vendredi 15 juin 2012 - par François Asselineau

Discours historique et fracassant de Angela Merkel

55 ans après le traité de Rome, Mme Merkel fustige la France, déclare que "La médiocrité ne doit pas devenir l'étalon" et précise que la poursuite de l'euro implique des "abandons de souveraineté" avec un "contrôle des budgets nationaux" sous-entendu : par l'Allemagne ...

La chancelière allemande Angela Merkel vient de lancer un énorme pavé dans la mare ce matin du 15 juin 2012 à Berlin, sous un tonnerre d'applaudissements des dirigeants des PME allemandes, réunis par la fédération des entreprises familiales allemandes.

[source : AFP / 15 juin 2012 12h17]

Angela Merkel

« L'ALLEMAGNE NE SE LAISSERA PAS CONVAINCRE PAR DES SOLUTIONS RAPIDES COMME LES EURO-OBLIGATIONS OU UN FONDS COMMUN DE GARANTIES BANCAIRES EN EUROPE »

Elle a déploré « un manque de confiance entre les acteurs de la zone euro » et a estimé que la discussion opposant la croissance à la rigueur budgétaire était un « faux débat ».

« C'est n'importe quoi d'opposer ces concepts », a dit Mme Merkel à Berlin, en martelant une nouvelle fois que « l'Allemagne ne se laissera pas convaincre par des solutions rapides comme les euro-obligations notamment ». 

Mentionnant le prochain sommet du G20 au Mexique, elle a redit et re-redit, comme elle l'a toujours fait depuis des mois et comme elle l'avait encore fait la veille, que « l'Allemagne ne se laissera pas convaincre par des solutions rapides comme les euro-obligations ou l'introduction d'un fonds commun de garanties bancaires en Europe ».

Elle a également mis les points sur les i, avec un souci de réalisme et de défense des intérêts vitaux du peuple allemand, en précisant : « Le danger des propositions précipitées de mutualisation de la dette est d'occulter les divergences de puissance économique entre les pays en nivelant les taux d'emprunt des Etats. »

On me permettra de faire remarquer que la Chancelière d'Allemagne a ainsi présenté publiquement, sous les très vifs applaudissements des dirigeants de PME allemands, exactement les arguments que j'ai exposés longuement il y a une dizaine de jours dans ma vidéo du 4 juin dernier (à partir de 20 minutes de la fin, et plus particulièrement à partir de 18 minutes avant la fin) : http://www.dailymotion.com/video/xrfhv5_entrevue-de-francois-asselineau-du-04-juin-2012_news#from=embediframe
 

«  LA MÉDIOCRITÉ NE DOIT PAS DEVENIR L'ÉTALON »

Et Mme Merkel s'est emportée en concluant : « Celui qui occulte cela [les divergences de puissance économique entre les pays en nivelant les taux d'emprunt des Etats] finit dans la médiocrité. Et la médiocrité ne doit pas devenir l'étalon en zone euro ! ».

Au passage, elle a attaqué la France, en appelant à observer l'évolution du coût du travail en France et en Allemagne, une manière de louer les efforts de réformes faits par l'Allemagne, et l'avantage de cette dernière en terme de compétitivité.

 

« IL N'Y AURA PAS DE BONNE UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE SANS UNION POLITIQUE, SYNONYME D'ABANDON DE SOUVERAINETÉ »

Mme Merkel a enfoncé le clou : « Il n'y aura pas de bonne union économique et monétaire sans union politique, synonyme d'abandon de souveraineté. Je ne peux pas vouloir des euro-obligations et refuser tout contrôle sur les budgets nationaux. »

En d'autres termes, et avec une parfaite logique, la Chancelière d'Allemagne a rappelé qu'elle plaidait pour un contrôle budgétaire beaucoup plus strict en zone euro, permettant à la Cour européenne d'invalider des budgets nationaux déséquilibrés. 

Mais, lucide sur la situation, Mme Merkel a remarqué que « cela ne plait pas à certains États » et a conclu, de façon à la fois prophétique et menaçante : « LE FUTUR DE L'EUROPE SE DÉCIDE DANS LES PROCHAINS MOIS. »


C'EST L'ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE QUI COMMENCE A SE RÉVOLTER

Confirmant les déclarations fracassantes de la Chancelière, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a lui aussi mis les points sur les i ce 15 juin au matin, en martelant que l'Allemagne ne cédera à aucune pression et refusera tout assouplissement des conditions d'aide à la Grèce : « La Grèce a eu plus d'aide que les autres pays. Assouplir ce programme déjà allégé ne peut pas être une option. »

Cette déclaration, faite à deux jours des nouvelles élections en Grèce, signifie très concrètement que la Grèce doit accepter le plan de rigueur sans changement, ou sortir de l'euro. Pour l'Allemagne, il n'y a pas de 3ème voie.

En d'autres termes, c'est l'ensemble de la société allemande qui se révolte désormais contre le Titanic de l'euro et la folie suicidaire qui entraîne tout le continent dans un désastre d'ampleur historique.

Ce n'est pas seulement Mme Merkel et le gouvernement CDU qui est en cause : ce sont aussi les responsables de la Bundesbank, les banquiers allemands, les patrons des grandes entreprises, les dirigeants des PME, et aussi une majorité écrasante du peuple allemand.

Or, cela, les européistes français ne peuvent pas l'admettre.

Car, comble du paradoxe, ils méprisent au fond tout ce qui n'est pas français.

L'Europe dont rêvent ces Tartufes n'existe pas et n'existera jamais car elle devrait se plier à leur seul point de vue, en piétinant le point de vue et les intérêts fondamentaux des 26 autres peuples. Les européistes français estiment que les Allemands devraient raisonner comme les Français, que les Néerlandais devraient raisonner comme les Français, que les Luxembourgeois devraient raisonner comme les Français, que les Finlandais devraient raisonner comme les Français, que les Britanniques devraient raisonner comme les Français, etc.  

Les européistes français affirment être des « européens convaincus » et se permettent de donner des leçons d'ouverture sur les autres ? Mais ce sont eux les plus fermés sur l'Autre et les plus xénophobes !
 

CONCLUSION : ; L'EXPLOSION FINALE DE L'EURO ET CELLE DE L'UNION EUROPÉENNE SONT BEL ET BIEN INÉLUCTABLES.

L'immense mérite de la société allemande est de refuser cette insoutenable superficialité des prétendues élites françaises. Les Allemands ont compris que l'euro et l'Union européenne ne sont décidément pas viables. 

Certes, ils savent bien que les Américains exigent le maintien de cette folie destructrice car elle sert les intérêts états-uniens.

Mais, dans un schéma de dissuasion du faible au fort, les Allemands posent des jalons et des points de non-retour d'une logique et d'une irréfutabilité telles que même les dirigeants de Washington finiront à terme par lâcher prise.

Les évènements se chargent ainsi de démontrer que les analyses et les propositions inébranlables que l'UPR fait depuis sa création sont décidément les bonnes et les seules justes. 

L'explosion de l'euro et celle de l'Union européenne sont inéluctables. La seule question est de savoir si c'est une question de 20 ans, de 10 ans, de 5 ans, de 2 ans, de 6 mois ou de 6 semaines.

En toute hypothèse, il est proprement criminel de verrouiller tout vrai débat en France sur cette question, en interdisant de parole l'UPR (Union Populaire Républicaine). Un nombre croissant de Français s'en rendent compte, comme en a témoigné le grand succès de fréquentation et d'approbation de la réunion publique d'hier à Lyon.

François Asselineau


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73 réactions


  • SEPH SEPH 15 juin 2012 17:55


    La meilleure solution est que la France quitte au plus vite cette organisation totalitaire au service de l’Empire et de l’Otan qui sont des dévastateurs de vies et des pilleurs de richesses.

    Par ailleurs, que cette grosse paysanne garde ses veaux et ses dindons.


