jeudi 7 novembre - par LATOUILLE

Élections : adieu les étiquettes !

Le Nutriscore nous permet de connaître la qualité nutritionnelle des denrées que nous achetons, les étiquettes politiques en montrant le rattachement ou non (sans étiquette ou non‑inscrit) à un parti politique nous permettaient de savoir quel est le substrat idéologique ou philosophique sur lequel un homme politique, candidat à une élection, fondera son action sachant qu’en philosophie on définit le substrat comme étant ce qui sert de support, ce sans quoi une réalité ne saurait exister (Le Grand Robert) ou en biologie le substrat est la substance sur laquelle agit un enzyme en déterminant sa transformation. Voilà deux définitions qui trouvent pleinement une place dans la pensée politique notamment si on regarde celle-ci dans son essence : organiser la société dans la perspective du bien-être des hommes et des femmes qui composent cette société, sur quoi se fonde la pensée politique et sur quoi agit l’action politique.

Or, voilà qu’aujourd’hui « l’État ne va plus attribuer de couleur politique aux candidats des petites communes » annonçait Le Parisien et d’autres médias. La mesure s’appliquera aux communes de moins de 3500 habitants mais le Ministre de l’Intérieur envisage dans l’avenir d’étendre la mesure jusqu’aux communes de 9000 habitants « Nous pourrions parfaitement envisager de fixer un seuil, à 3 500 à 9 000 habitants, en deçà duquel l’appartenance politique aux grands courants politiques que nous connaissons n’est pas indispensable ». Cette mesure est présentée comme un acte d’assainissement de la vie politique dans la droite ligne purificatrice voulue par Emmanuel Macron dans son « ni droite, ni gauche ». Il est vrai que la pratique pouvait parfois être curieuse dans la mesure où, lorsqu’un candidat ne déclarait pas d’appartenance au moment du dépôt de sa candidature, le préfet pouvait de sa propre initiative lui attribuer une étiquette : « Aujourd’hui, “il y a la capacité pour le préfet de rechercher un certain nombre d’éléments qui permet de donner une attribution politique” aux candidats même si ces derniers ne le souhaitent pas, a rappelé Christophe Castaner. Par exemple “divers gauche” ou “divers droite” ou “centre” pour un candidat qui pourtant souhaiterait se déclarer ”sans étiquette” ».

Que l’État n’attribue pas d’étiquette aux élus semble tomber dans la marmite du bon sens de la démocratie, le contraire reposant sur un acte autoritaire de la part d’un État qui voudrait cacher son « autoritarisme ». Chacun va donc se réjouir de la décision gouvernementale : voilà la démocratie retrouvée ! Cependant est-ce que se présenter à une élection, quelle qu’elle soit, sans montrer clairement son « attachement idéologique » n’est pas tenter de tromper les électeurs ?

La déclaration faite par le candidat de son « attachement idéologique » devrait être obligatoire pour toutes les élections et pour tous les citoyens, cet « attachement » comprenant la mention « sans étiquette ». On voit bien que la déclaration « d’attachement » a peu d’importance et sans doute aucune incidence pour les élections municipales dans les très petites communes, du moins pour ce qui est de la gestion municipale. Toutefois, nonobstant le chiffre de la population, qu’est-ce qu’une petite commune ? Dans le « bassin de vie » de Poitiers Mignaloux-Beauvoir (4449 habitants), Biard (1803 habitants) sont-elles plus des petites communes que Couhé (1899 habitants) ou Gençay (1793 habitants) éloignés respectivement de Poitiers de 40 km et de 26 km ? Le ministère de l’Intérieur détermine la notion de « petite commune » en ne s’appuyant que sur le chiffre de la population qui ne rend pas compte de la vie communale et de l’importance des choix que doivent faire les élus municipaux et de l’impact de décisions qui en découlent. Les deux premières communes citées appartiennent à la communauté de communes du Grand Poitiers et leur vie municipale est largement impactée par les décisions « communautaires » réduisant d’autant la place et l’importance des décisions locales, les deux autres communes sont des « bourgs centre » qui concentrent outre la vie purement municipale des activités, notamment commerciales mais aussi de services générés par des demandes venant d’habitants d’autres communes qui viennent dans ces bourgs chercher des services absents de leur commune dont la population est souvent inférieure à 1 000 habitants. Ceci amène à mettre en question la notion de petite commune au regard de la réalité de la vie communale : un maire à sensibilité d’extrême droite aura-t-il le même regard (donc la même décision) vis-à-vis du développement de certaines associations qu’un maire de sensibilité de gauche ? Ici nous pourrions citer les polémiques qui éclatèrent à Hénin Beaumont et à Bézier mais des exemples similaires pourraient être mis au compte d’autres courants politiques, et concernant Mignaloux-Beauvoir, cité en exemple plus haut, la couleur politique de son maire n’est pas étrangère aux orientations de gestion prises dans cette commune. Revenant à l’analogie de départ avec le Nutriscore, j’avancerai sans réticence que supprimer la déclaration d’appartenance politique, pire ne pas la rendre obligatoire, c’est comme ne pas dire clairement au consommateur de quoi se compose l’aliment qu’il achète : avancée ou recul ?

