samedi 25 avril - par Régis DESMARAIS

Le Président-Spectacle en temps de crise sanitaire

Le Président est devenu un Président-Spectacle. En très lointain écho à la jeunesse de l’un de ses prédécesseurs, il ne gouverne pas. Le Président semble s’amuser dans un spectacle permanent. La mise en scène du réel ressemble de plus en plus à une fuite en avant, angoissante pour les Français.

JPEG

Le roi s’amuse

En 1993, Roger Planchon sortait un film intitulé Louis enfant Roi. Le film évoquait l’enfance de Louis XIV jusqu’à l’exercice effectif du pouvoir. L’enfance du jeune roi fut mouvementée. La Fronde avait tenté de réduire les pouvoirs du souverain. La fuite, la peur, le bruit des épées et des canons avaient accompagné l’enfance du jeune roi. Le film de Planchon relatait avec brio la passion du roi pour la danse, le théâtre, la scène, la mise en scène. Le Roi, adolescent puis jeune homme, passait une part appréciable de son temps à danser en public. Les applaudissements, les regards posés sur lui, les divertissements, tout cela lui donnait l’occasion de briller et de mettre en scène son image très vite associée à celle du soleil. Au cours de cette période, le jeune Roi ne gouvernait pas. Il symbolisait et incarnait le pouvoir mais le pouvoir était exercé par d’autres mains, celles du cardinal Mazarin. Ce dernier faisait la politique du Royaume de France pendant que le jeune roi dansait et s’amusait.

La situation actuelle possède quelques ressemblances avec celle d’hier. Les décors ont légèrement changé. Le Roi est remplacé par un Président de la République mais ce dernier ne cesse de se mettre en scène. Le Président passe son temps à cultiver son image, à marcher au sein de prestigieux monuments, à s’exhiber lors de visites de terrain, en écartant la presse au profit de son service de communication. Le Président aime le spectacle et est devenu un Président-spectacle. Il lui faut peu de caméras. Il est impératif de contrôler l’image. Les ciseaux numériques des monteurs de l’Elysée sont redoutablement efficaces. Ainsi, des applaudissements pour les personnels médicaux paraissent des applaudissements pour le Président. La cour d’honneur des Invalides, les colonnes de la Madeleine, le parc de Versailles, les galeries du Louvre, les Champs-Elysées sont les décors des grandes productions du Président-spectacle.

Tout préoccupé par les prochaines cérémonies et ses imminentes et incessantes interventions télévisuelles, le Président ne gouverne plus vraiment. Qui a repris le rôle du cardinal Mazarin ? Miracle de notre démocratie, ce rôle est dévolu, dilué, en de multiples mains : les sociétés savantes qui plaisent, les ministres, les conseillers, les experts qui plaisent, des inconnus qui plaisent, toute une foule d’individus qui disent une chose puis son contraire. Jamais la conduite de la France n’a été si dynamique, bondissante et rebondissante. Un jour noir, un jour blanc. Un jour en avant, un jour en arrière. Le Président s’amuse et cela se voit à chacune de ses apparitions. Il semble toujours prêt à sourire, même à rire quand il parle et quel que soit le sujet. Le Président semble amusé par tout ce ramdam et peut-être par lui-même.

La production du 14 juillet 2020

D’après des rumeurs censées provenir de ses conseillers, le Président n’en ferait qu’à sa tête. Selon ces rumeurs, le Président pense au prochain 14 juillet. La fête nationale devrait être la fête de l’union sacrée, de la France unie. Les symboles devraient s’entrechoquer ce jour là pour produire le plus doux des sons aux oreilles du Président-spectacle. Tout doit être parfait. Tout doit resplendir pour une République étincelante et victorieuse et pour un Président thaumaturge. Le Président ne pense qu’à ces épisodes spectaculaires où il se met en scène, où sa fonction fait sens.

Le Président veut un beau 14 juillet 2020. On envisage de faire défiler des soignants, ces héros du quotidien. Ils seront en carré, peut-être parés de leur nouvelle blouse toute neuve, toute propre, livrée la veille du défilé. Sans doute, porteront-ils un masque de tissu griffé d’une marque à la mode. Ce sera beau. Ce sera émouvant. Le geste barrière érigé en grandeur républicaine. Le peuple applaudira à leur passage et les échos de ces applaudissements flatteront de nouveau les oreilles présidentielles. On fera peut-être défiler des jeunes hommes et des jeunes femmes dans des costumes superbes. Avec la pureté de leurs traits et de leurs regards, ils pourraient porter, à bout de bras, quelques portraits emblématiques de Français morts du Covid-19. Le drame national n’en sera que plus beau s’il est magnifié par une mise en scène spectaculaire. Cette splendeur cérémonielle sera sans doute accentuée par la présence de tous les représentants du spectre politique français. Le Président sera seul au premier rang de la tribune. Debout, devant un fauteuil de style Louis XV, il se tiendra raide comme la hampe d’un drapeau. Il toisera ceux qui défilent et donnera aux téléspectateurs l’impression qu’il plonge son regard dans les prunelles de l’Histoire. La solennité et l’émotion seront à leur comble. L’extase de vivre un moment historique inoubliable troublera chaque spectateur et chaque téléspectateur. Le Président ne contemplera-t-il que le spectre de la France ?

Le Président s’amuse, se met en scène mais il ne gouverne pas.

Les Français restent médusés par le spectacle de la cacophonie du pouvoir, de ses revirements et de ses mensonges. Ils sont réellement effrayés. Chaque Français, au fond de lui-même et de façon indicible, a peur que son portrait soit un jour porté sur les Champs-Elysées, en hommage à son sacrifice dans la guerre contre le Coronavirus. Un hommage insidieux du bourreau au condamné.

Le cardinal Mazarin décédé, le jeune roi a décidé de gouverner directement le pays. La France d’aujourd’hui n’a plus de cardinal Mazarin, ni de jeune roi en hâte d’exercer le pouvoir. Au sommet de l’Etat un vide s’est créé. Nous ignorons comment le cardinal Mazarin s’est réellement réincarné dans les arrière salles du pouvoir. Nous ignorons la longévité de cette réincarnation et sa résistance aux tourments. Le seul signe que perçoivent les Français, est ce jeune Président qui se rêve en leader magnifique et puissant, en réincarnation d’un dieu olympien, un dieu moderne, celui de la gesticulation télévisuelle, un simple homme en spectacle permanent. Guy Debord nous avait alertés sur le basculement de notre société. Nous sommes arrivés au terme de la mue, la société est définitivement un monde de l’apparence. Le Président est l’acteur d’un mauvais rêve hypnotique. Il se rend à Marseille pour en glaner des images ensoleillées. Il prend connaissance des résultats d’essais cliniques sur plus de 2 000 personnes mais il n’en retient qu’aucune étude ne valide un traitement ayant pourtant des effets. Il nous donne à voir un réel reconstruit, celui de ses experts mousquetaires ; il nous donne à lire des études douteuses, la chloroquine ne fonctionne pas ; il sélectionne les spécialistes qui abondent dans le sens du spectacle, donc du faux. Désormais, tout est caché, enfoui sous les décors et accessoires du spectacle présidentiel.

