mardi 4 mai - par Sylvain Rakotoarison

La laïcité tolérante mais intransigeante de Bernard Stasi

« Deux modèles de laïcité s’opposent. L’un, combatif, anticlérical, est défendu par Émile Combes ; l’autre prône la séparation mutuelle de l’État et des religions dans le respect de toutes les options spirituelles. Ce dernier modèle, plus libéral et tolérant, porté notamment par Aristide Briand, Jules Ferry et Jean Jaurès, l’emporte. » (Rapport Stasi, le 11 décembre 2003).

L’ancien ministre centriste Bernard Stasi est mort il y a dix ans, le 4 mai 2011, d’une méchante maladie, à quelques semaines de ses 81 ans. Pour ceux qui ont connu Bernard Stasi, l’homme était simple, convivial, sans chichi, mais il était aussi une grande pointure de réflexion et surtout, une boussole de la morale politique.

Il faut insister sur ce sujet : la morale et la politique. La politique ne prétend pas faire de morale. Le politique agit quand le moraliste réfléchit. La politique, ce n’est pas l’idéal, c’est le souhaitable dans le possible, avec ses failles, ses insatisfactions, ses douches froides. Bernard Stasi ne prônait pas le moralisme, mais considérait qu’une action politique vidée de toute morale pouvait être dangereuse, pouvait aboutir à des impasses de l’histoire. C’est pour cela que son avis a beaucoup compté pendant la trentaine d’années où il fut très actif dans la vie politique.

La morale, impossible de la séparer de l’action politique. Application rapidement à l’ordre du jour : quand on s’oppose au gouvernement socialo-communiste, faut-il faire alliance avec toutes les oppositions, y compris avec l’extrême droite, par peur du communisme ? La réponse de Bernard Stasi fut évidemment non : il y a des limites à l’anticommunisme. À ce titre, Bernard Stasi fut l’une des cibles privilégiées de Jean-Marie Le Pen, ce qui en a fait la fierté du leader centriste.

Parce qu’il était franc, Bernard Stasi n’a pas eu sans doute la carrière politique que son talent, son intelligence, l’acuité de ses convictions auraient méritée, il rêvait d’être Ministre des Affaires étrangères et il fut finalement "remercié" par ses électeurs viticulteurs de la Marne pour avoir fait trop de voyages à l’étranger et pas assez dans sa circonscription.

Son ami et condisciple de promo Jacques Chirac, qui aurait voulu en faire son Ministre du Travail, l’a finalement nommé Médiateur de la République (devenu pour ses successeurs Défenseur des droits). Mais il a vu aussi qu’il était l’homme de la situation pour enfin résoudre cette quadrature du cercle que fut le voile à l’école.

Depuis 1989, la France était en effet infectée par des débats récurrents sur le port du voile islamique d’adolescentes à l’école. Prosélytisme religieux, atteinte aux droits des femmes… ce sujet a envenimé l’école et la vie politique pendant une quinzaine d’années. Il faut dire que le ministre de l’époque, Lionel Jospin, n’avait pas eu le courage de traiter le sujet avec lucidité et l’avait lâchement laissé pourrir au Conseil d’État (le dernier échelon de la juridiction administrative), qui bottait généralement en touche pour renvoyer la balle au législateur et à ses responsabilités. Il a fallu attendre 2003 pour que le gouvernement décidât de réagir et d’adopter des mesures fermes et acceptables.

En amont de loi n°2004-228 du 15 mars 2004 sur les signes religieux dans les écoles publiques, Bernard Stasi fut chargé le 3 juillet 2003 de présider la commission chargée de dégager quelques lignes directrices de l’État. Dans cette commission dont le rapporteur fut le jeune énarque Laurent Wauquiez, plein d’avenir (et considéré alors comme centriste), on pouvait y voir Michel Delebarre, René Rémond, Nelly Olin, Nicole Guedj, Régis Debray, Raymond Soubie, Alain Touraine…

Les travaux de cette commission, essentiellement de nombreuses auditions (qui furent, pour une centaine, diffusées en direct à la télévision, sur Public Sénat), ont été très riches et la conclusion n’était pas écrite à l’avance. Avec sa passion habituelle, Bernard Stasi a mené ces travaux avec une neutralité combative, cherchant à comprendre les ressorts de celles qui voulaient porter le voile, entre provocation familiale sans conséquence publique et promotion consciente de l’islamisme politique.