  • Wendigo Wendigo 15 juin 2012 18:04


     L’Allemagne en aurait elle mare de la paix ?
     Madame merkel voudrait elle que les peuples d’europe revoient l’Allemagne comme l’agresseur des années 30 ?
     Se voit elle en nouveau fureur ?
    Quelle s’occupe donc de son régime (visiblement pour elle l’austérité c’est pour les autres.) parce que visiblement ce n’est pas qu’en fromage quelle se ressert !
     Maintenant, quand on voit comment et où ses visions économiques et européennes, nous ont amenées et où cela abboutira selon toute logique, quelle évite le mot « médiocrité », car elle en est l’incarnation vivante.
    Combien de sauvetage de la Grece en 4 ans ? où en est on ?
    cela a t’il calmé le jeu ? non la spéculation contre l’euro n’a jamais été aussi prospère .
    Donc si en 4 ans ce sont toutres les compétence quelle est capable de démontrer, 
    quelle reste à s’occuper de son pays pour ne pas parler de son popotin, l’europe n’est pas l’allemagne de l’est qui semble lui manquer quant à sa vision de la démocratie.
     Pour exemple, l’aide à l’espagne.
     Pour aider l’espagne de 100 milliard, l’Italie (qui n’a pas besoin de ça) apporte une aide de 20% soit 20 milliard (quelle n’a pas) quelle prête à l’espagne à 3%, mais quelle doit emprunter à 7% ... ???.... ce qui fait que l’espagne va devoir rajouter 10% à la douloureuse (ça va l’aider) mais aussi ce qu’il fait que l’Italie elle va se retrouvée encore plus faible, ce qui dans le bout de la ligne, nous aurons les deux pays (italie espagne) à aider ensuite.

     si ça c’est pas un manque de compétence, alors c’est bien de la médiocrité la plus totale. Niveau math, les gars ne font pas semblant, mais c’est surtout à nous prendre pour des cons qu’ils ne font pas dans la demi mesure, parce que là si l’on ne voit pas que dans ces comptes d’apoticaire les seuls gagnants sont les banquiers d’outre atlantique.

     haaaa sacré merckel, le brave petit tout des bankster et le meilleur agent de la CIA.

     Espèrons que les Allemands dans leur grande sagesse lui face connaitre le sort de sarko en lui donnant ce quelle haie le plus, càd un court de démocratie !


    • Le Yeti Le Yeti 15 juin 2012 18:16

      Wendigo ... T’as pas compris : Goldman Sachs lui a offert un poste si elle sage mais elle veut pas que ça se sache.  smiley


    • Wendigo Wendigo 15 juin 2012 18:52

      Haaaa une experte en camouflage ..... moi qui ne la voyais qu’experte en camouflet.

      Ce qui prouve bien quelle est loin d’être médiocre, on avait rien vu venir .... smiley


    • Jason Quidoz 15 juin 2012 21:23

      Je sens que l’on va bien rigoler l’année prochaine ... smiley


    • casp casp 16 juin 2012 01:32

      Cessez donc de vous en prendre bêtement à l’Allemagne !..
      Ce n’est pas elle « les méchants » dans l’histoire bon sang !!!

      Les Allemand avait proposé de fusionner les poste de présidents de la commision et président du consiel (si je ne me trompe pas dans les poste) Pour avoir un président élu au suffrage universel,
      ils avaient aussi proposé de renforcé le pouvoir du parlement...

      Bref les Allemand se battent pour plus de démocratie ; mais l’Europe dont la France ne veux pas de fédéralisme politique, la caste des politiciens veux garder ses privilèges et le peuple qui suit bêtement derrière ne veux pas entendre parler de partager leur souveraineté.

      L’allemagne est raisonnable et logique si l’on veux des Eurobond c’est à dire du fédéralisme économique, il nous faut avant une fédération politique, c’est à dire des garantie démocratique !
      L’un ne peux pas aller sans l’autre... Seul un idiot pourrait penser le contraire.

      Imaginez.. Vous mangez tous les jours du riz, ce qui vous permet de vous payer des vêtements chaud. A coté un mendiant à froid et vous prie de l’aider à se payer des vêtements, mais ce mendiant, lui mange de la viande tous les jours. vous acceptez une fois par gentillesse. Mais lorsqu’il vous proposera plustot de mettre en commun ses revenus et les vôtre histoire que ce soit plus simple... je pense que vous allez refuser et lui dire... Ok je veux bien être gentil de nouveau et accepter de partager nos revenus, pourquoi pas soyons humaniste, mais alors soyons aussi organisé et discutons ensemble du budget et des dépenses de chacun.

      Après on peux penser que le monde économique est mal fait, qu’il faut une réforme monétaire , un nouveau communisme, ou que sais je etc.. Ok On peux y réflechir et faire des propositions, créer des cercles de penser ou de nouveau parti politique. Mais dans l’immédiat on doit gérer une crise et ceci dans le système actuel...
      Et il est urgent de gérer la crise car elle donne trop la parole aux imbécile remplit de haine..
      Je ne me permet pas de vous traiter d’imbécile ; en revanche je me permet de vous dire qu’on semble deviner un peu de moquerie ... C’est dommage car c’est un premier pas vers la haine.

      L’idée de l’Europe c’était plus jamais la guerre.Ils voulaient faire une fédération ; mais il faut faire les chose progressivement.. Ils ont donc décidé de faire l’économie d’abord pensant que le politique allait suivre.
      Le politique n’a pas suivi, et l’économique est en train de forcer les choses ; nous forçant à prendre des décision dans l’urgence ce qui est mauvais.

      Mais ce qui est certain c’est que l’Allemagne est la voie de la raison cette fois ci ; et elle est le rempart fasses au piège de la solution USA... D’ailleurs ce n’est pas pour rien que l’Allemagne à resseré légèrement ses liens avec la Russie.. Et vu qui la dirige je vous garantie qu’ils ne doivent pas faire cela de gaîté de cœur. Coincé entre la peste et le choléra, on peux toujours discuter avec les deux au cas ou.. mais cela risque de n’être bon bon au final dans aucun des deux cas.

      Penser que merkel agit pour le compte de la CIA c’est n’avoir rien compris à ce qui se passe.

      Cordialement.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 juin 2012 08:02

      1 de 2

      Ce n’est pas la concurrence entre États qui est nécessaire mais la convergence de leurs politiques socio-économique afin que tous se rapprochent du plus vertueux d’entre eux.

      L’Allemagne a raison d’inciter les pays de l’Union Européenne et, particulièrement, ceux de la Zone Euro, à s’engager sur la voie de la rationalité en matière de gestion publique.

      Mais, la vision allemande de la réforme du marché du travail, dans une perspective de progrès économique, est une vision à court terme, archaïque (comme dans tous les pays de l’UE) qui n’aboutira qu’à une régression sociale.

      Pour sauver l’Europe, il faut repenser toute la philosophie socio-économique de manière à rendre compatibles le progrès économique et le progrès social.

      [ ... ]


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 juin 2012 08:03

      2 de 2

      En ces temps de crise, on ne cesse de parler de déficits budgétaires, de dette, d’inflation, de réduction des charges, d’augmentation des impôts, et cætera...
      Il n’y a personne pour prononcer ce qui semble être LE gros mot absolu :
      ÉPARGNE ! ! !
      Pourtant, que ne pourrait-on faire avec de l’ÉPARGNE ? ? ?...

      Refondation du Capitalisme & Dividende Universel

      Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

      Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

      Objectif Principal :
      Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

      Objectifs Spécifiques :
      I)
      Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable 
      Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
      II)
      Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un 
      Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.



    • Yohan Yohan 16 juin 2012 14:13

      Il n’y a pas que les allemands qui pestent de devoir payer pour les errements des dépensiers congénitaux, les néerlandais râlent aussi. Ils croyaient que les français s’étaient résolus à stopper l’hémorragie, certes tardivement (mais mieux vaut tard...), mais ils voient bien qu’avec Flamby, c’est machine arrière toute. 


  • Le Yeti Le Yeti 15 juin 2012 18:12

    Je trouve que ça lui va mieux les cheveux cours, à la mère Angela Thatcher.
    Elle à bien fait. La choucroute (ou coupe en pétard), ça devient vite indigeste ...