Le Président se met en scène encore et encore. Plus le temps passe, plus la salle va se vider de ses spectateurs. Bientôt, sur scène, un Président ne fera face qu’à un prompteur et autour de lui, un vide immense et glacial.

Régis DESMARAIS



53 réactions


  • Parrhesia Parrhesia 25 avril 17:46

    Pourquoi plus particulièrement « Le Président » ?

    Toute cette bulle politique n’est pratiquement plus composée, à quelques rarissimes exceptions près, que de bateleurs de foire.

    Ils sont sélectionnés pour cela et pour leur aptitude au mensonge et reçoivent des ordres en conséquences !!!

    Et cela continuera aussi longtemps que le corps électoral réélira des bateleurs de foire en toute connaissance de cause !!!


  • cétacose2 25 avril 18:58

    Et pourtant il est incompétent et dépassé Mais ayant un égo démesuré ,pour briller il a trouvé la solution : s’entourer de gens encore plus nuls que lui 


    • germon germon 26 avril 16:38

      @cétacose2
      C’est bien pour ces raisons qu’il faut le RÉVOQUER avant qu’il ne détruise ce qui reste de ce pays et qui fut construit par les VIEUX.


  • rogal 25 avril 20:45

    « Le Président... ne gouverne pas »

    Constitutionnellement, ce n’est pas son rôle de gouverner. C’est le Gouvernement qui « détermine et conduit la politique de la Nation.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 26 avril 01:09

      @rogal

      Certes, l’article 20 de la Constitution indique que « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. »

      Mais vous le savez, le président de la Vème République n’est pas celui de la IVème.

      Elu au suffrage universel direct, il tire de son élection et de la Constitution un pouvoir qui fait de lui le vrai maître qui, par ailleurs, partage le pouvoir réglementaire avec le Gouvernement.

      Le Président assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. (Article 5 de la Constitution). Il nomme le Premier ministre et il met fin à ses fonctions (…) et il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions. (Article 8). Il préside le conseil des ministres (Article 9) et il signe les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres (Article 13).

      La pratique de la Vème République fait que le Président est celui qui gouverne le pays au sens où c’est lui qui fixe les objectifs et valide les moyens pour y parvenir. Autant dire que la Vème République n’a que faire d’un Président qui ne fait que se mettre en scène.


    • Parrhesia Parrhesia 26 avril 08:55

      @rogal
      En admettant même qu’il ne gouverne pas constitutionnellement, il gouverne indubitablement par influences interposées, et ceci dans tous les domaines.
      Et, plus généralement, il gouverne par retransmission des ordres du Nouvel Ordre Mondial, lequel lui a permis de se trouver là où il est par bourrage de crâne des différents media à la botte de ce même N.O.M. !!!
      Voilà les deux réalités de notre « présidence de la république » !!!


    • Parrhesia Parrhesia 26 avril 10:03

      @Régis DESMARAIS

      Exact !

       

      Me permettrez-vous d’ajouter que ceci ne fut appliqué à la fois dans la lettre et dans l’esprit que sous la présidence du général de Gaulle et, de façon un peu moins conventionnelle, sous celle de Georges Pompidou celui-ci ayant été déjà influencé par les pressions du N.O.M.

      Nous pouvons tous constater aujourd’hui, de façon éclatante (sinon explosive), ce qu’il est en train d’advenir de notre pays « déconstitutionalisé » non seulement par les bricolages anticonstitutionnels successifs des successeurs de G. Pompidou, mais surtout par leur malhonnêteté intellectuelle dans son interprétation (dont, excusez du peu, l’acceptation de fait de l’abandon de notre souveraineté nationale au profit des boutiquiers du capitalisme financiarisé) !

      Et ceci, bien entendu, via la construction d’une véritable contre-europe inféodée aux mondialistes et par l’acceptation de l’intégration de la France à cette contre-europe contre la volonté populaire.

       

      Je reconnais que maintenant, sortir de ce piège mortel, va être une autre histoire, d’autant que Sarkozy nous a de nouveau compromis avec l’OTAN ! Une Trahison de plus qui revient à avoir replacé, au moins partiellement mais de différentes façons, les Forces Armées Françaises (ou ce qu’il en reste) sous dépendance mondialiste !

      Quid de la position du commandement Français en cas de différent, voir en cas de conflit, entre les restes de la France et l’hégémonie mondialiste !!!


    • germon germon 26 avril 16:40

      @Régis DESMARAIS

      « Le Président assure, par son arbitrage »

      Trop longtemps qu’il est passé à la DICTATURE


    • Nowhere Man 26 avril 20:53

      @Régis DESMARAIS
      Non c’est le parti (ou la coalition ) majoritaire à l’assemblée nationale qui gouverne le pays. Si cette majorité ne soutient pas le président élu il n’a pas d’autre solution que de dissoudre l’assemblée pour gouverner. 
      C’est ce qu’a fait Mitterrand avec bonheur en mai 81 après son élection.
      En 88 ce fut beaucoup plus laborieux puisqu’il dut composer avec des élus centristes pour garder le pouvoir.

      Les 2 échecs de la gauche aux législatives de 86 et 93 ont entrainé le retour de la droite au pouvoir pour 2 cohabitations. Le président n’avait son mot à dire que pour la politique étrangère. Mitterrand ne s’en est pas privé...

      Chirac a cru avoir le nez fin en pratiquant la dissolution en 97. On connaît la suite...

      Depuis 3 ans la majorité macronienne est de plus en plus rabougrie. Je ne connais pas les chiffres exacts (j’en ai plus rien à cirer) quelques uns ont quitté le navire.
      Il risque de perdre de sa superbe en cas de nouvelle défaillances.


  • Abou Antoun Abou Antoun 26 avril 09:49

    Le Président aime le spectacle et est devenu un Président-spectacle.

    Un vrai ’fils de pub’.


  • Eric F Eric F 26 avril 10:43

    " le Président ne gouverne plus vraiment. Qui a repris le rôle du cardinal Mazarin ? Miracle de notre démocratie, ce rôle est dévolu, dilué, en de multiples mains..." 

