jeudi 2 février 2023 - par LATOUILLE

Macronisme et démocratie

 Face aux grèves et aux manifestations d’opposition à son projet de réforme des retraites, le gouvernement en appel au respect de la démocratie par les manifestants, les syndicats et les partis d’opposition. On peut, alors, comprendre que seuls le parti présidentiel et ses affidés agiraient dans le cadre d’une règle qui serait celle voulue par la démocratie. Parés de cette vertu démocratique ses représentants rejettent toute opposition comme étant antidémocratique et vouent les opposants à la « fosse aux lépreux » et manifestent de leur pureté démocratique par des incantations qui ne sont pas sans rappeler « L'isolement des lépreux au Moyen-Âge ». On fustige les oppositions, on dresse des anathèmes, on lance des opprobres dans un vaste mouvement qui consiste à rejeter les opposants hors du débat démocratique puisqu’on leur dénie tantôt le statut de représentants du peuple tantôt le statut d’honnête citoyen ; le parti présidentiel relègue les opposants à sa réforme hors de la société et, en tout cas, leur refuse le droit d’être des démocrates. On exclut du débat les opposants en discréditant leur discours et leurs actions, les reléguant hors de la démocratie comme jadis on séquestrait les lépreux au cours d’une cérémonie assez macabre : « La séquestration se faisait avec solennité. Un prêtre allait chercher le lépreux dans sa demeure et le conduisait à l'église sur une civière et couvert d'un drap noir tout comme un mort. […] L'officiant par trois fois jetait une pelletée de terre du cimetière sur la tête du ladre, en disant : tu es mort au monde » ; le ministre de l’Intérieur a remplacé la pelletée de terre par un flot de propos odieux et méprisants du niveau de ceux d’une cour de récréation d’école primaire.

 Voilà le décor planté, les protagonistes positionnés. Reste à décrire le fond de l’intrigue : la démocratie.

 Démocratie fait partie de ces mots vertueux, comme l’évoquait le sociologue Michel Cattla à propos du mot innovation, qui ont perdu leur sens, leur consistance linguistique. Chaque politicien a sa propre version de la définition de la démocratie, une définition le plus souvent à géométrie variable pour s’adapter aux circonstances et aux besoins de la démonstration politique du moment. Dans ce contexte d’une sémantique aussi floue qu’opportuniste il n’y a rien de surprenant que d’entendre (BFM-TV lundi 30 janvier 2023 à 22h26) le porte-parole du parti présidentiel, tel un bateleur de foire, asséner sous couvert de règle démocratique une approximation qui confère à son propos une volonté de tromper l’auditoire, dire « c’est le parlement qui vote la loi, la rue n’a pas voix au chapitre ce n’est pas la rue qui va faire la loi ». Sur un plan purement formel la rue ne fait pas la loi, mais elle l’inspire car la loi doit être faite pour elle. Il n’est donc pas surprenant que la rue s’exprime quand elle pressent que la proposition de loi peut lui être néfaste. De la même façon, en présence d’une telle surdité de la part des gouvernants, il est normal que les partis d’opposition et surtout les syndicats (représentants de la « Rue ») appellent à s’opposer, et la « Rue » peut éventuellement s’opposer dans la violence, à la proposition gouvernementale dans l’esprit de la désobéissance civile conceptualisée par Henry David Thoreau au 19e siècle et développée par Sandra Laugier et Albert Ogien dans leur livre « Pourquoi désobéir en démocratie ». N’oublions pas, contrairement aux macronistes et aussi d’autres, que c’est grâce à des mouvements que l’on peut inscrire dans le concept de désobéissance civile que s’est construite notre société : 1789, 1830, 1848, 1870 auxquelles il faut ajouter les grands mouvements sociaux avec grèves et manifestations.

 Alors qu’il reproche aux partis d’opposition de ne présenter aucune proposition et de se cantonner dans un système de fausses informations, ce même porte-parole assène un chapelet de postulats qui n’ont de vérité que sa croyance dans la parole du gourou et d’objectif que de conforter dans cette croyance les affidés du parti présidentiel. Ce mantra, de fait et par essence, interdit tout débat. Le système de communication est tel qu’il peut même aller jusqu’à produire des contre-vérités comme lorsque le porte-parole énonce que le système de répartition ne concerne que les travailleurs actifs et tient les entreprises en dehors ; c’est une erreur historique monumentale qui montre le manque de culture de certains politiciens. Quand le système actuel de retraites a été mis en place au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les entreprises participaient à son financement, elles cotisaient en reconnaissance de la « valeur du travail fourni par les salariés » qui contribue au bien-être de l’entreprise. Dès le début des discussions le patronat s’était opposé au paiement de cette cotisation, depuis quelques décennies les cotisations ont changé de nom, pour devenir des charges dont l’actuel président de la République exempte allègrement les entreprises donnant raison, 70 ans après la création du système de retraites, aux revendications du patronat d’alors. Peut-on faire vivre une démocratie en élaborant son discours suivant le principe d’un mantra basé sur du mensonge et de la falsification, notamment de l’histoire ?

