jeudi 19 septembre - par Sylvain Rakotoarison

Jean-Luc Mélenchon, à côté de la plaque !

« Rouler son rocher indéfiniment et attendre qu’il retombe en bas de la montagne. C’était le sens de son message : alors, comment va FI ? ça roule. » (Laurent Joffrin, "Libération" du 24 juin 2019).

Jean-Luc Mélenchon

Faut-il se montrer publiquement arrogant contre le juge chargé de superviser son procès ? Faut-il le provoquer en criant à la justice politique afin de faire pression et de susciter sa clémence ? Quelle drôle de tactique de la terre brûlée qui soumet une justice agacée à la tentation de le sanctionner plus sévèrement que souhaitable ? Tactique aussi contreproductive politiquement que judiciairement. Drôle de défense, ou plutôt, défense carrément masochiste.

Le procès de Jean-Luc Mélenchon commence ce jeudi 19 septembre 2019 au tribunal correctionnel de Bobigny pour « menaces ou actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire » et « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Loin des affaires politico-financières : il est jugé, ici, pour avoir joué au caïd avec un procureur et des policiers lors de la perquisition du local de son parti le 16 octobre 2018.

Il faut rappeler ce que, durant ce demi-quinquennat du Président Emmanuel Macron, sont devenus politiquement Jean-Luc Mélenchon et son mouvement France insoumise (FI). On peut résumer simplement en citant deux résultats électoraux. Le 23 avril 2017 au premier tour de l’élection présidentielle : 19,6% (un peu plus de 7 millions de voix). Le 26 mai 2019 aux élections européennes : 6,3% (un peu plus de 1,4 million de voix). En deux ans, une perte sèche des deux tiers de l’électorat et la disparition de plus de 5,5 millions d’électeurs. Le principal responsable de cette dégringolade historique, forcément, c’est Jean-Luc Mélenchon, seul leader autorisé de FI.

On ne peut pas ne pas mettre en parallèle cette épopée avec celle de François Bayrou et de l’UDF/MoDem dix années plus tôt. Le 22 avril 2007 au premier tour de l’élection présidentielle, François Bayrou avait rassemblé plus de 6,8 millions d’électeurs, soit 18,7% des voix. Le 7 juin 2009 aux élections européennes, les listes du MoDem n’avaient obtenu que 8,5% des voix, même pas 1,5 million d’électeurs. Là aussi, plus de 5 millions d’électeurs avaient disparu en deux ans. François Bayrou voulait être considéré comme l’opposant numéro du Président Nicolas Sarkozy (comme Jean-Luc Mélenchon veut être considéré comme l’opposant numéro un d’Emmanuel Macron, titre que lui dispute Marine Le Pen avec de meilleurs arguments).

L’un comme l’autre (Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou) ont excellé pendant les campagnes présidentielles, mais ils ne s’intéressent guère qu’à cela. De parti, ils n’ont que leur leadership, bref, eux. Le MoDem a toutefois gagné l’élection présidentielle de 2017, mais sans François Bayrou. Ou plutôt, avec lui pendant seulement un mois, comme Ministre d’État, Ministre de la Justice.

Revenons à France insoumise. Actuellement, ce parti a 17 députés (sur 577), 1 sénateur (sur 348), 6 députés européens (sur 74) et 9 conseillers régionaux (sur 1 758). L’échec des élections européennes a formalisé en fait la désaffection électorale dont il est à la fois la victime et l’origine. Jean-Luc Mélenchon vit dans un autre monde que le monde réel. Peut-être un monde virtuel que l’Internet a renforcé, avec ses courtisans et ses détracteurs de salon.

Je voudrais m’arrêter sur deux interventions publiques de Jean-Luc Mélenchon après les élections européennes : celle du 23 juin 2019 et celle du 12 septembre 2019.

L’intervention du dimanche 23 juin 2019 s’est passée dans une salle du douzième arrondissement de Paris, dans l’après-midi. Il s’agissait d’une première réunion interne postélectorale, la convention nationale de France insoumise.