    Je partage totalement cette vision, ainsi dans le contexte actuel, c’est l’« autorité médicale » qui a pris le lead du pays, et on a vu comment, entre l’allocution macronienne du 12 Mars et celle du 16 Mars, les « confinateurs » ont fait pression, avec le soutien des médias

    Macron suit vaille que vaille, on l’a vu dans l’improbable discours prononcé à Mulhouse devant le dérisoire « hopital de campagne » de 30 lits (démonté depuis)

    où il paraissait totalement déconfit et n’avait absolument rien à dire, il a annoncé un plan « résurgence » de l’armée dont on n’a plus entendu parlé depuis.

    Il semble avoir un peu secoué le joug en annonçant la date du 11 Mai pour la levée du confinement, pour laquelle les instances médicales ont montré leurs réticences, mais entretemps le Medef avait rappelé à l’ordre sur les conséquences économiques. 

    Alors on voit deux courants dans l’opinion : ceux qui considèrent qu’il n’aurait jamais fallu confiner, et ceux qui ne veulent surtout pas déconfiner.
    Selon l’adage « on ne peut pas plaire à tout le monde », mais à la fin il semble que l’on finisse par déplaire à tout le monde.


    • Fergus Fergus 26 avril 11:51

      Bonjour, Eric F

      « un plan « résurgence » » 
      Plutôt « résilience ».

      Cela précisé, globalement d’accord avec vous

      Pour la date du 11 mai, il n’y a pas eu que le Medef à faire pression sur lui, mais également les dates de déconfinement de nos voisins. Trop se démarquer d’exu aurait pu être pénalisant pour les parts de marché françaises, s’est dit, non sans raisons objectives, Macron. Gouverrner est un art d’équilibre permanent très difficile. Lui, l’arrogant arriviste, continue de l’apprendre à ses dépens (ce qui n’est pas grave), et sans doute également aux nôtres (ce qui est nettement plus problématique).


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 avril 23:17

      @Eric F

      QUI A LE POUVOIR ?

      Le pouvoir est a ceux qui ont droit de vie et de mort. C’était previsible et je l’avais prévu.

      https://nouvellesociete.wordpress.com/2016/10/10/dans-les-griffes-de-la-medecine-loup-garou/

      PJCA


    • Eric F Eric F 27 avril 11:52

      @Fergus
      Bonjour Fergus. Effectivement, le plan s’appelle « résilience », et on n’en n’a plus entendu parlé, j’en avais même oublié le nom smiley
      Le Medef n’est évidemment pas le seul à avoir fait pression pour hâter le déconfinement, une bonne partie de la population en a ras le bol, la plupart des acteurs de l’économie sont sur la corde raide et certains sont en faillite virtuelle (je me demande comment le secteur du tourisme ne va pas sombrer corps et bien).
      Par ailleurs, vous avez raison de mentionner que des pays voisins ont commencé leur déconfinement, je pense aussi qu’il ne faut pas rester à la traine.

      Entre ceux qui affirment que l’épidémie n’est qu’une grippette et qu’il n’aurait jamais fallu confiner (je suis du reste d’accord qu’il aurait mieux valu un confinement sélectif), et ceux qui tremblent à l’idée d’une sortie de confinement notamment pour les scolaires, il y a un équilibre à trouver, la vie d’une nation ne se résume pas à l’engorgement hospitalier. Mais il va falloir appliquer une prudence redoublée dans l’espace public, et certaines « scènes de la vie quotidienne » montrent que tout le monde n’en n’est pas conscient, certains ayant déjà déconfiné par anticipation. Ceci dit, il faudrait permettre dès maintenant un « bol d’air » pour les urbains, en réautorisant le cyclisme (pas en peloton évidemment), et l’accès aux parcs avec une organisation des horaires.


  • Fergus Fergus 26 avril 11:43

    Bonjour, Régis DESMARAIS

    Vous avez raison, « Le Président se met en scène », notamment par le biais d’adresses répétées aux Français.


    Mais il m’étonnerait fort qu’il « s’amuse »  quelle curieuse idée ! , tant la crise sanitaire et la crise économique majeure qu’elle engendre lui mettent sans cesse la pression et sont porteuses de grands dangers pour lui et pour son avenir politique.


    « Bientôt, sur scène, un Président ne fera face qu’à un prompteur et autour de lui, un vide immense et glacial »


    En êtes-vous sûr ? Comment expliquer alors qu’à chacune de ses interventions  dussent-elles ensuite, et à juste titre, être très critiquées — il batte les records d’audience ? 


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 26 avril 13:25

      @Fergus
      Bonjour. Vos remarques sont pertinentes. Il s’amuse ? C’est l’impression qui se dessine parfois sur son visage quand il prend la parole. (Souvenez vous de la polémique, peut-être injuste, le soir de l’incendie de Notre Dame). Je sais. Présenté ainsi, c’est un mauvais procès. Mais dans des situations dramatiques comme celle que nous vivons, la persistance à faire des mauvais choix, et pire, à revendiquer le bien fondé de ses positions, paraît en décalage avec une forme de sérieux. Il ne semble pas que le poids des fonctions lui pèsent tant il se préoccupe de ses interventions et apparitions publiques. En ce sens, il donne l’impression de quelqu’un qui s’amuse.

      Aujourd’hui, à chacune de ses apparitions télévisuelles, il bat des records d’audience pour une raison simple : les Français sont inquiets et ils veulent connaître les mesures prises pour calmer leurs inquiétudes. Il fait des records d’audience mais aussi des records d’impopularité. Plus le temps passe, moins il est écouté, moins il satisfait les attentes, plus sa parole est dévalorisée. Il y a la réalité et les apparences. Le président va de plus en plus s’adresser à un auditoire qui l’écoutera de moins en moins. Si cela continue, la parole présidentielle ne convaincra que ses plus virulents supporters, un microcosme étroit. Il y aura le président, le prompteur, quelques zélateurs et le vide...


    • Fergus Fergus 26 avril 13:53

      @ Régis DESMARAIS

      Plutôt que d’« amusement », je parlerais de « désinvolture » de la part de Macron. Mais peu importe, ce ne sont que des mots, et nous sommes d’accord sur le fond.

      Le fait est que les audiences élevées le sont très largement en rapport avec l’inquiétude des Français. En temps normal, Macron n’eût pas atteint la moitié de ces audiences.

      Pour ce qui est des « plus virulents de ses supporters », ils sont apparemment encore dans une fourchette de 20 à 25 %, potentiellement prêts à être rejoints par des électeurs LR. Sur ce plan-là, je ne suis par conséquent pas aussi optimiste que vous.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 avril 00:00

      @Régis DESMARAIS

      II n’était pas prévu qu’il reste longtemps. Minées par une insupportable injustice, toutes les valeurs et toutes les institutions étaient a bout de souffle. On allait vers une transformation radicale de la société dont les Gilets Jaunes, sans en etre conscients, étaient les premiers acteurs et dont le résultat serait une répartition plus juste de la richesse.

