mardi 19 novembre 2019 - par Michel DROUET

Le pays au bord de l’éclatement ?

Le mépris affiché par Macron pour les corps intermédiaires aura été en partie à l’origine de l’explosion sociale des Gilets Jaunes pour qui il ne restait plus que la rue pour exprimer leur colère. Cet épisode, pas totalement terminé, aura provoqué un chamboulement dans les rapports sociaux en France et les commentateurs et autres politosociologues qui se sont échinés à discréditer un mouvement « qui n’a jamais voulu se structurer », n’en ont toujours pas compris les ressorts et pour cause : Vouloir parler au nom d’un groupe aujourd’hui relève de la mission impossible, tant le malaise est grand et la soif de changements importante.

On ne parle plus de revendications, mais de « malaises profonds »

Le « tous ensemble » et la promesse du « grand soir » ne font plus recette, et on assiste à des revendications catégorielles portées par un état des lieux sans concession de la situation dans divers secteurs de la société avec, en prime, les risques que cela engendre sur l’altération de la santé de ceux qui sont concernés, voire les suicides qui s’ensuivent.

Les motivations d’un passage à l’acte sont souvent multifactorielles et indépendamment du contexte syndical ou professionnel. On peut également trouver des situations familiales ou financières précaires, l’idéalisation exacerbée et forcément déçue d’un engagement, ou bien encore la présence de troubles psychiques non diagnostiqués. Parler au nom des morts et instrumentaliser leur geste est cependant un exercice courant mais néanmoins très difficile pour ceux qui s’y livrent et sujet à caution.

C’est le cas des agriculteurs avec leur fameux « agribashing », trouvaille de communication de la FNSEA destinée à faire pleurer dans les chaumières et faire oublier les dossiers du productivisme et de l’environnement et la question des algues vertes ou de la transition vers le bio. C’est le cas des forces de l’ordre à qui on peut concéder que leur commandement défaillant a pu causer des dégâts dans leurs rangs, sans oublier cependant que la « violence légitime » (ce bel oxymore dont ils se prévalent) a causé également des dégâts moraux et physiques irréparables dans les rangs des manifestants. C’est aussi le cas des Maires dont on nous décrit la déprime parce qu’ils n’ont pas voulu intégrer le virage de l’intercommunalité qui a leurs yeux est synonyme de dépossession de pouvoirs, alors qu’elle est aussi un cadre aux errements financiers, aux investissements justifiés par le désir de gloire et de réélection et la fin programmée d’un système clientéliste de financement croisés.

Ce combat, mené au nom de leurs morts ou de la violence dont ils font l’objet, n’est pas le bon et la plainte que cela génère, fait oublier l’essentiel qui est la défense d’un modèle, le manque de moyens, le manque de sens aux missions exercées et souvent la défense d’un modèle de référence ou contesté ou bien encore les méfaits de la mondialisation et du néolibéralisme qui imposent de ne voir qu’une seule tête.

Plusieurs franges de la société sont concernées. Elles sont tentées de mettre en avant leurs « martyrs ». Elles ne recevront de la part du gouvernement qu’une réponse axée sur la détection des troubles psychosociaux, l’installation de plateformes d’écoute, un peu de « calinothérapie » et la création d’un « fonds social » sans que rien ne change sur le fond, rigueur budgétaire oblige. Seule la ligne budgétaire à ne pas franchir trouve grâce aux yeux de nos brillants technocrates qui se repaissent de tableurs désincarnés.

Les mouvements sociaux se cherchent, mais pas sûr qu’ils aient trouvé la martingale. C’est davantage la multiplication des mécontentements, voire la résurgence relative du mouvement des gilets jaunes, incontrôlable par nature mais noyauté et discrédité par les extrêmes, qui peut inquiéter le gouvernement à la veille du mouvement du 5 décembre contre la réforme des retraites.

Les revendications touchent toutes les couches de la société

A celles qui déplorent des morts dans leurs rangs, il faut ajouter la grève emblématique des urgences et des hôpitaux publics dont on persiste à n’augmenter chaque année les budgets que de la moitié de ce qui serait nécessaire, compte tenu de l’accroissement de la population concernée et qui sont le réceptacle final des maux de notre société : vieillissement de la population ou bien accroissement des admissions aux urgences en raison du désengagement de la médecine de ville.

Parlons aussi du désengagement de l’Etat dans les quartiers sensibles (fermeture de services publics de proximité, moyens inadaptés pour les écoles…) et désormais dans les secteurs ruraux, ce qui ajoute de nouveaux « territoires perdus de la République » à la liste, là où au contraire il faudrait davantage de moyens. N’oublions pas que la révolte des gilets jaunes part de là.

Corollaire de ce qui précède, les services de secours ou l’hôpital public s’éloignent petit à petit des populations concernées et se trouvent confrontées parfois à des attitudes agressives. On notera à cet effet le summum de la bêtise gouvernementale qui a consisté à faire charger par les forces de l’ordre la manifestation parisienne des pompiers : encore un lien bêtement distendu.

La liste est longue et on pourrait également parler de la suppression massive d’agents prévue au Ministère de l’écologie, ce qui démontre s’il en était besoin le double langage gouvernemental ou bien les lacunes organisées dans le contrôle des établissements classés Seveso comme Lubrizol à Rouen et aussi des salaires de misères des aides à la personne.

Nous ne faisons plus « société » comme disent les sociologues

Finie la convergence et place à la coagulation éventuelle des luttes. Ce changement sémantique montre bien le point de rupture où nous sommes arrivés. La convergence des luttes s’attachait à aboutir au but ultime qui était celle du « grand soir ». La coagulation des luttes, déjà observable, se constatera dans la rue. Le mouvement des gilets jaunes en est la meilleure expression.

C’est pourquoi le gouvernement et les commentateurs aux ordres s’évertuent à le discréditer par tous les moyens, les premiers par la brutalité, les seconds en ânonnant les mantras du libéralisme et en rappelant chaque jour les dégâts causés à l’économie : taisez-vous et restez chez vous, c’est tout ce qu’on vous demande. Le mépris, toujours le mépris pour les oubliés de la croissance, ceux qui habitent loin des métropoles et qui, comme disait Griveaux, « fument des clopes et roulent au diesel ».

Et ce n’est pas la succession de shows présidentiels dans les campagnes devant les Maires soudainement requinqués parce qu’on fait mine de les considérer alors qu’on leur demande simplement de faire le sale boulot, avec moins de moyens, qui vont transformer la citrouille gouvernementale en carrosse doré.

A segmentation des luttes, réponses individualisées en trompe l’œil

Les perroquets médiatiques font le boulot et nous rappelle « l’effort gouvernemental sans précédent » de 17 Milliards en faveur du pouvoir d’achat des classes moyennes (les classes favorisées ayant déjà été servies par la fin de l’ISF et les entreprises par les 22 Milliards du CICE, sans qu’aucun « ruissellement » n’ait pu être observé), sauf que ces 17 milliards ne sont qu’un formidable jeu de trompe couillon.

Tout d’abord, « redonner du pouvoir d’achat aux français », comme le clame le gouvernement ne consiste pas à baisser leurs cotisations sociales, à leur accorder une prime ou des heures supplémentaires désocialisées et défiscalisées ou à supprimer la taxe d’habitation, sachant que la baisse des recettes qui s’ensuivra grèvera les budgets de la Sécu, les caisses de retraite ou les budgets des collectivités territoriales : devinez qui paiera en bout de course ?

De plus le pouvoir d’achat se mesure une fois les factures et charges fixes payées. Il faut bien remarquer qu’entre la loi Egalim qui permet à la grande distribution d’augmenter ses prix, l’augmentation de la taxe foncière (grâce à un tour de passe-passe sur les valeurs locatives), l’augmentation des mutuelles pour payer les promesses de Macron ou encore l’augmentation du Kwh de gaz de 12.5 % entre deux périodes de chauffe, le « reste à vivre », même après les « cadeaux » de 17 Milliards aux français, se trouve sérieusement écorné.

La hausse de la CSG pour les retraités puis sa suppression pour les moins favorisés montre l’improvisation gouvernementale et la gouvernance froide, à coup de tableurs.

Dernière trouvaille : la baisse de l’impôt sur le revenu qui reviendra, pour certains retraités, à diminuer l’impôt à hauteur de la CSG versée ! Il s’agit là d’un transfert à visée uniquement électoraliste qui, tout en accroissant les recettes des budgets sociaux et donc en masquant les effets des baisses de cotisations sociales, organisera un peu plus la faillite de l’Etat et justifiera, s’il en était besoin, la fermeture de services publics, la diminution du nombre de fonctionnaires à l’environnement ou encore la vente des bijoux de famille (ADP, la FDJ) pour colmater simplement les déficits, sans même parler d’améliorer le quotidien des français.