Insistons sur le caractère très particulier de ce parti : au contraire de tous les autres partis, j’insiste, tous les autres partis, France insoumise n’est pas une association déclarée. C’est plutôt une sorte de marque ou de franchise. L’absence de structure officielle évite tout acte de démocratie interne : il n’y a pas d’assemblée générale (pas de congrès), il n’y a pas de président de France insoumise, donc, il n’y a pas de désignation plus ou moins démocratique de ce président. Le seul titre "partisan" de Jean-Luc Mélenchon est président du groupe FI à l’Assemblée Nationale depuis le 27 juin 2017.

Il me semble que l’intervention de Jean-Luc Mélenchon n’était pas prévue. J’ai pu l’écouter en direct parce qu’elle était diffusée sur la chaîne BFM-TV (après, on osera encore dire que cette chaîne de télévision est partiale).

Mon sentiment, pendant toute sa longue (et inutile) intervention (inutile car il n’a rien dit de concret, il aime juste s’écouter parler, il n’avait rien préparé), c’était qu’il faisait de l’autonombrilisation. Et surtout, de l’autojustification sur l’absence de démocratie interne de son parti. Exemple particulièrement voyant : il a demandé à ce qu’un des membres (inutile de le citer) fût désigné "coordinateur national" devant une assemblée médusée. Désigné, mais sans vote. Juste parce qu’il a beaucoup bossé et que c’était normal.

C’était une véritable révolution du concept de la démocratie. On a connu le concept de "centralisme démocratique" qui était la version douce de la "dictature du prolétariat" au sein du parti communiste. Jean-Luc Mélenchon a inventé la démocratie de l’autoproclamation par autojustification. Cela en dirait beaucoup, si jamais il arrivait au pouvoir, de son respect des règles démocratiques …que je dirais, traditionnelles.

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Mais le plus sidérant n’était pas vraiment cela. C’était que Jean-Luc Mélenchon n’a fait que parler de cuisine interne, une sorte de cuisine moléculaire en ce sens qu’elle était en faible quantité. Le fond s’est évaporé. Volatilisé. En fait, le fond s’est évaporé, dans ses discours, depuis la fin de sa campagne présidentielle. Il avait eu pourtant de bonnes idées, des réflexions qui méritaient approfondissement, des approches même novatrices sur la mer, les océans…

Je suis très opposé à Jean-Luc Mélenchon. Il a un fond idéologique qui me fait plus peur qu’autre chose. J’apprécie peu son comportement avec ceux qui ne pensent pas comme lui (c’est-à-dire pratiquement tous les autres que lui, sauf quelques affidés), qui vise à renforcer les haines plutôt que la concorde, dans un contexte de forte tension sociale. Mais je lui reconnaissais deux grandes qualités, qualités que j’avais (modestement) "jugées" sur pièces personnellement.



D’abord, il pense par lui-même, et je lisais son blog depuis une petite quinzaine d’années. Je me demandais pourquoi il restait encore dans un PS qu’il critiquait tant, mais qui l’a tant nourri comme apparatchik (sénateur, président délégué de conseil général, etc.), la réponse étant dans mon interrogation, évidemment. Finalement, son indépendance d’esprit l’a emporté sur le confort personnel. Il a eu le courage de quitter le PS au moment du congrès de Reims (novembre 2008), et c’était courageux de sa part. Il a quitté une multinationale qui allait devenir "leader en son domaine" en 2012 (et qui, maintenant, a fait faillite !), pour créer sa petite entreprise, et il s’est présenté sur son nom propre avec des fortunes diverses depuis une dizaine d’années (succès et échecs).