    Dans un registre bien plus futile, je ne suis pas certain d’avoir bien compris tous ses propos.
    L’ancienne cousine Germaine, l’étalon d’Achille de l’Allemagne cherche-t-elle à nous faire comprendre qu’elle renonce à la politique ?
    (Qui semble d’ailleurs avoir déjà renoncé à elle. )


  • Greffière 15 juin 2012 18:14

    Après avoir vu la page Google France sur le torchon qui brûle entre Paris et Berlin, je suis vite allée voir sur la page Google Allemagne.
    Rien de rien sur le sujet. En revanche beaucoup d’articles sur le fait que les trois compères à la tête de la SPD (PS allemand) sont venus en visite en France et ont été recus par Francois Hollande.
    Le torchon brûlerait oui, mais entre la social-démocratie franco-allemande et Mme Merkel.
    Pour le reste, info ou intox ?


    • Relladyant Relladyant 17 juin 2012 15:05

      Le SPD est autant contre les eurobonds que Merkel ou que l’essentiel des Allemands. Vous pouvez tourner et retourner la situation dans tous les sens, les interets Allemands sont contraire a ceux de beaucoup de pays de l’UE et de la France de Hollande.


  • yoananda 15 juin 2012 18:36

    Pourquoi l’Allemagne pays relativement bien géré payerait-elle pour les imbécillités des autres ?
    La France vit au crochets de l’Allemagne, avec d’autres pays. Normal qu’ils ne peuvent concevoir la fin de l’Euro qui signifierait la fin politique pour eux a court terme, et la fin des déficits commerciaux et la fin de la médiocrité (ou bien la fin de la fausse richesse).
    La France a choisi le camp des pays du sud, le camp des loosers économiques, l’Allemange a fait le choix inverse, elle est leader dans plusieurs domaines, notamment sur le renouvelable, sur la haute technologie.
    Merkel a raison, on est a la ramasse.
    Pour ma part, je ne vois pas de réconciliation possible, bien au contraire, le ton monte car aucune solution viable n’apparaît.
    Bien sûr, ici en France on accusera l’Allemagne de tous les mots... surtout de ne pas avoir voulu partager l’argent de son pays bien géré pour renflouer les caisses des pays qui se payent des retraites dorées ...
    barf

    Et la construction européenne va se prendre 50 ans dans les dents.


    • Wendigo Wendigo 15 juin 2012 19:00


       Mais nous n’avons pas été mal géré, nous avons été trahi par nos soit disant dirigeants, nuance !
       Que l’on sorte de l’euro, que l’on sorte de l’europe, que l’on juge et condamne tout ce beau monde, qu’on redonne une dernière fois du boulot à la famille Deibler et que tout revienne dans l’ordre.
      Ce n’est pas compliqué et pour une fois en 39 ans que la constitution soit respecté et rendu à son chef .... le peuple.
      Cela nous fera du bien, mais aussi à la Syrie et aux autres pays que notre soumission à des intérets qui ne sont pas les notres font que nous oprimons.
       Nous reprendrions notre dignité pleine et entière. du moins ceux qui en ont encore une smiley


    • yoananda 15 juin 2012 20:14

      t’es un doux rêveur toi.
      Mais tu comprends bien que de l’autre coté du rhin ils se disent que nos dirigeants on les a élus et choisis ... Je ne suis pas certain qu’on puisse se dédouaner ainsi de notre responsibilité collective.
      Mais on peut toujours espérer.


    • Eusèbe 15 juin 2012 21:32

      Message grotesque, ou au mieux d’une naïveté confondante.
      La vérité est que l’Allemagne défend ses intérêts, mais que pour le faire, elle a sciemment choisi de foutre en l’air l’économie européenne par 15 ans de désinflation compétitive. Stratégie non coopérative, type passager clandestin : si ces partenaires économiques (dont le 1er est la France) avaient fait de même , l’allemagne n’aurait à l’heure actuelle aucun excédent commercial.
      Les partenaires européens se rebiffent désormais et disent stop à ce jeu malsain. En réponse, l’allemagne hausse le ton. En vain dirait on.
      Le peuple allemand a également assez souffert des lois Hartz IV.
      Moins disant social, coups bas économiques avec ses partenaires européens...Voilà la stratégie Allemande.
       J’invite chaque français à ne plus jouer ce jeu malsain et à boycotter les produits allemands.


    • Wendigo Wendigo 15 juin 2012 22:05

      Doux rêveur, ou peut être très lucide ! Quand on prétend quelqu’un de doux rêveur, mieux vos éviter derrière de le prétendre grotesque, ça brise la crédibilité de l’argumentation qui suit !

       La loi de 1973, va radicalement à l’encontre de la constitution, donc pour la voter il aurait fallut un réferendum, à t’il eu lieu ?
      NON, donc loi anticonstitutionnelle !
       Le traité de Lisbonne , nous lui avons dit NON, mais le oui a été appliqué, encore une fois anticonstitutionnelle !

      Cela s’appel de la haute trahison de la part de nos « élites » (mot à dire très vite vu le niveau et le gabarit des gugus).
      Bien ensuite les Allemand eux de leur coté font entrer le parti pirate dans les parlement des Landers comme ce fut le cas dans celui de Berlin en septembre dernier, preuve qu’eux aussi se sente légerment trahi par leur dirigeants. Donc la vision que les Allemands nous portent, ne semble pas être la même que celle de merkel. Surtout vu son niveau flagrantde compétence dans la gestion de la crise et avec le nombre de nuits blanches quelle a passée pour des clous à vouloire sauver l’euro (et non les européens) et quand on voit à quoi cela a servit ...... NIBE. Alors vu le niveau tangible des compétences de la dame, qui dépasse de loin le stade de la médicrité.
       Ce n’est pas une cloche qui fait le carillon et là vous n’avez qu’une seule personne qui nous tient ces propos et non tout un peuple, peuple qui se blinde avec le parti pirate pour éviter de se faire avoir.
      Le peuple Allemand n’est pas totalement stupide, vous devriez prendre exemple.
       Il faut se tanir un peu au courant avant de donner du « grotesque » et du « doux rêveur ». Je vous autoriserais à le faire, quand la conclusion de cette crise de l’euro sera enfin là, si et seullement si, le plan de merkel porte ses fruits pour le bien de tous. ce qui ne semble pas être le cas et encore être pour demain. A l’heure actuelle elle emène plus l’euro à sa perte qu’autre chose, ce qui la rend elle grotesque. On ne chante pas victoire quand on est encore en train de baigner dans la mouise et surtout on ne méprise pas la colère des peuples, surtout quand elle n’est qu’au début de sa montée, ce qui se passe en grece est un bon avertisseur, seul des esprit faible ou de doux rêveur mépriseraient cela.
       Alors resez poli et faite un peu plus travailler vos neurones, la cituation est plus complexe que vous ne semblez le comprendre . Parce que l’euro ne sera pas sauvé par des rustines apposées tous les deux jours, il ne pourrait l’être quand prenant le mal à la racine, càd en neutralisant en amont ceux qui spéculent contre cette monnaie. Chose qui ne sera jamais faite et pour cause. Donc vous pouvez d’hors et déjà enterrer l’euro et quand cela se fera, vous verrez qui de nous était le plus grotesque et qui est un doux rêveur. Enfin merci pour ce qualificatif, c’est la première fois que l’on men affuble, ça me change du « psychorigide » habituel .


    • Lea Andersteen Lea Andersteen 16 juin 2012 09:50

      Que dire de toi ?

      Tu es une personne qui vit dans une illusion.

      L’Allemagne n’est pas bien gérée. Sa population trinque sévère. La pauvreté et la précarité est en pleine explosion. Après, son budget présente bien, parce qu’en écrasant sa population dans la précarité, elle arrive à faire mieux que les pays du sud : comment faire plus compétitif que les jobs à 1 euro de l’heure sans protection sociale et que si un chômeur le refuse, il ne touche plus le chômage ?

      Elle écrase d’une concurrence tout à fait déloyales les autres états européens.