Dans la volonté disruptive d’Emmanuel Macron cette décision est une avancée puisqu’il s’agit de ne plus gérer comme avant, de gérer autrement. Macron veut la rupture d’avec « l’ancien monde », pourquoi pas, en tout cas 20 % des Français électeurs ont vu la disruption macronienne comme porteuse d’un avenir radieux ; cependant la disruption est une remise en cause des conventions qui freineraient la créativité dans les entreprises et empêcheraient l’émergence d’innovations. L’histoire, plutôt récente de la disruption en matière de gestion des entreprises n’a pas montré beaucoup d’efficacité, en tout cas sur le long terme, parce que la disruption repose sur un postulat suivant lequel l’innovation et le changement seraient positifs en soi. Soulignons que le changement ne se décrète pas comme l’a expliqué le sociologue Michel Crozier, surtout pas par décret ; aucune décision n’a jamais provoqué de changement qui, lui, relève d’un long processus. Il s’agit donc d’accompagner le changement souhaité qui est aussi nécessaire aux sociétés que les lois de la nature pout le vivant. Le rôle du politique n’est pas de créer des ruptures brutales mais d’installer les conditions de l’évolution. Ici, dans la gouvernance macronienne, la disruption est prise dans son aspect le plus négatif où elle remplace, et recouvre leur sens vital voire l’intérêt qu’elles existent, de la rupture, de la fracture et de la perturbation. Bien sûr ces mots, contrairement à ce qui est souhaité avec la disruption, portent une charge négative, mais ils sont signifiants d’un existant social et sociétal comme l’avait (peut-être) vu Jacques Chirac qui souhaitait réduire la fracture sociale. Ces mots sont le plus souvent le signe d’un dysfonctionnement auquel il faut remédier. Ainsi, les « disrupteurs » optent pour la méthode forte qui consiste à mettre en place du nouveau plutôt que d’accompagner le changement, c’est comme s’ils choisissaient de soigner une fracture de la cuisse non pas en la réduisant et en accompagnant le malade mais en réalisant une amputation haute et en sommant le malade de se débrouiller seul avec la douleur et le symptôme du membre fantôme. C’est ce que souhaite le gouvernement avec cette décision relative à la non-déclaration d’appartenance politique : créer un choc dont il espère dans une sorte de prophétie autoréalisatrice qu’il sera irréversible et que les citoyens, même s’ils n’acceptent pas les termes du contrat, s’habitueront à la situation nouvelle. Au‑delà de la méthode il faut s’interroger sur la raison de cette décision.

Pourquoi Emmanuel Macron souhaite-t-il que l’appartenance politique soit effacée des actes de candidature ? Derrière chaque élu local se cache un « grand électeur » qui vote à l’élection sénatoriale. Ce point se confronte à une insuffisance de la macronie : l’absence de majorité au Sénat et on a pu voir le Sénat mettre en difficulté certains projets de loi ou comme dans l’affaire Benalla le président lui-même, et la macronie est confrontée avec le relatif échec à la récente élection européenne jointe au rejet, par les députés européens, de la candidate d’Emmanuelle Macron aux fonctions de commissaire européen. Cela montre que le pari disruptif de Macron qui reposait sur le postulat (ça n’a pas été formellement démontré) suivant lequel la distinction gauche droite était devenue inopérante pour un certain nombre d’électeurs ne fonctionne pas si bien qu’il l’espérait ; la prophétie ne s’est pas réalisée. Alors, Emmanuel Macron est contraint d’installer un Cheval de Troie dans le camp des électeurs en faisant élire des affidés sous une couleur neutre. C’est ainsi qu’Anthony Brottier, candidat à la mairie de Poitiers, « se contente de la mention “candidat à la mairie de Poitiers”. À croire que le Marcheur est gêné aux entournures par l’étiquette La République en Marche, mouvement qui l’a investi. L’intéressé s’en défend et plaide pour la nécessité d’une “dynamique de rassemblement” pour justifier la discrétion du logo LREM[1]. » Rassembler, mais pourquoi, mais pour quoi, et peut-être autour de qui ?

La réponse à la troisième question est évidente : il faut rassembler autour d’Emmanuel Macron pour lui assurer une majorité, comme jadis l’avait fait Napoléon III lors de son « coup d’État » de 1851. Voilà le pour qui et le pourquoi, mais le « pour quoi » quel est-il ? Exprimé autrement, dans quel but Emmanuel Macron veut-il une majorité absolue et sans faille ce qui revient à tuer toutes les oppositions ? La disruption, si tant est qu’elle fonctionne, comme une dictature ne peut pas fonctionner s’il y a des oppositions, aussi minimes soient‑elles. Sans doute faut-il voir là un des paradoxes de la disruption qui est son tendon d’Achille (ce qui n’est pas banal pour Jupiter). Macron n’a sans doute pas lu le théoricien de la disruption, Clayton Christensen, pour qui la disruption se manifeste essentiellement par un accès massif et simple à des produits et services auparavant peu accessibles ou coûteux. La disruption ne change pas un marché avec un meilleur produit -c’est le rôle de l’innovation pure-, elle se limite à l’ouvrir au plus grand nombre. C’est sans doute ce qui explique la pléthore de novices en politique qui ont constitué la masse des adhérents de En Marche (mais qui se sont évanouis aujourd’hui) et surtout de députés aussi ignares en matière politique qu’insuffisants en matière de lecture et de compréhension de la société qui ont suivi E. Macron. À ceux-là il faut ajouter les députés qui appartenaient à des partis politiques et qui, sentant le vent frais du « dégagisme » ou qui n’avaient aucun espoir de promotion dans leur formation politique, ont renié leurs convictions premières pour rejoindre l’illusion Macron.

Cette pratique perdure car l’illusion ne s’est pas éteinte. Ainsi, nombreux sont les maires sortants qui sans rejoindre LREM font mines voire avouent vouloir s’associer avec des candidats En Marche comme le maire de Nice[2] ou celui de Toulouse[3] et tant d’autres comme le signale £e Monde dans son édition du 6 novembre sous la plume de Sylvia Zappi « Le soutien des macronistes au niveau local fait désordre au PS ». À ceux-là il faut ajouter ceux qui ne savent plus s’il est convenable d’afficher son appartenance idéologique et ceux qui ont tellement peur (comme les députés en 2017) de perdre « leur mairie » qu’ils sont prêts à n’afficher aucune couleur politique ; l’actuel maire de Poitiers ou celui de Châtellerault sont‑ils à classer dans l’une ou l’autre de ces catégories : « À Châtellerault, le maire sortant Jean-Pierre Abelin promeut lui aussi une « candidature non partisane ». Aucun risque de le voir apposer le logo UDI ou Agir sur ses affiches de campagne. Tout comme Alain Claeys d’ailleurs qui, en 2014, s’était affranchi de la rose socialiste sur son document programmatique[4]. »

Manifestement ne pas signifier son appartenance politique, quelle que soit l’importance de la commune, au moment de la déclaration de candidature, et cela pour chacun des membres de la liste, constitue un espace voire une volonté de duperie ; il s’agit de tromper et d’égarer l’électeur. C’est ce qu’a fait Emmanuel Macron avec son « je ne suis ni de droite ni de gauche » or il est très vite apparu qu’il pense et agit sur la base d’une idéologie de droite, d’une droite extrêmement ultralibérale dans toutes les acceptions du terme, et aujourd’hui en matière de gestion de l’immigration il nous montre son attachement aux valeurs d’une extrême droite radicale anti‑immigrés et parfois islamophobe (on se rappellera Macron invitant à exterminer l’hydre islamiste). Alors, la disruption ne serait-elle qu’un paravent, un cache sexe occultant la volonté des pires vilénies ?