Ensuite, il est aussi un admirable tribun. Quand j’ai écrit que j’ai pu "juger" sur pièces, c’était parce que j’ai assisté à l’un de ses meetings à Grigny, en terre communiste (merguez sur place !), dans un stade, pour sa campagne présidentielle, et il n’y a pas de doute, Jean-Luc Mélenchon est un véritable tribun, capable de s’enflammer pour tout et rien. Il a cité Victor Hugo et a fait glisser la larme aux yeux des quelques dizaines de présents (le stade était très clairsemé, c’était un dimanche après-midi très ensoleillé). C’est exaltant quand on veut croire en un destin politique, mais cela ne reste que du talent de forme, et pas de fond.

Je ne doute donc ni de son talent, ni de sa sincérité. Hélas, ce 23 juin 2019, à l’écoute de son discours, il fallait bien se rendre à l’évidence que l’étoile a pali. L’étoile du fond car la forme reste encore éclatante dans sa capacité d’indignation, mais là, on a affaire à un tribun qui n’avait plus rien à dire, alors que le mouvement des gilets jaunes s’était étiolé (et peine à redémarrer en septembre) et que la popularité d’Emmanuel Macron regrimpait.

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La seconde intervention de Jean-Luc Mélenchon que je veux ici évoquer, c’était sa rentrée politique en conférence de presse le jeudi 12 septembre 2019 dans l’après-midi à la Maison de l’Amérique latine.

Parlons d’abord de quelques semaines auparavant : il y a eu l’équivalent d’une université d’été de France insoumise où il était question du fonctionnement de ce parti. Pour les sympathisants, c’était probablement un moment crucial, surtout en pleine débâcle électorale (la patience est finie dans cette civilisation du zapping, quand un parti échoue, les rats quittent le navire pour aller vers des paquebots plus alléchants ou construire son propre pédalo). Or, pour ce moment essentiel de son mouvement, Jean-Luc Mélenchon était absent. Pourquoi ? Grand voyage en Amérique latine. Il aurait pu s’arranger avec son agenda, mais non, il était absent. Peu de respect pour ses derniers fidèles.

La conséquence, c’est qu’il a fait sa rentrée politique le lendemain de son retour. Et sa communication était particulièrement médiocre pour ne pas dire mauvaise, tant sur le fond que la forme (il semblait épuisé et lassé). Ce n’était pas les grands sujets d’actualité qui manquaient, mais non, il n’a quasiment pas parlé de la réforme des retraites (pourtant, c’est du social et le matin même, le Premier Ministre Édouard Philippe donnait quelques éléments clefs de la réforme au Conseil Économique, Social et Environnemental), ni de la PMA, ni de beaucoup de sujets mis dans l’actualité. Il a parlé de son voyage, et surtout, de sa convocation pour le procès du 19 septembre 2019.

Bref, il n’a fait que parler de son petit sort personnel, qui n’a d’intérêt que pour lui et ses proches, mais certainement pour la nation française, tout important se croit-il encore être (puisqu’il est la République). Toute son intervention a tourné (très médiocrement) autour de la justice qui serait politisée et qui les ciblerait, lui et son parti. Il n’a pas eu beaucoup de cohérence dans sa démonstration. Il a crié qu’il était le seul à avoir été perquisitionné, et quelques minutes plus tard, il a dit aux journalistes de demander à François Bayrou pour savoir quel effet cela faisait. Des responsables politiques perquisitionnés, il y en a eu des dizaines… et aucun ne s’est opposé au procureur, tout le monde a accepté cette initiative de la justice, …sauf Jean-Luc Mélenchon.

Le plus ennuyeux pour lui, dans sa démonstration, il n’a pas eu de chance, c’était que le matin même, le Président de l’Assemblée Nationale, Richard Ferrand, un très proche d’Emmanuel Macron, venait d’être mis en examen. La "justice aux ordres" n’avait plus beaucoup d’argument. Au contraire, c’était une justice totalement indépendante, peut-être trop indépendante pour certains, dont il s’agit aujourd’hui. Dernières preuves, l’incarcération du maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, depuis le vendredi 13 septembre 2019, jour où le nonagénaire nostalgique Jean-Marie Le Pen fut aussi mis en examen. Sans compter le calendrier du procès de François Fillon qui se télescope avec les prochaines élections municipales.