Son talent fut notamment d’avoir su créer une dynamique de groupe au sein de la commission, malgré la grande diversité de ses membres : « Très vite s’est créé, entre nous, ce que je m permettrai d’appeler un esprit d’équipe ; esprit d’équipe encore renforcé par un attachement commun à une laïcité qui soit à la fois intransigeante dans l’application des principes de la République et respectueuse de toutes les croyances religieuses et philosophiques ».

J’avais déjà évoqué le rapport qui a été remis au Président Chirac le 11 décembre 2003 (à lire ici dans son intégralité), et je voudrais y revenir pour quelques éléments intéressants. Cette commission a fait date car elle a permis d’écouter toutes les forces vives du pays sur l’un des fondements de notre pays, la laïcité, et, Bernard Stasi le précisait en introduction, aucune des personnalités sollicitées n’a refusé de s’exprimer (à l’exception des gamines porteuses de voile). C’est un sujet qui passionne les Français : « Oui, les Français ont parfaitement conscience que ce qui est en jeu dans ce débat est important pour eux et pour notre pays, pour la qualité de notre vivre ensemble, aujourd’hui et demain. ». Et à l’évidence, presque que vingt ans plus tard, ce sujet passionne toujours autant les Français, voire plus, d’autant plus que depuis 2012, des citoyens français ont perdu leur vie pour cette laïcité, au nom d’un islamisme politique qui voudrait terroriser plus ou moins aveuglément la République.

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Bernard Stasi voulait encore ménager ceux qui niaient, à l’époque, l’existence même d’un problème (à l’instar du ministre de l’époque Lionel Jospin) : « Il ne s’agit certes pas de dramatiser, mais c’est le devoir de tous ceux qui exercent des responsabilités dans notre pays d’être clairvoyants. ».

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Son rapport pointait du doigt la dégradation de nombreux "quartiers" urbains : « Dans sept cents quartiers, accueillant de nombreuses nationalités, les difficultés se cumulent : chômage supérieur à 40%, problèmes aigus de scolarisation, signalements sociaux trois fois plus importants que dans le reste du territoire. Les habitants de ces quartiers délaissés ont le sentiment d’être victimes d’une relégation sociale qui les condamne au repli sur eux-mêmes. C’est notamment le cas des plus jeunes. 32% de la population y a moins de vingt ans : c’est dire le gâchis pour eux-mêmes et pour la République. ».

En clair, cette situation dans les "banlieues" n’est pas nouvelle, et les militaires "en charentaises" signataires d’une tribune à l’expression extrémiste à la limite de l’appel à la sédition semblent avoir découvert récemment cette réalité sociale pourtant déjà très ancienne… En ce sens, Michel Houellebecq serait un meilleur capteur de signal alarmant que des militaires en retraite ambitionnant un "coup" (bas) politique.

Le rapport s’inquiétait aussi de la dégradation de la vie des femmes : « "La République ne protège plus ses enfants". Les jeunes femmes se retrouvent victimes d’une résurgence du sexisme qui se traduit par diverses pressions et par des violences verbales, psychologiques ou physiques. Des jeunes gens leur imposent de porter des tenues couvrantes et asexuées, de baisser le regard à la vue d’un homme ; à défaut de s’y conformer, elles sont stigmatisées comme "putes". Plusieurs associations s’alarment des démissions de plus en plus fréquentes de leurs adhérentes d’origine étrangère, qui se voient interdire par leur milieu l’engagement dans la vie associative. (…) Des droits élémentaires des femmes sont aujourd’hui quotidiennement bafoués dans notre pays. Une telle situation est inacceptable. ».