      C’est ce qu’Il fallait éviter. Macron a été l’homme d’une alliance GLOBALE entre les « Gagnants ». Ils sont venus de tous les partis et ils n’étaIent d’accord sur rien... sauf sur tout faire pour que rien ne change. On y a mis le fric, les médias, les forces de l’ordre.... et ils ont gagné. Ils ont gagné tout le temps quI pouvait être gagné. Maintenant le déluge est là. Le Pouvoir va faire la guerre au peuple par d’autres moyens que la fumisterie électorale... et Macron n’est plus l’homme de la situation. Exit.

      PJCA


    • AlLusion AlLusion 27 avril 08:50

      @Pierre & Régis bonjour,
       Le monde entier est dans l’expectative avec ce corona machin.
       En faire trop ou trop peu est le dilemme majeur quand on ne sait pas beaucoup au sujet de ce qu’on doit combattre entre les pros du pot et les contras.
      Comme je l’ai écrit : la mauvaise nouvelle, nous sommes dans la merde, la bonne c’est que c’est pour tout le monde.

       C’est pour cela qu’il faut se demander après coup puisque dans certains pays cela fonctionne et d’autres qui pédalent dans la choucroute.
       Reviennent alors de ceux qui ont pris des mesures efficaces. Confinement mais pas seulement.
       Le côté préemptif a complètement été ignoré, probablement en France que je ne connais que de loin mais certainement en Belgique.
       ON met souvent dans la panique la charette avant les bœufs.
       Chacun a sa vision d’une situation donnée, en fonction de son inné, de son acquis sous forme d’expériences.
       Ce que nous sommes sûrs au vu de l’histoire, c’est que les pandémies ont toujours existé et tués des millions de personnes.
       Situation inédite ? Peut-être un peu, mais complètement.
       Chez nous, les masques ont été considérés comme obsolètes et ont été détruits.
       Les tests ont été reculées dans le temps dans leur nombre : 1000 par jours pour notre pays d’accord, mais dans une semaine, puis dans deux, dans trois...
       Les dernières révélations de notre première ministre Madame Wilmès qui avaient été bien comprises au départ, sont devenues incompréhensibles par la suite dans une deuxième intervention au moment de la prise de décision du déconfinement.
       Avec des compromis de compromis, de compromis entre experts scientifiques, politiques, syndicats des travailleurs, syndicats des employeurs, cela devient un capharnaüm pour prendre des décisions efficaces. 
       Comme ont dit, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
       Il faut seulement sortir le bébé de l’eau quand elle est trop chaude, mais plus nécessairement dire comme sur le Titanic : les femmes et les enfants d’abord....

       


    • Eric F Eric F 27 avril 12:02

      @Régis DESMARAIS
      A mon avis, Macron ne s’amuse pas, il parait même complètement décontenancé dans certaines allocutions. Il ne sait manifestement pas sur quel pied danser entre des contraintes antagoniques, il sort de ses rails de certitudes selon laquelle la potion libérale règlera tout. Alors il tire des bords entre souverainisme de parole, européisme de conviction, un peu d’étatisme, une dose de paternalisme social... Mais que retenir et croire de tout cela ? La confiance qui avait un peu rebondi (comme souvent en période de crise) retombe comme un soufflé.


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 26 avril 12:11

    Première démonstration à Berlin et les gens réclament :
    « Rendez nous notre liberté ! »

    .
    Plus de 1000 personnes entassé durant une manifestation - la police intervient ...

    .

    Über 100 Festnahmen bei Berliner Demonstration gegen Corona-Maßnahmen

    traduction :

    Plus de 100 personnes arrêtées à Berlin lors d’une manifestation contre les mesures Corona

    .

    A quand les premières démonstrations en France ?

    .

    Résistance Gilets Jaunes


  • BA 26 avril 13:12

    Le scandale du siècle.


    Le Conseil scientifique avait recommandé à Emmanuel Macron de ne pas ré-ouvrir les écoles : il avait recommandé d’attendre la rentrée de septembre.


    Et pourtant, Emmanuel Macron n’a pas voulu écouter cette recommandation : il a préféré ré-ouvrir les écoles.


    Entre les recommandations du MEDEF et les recommandations du Conseil scientifique, Emmanuel Macron a choisi.


    C’est le scandale du siècle.


    Ecoles : le désaccord entre gouvernement et conseil scientifique « pas choquant » (membres du conseil).


    Ce n’est « pas choquant » que le gouvernement ne suive pas forcément les recommandations de son conseil scientifique, ont estimé dimanche deux membres de cette instance, qui n’était pas favorable à une réouverture des écoles dès mai.


    "Pour moi ce n’est pas choquant qu’on puisse être sur certains points en porte-à-faux. Je comprends tout à fait que le gouvernement ait des arbitrages à faire qui puissent être différents de nos positions qui elles sont strictement limitées au champ sanitaire, et c’est très important que les rôles restent séparés", a déclaré sur Europe 1 Arnaud Fontanet, directeur de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes de l’Institut Pasteur.


    Le conseil scientifique, instance destinée à éclairer le gouvernement dans ses mesures pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, a publié samedi un avis dans lequel il « prend acte » de la décision de rouvrir progressivement les établissements scolaires à partir du 11 mai, tout en indiquant que pour sa part il préconisait d’attendre plutôt septembre.


    "Nous, on fait des recommandations d’un point de vue sanitaire, le gouvernement lui fait des arbitrages qui prennent en compte toutes les autres dimensions", a insisté Arnaud Fontanet, rappelant que le confinement, efficace pour limiter la circulation du nouveau coronavirus, avait aussi d’importantes conséquences négatives sociétales, économiques, ainsi que sur la prise en charge des autres maladies.


    "On donne des orientations, mais ce serait pas forcément très sain que dans une société ce soit les scientifiques qui gouvernent tout, ça n’a rien de choquant", a abondé auprès de l’AFP le Pr Pierre-Louis Druais, médecin généraliste également membre du conseil scientifique, dont les avis avaient jusqu’ici été globalement suivis par le gouvernement.


    "Cette première fois prouve bien, on passe notre temps à le dire depuis le début, qu’on n’est pas là pour prendre les décisions à la place du politique, mais qu’on est là pour apporter les orientations", a-t-il ajouté.


    Prenant acte de la "décision politique", annoncée le 13 avril par le chef de l’Etat de rouvrir progressivement les écoles à partir du 11 mai, le conseil scientifique propose dans sa note une liste de mesures strictes pour adapter les règles de distanciation sociale au milieu scolaire.