 

Voici donc un état des lieux de notre pays à la veille d’un mouvement social contre la réforme des retraites qui pourrait éventuellement se transformer en quelque chose de plus large, si chacun prend conscience de cette formidable escroquerie intellectuelle, encore jamais vue sous la cinquième République, qui consiste à donner le pouvoir à des professionnels lobotomisés de la calculette, dépourvus d’affects, totalement soumis aux dogmes du libéralisme et de la mondialisation. 

 



128 réactions


  • lala rhetorique lala rhetorique 19 novembre 2019 08:56

    Les médias ont tué le mouvement des GJ en n’en parlant presque plus depuis plusieurs semaines. Mais la grogne s’est transformée en haine. Les gouvernants disent entendre que les français veulent plus de pouvoir d’achat et moins d’impôts, vaste mascarade. Le peuple veut voir où passent leurs impôts et sait parfaitement que si un impôt baisse, d’autres taxes vont naître, et le coût de la vie augmenter (l’INSEE raconte des âneries sur les augmentations, d’autant que cela ferait augmenter entre autres le SMIC).


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 09:06

      @lala rhetorique
      Les impôts qui baissent servent aussi à tarir la source des financements des services publics, notamment en milieu rural ou périurbain qui sont les lieux de formation de la contestation « Gilets Jaunes ».
      En gros, on leur donne quelques miettes (prime pour l’emploi, taxe d’habitation supprimée, HS et primes de fin d’année désocialisées et défiscalisées) en leur disant contentez vous de ce qu’on vous donne mais tout cela a un coût que vous devrez payer quelque part.
      On notera que la pratique n’est pas la même pour les premiers de cordée...


    • Le421 Le421 19 novembre 2019 18:21

      @lala rhetorique
      Et Macron n’est en fait qu’un acteur de théatre. Excellent sur le texte, il se comporte comme certains infects que j’ai connu en méprisant totalement les spectateurs qui viennent voir la représentation.
      Imbu de sa personne et survolant la salle, à l’image de sa prof !!
      Les gueux ne sont utiles que pour payer vaisselle et moquette neuve au palace...
      Le temps de la « louisette » est révolu...


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 19 novembre 2019 18:56

      @lala rhetorique @Michel DROUET

      Si on parle thune, fric flouse pognon etc. (je crois que tout le monde comprend ^^),
      parlons de l’arnaque de la dette, de la création de monnaie sur rien, fait de rien et privé, les paradis fiscaux, les salaires outranciers de la clique politique (ce qui est déjà de la corruption), qui sont les leviers des exploiteurs.


    • Eric F Eric F 19 novembre 2019 21:03

      @Michel DROUET
      « contentez vous de ce qu’on vous donne mais tout cela a un coût que vous devrez payer quelque part »
      Tout a un cout qui doit être payé, mais certains n’ont rien obtenu et paient pour tous, et ce ne sont pas les très riches.


    • lala rhetorique lala rhetorique 20 novembre 2019 11:26

      @Michel DROUET Et vous allez voir ce que donne la disparition pour les salariés de certaines charges, là je pense à la sécu, qui pour l’instant est moitié/moitié au patronat et aux salariés ; en perdant des parts, les salariés vont se trouver aux mains du patronat et n’auront donc plus aucun pouvoir, mais ça personne n’en parle....


    • Michel DROUET Michel DROUET 20 novembre 2019 13:55

      @lala rhetorique
      Moins d’impôts et moins de cotisation sociale, l’Etat organise la faillite des systèmes de santé et de ses propres capacités d’intervention CQFD !


    • Seleznyov 20 novembre 2019 20:30

      Les premiers de cordée aiment les premiers de corvée !


    • paulau 24 novembre 2019 10:29

      @Seleznyov
      + 1


  • France Républicaine et Souverainiste France Républicaine et Souverainiste 19 novembre 2019 09:24

    Très bon article, qui résume bien la situation actuelle. Toutefois, tant qu’il n’y aura pas d’élections à la proportionnelle pour représenter tout le monde dans les assemblées et des dirigeants avec mandats révocables annuellement, on aura la caste des gouvernants d’un côté et le peuple de l’autre...


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 09:53

      @France Républicaine et Souverainiste
      d’élections à la proportionnelle pour représenter tout le monde dans les assemblées et des dirigeants avec mandats révocables annuellement

      Les élus ne décident plus de rien d’important, 80% de nos lois sont d’origine européenne, en particulier dans le domaine économique et social.

      « Il n’y a plus de politiques intérieures nationales », est venue expliquer Viviane Reding, Commissaire européen, aux Députés français, qui croyaient encore qu’ils servaient à quelque chose...


      Et c’est aussi ce qu’explique Cristina Semblano, membre du Bureau National du Bloco de Esquerda, un des partis de la Gauche radicale portugaise.
      Elle est économiste à Paris 1 Panthéon Sorbonne.

      "... (...) je dirai très fermement non, on ne peut pas se débarrasser de l’austérité en agissant dans le cadre des institutions européennes, car les traités européens – Traité de Maastricht, Pacte de Stabilité et à un degré supérieur dans l’escalade, le TSCG –, en soumettant les politiques publiques des pays à l’atteinte d’objectifs financiers de déficit et de dette, ont figé l’austérité en lui donnant un caractère perpétuel.

      Si un Etat veut procéder à des investissements et que leur financement met en cause le respect du ratio dette publique/PIB, il ne pourra le faire sans enfreindre les traités et s’exposer à des sanctions.

      De même, la décision d’embauche de nouveaux fonctionnaires, en pesant sur les dépenses publiques, se heurte sans cesse à l’obligation de respecter la barrière des 3 % de déficit public et ce d’autant plus que l’on sera en période de crise ou de faible croissance, caractérisées par la chute des recettes fiscales…etc


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 10:06

      @France Républicaine et Souverainiste
      La question est : que décident les assemblées aujourd’hui ?. C’est avant tout la finance et l’économique qui décident des choix avec une volonté affichée de protéger leurs acquis et de faire suer le burnous aux autres.
      Le lobbyisme me semble à cet égard le plus grand danger présent dans les assemblées et la proportionnelle peut créer plus de problème qu’elle n’en résoudra. N’oublions pas par ailleurs la nature de notre régime politique qui est davantage présidentiel que régime parlementaire. 


    • jmdest62 jmdest62 19 novembre 2019 15:56

      @Michel DROUET
      Salut et Merci pour cet article.
      La question est : que décident les assemblées aujourd’hui ?.


      La réponse est simple : RIEN
      et il suffit de regarder les débats sur le site de l’assemblée pour se rendre compte que la majorité absolue d’une assemblée à la botte du gouvernement permet de neutraliser toute discussion , tout débat d’idées .
      Les socialistes avec Valls et son 49.3 avaient initié une profonde dérive ...La Macronerie n’a eu qu’à reprendre la recette .
      La seule config qui , à mon sens , permet d’ atténuer les dérives de la 5ème république c’est la « Cohabitation » (Mitterand-Balladur , Chirac-Jospin) chacun ayant le pouvoir de neutraliser en partie les dérives de l’autre.
      Mais , ce n’est qu’un pis-aller , ce qu’il faut .....c’est tout remettre à plat par une constituante.
      @+


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 17:17

      @jmdest62
      Merci
      Les assemblées décident de ce que le pouvoir exécutif leur dit de décider.
      Pour les assemblées locales ce n’est pas mieux tant les décisions sont contraintes par les dotations versées par l’Etat.
      La cohabitation a permis « d’atténuer » effectivement, mais ce n’est pas non plus la panacée.


    • Arogavox Arogavox 19 novembre 2019 18:55

      @France Républicaine et Souverainiste
       
      Quand on comprend bien ce qu’est « la souveraineté nationale », et ce qu’elle n’est pas on n’a pas, on ne colporte pas l’illusion qu’un « vote pour représenter tout le monde » puisse sembler vraiment démocratique .
       « démocratie représentative » n’est qu’un oxymore.
         
      Article 3 de l’actuelle Constitution française en vigueur :

       « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

      Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice

      ... »


    • Un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 19 novembre 2019 19:14

      @Fifi Brind_acier
      Mais enfin combien de temps faudra-t-il pour leur faire comprendre ? Parfois je me dis : « ils sont bouchés ou quoi ? » ou bien « ma parole, ils sont masos ! »
      Bien sûr qu’Asselineau n’est pas sexi, bien sûr qu’il est hyper légaliste, bien sûr que ceux qui le suivent étant encore peu nombreux à avoir ses compétences, il est (encore) un peu seul et fait gourou, bien sur qu’il a fait quelques erreurs et a ses défauts...Mais en avez-vous vu un autre aussi bon : pédagogue, pas imbu de sa personne, préoccupé sincèrement par notre sort à tous, ayant de la carrure telle qu’il n’est pas invité sur les mainstreams non pas seulement :
      parce que les pouvoirs se sont trop avec compromis l’europe et s’effraient du frexit qui anéantirait leur intérêts privés,
      mais aussi parce qu’avec ses arguments ils applatit quasiment tous contradicteurs.