À travers cette affaire de la non‑déclaration de l’appartenance politique on voit que l’usage politique de la disruption est problématique si l’idée du « faire mieux » se confond avec celle du « faire moins cher », et surtout si l’idée de « faire du mieux » exige de « faire seul » et amène à installer une pensée unique, voire une parole unique. On a vu pendant le Grand Débat National « Jupiter » parler seul, entendre mais ne pas écouter, aujourd’hui on le voit plus que jamais voulant éteindre les oppositions allant même jusqu’à faire « du Marine Le Pen » mieux que la présidente du RN pour montrer que « tout n’est que lui ». Quand la disruption conduit à l’instauration d’une pensée unique allant jusqu’à l’interdiction de penser (comme l’ont montré les lois liberticides contre la presse et les journalistes), alors la disruption constitue une menace pour l’intérêt général et pour la démocratie.

 

[2] « vers une candidature d'Estrosi sous l'étiquette LREM ? » dans France Soir, http://www.francesoir.fr/politique-france/municipales-2020-vers-une-candidature-destrosi-sous-letiquette-lrem

[3] « Municipales 2020 à Toulouse : LREM rallie le maire sortant Jean-Luc Moudenc (LR) » dans 20 Minutes, https://www.20minutes.fr/toulouse/2638739-20191028-municipales-2020-toulouse-lrem-rallie-maire-sortant-jean-luc-moudenc-lr

[4] Le 7, déjà cité.



71 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 novembre 08:30

    Pour continuer dans le même sens de la métaphore alimentaire, cette disposition effacera en même temps la traçabilité et la date de péremption.

    Cela dit, les « étiquettes » politiques sont devenues des labels (aoc, bio, sans sucre ajouté) et ont perdu leur identité propre, surtout localement ou n’importe quel petit Rastignac voulant conquérir un fief sauré arborer les couleurs qui plaisent aux électeurs locaux sans fournir aucune indication sur les ingrédients de son projet et encore moins sur le réseau dont il est un maillon.

    les élections ne sont plus comme au vingtième siècle une partie de dames où chacun voit le jeu de l’autre, mais une partie de poker menteur où tout est permis

    la seule différence, c’est qu’au poker, on peut espérer changer la donne à la partie suivante, alors que dans le jeu électoraliste, tous les atouts sont toujours concentrés dans les mêmes mains

    alors les étiquettes...


    • bernard bernard 7 novembre 11:30

      @Séraphin Lampion

      Tout n’est jamais tout blanc ou tout noir...
      Le problème, c’est qu’entre les deux, il ne peut y avoir que du gris...

      Alors pour la vie en rose...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 novembre 11:43

      @bernard

      il existe aussi un jeu portant les noms de « reversi » ou « othello » dans lequel les joueurs disposent de 64 pions bicolores, noirs d’un côté et blancs de l’autre et se joue sur un plateau baptisé « othellier ». Chaque joueur, noir ou blanc, pose l’un après l’autre un pion de sa couleur sur l’othellier et retourne les pions de l’adversaire qu’il encadrés. Le jeu s’arrête quand les deux joueurs ne peuvent plus poser de pion. On compte alors le nombre de pions. Le joueur ayant le plus grand nombre de pions de sa couleur sur l’othellier a gagné.
      Ça ressemble à un autre jeu dont la mode n’a pas encore disparu, très en vogue sous Sarkozy et Hollande, qui s’appelle UMPS, un acronyme bizarre dont l’origine serait intéressante à étudier.


  • Jelena Jelena 7 novembre 11:17

    Macron extrême droite radicale ?!? Macron islamophobe !?!

    Entre ceux qui répètent du matin au soir « si tout va mal en France, c’est à cause de la gauche » et parallèlement, les gogochons qui voient des fachos partout... ça devient plutôt comique Avox.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 12:06

      @Jelena
      Macron mène une politique économique et sociale néo libérale, puisqu’il suit point par point la feuille de route de la Commission européenne ...

      Tous les autres Chefs d’Etat européens font pareil, quelle que soit leur couleur politique sous laquelle ils se font élire.

      Il y a donc des étiquettes, mais le contenu est le même partout !



    • Jelena Jelena 7 novembre 18:52

      @Fifi Brind_acier : Je n’en doute pas... Pas plus tard que la semaine dernière, je lisais dans « valeurs actuelles » que Macron avait pour désir de mettre le SMIC à 6.000€, mais qu’à cause de Bruxelles, il ne pouvait pas. smiley


    • Eric F Eric F 7 novembre 20:33

      @Jelena
      Sans Bruxelles, il pourrait mettre le SMIC à 6000 F smiley


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 novembre 09:12

      @Eric F
      Pas à ce point là, mais la Commission demande de ne pas augmenter les salaires.
      C’est pour produire moins cher et être « compétitifs », disent-ils !

      Les migrants sans papiers, c’est encore mieux.
      Les restaurants Big Mama, à Paris, recrutent uniquement à la plonge des sans papiers, et la DRH est opposée à toute régulation de l’immigration... 

      Ceux qui n’ont pas encore compris que l’immigration, c’est au bénéfice du patronat, c’est qu’ils ont une peau de saucisson devant les yeux !


  • Fergus Fergus 7 novembre 11:49

    Bonjour, Latouille


    « est-ce que se présenter à une élection, quelle qu’elle soit, sans montrer clairement son « attachement idéologique » n’est pas tenter de tromper les électeurs ? »


    Non, s’il s’agit d’une élection purement municipale. Contrairement aux scrutins nationaux et régionaux, il n’est là pas besoin d’étiquette.

    Au contraire : les étiquettes contribuent à fausser le vote.

    Un certain nombre d’électeurs prennent en effet position en fonction de cette étiquette pour la mettre en conformité avec leurs idées nationales, et non en se basant sur le programme des candidats.

    Or, un programme d’action municipale n’a rien à voir avec une profession de foi nationale ou régionale. 

    Supprimer les étiquettes à cet échelon administratif devrait donc constituer un progrès en cela que cela responsabiliserait mieux les électeurs des petites communes.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 12:09

      @Fergus
      Il s’agit surtout de sauver « les soldats Macron » d’une déroute annoncée !