       

      Pire, sa fameuse règle d’or et son obsession de la Banque Centrale Européenne luttant contre l’inflation, et obligeant les états à se financer auprès des marchés financiers est en train de TUER des grecs, des espagnols, des portugais. Pire : comment un état peut s’en sortir alors qu’il emprunte sur un marché ou les taux d’intérêts explosent, le plongeant encore plus dans l’endettement ?

       

      Et puis lutter contre l’inflation... COMME SI C’ETAIT UN PROBLEME QUAND ON LAISSE LES SALAIRES INDEXES SUR CELLE-CI ! ! !

      Il faut arrêter de faire du déni de réalité : pendant les « 30 glorieuses », les états avaient encore le pouvoir régalien de battre monnaie et l’inflation était autour de 10%... avec des salaires indexés dessus. Depuis que les états n’ont plus se pouvoir, la croissance a foutu le camps, les salaries sont de plus en plus dans la misère et les riches de plus en plus riches. C’est donc toi, le doux rêveur. Tout bercé d’idéologie libérale (appellation qui est une HONTE de la novlangue : l’idéal de liberté n’a JAMAIS été celle du renard dans le poulailler...)

      L’inflation n’est gênante que pour les ultra riches qui se touchent avec leur énormes sommes d’argent sur un compte en Suisse...


  • Yohan Yohan 15 juin 2012 21:55

    Flamby croyait pouvoir réduire Merkel. Quelle leçon envoyée à cette gôche irresponsable qui vit dans l’illusion de ses richesses présumées, alors qu’elles sont évaporées, un camouflet pour nos bisounours qui croient que la France peut encore vivre comme une cigale dans un monde de fourmi géantes.


    • Wendigo Wendigo 15 juin 2012 22:13

      Ha , parce que vous faites une différence entre PS et UMP ? nettoyez votre hublot, je crois que vous devez avoir de la buée qui vous faire voir des choses qui ne sont pas.
       Maintenant, vous pensez que votre monde va tourner longtemps avec des monnaies basées sur du rêve ? Des fourmies géantes en apparence, puisque leur fortune n’est qu’illusion, laissez donc les pays de l’OPEP ne plus travailler en dollar et on vera alors cer que vallent vos géants.
       Info, la Suisse prévoit une monnaie OR, le Japon parle de traiter en or d’ici 2014, sans parler du BRIC qui lui n’envisage même plus de transaction en dollar.
      Savez vous ce que cela veux dire à terme ? que le papier toilette aura bientot plus de valeur que vos monnaies de singe.
      La grande question est,
      « les crétins spéculeront ils sur le papier à Q, comme ils le font actuellement sur son équivalant fiduciaire ? » (avec leurs idées de merde, je pense que le pari est tenable)


    • arnulf arnulf 16 juin 2012 09:57

      Cher Yohan,
      Vous n’avez pas saisi mais le PS et la droite UMP etc.. à Bruxelles votent tout ensemble, d’un même élan et donc Flamby ne peut pas faire bouger Angela M. car elle sait qu’il est d’accord sur le fond, qu’il a déjà tout accepté et qu’il a trahi son peuple sans état d’âme. Il a fait voter le MES, s’est torché avec le NON au référendum alors quelle crédibilité basé sur quelle conviction a-t-il ? Aucune. Elle le méprise car elle n’aurait jamais fait cela.
      Elle a raison de le mépriser mais .. attention charmante Angela les peuples sont parfois lucides et ta politique est dangereuse.
      Cela écrit mon avis est qu’il faut ficher le camp de cette usine anti-démocartie destinée à pressurer les peuples.


    • lulupipistrelle 18 juin 2012 01:19

      Surtout qu’une abstention à 44% ; c’est un peu cheap pour taper du poing sur la table, ha, ha, ha.. la


  • Roubachoff 15 juin 2012 22:21

    @Yohan

    Inutile de continuer à poster sous ce pseudonyme, on t’a reconnu, Nadine Morano.

    @AuxAutres

    Le coup de la perte de souveraineté obligatoire, c’est l’annexion des Sudettes version Merkel. Si on laisse faire, tout le monde connaît la suite...

    @Yohan

    Un moment, j’ai penché pour Nicolas Baverez, mais son QI doit être un peu plus élevé.

     


    • Yohan Yohan 16 juin 2012 14:02

      Votre technique archi éculée de réduire vos contradicteurs à leur connerie supposée prouve surtout que vous n’avez que des certitudes mais pas d’argument.


    • Roubachoff 17 juin 2012 00:05

      @Yohan

      Ben voyons ! Lisez mes posts et vous verrez que je suis en effet en permanence à court d’arguments... Dites-moi, il vous a fallu 14 heures pour trouver votre fulgurante réplique ?

      Sans rancune, Nadine...


    • le poulpe entartré 17 juin 2012 02:51

      yohan et ses posts nullards ; la constance dans la médiocrité.


  • Roubachoff 15 juin 2012 22:37

    Addenda : Moody’s a baissé aujourd’hui la note de cinq banques hollandaises. Bref, l’Europe du nord, aujourd’hui, c’est l’Allemagne. A méditer.


  • bergerlotois 16 juin 2012 00:38

    Tout le monde tire la couverture à soi, tout le monde est nul, tout le monde est incapable. Certains sont fénéants, pingres, bosseurs....

    Le problème,c’est que le point de vue allemand, n’est pas le grec, qui n’est pas le français ou l’espagnol. Donc, tout cela n’avancera jamais à rien d’autre qu’à frustrer toutes les parties en présence.

    Résultat : dans cette histoire comme dans d’autres, ceux qui l’auront dans le cul, c’est nous.


  • XanderDjiff XanderDjiff 16 juin 2012 02:39

    Effectivement, si l’on ne peut s’entendre entre gouvernements, entre peuples (on a déja du mal à s’entendre au sein de notre pays...), l’Europe actuelle est partie pour imploser. Ce qui n’est vraiment pas un mal finalement, lorsqu’on voit le peu de transparence de cette organisation visant a terme a devenir un gouvernement supranational. Ce projet gangréné par les « élites » et soumis, plus que nos états, aux intérets de puissants lobbys, à été mal conçu dès le début.

    De même pour le volet économique, on a tout fait a l’envers. Il aurait d’abord fallu que les Etats se mettent à niveau, adoptent des mesures communes, et ensuite, passer à l’union monétaire, pas l’inverse.
    Il aurait aussi fallu plancher sur une union linguistique, s’accorder sur une langue commune officielle, en plus de la langue maternelle, pour que la prochaine génération puisse communiquer intelligiblement avec ses concitoyens de l’autre bout de l’Europe. Comment faire une union si l’on ne se comprend pas ?

    Enfin, l’Europe doit avoir sa propre logique, indépendante de quelconque autre superpuissance. Nous avons une Histoire particulière, jalonné de conflits entre Peuples, mais nous sommes également capables du meilleur, si nous nous en donnons les moyens.
    On doit essayer d’arriver à une véritable union européenne, mais elle doit etre juste démocratique et le citoyen doit etre au centre de l’action, comme des préoccupation. Elle doit prendre en compte le bien etre des générations futures, oeuvrer pour la paix et la préservation de la planete, et non pas continuer à servir un libéralisme sauvage et destructeur, ou etre suppléant de la folie meurtrière otanesque.

    C’est peut-etre une vision naive, mais c’est ce que je voudrais pour mon pays, de même que pour l’Europe, dont je serais un farouche partisan si actuellement elle n’était pas aux antipodes de cette vision.


    • gorgonzola 17 juin 2012 15:59

      « C’est peut-etre une vision naive, mais c’est ce que je voudrais pour mon pays, de même que pour l’Europe »

      Et le reste du monde... il se torche ? Quitte à avoir une vision idéaliste des choses optez plutôt pour une vision idéaliste qui englobe tous les pays du monde et non pas seulement ceux qui sont contigu géographiquement au vôtre... Je me doute bien que votre intention n’est pas de faire du ségrégationnisme mais alors réfléchissez à ce que vous écrivez.