Une autre caractéristique déjà bien ancrée dans la société de l’époque, la recrudescence des faits d’antisémitisme : « Les menaces à la laïcité vont de pair avec un regain de violence à l’égard de personnes appartenant ou censées appartenir à la communauté juive. Cet antisémitisme ravivé, en France ou dans d’autres pays européens, est attisé par les images du conflit israélo-palestinien. (…) Toute injure, toute action, toute violence à caractère antisémite est répréhensible et doit être punie sévèrement conformément à la loi. ». Comment ne pas penser au meurtre de Sarah Halimi, au caractère antisémite reconnu, commis par une personne dont le procès n’aura a priori jamais lieu ?

Autre signe déjà présent qui fait penser à l’assassinat de Samuel Paty : « Ces menaces ne pèsent pas que sur les élèves. Des enseignants ont quitté l’enseignement public, en raison des difficultés auxquelles ils étaient confrontés du fait de leur patronyme. ».

Enfin, dans sa conclusion, le rapport rappelait : « La liberté de conscience, l’égalité de droit, et la neutralité du pouvoir politique doivent bénéficier à tous, quelles que soient leurs options spirituelles. Mais il s’agit aussi pour l’État de réaffirmer des règles strictes, afin que ce vivre en commun dans une société plurielle puisse être assuré. La laïcité française implique aujourd’hui de donner force aux principes qui la fondent, de conforter les services publics et d’assurer le respect de la diversité spirituelle. ».

Les travaux de cette commission ont été suivis de mesures concrètes, par cette loi qui interdit le port ostensible de signes religieux à l’école publique. Cette loi a réglé le problème de voile à l’école, donnant aux chefs d’établissement l’outil juridique de l’interdire sans risquer d’être démentis par un tribunal administratif.

Depuis cette commission, d’autres embûches se sont dressées sur le chemin de la laïcité. Et ce sont d’autres commissions Stasi qu’il faudrait mettre en place pour étudier en toute rationalité les problèmes qui se posent concrètement pour défendre les valeurs républicaines aujourd’hui. Que le souvenir de Bernard Stasi perdure dans l’idée que la tolérance ne peut que s’accompagner, pour être respectée, d’une défense ferme et déterminée des valeurs qui fondent notre cohésion nationale. Encore merci Bernard !
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Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (02 mai 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La laïcité tolérante mais intransigeante de Bernard Stasi.
Rapport Stasi du 11 décembre 2003 sur la laïcité (à télécharger).
Bernard Stasi et la peine de mort.
Discours du Président Jacques Chirac le 17 décembre 2003 à l’Élysée sur la laïcité (texte intégral).
La Commission Stasi : la République, le voile islamique et le "vivre ensemble".
L’immigration, une chance pour la France : Bernard Stasi toujours d’actualité !
Bernard Stasi a 80 ans.
Pas de politique sans morale.
Merci Bernard !
Hommage de François Bayrou à Bernard Stasi (11 mai 2011).

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24 réactions


  • Clocel Clocel 4 mai 09:48

    Tiens... ?

    Faisait un bout de temps que les cloches laïques n’avaient pas retenti sur Avox...

    « La morale, impossible de la séparer de l’action politique. »

    Là, j’étais parti pour en rire, finalement j’ai vomi...


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 4 mai 16:58

      @Clocel

      Vous mettez l’accent sur la grosse contradiction ou, au moins, la grosse ambiguïté, de l’article, laquelle concerne aussi, selon moi, la pire dégradation de la situation dans laquelle nous sommes enfermés aujourd’hui. 

      L’auteur dit bien “La morale, impossible de la séparer de l’action politique“ mais il dit aussi : “Il faut insister sur ce sujet : la morale et la politique. La politique ne prétend pas faire de morale. Le politique agit quand le moraliste réfléchit“.