    • Un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 19 novembre 2019 19:17

      @un des P’tite Goutte
      J’allais oublier : sans langue de bois.


    • Eric F Eric F 19 novembre 2019 21:14

      @France Républicaine et Souverainiste
      la proportionnelle intégrale de niveau national, c’est souvent le blocage faute de majorité et les élections à répétition comme l’Espagne dernièrement, l’Italie, etc. Il faudrait un type d’élection à la fois clair (pas de double billetterie), représentatif, et « local », la proportionnelle départementale de 1986 avait ces caractéristiques, mais avec la réduction du nombre de députés, ce serait plutôt par « petite » région (celles d’avant la fusion).
      La révocation avant terme est l’exemple même de la fausse bonne idée, c’est le résultat en fin de mandat qui compte, sinon aucun gouvernant ne fera rien Par contre, l’assemblée pourrait être renouvelée par moitié tous les 2 ans, avec mandat présidentiel de 4 ans (ou tous les 3 ans avec mandat présidentiel de 6 ans).


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 22:09

      @un des P’tite Goutte
      Mais enfin combien de temps faudra-t-il pour leur faire comprendre ?


      On ne se débarrasse pas de 70 ans de propagande comme ça !
      Et il est plus facile de tromper les autres, que de reconnaître qu’on a été trompés et trahis par les Partis politiques en qui on a fait confiance...

      Les électeurs de Droite sont moins concernés, la Droite annonce des mesures de Droite qui conviennent à ses électeurs ... de Droite, qui lui reprochent parfois de ne pas aller assez vite. Il n’y a pas de dissonance cognitive, ni de contradictions.

      Alors que la Gauche, est obligée de mentir constamment pour faire passer la pilule.Elle est « contre la finance », comme je suis moine tibétain, et elle ment constamment. La trahison est difficile à avaler pour ceux qui se rendent compte à un moment donné, qu’on les a pris pour des truffes.
      C’est mon cas depuis le coup de Jarnac du Traité de Lisbonne, et je peux te dire que j’ai la rancune tenace.

      Il faut être patients et attendre qu’ils soient confrontés à des situations contradictoires. Avant, ils « n’entendent » pas.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 22:13

      @Eric F
      Vous avez vu qui décide à Bruxelles des politiques de la France ?
      Si vous saviez comme ils s’en foutent de la proportionnelle, vous auriez une idée de l’infini...


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 22:25

      @Arogavox
      Et les Commissaires européens élus par personne, qui sont à l’initiative des lois, et chargés de les faire appliquer, ils représentent qui ??
      Essentiellement le patronat européen et les lobbies des multinationales.
      Pas du tout les intérêts des citoyens.

      C’est simple. Ceux qui sont élus, les Maires, les Députés nationaux et européens, ne décident pas, ils appliquent ou donnent un avis consultatif dans le meilleur des cas.

      Et ceux qui décident : Commission européenne, BCE, Cour européenne de Justice et OTAN, ne sont élus pas personne.

      Mais curieusement, les Français se disputent sans fin, sur la meilleure manière de fonctionner en France, ce qui n’a aucun intérêt dans l’immédiat. Alors qu’ils ne disent rien sur ceux qui décident pour eux, sans être élus par personne...

      Tout simplement, parce qu’ils ne savent pas comment fonctionnent les Institutions européennes. C’est un peu comme les banques, s’ils savaient comment elles fonctionnent, ils feraient la révolution demain !


    • illiadegun illiadegun 20 novembre 2019 01:00

      @France Républicaine et Souverainiste
      on aura la caste des gouvernants d’un côté et le peuple de l’autre...’
      Il y a les gouvernants d’un côté (état profond,Minc,Attali,BHL..etc) ,puis les gouvernés de l’autre (le gouvernement Macron,Philippe ..etc). Et le peuple qui pour eux est considéré comme quantité malléable (la peur est leur arme de déstructuration massive ) et insignifiante puisque facilement dirigée aux élections


    • Eric F Eric F 20 novembre 2019 10:08

      @Fifi Brind_acier
      c’est le Conseil Européen, réunissant les chefs d’états et de gouvernement, qui décides des politiques générales. Après ça, la mise en oeuvre relève de la Commission et ses experts, avec un zèle effectivement parfois abusif. Mais c’est dans le cadre du Conseil qu’il convient de ruer dans les brancards, ce qu’avait fait de Gaulle à l’époque du compromis de Luxembourg.


    • Eric F Eric F 20 novembre 2019 10:22

      « les Commissaires européens élus par personne »
      Pas plus que nos ministres ne sont directement élus. Les membres de la Commission sont désignés par les chefs d’état et de gouvernement (qui sont élus par leur peuple), et doivent être approuvés par le Parlement Européen (directement élu par les peuples). La Commission rédige des lois soumis au PE, comme notre gouvernement rédige des lois soumises à notre assemblée.
      La directive des travailleurs détachés, par exemple, avait été accepté par nos représentants à Bruxelles, y compris au PE (libéraux et sociaux). Ils ont eu tort et doivent le reconnaitre. Un gouvernement ayant vraiment de la détermination devrait lever la clause de sauvegarde sur ce sujet (au moins des quotas).


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 novembre 2019 10:49

      @Eric F
      c’est le Conseil Européen, réunissant les chefs d’états et de gouvernement, qui décides des politiques générales.

      A que non, très cher ! C’est la Commission européenne,  dont les membres sont cooptés, après des tractations de marchants de tapis, et aucun n’est élu !

      Ses compétences sont de trois ordres :

      • pouvoir d’initiative législative : la plupart des actes législatifs du Conseil de l’Union (Conseil des ministres) exigent au préalable une proposition émanant de la Commission. Le Conseil ne peut amender une proposition qu’en statuant à l’unanimité et la Commission peut modifier sa proposition tant que le Conseil n’a pas statué. Toute proposition de la Commission doit se justifier au regard du principe de subsidiarité.(..) 

      • gardienne des traités : la Commission veille au respect et à l’application du droit européen et du droit dérivé (règlements, directives, décisions). Elle s’informe, prévient et sanctionne les États membres en cas de non-respect des traités européens. Elle peut saisir la Cour de justice de l’Union européenne si l’État ne suit pas l’avis qu’elle lui a préalablement envoyé.

      • pouvoir d’exécution : la Commission est, par délégation du Conseil de l’Union européenne, l’organe d’exécution des politiques et des actes adoptés par le Conseil. Elle exécute le budget, gère les politiques communes et les Fonds européens. Le Conseil contrôle son activité au moyen de différents comités, plus de 200 (procédure de comitologie)

    • CRICRI59 CRICRI59 20 novembre 2019 19:19

      @France Républicaine et Souverainiste

      https://www.facebook.com/christian.ple.1/posts/1415603941832343
       à visionner De Gaulle et la constitution

      Bonjour il faut simplement changer le mode de scrutin pour prendre en compte les bulletins nul, vierge et les abstentions, c’est comme cela que macron a été élu avec moins de 20% des inscrits, nous sommes dans une république bananière


    • Eric F Eric F 20 novembre 2019 19:29

      @Fifi Brind_acier
      Nous parlions de la décision sur les politiques générales, non de sa déclinaison législative. Voyons donc ce que dit le site de l’UE, au chapitre du Conseil Eeuropéen :
      https://europa.eu/european-union/about-eu/institutions-bodies/european-council_fr
      "Rôle (du Conseil Européen) : définit les grandes orientations et priorités politiques de l’Union européenne

      « 

      Par ailleurs, entre autres : »Il désigne et nomme les candidats à certaines hautes fonctions de l’UE, comme la présidence de la BCE et de la Commission.

      Donc la commission procède bien du Conseil Européen des chefs d’états et de gouvernement.

      Les membres de la commission ne se cooptent pas entre eux, et ne sont même pas choisis par le président de la Commission, mais les états désignent leur candidat, sous réserve de l’accord du président de la commission et de l’approbation par le PE (qui cette fois en a retoqué plusieurs, dont celle désignée d’abord par la France). Alors oui, il y a des tractations comme pour la constitution d’un gouvernement, mais encore plus complexes, puisqu’il faut convenir aux états, aux groupes politiques, aux instances, etc.