      J’attends de voir les programmes municipaux. Avec les coupes budgétaires imposées par Macron, que vont pouvoir faire les Maires ?
      Il n’est même pas sûr qu’ils puissent sauver ce qui existe...


    • leypanou 7 novembre 12:40

      @Fergus
      Un certain nombre d’électeurs prennent en effet position en fonction de cette étiquette pour la mettre en conformité avec leurs idées nationales, et non en se basant sur le programme des candidats   : le penchant idéologique d’un candidat donne déjà une idée de ce qu’il va faire une fois élu.

      Étiquette ou pas, cela se fera sentir dans ses actions ultérieures, toujours avec l’enfumage classique « pour le bien de tout le monde ».

      Un maire RN et un maire PS n’ont pas les mêmes priorités. Mais cela n’a aucune importance pour les très petites communes.


    • Fergus Fergus 7 novembre 13:18

      Bonjour, leypanou

      « le penchant idéologique d’un candidat donne déjà une idée de ce qu’il va faire une fois élu »

      Cela reste à démontrer dans les petites communes où l’action municipale s’affranchit par la force des choses des orientations des partis.

      Or, ce projet ne touche actuellement que les communes de moins de 3500 habitants où, mis à part quelques cas rarissimes, les décisions sont avant tout pragmatiques et non dictées par des mots d’ordre venu des sphères nationales ! 


    • delor 7 novembre 17:44

      @Fifi Brind_acier
      Tout à fait. A l’issu du dépouillement du scrutin, il sera impossible de dresser une « carte politique » de la France et de donner les résultats globaux parti politique par parti politique. On casse le baromètre qui permettra de dire : « vous voyez bien, il ne fait pas si chaud que cela pour la macronie » !


    • Fergus Fergus 7 novembre 17:55

      Bonjour, delor

      Certes ! Mais c’est un fusil à un coup ! Qui plus est, il est impossible de nier que les préfets attribuaient arbitrairement des étiquettes « divers droite » ou « divers gauche », ce qui rendait déjà très suspecte la lecture des résultats globaux.

      Qui plus est, et c’est le point principal, ni vous ni Fifi ne pouvez ignorer que les leçons tirées d’un scrutin municipal sont basées sur les résultats des métropoles et des villes moyennes, en aucun cas sur les petites communes.

      Par conséquent rien à voir avec cette réforme et avec les querelles picrocholines qu’elle engendre !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 18:04

      @delor
      Marlène Schiappa a expliqué que la Gauche et la Droite n’existant plus, elle proposait un Parti unique. Devant la bronca, elle leur a dit « qu’ils faisaient passer leur Parti avant leur pays ».

      Un Parti unique, ça simplifierait les choses, il n’y aurait plus que le FN et LREM. 


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 18:09

      @Fergus
      Or, ce projet ne touche actuellement que les communes de moins de 3500 habitants


      Et alors, les habitants des petites communes, la majorité de la France, n’ont pas le droit de savoir s’ils élisent une équipe FN ou FI ou écolo ou PCF ou LREM ?
      Les ploucs vous remercient bien, en voilà une discrimination !


    • jmdest62 jmdest62 7 novembre 18:22

      @Fergus
      Ne restez pas fixé sur les municipales . La gestion des petites communes est le cadet des soucis de Manu 1er..... la fourberie de cette démarche vise à obtenir le plus de grands électeurs possible pour mettre dans quelques temps le sénat « à sa botte » comme l’est l’ AN et avoir ainsi la voie libre pour toutes les réformes constitutionnelles.
      Je pense que le réel danger est là.
      @+


    • kimonovert 7 novembre 18:24

      @Fergus Effectivement l’auteur axe son sujet sur les municipales...Il faut avoir à l’idée ceci :

      L’élection des conseillers municipaux a lieu au suffrage universel direct. Le conseil municipal élit ensuite le maire de la commune. L’organisation du scrutin varie en fonction de la taille de la commune.

      Pour les communes de 1 000 habitants et plus :

      Le mode de scrutin est le scrutin proportionnel de listes à deux tours avec prime majoritaire. Au premier tour, si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, la moitié des sièges lui est attribuée. C’est ce qu’on appelle la prime majoritaire. L’autre moitié des sièges est proportionnellement répartie entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés. Si aucune liste n’obtient la majorité absolue, un second tour est organisé. Seules les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés au premier tour peuvent se représenter. Les candidats qui ont obtenu au moins 5% et moins de 10% peuvent rejoindre une autre liste. La répartition des sièges du conseil municipal se fait comme au premier tour : prime majoritaire avec répartition proportionnelle à la plus forte moyenne

      Pour les villes de moins de 1 000 habitants :

      Le scrutin est majoritaire plurinominal, à deux tours. La déclaration de candidature est obligatoire depuis les élections de 2014. Les candidats se présentent sur des listes, mais les électeurs peuvent barrer certains noms ou en ajouter d’autres. Le nombre de voix est ensuite calculé par candidat et non pas par liste. Au premier tour, sont élus au conseil municipal les candidats qui ont obtenu à la fois les voix d’au moins 25% des inscrits et la majorité absolue des suffrages exprimés. Au second tour, sont élus, dans la limite des sièges restant à pourvoir, les candidats qui obtiennent le plus de voix.

      Mais surtout :

      Dans les communes de 1 000 habitants et plus, les listes doivent être constituées d’autant de femmes que d’hommes, avec alternance entre un homme et une femme. Cette règle ne s’applique pas aux communes de moins de 1 000 habitants.

      Et dans cette catégorie des communes de 1 000 habitants et plus, il existe une difficulté à la création de listes du fait de la représentation dévolue aux communes disons de 1000 a 2500 habitants par le fait que les candidats et candidates ne se bousculent pas...

      Il est bien évident alors qu’une étiquette hors « sans étiquette » ne favorise pas les candidatures...