Il faut être atteint d’une sérieuse paranoïa politico-personnelle pour croire que Monsieur Mélenchon et son parti seraient les seuls visés par une justice qui, semble-t-il, a touché tous les partis, de gouvernement ou d’opposition. Ce serait presque de l’orgueil de celui qui se croit seul au monde, d’être opprimé ainsi. Orgueil voire vanité, car vouloir se comparer à Lula peut être très risible.

Dans son éditorial du 18 septembre 2019, Laurent Joffrin a constaté : « Il faudrait aussi, pour justifier les philippiques insoumises, produire des preuves, montrant, ou même suggérant, que la chancellerie, ou l’Élysée, sont intervenus dans cette procédure. Tout indice parfaitement absent du réquisitoire mélenchonien. Ainsi, l’un des principaux leaders politiques français, aux ardentes convictions républicaines, affirme sans preuve que la justice républicaine est aux ordres, qu’elle rend des services et non des jugements, qu’elle s’identifie aux mascarades judiciaires en vigueur dans les régimes tyranniques. C’est pousser très loin le bouchon rhétorique. » ("Libération").

D’ailleurs, si Jean-Luc Mélenchon a eu un traitement particulier, cela le fut à son bénéfice : pour s’opposer avec autant de violence à la perquisition, il aurait dû être en comparution immédiate, comme c’est le cas généralement pour les petits délinquants. Lui, il a eu presque un an pour se retourner, et même si sa réaction fut violente surtout psychologiquement contre des policiers, il est probable qu’il ne risque pas une grave condamnation.

Alors, pourquoi monter en épingle une telle affaire dans l’affaire, sinon pour politiser lui-même cette affaire, pour se victimiser, pour montrer qu’il est un rebelle pourchassé ? Mais ce scénario ne peut pas fonctionner, car nous ne sommes pas au Venezuela, nous sommes en France, dans une démocratie très imparfaite mais déjà très avancée, et il n’est pas le seul à être poursuivi par la justice. Le scénario n’a aucune crédibilité.

Cette violence, dont il était fier de montrer l’enregistrement (ce qui a fourni une preuve incontournable pour le juge !), elle n’a aucune justification, elle n’est pas là par passion politique comme il aimerait le faire croire, elle est là par la simple colère d’un aigri. Comment un homme qui ne sait pas se contrôler lui-même, pour son propre intérêt, pourrait-il contrôler une situation politique complexe si jamais, par malheur, il était aux responsabilités ? Comment pourrait-il discerner l’intérêt national alors qu’il ne distingue même pas son propre intérêt de justiciable ?

Oui, De Gaulle avait raison, la vieillesse est un naufrage…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (18 septembre 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Jean-Luc Mélenchon, à côté de la plaque !
Jean-Luc Mélenchon, le tribun qui tourne à vide.
L’imposture de Jean-Luc Mélenchon sur le Traité de Maastricht.
Grèce : la défaite de l’expérience Syriza.
Colère de François Ruffin sur le débat sur le handicap (le 11 octobre 2018).
Le Radeau de la Méluche.
Pourquoi Mélenchon est-il si confus pour le second tour ?
Marine Mélenchon et Jean-Luc Le Pen.
Premier tour de l’élection présidentielle du 23 avril 2017.
Programme 2017 de Jean-Luc Mélenchon (à télécharger).
Deuxième débat télévisé du premier tour de l’élection présidentielle (4 avril 2017).
Présidentielle 2017 : l’unique débat à cinq.
Benoît Hamon, la "bête noire" de Jean-Luc Mélenchon ?
Jean-Luc Mélenchon, candidat autoproclamé aux amitiés mal assumées.
Pourquoi Mélenchon ne veut pas d'alliance avec Bayrou ?
Christian Schoettl attaque Jean-Luc Mélenchon.
Débat Mélenchon vs Attali et Apparu (25 avril 2013).
Débat Mélenchon vs Cahuzac (7 janvier 2013).
Débat Mélenchon vs Copé (17 novembre 2011).
Débat Mélenchon vs Marine Le Pen (14 février 2011).
Jean-Luc Mélenchon, allié objectif de Sarkozy (24 mars 2012).
Jean-Luc Mélenchon sur TF1 (5 mars 2012).

