lundi 11 mars - par Sylvain Rakotoarison

Les Radicaux en marche vers l’Europe

« À partir d’aujourd’hui, il n’y a plus que des radicaux sociaux, libéraux, humanistes, laïcs et européens. (…) C’est avec cet état d’esprit que nous allons bâtir une force politique de premier plan, car il est grand temps que les radicaux soient de retour. C’est mon ambition, c’est notre ambition ! Aujourd’hui, nous affirmons notre indépendance et notre liberté dans le chahut de la recomposition politique. » (Laurent Hénart, le 9 mars 2019 à Paris).



Le premier congrès du Mouvement radical a eu lieu ce samedi 9 mars 2019 à Paris. Le Mouvement radical existe depuis sa fondation le 9 décembre 2017. Il est la continuation de l’historique Parti républicain, radical et radical-socialiste créé le 21 juin 1901 et qui a dominé la vie parlementaire française pendant la période entre les deux guerres. Ce congrès a mis fin à la période transitoire démarrée il y a quinze mois pour achever le processus de réunification des radicaux après leur séparation pendant près d’un demi-siècle, en 1972, entre radicaux valoisiens (majoritaires) et radicaux de gauche (minoritaires) qui avaient accepté des alliances avec les communistes au nom de l’union de la gauche.

Coprésident sortant (avec Sylvia Pinel qui a démissionné avec fracas le 6 février 2019), le maire de Nancy Laurent Hénart a été réélu président du Mouvement radical entre le 6 et le 8 mars 2019 avec 88,6% (il était le seul candidat ; il y a eu 11,4% de votes blancs) pour un mandat de trois ans, c’est-à-dire jusqu’à la veille de la prochaine élection présidentielle en 2022 : « Je suis immensément heureux et honoré d’être votre président. Je vous remercie pour votre confiance. Mes amis, je suis prêt à ferrailler dans toutes les assemblées, sur tous les plateaux, pour défendre nos valeurs,nos propositions, et poursuivre ce chemin que nous accomplissons ensemble ! ».

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Ce congrès marque donc la consécration d’une ambition, la "renaissance" (puisque ce mot est à la mode) du courant radical au sein de la République à un moment où ses valeurs sont toujours autant d’actualité : laïcité, liberté économique, justice sociale, construction européenne et décentralisation, auxquels est rajoutée la préoccupation écologique, six enjeux cruciaux pour les années à venir en France, en Europe et dans le monde.

La réussite de cette réunification, malgré quelques défections en cours de route, a pour raison le moment idéal pour se concrétiser : le PS est en état de décomposition avancée et Les Républicains sont en plein effondrement idéologique sinon électoral. Or, pendant près de cinquante ans, les radicaux ont été des alliés peu influents de ces deux partis de gouvernement dont l’arrogance, encore actuelle, les ramenait au rang de simples supplétifs (« cette dureté de nos partenaires, ce manque de respect de ce que nous sommes »).

L’éclatement du paysage politique a été l’occasion de cette prise d’indépendance des radicaux avec l’espoir de redevenir une force centrale majeure de la vie politique : « Cette réunification (…), nous y sommes arrivés à la force du courage. Il fallait du courage face à nos anciens partenaires, qui ont cherché à nous dissuader. (…) Oui, il faut courage et endurance pour s’affranchir des anciennes alliances, ne plus être des supplétifs, être des acteurs pleins et entiers de la construction d’une nouvelle offre politique. ».

Ce terrain est cependant aussi occupé par d’autres formations politiques, en particulier par l’UDI qui représente le centre droit, mais aussi par Agir, issu de LR et macroniste (sur sa droite) et par le MoDem (sur sa gauche). Évidemment, la formation qui aujourd’hui occupe la place centrale de la vie politique, tant dans la vie nationale que sur l’échiquier politique, c’est évidemment LREM avec sa majorité absolue à l’Assemblée Nationale.

Il serait très audacieux de vouloir placer LREM, le MoDem et le Mouvement radical sur une échelle gauche/droite car les trois sont à peu près au même niveau, soit "ni de gauche, ni de droite", soit "et de gauche, et de droite". Et pourtant, si le MoDem et LREM sont dans la majorité, le Mouvement radical, jusqu’à preuve du contraire, est (encore) dans l’opposition (même si Annick Girardin est ministre et radicale). Et une partie d’anciens ténors LR (qui sont maintenant à LREM ou Agir) sont aussi au gouvernement.

