mardi 7 juillet - par Sylvain Rakotoarison

Gouvernement Castex I : vers plus de professionnalisme politique ?

« Le gouvernement a un bras long et un bras court ; le long sert à prendre et arrive partout, le bras court sert à donner, mais il arrive seulement à ceux qui sont tous près. » (Ignazio Silone, 1936).



Le premier conseil des ministres a lieu ce mardi 7 juillet 2020 à 15 heures. Comme prévu, la nomination du gouvernement de Jean Castex, dont la composition a été annoncée ce lundi 6 juillet 2020 à 19h05, a pris plus de temps que prévu. Au-delà de sa composition, de la complexité de sa représentativité (parité, origine géographique, poids lourds politiques et "société civile", âge, etc.), il faut désormais vérifier que tout soit ok sur le plan fiscal, déclaration de patrimoine, de revenus, et je doute que les fonctionnaires de Bercy travaillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Donc, comme prévu, retard.

Avant d’évoquer la composition du nouveau gouvernement, passons rapidement sur les premiers pas du nouveau Premier Ministre Jean Castex. Et c’est un sentiment très étrange qui vient rapidement à l’esprit, l’impression d’être retourné en arrière, vers les années 1960, voire la Quatrième République. À l’évidence, le look du nouveau chef du gouvernement n’est pas moderne : grosses lunettes, costumes stricts, gestes guindés, ton assez virulent, avec beaucoup de mouvements du buste, comme s’il ne tenait pas dans son fauteuil lors de son entretien dans le journal de 20 heures sur TF1 le 3 juillet 2020, comme si un plateau de télévision était un préau d’école. Guindé. Et distant. Quand il s’adressait à la journaliste, toujours un poli mais froid "Madame". Aucun sourire, comme si le technocrate l’avait largement emporté sur l’homme politique : il l’a d’ailleurs dit, il ne recherche pas la lumière, il veut des résultats. Il va rapidement savoir que diriger un gouvernement, c’est aussi chercher à séduire les Français. Sans un minimum d’adhésion populaire, il n’aura… aucun résultat.

Cela dit, le haut fonctionnaire qui est apparu le 3 juillet 2020 sur TF1 s’est vite effacé derrière le désormais poids lourd de la vie politique avec deux visites importantes sur le terrain avant même de connaître le nom de ses ministres, la visite d’une entreprise à Corbeil-Essonnes le 4 juillet 2020 et la visite du commissariat de La Courneuve le 5 juillet 2020, montrant ses deux préoccupations : la relance économique et le régalien (la police ici).

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Venons-en à la composition du gouvernement.

Les mauvaises langues diraient : "tout ça pour ça !" et elles auraient en partie raison. Précisons déjà une fois pour toutes que ce qui vient de se passer n’est pas un "remaniement" mais un changement de gouvernement, en principe plus imposant. Le remaniement concerne justement le changement de ministres sans démission du gouvernement (que le Premier Ministre soit reconduit ou pas). Or, s’il s’agit ici bien d’un changement de gouvernement, il n’y a pas eu une révolution.

Apparemment, l’Élysée et Matignon ont cherché pendant tout le week-end à "pêcher" des personnalités de droite et de gauche "connues". Exemples selon les indiscrétions de journalistes : Claude Bartolone aurait été approché, aussi Valérie Rabault (la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale). Ségolène Royal avait annoncé sur BFM-TV le week-end qu’elle avait été aussi contactée par l’entourage du pouvoir (mais l’Élysée n’a pas semblé donner suite à une éventuelle proposition). Même Hubert Védrine aurait pu être sollicité pour ...l'écologie (objet de son dernier ouvrage). À droite, il a été question de Guillaume Larrivé à la Justice, aussi de Damien Abad (président du groupe LR à l’Assemblée Nationale). Même des écologistes auraient été approchés, on a parlé de Pascal Canfin, aussi de Laurence Tubiana qui a coprésidé le Convention citoyenne pour le climat.