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45 réactions


  • bernard29 bernard29 19 septembre 11:01

    Mélenchon dit  ;« C’est Moi la République... » ! comme d’autres se targuent d’être Napoléon . 

    A défaut de camisole, un peu d’isolement fera l’affaire, et on peut lui offrir un entonnoir comme couvre chef .


    • Pere Plexe Pere Plexe 19 septembre 16:15

      @bernard29
      Le sens de son propos est que,de lui et ou du flic, c’est le député qui incarne le plus la République.
      Est ce à ce point délirant ?


    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 19 septembre 16:19

      @Pere Plexe

      Alors Balkany peut le dire aussi smiley


    • Jonas Jonas 19 septembre 21:00

      @Pere Plexe « Le sens de son propos est que,de lui et ou du flic, c’est le député qui incarne le plus la République. »

      Mélenchon n’incarne plus personne, les Français ne veulent plus voir ce sinistre personnage, un facho raciste de la pire espèce.
      Pour Jean-Luc Mélenchon, « la France n’a pas d’avenir sans les Arabes et les Berbères du Maghreb », « les occidentaux, ça n’a pas de réalité », il méprise les « blancs catholiques », se réjouit de l’éradication de la race blanche par le métissage, ne supporte plus de vivre avec des « blonds aux yeux bleus », et méprise les habitants du pays de Caux en Normandie, qu’il traite d’« alcooliques épouvantables » !

      « Vous savez instantanément de qui il s’agit : les nôtres. Cela se voyait. D’abord par la couleur de peau : partout dominait en profondeur ce superbe marron que montrent les plus beaux êtres humains. Ici la couleur de peau est un signal social. »
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/07/16/no-volveran/

      Mélenchon développe des thèses racistes et racialistes : le blanc oppresseur, le colonisateur, « l’occidental », le « blond aux yeux bleus », le « blanc catholique », doivent progressivement céder leur place à l’avenir de la France, les « Arabes et les Berbères du Maghreb », aux « marrons », « les plus »beaux êtres humains".
      Cette politique socialo-marxiste commence à ne plus fonctionner, les Français ouvrent les yeux.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 septembre 21:05

      @Jonas

      Enfant de colons ...l’ éducation etc ...


    • Eric F Eric F 19 septembre 21:17

      @bernard29
      il a expliqué qu’en tant qu’élu, il était représentant de la république, par rapport à ceux qui l’empêchaient d’assister à la perquisition (contre laquelle il ne s’est pas opposé, même s’il a contesté l’acharnement des multiples perquisitions).


    • Sparker Sparker 19 septembre 21:36

      @Jonas

      « les Français ne veulent plus voir ce sinistre personnage, un facho raciste de la pire espèce. »

      Ha non... les français moins un, moi. Il ne me dérange pas et sans être afficionado je trouve que c’est un homme politique correct.


    • Sparker Sparker 19 septembre 22:31

      @Eric F

      Vous avez bien du courage d’expliquer encore ces choses à ces têtes de parcmètres, hé oui vous venez de remettre un euros dans la machine.


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 19 septembre 11:15

    Bon, c’est entendu, Jean-Luc Mélenchon a beaucoup de défauts.

    Mais, est-ce que Macron c’est plus digne, c’est une meilleure politique, c’est plus vrai, etc... ?

     smiley


    • Pere Plexe Pere Plexe 19 septembre 16:26

      @Olivier Perriet
      Je comprends que JLM déplaise par ses idées ou son style.
      Chacun ses opinions.
      Ce que je ne comprends pas c’est que beaucoup ne voient pas le problème que le parquet, qui dépends du pouvoir en place, décide de perquisitionner le siège d’un parti d’opposition suite à la plainte d’une ex élue FN.
      Et de plus interdit au leader du parti en question d’assister à cette perquisition.