      Population de la commune Nombre de membres du conseil municipal De moins de 100 habitants 7 De 100 à 499 habitants 11 De 500 à 1 499 habitants 15 De 1 500 à 2 499 habitants 19 De 2 500 à 3 499 habitants 23 De 3 500 à 4 999 habitants 27 De 5 000 à 9 999 habitants 29 De 10 000 à 19 999 habitants 33 De 20 000 à 29 999 habitants 35 De 30 000 à 39 999 habitants 39 De 40 000 à 49 999 habitants 43 De 50 000 à 59 999 habitants 45 De 60 000 à 79 999 habitants 49 De 80 000 à 99 999 habitants 53 De 100 000 à 149 999 habitants 55 De 150 000 à 199 999 habitants 59 De 200 000 à 249 999 habitants 61 De 250 000 à 299 999 habitants 65 De 300 000 habitants et au dessus 69


    • kimonovert 7 novembre 18:37

      @Fergus « Supprimer les étiquettes à cet échelon administratif devrait donc constituer un progrès en cela que cela responsabiliserait mieux les électeurs des petites communes. »

      Votre commentaire me semble le plus concret ! J’attire votre attention, pour le vivre d’assez près, qu’un conseil municipal élu sur liste unique de 19 personnes pour une commune de 1500 à 2500 habitants élit 1 maire et 4 ou 5 adjoints... Le reste est une chambre d’enregistrement lors des CM, auquel on inflige le vote de décisions à la conception desquelles ils n’ont pas participé...


    • Fergus Fergus 7 novembre 19:17

      Bonjour, Fifi Brind_acier

      Vous déformez mes propos ! Et vous ne semblez pas bien connaître — voire pas du tout — les petites communes. Dans ma famille et dans celle de mon épouse, il y a eu (dans des zones rurales) pas mal de conseillers municipaux et quelques maires.

      L’un de ses cousins vient d’ailleurs de démissionner d’une mairie du Bordelais (4500 habitants). Et L’une de mes cousines est actuellement maire d’une commune de 400 habitants en Auvergne. Or, jamais aucun de ces deux-là ni des autres ne s’est présenté sous une quelconque étiquette. Cela n’aurait eu aucun sens aux yeux de habitants qui savent en général fort bien quelles sont grosso modo les idées de tel ou tel ! Et s’ils ne le savent pas, ils l’apprennent très vite lors de la campagne !


    • pemile pemile 7 novembre 19:25

      @Fergus « Et vous ne semblez pas bien connaître — voire pas du tout — les petites communes. »

      Impressionnant, et 5 votes positifs pour ce commentaire hors sol de Fifi ! smiley


    • Fergus Fergus 7 novembre 19:33

      Bonsoir, pemile

      Effectivement, « commentaire hors sol de Fifi » !

      J’imagine que les plusseurs  probablement de bonne foi n’ont pas non plus la moindre idée de la manière dont se déroule la vie et les élections municipales dans les petites communes.


    • Eric F Eric F 7 novembre 20:42

      @Fergus
      Il faut laisser les candidats (ou plutôt les listes municipales) décider s’ils souhaitent se rattacher à un parti ou courant politique, ou s’ils souhaitent rester hors des courants (on voit par exemple des listes se qualifier d’« intérêt municipal ») dans ce cas ce n’est pas au préfet d’apposer administrativement une étiquette. Le problème est lorsque le candidat veut cacher son affiliation politique, c’est là qu’il y a tromperie pour l’électeur.
      L’auteur a raison de mentionner les semi-ralliement sous le manteau au macronisme, pour ne pas avoir avoir de candidat adoubé par En Marche contre eux. Un changement pur et simple d’étiquette serait trop voyant, alors ils se cachent parfois sous des appellations « neutres »


    • Fergus Fergus 7 novembre 23:09

      Bonsoir, Eric F

      Je partage vos observations. Mais dans la réalité ces considérations ne concernent qu’un très faible pourcentage des petites communes.


    • nono le simplet nono le simplet 8 novembre 08:23

      @Fergus
      il y a une vingtaine d’années mon ex femme a été « recrutée » par un candidat se présentant comme apolitique voire même plutôt de « gauche » sans être encarté à aucun parti dans nôtre ville de 2600 h ... ne le connaissant pas mais connaissant plusieurs autres personnes approchées par le candidat elle a accepté, l’équipe a été élue ...le maire bon dernier et de justesse ... il s’est avéré être de droite ... et quand je dis de « droite » c’est de droite extrême ... le gros tiers d’élus plutôt de gauche s’était fait couillonner, permettant au maire d’être élu en servant de caution morale ... après avoir envisagé de démissionner ils ont décidé de rester et de faire leur possible pour faire entendre une voix différente ... pas simple ...
      si le candidat maire avait été honnête sur ses aspirations il n’aurait pas entrainé certains à se présenter avec lui mais il n’aurait pas été élu ... un malin ce maire ...


    • nono le simplet nono le simplet 8 novembre 08:26

      @nono le simplet
      comme disait Coluche
      «  c’est pas vrai, on est pas de Droite, c’est pas vrai ... encore moins de Gauche  »


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 novembre 08:34

      @Fergus
      Et vous ne semblez pas bien connaître — voire pas du tout — les petites communes.

      Je ne sais pas de quoi je parle, puisque j’habite depuis plus de 20 ans dans une commune de 4500 habitants...

      Les têtes de liste, tout le monde les connait, mais pas forcément les autres. Même si je connais leur trombine, je ne sais pas ce qu’il y a dedans.

      Et je tiens à le savoir, parce que les choix et les votes au Conseil Municipal ne seront pas les mêmes.

      Si au niveau national, ils sont tous obligés d’appliquer les GOPé, au niveau local, il y a des choix à faire, et ça me concerne.


    • exol 8 novembre 08:45

      @nono le simplet
      C’est çà qu’on appelle collaborer , rester en espérant et ensuite en étant plus royaliste que le roi . Sacré Nono , de droite par alliance !!!


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 novembre 08:46

      @pemile
      Impressionnant, et 5 votes positifs pour ce commentaire hors sol de Fifi ! 


      C’est vous qui êtes « hors sol » !Au niveau local, le budget d’une commune n’est pas extensible, le Conseil municipal est obligé de faire des choix.

      Entre refaire une route ou agrandir la bibliothèque municipale ; de modifier le PLU, au bénéfice de quels propriétaires ? de décider de la gestion de l’eau, privée ou sous régie municipale ? de créer une déchetterie ou des espaces de sports et de loisirs ? de créer une crèche ou de favoriser les emplois de nounous ? de vendre des terrains communaux, au bénéfice de qui ? etc


    • Cadoudal Cadoudal 8 novembre 08:57

      @exol
      L’ex de la brouette aurait serré la main d’un Bayrouiste en 1998...