 Voilà que les bateleurs du macronisme sont aussi des faiseurs qui fabriquent une vérité propre à servir la stratégie du chef. C’est bien ce que signale un député macroniste du sud de la France lorsqu’il déclare en parlant de son parti : « On ne gouverne pas la France avec des tableaux Excel, mais avec de l’envie et une vision. Aujourd’hui, on manque d’humilité et de compassion dans nos annonces. » Mais, pour avoir une envie d’un monde meilleur et une vision du chemin à parcourir il faut écouter la « Rue » qui dit ses aspirations, ses difficultés, ses espoirs, sinon on conduit une politique de l’entre‑soi qui ne vise qu’à ajouter du bien-être à ceux qui déjà vivent dans l’opulence : ça doit s’appeler une « politique pour les riches ». En observant le porte-parole du parti présidentiel on mesure à quel point il est un clone de son chef de parti qui agit plus en gourou qu’en gouvernant. À travers lui on a l’image d’un parti élevé en secte du néocapitalisme d’où tous ceux qui n’adhèrent pas à cette philosophie sont exclus comme l’exprime souvent le chef de l’État lorsqu’il dit qu’il a été élu sur la base d’un programme et qu’il doit mettre en œuvre ce programme coûte que coûte. Pourtant, lui-même reconnaissait il y a quelque mois qu’il avait été élu plus dans un mouvement d’opposition à l’extrême droite que sur sa ligne politique. Quoi qu’il en soit un programme politique n’est qu’un indicateur de la philosophie générale du candidat d’un parti à une élection ; une fois élu le candidat devrait mettre en place une gouvernance reposant sur analyse des situations et une écoute des citoyens. Avec l’arrivée de Michel Rocard comme Premier ministre d’un président qui n’était que légèrement teinté de socialisme, la donne a changé en faisant de la doctrine du candidat élu un élément prévalent sur la philosophie générale du parti. Si bien que depuis quatre quinquennats les citoyens sont plus sollicités à voter pour un catalogue de mesure que pour une philosophie politique. Aujourd’hui le président de la République ne représente que lui, pas un parti avec une philosophie politique, et nous sommes dans l’ère du marketing : il s’agit de vendre, non pas des idées ou une vision du monde et de la société, mais un candidat avec un catalogue de mesures ponctuelles et souvent parcellaires qui n’ont pas pour objectif de concourir à une amélioration du bien-être des gens ; leur unique but est de répondre ponctuellement à des problèmes en fonction d’une idéologie économique où souvent l’élu présente des solutions alors qu’il n’a pas connaissance du problème ni même, d’ailleurs, s’il y a réellement un problème. À la place d’idée, de pensée et de créativité politique, on se retrouve avec un empilement de tableaux Excel comme dans un rayon de supermarché. La politique du gouvernement n’est alors que de la gouvernance d’entreprise, sous couvert de pragmatisme ! Là, rien de surprenant à la désaffection des citoyens pour les suffrages : à quoi bon aller voter alors que rien de ce qui est fait l’est pour nous ; en conséquence de soi la temporalité des élections perd son sens et sa valeur : à quoi bon attendre 5 ans pour changer de représentant si sa politique nous apparaît néfaste…

 La politique ne devrait pas n’être qu’un bazar avec ses rayonnages, elle devrait apporter un souffle à l’humanité. Pour cela il faut que les politiciens rangent leur catalogue de mesures et écoutent la rue. C’est ce qu’écrivait Albert Camus : « La démocratie, ce n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité ». Considérant que la majorité est celle acquise par le suffrage, dont il faudrait aussi reconnaître l’hétérogénéité des votes et de leur intention, la majorité présidentielle a le devoir impérieux d’écouter la « Rue » qui, convenons-en, est une minorité importante au sens du suffrage mais qui, au sens de la société, est une majorité éclatante de sens. À ne pas écouter et prendre en considération ses citoyens le pays court le risque d'un embrasement comme l’évoquait Martin Luther King en 1967 à Stanford lorsqu’il disait qu’au bout du compte, l’émeute est le langage de ceux qui ne sont pas entendus. La démocratie, n’en déplaise au macronistes, n’est faite que de compromis comme l’écrivait le philosophe Paul Ricoeur : « Nous n’atteignons le bien commun que par le compromis entre des références fortes mais rivales ».