      Moi je vois que, hélas, c’est ce qui domine aujourd’hui. Le politique ne réfléchit pas, ou plus et, avec Macron, c’est ce qui triomphe dans tous les domaines et dans tous les partis : inutile d’avoir une morale et des objectifs autres que le carriérisme, l’arrivisme, le profit personnel. Bref, c’est devenu quasi-officiel : militer politiquement est un comportement d’égoïste.


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 4 mai 10:06

    La France aurait mieux fait de privilégier les valeurs chrétiennes et la culture et l’art de vivre qui en a résulté. L’affaire du voile aurait été vite réglée puisque :

     

    L’apôtre Paul n’en veut pas :

    "Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, qu’il soit anathème" (1 Cor 16:22)

    Pour nous les chrétiens, l’Islam, c’est l’Islam et il doit être anathème en France :

    « Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. » (2 Cor 11 :3-4)

    « Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! » (Gal 1 :8)

     

    De Gaulle n’en veut pas :

     « Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.

    Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont des cervelles de colibri, même s’ils sont très savants.

    Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyiez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées. » C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994 p. 52

     

    La Marseillaise n’en veut pas :

    «  Quoi ! Des cohortes étrangères

    Feraient la loi dans nos foyers !

    Quoi  ! Des phalanges mercenaires

    Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)

    Dieu  ! Nos mains seraient enchaînées !

    Nos fronts sous le joug se ploieraient !

    De vils despotes deviendraient

    Les maîtres de nos destinées ! » 

    (Couplet 3)


    • amiaplacidus amiaplacidus 4 mai 17:44

      @Daniel PIGNARD

      Selon vous, les agnostiques et athées n’ont rien à faire en France ?
      Ils sont pourtant l’immense majorité et il ne vous empêchent pas de pratiquer vos rites en privés. À mon avis, c’est déjà excessif de tolérer les processions dans les lieux public.
      Comme devraient le faire les musulmans, on ne doit plus tolérer les prières de rue.

      La religion, ou son absence, est et doit rester une affaire strictement privée.

      Je ne me balade pas en ville en affichant visiblement : « dieu est mort » parce que je respecte les gens qui ne pensent pas comme moi.


    • Pascal L 4 mai 18:33

      @Daniel PIGNARD
      L’Anathème dont Paul nous parle ne concerne que des personnes qui se disent chrétiennes. Il est en effet difficile de se prétendre chrétien et de refuser l’amour de Dieu. Toutes les hérésies sont nées de ce refus. Mais pour ceux qui ne revendiquent pas le christianisme, ils restent libres car on ne peut adhérer au christianisme que librement. L’islam, quand il prétend faire la leçon aux chrétiens est anathème, mais pas lorsqu’il prétend agir indépendamment du christianisme.
      Ne vous inquiétez pas, beaucoup d’immigrés, venus comme musulmans, se convertissent au christianisme lorsqu’ils découvrent l’amour de Dieu. L’auraient-ils fait s’ils n’étaient pas venus ? Ne gâchez pas cette situation !


    • OMAR 4 mai 20:02

      Omar9
      .
      @Daniel PINARD :« Pour nous les chrétiens,..
      .
      Revenez de vos phantasmes et élucubrations et dites seulement :
      Pour moi chrétien... ».
      .
      Car personne ne vous a mandaté de parler aux nom des chrétiens.
      Et les chrétiens ne sont pas tous français et ne vivent pas uniquement en France.
      .
      Et à vos supposées balivernes qu’aurait dites de Gaulle, je vous oppose ces convictions affirmées de J. M. le Pen chef de parti, pourtant anti-musulman, à l’Assemblée Nationale le 28 janvier 1958 :

      "J’affirme que, dans la religion musulmane, rien ne s’oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale."

      https://www.youtube.com/watch?v=9JLhlefcXj8

      .