Il n’y a aucun ministre d’État dans le nouveau gouvernement. Emmanuel Macron a eu une mauvaise expérience avec ce concept qui, pourtant, est "pratique" pour honorer une personnalité sans que cela n’ait une réelle conséquence politique. Car tous ses ministres d’État ont démissionné plus ou moins rapidement : François Bayrou, Nicolas Hulot, Gérard Collomb, François de Rugy).

Globalement, la composition du gouvernement reflète peu de différence en termes d’étiquettes politiques et contrairement à ce qu’on dit, pas vraiment centre droit, il y a peu de centristes à partir les ministres du MoDem (aucun UDI, une radicale, Annick Girardin, depuis 2017), et surtout des personnalités anciennes marquées à LR ou au PS (Jean-Yves Le Drian, Olivier Véran, Olivier Dussopt, etc.).

Quant aux "société civile", c’est assez clair sur leur destinée. Ministre est une fonction éminemment politique. Soit le ministre "société civile" l’a compris et devient un grand politique, il n’est donc plus "société civile" (il y a eu beaucoup d’exemples dans le passé, notamment durant la période gaulliste), soit le ministre "société civile" ne l’a pas compris et il montre qu’il se montre assez mauvais (ce qui ne l’empêche pas, éventuellement, de rester, mais à ma connaissance, ce n’est pas le cas ici).

Dans cette nouvelle composition, il y a donc un pôle de stabilité, un groupe de nouveaux ministres importants, aussi des ministres promus, d’autres en reclassement, des nouveautés, et puis des ministres sortants, sans oublier d’autres hypothèses.


1. Le pôle de stabilité

Jean-Yves Le Drian reste en place comme Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères avec rang de numéro deux (certains avaient imaginé Manul Valls !), Jean-Michel Blanquer Ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports (on avait parlé de lui à l’Intérieur, mais alors, qui aurait pu lui succéder à l’Éducation nationale ?), Bruno Le Maire à l’Économie, aux Finances et à la Relance (il supervise aussi le Budget), Florence Parly aux Armées, Jacqueline Gourault à la Cohésion des territoires et aux Relations avec les collectivités territoriales, Olivier Véran, qui a géré la crise sanitaire, aux Solidarités et à la Santé, Frédérique Vidal à l’Enseignement supérieur, à la Recherche et à l’Innovation (avec ParcourSup, elle a réussi à améliorer un système défaillant lors de son arrivée au gouvernement en 2017 et les étudiants et futurs étudiants ont pu le constater très positivement malgré la crise sanitaire), Marc Fesneau aux Relations avec le Parlement avec un rajout, aussi à la Participation citoyenne (il avait été cité pour l’Agriculture), Roxana Maracineanu aux Sports (qui est rétrogradée de ministre en ministre déléguée), Jean-Baptiste Djebbari aux Transports. À eux, il faut aussi rajouter Emmanuelle Wargon au Logement, Olivier Dussopt aux Comptes publics et Geneviève Darrieussecq à la Mémoire et aux Anciens combattants (c’est nouveau comme portefeuille, la "mémoire") qui ont à peine changé d’attributions.


2. Les nouveaux ministres qui vont compter

S’il fallait résumer le remaniement par un seul homme, ce serait évidemment Gérald Darmanin qu’il faudrait citer : en devenant Ministre de l’Intérieur à 37 ans, il est le vrai grand poids lourds politique de ce gouvernement. Dire qu’il est sarkozyste n’est pas faux mais c’est une erreur de s’y arrêter car personne n’imagine Nicolas Sarkozy revenir au pouvoir. Gérald Darmanin est plutôt le "chouchou" d’Emmanuel Macron. Il est sans doute le plus grand animal politique de la Macronie, ambitieux mais aussi efficace. En occupant les deux fonctions stratégiques au sein d’un gouvernement (fisc et agences de renseignement), il sait ou saura tout ce qui se passe en France. Nul doute que Gérald Darmanin, au-delà d’être sarkozyste, est avant tout sarkozyen, c’est-à-dire qu’il nourrit une ambition très haute et y met les moyens. Sa présence au Havre le 5 juillet 2020 pour assister à l’élection du maire du Havre, Édouard Philippe, a même montré sa puissance politique.