 Quoi qu’il en soit il n’y aura vraisemblablement pas d’insurrection populaire, bien que celles de jadis n’aient été prévues que par les historiens à postériori de leur survenue, même si la loi devait être adoptée de façon totalement antidémocratique par une de ces articles voyous de la Constitution : le 49-3 et le 47-1, parce que de nos jours comme l’écrivait déjà en son temps Aldous Huxley : « On invite l'homme actuel à se regarder le nombril plutôt que d’exercer sa volonté et son courage ».



35 réactions


  • Gasty Gasty 2 février 2023 09:01

    "la majorité présidentielle a le devoir impérieux d’écouter la « Rue » qui, convenons-en, est une minorité importante au sens du suffrage"

    Absolument ! Ceux qui manifestent dans la rue sont bien plus nombreux que les députés sur leur bancs. Les manifestants sont eux aussi représentatif des 67 millions de la population Française.


  • Sirius paparazzo 2 février 2023 09:07

    Si, comme l’a dit Bouvard, “La démocratie, c’est la moitié des cons plus un” (ceux qui ont voté « pour »), alors l’Élysée et ses médias ont raison : c’est bien contre cette imposture que se battent les « opposants » (dont certains ont fait l’errur de voter « pour » il n’y a pas si longtemps).

    Mais en plus, si le président a bien été élu par une "majorité (de votants exprimés), il ne dispose même pas de la moitié des voix ^lus une à l’assemblée.


  • suispersonne 2 février 2023 11:48

    Nous ne voulons plus de


    1. cette constitution périmée

    2. ces politiciens professionnels obsolètes, toujours élus par défaut

    3. ces institutions répressives au bénéfice des zélites

    4. ces avalanches continuelles de contre réformes, démolissant un modèle social efficace, au bénéfice exclusif des milliardaires et des actionnaires, qui nous coûtent un pognon de dingue

    5. ces mensonges de la propagande des zélites, pour qui les gueux sont des êtres substituables qui ne sont rien

    6. ces merdiacrates, porte voix obséquieuses de cette propagande

    7. ces aumônes méprisantes qui sont supposées calmer notre colère, mais ne font que l’augmenter


  • suispersonne 2 février 2023 11:49

    Le système électoral actuel cause la prolifération de politiciens professionnels.

    Leur immense majorité est constituée de politiciens professionnels préoccupés de rester en place : les PPPDREP.

    Ceux qui font de la politique pour faire carrière ont largement démontré leur penchant pour la trahison des promesses faites aux électeurs, leur extrême sensibilité aux lobbies, leur absence de principes moraux, leur gangrène du clientélisme, leur désintérêt systématique pour le bien commun.

    Exceptions notables mais rarissimes : Pepe Mujica, Thomas Sankara, Jerry Rawlings, Nelson Mandela, ...

    Ce sont des obstacles évidents et systématiques à toute progression du bien commun.

    La solution vient d’un tirage au sort pour des mandats courts non renouvelables, avec possibilité de révocation.

    Elle concerne tous les postes de gouvernement et de l’administration, qui respectent leur feuille de route sous le contrôle d’une commission de révocation.

    Les acteurs politiques sont destinés à l’assemblée pour un seul mandat.

    Les membres de la constituante sont tirés au sort, et ne peuvent postuler à aucune autre responsabilité.


    • Eric F Eric F 2 février 2023 18:33

      @suispersonne
      je préfère choisir qui me représente et quelle est l’orientation politique qu’il défend, plutôt que de laisser le hasard choisir.
      Un tirage au sort peut convenir pour un jury qui contrôle l’action de l’état, mais pas qui définisse la politique à suivre.


    • suispersonne 2 février 2023 23:10

      @Eric F
      Il faut souligner qu’un responsable tiré au sort n’a aucune possibilité de faire carrière, ce qui garantit qu’il voudra suivre la feuille de route à laquelle il s’est engagée lors de son audition parmi les candidats.
      Les critères de progrès, à suivre publiquement en temps réel, sont les éléments essentiels pour assurer que chaque responsable, à son niveau, les améliore constamment, à moins de se faire révoquer.
      Cela peut paraître difficile à rendre significatif, exhaustif et dépourvu de tout effet maléfique non désiré, mais ce ne l’est pas.
      Pour faire court, un exemple.
      Nombre de sdf à enregistrer (... avec un système de décompte plus transparent que celui très vicieux des manifestants par auculrance) et publier chaque jour ! Il est indéniable que faire baisser continuellement ce nombre est désirable, mais les moyens pour y parvenir doivent avoir été étudiés pour éviter des effets non souhaitables, et ne pas pénaliser d’autres critères.
      L’ensemble des critères doivent former consensus dans une conception différente de la vie en société.
      Tous ces critères doivent être inscrits dans une nouvelle constitution.