    • Fergus Fergus 20 septembre 09:11

      Bonjour, Pere Plexe

      Certes, l’on peut contester l’étonnant déploiement judiciaire pour une affaire de cette nature, mais il semble que les policiers et les magistrats aient été dans leur droit. Car il y avait de fait des insoumis à l’intérieur des locaux, et donc des témoins de procédure. Le problème qu’a posé Mélenchon n’a pas été celui de sa présence  légitime  l’intérieur des locaux mais sa volonté d’entrer en nombre avec d’autres élus et militants de LFI dans le but de rendre la perquisition quasiment impossible. Et il a d’ailleurs été mis fin à celle-ci.

      Bref, ne déformons pas les faits ! Dans cette affaire, Mélenchon aurait dû posément mais avec la plus grande fermeté prendre la parole et expliquer devant micros et caméras en quoi cette action judiciaire était scandaleuse. Ce qu’il n’a pas fait, préférant jouer la partition du bruit et de la fureur ce qui, avec son tempérament sanguin, l’a conduit à « péter un câble » et à se ridiculiser dans les grandes largeurs.
      Je note que plusieurs des élus présents ont tenté de s’interposer et que Quattennens  infiniment plus fin politique et stgratège que Mélenchon s’est bien gardé de s’associer aux vociférations. C’était la bonne attitude !!!


    • Pere Plexe Pere Plexe 20 septembre 09:52

      @Fergus
      Il est formellement interdit d’empêcher un député sans accord de l’AN !
      En aucun cas le flic n’avait le droit de l’empêcher d’accéder :
      "Aucun membre du Parlement ne peut faire l’objet, en matière criminelle ou correctionnelle, d’une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu’avec l’autorisation du Bureau de l’assemblée dont il fait partie."

      Ne pas le contraindre revenait à accepter la politique du fait accompli.


    • Aristide Aristide 20 septembre 10:36

      @Fergus

      Quattennens  infiniment plus fin politique et stgratège que Mélenchon s’est bien gardé de s’associer aux vociférations

      Allons, lui aussi avec l’insoumis immobilier en tentative de défoncer la porte défendue par un policier. Tous dans le même bateau,le désir de se victimiser face à la bétise des policiers ...


  • Gasty Gasty 19 septembre 12:42

    @ l’auteur

    Comme la plupart de tes potes ont des casseroles au cul, selon ton jugement tu va pouvoir te faire un autre pote....Mais méfie-toi, je ne crois pas qu’on puisse apprécier tes bassesses.


  • ETTORE ETTORE 19 septembre 12:52

    Ce Monsieur qui dit « Je SUIS la République » devrait faire plus attention à son pédigrée.

    Certes les autres ne sont pas mieux.

    Certes, ce ne seras pas le dernier.

    Mais la République, ce sont les Français, dans leur totalité.

    Commencer comme ça en tant que représentant de parti en faisant un hold up.....

    Pas étonnant que la case prison soit dans le jeu.


    • Sparker Sparker 19 septembre 21:37

      @ETTORE

      Faudrait peut-être faire un effort de compréhension, ça coute pas (trop) cher...


    • ETTORE ETTORE 20 septembre 10:00

      @Sparker

      Je fais un réel effort de compréhension pour saisir la destination de votre réponse.
      Et sans économie.


    • Sparker Sparker 20 septembre 22:32

      @ETTORE

      Ben comme dit plus haut et déjà mille fois, « je suis la république » veut dire qu’il est député et qu’on ne peut l’empêcher de quoi que ce soit (en légalité), qu’il est un élu du peuple et doit être respecté en tant que tel.
      Ca vous défrise peut-être venant de Mélenchon mais c’est tout a fait juste.
      Bien sur le procès en mégalomanie est facile...


