui pensent monter à bord, de cette illusion verbale....Inatteignable !


  • zygzornifle zygzornifle 13 octobre 08:58

    L’Horizon c’est la raie des fesses d’un certain Jupitérien .... 


  • zygzornifle zygzornifle 13 octobre 08:59

    L’Horizon c’était la ligne de mire du marin Shadock ....


  • jymb 13 octobre 12:30

    Ahurissant de voir M. 80 km/h, prince de l’autophobie et de la mobilophobie qui a pourri la vie de 40 millions de personnes déjà soumis à des contraintes intenable, venir se pavaner sur une estrade

    Il est vrai qu’il y a des acéphales qui votent Hidalgo

    Alors tout est permis 


  • ETTORE ETTORE 13 octobre 16:53
    jymb 13 octobre 12:30

    Ahurissant de voir M. 80 km/h, prince de l’autophobie et de la mobilophobie qui a pourri la vie de 40 millions de personnes déjà soumis à des contraintes intenable, venir se pavaner sur une estrade

    Il est vrai qu’il y a des acéphales qui votent Hidalgo,


    Il y en va des « transport en communs politiques », comme des « transports amoureux ».

    Cela ne dure qu’un temps. Le temps que le mensonge fasse son travail de vérité. et chacun retourne chez soi, une main devant, une main derrière.

    En se jurant de changer de position la prochaine fois .

    Car faire le pitre à l’entracte, à distribuer des cacahuètes à l’entrée des pissotières publiques, même pour un bi-teinté....ex Macronide, de premier plan, démontre pertinemment bien, quel est votre avenir,en devenir, après le droit de cuissage Elyséen.


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