    Il recommande notamment le port du masque obligatoire dans les collèges et les lycées, pour les élèves comme pour le personnel.



    https://www.lepoint.fr/societe/ecoles-le-desaccord-entre-gouvernement-et-conseil-scientifique-pas-choquant-membres-du-conseil-26-04-2020-2372930_23.php



    • Fergus Fergus 26 avril 14:03

      Bonjour, BA

      Vous êtes toujours dans l’anathème et la condamnation, ce qui est parfaitement votre droit. Mais à la place de Macron (ou de tout autre dirigeant confronté à la même double crise, sanitaire et économique), qu’auriez-vous décidé ?

      Suivre aveuglément le Medef pour priviégier l’économie néolibérale ?
      Mais alors, vous auriez été descendu en flammes par les tenants de la primauté du social.

      Suivre sans sourciller les préconisations du Conseil scientifique ?
      Mais dans ce cas, vous auriez été agoni d’insultes par les personnes âgées, par ceux chez qui le confinement se traduit par des troubles comportementaux, et plus encore par les libéraux.

      Bref, pas simple. Personnellement, je n’aurais pas aimé avoir à trancher entre ces intérêts contradictoires. Mais sans doute auriez-vous été à même d’arbitrer de manière plus pertinente...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 avril 14:26

      @Fergus

      Franchement avec tous ces futurs prix Nobel de médecine qui hantent Avox je préfère la fermer...m’en vais nourrir les zoziaux tiens...du concret a mon niveau.


    • BA 26 avril 19:05

      @Fergus
      A la place de Macron, est-ce que j’aurais choisi les recommandations du MEDEF ou alors les recommandations du Conseil scientifique ? Vous vous foutez de ma gueule ? Non, franchement, vous vous foutez de ma gueule ?


    • Fergus Fergus 26 avril 19:46

      @ BA

      Je ne me fiche de la gueule de personne.

      Suivre aveuglément l’un comme l’autre consituerait une faute majeure.

      Et pour cause : le Medef comme le Conseil scientifique ont mis la barre le plus haut possible en sachant très bien que la décision ne peut être que politique, et par conséquent prendre la forme d’un compromis ménageant les intérêts économique et les impératifs de santé.

      Mais cela, vous le savez pertinemment, quoi que vous en disiez !!!


    • BA 26 avril 22:19

      @Fergus
      Total désaccord avec Fergus. En clair : à la place de Macron, j’aurais suivi l’avis du Conseil scientifique sans hésiter une seconde. Je dis bien : sans hésiter une seule seconde.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 avril 00:38

      @Fergus

      Bonjour Fergus

       Nous sommes en grand désaccord  ce qui est très rare sur ce qu’est cette épidémie, qui en sont les responsables... et quels en seront les effets politiques et sociaux.  Je vous invite à penser aux effets du déconfinement anticipé auquel ; on semble préparer le France. Ce serait bien triste qu’on voit une recrudescence, n’est ce pas ? 

      Mais est-ce que ce ne serait pas BEAUCOUP PLUS GRAVE si cette recrudescence n’avait pas lieu, et que les Français en venaient a penser que le confinement n’était peut être pas nécessaire et que  peut-être  on a laissé mourir tous ces vieux et ruiné l’économie pour des motifs dont on ne nous a pas parlé ? Dans trois semaines on en saura beaucoup plus.....

      Pierre JC


    • Fergus Fergus 27 avril 09:31

      Bonjour, Pierre JC Allard

      « Je vous invite à penser aux effets du déconfinement anticipé »

      J’y pense. Mais je ne crois pas qu’il faille en être effrayé dans la mesure où la majeure partie des personnes qui vivent en France a conscience des enjeux et, mis à part quelques brochettes d’écervelés ici et là, prendra les dispositions nécessaires pour éviter le retour d’une vague épidémique meurtrière. 

      Et cela d’autant plus que le déconfinement ne va pas pas concerner les cafés et les restaurants, pas plus que les salles de spectacle ou les stades, lieux qui favorisent la contamination. Qui plus est, les accès aux commerces vont être très encadrés et soumis à des règles sanitaires strictes.

      Bref, déconfinement ne devrait pas rimer avec retour à la situation antérieure, loin s’en faut. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas une hausse de la contamination 10 à 15 jours après la mise en place de ce déconfinement. Mais rien ne dit, compte tenu des précautions envisagées, qu’elle ne sera pas marginale. Tout cela devra être évalué le moment venu.

      « que les Français en venaient a penser que le confinement n’était peut être pas nécessaire »

      Je ne crois pas que les Français soient stupides. La situation hospitalière dans le Grand Est, la Région parisienne et, à un degré moindre les Hauts de France, a été suffisamment éloquente pour leur montrer l’énorme risque de saturation meurtrière qui serait advenu si le confinement n’avait pas été décidé.

      « on a laissé mourir tous ces vieux et ruiné l’économie pour des motifs dont on ne nous a pas parlé » 

      En réalité, il y a eu peu de victimes âgées du Covid-19 (ou d’association de ce virus avec d’autres pathologies) à ce jour : environ 10 000 dans les EHPAD sur une population de 700 000. Et peut-être autant de victimes à domicile sur une population de 1,5 million. C’est évidemment trop, mais on est loin de l’hécatombe décrite par certains.

      Ajoutez à cela que des phénomènes de « décompensation » mortifères étaient déjà observables ici et là chez les personnes âgées et les personnes de grande fragilité psychologique ou relevant de la psychiatre. Nul doute que chaque semaine de confinement supplémentaire aurait eu sur cette population des effets potentiellement désastreux.

      Quant à l’économie, à mon avis, elle s’en remettra dès lors que la France ne s’est pas démarquée de ses principaux partenaires qui, eux aussi, sont passés par cette phase de confinement et qui, par conséquent, subiront eux aussi les effets d’une baisse sans précédent de leur PIB.

      Mais ce n’est qu’une analyse personnelle. Et je peux me tromper. Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois. smiley

      Bien à vous !


    • Fergus Fergus 27 avril 09:36

      Bonjour, BA

      OK. Ce qui revient à dire par exemple que vous auriez laissé confinés les personnes âgées de plus de 65 ans, pour ne citer que ce seul exemple des préconisations du Conseil scientifique. Or, de nombreux médecins, psychiatres et sociologues ont reconnu lors de la polémique engendrée par les propos du Pr Delfraissy qu’il s’agissait là d’une énome ânerie, eu égard aux dégâts importants que ce type de mesure aurait engendré.


    • Parrhesia Parrhesia 27 avril 10:13

      @Fergus
      >>> En réalité, il y a eu peu de victimes âgées du Covid-19 (ou d’association de ce virus avec d’autres pathologies)… <<<

      Alors là Fergus, vous êtes clairement en train de franchir une ligne jaune ! 
      Vous minimisez l’impact de la politique de rapine menée depuis des décennies par les pilleurs de la France et des Français dans tous les secteurs de la socio-économie en général et sur le secteur de la santé publique en particulier !