      Je comprends que le camarade Santerre l’ait forcé à se séparer de cette déviante...lol...

      Il dénonce les méthodes de Mélenchon - C à Vous - 05/11/2019

      https://www.youtube.com/watch?v=ta2F0OZhrFw&feature=youtu.be


    • leypanou 8 novembre 08:58

      @nono le simplet
      candidat se présentant comme apolitique voire même plutôt de « gauche » sans être encarté à aucun parti dans nôtre ville de 2600 h ... ne le connaissant pas mais connaissant plusieurs autres personnes approchées par le candidat elle a accepté, l’équipe a été élue ...le maire bon dernier et de justesse ... il s’est avéré être de droite ... et quand je dis de « droite » c’est de droite extrême ... 

       : voulez-vous dire que la malhonnêteté intellectuelle est inhérente à une certaine idéologie politique (comme l’entrisme connu du trotskysme) ?


    • nono le simplet nono le simplet 8 novembre 09:12

      @exol
      Sacré Nono , de droite par alliance !!!

      je n’étais pas l’élu ... j’aurais démissionné immédiatement ... mon ex femme en a décidé autrement, c’est son choix ...


    • nono le simplet nono le simplet 8 novembre 09:14

      @nono le simplet
      j’étais d’ailleurs dans la commission « travaux, voirie » à titre consultatif, n’étant pas élu ... je n’ai pas eu besoin de démissionner, je n’y ai plus mis les pieds ...


    • pemile pemile 8 novembre 09:16

      @Fifi Brind_acier « C’est vous qui êtes « hors sol » ! [...] le Conseil municipal est obligé de faire des choix. »

      Vous habitez une petite commune de province ?

      Maire et conseil municipal, tout le monde se connaît.

      Les correspondants de presse locale assistent aux conseils municipaux et chacun peut aussi venir et y voir comment sont discutées et votées toutes les décisions.


    • pemile pemile 8 novembre 09:22

      @nono le simplet « je n’ai pas eu besoin de démissionner, je n’y ai plus mis les pieds »

      C’est dommage, du coup tu n’y mettais plus non plus les yeux et les oreilles smiley


    • exol 8 novembre 09:27

      @nono le simplet
      C’est bien ce que je disais , de droite de par ta femme ( alliance).


    • pemile pemile 8 novembre 09:38

      @exol « C’est bien ce que je disais , de droite de par ta femme ( alliance). »

      Presque comme moi, pour tout ce qui est autorité et loi, ma femme est du genre Pinochet et tire à vue, son ptit nom c’est la colonelle !


    • nono le simplet nono le simplet 8 novembre 12:15

      @exol
      C’est bien ce que je disais , de droite de par ta femme ( alliance).

      j’avais pas percuté ... ça arrive ... même aux meilleurs ... la preuve smiley
      bon j’ai aussi divorcé avant la fin de son mandat d’adjoint ... et rompu cette alliance


    • nono le simplet nono le simplet 8 novembre 12:22

      @pemile
      C’est dommage, du coup tu n’y mettais plus non plus les yeux et les oreilles 

      j’ai eu le temps de voir un préau exposé plein ouest pour les gamins ... mon fils me disait que les jours de pluie avec un peu de vent , vu la hauteur (au moins 4m) il restait 1-2 m de sec au fond ... pas terrible en plus et pour le prix moyen d’une baraque de 120 m² (second œuvre compris)... mais pas grave c’est ces cons de contribuables qui payent ...
      j’ai eu aussi le temps de refuser que ma petite rue en état assez correct ne soit pas prioritaire pour être refaite, vu l’état de nombreuses autres ...


    • nono le simplet nono le simplet 8 novembre 12:24

      @nono le simplet
      refuser que ma petite rue en état assez correct ne soit pas prioritaire

      « refuser qu’elle soit prioritaire » bien sûr


    • pemile pemile 8 novembre 13:07

      @nono le simplet « mais pas grave c’est ces cons de contribuables qui payent »

      Sont pas cons, sont surtout pas informés, car jamais motivés pour suivre et surveiller la vie municipale smiley


  • McGurk McGurk 7 novembre 14:23

    C’est une conséquence claire et évidente du multipartisme.

    On a voulu faire croire aux gens que l’orientation politico-idéologique était vieille et donc dépassée, qu’on pouvait former des gouvernements « globaux » pour satisfaire tout le monde.

    Pourquoi les grands partis se sont-ils effondrés ? Au-delà de leur incompétence, c’est surtout dû à l’impossibilité pour l’électeur de s’identifier à une ligne claire et précise, à une appartenance.

    Le « social » ne signifie plus rien et les partis dits « sociaux » (surtout le PS) a fait pire que ce que la droite aurait pu envisager. La droite à, quant à elle, explosé et il ne reste plus qu’un parti mou.

    Supprimer les partis rajoutera une couche de confusion à celle déjà existante, rendant parfaitement inaudible pour l’électeur moyen, tendant probablement à un désistement encore plus grand des Français aux élections.

    Mais c’est peut-être bien là, pourtant, la stratégie planifiée par les dirigeants. Se reposer sur une minorité l’ « élite » qui sait pour quoi/pour qui elle vote, ainsi que les derniers « réfractaires » qui voteront quoi qu’il arrive (de toute classe sociale).

    C’est bien pour cette raison, à mon avis, que les hommes politiques n’utilisent plus « la France » ou bien « notre démocratie » mais « la République » mot qui ne désigne pas forcément une démocratie (ex : République Florentine). Car effectivement, ce ne sera plus, définitivement, une démocratie (on y est presque d’ailleurs).


    • McGurk McGurk 7 novembre 14:24

      @McGurk

      *ont fait pire


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 18:31

      @McGurk
      Pourquoi les grands partis se sont-ils effondrés ?


      Parce qu’ils sont obligés de mentir, et que ça finit par se voir.
      A partir du moment où tous les gouvernements européens appliquent les politiques néolibérales qui découlent des Traités européens, il n’y a plus, objectivement de nécessité à avoir des Partis politiques différents.

      Un Parti unique suffirait.

      C’est certainement l’idée des fédéralistes européens, dont Macron.
      Il faut lire les déclarations qu’il vient de faire à Challenges.

      Comme l’UE est de plus en plus divisée, au lieu de comprendre que pacser ensemble 28 pays qui n’ont rien demandé, pour une politique qu’ils refusent, cela ne fonctionnera jamais, ils proposent « encore plus d’Europe » !