En fait, ce serait audacieux (et sans intérêt) car c’est surtout mission impossible : le clivage gauche/droite n’existe concrètement plus, ne signifie plus rien pour la très grande majorité des électeurs, et selon certains politologues biberonnés aux sondages, il ne serait plus imaginable que ce clivage revienne lors du second tour des prochaines élections présidentielles. C’est cet état de fait que les radicaux souhaitent prendre en compte pour s’adapter aux nouveaux enjeux.

Et le principal enjeu d’aujourd’hui, surtout à deux mois et demi des prochaines élections européennes, cruciales dans l’histoire de l’Europe en plein euroscepticisme renforcé par les populismes, c’est la construction européenne. Pour les radicaux, il est donc impensable de diviser le camp des partisans de la construction européenne qui aurait pour seule conséquence le renforcement électoral des eurosceptiques, et en premier lieu, celui du RN. En ce sens, c’est une critique à peine voilée de la stratégie de l’UDI, quasi-suicidaire, qui souhaite présenter sa liste aux européennes de manière autonome et qui ne parvient pas à sortir de son étiage autour de 2-3% d’intentions de vote dans les sondages.

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Au-delà de l’irréversibilité la réunification de la famille radicale, la décision importante du Mouvement radical prise au cours de ce congrès, ce fut le souhait de former une liste de rassemblement de tous les partisans de la construction européenne, et donc, de rejoindre la majorité présidentielle à condition que celle-ci ne soit pas arrogante et s’ouvre à d’autres formations politiques que celles qui la composent, à savoir LREM et le MoDem.

Dans son discours (dont on peut lire l’intégralité ici), Laurent Hénart a rappelé ainsi les principaux piliers des valeurs radicales (qui sont évidemment communes, parfois, à d’autres formations politiques). L’une des principales est la laïcité : « Pour nous, la loi de 1905 n’est pas négociable ! Depuis vingt ans, l’intégrisme islamiste s’est attaqué à ce pacte, faisant ressurgir la grande question laïque dans la France contemporaine. Je le redis ici : on ne peut pas mélanger le hijab et le serre-tête ! ».

Il a également évoqué les deux grands sujets d’actualité : le grand débat national consécutif à la crise des gilets jaunes et la campagne des élections européennes.


Pour Laurent Hénart, les radicaux souhaitent renforcer la démocratie : « Ce grand débat, en effet, doit permettre une transition vers un renouveau démocratique. Nos institutions doivent renouer avec une véritable expression populaire, notamment par un recours plus fréquent au référendum, auquel je suis favorable. La démocratie directe n’est pas l’ennemie des représentants du peuple. Notre démocratie a besoin régulièrement d’être regénérée et de s’adapter à son époque. Bien préparé par les débats, le référendum peut être un élément de regénération. ».

Sur l’Europe, Laurent Hénart a été alarmiste : « L’Europe est confrontée à un défi inédit depuis la chute du mur de Berlin. L’aventure européenne peut s’arrêter demain, parce que les populistes ont déclaré la guerre à l’Europe. (…) Quarante ans après la première session du Parlement Européen élu au suffrage universel, sous la Présidence de Simone Veil, il est évident que les élections de mai seront les plus dramatiques de notre histoire contemporaine. Oui, l’Europe peut mourir au printemps prochain et oui, la France peut tristement contribuer à cette rupture. ».

D’où la stratégie proposée : « C’est pour cela (…) que je défends la participation de tous les pro-européens à une liste de rassemblement qui dépasse nos divergences nationales. (…) Nous devons donc nous allier, pour cette élection, aux partis et aux sensibilités pro-européennes : à des sociaux-démocrates, à des écologistes indépendants, à la droite modérée et aussi bien sûr au MoDem et à LREM. ».

En ce sens, la publication, le 5 mars 2019, de la lettre aux citoyens européens du Président Emmanuel Macron, juste avant ce congrès radical, est arrivée au bon moment pour prendre position sur la stratégie européenne à tenir : « Surtout, c’est le projet qui doit faire la liste et la tribune publiée par le Président de la République mardi peut en être le socle. (…) Nous ne pouvons que partager le diagnostic et les propositions qui sont dans ce texte du chef de l’État ! ».

Répondant aux critiques sur l’indépendance, le président du Mouvement radical a expliqué : « Pour moi, cette échéance européenne est une première étape où nous montrons que l’indépendance, c’est aussi la cohérence avec les convictions. Où nous montrons que l’indépendance ne peut pas, ne doit pas être une incantation qui conduit finalement à l’abstention. Où notre indépendance se concrétise en expression, en prise de position, en participation à chaque consultation démocratique. ».