      Si peu important, d’un point de vue statistique global, que soit le nombre des victimes âgées imputable à la politique des vautours et autres fieffés menteurs dans le cadre de cette pandémie, il ne s’en compte pas moins en milliers de victimes sur la seule France parmi nos seuls compatriotes.
      Sans compter les autres effets induits socio-économiques prévisibles de la gestion criminelle de ces individus, effets qui vont provoquer indirectement un surcroît de décès non comptabilisables, et ceci dans toutes les tranches d’âge de notre société !
      Impossible de vous suivre, donc, dans cette approche peut-être exacte sur le plan arithmétique mais inacceptable sur le plan humain.


    • Fergus Fergus 27 avril 10:54

      Bonjour, Parrhesia

      Je sais très bien quels effets a pu engendrer la déliquescence des services publics de la santé en France (encore qu’il faille la relativiser). 

      Ce que je dis est que le maintien du confinement pendant plusieurs semaines encore  tout particulièrement si c’était le cas dans notre seul pays  aurait des effets pyschologiques et économiques désastreux et potenttiellement beaucoup plus dommageables sur la santé et la nutrition des plus démunis.

      Ne pas prendre en compte cet aspect me semble irresponsable.


  • stef 26 avril 13:57

    ils ne sont la que pour la com 

    sur le fond paS grand chose

    sait on par exemple que la Grèce résiste très bien au coronavirus (130 morts depuis le début del’épidémie contre 22614 en france 

    ils ont 12 morts/million d’habitants alors que nous en avons 346 c’est a dire que la grece a 30 fois moins de morts que nous toutes proportions gardées ! ! ! ! 

    sans rien dépenser ou presque : ils ont juste fermé les frontières ET TOUT ETRANGER ARRIVANT EN GRECE EST MIS EN QUARANTAINE 


  • zygzornifle zygzornifle 26 avril 13:57
    En l’an 37 Macron fit tuer sur ses ordres le petit-fils de Tibère et bien d’autres membres de la famille impériale que le règne précédent avait épargnés, ainsi qu’un grand nombre de dignitaires que Caligula voyait comme de potentiels obstacles à son pouvoir absolu.
    En 38, seulement un an après son avènement, Caligula remplaça son préfet Macron et le chassa de Rome. Alors que Macron et son épouse (dont Caligula s’était lassé) s’apprêtaient à embarquer pour l’Égypte où ils comptaient se retirer, une soldatesque envoyée par Caligula les intercepta. Emmenés dans un lieu secret, ils auraient été exécutés ou contraints à se suicider. Selon certains historiens, le corps de l’ancien numéro deux de l’Empire aurait été jeté en mer.
    Ainsi périt l’ambitieux Macron

  • papat 26 avril 15:20

    le 14 juillet, en marche sur l’elysée pour embastiller macron de Rothschild !


  • Chute libre 26 avril 16:04

    Macron est comme un empereur romain qui essai de diriger des gaulois : déconnecté de leurs réalités et de leur mode de vie.


  • ribouldingue ribouldingue 26 avril 16:22

    Sans être un adepte de la collapsologie ni un devin, il faut quand même se rendre à l’évidence. Le monde ne se relèvera pas de cette crise économique sans précédent depuis la crise de 1929 voire pire que celle de 1929.

    Le plus drôle, (je ris jaune), c’est que les citoyens pensent que le 11 mai sera la fin du cauchemar. Qu’ils vont pouvoir reprendre leurs activités antérieures comme si rien ne s’était passé durant ces 2 mois. Qu’ils vont pouvoir prendre des vacances pour se dorer la pilule au soleil. Bref !... Que la crise sanitaire est jugulée et loin derrière nous ; et ce, grâce à un emprisonnement de toute la population pendant 2 mois.

    Alors qu’en fait, cet emprisonnement n’est que l’incurie d’une équipe de bons à rien, incapables de voir plus loin que le graphisme des variations boursières.

    Ce pseudo déconfinement, donc n’est pas sanitaire, ne nous masquons pas la face, c’est un déconfinement économique, ordonné par l’aboiement du chien roux de bézieux taulier des tauliers qui fait coucher les carpettes lrem comme de bons petits toutous.

    Nous le savions depuis le début de l’épidémie, que la santé des citoyens passait en second plan. La preuve avec le manque de lits de réanimations, de masques, de gel hydroalcoolique, de respirateurs, de blouses, de gants, de charlottes, de tests etc... En clair, de tout le matériel nécessaire et indispensable pour les personnels intervenants près des contaminé(e)s ou pour ne pas contaminer davantage en se protégeant.

    Aujourd’hui, on voudrait nous faire croire que nous sommes prêts pour le 11 mai, et ce, grâce aux commandes de masques chirurgicaux et de tests passées aux chinois bien souvent périmés ou hors norme quand ce n’est pas de la contrefaçon. Aussi, le royaume compte sur les quelques masques en chiffon fabrication maison vendus 5 euros en pharmacie pour éviter la nouvelle vague et hécatombe qui se profile après le 11 mai.

    Bien évidemment, après le 11 mai, ce sont les citoyens d’Île de France, mais encore du 9.3 qui vont morfler le plus par la deuxième vague, déjà les plus touchés actuellement avec 63 % de cas recensés.

    Ceux là même, qui vont reprendre tous les jours les transports pour se rendre sur leur lieu de travail. Honnêtement, qui peut croire aujourd’hui que les distanciations entre individus seront respectées, et que les masques seront portés par les usagers des transports ?

    ils tomberont ou retomberont inévitablement malades tout en apportant leur flux de virus en rentrant à la maison pour contaminer le reste de la famille.

    Les hôpitaux se retrouveront à nouveau dans l’incapacité de canaliser ces nouveaux contaminés du virus. La boucle est bouclée et reflète une histoire sans fin.

    Mardi prochain, le 1er fusible et guignol de service va blablater tout seul, comme un grand garçon en culotte courte, à l’assemblée nationale toute la journée s’il vous plaît ma bonne dame , et tout ça sans filet.

    Il va, comme à son habitude, nous conter de belles histoires à dormir debout. Et pour commencer il va expliquer aux familles que les écoles vont rouvrir pour que les pues la sueur puissent aller au casse pipe pendant que les atsem des maternelles nettoieront du sol au plafond avec leurs petits bras musclés et leurs éponges, toutes les parties des écoles, 3 fois par jour, avec de l’eau et du savon. Puis, elles mettront un doigt dans le cul des petits marmots pour leur prendre la température matin, midi, et soir. Elles n’oublieront pas de torcher aussi le cul et essuieront le vomis de ces petits bambins porteurs de virus.