      C’est à dire, encore moins de souveraineté et de démocratie !
      C’est la fuite en avant.


  • alexis42 alexis42 7 novembre 15:18

    J’aurais préféré un titre plus accrocheur, comme :

    « Érections : adieu les quéquettes ».


  • Arogavox 7 novembre 15:18

    ma foi, l’idée d’afficher la couleur est bien connue des joueurs de Tarot !

    C’en est même tout le charme lorsqu’on y joue à 5 !

     Reste que si un candidat peut mentir sur sa non-couleur, il peut aussi mentir sur sa ’couleur’ ou se révéler daltonien. (qui saurait certifier un consensus flagrant sur les mots : gauche ? droit ? démocrate ? extrême ? ...)

    Chaque citoyen ne pourra toujours compter que sur lui-même pour se faire sa propre idée de la couleur de chaque impétrant (sapere aude !)

     Gageons qu’une injonction concertée à se défier des extrêmes finira par nous inspirer aussi une défiance quant à l’illusion d’une « balle au centre » qui banaliserait plutôt, dans les faits, les exactions d’un « Extrême Centre » 

    ...

    « L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûr d’eux

    et les gens sensés pleins de doutes ». Bertrand Russell


    • Arogavox 7 novembre 15:23

      à noter que, si l’honnêteté devrait inciter chaque candidat à signaler sa couleur ou non-couleur, alors, pareillement il devrait signaler aussi tous ses engagement vis à vis de « personnes morales » ou obédiences de toutes sortes ...


    • Arogavox 7 novembre 16:20

      exactions ?
       par exemple (cf : le mur jaune) :
      - 1 décès, 5 mains arrachées
      - 211 blessés à la tête dont 24 éborgnés
      - 19 blessés par des grenades GLI-F4
      - 199 blessés par des tirs de LBD40

      armes de guerre (y compris avec un risque de poison et cyanure non évalué ni mesuré) dirigées et actionnées contre des civils en temps de paix

      ...

      De deux choses l’une :

      - ou bien ce ne sont pas exactions, et dans ce cas, un jugement clair du bien-fondé et de la légalité de chaque sanction infligée est consultable par chaque Français :
      si bien qu’on puisse faire un tri entre blessures/mort infligés et assumés par le Pouvoir, et dérives ou bavures policières sanctionnées par ce même Pouvoir

      ou bien, le Pouvoir assume (ses directives et les actes des subordonnés qu’il emploie, sans « Responsable mais pas coupable » ) et ce sont bien des exactions !

       (La crainte du ’possiblement encore plus extrême’ peut-elle faire oublier les constat de ligne jaune déjà dépassés ?
      L’Histoire relativement révente nous inviterait-Elle à devenir laxistes face aux banalisations ?!)

       


  • ETTORE ETTORE 7 novembre 16:02

    Vous remarquerez, que ce gouvernement ne fait que.....ENLEVER !

    Quand il rajoute, ce n’est que pour sa pomme.

    Mais c’est toujours et toujours.... enlevé du même côté.....le notre !

    M’enfin, qu’avons nous donc à faire avec de pareils parasites ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 novembre 16:28

      @ETTORE

      « nous » les avons « élus »


    • CRICRI59 CRICRI59 7 novembre 18:55

      @Séraphin Lampion
      sur l’élection

      https://www.facebook.com/christian.ple.1/posts/1415603941832343
       à visionner De Gaulle et la constitution

      Bonjour il faut simplement changer le mode de scrutin pour prendre en compte les bulletins nul, vierge et les abstentions, c’est comme cela que macron a été élu avec moins de 20% des inscrits, nous sommes dans une république bananière


    • kimonovert 7 novembre 20:04

      @CRICRI59 « c’est comme cela que macron a été élu avec moins de 20% des inscrits, nous sommes dans une république bananière » Vous mentez OSS 1,17 % ! https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle-2017/(path)/presidentielle-2017/FE.html En V ème Republique depuis 1958, au premier tour on choisit, au second tour on élimine : MACRON 43, 61 %


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 novembre 09:00

      @kimonovert
      depuis 1958, au premier tour on choisit, au second tour on élimine :


      Quand les électeurs ont à choisir entre la peste et le choléra, on ne peut pas dire que ce soit vraiment un choix... 

      Là où je vous rejoins, c’est que les électeurs ne se foulent pas beaucoup pour se renseigner, ni même pour exprimer leur mécontentement.

      S’il n’y avait pas l’UPR, j’aurais voté pour Poutou ou Arthaud, pour montrer mon mécontentement. Des amis qui votaient pour le PS d’habitude, ont voté pour Lassalle, mais ils ont voté.

      Avec 11 candidats, il y avait moyen de trouver un candidat proche de ses idées. Mais les électeurs sont conditionnés par les médias qui leur ont dit qu’il fallait « voter utile », c’est à dire pour les gros partis.
      Ce sont les médias qui décident des résultats.


    • foufouille foufouille 8 novembre 09:09

      @Fifi Brind_acier

      les gens qui ont veauter fillon sont effectivement des débiles ou des escrocs mais ce n’est pas le cas de tout le monde : le sous entendu est que nous serions débile donc débile toi même.

      les deux ploutocrates cités sont juste bon à vouloir du migrant.


  • Kapimo Kapimo 7 novembre 17:44

    Cette réforme est une belle arnaque, la mention « sans étiquette » existant déjà.

    La volonté ne peut donc etre que de masquer l’appartenance des maires politisés à un appareil politique, et leur allégeance à cet appareil.

    Il sera entre autres plus facile de faire pression sur un petit maire n’ayant pas pris d’engagement public d’appartenance à l’opposition, notamment lors des sénatoriales ou lors du recueil des signatures pour la présidentielle.


  • zazacubana zazacubana 7 novembre 18:19

    Enfin, n’oublions pas que nos maires sans étiquettes vont voter pour les sénateurs ... un bal masqué quoi


    • Trelawney Trelawney 8 novembre 06:47

      @zazacubana
      Avec la disparition de la gauche (PS PCF etc) ainsi que de la droite traditionnelle (LR, UDR, Modem) vous pensez sincerrement que Macron a besoin d’une loi sur les villes de moins de 9000 habitants pour avoir la majorité au sénat ?