  • Traroth Traroth 19 septembre 13:09

    C’est marrant, tous ces macronistes qui veulent subitement donner des conseils en communication voire en stratégie à Mélenchon. Rakotoarison, pourquoi faudrait-il tenir compte de vos « conseils », vous qui êtes bien peu suspect d’avoir un jour envisagé de voter Mélenchon ? Vous voulez nous faire croire que vous avez de bonnes intentions ?


  • nono le simplet nono le simplet 19 septembre 13:22

    même si sa réaction fut violente surtout psychologiquement contre des policiers, il est probable qu’il ne risque pas une grave condamnation.

    réaction tellement violente que certains policiers ont demandé et obtenu un arrêt maladie ... ils sont fragiles dans la police quand même ... smiley

    et pour la condamnation, le « risque » est de 10 ans de prison ... ça doit faire rigoler Balkany du fond de sa cellule à la Santé, qui, lui, était défendu par Dupont-Moretti ...


  • ddacoudre ddacoudre 19 septembre 16:11

    Bonjours Silvain J’a apprécié globalement ton analyse. Oui Mélenchon est un sacré personnage ave ses casseroles comme tous le hommes politiques, qui a tout moment peuvent être inquiète par une justice qui est au courant de toutes ces casseroles et qui même parfois en rigolent entre eux, celles qui sont connus depuis des lustres de tous les milieux economicosociopoliticojudicierejournalistique. C’est le mensonge Social qu’utilise tous ces acteurs de la démocratie parce que la démocratie à un cout que les citoyens ne veulent pas payer. Tous s’en accommode sauf s’il y a quelqu’un a descendre, de petite infos distillée au bon canard et l’on fait prendre la mayonnaise. Pauvre Fillon descendu par ceux à qui a chaque budget il refillait 40 milliards les ingrats. La FI n’est effectivement pas un parti et le PG. J’ai quitté le PS en 95. Il ne pouvait plus revenir vers le socialisme. Melenchon et d’autres ont espère en vain plus longtemps. Mais il été devenu impossible être Socialiste et de rester au PS. Hamon est le dernier à l’avoir compris. Reconstruire le SOCIALISME ne peut plus se faire sans s’inscrire dans l’avenir. UN programme économique aussi bon soit il ne suffit plus, c’est totalement dépassé comme finalité politique. La FI doit être le creuset à idée. Mais il n’est pas facile de développer un idéal qui voit le jour dans tout le fratras de ce monde, et dont il faut trouver une ligne directrice qui s’y trouve obligatoirement

    https://ddacoudrev2.blogspot.com/2019/09/la-france-insoumise-peut-elle-sortir-de.html?m=1 Cordialement ddacoudre OverBlog


  • the clone the clone 19 septembre 16:29

    Macron a bien manœuvré sur ce coup la , ceux qui ont mis au point la stratégie pour démolir Méluche ont du avoir une bonne enveloppe .....

    Macron ne supporte que Le Pen comme adversaire car il est sur de son sursaut républicain en 2022 , le mougeon va de nouveau bramer en cœur ....


  • Raymond75 19 septembre 16:42

    Ridicule bouffon, amuseur public.

    9 ans sénateur et 5 ans député européen, scrutins de liste ; aujourd’hui député de Marseille : qui l’a entendu parler des gravissimes problèmes de sa ville ?

    Sa place est dans un cirque, où il pourra remplacer les animaux.


    • Albert123 19 septembre 17:08

      @Raymond75

      « Sa place est dans un cirque, où il pourra remplacer les animaux. »

      un peu de respect pour les animaux, je suis sur qu’avec un minimum d’entrainement, même un caniche de cirque ne se tromperait pas de bouton 266 fois.


    • Sparker Sparker 20 septembre 22:34

      @Raymond75

      Déjà c’est d’un arrondissement de Marseille et les problèmes il en parle et soutien des actions, renseignez vous et il est aussi président d’un groupe parlementaire, ça occupe pas mal...


  • Désintox Désintox 19 septembre 17:45

    Article de propagande.