En revanche, l’arrivée de Barbara Pompili, qui a échoué au perchoir, présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée Nationale, comme nouvelle Ministre de la Transition écologique, n’est ni une surprise ni une révolution. Il est faux de dire qu’elle est une écologiste, elle est LREM et elle a fait partie de ces écologistes arrivistes (comme François de Rugy) qui sont devenus hollandistes sous François Hollande pour être ministres puis macronistes sous Emmanuel Macron pour être ministres. Aucune colonne vertébrale. Un peu plus, et j’aurais cru que Jean-Vincent Placé aurait été nommé à ce poste pourtant important puisque numéro trois du gouvernement. De toute façon, la nomination de Nicolas Hulot n’a abouti à rien, comment imaginer qu’il y aurait une révolution écologique avec Barbara Pompili ? À mon sens, le seul qui aurait pu raisonnablement faire bouger les lignes aurait été Daniel Cohn-Bendit, macron-compatible mais probablement trop dilettante et trop âgé pour accepter une telle aventure qu’on ne lui aurait de toute façon pas proposée !


J’ai entendu Jérôme Jaffré sur LCI saluer (sans être contredit sur le plateau) la structure supposée nouvelle du Ministère de la Transition écologique qui englobe le Logement (Emmanuelle Wargon) et les Transports (Jean-Baptiste Djebbari)… mais ce n’est pas du tout nouveau, c’était déjà le cas dans le gouvernement précédent et on peut même remonter au deuxième gouvernement de François Fillon dans une telle structuration ministérielle : Dominique Busserau aux Transports rapportait à Jean-Louis Borloo, Ministre d’État, Ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, nommés le 18 juin 2007 !

La nomination de l’avocat célèbre Éric Dupont-Moretti au Ministère de la Justice est en revanche très surprenante et je ne sais qu’en penser sinon que cela va être un exercice très difficile pour lui de passer de l’état de "rebelle" ou "contestataire" (et, disons-le, de "grande gueule") à l’état de "représentant du pouvoir" avec la "langue de bois" associée. Quand son nom a circulé au début de l’après-midi, l’ancien ministre socialiste Jean-Marie Le Guen, recyclé à commenter l’actualité sur LCI, a éclaté d’un fou rire nerveux en se disant que c’était incroyable de penser que pour ce poste étaient évoquées des personnalités aussi différentes qu’Éric Dupont-Moretti, Guillaume Larrivé, François Molins et Laurence Vichnievsky (ancienne juge qui a classé l’affaire Robert Boulin, devenue élue locale écologiste puis députée MoDem en 2017). Il ne faut pas être surpris par la nomination d’un avocat, c’est assez courant et après tout, Robert Badinter était aussi un avocat et fut un excellent Ministre de la Justice. Certes, les juges du parquet national financier (PNF) peuvent s’inquiéter car leur nouveau ministre, encore avocat, voulait déposer une plainte contre le PNF…

Moins surprenante qu’on ne pourrait l’imaginer, l’arrivée de Roselyne Bachelot au Ministère de la Culture est une véritable reconnaissance de son talent politique. J’applaudis son retour au gouvernement pour plusieurs raisons. D’une part, son action comme Ministre de la Santé lors de l’épidémie de la grippe A en 2009 a été tellement injustement fustigée que son sens des responsabilités a été révélé par la crise du covid-19 : non, on n’est jamais trop prudent quand il s’agit de la santé et de la vie de ses compatriotes ! Sa nomination signe une sorte de reconnaissance (j’allais écrire posthume !) de son action il y a dix ans. Mais le choix de la Culture n’est pas anodin. Certes, on a dit qu’elle adorait l’art lyrique (elle faisait même une chronique hebdomadaire sur France Musique à une époque, son premier déplacement fut pour Radio France), mais ce n’est pas la raison, la Culture française ne se limite quand même pas à l’opéra français du XIXe siècle ! En revanche, elle est bien placée pour faire redémarrer tous les événements culturels après la crise sanitaire, car le secteur de la culture a été particulièrement saccagé (économiquement et socialement) par la crise sanitaire (notamment mettre aux nouvelles normes sanitaires les équipements culturels). Son discours de passation des pouvoirs est une perle de l’esprit politique : elle a dit qu’elle serait la ministre des artistes et des territoires. Son discours était excellent en ce sens qu’elle a dit ce qu’un excellent politique devait dire dans de telles circonstances, même si sa liberté personnelle a du mal à repasser au "vous" après avoir tutoyé tout le monde. D’après ce qu’elle a dit, elle connaissait sa nomination dès le vendredi soir, cela lui a donné du temps pour préparer son discours (qui devrait devenir un exemple et même un modèle pour ce genre de discours). Certains mauvais journalistes ont voulu voir en elle une "sarkozyste" (histoire de dire en simplifiant que le gouvernement est devenu sarkozyste), mais elle ne l’a jamais été même si elle a été ministre de Nicolas Sarkozy, elle était au contraire chiraquienne et très proche de François Fillon (aussi pour des raisons géographiques).