  • L'Auvergnat L’Auvergnat 16 juin 2012 09:21

    Lili Merkel n’aura pas le dernier mot. la « grosse Bertha » tire ses dernières salves 


  • Wendigo Wendigo 16 juin 2012 09:48


     Bon allez, il faut être lucide, le seul objectif tant de merkel que de hollande est la déstabilisation et la destruction de l’euro ainsi que de l’UE, ainsi que des démocratie qui si trouvent, afin que les usa nous viennent en aide et qu’enfin puissent se faire l’Union Atlantique ; une vaste dictature financière sur deux continents.
    C’est clair et limpide depuis le début de la crise euro.
     La divergeance de politique économique n’est qu’une façade, un jeu de scène, car tant merkel que hollande et sarko, ont tous été adoubés par les même maitres, ceux là même qui actuellement spéculent illassablement sur la monnaie unique.
     On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs, comme on ne fait pas un nouvel ordre mondial sans détruir l’ancien avant. Depuis le début de l’europe unie, comme de la création de l’euro, tout a été fait et prévu pour que ça ne marche pas, l’incorporation de la grece, tout particulièrement. Mais pour que cela ne le parraisse pas, il fallait que les peuples soient les responsables, les fautif, comme dans l’affaire du « réchauffement climatique » . Culpabiliser, pour imposer.
     Le Dollar et l’euro vivent leurs derniers mois et les démocraties qui vont avec aussi.

     Voila où veut en venir celle qui «  fait un régime, mais qui se ressert en fromage » comme le dit sarko.

     C’est simple et facile à comprendre, pour celui qui veut bien regarder les choses en face !


  • Veniza Veniza 16 juin 2012 10:02

    Je suis contre une perte de souveraineté, si au moins l’Europe était soucieuse de ses peuples, de ses minorités et de ses différences mais elle ne l’est pas,
    c’est un rouleau compresseur et je n’en veux pas.

     smiley


    • casp casp 17 juin 2012 00:38

      Je peux comprendre votre position.. cependant la situation est loin d’être simple et manichéenne.

      Par exmeple l’Europe sur de nombreux front à bien plus protéger les citoyens que les états ; par exemple au niveau de l’écologie, de la protection des espèce ; ou encore au niveau de la protections des consommateurs, forçant des meilleurs étiquettes.. Évidement les lobby agroalimentaire se batte aussi ; il n’empêche lorsqu’on compare concrètement ce qu’à fait le parlement européen comparé au parlement naitonaux,

      Il n’y a pas photo, le parlement européen se préoccupe bien plus du peuple que les parlement nationaux. Cependant le parlement européen n’as pas beaucoup de pouvoir...

      Bref je pourrais argumenter dans les 2 sens... simplement pour dire que rien n’est simple, et qu’il ne faut être fermé à rien.

      En tout cas l’explosion de l’europe je ne pourrais pas m’en rejouir comme certains ici.
      ET quand je vois combien on peux lire de raillerie de moquerie voir de haine contre l’allemagne ; après une simple divergence de vue sur des critère économique ; je ne peux que penser que l’éclatement de l’europe serait un désastre menant à encore plus d’éloignement et d’incompréhension.

      n’oublions pas que la guere est toujours possible ; l’humanité n’as pas désarmé ; les états unis continue de menacé la Russie etc etc... Faire un pas en arrière vers le nationalisme ne serait pas de bon augure pour l’avenir de ce XXIème siècle qui à déjà commencé à être tendu à divers endroits de la planète.

      n’oublions pas qu’il y a très peu de temps, nos grand parents ont connu 2 guerres mondiales dans unique vie... 2 guerres après lesquelle on a dis à chaque fois plus jamais ça...


    • gorgonzola 17 juin 2012 16:27

      Rétablissons certaines vérités, l’UE tranche systématiquement en faveur de l’intérêt du marché intérieur, la protection du consommateur passe après. Des exemples ?

      • Le 21 avril 2007 le groupe Saipol (qui détient Lesieur) découvre de l’huile moteur dans des cargaisons en provenance d’Ukraine, c’est en fait un lot de 40.000 tonnes d’huile coupée à l’huile de moteur qui ont été vendu en France, en Italie, aux Pays-Bas et en Espagne. Décision de la Commission européenne le 5 mai 2007 : elle autorise l’huile de moteur, à hauteur de 10%, dans les mayonnaises, les plats cuisinés, la vinaigrette industrielle, les conserves à l’huile, etc…

      • Suite à la catastrophe dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, le 31 mars 2011 la commission européenne triple les doses admises de Césium radioactif dans les aliments pour ne pas entraver les importations.

      • En septembre 2009, la Commission européenne a fortement incité les États à acheter en commun des vaccins contre le virus H1N1 (gigantesque arnaque fomentée par le laboratoire Roche et la société de lobbying Hill & Knowlton). Elle vient d’ailleurs de proposer au parlement une loi autorisant l’expérimentation médicale sur les citoyens de l’union sans leur consentement.

      • La législation actuellement appliquée dans l’Union européenne, qui ne prévoit aucun encadrement spécifique de la commercialisation de la viande clonée, va rester en vigueur. La proposition d’interdiction a été abandonnée.

      • La Commission européenne ré-autorise les farines animales, pourtant responsables de la maladie de la vache folle. La Commission européenne juge « négligeable » le risque lié à l’utilisation de ces farines soupçonnées d’être à l’origine de l’encéphalopathie spongiforme bovine(ESB). La seule entité qui essaie encore de protéger la santé est l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire de l’Alimentation.

      • Concernant les OGM la commission en interdit certains il est vrai mais autorise régulièrement l’introduction de nouvelles variétés sous la pression constante des lobbys Monsanto et BASF.

      Etc...

    • gorgonzola 18 juin 2012 01:46

      Vous craignez des tensions et le retour à la guerre si l’UE éclatait ? Je vous signale quand même qu’actuellement la Grèce est au bord de l’explosion, que le climat entre plusieurs états de la zone euro est détestable et sauf erreur de ma part ces pays sont bien dans l’UE non ?

      Une tension entre les USA et la Russie ? C’est juste en effet, la Russie et la Chine ont fait savoir qu’ils ne laisseront pas les États-Unis s’accaparer les richesses du moyen-orient. Et dans quel camp nous retrouvons-nous ? Dans le camp des USA puisque tous les membres de l’UE sont également membre de l’OTAN et que l’UE soutient ouvertement la politique guerrière de Washington.

      Au passage l’UE n’y est d’ailleurs pas pour grand chose si nous avons traversé 70 ans de paix relative. Réfléchissez : l’invention de la bombe atomique, « l’équilibre de la terreur » entre l’Ouest et l’Est, le développement des guerres non conventionnelles (guerre économique, médiatique, informatique) ont certainement joué un rôle plus important que les réglementations sur l’étiquetage, les roues de tracteur ou la norme électrique des grilles-pains.


  • Saul 16 juin 2012 10:25

    Actuellement en zone euro la France avec une situation caractérisée par la désindustrialisation, le déficit extérieur chronique, le déficit public qui sera difficile à réduire, est l’un des pays de la zone euro qui a tout intérêt à promouvoir des solutions mutualistes ou fédéralistes en zone euro et que celles-ci soient mises en œuvre, avant que les marchés financiers ne lui fassent payer les taux d’intérêt qu’elle mérite. C’est à dire des taux d’intérêt plus élevés que les taux actuels. Par certains aspects la situation de la France est pire que celle de l’Italie actuellement malmenée par les marchés financiers.

    http://www.dtom.fr/archives/la-france-pire-que-litalie/

    En revanche l’Allemagne craint que compte tenu de l’état de délabrement actuel de plusieurs de ses partenaires dans la zone euro, le fédéralisme ou la mutualisation des risques et des investissements entre les pays de la zone euro revienne en réalité à tout mettre potentiellement à sa charge. Elle n’a pas tord de le penser.

    Il est sans doute trop tard pour sauver le soldat euro qui devrait s’écrouler sur l’effet des dettes, des déficits et des taux d’intérêt.