Parmi les motions qui ont été adoptées par le congrès, l’une d’elle est assez claire dans le choix de la stratégie adoptée pour les européennes : « Devons-nous participer au combat européen à travers une entente regroupant des forces politiques avec lesquelles nous avons de profondes différences ? À cela, il nous faut répondre par l’affirmative : il en est désormais de notre responsabilité vis-à-vis de nos convictions fédéralistes. La bataille pour les européennes de 2019 doit se mener en fonction des enjeux européens et non pas nationaux. Cette évidence qui n’est restée jusqu’à présent qu’un vœu pieu doit désormais devenir une réalité. ».

Dans sa déclaration d’orientation politique, le Mouvement radical a précisé : « Cette liste ne devra pas être seulement celle de la majorité parlementaire et gouvernementale, mais bien celle du rassemblement de tous les partisans d’une Europe forte et intégrée. ».

Interviewé par "Le Figaro" du 7 mars 2019, Laurent Hénart avait confié l’une des motivations européennes de la future stratégie des radicaux : « Je refuse que l’élection du 26 mai soit dévoyée en élection nationale, pour refaire le match de 2017, ce que veulent Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. ».

Il avait aussi donné une indication sur le futur paysage politique européen : « La recomposition politique va se poursuivre au niveau européen, car les groupes PPE ) droite et PSE à gauche sont confrontés respectivement à des divergences internes et à un déclin politique. Le Mouvement radical siège au groupe central de l’Alliance des libéraux et des démocrates européens (ALDE). Comme le MoDem et l’UDI d’ailleurs. Ce groupe devra sans doute s’élargir en rassemblant tous les fédéralistes européens. ».

Laissant de côté la défection de Sylvia Pinel et de plusieurs autres cadres du PRG opposés à une alliance avec LREM aux européennes, Laurent Hénart a conclu son interview en réaffirmant que, face à la perte de confiance populaire pour le PS et LR, et aux difficultés de l’exécutif qui profitent aux populistes de FI et du RN, il fallait une nouvelle offre : « Nous mouvement est une vigie de la République et une offre politique nouvelle, indépendante, qui défend la justice sociale, la transition écologique, la laïcité et les pouvoirs locaux. ».

C’est pourquoi cette refondation du plus vieux parti de France est une renaissance moderne des valeurs qui sont à l’origine de la tradition républicaine de la nation française depuis près d’un siècle et demi. Il ne reste qu’à convaincre les électeurs que cette offre est bien nouvelle et pleine d’avenir et qu’elle correspond aux aspirations profondes d’une grande partie d’électeurs déçus qui avaient préféré Emmanuel Macron à Marine Le Pen le 7 mai 2017.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (10 mars 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Les Radicaux en marche vers l’Europe.

Discours de Laurent Hénart le 9 mars 2019 à Paris (texte intégral).
Laurent Hénart en 2019.
Le Manifeste européen du Mouvement radical adopté le 6 février 2019 (à télécharger).
L’unité des radicaux.
La famille centriste.
La défense de la laïcité.
Laurent Hénart en 2014.
Jean-Louis Borloo.
Programme de Sylvia Pinel.
Jean-Michel Baylet.
Jean-Jacques Servan-Schreiber.
Françoise Giroud.
Robert Fabre.
Jean Moulin.
Maurice Faure.
Edgar Faure.
Édouard Herriot.
Pierre Mendès France.
Georges Clemenceau.
Jean Zay.
Jules Jeanneney.
René Cassin.
Joseph Caillaux.
Jean-François Hory.
Évelyne Baylet.
Yves Jégo.
Rama Yade.

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17 réactions


  • Eric F Eric F 11 mars 12:19

    UDI, MODEM, Mouvement Radical, Agir ...que de formations sur le même créneau ! Si c’est pour être supplétif de LREM, on se demande quelle est la raison d’être


    • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 11 mars 13:13

      @Eric F
       
      Très simple, chasser, pour ne pas dire braconner, sur les terres électorales des ’ adversaires ’.
      C’est la seule raison d’être de sylvain


    • Habana Habana 11 mars 13:24

      @Eric F
      La dilution par le nombre...l’illusion démocratique par la pléthore de choix ! Et au final, toujours le même gagnant !


    • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 11 mars 13:43

      @Habana
       
      Anéfé...
      C’est avec cette technique que le référendum de 1958 permit la mise en place du régime présidentiel.
      En multipliant les ’ partis ’ appelant à dire oui, avec toutes les attentes, même opposées, de manière à ce que chacun trouve son ’ ressentiment ’.
       
      Bon là, comment dire...
      à passera pas...
      trop gros
      Si encore ils avaient fait un parti se revendiquant social ET proche des péripatéticiens... ET un parti se revendiquant libéral et proche des péripatéticiens... et enfin un parti se revendiquant ’ radical ’ ET proche des péripatéticiens...
      Ah oui mais non, 3 listes, à passerait pas...
       
      Du coup, une seule liste que même maître Colucci n’aurait pas tenté en sketch... tellement le concept est grotesque...


  • Julien S 11 mars 13:15

    J’avais en classe de première un professeur de mathématiques qui disait : « chassez les radicaux ; ils reviennent au galop ». 

    .

    Rien à voir avec la politique : il parlait des signes « racine de » difficiles à éliminer par simplification dans les expressions algébriques compliquées. 

    .

    Nous avions tiré un opuscule de ses pensées, et l’avions diffusé à une trentaine d’exemplaires, avec sa photographie prise à son insu sur fond de tableau noir (oh, pardon ! de tableau à craie) couvert de déterminants et de matrices. On lisait par exemple dans ce petit ouvrage : « ici, c’est pas la grève des PTT... faîtes-moi cette factorisation ! » ; ou encore : « toutes les équations n’admettent pas un delta, de même que tous les fleuves n’ont pas un delta », voir même dans le calembour de choix : « on utilise Taylor ». 

    .

    Et à par ça, monsieur Rakotoarison ? Madame, les enfants, tout gaze ? 


    • Sergio Sergio 11 mars 19:12

      @Julien S

      « chassez les radicaux ; ils reviennent au galop »


      Bonsoir Julien,

      « les anti-occidents sont contre les radicaux libres » quelle cuisine !


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 21:51

      @Julien S. C’est vous le deuxième facteur ? Bon, mettez vous à l’intérieur de la parenthèse !


  • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 11 mars 13:36

    Au-delà de ta propension à ’ tabloïser ’ des photos pour toutes illustrations ( est-ce par flemme de chercher des illustrations ’ libres ’ de droits, par flemme d’obtenir les autorisations d’utilisations ? ) qui font davantage vieillottes ET desservent le propos, on se demande une chose, en lisant tes.. trucs...

     

    On se demande combien ( et non quel %, hein ? ) de lecteurs pourraient bien être ’ con-vaincus ’ par tes inepties...

      

    Je me demande même si certains, dans ceux que tu ’ promeus ’... ne t’ont pas déjà demandé de cesser...

    Oh je ne suis pas persuadé qu’ils t’aient fait part de leurs réels ressentiments à l’égard de tes ’ articles ’.

    Un peu tel un bedeau qui tenterait d’expliquer le sermon du curé au bar de la mairie, le dimanche après la messe...

      

    Radical

    Social

    Libéral

     

    Ce n’est même plus du pari perdu, à ce niveau...

    C’est juste une escroquerie intellectuelle en soit...

     

    Radical, radical, quelle est donc la signification de ce mot ?

    Social... Là effectivement, il y a à redire... Surtout après que le ’ P.s ’ ait perverti le sens même du mot en pratiquant une politique libérale.

     

    Ah mais voilà...

    C’est ce sur quoi tu appuies ta sornette ’ social-libéral ’ ( on revient sur le ’ radical ’ juste après... )

    La trahison libérale perpétrée par le ’ P.s. ’ de 83 à nos jours...

      

    Ton problème ?

    Ah mais il est très simple...

    Les gens ont compris.

    Ils ont compris que le ’ P.s. ’ n’a pas fait de politique ’ sociale ’, depuis 83...

    Ils ont fait une politique libérale...

    La question que ’ nous ’, nous nous posons, est « combien de temps vous allez encore imaginer pouvoir disposer d’une ’ opposition ’ nommée ’ P.s. ’  »...

    Non, parce que en terme de ’ voix ’, comment dire...

    Les électeurs ont compris...

    Vous, visiblement pas...

    Alors vous inventez la lie du pire...

    fauxcialo-libérau-radicaux.

     

    Dans les faits, vous êtes radicaux, oui.

    Extrémistes, même...

    Oh que si.

    Extrémistes-libéraux.

    Ultra-libéraux ?