3. Des ministres promus

En plus des précédents (dont certains secrétaires d’État sont devenus ministres délégués), d’autres ministres ont été promus dans ce nouveau gouvernement. C’est le cas de plusieurs anciens "sous-ministres" devenus "ministres plein" : Sébastien Lecornu devient Ministre des Outre-mer, Julien Denormandie (dont on citait le nom pour l’Éducation nationale) Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation (cependant, il aurait fallu mettre, à mon sens, ce ministère sous la supervision de la Transition écologique, ou l’Alimentation supervisée par la Santé plus que par l’économie…) et Amélie de Montchalin Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques (ne pas oublier le "s" à publiques).

Parmi les ministres délégués, il faut aussi noter Agnès Pannier-Runacher, qui a encore de belles perspectives devant elle, à l’Industrie, Marlène Schiappa à la Citoyenneté (il faudra expliquer la différence avec la Participation citoyenne de Marc Fesneau, probablement tout ce qui a trait à la laïcité), et un Secrétaire d’État stratégique puisque porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.


4. Des ministres reclassés

Certains ministres ont dû laisser leur ministère pour diverses raisons plus ou moins impérieuses, mais comme ils n’ont pas démérité, ils changent d’attributions sans être vraiment promus. C’est le cas d’Élisabeth Borne qui est nommée Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion (un poste stratégique). Également Annick Girardin Ministre de la Mer. Franck Riester est rétrogradé en Ministre délégué, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, cette dernière attribution est nouvelle et importante. Ce qui est notable, c’est qu’il n’est pas rattaché à Bercy mais au Quai d’Orsay.


5. Les petits nouveaux et la parité

Je ne veux pas les citer tous, ou plutôt toutes, car j’ai l’impression qu’on a nommé beaucoup de nouveaux ministres déléguées "femmes" pour une question de parité. Comptons : hors Premier Ministre, les membres du gouvernement nommés le 6 juillet 2020 sont au nombre de 31 dont 16 ministres, 14 ministres délégués et 1 secrétaire d’État (a priori, d’autres secrétaires d’État seront nommés ultérieurement, ce qui fait déjà un gouvernement très peu resserré). Il y a 17 femmes dont 8 ministres et 9 ministres déléguées, donc plus de femmes que d’hommes pour l’instant (bravo !).

Je salue l’arrivée de Brigitte Bourguignon, anciennement socialiste et devenue l’un des piliers de la Macronie au Parlement, pressentie un moment pour le perchoir, et présidente de la Commission des affaires sociales, et à ce titre, présidente de la commission d’enquête sur la gestion de la crise du covid-19. Doublement : sa nomination au gouvernement est largement justifiée, et son attribution est à mon sens cruciale, puisqu’elle est nommée Ministre déléguée chargée de l’Autonomie, c’est sujet très important qui concerne tout le monde et que la crise sanitaire a encore plus révélé.