    • Saul 16 juin 2012 11:27


      Nigel Farage : ’’Le Titanic-Euro a maintenant touché l’Iceberg !"

      http://www.dailymotion.com/video/xrj0oq_nigel-farage-le-titanic-euro-a-maintenant-touche-l-iceberg_news


    • gorgonzola 17 juin 2012 17:27

      C’est l’économie mondiale qui est en train de s’effondrer sous le poids des 250 trilliards de dettes d’actifs toxiques et la politique « d’irrigation en période de crue » (pour reprendre la jolie formule de Mr Asselineau tirée d’un proverbe chinois). L’effondrement de l’UE, ou peut-être avant celle des USA, n’en seront que l’amorce... Hé oui le système est mort, qu’on se fédéralise ou pas. Maintenant, quitte à affronter la tempête je préfère avoir à la barre du navire France 1 seul capitaine plutôt que 15 ou 27 qui ne font que se contredire.


  • Pelletier Jean Pelletier Jean 16 juin 2012 10:27

    @l’auteur,


    Si Mme Merkel a raison, partiellement, elle ne devrait pas oublier l’histoire et le fait que le peuple allemand est mal placé pour s’ériger en donneur de leçon de morale.... et que cette attitude « dominatrice » peut rappeler à certains de mauvais souvenir.
    Enfin la richesse allemande s’explique aussi par le bénéfice qu’elle a aussi tiré de l’Europe et du commerce qu’elle a fait avec les pays membres. donc un peu plus de modestie ne ferait pas de mal.
    En parlant ainsi elle ruine ses propres objectifs et si l’Europe s’écroule l’Allemagne en pâtira aussi.

  • Jean-Louis CHARPAL 16 juin 2012 12:01

    Je ne suis pas d’accord avec cet article !

    Il est ridicule de dire : l’Europe sera ultra libérale, ultra réactionnaire ou ne sera pas !

    Si Merkel avait devant elle un Gouvernement vraiment de Gauche au lieu de la gauche molle ultra libérale actuelle elle baisserait d’un ton son arrogance.

    Ridicule et absurde de dire que tous les peuples d’Europe adorent la dictature des marchés ! 

    Une Europe progressiste est parfaitement possible.

    Asselineau confond, très sottement, le contenant et le contenu.

    Ce qui est en cause ce n’est pas l’ Europe, ni l’euro, mais les politiques suivies : dictature des marchés, des spéculateurs et des plus grosses multinationales.

    Que l’Europe et l’euro soient au service des peuples et non d’une minorité de parasites profiteurs. Là est tout l’enjeu ! 


    • Le chien qui danse 16 juin 2012 12:33

      Attention, Jean-Louis, vous allez vous faire traiter « d’européiste », insulte suprème, voire de trotsko-gaucho. Même de traitre à la nation avec votre vision humaniste. C’est noir ou blanc, on sait jamais avec ces nationalistes si on est noir ou blanc parce qu’entre eux c’est pas bien clair non plus.


    • gorgonzola 17 juin 2012 17:34

      C’est avec des « si » que les chantres d’une « autre Europe » nous illusionne depuis 1979 (du PS à l’UMP en passant par le FN).

      http://www.u-p-r.fr/wp-content/uploads/2011/07/changer_europe_PS.jpg

      En fait avec des « si » on mettrait Paris en bouteille mais je me permet de rappeler factuellement les choses. Pour renégocier un Traité Européen, il faut que les 27 Etats soient d’accord pour le modifier. Lorsqu’un contrat est multilatéral et qu’il n’y a pas de clauses explicites sur une modification d’article par exemple, alors cela implique que toutes les parties soient en consensus pour modifier ensemble les articles du Contrat. C’est pour cela qu’il est quasiment impossible que les 27 soient d’accord pour modifier un article du Traité. Par exemple dans les faits, si La France souhaitaient vouloir se protéger contre les délocalisations en souhaitant modifier les articles 32 et 63 du TFUE régissant l’union douanière et la libre circulation des capitaux, elle serait face à un mur car les pays de L’Est de l’UE n’auraient aucun intérêt à accepter la demande de la France puisqu’ils profitent justement de cette délocalisation sur leur marché, ce qui est tout à fait légitime de leur part, c’est dans leurs intérêts : on ne peut que les comprendre. La renégociation de Traité européen est une jolie idée mais malheureusement concrètement irréaliste car irréalisable...


  • Jason Jason 16 juin 2012 13:45

    La situation me semble parfaitement claire. L’Allemagne, très au-dessus de tout le monde et si accrochée à ses principes devrait purement et simplement quitter l’Euro. Elle laisserait ainsi aux autres le temps de s’organiser, de voir venir, d’éviter la privatisation des économies et de faire des traités de gré a gré entre membres d’une union librement consentie.

    Il suffirait simplement de virer l’Allemagne et on aurait une pléthore de solutions. Elémentaire et réaliste.


    • casp casp 17 juin 2012 00:40

      Vous voulez dire des solutions comme celle qu’on eu l’argentine pour s’en sortir.. ?

      Chic alors !...


    • gorgonzola 17 juin 2012 18:20

      Faire sortir l’Allemagne (et comment ?) ne résoudra pas selon moi le problème de structuration de fond qui fait que la zone euro n’est pas une zone monétaire optimale (selon les modèles de Mundell et Mc Kinnon) et ne le sera jamais à moins de persuader les français d’abandonner leur modèle social (même mis à mal et attaqué par la CE depuis 20 ans il résiste), les pays de l’Est d’accepter l’harmonisation fiscale (ce qui leur ferait perdre le bénéfice du dumping social), etc... Or ce manque d’harmonisation fiscale ne peut se compenser que de 2 façons selon Mundell et Mc Kinnon : un déplacement des travailleurs et/ou le transfert financier à l’intérieur de la ZMO. Le transfert financier est actuellement en cours vers la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, Chypre, bientôt l’Italie, le Portugal, puis viendra la France, etc... jusqu’à ce que le dernier domino tombe. Le déplacement de travailleurs lui s’en trouve d’autant moins facilité que l’UE est composée de 27 pays, langues et cultures différentes et que le pays d’accueil doit être en mesure de proposer du travail.


    • lulupipistrelle 18 juin 2012 01:27

      @ Jason : si vous virez l’Allemagne, d’autre pays du Nord et d’Europe centrale la suivront...


  • lebreton 16 juin 2012 13:50

    @ jean louis Charpal


    Je pense en effet que vous avez raison ,asselineau n’est qu’un collabo ,l’allemagne au dessus de tout ça ne vous rappelle rien deuchland uber ales !? moi si je ne suis pas comme ses amis partisan de le mettre en camp ,mais de lui foutre la honte de sa vie ,patience leur heure arrive ,il ne pourrons plus nuire avant longtemps !!!!!!!!!!! asselineau n’est pas ce qu’il dit etre c’est le propagandiste de la peste noire et dire que certains tombent dans le panneau !!!!!!!!!!!! 
    bonne journée 

  • mortelune mortelune 16 juin 2012 13:55

    Une guerre contre l’Allemagne, tiens ! ça va pas trop nous changer et en plus on va se prendre une dérouillée comme d’hab’

    Les LPenistes vont s’en donner à coeur joie de collaborer. 


  • Yohan Yohan 16 juin 2012 14:15

    Des eurobonds pour les moribonds ; mais qui paye ?


  • Mugiwara 16 juin 2012 18:03

    merkel estime que l’austérité, c’est quand le chômage ne peut plus augmenter, d’où des réformes de compétitivité. après quoi, quand c’est rigoureusement bien géré, le chômage pourra donc baisser. je trouve que c’est une méthode un peu casse cou, typiquement allemande, pas vraiment propre au grecque ou espagnole ... j’ai des doutes sur sa méthode mais si elle y croit, pourvu qu’elle sache ce qu’elle fait. et là encore j’en doute ... 


    je suis conscient qu’en Allemagne, il y a des mini jobs, dont les salaires se situent à 400 euros. pour d’autres payés à 1 euro de l’heure. 

    l’un des problèmes est l’épargne. hollande l’avait dit justement : elle est mal orientée. 
    l’autre problème est encore l’épargne, mais cette fois, il s’agit des capitaux, des grosses sommes qui n’ont rien à faire dans les pays étrangers. 
    cette épargne là oblige à créer de la monnaie pour permettre à un pays de se financer, d’où l’inflation. 
    cette épargne là doit donc avoir une durée de vie, grosso modo : au delà d’un an dans une banque, l’argent qui dort doivent être détruit puisqu’il est mal employé. je dirais qu’il lui faut une durée de vie de 10 ans (de telle manière qu’une entreprise qui vient de naître puisse se développer). au delà de ces 10 ans donc, puisqu’on crée de la monnaie, il faut alors détruire les monnaies inutilisées. je ne suis pas contre la richesse, je suis contre la richesse sans âme. 