    Nan nan, les ultra-libéraux ne veulent pas d’état, pas de règles, pas d’impôts, pas de lois, à part celle du plus fort...

    Alors que vous, vous voulez des lois qui privilégient VOTRE caste, au détriment de la populace...

     

    L’évidence de ce qui précède est ta totale absence de réponse à tous les argumentaires démontrant ce que tu es.

      

    Les  Radicaux En Marche

    LREM

    Comme c’est ’ drôle ’...

    Quel acte de soumission...

    Cela me rappelle une veille de second tour présidentiel...

    Dans un émission qui a respecté l’interdiction de parler des élections, mais...

    Qui avait ’ pleins ’ d’invités ’ jeunes ’, qui ’ marchaient beaucoup ’, tous les jours, et ce fut matraqué tout le long de l’émission...

    Bien sûr que si, cela s’est vu...

    Mais le CSA ’ préféra ’ ne pas ’ relever ’, sans même tenter de justifier sa ’ décision ’...

      

    Pôv’ sylvain...

    Il faut espérer pour toi que tu prends plaisir à ’ écrire ’ tes billevesées...

    Car c’est bien tout ce qu’il en restera.

       

    Tu ’ crois ’ que TON radical-social-libéral va emporter un siège à ’ donner ’ aux agités de lrem aux européennes ?

     

    Je n’ai pas encore regardé où une liste va proposer ses ’ services ’, ni contre qui et avec quels appuis, mais ta propension à ’ produire ’ de la bouse est révélatrice d’un enjeu...

      


  • troletbuse troletbuse 11 mars 15:36

    Et les radicaux libres, où y sont ? Ce ne sont les radicaux dont parle TotoParkingson car, eux, sont des rats tout court


  • baldis30 11 mars 18:35

    Bonsoir

    Radicaux ?

    Comme les radis ..... !

    Rose dehors, blancs dedans............ et toujours près de l’assiette au beurre !


  • av88 av88 11 mars 21:43

    Vous avez raison d’avoir comme référence Mendès France


    Un petit extrait de l’un de ses discourt :


    "L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale  ."

    Pierre Mendès France, le 18 janvier 1957, discours à l’Assemblée nationale, il vote contre le Traité de Rome.


  • joelim joelim 12 mars 14:25

    Oh la la ça sent la poussière, du type dur à enlever, grasse et ancienne.


  • BA 12 mars 21:03

    Brexit : vers le « no deal »


    Nouvelle plongée dans l’incertitude au Royaume-Uni : à 17 jours de la date fixée pour le Brexit, les députés britanniques ont rejeté, mardi 12 mars, l’accord de divorce avec l’Union européenne. Au total, 391 députés se sont prononcés contre l’accord, et 242 pour. La Chambre des Communes l’avait déjà rejeté massivement une première fois le 15 janvier. Pour la deuxième fois, Theresa May a échoué à obtenir la majorité dont elle avait besoin, avec des garanties décrochées à la dernière minute. 


    https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/direct-brexit-theresa-may-doit-s-exprimer-avant-un-nouveau-vote-des-deputes-britanniques-sur-l-accord-de-divorce-avec-l-ue_3229753.html



    • baldis30 13 mars 09:29

      @BA

      bonjour,
       j’espère secrètement que le bordel qui résultera d’une sortie sans accord éclairera la lanterne de tous les radicaux européistes .... enfin comme le chantait Brassens dans « La mauvaise réputation »..... « sauf les aveugles bien entendu » !


    • JL JL 13 mars 09:56

      @baldis30
       
       il n’y aura pas de sortie sans accord pour la bonne raison qu’il n’y aura pas de sortie du tout : la date de sortie sera repoussée ; puis il y aura un deuxième référendum ; et cette fois les européistes l’emporteront.


    • JL JL 14 mars 09:24

      @JL
       
       moinssez moinssez, partisans du frexit : ça vous ferait chier que la GB rate sa sortie, et que les british ne puissent ouvrir la porte de sortie de ce traquenard, hein !
       
      Moi aussi, mais ce n’est pas une raison pour s’enfouir la tête dans le sable. Ce qui se passe avec cette affaire montre bien la complexité du système : on ne peut pas passer son temps à défaire ce qui a été fait. On doit faire avec, et du mieux qu’on peut. Pour moi LREM c’est le pire du pire : des fauxcialistes mitigés de libertariens pratiquant une politique économique de droite la plus ringarde. Il ne faut pas que ce parti sorte vainqueur des Européennes à venir.


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