    Quant aux écoles primaires, comme les atsem ne sont plus présentes dans les salles de classes, ce sera le corps enseignant qui se chargera de désinfecter les bâtiments des écoles primaires du sol au plafond. Puis, de mettre le doigt dans le cul des chérubins 3 fois par jour pour leur prendre la température . Pour ce qui est du masque obligatoire nous souhaitons un bon courage aux atsem des maternelles et aux profs pour expliquer à des mioches de 5 ans et de 10 ans pour qu’ils gardent le voile sur la pomme toute la journée. Encore un doux rêve gouvernemental.

    Concernant, les collèges et les lycées. Cette population indisciplinée qui ne supporte pas la moindre remontrance, donc, une population à hauts risques pour la communauté éducative il faudra leur expliquer qu’il faut porter le masque sur la pomme alors que ceux là même ont passé le confinement à jouer au foot en bas des cités.

    Pour finir, ce qu’il y a le plus à craindre lorsque l’épidémie repartira sur les chapeaux de roues après le 11 mai, c’est que les citoyens ne retournent pas s’enfermer pour un deuxième tour de confinement et que cela se termine en eau de boudin. Nous ne sommes pas en chine ici, et ce n’est pas un froncement de sourcils qui effrayera les citoyens pour les faire rentrer à l’écurie.

    Le royaume avait compté, qu’environ un million de franciliens avaient fuis la capitale, lors de l’allocution du bon roi, le 12 mars dernier, lorsqu’il a annoncé le confinement pour le 17 mars à midi.

    Avec les beaux jours, et le retour certain d’une deuxième vague de l’épidémie. Nous pouvons parier que rien que sur l’île de France plus de 4 millions de franciliens fuiront la capitale. Par contre, que les fuyards pensent quand même à bien fermer leurs portes, leurs fenêtres, leurs volets et à mettre les alarmes.

    Tout le monde ne pourra pas se payer le luxe de partir loin des grandes agglomérations.

    En revanche, il faut bien penser que ceux qui seront contraints de rester ne vont pas chômer. Ils ne vont pas se gratter pour aller piller et squatter les habitations vides de monde.


    • Fergus Fergus 26 avril 17:26

      Bonjour, ribouldingue

      « les citoyens pensent que le 11 mai sera la fin du cauchemar. Qu’ils vont pouvoir reprendre leurs activités antérieures comme si rien ne s’était passé durant ces 2 mois »

      Je pense au contraire que la majorité d’entre eux a conscience qu’il y aura encore des mois, voire des années, de galère.

      « c’est un déconfinement économique »

      C’est vrai, mais pas seulement.
      Maintenir les gens trop longtemps confinés, c’est en effet prendre le risque de graves problèmes d’ordre psychologique, que ce soit dans les familles ou dans les maisons de retraite et les services psychiatriques où l’on constate déjà de nombreux cas de « décompensation ».
      C’est également prendre le risque d’accentuer l’effondrement de l’économie avec, à la clé, des problèmes sociaux qui pourraient se révéler pires que le Covid-19.

      Pour le reste, votre scénario apocalyptique est très peu vraisemblable parce que la majorité des gens devrait faire preuve d’une grande prudence.


    • AlLusion AlLusion 27 avril 09:04

      @ribouldingue bonjour,
       Si vous n’avez pas encore compris que notre monde est régenté par certains éléments, je vous les rappelle : le pouvoir (religieux et politique), l’argent et le sexe.
       Vous avez un grand pays, la France.
       Nous avons la Belgique et son étroitesse.
       La pub lance des vacances en Belgique comme le sauveur de notre économie.
       C’est magnifique la côte belge et les Ardenne quand il fait beau.
       Nous avons raté le coche pour ces vacances de Pacques. Le « copain d’en haut » a dû bien rigolé de nous voir confinés sous le soleil.
       Nos vacances belges commencent souvent en France qui comme tout le monde le sait est le « plus beau pays du monde » (sic dixit l’émission que j’ai vue sur Fr3  smiley puis vient l’Espagne, l’Italie...
       En fait, le Belge est partout dans le monde. Ce n’est pas pour rien que nous avons une émission largement suivie des « Belges du bout du monde ».
       En fait, on passe les frontières sans même s’en rendre compte en faisant moins de 100 kms..
       Nous ne pouvons même plus aller dans une résidence secondaire que l’on aurait dans son pays.
       Les flics surveillent nos déplacements.
       Il faut des autorisations, des « ausweis » comme on disait à une certaine époque.
       Je l’ai encore vu ce weekend au sortir de Bruxelles.
       On a oublié ce que le darwinisme nous a apporté comme explication de certaines situations que nous connaissons et qui était justement expliquées dans ce documentaire qui dit :.
       Il n’y a rien de plus dangereux que de vivre.


    • AlLusion AlLusion 27 avril 09:09

      Faisons un petit tour dans les années 80.
      On apprenait progressivement ce qu’était le virus du Sida.
      Nous sommes 40 ans plus tard.
      Qu’avons-nous trouvé pour y remédier ?
      Un vaccin ?
      Non, des médicaments en tri-thérapie a avaler très régulièrement.
      J’ai l’impression que nous allons devoir vivre avec le virus de la même manière dans le futur.
      On prédit un vaccin dans plus d’un an.
      Mais prédire, médire et guérir sont des mots qui ne vont pas nécessairement ensemble. smiley


  • glenco01 26 avril 16:49

    Malheur à toi, pays dont le roi est enfant

    https://youtu.be/HlMXnKJhqfA


  • BA 26 avril 18:58

    Dimanche 26 avril 2020 :


    Le syndicat des médecins généralistes MG France balance une bombe : en France, les chiffres des morts du coronavirus sont complètement sous-estimés.


    Aux chiffres officiels du gouvernement français, il faut ajouter 9000 morts du coronavirus qui sont décédés à leur domicile.


    En clair : depuis le début de l’épidémie, 32 000 Français sont morts du coronavirus.


    https://www.lejdd.fr/Societe/environ-9000deces-adomicile-selon-mg-france-la-france-est-lun-des-pays-les-plus-touches-3964395



  • Le421 Le421 26 avril 19:13

    Le Président est devenu un Président-Spectacle.

    Ah ouais, tiens, j’aurais pas cru...

    Moi qui répète à qui veut l’entendre que c’est un acteur qui joue des pièces de théâtre à chaque apparition.

    Et depuis 2017.

    Mais bon, moi, je suis un irréductible sale gauchiste !!

    Et si le clown « Manu » veut faire un « gouvernement d’union nationale » (putain, ça flambe !!), ce sera sans l’ultra extrême limite gauche.

    C’est à dire LFI !!

    Charlot !!