      Enfin, la Marseillaise fait allusion aux royalistes, pas aux musulmans.

      .

      Autrement dit, allez consulter, car c’est la enieme fois que vous réchauffez postez cette antienne.


    • cyrus CYRUS 4 mai 20:08

      @OMAR

      Quand ca t’ arrange , tu cite lepen ...hors contexte bien sur ...
      le reste du temp tu le diffame ...

      cette citation s’ applique au musulman francais et aux harki de l’ epoque , 
      pas au sauvage du FLN ou du GIA .


    • OMAR 4 mai 22:12

      Omar9
      .
      @Daniel PINARD :"Qu’on ne se raconte pas d’histoire !..".
      .
      Par contre, vous, vous en racontez.
      .
      Car voila ce que disait et proposait de Gaulle aux moudjahidine algériens, ces combattants de la liberté, dans son discours du 4 juin 1958 au Forum d’Alger

       :
      .
      « Que vienne la paix des braves ! Et je suis sûr que les haines iront en s’effaçant ».
      https://fresques.ina.fr/de-gaulle/parcours/0009/les-petites-phrases-du-general.html
      .
      Désolé de vous démasquer...


    • OMAR 4 mai 23:02

      Omar9
      .
      @Daniel PINARD
      .
      Mahrez, l’enfant de Sarcelles, vient de bruler le PSG.
      .
      Ma parole...


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 mai 10:03

      @OMAR

      « du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne »

       

      Ah ! Très bien, comme vous prétendez comme Jean-Marie Le Pen que les préceptes chrétiens sont les mêmes que ceux des musulmans, alors les préceptes suivants qui sont chrétiens doivent être appliqués par les Musulmans :

      "Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, qu’il soit anathème" (1 Cor 16:22)

       « Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. » (2 Cor 11 :3-4)

      « Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! » (Gal 1 :8)


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 mai 10:09

      @OMAR

      « Que vienne la paix des braves ! Et je suis sûr que les haines iront en s’effaçant ».

       

      De Gaulle disait ça en Algérie, terre musulmane, mais il ne l’a pas dit en France, terre chrétienne, où les musulmans n’ont pas lieu d’être, ce que De Gaulle a rappelé d’ailleurs par le livre de Peyrefitte.


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 mai 10:20

      @OMAR

      « Car personne ne vous a mandaté de parler aux nom des chrétiens. »

       

      Eh bien si justement, l’apôtre Paul nous rappelle que nous sommes ambassadeurs pour Christ et que Dieu nous a donné le ministère de la réconciliation dans le Christ.

       

      « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor 5 :17-20)


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 mai 10:24

      @OMAR

      Ah oui, le PSG ! Combien de joueurs français blancs qui n’ont pas reçus leur nationalité par du papier seulement ?


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 mai 10:56

      @amiaplacidus

      « Selon vous, les agnostiques et athées n’ont rien à faire en France ? »

       

      Où ai-je dit cela ? Qu’ils soient anathème, oui, mais qu’ils n’aient rien à faire en France s’ils sont Français de souche, ce n’est pas écrit.


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 mai 10:27

    Stasi = « Schild und Schwert der Partei « 


    • Clocel Clocel 4 mai 10:40

      @Séraphin Lampion

      Ah ! Toi aussi, tu n’es pas resté insensible au nom du bedeau laïque !?

      Il y aurait du subliminal, tu crois !? smiley


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 mai 11:16

      @Clocel

      Tu veux vraiment savoir ?

      Alors, accroche-toi, parce que je le répéterai pas !