      Les politiques générales décidées par le Conseil Européen sont mises en oeuvre par la Commission, incluant la proposition des lois (mais pas la décision) et l’exécution. Attention que le « Conseil de l’Union » mentionné par le texte que vous citez (msg du 20 novembre 10:49) est encore une autre instance, regroupant des ministres des états de l’Union, qui statue sur les propositions législatives avant de les envoyer au PE (de manière générale). Alors oui, c’est une usine à gaz, et non, je ne la défends pas smiley

      S’ajoute, pour la Commission, de faire la police intérieure sur l’application des traités et de la législation. Effectivement cet aspect tend à relever du flicage sélectif (certains états passent parfois à travers, comme jusqu’au début des années 2000 la complaisance envers la Grèce -eh oui-, alors que le trucage de ses comptes devait être connu). Disons qu’ils nous font chier sur bien des points, mais ont été plutôt accommodants sur le déficit budgétaire (*), repassé au dessus de 3% cette année

      (*) Sur ce point, je suis peut-être le seul sur Agoravox, mais je considère qu’un budget doit tendre vers l’équilibre, pour les états comme pour les entreprises et les ménages.


    • Arogavox Arogavox 20 novembre 2019 20:19

      @Fifi Brind_acier
      « les Français ... ne disent rien sur ceux qui décident pour eux, sans être élus par personne...  »
        ??? dans quelle bulle êtes vous ?? !!!

       que cherchez vous aussi ?? n’être élue par personne et décider pour « les Français » de ce qu’ils disent, savent ou ne disent, savent pas ?

       Parce que le peuple ne conçoit semble-t-il pas « la révolution » comme vous la rêvez, il faut le dissoudre dans votre « pédagogie » ?


    • Mooney 21 novembre 2019 08:01

      @Fifi Brind_acier

      C’est bien pour cela que la priorité dans la lutte contre ce système inique (UE, néolibéralisme, Euro) doit être l’éducation populaire. La propagande est aux ‘démocraties’ ce que la matraque est aux dictatures. Signe des temps nous avons aujourd’hui les 2 en france. Il faut faire comprendre aux peuples ce qui se passe, et les posts de Fifi concourent a cette depropagandisation. Quand une majorité de français seront éveillés, ces systèmes tomberont.


    • nemo3637 nemo3637 22 novembre 2019 07:50

      @Michel DROUET
      Il manque dans votre article une analyse de la société (capitaliste) actuelle. Elle aurait pu démarrer sur une réflexion avec ce qui se passe ailleurs, des comparaisons..
      On reste sur une impression de « méchants » et de « coupables » qui « dirigent la France », une vision linéaire où il suffirait d’un « bon chef », sans mettre en cause le système et la crise qui l’affecte.


    • Michel DROUET Michel DROUET 22 novembre 2019 09:05

      @nemo3637
      Bien sûr, mais vous aurez remarqué que mon article est déjà pas mal long. La critique de la société capitaliste actuelle se lit en creux, me semble t’il. Par ailleurs, ceux qui me suivent savent que je me suis déjà exprimé sur le sujet d’ans d’autres articles


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 24 novembre 2019 13:40

      @Eric F
      Le Conseil européen, c’est comme le Parlement, leur avis est facultatif. La preuve, c’est qu’il est arrivé que la majorité du Conseil vote contre l’introduction d’un maïs OGM.. La Commission européenne est passée outre !

      « Un nouvel OGM autorisé contre l’avis de 67% des Etats, 61% des Députés européens qui représentaient 70% de la population européenne. »

      PS : Ce qui me dérange le plus, c’est que des pays étrangers, ou leurs émissaires, les Commissaires européens, décident de ce qui est bon pour les Français. Sauf pendant l’ occupation, jamais depuis 800 ans, des étrangers n’ont décidé ce qui devait se faire en France.


    • Eric F Eric F 25 novembre 2019 10:55

      @Fifi Brind_acier
      « Le Conseil européen, c’est comme le Parlement, leur avis est facultatif.... »


      Je m’en doutais, vous confondez le Conseil Européen composé des chefs d’états et de gouvernement, qui fixe le cap, et le Conseil de l’Union Européenne qui est composé de ministres concernés par un sujet, qui co-décide de certaines lois avec le Parlement Européen. Je sais, c’est complexe et les dénominations sont confusibles, mais il faudrait quand même qu’à l’UPR vous potassiez un peu la question des instances de l’UE, au lieu de focaliser sur la Commission en confondant le reste, et en prétendant donner des leçons au reste de l’univers.


  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 09:41

    Bonjour,

    Votre état des lieux est tout à fait réaliste.

    Dommage que vous refusiez obstinément d’admettre que ces désastres sont les conséquences de notre appartenance à l’Union européenne et à la zone euro...

    Et que chaque décision des gouvernements, depuis Mitterrand au moins, n’est que l’application des Traités néolibéraux européens....

    Pourtant, c’est ce qu’explique ce fonctionnaire européen, chargé de surveiller, jour après jour les décisions du gouvernement français.

    Ce ne sont pas les preuves qui manquent. Il suffit de consulter ce document, où Bercy tient scrupuleusement les comptes des demandes de Bruxelles :

    PROGRAMME NATIONAL DE REFORME.

    page 160, annexe 4, on trouve toute une série de tableaux.

    A gauche, les demandes de la Commission européenne, puis les décisions prises pour y répondre, et dans la colonne de droite, si c’est fait, ou en cours...


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 10:19

      @Fifi Brind_acier
      l’Union européenne n’est qu’une partie du problème étant entendu que les systèmes économiques et financier sont à l’échelle de la planète, Bruxelles n’étant qu’une succursale qui gère avec des tableurs.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 11:57

      @Michel DROUET
      les systèmes économiques et financiers sont à l’échelle de la planète,


      C’est ce qu’on essaye de vous faire croire, mais c’est faux. En dehors des pays occidentaux, les autres pays du monde ne sont pas portes et fenêtres ouvertes à tous les vents ! La mondialisation n’est pas réciproque .

      Elle a été mise en place pour faciliter la délocalisation des entreprises, par la libre circulation des capitaux et des marchandises. Les autres pays du monde ne l’appliquent pas. Ils protègent leurs frontières, leur monnaie, leur patrimoine, leurs entreprises et leurs emplois.

      Et ils dévaluent leur monnaie quand ils le jugent nécessaire. Alors qu’avec l’euro, c’est impossible, d’où le blocage des salaires et les attaques contre les acquis sociaux, pour faire baisser le prix du travail.

      Au grand dam de Trump, qui a fini par comprendre qu’à force de délocaliser les entreprises en Chine, c’était la Chine qui s’enrichissait et les multinationales.
      Mais que les USA s’appauvrissaient ! Tout comme les pays européens.


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 15:08

      @Fifi Brind_acier
      Il ne faut pas faire preuve de trop de naïveté. Il n’y a pas un seul pays aujourd’hui qui échappe à la mondialisation, à la coupe réglée de leur économie ou bien, phase ultime en cas de velléités d’indépendance, aux foudres du FMI. Les pays occidentaux ont des attitudes post coloniales vis à vis de leurs anciennes sphères d’influence et cherchent également à étendre leurs zones (cf la Russie et la Chine en Afrique). 


    • Un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 19 novembre 2019 19:37

      @Michel DROUET

      Oui mais cette succursale, qui au départ, nous a été présentée comme FORCE ECONOMIQUE MONDIALE (sous-entendu contre les puissances en place ou émergeantes), puis associée à d’autres domaines que le commerce et la finance comme une sorte de supra gouvernement ayant les qualités de puissance et d’efficacité tout en préservant l’indépendance des pays, dans LA PAIX FORTE et la bonne entente-aspect politique-...soit a été phagocytée, soit était déjà programmée pour, soit est devenue peu à peu... :

      outil aux mains de quelques-uns, nouveaux saigneurs : inutile de les désigner à nouveau, beaucoup sont connus, d’autres œuvrent dans l’ombre, tous nous tuent à petit feu.


    • Fergus Fergus 19 novembre 2019 19:41

      Bonsoir, Michel DROUET

      Excellent article, une fois de plus !

      Et total soutien dans vos échanges avec Fifi, décidément toujours aussi aveuglée par la fixette haineuse et monomaniaque de l’UPR envers l’Union Européenne.


    • cettegrenouilleci 19 novembre 2019 20:06

      @Fergus

      « fixette haineuse et monomaniaque de l’UPR envers l’Union Européenne » devant laquelle il convient évidemment de se prosterner comme vous le faites avec beaucoup de zèle, sans regarder plus loin que le bout de votre nez.

      Quelle admirable contribution au débat citoyen sur les vertus de l’intégration (de l’enfermement) à marche forcée de la France dans le régime dictatorial et mortifère de l’Union Européenne, de l"euro et de l’Otan qui nous convient si bien !

      A Fergus, la dictature reconnaissante.


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 20:29

      @un des P’tite Goutte
      C’est bien cette dérive qui est en cause et le fait que Bruxelles est toujours une bonne excuse pour les élus nationaux (c’est pas moi, c’est Bruxelles)


    • Fergus Fergus 19 novembre 2019 20:35

      Bonsoir, cettegrenouilleci

      Je ne me « prosterne » pas devant l’UE : je trouve cette institution dévoyée et, en l’état, incapable de fonctionner. D’où la nécessité d’une réforme sans laquelle l’UE risque de sombrer !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 21:17

      @Michel DROUET
      Vous confondez la mondialisation des échanges, qui existe depuis toujours, avec la dissymétrie des échanges.