  • fredleborgne fredleborgne 16 juin 2012 19:42

    Finalement, ce n’est pas la Grèce qui va quitter l’Europe, c’est l’Europe qui va exploser


  • le poulpe entartré 17 juin 2012 03:00

    "L’explosion de l’euro et celle de l’Union européenne sont inéluctables. La seule question est de savoir si c’est une question de 20 ans, de 10 ans, de 5 ans, de 2 ans, de 6 mois ou de 6 semaines."

    En résumé, Asselineau n’a aucune visibilité et ses raisonnements sont de simples usines à Gaz , du baratin de café du commerce. En toute modestie, le Moi-je en oriflamme, il est incapable d’avoir une visibilité claire à seulement deux ans.

    Super léger pour une ex candidat à la présidentielle.


    • Criseuro Criseuro 17 juin 2012 14:50

      @ le poulpe entartré, (au passage j’aime bien votre pseudo smiley,

      Je crois que les estimations chiffrées de F. Asselineau en matière de désintégration de l’euro et de l’UE sont à prendre quasiment comme un écart type. En probabilité appliquée à la stat, l’écart type permet de mesurer la dispersion des données. Donc, si cet écart est maximal, cela signifie que les paramètres permettant de définir avec précision l’année, le mois, le jour ou l’heure à laquelle la zone euro et l’Union européenne vont exploser sont complètement dispersés. Vu la multiplicité des facteurs qui rentrent en compte, inutile de jouer aux pronostics aléatoires comme on jouerait au Tiercé. J’aimerai bien lire l’avenir dans les astres mais, pas de bol, je ne crois pas à l’Astrologie ! smiley

      Par contre, il est objectif de constater que les analyses de F. Asselineau se sont souvent avérées exactes et ont été confirmées dans le temps par LES FAITS. Ce qui est déjà pas mal vu l’enfumage généralisé des discours politiciens et le matraquage médiatique incessant.

      A chacun de faire sa propre analyse mais j’estime que la probabilité que cette désintégration survienne est extrême.
      Si la question du timing vous chagrine - ce que je peux comprendre -, dites-vous que c’est un peu comme si vous souhaitiez savoir quand, très exactement, vous allez être victime d’un plan social suite à une faillite puis vous retrouver au chômage, voir au RSA ou à la rue !

      Les usines à gaz ne sont pas les raisonnements de F.Asselineau mais bel et bien la construction européenne qui est l’Usine à gaz par excellence.
      Elle est en train de conduire tout droit à des crises systémiques majeures de plus en plus rapprochées et la désagrégation du système bancaire, monétaire, économique, financier et social de chaque pays membre de l’UE est quasi-programmé.
      La Grèce débute les festivités et les dominos des états du sud tombent déjà, ne les voyez-vous pas ?

       


    • le poulpe entartré 18 juillet 2012 23:21

      « Je crois que les estimations chiffrées de F. Asselineau » : Vous êtes dans la croyance et non la démonstration ou dans le raisonnement.

      "En probabilité appliquée à la stat, l’écart type permet de mesurer la dispersion des données.« Heu ... c’est en statistique, non ?

       »Donc, si cet écart est maximal, cela signifie que les paramètres permettant de définir avec précision l’année, le mois, le jour ou l’heure à laquelle la zone euro et l’Union européenne vont exploser / sont complètement dispersés." Heu...c’est pas plutôt les variables statistiques qui sont dispersées qui donnent pour résultat un écart type élevé ?

      Vu la multiplicité des facteurs qui rentrent en compte, inutile de jouer aux pronostics aléatoires comme on jouerait au Tiercé. Heu....faudrait savoir ! Alors facteurs ou paramètres ?

      "J’aimerai bien lire l’avenir dans les astres mais, pas de bol, je ne crois pas à l’Astrologie" Heu... on s’en fout un peu de vos croyances. Par contre, une démonstration argumentée est bien venue.

      "Par contre, il est objectif de constater que les analyses de F. Asselineau se sont souvent avérées exactes et ont été confirmées dans le temps par LES FAITS.« Heu..... il faudrait plutôt rapprocher les résultats chiffrés de F. A. ou alors les scénarios qu’il a prévu avec la réalité. Pour l’instant : peau de lapin.

        »l’enfumage généralisé des discours politiciens et le matraquage médiatique incessant." Ceci est loin d’être faux, effectivement.

      « A chacun de faire sa propre analyse mais j’estime que la probabilité que cette désintégration vienne est extrême. » C’est votre interprétation mais sur quels éléments repose t elle ?

      "Si la question du timing vous chagrine - ce que je peux comprendre -, dites-vous que c’est un peu comme si vous souhaitiez savoir quand, très exactement, vous allez être victime d’un plan social suite à une faillite puis vous retrouver au chômage, voir au RSA ou à la rue ! « Heu... si c’est pour sortir des conneries pareilles, il faut vous abstenir. C’est à peu près aussi nul que de dire : » après la pluie vient le beau temps / tout nouveau né est un futur mort en puissance / mal acquis ne profite jamais, etc, etc, etc"

      « Les usines à gaz ne sont pas les raisonnements de F.Asselineau » pour l’instant c’est le cas : incapable de donner un résultat, une échéance, exacte même avec une erreur de six mois.

      "mais bel et bien la construction européenne qui est l’Usine à gaz par excellence.« Ce n’est pas faux mais pour l’instant elle tourne à plein régime.

       »Elle est en train de conduire tout droit à des crises systémiques majeures de plus en plus rapprochées et la désagrégation du système bancaire, monétaire, économique, financier et social de chaque pays membre de l’UE est quasi-programmé. « Ce n’est pas faux sauf qu’il est fort probable que vous l’ayez mis dans le désordre : social, économique, bancaire puis financier. Monétaire c’est déjà fait.

       »La Grèce débute les festivités et les dominos des états du sud tombent déjà, ne les voyez-vous pas ?" Heu.... la Grèce ne débute pas ; elle est en train d’agoniser. Les suivants sont depuis plus d’un an : l’Espagne (qui l’eut crû ?), le Portugal, la Belgique, l’ Italie......et la France (ça flanche déjà et le premier trimestre 2013 va être une cata). Pourvu que je me trompe sur ça !

       


  • Saul 17 juin 2012 10:24

    Marc Touati, économiste, considère que la zone euro peut être sauvée. Il dit « En choisissant de colmater les brèches, les dirigeants européens ne font qu’amplifier la crise de la zone euro. Les désaccords entre Angela Merkel et François Hollande pourraient même précipiter sa chute. Pourtant, les solutions existent : la BCE doit acheter en direct de la dette publique et réduire son taux à 0,5 %, l’euro doit être dévalué à 1,18 dollar, et un vrai budget fédéral doit voir le jour ».

    http://www.atlantico.fr/decryptage/maison-euro-prend-feu-pompier-hollande-pourra-t-sauver-meubles-angela-merkel-bce-federalisme-marc-touati-391623.html

    Marc Touati oublie, dans son analyse, que deux de ces trois mesures proposées (l’achat direct de dette publique par la BCE comme le font les banques centrales britannique et américaine, par exemple, qui est une forme de mutualisation de la dette comme les eurobonds) et le budget fédéral, ne peuvent pas, selon les allemands, et selon le simple bon sens je dirais, être mis en œuvre avant que des transferts de souveraineté importants aient été accordés par les Etats membres de la zone euro à un pouvoir européen. Plus question, pour la France, dans le cadre d’un tel transfert de souveraineté de pouvoir décider seule de mettre à 60 ans l’âge de la retraite pour certaines catégories de personnes. Car alors les allemands auraient alors, à juste titre, l’impression de devoir payer pour les pays dépensiers de la zone euro.