    Ce petit imbécile va bouffer son chapeau et finir par appliquer la recette de LAEC en ce qui concerne la dette du pays. Parce que sinon, on est morts, cramés, ruinés !!


  • goc goc 26 avril 19:20

    La différence entre un bon et un mauvais président, est très simple : le bon président s’entoure de conseillés compétants, ayant le sens de la nation, et sérieux. Un mauvais président ne s’entoure que de conseilles serviles, ne sachant dire uniquement ce que le président veut entendre, et d’y ajouter quelques flatteries. Avec Macron et avec Donald, on en a 2 magnifiques specimens


  • ETTORE ETTORE 26 avril 20:24

    Dire que c’est le pire, des pires......C’est peu dire !

    Ce Vers Solitaire de la LaREM, et ses nombreux lombrics qui forment son terreau politique, ne « décident »de rien . Ils « proposent » en tâtonnant !

    LaREM, EST le premier colin maillard politique, ou celui qui as le plus de bosses au front est le meilleur.

    Lui ne sait rien, mais veut en imposer à tout prix, car il n’existe que pour cela !

    Les autres, n’en savent pas plus que lui, sauf, sauf, qu’ils savent une chose, une seule....et c’est ce qui compte à leurs yeux.....

    Plaire au Grand Vers Solitaire.

    Alors peu importe, la crise, les morts, les mensonges, la honte......naaaaannn !

    il leur faut « juste trouver », ce que le Grand Vers Solitaire, pourras reprendre à son compte, sans honte, sans rouge au front, et eux, juste se contenter de cette gloire éphémère, à savoir, que « leur mot » est bien passé....Ce qui rallonge un peu leur espoir de continuer à se tortiller, et à s’emmêler entre eux, tel un nid de vipères.

    Ah ? Il attend le 14 Juillet comme une fête en son honneur ?

    A sa place, je n’espèrerai pas une pareille haie d’épine sur la tête.

    Cette année, il se pourrait bien qu’il n’y ait pas que la patrouille de France à brouiller les couleurs de cette RipouXblique exécrable.

    Voir des pelotons de rancoeurs, défiler devant lui..... si cela l’amuse, c’est qu’il est plus tordu qu’on puisse l’imaginer....

    Mais c’est si loin le 14 Juillet.....Si loin.....


  • BA 26 avril 22:25

    Dimanche 26 avril 2020 :


    "C’est la santé de nos enfants qui est en jeu" : en Italie, les écoles rouvriront en septembre.


    La rentrée des classes n’aura pas lieu avant le mois de septembre en Italie. C’est ce qu’a annoncé le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, dans une interview publiée dimanche par le quotidien de gauche La Repubblica. Il affirme que la décision a été prise pour la santé des enfants.


    « L’école est au centre de nos pensées et rouvrira en septembre. Mais tous les scénarios préparés par un comité d’experts prévoyaient des risques élevés de contagion en cas de réouverture (avant septembre, NDLR) des écoles  », a-t-il dit.


    « C’est la santé de nos enfants qui est en jeu », a poursuivi Giuseppe Conte, alors que les établissements scolaires sont fermés depuis début mars en raison de l’épidémie de Covid-19 qui a fait déjà plus de 26 000 morts dans le pays, le plus durement touché en Europe.


    https://www.lepoint.fr/europe/italie-les-ecoles-n-ouvriront-pas-avant-septembre-26-04-2020-2372942_2626.php



  • BA 26 avril 22:26

    Lundi 20 avril, le Conseil scientifique transmet ses recommandations à Emmanuel Macron : page 16, nous lisons ces phrases très importantes du Conseil scientifique :


    « Les populations de moins de 25 ans.


    En l’état actuel des connaissances au plan épidémique, le risque de formes graves est faible dans cette population. Le risque de contagiosité individuelle chez les jeunes enfants est incertain, mais parait faible. A l’inverse, le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrières particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes. En conséquence, le Conseil scientifique propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre. »


    https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_20_avril_2020.pdf


    Cet avis a été caché au public pendant cinq jours, du 20 avril au 25 avril.


    Samedi 25 avril, à 22 heures, cet avis a été rendu public. Je dis bien : à 22 heures !


    Le lendemain, dimanche 26 avril, l’Italie annonce que tous les établissements scolaires italiens ré-ouvriront à la rentrée de septembre.


    En France, les recommandations du Conseil scientifique n’ont pas été suivies par Macron : il a préféré suivre les recommandations du MEDEF, qui demandait que les écoles ré-ouvrent le plus vite possible.


    Au moins, Macron a choisi son camp. Mais ça, on le savait déjà.


  • Olivier 26 avril 22:43

    Il ne faut pas trop en demander à Macron. Il n’est en fin de compte qu’une espèce d’acteur dont le rôle est de maintenir les français dans l’acceptation des ambitions et intérêts de la finance mondialiste. Il n’a par lui-même qu’un pouvoir de décision minime.

    La grotesquerie ruineuse du COVID était là pour justifier le titanesque renflouement des banques et institutions financières par l’UE  1.500 milliards dont on se demande d’ailleurs d’où ils viennent ! Cela explique le refus de la choloroquine : s’il s’avérait qu’on pouvait soigner dés le début la grippe en question, le confinement se serait révélé inutile et Macron grotesque ! Alors tant pis pour les malades que cela aurait pu soigner...


  • ETTORE ETTORE 26 avril 23:08
    Olivier 26 avril 22:43

    Il ne faut pas trop en demander à Macron. Il n’est en fin de compte qu’une espèce d’acteur


    Acteur...peut être !

    Mais avec ce zigue, on a plus l’impression d’être dans un reportage morbide ou il se met en scène lui même dans ses actes bien réels.

    Et nous, nous sommes, spectateurs et victimes.

    Un sérial killer embauché par ses commanditaires, pour danser la gigue sur le malheur des gens !

    On dirait bien la carte du tarot de la grande faucheuse !


  • fummi grouchette 27 avril 08:36

    bon article avec lequel je suis d’accord ;rappelons ce que disaient delui au moment des presidentielles ses camarades de classe lycéens et etudiants:assez mediocre en fait dans ses connaissances mais tres habile dans la parole et l’entourloupage de ses profs mais sans doute tres bien formé dans l’art du theatre des l’adolescence par sa chere et tendre devenue son épouse ;chez lui tout n’est q’apparence art de jouer a etre ce qu’il n’est pas


  • Ecométa Ecométa 27 avril 10:26

    « Président de la république » signifie Président de la « Chose Publique » et non de la chose privée !

    Une « Res-publica » dont ce type n’a que faire et qu’il entend bien réduire à la portion congrue en ne favorisant que la seule « chose privée ».

     

     Nous sommes en pleine « prévarication » !

     C’est un « TRAITRE » à la République !


Réagir