      Le commerce entre les 4 coins de la Méditerranéenne et du monde connu, existe depuis la nuit des temps, la Route de la soie, les routes africaines du commerce, les foires du Moyen âge en Europe et avant, le commerce des Grecs et des Phéniciens etc

      Vous confondez cela avec les règles dissymétriques du commerce mondialisé actuel. Tous les pays du monde ne jouent pas avec les mêmes règles, il n’y a pas réciprocité.

      Essayez d’acheter une aciérie aux USA, des plantations de thé en Chine ou une partie de son patrimoine ! Poliment, ils vous diront d’aller vous faire voir chez les papous.

      Alors que la Chine achète tout ce qu’elle veut en Europe.
      Et que les USA ont acheté Alstom, sans que Bruxelles ne moufte.

      Pire, une commissaire européenne s’est opposée à l’union de Siemens et d’Alstom pour produire des trains. Mais n’a rien dit quand la plus grosse entreprise chinoise ferroviaire a racheté une entreprise allemande de trains !
      Bilan, 900 personnes menacées de chômage en Alsace.

      Les européens, nous sommes les idiots utiles de la mondialisation.
      L’UE qui nous été vendue « pour nous protéger des USA & de la Chine, parce qu’à plusieurs, on est plus forts », c’est du pipeau pour les mougeons.
      L’UE ne nous protège de rien du tout.


    • Eric F Eric F 19 novembre 2019 21:22

      @Michel DROUET
      « les systèmes économiques et financier sont à l’échelle de la planète, Bruxelles n’étant qu’une succursale qui gère avec des tableurs »
      Absolument d’accord sur ce point. Il y aurait un chouia de marge de manoeuvre en plus, mais des risques d’attaques contre la monnaie en cas de dérapage budgétaire, de ripostes commerciales, etc. La sortie ne serait pas un chemin parsemé de pétales de roses, il y aurait aussi des épines.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 21:32

      @Fergus
      D’où la nécessité d’une réforme sans laquelle l’UE risque de sombrer !

      C’est nous qui allons sombrer !
      Il n’est pas possible de réformer l’UE, à cause de la règle de l’unanimité.

      Et même pour changer cette règle, il faut aussi l’unanimité des 27 pays. Ce que vous n’aurez jamais, vu que plusieurs pays, ne tiennent pas du tout à une Europe sociale, et que certains, tirent grand avantage du système actuel.

      Par exemple, les pays de l’est veulent garder la directive sur les travailleurs détachés. Ils diront non.

      Ou les pays « paradis fiscaux », l’Irlande, le Luxembourg et les Pays Bas, font leur beurre avec les sièges d’entreprises, qui paient peu d’impôts chez eux. Pourquoi se priveraient -ils de cette ressource pour faire plaisir aux autres pays ? Ils diront non.

      Ou bien l’Espagne et l’ Allemagne qui n’ont pas de SMIC agricole, n’accepteront pas d’en avoir, car leurs bas salaires rendent leurs productions plus compétitives que les productions françaises etc

      Les Traités, au nom de la concurrence, opposent les pays européens entre eux, ce qui est contradictoire avec l’unanimité indispensable pour changer les Traités.
      Il ne faut pas prendre les créateurs des Traités pour des demeurés, ils savaient très bien ce qu’ils faisaient en opposant les pays entre eux : rendre l’unité impossible.


    • Eric F Eric F 19 novembre 2019 21:53

      @Fifi Brind_acier
      « Les européens, nous sommes les idiots utiles de la mondialisation »
      Sur ce point, je ne peux qu’être d’accord, et vous pourriez ajouter que la France est trop souvent la fayote utile de l’UE. Alors, malgré les épines d’une sortie que je mentionnais dans le précédent message, je comprends que certains préconisent cette solution. J’opte plutôt pour le bras de fer -la France est un des pays fondateurs et la deuxième puissance de l’Union, son impact est d’une autre ampleur que la Grèce-. Mais si nul ne tente jamais le plan A, une majorité d’électeurs finira peut être par passer directement au plan B....


    • cettegrenouilleci 19 novembre 2019 23:28

      @Fergus

      « Je ne me <prosterne> pas devant l’UE : je trouve cette institution dévoyée et, en l’état, incapable de fonctionner. D’où la nécessité d’une réforme sans laquelle l’UE risque de sombrer ! »

      L’ennui, c’est que cette « institution dévoyée » apporte très exactement ce pour quoi elle a été conçue : la destruction du giron protecteur des nations et la liberté donnée à l’oligarchie d’exploiter sans aucune contrainte ni limite la force de travail des salariés et les ressources naturelles, économiques, patrimoniales de chacun des pays qui se sont laissé enfermer dans la dictature de l’UE.

      C’est ainsi que dans chacun des pays de l’UE s’appliquent désormais les lois d’airain de l’oligarchie mondialiste : concurrence libre et non faussée, libre circulation des capitaux venant du monde entier, marchandisation de tous les secteurs d’activité de la société, privatisation ou destruction pure et simple des services publics, casse du code du travail et des libertés les plus élémentaires, maintien de l’ordre bourgeois par les outils répressifs d’une dictature impitoyable avide de pillages, de concussion, d’enrichissement à bon compte des puissants sur le dos des peuples, tout ça en se drapant des vertus de l’efficacité et du progrès économiques, de la défense de notre économie contre les effets dévastateurs de la mondialisation, de la préservation de la paix....etc...

      Ces discours politiciens mensongers s’appliquent à cacher et à transfigurer les stigmates des cataclysmes infligés à notre société et à notre peuple, exactement comme cela avait été prévu et calculé par les concepteurs de l’Union Européenne pour servir les intérêts exclusifs de leur camp mafieux.

      Contrairement à ce que vous dites à l’instar de toutes les forces politiques de ce pays qui défendent néanmoins l’UE, à l’exception de l’UPR, de quelques personnalités remarquables et de petits groupes de militants communistes ou (et) patriotiques, « l’UE n’est pas une institution dévoyée ».

      On a fait croire aux peuples qu’elle était là pour protéger leurs intérêts alors qu’elle défend et protège les seuls intérêts de l’oligarchie.

      L’UE fait très exactement ce pour quoi elle a été prévue. Et, cerise sur le gâteau, elle n’est pas réformable.

      Elle a d’ailleurs été conçue de façon à empêcher les peuples d’en modifier le fonctionnement et les règlements, afin de les empêcher d’en sortir.

      L’UE est un piège. C’est une nasse. Plus longtemps on y reste et on s’y débat, et plus c’est difficile d’en sortir. Il n’y a pas que les pièges institutionnels et les règlementations khafkaïennes en tous genres qui contribuent à cela. Il y a aussi le saccage , la parcellisation , la précarisation des structures économiques et des groupes sociaux, le fracassement des identités nationales et des solidarités, la liquidation pure et simple d’une justice équitable désormais piétinée par l’arrogante dictature de l’oligarchie.

      Ce ne sont plus les états qui régulent le fonctionnement économique de leur société. Ce sont les grandes entreprises capitalistes qui dictent leur loi dans tous les domaines à la société toute entière. Et ce sont les textes réglementairtes de l’UE qui leur donnent ce pouvoir là !

      Alors, « la nécessité de la réforme sans laquelle l’UE risque de sombrer », c’est ce que caquettent tous les européistes depuis cinq décennies pour mieux empêcher les peuples d’en sortir, en leur faisant espérer des réformes que l’UE est justement là pour empêcher par tous les moyens.

      Il est grand temps d’ouvrir les yeux et d’extraire notre pays et notre peuple des tentacules de cette hydre destructrice et impitoyable conçue et pilotée par l’oligarchie pour soumettre les peuples et les exploiter à sa guise.

      Le peuple français a su par le passé se rassembler pour se défendre contre ses ennemis, déjouer leurs pièges, préserver son identité, sa culture, son patrimoine, ses valeurs républicaines, défendre l’intégrité de son territoire, renforcer les solidarités, protéger les plus faibles, construire une société solidaire.

      Les générations présentes ont de terribles défis à relever. Mais nos anciens leur ont transmis de magnifiques outils et une expérience précieuse. Les Français d’aujourd’hui sauront eux aussi se détourner des imposteurs, des charlatans et des apprentis-sorciers, ils auront la sagesse de se rassembler par delà leurs différences, par delà leur désaccords et par delà les clivages partisans pour défendre et faire revivre la nation sans laquelle nous ne sommes rien que des jouets entre les mains des vampires de l’oligarchie et de leurs valets infects et sans vergogne.