      Je pense plutôt que cette loi sert d’excuse aux partis cités plus haut pour justifier un prochain désastre au sénat.

      La nature n’aime pas le vide et malheureusement pour nous, le vide n’est ni chez Macron, ni chez Lepen !


  • cleroterion cleroterion 7 novembre 18:27

    Je trouve que la disruption disruptive de Macron disrupte beaucoup ;)

    Blague à part, vous avez raison, ça pue la magouille à 200% en vue des prochaines sénatoriales.

    Vous auriez dû donner la définition de ce mot, car j’ai dû me précipiter sur mon dictionnaire.


    • kimonovert 7 novembre 18:45

      @cleroterion

      Il n’y a pas magouille...Il y a mise en perspective de l’intérêt bien compris de ne pas se situer en opposition pour toucher quelques subventions...c’est pas nouveau...c’est comme cela que le Sénat est de droite dans une ruralité outrageusement représentée et que cette ruralité est depuis la nuit des temps conservatrice...Le maire rural n’a du à la Révolution que récupèrer les oripeaux du seigneur local avec l’appui de l’Eglise !


  • JBL1960 JBL1960 7 novembre 18:31

    Que l’État n’attribue pas d’étiquette aux élus semble tomber dans la marmite du bon sens de la démocratie, le contraire reposant sur un acte autoritaire de la part d’un État qui voudrait cacher son « autoritarisme ». Chacun va donc se réjouir de la décision gouvernementale : voilà la démocratie retrouvée ! Cependant est-ce que se présenter à une élection, quelle qu’elle soit, sans montrer clairement son « attachement idéologique » n’est pas tenter de tromper les électeurs ?

    =*=

    Le Maire est le 1er représentant de l’État de toute façon, aussi pour qui que vous votiez, vous votez pour que le bouzin continue (hors Saillans dans la Drôme).

    Regardez-donc ce qu’il se passe à Levallois, en élisant et réélisant les Balkany & Co, les Levaloisiens et les Levaloisiennes placent directement aux manettes des corrompus, des renégats des imposteurs, des voleurs et des traitres aux manettes, certains même viennent de déposer les statues d’une Assos pour sortir Patriiiick de zonzon, paskil a plus un rond, le pauvret ! Clairement les « administrés » de cette Municipalité (je ne peux me résoudre à utiliser le mot de « commune ») ne sont pas victimes du système, mais bien complices !

    Les élus locaux prouvent ainsi qu’ils tournent, avec zèle, les pages de l’Agenda21 ou Agenda oligarchique, c’est pareil, pour ceux qui sont derrière la réduction programmée de l’Humanité.

    Avec Villani à Paris, Estrosi à Nice, Rebsamen à Dijon, Collomb à Lyon, par exemple, et bien ce sera Bienvenue à Gattaca puissance 1000, et Smart-City nous voici !...

    Le moyen le plus sûr est encore de boycotter les Municipales de 2020 avec ou sans étiquette et en même temps de s’organiser en associations libres, volontaires et autogérées. Justement parce qu’il y a 36500 communes en France sur lesquelles s’appuyer...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 novembre 18:39

      @JBL1960
      s’organiser en associations libres, volontaires et autogérées.


      Ce sont les illusions « à la base » des « gentils virus » de Chouard.
      Pour fleurir les jardinières, on peut toujours se cotiser.

      Mais vous faites comment pour trouver le budget pour bâtir une école, financer un centre social, un cabinet médical qui regroupe des professionnels de santé, ou payer les cars scolaires ?? 


  • Sozenz 7 novembre 19:34

    https://fr.sputniknews.com/france/201911071042389737-investie-pour-les-elections-a-lille-la-deputee-lrem-affirme-etre-en-rien-candidate-macroniste/

    voila ce que ça va donner des personnes qui ne sont pas capables d assumer leur position. pas capable de démissionner du parti où ils sont

    et dès qu’ on les poussera pour quelques facilités prodiguées par telle ou telle etiquette apres les éléctions , vont ressortir leur drapeau politique 

    Mas ls n ont vraiment pas de face pouwaaaaaaaaaa... 

    même niveau que les vers de terre des rampants et encore les vers de terre ce sont des benefiques pour la terre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 novembre 09:05

      @Sozenz
      Merci pour le lien ! Voilà, c’est exactement ce qui va se passer, ils sont investis par LREM, mais ils ne sont pas du tout macronistes ! Le foutage de gueule continue, comme Hollande « ennemi de la finance »... Ils n’ont honte de rien.


  • zygzornifle zygzornifle 8 novembre 12:55

    La traçabilité de la nourriture on la voit après avoir tiré la chasse d’eau par le temps passé au nettoyage quand ça colle .....


  • zygzornifle zygzornifle 8 novembre 14:24

    « vers une candidature d’Estrosi sous l’étiquette LREM ? » 

    Christian Estrosi et sa femme Dominique sont mis en cause pour le détournement, en 1989, d’une subvention du conseil général des Alpes-Maritimes de 750 000 francs destinée à l’association « le Golf de Nice », promouvant le lieu, mais perçue par une SARL du même nom, exploitant le golf, et dont Dominique Estrosi était la gérante quelques mois avant les faits.

    La plainte pour escroquerie du conseil général fait finalement l’objet, en août 1994, d’un non-lieu, prononcé par le juge d’instruction Jean-Paul Renard, dont l’impartialité dans cette affaire est critiquée et qui fera par la suite l’objet de poursuites judiciaires


    • Eric F Eric F 9 novembre 21:12

      @zygzornifle
      Estrosi cherche à la fois une investiture LR (pour ne pas avoir Ciotti face à lui) et un soutien LREM (pour ne pas avoir de macroniste face à lui). Il avait été élu aux régionales en 2015 grâce au retrait PS (liste Castaner) face à Marion Maréchal. Lui qui peu auparavant était à la droite de l’UMP devenu LR ; C’est la valse des étiquettes !


  • TSS 8 novembre 16:35

    les sondages pour les municipales sont tellement catastrophiques pour

    LREM que la tentation micronienne de faire passer en douce ses afidés

    en comptant sur la meconnaissance ou l’indifference des electeurs se

    voit comme le nez au milieu du visage.

    Et castagnette,d’une intelligence rare, n’etant pas à une connerie près

    en rajoute une couche afin que tout le monde comprenne bien qu’on les entube... !!


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