      Les mots sont saturés de sens. Il n’y a pas de membrane étanche entre signifié et signifiant, et les mélanges se produisent chez chacun entre les signifiants, en fonction de ses expériences langagières spécifiques, avec un glissement incessant du signifié sous le signifiant qui s’effectue par les formules de la métonymie et de la métaphore, les « lois du langage » de l’inconscient…

      L’inconscient ne connaît que les éléments du signifiant, une chaîne de signifiants qui qui opère sans tenir compte du signifié ou des limites acoustiques des syllabes. L’inconscient est structuré comme un langage, et tout découpage du matériau signifiant en unités, qu’elles soient d’ordre phonique, graphique, gestuel ou tactile, est d’ordre littéral. La fonction des signifiants est d’induire dans le signifié la signification, en lui imposant leur structure.

      Les homonymes sont donc générateurs d’ambigüité et de rapprochements féconds, comme « la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ».


    • Clocel Clocel 4 mai 11:35

      @Séraphin Lampion

      Les structuralistes me font chier...


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 4 mai 11:59

      Clocel, Séraphin,
       
       smiley
       
       j’adore cet échange. Surtout sur ce fil !
       
       smiley


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 mai 12:29

      @Clocel

      Pour ton confort : lien


    • amiaplacidus amiaplacidus 4 mai 17:48

      @Séraphin Lampion

      Vous cherchez à liquider vos stocks datant d’avant février 2020 ?

      PS
      Pardonnez-moi cette petite épigramme, je n’ai pas pu résister, mais c’est en toute bonne amitié.


  • Jonas Jonas 4 mai 12:28

    La république est dépassée et révolue, car elle est incapable de défendre la France submergée par l’immigration de masse.
    La république est basée sur les droits de l’homme et du citoyen et de ses libertés individuelles.
    Elle nie l’existence des peuples, leurs traditions, leurs identités, leur religion, leurs, cultures et le bien commun.

    Résultat, la république au nom des droits de l’homme, du multiculturalisme, du vivre-ensemble, de l’islamisation, de l’immigration de masse et du métissage peut venir à bout, en moins de 30 ans de la France en tant que nation.
    Tout ce que les guerres n’ont pas réussi à faire, les républicains vont le réaliser en quelques décennies !

    Au nom de ces droits de l’homme et de la négation aveugle et obsessionnelle des racines chrétiennes de la France, les mosquées sont construites sur des terrains offerts par l’État pour un loyer dérisoire (en général, un bail emphytéotique de un euro par an), quelles entreprises françaises peuvent jouir de tels avantages ?
    Dans une multitude d’écoles publiques laïques et républicaines de banlieue, des aménagements spéciaux sont prévus pour les musulmans, en particulier pendant le ramadan, ainsi que la mise en place de repas sans viande (halal). (séparation entre les élèves purs et impurs)
    L’abattage rituel islamique est maintenant codifié par l’état français, la certification halal est délivrée officiellement par le ministère de l’agriculture pour les imams des mosquées de Lyon, Paris et Évry.
    C’est le gouvernement français qui dicte aux musulmans quelle viande est licite (halal) et quelle viande est impure (haram) !

    Les grands défenseurs de la république et de la liberté d’expression, pourfendeurs des totalitarismes, sont prêts à se battre corps et âme pour extirper les Croix et les crèches de Noël des mairies et des places publiques, mais récompensent par des diplômes des imams de la république tels Rachid Houdeyfa, pour qui « une femme qui sort sans son hijab n’a pas d’honneur, qu’on ne s’étonne pas si on abuse d’elle » et que les enfants qui chantent ou qui jouent de la musique seront transformés en singes et en porcs.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 4 mai 17:16

      @Jonas

      Merci de dire ici, une fois de plus, la réalité de la situation.

      Mais, une fois de plus, je suis en désaccord avec votre conception de la République. Les gouvernants, la fausse Gauche, les journalistes, les enseignants et autres intellectuels qui ont mis en place cette situation, et qui continuent de l’aggraver, ne servent pas la République, Ils la trahissent.

      Et, pour moi, c’est cette trahison qui engendre leur destruction de la France. 


    • OMAR 4 mai 20:06

      Omar9
      .
      @Jonas et @Pierre Rénier ?
      .
      État stationnaire....


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