      C’est ma conviction. Ce n’est qu’une conviction. Mais de solides éléments enracinés dans notre paysage, dans notre tissu social et dans notre histoire permettent d’espérer la libération prochaine de la France et des Français de la funeste dictature de l’UE ;

      De tous ces atouts pour transformer le réel qui accable aujourd’hui notre peuple et notre nation, l’Union Populaire républicaine, ses cadres dirigeants et ses militants ne sont pas les moindres, même s’ils ne sont ni parfaits ni sans défauts. Ils constituent en tout cas un atout maître mis à la disposition de nos concitoyens pour construire le grand rassemblement populaire qui est nécessaire pour permettre à notre peuple de se libérer de la dictature de l’UE, de l’euro et de l’Otan, et pour lui permettre de reprendre ses affaires en mains propres.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 novembre 2019 11:12

      @Eric F
      J’opte plutôt pour le bras de fer

      Le bras de fer avec qui ? La France est seule contre 26 pays ! C’est le rapport de force inverse qui risque de se produire, si un gouvernement viole les Traités.
      60% du commerce français se fait avec les pays de l’ UE. On a tout intérêt à ne pas les contrarier !

      Il suffit qu’ils se mettent d’accord, ou même la moitié d’entre eux, pour changer de fournisseurs, et boycotter les produits français, et vous allez vous retrouver avec des entreprises en faillite et des files de chômeurs... , génial !

      Ou bien qu’ils déconseillent à leurs citoyens de prendre leurs vacances en France.Le tourisme, c’est 7% du PIB, dont plus de 60% viennent des pays européens. Bonjour les dégâts dans l’hôtellerie, un des secteurs non délocalisables et qui fournit beaucoup d’emplois.

      Déjà que la sortie de la France priverait le budget européen de 20 milliards par an, avec un solde net positif de 9 milliards, qu’ils devront se répartir, car la Commission n’envisage pas de restreindre son train de vie somptuaire, se fâcher avec les autres pays européens, en violant les Traités, en voilà une idée qu’elle est bonne !


    • Attila Attila 20 novembre 2019 11:24

      @Fifi Brind_acier
      Exactement. Beaucoup de rêveurs ne comprennent pas que nous ne sommes pas en tête-à-tête avec la commission européenne mais que les Traités Européens sont un CONTRAT signé entre 28 pays : si un pays ne respecte pas les clauses du contrat qu’il a signé, ce sont les autres pays signataires qui ne seront pas d’accord et qui réagiront.

      .


    • Michel DROUET Michel DROUET 20 novembre 2019 12:27

      @Eric F
      Bonjour Eric F
      On attend de voir ce qui va se passer au Royaume uni, si toutefois on les laisse partir...


    • Attila Attila 20 novembre 2019 12:43

      @Attila
      Et d’ailleurs, quand Macron a royalement accordé 10 milliards aux Gilets Jaunes, la première à protester a été l’Allemagne comme quoi la France qui ne respectait pas la règle du 3% de déficit était malvenue de dépenser 10 milliards supplémentaires.

      .


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 novembre 2019 14:11

      @Michel DROUET
      Même après plus de 3 ans de négociations oiseuses, la GB ne s’est fâchée avec aucun pays européen. Et Thérésa May a utilisé l’article 50 pour ouvrir les négociations. La GB a respecté le Droit, et ne s’est fâchée avec personne.

      Les Traités européens n’ont pas été signés avec la Commission européenne, mais par chaque pays, avec chacun des autres pays.

      La Commission européenne a reçu mandat pour négocier, mais ce sont des Traités entre pays. Il suffit de regarder les photos du Traité de Rome. Personne n’a intérêt à se fâcher avec les autres, les exportations des uns, sont les importations des autres.

      On n’est pas non plus obligé de régler tous les problèmes techniques avant de sortir.... Savoir ce qu’on va faire des bâtiments du Parlement de Strasbourg, ya pas le feu au lac, ça peut attendre.

      On y verra plus clair avec les élections législatives en GB... Nigel Farage ne présentera pas de candidats sur les sièges détenus par les Conservateurs.
      Il se peut qu’émerge une majorité pour Johnson, sait-on jamais... ?


    • Un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 22 novembre 2019 21:15

      @ Bonjour Michel DROUET,

      « Puissances » de l’argent donnent pouvoir.

      Pouvoir légitime à minima, ajoutons autorité naturelle de la sagesse.

      Des deux types de pouvoirs, lequel gagne-t-il toujours + de terrain depuis plusieurs décennies ?


    • Eric F Eric F 24 novembre 2019 10:17

      @Fifi Brind_acier
      Un « bras de fer » n’est pas la guerre totale ni le rejet de l’ensemble des traités, c’est un rapport de force d’un pays globalement contributeur relativement à certaines dispositions qu’il considère abusivement pénalisantes. La perspective d’une éventuelle sortie de la France de l’UE est un argument implicite dans la balance (merci le Brexit et merci l’UPR de tenir ce fer au chaud).


    • JL JL 24 novembre 2019 10:28

      @Eric F
       
       moi je ne dis pas merci à l’UPR, qui crée et entretient un clivage surnuméraire.
       
      Cela fait le jeu du pouvoir qui n’a de cesse de diviser le corps électoral.
       
      Le seul clivage qui doit nous diviser c’est entre ceux qui acceptent les inégalités démentes et mortifères que nous connaissons depuis quelques décennies et qui ne cessent de s’amplifier, et ceux qui les refusent.
       
       Tout le reste c’est du blabla.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 24 novembre 2019 14:01

      @Eric F
      un rapport de force d’un pays globalement contributeur


      C’est exact, la France paye plus au budget européen qu’elle ne reçoit. Menacer de ne plus payer, en échange de modifications dans les Traités, c’est une option, cela s’appelle du chantage. C’est une méthode de truands, punie en France de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.
      .
      Le chantage, c’est efficace, sous réserve qu’en cas de refus de leur part, vous sortiez vraiment de l’ UE. L’ennui, c’est que la FI n’a jamais prévu de sortir, en cas de refus. Une menace en l’air, ce n’est pas une menace, ça va juste les faire rigoler.
      .
      Et supposons que tous les pays soient sensibles au chantage, je ne vous raconte pas les représailles ! C’est ce qu’explique ce fonctionnaire européen, qui démonte en 3 minutes la stratégie de la FI (ou du FN, qui veut lui aussi, changer les Traités de l’intérieur).


    • JL JL 24 novembre 2019 14:04

      @Fifi Brind_acier
       
       ’’Menacer de ne plus payer, en échange de modifications dans les Traités, c’est une option, cela s’appelle du chantage. C’est une méthode de truands, punie en France de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.’’
       
       smiley  smiley  smiley


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 24 novembre 2019 14:08

      @JL
      moi je ne dis pas merci à l’UPR, qui crée et entretient un clivage surnuméraire.


      Je vous crois ! L’UPR est la seule à proposer la sortie de l’ UE & de l’euro. Mais heureusement, vous avec tous les autres Partis européistes, avec qui vous pouvez vous unir pour maintenir en survie une si belle institution, si pacifique et si prospère !

      C’est bien ce qu’a fait Macron en pacsant la Droite, le Centre et le PS, ça marche du feu de Dieu, non ? Morceau par morceau, tout le modèle social français va passer à la moulinette....


    • JL JL 24 novembre 2019 14:25

      @Fifi Brind_acier
       
       Vous croyez que macron fait tout ça pour le roi de Prusse ? Pour un traité au bénéfice des Martiens ?
       
      Il fait ça pour le Medef, pour la finance, pour les multinationales, .... et pour les actionnaires, dont vous faites partie peut-être, et probablement beaucoup de militants UPR.
       
       Vous pourrez quitter l’UE autant que vous voudrez, ces forces seront toujours là.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 24 novembre 2019 20:14

      @JL
      Vous pourrez quitter l’UE autant que vous voudrez, ces forces seront toujours là.


      Le programme du CNR à la Libération n’a pas quelque peu contrarié ces forces ??
      Le Médef ne rêve que de la fin du modèle social français !


      « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! »

      "Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

      Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…

      A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là . Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !..."


      Et bien, le programme de l’ UPR est un copié/coller du programme du CNR appliqué à la Libération !

    • JL JL 25 novembre 2019 08:18

      @Fifi Brind_acier
       
       ’’Le programme du CNR à la Libération n’a pas quelque peu contrarié ces forces ??’’
       
      Cela se passait juste après la guerre, i y a 75 ans le patronat était exsangue et totalement discrédité. Votre référence au CNR C’est comme si vous en appeliez à reprendre la Bastille.

      Si vous n’avez pas remarqué que les choses ont changé, il faut arrêter de vous occuper de politique.