    • suispersonne 5 février 2023 13:43

      @suispersonne
      en bon français : à laquelle il s’est engagé


  • amiaplacidus amiaplacidus 2 février 2023 12:09

    Macronisme et démocratie : un exemple parfait d’oxymore.


  • Elric Menescire Elric Menescire 2 février 2023 13:38

    je pense sincèrement qu’il faut arrêter avec ce terme de « démocratie ». Depuis bien des années ça n’a plus aucun sens. Ca n’est pas la majorité qui décide dans ce pays (ou dans les autres d’ailleurs), loin de là.

    C’est toujours la même minuscule minorité qui a les commandes, et qui nous met ces mots dans la tête pour mieux nous paralyser. Ce mot est un élément de langage majeur destiné à nous faire tout gober, la preuve, ça va même jusqu’à parler de « minorité » alors que les trois quarts des français sont contre. 


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam (Paria statutaire non vacciné) 2 février 2023 14:10

      @Elric Menescire
      Absolument
      C’est crillant par exemple avec l’age des retraites expédié a pétaouchnok !
       
      75% des Francais (tous confondus) sonts contre
       
      Plus de 92% des salariés / Ouvriers / enfin ceux qui bosssent comme des chiens sonts contre
       
      Avec de tels chiffres dans une démocratie ou l’avis (tres tres tres majoritaire ici) est exprimé par le peuple et ...
      de multiples fois, pas une, il se produirais une ou l’autre de ces 2 options
       
      On place cette loi à la poubelle, la digne place pour un tel torchon
       
      On demande l’avis au peuple via un référendum et on applique ce que le peuple demande , pas comme le traité sur l’UE ou le peuple à « mal voté » (sigh)
       
      Dans le reste des cas, si cela ,n’est pas appliqué, la France n’est plus une démocratie
      Ou si certains pensent qu’elle l’est encore si ceci est passé « en force »
       
      Dans ce cas la Corée du Nord est aussi une démocratie
      La Republique Islamique d’Iran aussi .

      Ou que l’on m’explique la grande difference ?


  • tashrin 2 février 2023 16:31

    Comme spécifié au dessus, le terme de démocratie est complètement galvaudé, et la plupart des gens qui s’en réclament à tout bout de champ n’en comprennent ni les tenants ni les aboutissants. 

    Qu’au nom de la démocratie on m’explique à chaque élection qu’il ya des choix que je peux faire et d’autres non m’a toujours laissé sans voix

    Entendre des représentants élus refuser de serrer la main ou de jouer au foot avec leurs opposants politiques tout en se revendiquant démocrates est juste... ubuesque.

    A minima, au delà de l’organisation des institutions, ca necessiterait :

      des citoyens, c’est à dire des gens suffisamment équipés intellectuellement pour se faire une opinion indépendante, donc faisant preuve d’esprit critique et de certaines facultés d’analyse et de compréhension

      une véritable éducation nationale ayant pour objectif de former des citoyens aptes à jouer leur role, et non de fournir des ptits soldats au patronat en les dotant des competences basiques nécessaires à leur travail sans chercher à élever leur conscience

      des médias libres et indépendants et un accès non biaisé à l’information

      une certaine culture du dialogue et du compromis

    Force est de reconnaitre que la conjonction de ces facteurs n’a jamais réellement existé, nulle part et certainement pas chez nous.

    Et les récentes aventures covidesques nous ont démontré sans aucun doute le fait que la majeure partie des gens de ce pays ne fait preuve d’aucune capacité (ni volonté) à reflechir par eux mêmes, à chercher de l’information hors propagande, et qu’il suffit de leur répéter un truc débile en boucle pendant 15 jours pour qu’ils le considérent comme une évidence, même confrontés à la preuve indiscutable que les faits contredisent la version officielle.

    Partant de là... on pourrait même considérer que la démocratie est la source de nos difficultés. Faire gouverner le pays par une majorité de gens sous éduqués et manipulables à loisir, c’est pas une idée faramineuse. Enfin si, pour nos zelites qui n’ont même plus à faire semblant

    La dictature c’est ’Ferme ta gueule’

    La democratie c’est ’cause toujours’

    Le resultat est identique, seule la méthode change


  • Taverne Taverne 2 février 2023 16:50

    La démocratie ne consiste pas à se soumettre aux ordres d’un homme seul qui veut tout régenter à son goût mais à s’accorder sur des lois et à les appliquer dans le cadre d’un respect mutuel. Nous ne sommes pas sujets mais des citoyens ! 