    Donc il faudrait créer en zone euro un véritable État Fédéral avec un exécutif et un législatif élu au suffrage universel direct pour que l’énorme pouvoir qu’il va avoir soit légitime et que ce soient des élus et pas des fonctionnaires qui l’exercent. Combien de temps faudrait-il pour que les 17 pays membres de la zone euro se mettent d’accord sur modalités d’un tel État fédéral et est-ce que le temps que cela prendrait répond à l’urgence de la crise actuelle en zone euro ?

    Voici une étude de Patrick ARTUS (banque natixis) dont j’extrais ces lignes :

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=64507

    « On parle de plus en plus de mettre en place des mécanismes fédéralistes (Eurobonds, Eurobills) et de mutualiser certains risques et certains investissements entre les pays de la zone euro (garantie européenne des banques, recapitalisation des banques par l’EFSF-ESM, accroissement des investissements de la BEI, accès de l’EFSF-ESM au refinancement de la BCE, achats de dettes publiques par la BCE). La critique allemande de ces propositions est qu’elles font reposer in fine tous les coûts et tous les risques sur l’Allemagne, en raison de sa situation économique, budgétaire et financière, de sa crédibilité sur les marchés financiers : finalement, « toutes les factures seraient envoyées à l’Allemagne », les autres pays n’ayant pas de marge de manoeuvre budgétaire ou financière, n’ayant pas de crédibilité pour garantir des dépôts, des emprunts.Nous examinons donc l’économie de la zone euro hors Allemagne. Est-elle en si mauvaise situation que le fédéralisme ou la mutualisation des risques et des investissements entre les pays de la zone euro revienne en réalité à tout mettre potentiellement à la charge de l’Allemagne ?La crainte des Allemands nous paraît fondée. »

    Donc les propositions de l’économiste Marc Touati pour sauver la zone euro en difficulté doivent être considérés pour ce qu’elles valent, c’est à dire rien.


    • globulos nilasse 17 juin 2012 12:18

      juste une petite précision,marc touati,a la silhouette de goldenboy des années 80 et aux sourcils stratosphérique,est économiste comme moi,je suis le fils du pape. il ne doit sa misérable existence médiatique qu’au léchage de cul absolument délirant a la doxa libéral martelée depuis 30 ans. 


    • le poulpe entartré 17 juin 2012 13:00

      Effectivement c’est un branlo


    • gorgonzola 17 juin 2012 18:27

      Marc Touati donnait aussi le CAC 40 au dessus des 4000 points en 2012...


    • gorgonzola 17 juin 2012 18:38

      "Un budget d’un état c’est comme le budget d’une famille ou d’une entreprise,on ne peut pas depenser plus que ceux que l’on gagne sinon c’est la faillite et autres problèmes."

      Bon tordons le cou à cette idée reçue une fois pour toute... c’est FAUX !

      Contrairement à un père ou une mère de famille, l’État peut décider d’augmenter ses recettes en augmentant les impôts ; en outre – cette fois comme un ménage – il a intérêt à s’endetter pour financer des investissements d’avenir... (extrait tiré de : Crise de la dette publique, testez-vos connaissances)


    • gorgonzola 18 juin 2012 00:52

      Babylon, le système d’imposition en France est à revoir c’est vrai. Mais la raison pour laquelle nous perdons en moyenne 800 emplois par jour ouvrable croyez-le, c’est parceque les traités de l’UE organise les délocalisations (je vous renvoie précisément aux articles 32 et 63 du TFUE), lamine nos filières en assouplissant les quotas d’importation (cas du textile, de l’aluminium, etc.), subventionne les entreprises qui délocalisent en Pologne ou en Estonie (dumping social), applique un taux de change de l’euro beaucoup trop cher pour la compétitivité de nos entreprises (le taux optimal pour la France doit être autour de 1€ = 1$), etc.

      Confrontez-vous à des sources d’informations contradictoires si vous voulez vous faire votre propre opinion sur les causes et conséquences de la dette, en voici une petite liste :




      Je ne vous met pas de liens d’articles allant dans le sens de la pensée unique, ceux-là il vous suffit d’allumer la télé ou la radio pour les entendre.

    • lulupipistrelle 18 juin 2012 01:32

      C’est sûr que l’UE et l’Allemagne sont responsables des délocalisations françaises au Maghreb (Orange et Renault par exemple au Maroc)...
      Moi je préfère l’Estonie ou la Pologne...


    • gorgonzola 18 juin 2012 15:31

      @lulupipistrelle : tout à fait, les articles 32 et 63 du TFUE régissant l’union douanière et la libre circulation des capitaux visent les pays en dedans et en dehors de l’UE. En clair, les traités exposent l’ouvrier français à la concurrence frontale avec tous les ouvriers de la planète (inclus Maroc, chine et autres pays à bas coût de salaire). Il est écrit noir sur blanc dans l’article 63 par exemple que la libre circulation des capitaux s’applique au sein de l’UE et avec l’extérieur (je vous invite à le trouver sur internet et à vérifier vous-même). Donc même en réduisant les charges à zéro, le travailleur français serait toujours moins compétitif car toujours payé plus cher de l’heure que le travailleur chinois. Le politique qui promet plus d’emplois mais qui ne vous parle pas des articles 32 et 63 et encore moins de sortir de l’UE est un enfumeur.


    • gorgonzola 18 juin 2012 15:35

      PS : libre circulation des capitaux à l’intérieur et avec l’extérieur de l’UE signifie concrètement, délocalisation d’usine et rapatriement des capitaux sans aucun contrôle de l’état.


    • gorgonzola 20 juin 2012 16:56

      Je veux bien vous permettre ce que vous voulez mais votre comparaison « le budget de l’état c’est comme le budget d’une famille » est faux à la base, ou bien reprenez moi et dites moi en quoi le revenu d’un ménage peut-être comparé au revenu d’un état plutôt que d’écrire des réponses évasives.

      Quand à l’incompétence de nos politiciens, elle est à mettre en corrélation avec le fait que traité après traité ils ont perdu les six septième de leurs pouvoirs, ce que vous devriez savoir si vous avez lu les traités en question. Je vais faire un parallèle pour que ceux qui me lisent comprennent bien de quoi il s’agit : on vous donne une voiture à conduire mais n’avez ni le contrôle du volant, ni celui de la pédale d’embrayage, ni celui du frein... à qui vos passagers doivent-ils se plaindre s’ils trouvent que la voiture est mal conduite ?


  • aliante 17 juin 2012 16:32

    tous les valets veulent devenir de bon payeurs alors que c’est le sens contraire qui serait sain
    le papier coule à flot ,les règles doivent juste être changés pour en finir avec la privatisation de l’Argent personne n’est irremplaçable pour produire de l’argent ,en recréant sa monnaie un état n’a plus besoin de l’assentiment de marché qui bluffe sur telle ou telle capacité de rembourser ou bas ,il faut juste sortir de ce systeme


  • politzer politzer 17 juin 2012 22:39

    bsr


    Les prix Nobel d’économie Stiglitz ( américain) et Allais ( français) s’inscrivent en faux contre les insultes-arguments des européistes fanatiques . Ils ne sont probablement pas au niveau de ces jobards champion de la bêtise au front de taureau ! Asselineau a démontré ( preuves à l’appui) que l’UE est une création de l’impérialisme yankee et ce ne sont pas les jappements des roquets européistes apparatchiks et prébendiers qui masqueront ce fait avéré. Ces nouveaux munichois atlantistes pro OTAN guerrière seront fort maris quand le ciel de l’UE va leur tomber sur la tête dans peu de temps car le « marché » se moque comme d’une guigne de leurs « châteaux en Espagne » ! Les « marchés » eux ne croient pas aux sornettes mille fois répétées depuis la création de l’UE qui se résument à ceci : « demain on rase gratis » ! 

  • lerenard lerenard 18 juin 2012 08:18

    nous allons lui demander d’aller se faire voir chez les grecs 


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