    • Eric F Eric F 25 novembre 2019 11:21

      @Michel DROUET
      « On attend de voir ce qui va se passer au Royaume uni, si toutefois on les laisse partir.. »
      Les instances de l’UE ne demandent pas mieux que la sortie du Royaume Uni (les incertitudes et atermoiements sont mauvais pour le business), c’est celui-ci qui n’a cessé de demander des reports. Désormais le départ semble acquis, et le dernier délai devrait servir à préparer l’arsenal législatif si les élections britanniques du 12 décembre confirment une majorité pro-Johnson, ce qui semble prévu par les sondages (lien) -l’UKIP ne fera pas barrage aux conservateurs dans leurs fiefs-.
      Et ensuite, effectivement s’il y a un rebond de prospérité au Royaume Uni, cela donnera des envies à certains peuples de l’Union de faire de même, si ce n’est que le gap est bien plus important pour nous qui sommes physiquement raccordé au continent, imbriqués dans l’euro et Schentgen, et sans la confraternité anglo-érasunienne dont profitera le Royaume Uni (Churchill disait qu’entre le continent et le grand large, il choisirait le grand large).


    • William 25 novembre 2019 13:51

      @Fifi Brind_acier
      « le programme de l’ UPR est un copié/coller du programme du CNR appliqué à la Libération »
      A la libération c’est surtout un système d’« assurance sociale », où les bénéficiaires sont les cotisants dans une société de plein emploi. Le minimum vieillesse a été créé plus tardivement en 56 et l’assurance chomage en 58, et c’est surtout depuis la « crise » des années 70 que de nombreuses prestations d’assistance ont été introduites sans contrepartie de cotisation : RMI/RSA, CMU, APA, etc.


  • ZenZoe ZenZoe 19 novembre 2019 10:14

    « Le mépris affiché par Macron pour les corps intermédiaires aura été en partie à l’origine de l’explosion sociale des Gilets Jaunes »

    Non, je ne crois pas. Ce serait même le contraire. Les GJ refusent catégoriquement les intermédiaires et demandent la démocratie directe.

    Ils en ont leur claque de voir qu’hommes politiques, journalistes, syndicalistes et experts de tous poils n’arrêtent pas de s’exprimer partout ’’au nom du peuple’’ sans jamais s’adresser aux gens du peuple, ou alors pour leur dire de se taire ou pour les insulter.


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 10:29

      @ZenZoe
      Par « corps intermédiaires » je voulais surtout parler des syndicats ou des associations d’élus ou d’associations familiales par exemple.
      Il a voulu tout faire comme un grand comme la réforme de l’assurance chômage ou de la SNCF sans consulter et en passant par les ordonnances.
      Après, le mouvement des gilets jaunes a refusé de se structurer et de désigner des représentants, instruits de la position de Macron que je décris, et ils ont eu raison de ne pas donner suite aux appels du pied d’un gouvernement et des médias qui étaient en train de sombrer, victime de leurs propres turpitudes.


  • bernard29 bernard29 19 novembre 2019 10:23

    Ainsi donc les « les corps intermédiaires », ( :partis politiques, organisations professionnelles, entreprises et syndicats, divisions administratives du territoire, chambre de commerce et autres chambres, associations et voire groupes de pression ) n’auraient aucune responsabilité dans la déliquescence de l’expression publique depuis 30 à 40 ans ? 

    Pourquoi croyez vous que Macron a été élu ?? 

    On nous bassine avec ( les médias, les forces de l’argent, le capitalisme etc etc ) !! ... mais je trouve cette éventuelle réponse un peu courte ...


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 10:36

      @bernard29
      Bien évidemment que ces corps intermédiaires, minés par le clientélisme ont une grande responsabilité, mais l’erreur de Macron aura été de ne pas chercher à s’attaquer « en même temps » à ce maillage en le réformant : cela a ouvert les yeux aux gilets jaunes qui ont constaté que le mépris concernait aussi les corps intermédiaires qui temporisaient tout le temps en attendant leur sucette et cela a donné le mouvement des gilets jaunes face à Jupiter qui s’est cru tout puissant.


  • Raymond75 19 novembre 2019 11:09

    « Nous ne faisons plus « société » » en effet ; il n’y a plus de vision commune, de vision ou d’espoir à long terme. Les jeunes sont privés d’avenir et on est considéré comme inutile dès 50 ans (mais il faut travailler jusqu’à 65 ans ou plus ! ).

    L’Union Européenne n’a fait que la promulgation du dumping social et du dumping fiscal, la destruction de l’industrie, la concurrence du plus pauvre contre le pauvre, est un nain politique, diplomatique et est incapable d’assurer seule sa défense.

    Les inégalités sociales se creusent, et les classes moyennes ont du mal à finir le mois.

    Les accords de coopérations internationaux volent en éclat.

    Nous polluons massivement la Terre, les eaux et l’air ; nous détruisons les ressources mais ne pouvons intervenir sur les industriels protégés par les lobbies ...

    La période est démoralisante, et encore avons nous la chance de ne pas subir une guerre ; mais on constate que dans le monde entier les consciences s’éveillent et remettent en cause l’ordre établi. Cela me rappelle les années 70 ! Peut être sommes nous à la veille de prfonds changements ; je le souhaite.


  • bernard29 bernard29 19 novembre 2019 11:23

    « l’erreur de Macron aura été de ne pas chercher à s’attaquer « en même temps » à ce maillage en le réformant : » 

    C’est un travail titanesque et surement pas réalisable en 2 ans de mandat présidentiel, mais ce n’est peut être pas à Macron seul de « réformer » les intermédiaires. Ils sont peut être assez grands ou capables ou responsables, par eux mêmes pour réfléchir à leur transformation et proposer des adaptations.. On peut d’ailleurs constater que certains le font, sans doute contraints et forcés (ex ; certianes chambres professionnelles.).

    Ainsi par exemple, si on considère la réforme territoriale de la présidence Hollande sur les régions, là oui, le mépris des collectivités locales et même des citoyens a bien été complet.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 12:02

      @bernard29
      Les syndicats ne se réformeront pas.
      A part S.U.D, ils font tous partie de la Confédération Européenne des Syndicats.
      Bruxelles les financent en échange de la défense de l’ UE.


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 15:18

      @bernard29
      Il faut être un peu naïf, je vous le concède, mais là vous dépassez de beaucoup la norme admise.
      Comment pouvez-vous croire un seul instant que les corps intermédiaires peuvent se réformer eux-mêmes et abandonner les petits privilèges, les indemnités, l’écharpe et l’aura que leur confère un titre d’élu, de Président ou de vice Président ou de secrétaire général d’un comité Théodule ? Et lorsque une réforme de ce type pointe le nez, il y a toujours des recasages de copains. Au final, c’est bien le contribuable qui fait les frais de ces pseudos réformes (cf « réforme » des Régions par Hollande.°


    • bernard29 bernard29 19 novembre 2019 17:46

      @Michel DROUET
      « Comment pouvez-vous croire un seul instant que les corps intermédiaires peuvent se réformer eux-mêmes et abandonner les petits privilèges, les indemnités, l’écharpe et l’aura que leur confère un titre d’élu, de Président ou de vice Président ou de secrétaire général d’un comité Théodule… »

      Vous expliquez pourquoi la fonction de Macron est de bousculer les intermédiaires. !! je suis d’accord..


    • Michel DROUET Michel DROUET 20 novembre 2019 12:29

      @kimonovert
      Oui, mais le système ne veut surtout pas de la démocratie directe : c’est si pratique de se défausser sur les autres (sauf pour les Maires qui sont en première ligne et à portée d’engueulade).


    • Un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 22 novembre 2019 21:50

      @bernard29

      Bonjour Bernard 29,

      Je n’imagine absolument pas Macron capable d’entreprendre quoi que ce soit d’envergure : cet homme n’est pas un chef d’État, il n’en a ni la carrure ni l’étoffe.

      Il n’a d’ailleurs été élu que pour d’autres raisons (« pseudo-art » de la rhétorique, apparence physique, poulain d’écuries peu recommandables bien qu’ayant souvent pignon sur rue, énorme malentendu intentionnel pour le positionner au-dessus du clivage G/D dans l’esprit d’électeurs, esprit étroit, incapable d’intégrer des notions réalistes d’empathie, intelligence par-là même quasi uniquement intellectuelle, brillante mais non assujettie, donc, à l’humanité, voire l’humanisme ou le coeur tout simplement. Par ailleurs, c’est un homme qui n’a rien vraiment prouvé sur lui-même, contrairement à un De Gaulle, un Bérégovoy, un homme de pouvoir qui aurait surmonté des épreuves dignement, qui, mis en cause, se serait retiré dignement.

      Cordialement.


  • Kapimo Kapimo 19 novembre 2019 15:56

    Si le pays était au bord de l’éclatement, la majorité de gens qui approuvent leurs revendications se seraient joint aux gilets jaunes. On en est très très loin, quelles qu’en soient les raisons.

    Quant aux actions menées par les syndicats, il n’y a rien à en attendre.