    Le budget de campagne de J-L Mélenchon a été le plus faible des 5 premiers candidats à la présidentielle :

    • 16,7 millions pour Macron
    • 15 millions pour Hamon
    • 13,8 millions pour Fillon
    • 12,4 millions pour Le Pen
    • 10,7 millions pour Mélenchon

    Or, chacun a pu observer que la campagne de Mélenchon a été la plus active.

    S’il a triché, que dire des 4 autres ?


  • Octave Lebel 19 septembre 21:16

    Quel trop-plein d’honnêteté intellectuelle !

     Un politique responsable de parti, député, pris dans un traquenard de basse politique mais de haute intensité et fourberie qui abîme encore un peu plus la confiance que nos concitoyens portent aux fonctionnements de nos institutions démocratiques et à la plupart des médias se défend vigoureusement sans mettre un genou à terre (comme beaucoup de nos concitoyens, ne vous en déplaise) devant la meute qui le guette. Il s’agit selon votre rhétorique de « la simple colère d’un aigri ». A quoi bon évoquer l’honnêteté. Qui veut se faire une opinion regardera la video complète de la perquisition et appréciera notamment le traitement dominant fait par les médias à l’époque. Cela prend 40 mn. C’est le prix de la démocratie si on ne veut pas éternellement dépendre de ceux qui sont payés pour nous faire bien penser.

    Mettre en relation le nombre de voix à un scrutin présidentiel et au scrutin de l’élection au parlement européen. Election la moins fréquentée depuis qu’elle existe (au passage, à qui la faute ?). Prétendre en tirer une analyse politique. Merci de prendre vos concitoyens pour des imbéciles. Consolation pour vous. Dans le monde de la communication et des médias, vous ne devez pas vous sentir seul. 


  • Eric F Eric F 19 septembre 21:25

    Me Dupont Moretti défend Balkany, puis est désigné par le parquet pour représenter des policiers ayant déposé plainte contre Mélenchon. Cela montre qu’il y a bien « politisation » de certaines actions judiciaires.

    La justice ne peut ni le relaxer (il y a quand même rébellion publique -caméras- face à des représentants de la loi) ni le condamner (cela serait considéré comme procès politique), gageons qu’il aura donc un « blâme » (peine de principe avec sursis).

    Noter que selon les médias il risque jusque 10 ans de prison ...plus que certains meurtriers.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 septembre 21:38

      @Eric F

      Il s’est désigné lui même... Là il nous fait un numéro a la Pasolini , sans le talent ni la conviction.


  • Sparker Sparker 19 septembre 21:45

    Elle s’en donne du mal la macronie... quel ridicule... mais elle peut faire mal de ce coté là aussi.

    Des mains, des yeux, des procès rien ne l’arrête et quelques bêlant sur ce fil pour l’encourager...

    Les baisés comptez vous...

    Triste monde, triste forum et tristes sires...


  • Aristide Aristide 20 septembre 10:33

    Une tempête dans une bassine d’eau, la voilà l’affaire, les policiers, les juges et les insoumis tous embarqués dans une affaire qui n’en est pas une ;

    Tous en représentation permanente , Mélenchon en victime du système, les policiers en victimes feintes d’une violence exagérée, les juges sautant sur ce déplorable incident ... Tous dans la recherche de la notoriété, d’une visibilité ...

    Et pendant ce temps, Macron déblatère sur l’immigration, ailleurs des chefaillons se disputent des trônes laissés vacants, ... déplorable vision de notre système politique. 


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 20 septembre 16:07

      @Aristide
      Et pendant ce temps, Macron déblatère sur l’immigration

      Il a bien raison :
      grâce à lui, la gauche peut étaler sa bonne conscience sans honte, et la droite la plus bête du monde hurler au plagiat de « ses » « idées ».

       smiley

      Ajoutez à cela l’héritière qui brûle de remettre le couvert du débat de 2017, et la grande migration climatique des éléphants vers l’écologisme.

      C’est marrant.

      Remarquez bien que niveau recomposition politique, au royaume uni ou en italie c’est à près le même bordel qu’ici.


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