Plus généralement, on voit de nombreuses attributions "sociales" parmi les nouveaux ministres déléguées : Autonomie, Insertion (professionnelle) pour Brigitte Klinkert (ex-LR, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, suppléante du député Éric Straumann qui vient d’être élu maire de Colmar), la Ville pour Nadia Hai (jeune députée LREM de Trappes, la circonscription de Benoît Hamon) et l’Égalité femmes-hommes, Diversité et Égalité des chance pour Élisabeth Moreno (présidente de Hewlett-Packard Afrique et ancienne présidente de Lenovo France).

Des nouveaux, je veux aussi citer Alain Griset, chef d’entreprise, affecté aux PME. Le principe même d’un ministère délégué aux PME est contestable. L’ancien président du CNPF, Yvon Gattaz insistait plutôt sur les entreprises intermédiaires, celles qui manquent en France et qu’il faudrait encourager pour qu’elles deviennent des grandes entreprises. Le concept de PME est dépassé, car il n’y a aucun point commun entre une entreprise de 400 employés qui pourrait se développer et en avoir 4 000, et un petit artisan qui, éventuellement, salarie une personne ou deux.


6. Les ministres sortants

Je ne peux pas encore donner la totalité des ministres qui quittent le navire dans la mesure où des secrétaires d’État devraient encore être nommés, ce qui ferait que l’avenir par exemple de Brune Poirson, de Christelle Dubos, de Sophie Cluzel, de Jean-Baptiste Lemoyne, etc. n’est pas encore connu (j’ai cité des personnes qui n’ont pas démérité).

Quelques ministres étaient donnés partants pour le manque de sens politique. C’était notamment le cas de Nicole Belloubet, à la Justice, ministère très difficile ; elle n’a pas su imposer d’esprit politique. Elle est néanmoins remplacée par un non-politique dont la transformation sera intéressante à observer.

D’autres sont sortants parce qu’ils n’étaient pas faits pour le "job", c’est le cas de Christophe Castaner qui a été incapable de nouer des relations de confiance avec une police qui manifeste très souvent en ce moment. Sa proximité avec Emmanuel Macron n’aurait pas dû être le principal critère de sa nomination à l’Intérieur. Il ira probablement prendre la présidence du groupe LREM à l’Assemblée Nationale qui, actuellement, est très mal dirigé…


Le départ de Sibeth Ndiaye, qui a multiplié les gaffes orales, ne sera probablement pas non plus très regretté, tout comme celui de Didier Guillaume, ancien président du groupe socialiste au Sénat (le poste de Ministre de l’Agriculture est décidément aussi instable que la Transition écologique, l’Intérieur, la Culture et la Justice).

Le départ de Muriel Pénicaud est en revanche plus injuste dans la mesure où elle a fait rapidement et sans mouvements sociaux la réforme du code du travail, peut-être la seule réforme vraiment palpable qu’il y aura au bilan du quinquennat. Elle a fait partie de ces ministres "société civile" qui, comme Agnès Buzyn, ont montré qu’ils pouvaient avoir le sens politique.


La suite…

S’il y a d’autres secrétaires d’État susceptibles d’être nommés d’ici à la fin de la semaine, nul doute que certains sortants garderont leur poste. Certains journalistes ont évoqué l’entrée d’Aurore Bergé au gouvernement.

Puisque chacun y va de son casting, voici quelques députés de la majorité qui n’ont pas démérité et que je trouverais tout à fait justifié de voir au gouvernement : Sarah El Haïry (MoDem), Jean-Louis Bourlanges (MoDem), Bruno Joncour (MoDem), Olivia Grégoire (LRM), Marie Lebec (LREM), Bruno Bonnell (LREM), Sylvain Maillard (LREM), Émilie Chalas (LREM), malgré son échec à Grenoble, Jean-Michel Fauvergue (LREM), Anne Genetet (LREM), Cendra Motin (LREM)…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (06 juillet 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Composition du gouvernement Castex I.
Le gouvernement Castex I nommé le 6 juillet 2020.
Jean Castex, le Premier Ministre du déconfinement d’Emmanuel Macron.
Discours du Président Emmanuel Macron devant la Convention citoyenne pour le climat le 29 juin 2020 à l’Élysée (texte intégral).
Après-covid-19 : écologie citoyenne, retraites, PMA, assurance-chômage ?
Édouard Philippe, le grand atout d’Emmanuel Macron.
Municipales 2020 (5) : la prime aux… écolos ?
Convention citoyenne pour le climat : le danger du tirage au sort.
Les vrais patriotes français sont fiers de leur pays, la France !
Le Sénat vote le principe de la PMA pour toutes.
Retraites : Discours de la non-méthode.
La réforme de l’assurance-chômage.
Emmanuel Macron explique sa transition écologique.