  • GerFran 19 novembre 2019 16:03

    Viviane Reding, commissaire européen :

    « Il n’y a plus de politiques intérieures nationales » ;

    « 80% des lois de chaque pays sont la transcription de directives issues de la Commission européenne »

    https://www.youtube.com/watch?v=EQZY05KA-bE


     


    • Michel DROUET Michel DROUET 19 novembre 2019 17:24

      @GerFran
      C’est un système bien rôdé : le pays dit « c’est pas moi, c’est l’Europe »
      Pareil pour la commune qui dit la même chose de l’intercommunalité, l’intercommunalité du Département, le Département de la Région et la Région de l’Etat

      ce qui permet aux élus courageux de se défausser.

      En France, il y a 550 000 élus....


    • Eric F Eric F 19 novembre 2019 21:32

      @Michel DROUET
      « c’est pas moi, c’est l’Europe »


      Surtout que les lignes directrices de la politique européenne sont fixées à l’unanimité des 28 (ou 27, ou 29, je ne sais plus) au Conseil Européen, qui désignent également la Commission sous réserve d’adoubement par le Parlement Européen.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 novembre 2019 21:40

      @Michel DROUET
      Je crois que vous n’avez pas lu en détail le Pacte de stabilité et de croissance de la zone euro...

      "Le pacte de stabilité et de croissance (PSC), adopté au Conseil européen d’Amsterdam des 16 et 17 juin 1997, est le premier instrument dont les quinze États membres fondateurs de la zone euro, se sont dotés pour coordonner leurs politiques budgétaires nationales et éviter l’apparition de déficits publics excessifs. Il comporte alors deux types de dispositions : des dispositions préventives et des dispositions correctrices."

      Si un gouvernement n’applique pas ce qui lui est demandé, s’enclenche une procédure « correctrice ». Il a 2 ans pour rentrer dans les clous, sinon sanction financière, qui pour la France peut aller jusqu’à 4 milliards d’euros.

      "Aussi longtemps que l’État membre ne se conforme pas à sa décision de mise en demeure, le Conseil peut, sur recommandation de la Commission, prononcer des sanctions, notamment le dépôt non rémunéré d’une somme variant entre 0,2 et 0,5% du PIB, en fonction du degré de dépassement de la valeur de 3% de déficit public. Ce dépôt est converti en amende au bout de 2 ans si le déficit excessif n’est pas comblé."



    • Michel DROUET Michel DROUET 20 novembre 2019 12:32

      @Eric F
      C’est très pratique. Si encore le champ d’action de l’UE dépassait la finance, le commerce et l’économie pour aller vers le social, empêcher le dumping entre pays de l’Union... mais non, la belle unanimité ne vaut que pour engraisser ceux qui le sont déjà.


  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 19 novembre 2019 16:27

    Dans les causes, tu oublies ceci, et qui à mon avis compte énormément dans l’inquiétude actuelle !


    Si le pouvoir est aux abois :Ici, il y a également tous nos politiques islamo-compatibles qui ne réagissent pas, et laissent sinstaller dans le pays un communautarisme religieux piloté par les frères musulmans.


    Alors il n’est pas besoin d’être un grand devin pour pronostiquer que nous sommes actuellement dans cette période que l’on a nommée la « période prérévolutionnaire  » !


    Pour conclure, comme je l’indique dans ma citation « Grande faiblese , est généralement génitrice de grand désordre ! »,..et plus que jamais : «  Qui vivra verra. »


    ( écrits tirer de mon article en modération ce jour )

    @+ P@py



  • foufouille foufouille 19 novembre 2019 17:08

    macron méprise tout ceux qui ne sont pas riches.


  • Désintox Désintox 19 novembre 2019 18:08

    Article pertinent.


  • Jason Jason 19 novembre 2019 18:29
    Vous dites :
    « Le mépris affiché par Macron pour les corps intermédiaires aura été en partie à l’origine de l’explosion sociale des Gilets Jaunes pour qui il ne restait plus que la rue pour exprimer leur colère. »

    j’ai trouvé une définition :

    « Les corps intermédiaires, héritiers des corps de l’Ancien Régime, sont des groupes sociaux, situés à un niveau intermédiaire entre l’individu et l’État, indépendants et autonomes, constitués naturellement ou par accord délibéré en vue d’atteindre un objectif collectif (ex. : partis politiques, entreprises et syndicats, divisions administratives du territoire, chambres de commerce et d’industrie, associations, voire groupes de pression etc.). Pour qualifier les corps intermédiaires, on peut reprendre une formule de Pierre Rosanvallon et parler d’« institutions de l’interaction » 

    De quels corps intermédiaires parlez-vous, là ?  En vérité, les GJ se moquent de ces corps comme d’une guigne. Pire, ils ne veulent pas en entendre parler.

    Votre propos est vraiment approximatif, sinon faux. En répétant les propos du président, vous éludez les poblèmes principaux : 8 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, dans la cinquième économie du monde, et les »corps intermédiaires" pourraient enrayer ça ?

    Vous chantez la rengaine commune. Je ne vous lirai pas plus loin.

  • Loulou 19 novembre 2019 18:52

    Lorsqu’on parle des gilets jaunes, on interprète selon notre façon de voir très perso, selon nos opinions politiques aussi.

    J’ai assisté à Paris à deux manifestations, aux Champs Elysées et à Bastille le jour où Jérôme Rodrigues a été blessé. J’ai discuté aussi sur les ronds points à Saint Chamond (les couramiauds) dans la Loire en décembre 2018, suis passé sans payer à différents péages, me suis enthousiasmé par ce qui a été fait à Dieppe sur deux sites etc.

    Les choses ont bien changé et il n’y-a jamais eu unanimité du mouvement. Ce qu’il faut constater c’est que c’était inédit, inattendu et durable. Le RN n’a pu ou sû s’imposer, c’est hélas l’extrême gauche et sa culture de la manif qui a pris le dessus ! Ce mouvement ne méritait pas ça ! Tant de dévouement, de nuits à se les geler, de weeck-ends sacrifiés.

    La répression psychologique, médiatique, politique , policière et judiciaire ont été sans précédent aussi en temps de paix !

    Conclusion, c’est l’extinction lente et les syndicats qui reprennent en main pour n’aboutir qu’à conforter le Pouvoir et imposer les réformes voulues par le Mondialisme. Je ne crois pas à la renaissance des gilets jaunes sous quelque forme que ce soit dans ces conditions. Déjà, il-y-a un an, j’avais constaté que c’était bien trop tôt pour une véritable révolution puisqu’il y avait encore à manger dans la plupart des frigos.


  • pallas 19 novembre 2019 19:26
    Michel DROUET

    Bonsoir,

    Il faut arreter maintenant,

    Il y a eu la Génération « Collabo », celle de la seconde guerre mondial

    La Génération « Lache », celle de Mai 68

    Survint la Génération « Traitre », la mienne (les chiens ne font pas des chats)

    La nouvelle génération est celle des « Soumis », stérile et stupide a souhait

    Rien d’anormal,, juste la logique des choses

    PS :

    Il serait bien de construire un centre culturel en lieu et place de la défunte Notre Dame de Paris, soit dit en passant, voir une mosquée cathédrale, la plus bel d’Europe rivalisant les autres, sa serait génial !!!.

     smiley

    C’est juste une suggestion de ma part

    Salut


    • Michel DROUET Michel DROUET 20 novembre 2019 12:38

      @pallas
      Je ne comprends pas la fixette de certains commentateurs sur les mosquées et les musulmans qui ne sont pas l’objet de mon article (je me suis déjà exprimé sur ce sujet dans mes articles précédents.


    • paulau 24 novembre 2019 10:37

      @Michel DROUET

      " Je ne comprends pas la fixette de certains commentateurs sur les mosquées et les musulmans

      "
      Remarque pertinente


  • Arogavox Arogavox 19 novembre 2019 19:41

    « épisode pas terminé »  ?  Nommer épisode ce qui n’est probablement qu’un commencement est un parti pris que je ne saurais cautionner.

        

     Une « convergence des luttes », qui n’est pas à interpréter comme une recherche du « Grand Soir », s’est déjà révélée par l’exigence largement consensuelle de plus de vérité (moins de mensonge) dans l’objectif démocratique

    publiquement affiché.

      Tous ceux qui réclament « plus de démocratie », ou le RIC , ou l’invention collective d’une nouvelle Constitution ... en refusant tout représentant pour permettre plus de participation citoyenne (de pouvoir du peuple) ont conféré à ce mouvement l’essentiel de son originalité : là est la convergence, déterminée et déjà acquise !


    • Michel DROUET Michel DROUET 20 novembre 2019 12:40

      @Arogavox
      En lisant mont article jusqu’au bout il est facile de voir ce que je pense de votre commentaire sur « l’épisode ».


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