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20 réactions


  • Jeekes Jeekes 7 juillet 16:22

    Ben ça y est, rat-ko-to a léché.

     

    On n’en attendait pas moins du cireur de pompes de service !

     


    • Le421 Le421 9 juillet 14:02

      Bah...

      Du moment que ce sont des sarkozystes aux commandes, notre bon Sylvain a une érection tous les matins.

      Et il le fait savoir.

      On en est où en Libye, au fait ?  smiley


  • Clocel Clocel 7 juillet 16:38

    Professionnalisme ! Voilà ! C’est le mot qui me manquait pour qualifier la chose !

    Voyons... Seulement 60% d’abstention ! Doit y avoir moyen de faire beaucoups mieux !

    Preuve qu’ils en ont vraiment plus rien à foutre de ce pauvre pays...

    Les urnes ne sont là que pour recueillir les cendres de nos illusions perdues...

    Ita est.


  • troletbuse troletbuse 7 juillet 16:55

    En clair, un bon arriviste et un bon escroc qui a pu se roder lors de ses précédentes fonctions.


  • Kongzi17 7 juillet 16:59

    Quelle vacuité de cet intervenant dans chacun de ses articles !

    Une prévision qui lui échappe : Bachelot participa, comme tous les autres Ministres de la Santé depuis 20 ans, à la « casse » de l’hôpital public. Donc, de grâce, arrêtez avec l’argument du « milliard de masques » qui cache tous ses méfaits.


    • troletbuse troletbuse 7 juillet 17:28

      Oui pour la fausse pandémie H1N41, une répétition, elle avait acheté environ 90 millions de vaccins qui ont été revendus ou détruits, ceci avec notre fric. Mais elle a du toucher une bonne commission, elle et ses copains.


  • Rincevent Rincevent 7 juillet 18:06

    “…qui, comme Agnès Buzyn, ont montré qu’ils pouvaient avoir le sens politique“. Madame Buzyn, Ministre de la Santé qui se barre en pleine crise sanitaire pour tenter de remplacer au pied levé le “branleur“ Griveaux aux municipales parisiennes, (avec une gamelle assurée), c’est du sens politique ? Si c’est de l’humour, c’est au moins du 3 ème degré !!! Hélas, je crois que l’auteur le dit sérieusement…


    • Samson Samson 7 juillet 18:52

      "Madame Buzyn, Ministre de la Santé qui se barre en pleine crise sanitaire pour tenter de remplacer au pied levé le “branleur“ Griveaux aux municipales parisiennes, (avec une gamelle assurée), c’est du sens politique ?« 

      Et comment ! Bon, elle s’est plantée au municipales, mais qui va reprocher aux rats de quitter le navire quand il fait eau de toutes parts ??? Le »sens du politique" ne réside-t-il précisément tant dans le flair de saisir toute opportunité d’emporter sa part du gâteau contribuable que dans celui de savoir se barrer, jeter l’éponge ou retourner sa veste à temps quand on a tout foiré et que çà commence à très sérieusement partir en couille !!!

      Pas pour rien qu’en Marche vers Nulle Part, les candidats ne semblent guère s’être bousculés pour participer au nouveau casting gouvernemental ! smiley smiley smiley


  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 7 juillet 18:08

    Au fait,Noël, c’est dans moins de 6 mois,,alors pour ceux et celles qui croient qu’avec ce nouveau gouvernement, il y aura des grands changements...Ben,faut arrêter de croire au célèbre bonhomme ! Un viei adage dit : C’est au pied du mur que l’on voit le maçon,....et malheureusement le mur France est tellement en triste état, que le vent mauvais qui souffle en tempête rend les travaux à la limite impossible ! @+P@py


  • Samson Samson 7 juillet 18:35

    « Olivier Véran, qui a géré la crise sanitaire, aux Solidarités et à la Santé ... »

    En Marche vers Nulle Part, n’eut-il été plus judicieux et efficace de transférer les Solidarités directement à Gérard Darmanin qui, en tant de ministre des LBD, se trouvera déjà pratiquement seul affecté à la responsabilité et à la bonne gestion du « dialogue social et citoyen » ???

    « D’autres sont sortants parce qu’ils n’étaient pas faits pour le »job« , c’est le cas de Christophe Castaner qui a été incapable de nouer des relations de confiance avec une police qui manifeste très souvent en ce moment. »
    Très injuste là ! Si Christophe Castaner a été incapable de nouer des relations de confiance avec la police, on se souviendra avec reconnaissance qu’il a inlassablement œuvré au rapprochement et à la restauration de la confiance citoyenne envers nos forces de l’ordre !


  • Désintox Désintox 7 juillet 20:03

    La politique est mon métier.


  • agent ananas agent ananas 7 juillet 20:26

    En marche ... arrière !


  • zygzornifle zygzornifle 8 juillet 10:01

    Du professionnalisme ?

    Ou ça , ou ça ….

    On remplace un ministre de l’intérieur ancien mafieux par un autre accusé de viol ...

    Une fois de plus les citoyens sont bernés ….

    Quand a Castex il vit depuis des années comme une sangsue , il pompe le bon « pognon de dingue ».

    Heureusement il y a le nouveau garde des sceaux qui n’est la que pour empêcher toute inculpation d’un membre du gouvernement ….


    • Samson Samson 8 juillet 11:24

      Notez bien le point d’interrogation dans le titre !

      Non content d’être septique et nonobstant toute sa ferveur, l’auteur semble lui-même sceptique !


  • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 8 juillet 13:48

    @Rakototo

    Qui nous rappelle à chacun de ses articles ce qu’est exactement l’hyper-réalité par l’exemple.

    Et qui sert d’étalon, aussi : en effet comment qualifier un article excellent si l’on a pas de référence médiocre pour comparer ?


  • Alain Alain Alain Alain 8 juillet 15:32

    Que dire du changement ?

    D’abord qu’il était préparé avant le dernier entretien E Macron E Philippe au cours duquel la décision était censée être prise, vu la promptitude avec laquelle les annonces ont été faites, nouveau premier ministre puis gouvernement. Il faut se souvenir de la lenteur avec laquelle avaient été nommés les remplaçants des Gérard Collomb et Nicolas Hulot. Ensuite, LREM n’a pas de réserve et donc Macron recycle une majorité des ministres en place et vire les plus décriés dans l’opinion. Enfin les entrées : Pompili, comme De Rugy, girouettes qui cherchent des places ; Eric Moretti, ministre contre les magistrats, contre ses confrères en grève, seule qualité, grande gueule ; Bachelot pour la culture, pas de commentaires parce que pas connaissance de ses capacités en la matière.

    Donc pour résumer : tout ça parce que Macron voulait virer Philippe, comme à son habitude avec ses soutiens de la première heure, genre Jean Pierre Jouyet, un de ses mentors. C’est lui le patron dit-il. C’est tout ce qu’il lui reste à essayer de faire croire maintenant qu’on le connait.


  • ETTORE ETTORE 8 juillet 19:34

    Je cherche, je cherche, je cherche...la prise de courant du Rakothon !

    C’est pas possible, actuellement, l’accélération des post, en veux tu en voilà !

    Doit avoir une fente quelque part, où le jeton de caddie est resté bloqué !

    Mais qu’est ce qu’il nous envoie, dis donc ! Et on en prend plein, pas même le temps de se mettre à l’abri, sous le tapis de la souris !

    Allez, Rakoto, fais nous un poème d’amour à la gloire de Monarc 1èr et de Bribri.

    Qu’on en finisse un jours avec le balcon de Roméo et Juliette, et que cela se rapproche des conneries à Néron !


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