    Quant aux gens qui se moquent de la Rue, ils devraient s’inquiéter et agir pour que cesse d’augmenter le nombre de personnes jetées à la rue faute de ressources et de logements. Une augmentation considérable en 2022 ! On y voit de plus en plus de personnes âgées (la réforme de retraite n’arrangera rien...) et de mères avec enfants. Ces gens qui méprisent le peuple ne connaissent que les palais ; ils n’ont jamais vécu la pauvreté et la peur des lendemains.


    • charlyposte charlyposte 2 février 2023 18:06

      @Taverne
      Une société de plus en plus violente et un état de plus en plus faible smiley hormis celui d’être fort avec les faibles et faible avec les forts ! smiley que faire pour stopper ce fléau sociétal ?


    • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed MADJOUR 2 février 2023 20:12

      @Taverne

      Bonjour, vous approchez la définition du mot « démocratie » que j’avais donnée en 2003...
      En effet j’avais énoncé : « La démocratie est l’obéissance aux lois justes et non aux responsables politiques ».


  • Jean-Luc Picard-Bachelerie 2 février 2023 17:40

    Merci pour cet article. Dans la première partie il eut été mieux d’inclure des citations de Macron et de Véran.

    J’ai apprécié de nommer ce que devrait être le discours d’un candidat à l’élection : une philosophie. Je préciserai aussi, projet de société. Il est évident que si un candidat est sélectionné par un parti, c’est pour qu’il devienne le président de tous les Français et non du parti. C’est pour cela qu’un candidat présentant un programme n’est pas dans une démarche démocratique mais dans une démarche de minorité voulant en imposer à la majorité qui ne l’aura pas élu (au 1er tour, Macron n’a reçu que 20% des voix du du corps électoral ; le pire étant qu’au 2nd tour, avec les voix anti MLP, il n’a rassemblé que 38,5 % des voix du corps électoral). Si on peut parler de légalité, il ne peut en appelé à la légitimité pour appliquer son programme et ne pas rechercher le consensus).
    Je ne veux pas faire de retape, mais avez-vous lu la proposition que je fais afin d’en finir avec ce bras de fer systématique lors des manifestations de la rue ? https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/referendum-d-initiative-246368


  • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed MADJOUR 2 février 2023 20:09

    Je vois que le mot « démocratie » n’est pas encore compris, pourtant tout ce qu’on pourrait mettre dans son enveloppe pour le définir et surtout le faire accepter à tout le monde conduit inévitablement à ce que j’avais énoncé en 2003 :

    « La démocratie est l’obéissance aux lois justes et non aux responsables politiques ».


  • troletbuse troletbuse 2 février 2023 20:24

    En 38 secondes, reduction de la population de 50% dit par Bourla

    https://crowdbunker.com/v/ixLH4UhRb4


  • Astrolabe Astrolabe 2 février 2023 21:04

    À l’équipe d’Agora Vox

     

    Je viens ce soir d’être banni par le sieur Chapoutier pour avoir osé répondre cela à un intervenant :

     

    Astrolabe 2 février 19:37

    @Pie 3,14
     
    « Merci pour ce rappel historique remettant les choses à leurs places. »


    Approuvez-vous cette atteinte arbitraire à la liberté d’expression ?




  • César JULES 3 février 2023 09:15

    Ben oui, c’est simple, nous sommes en démocratie, les lois sont votées par les délégués du peuple et donc nous ne sommes pas en « ruecratie ». La différence est que la « rue » réclame de l’immédiateté alors que la politique exige de prévoir le moyen, voire le long terme et c’est bien là que les solutions divergent voire s’opposent.


    • Lancelot 3 février 2023 10:52

      @César JULES
      Ce sont des imposteurs élus par défaut !Ils ne méritent aucun respect vu la façon dont macron a traiter les français depuis 2017.


    • César JULES 3 février 2023 12:05

      @Lancelot
      C’est vrai qu’ils sont élus par un petit nombre, mais si le grand nombre décidait d’aller porter un bulletin les élus seraient ravis. Et ne me dites pas que les candidats ne sont pas assez représentatifs, il y en a pour tous les goûts.


  • Christophe Claudel Christophe Claudel 3 février 2023 11:05
    Fidèle à son art consommé de la manipulation et du mensonge, la clique subventionnée réunie autour du Pinocchio des mondialistes fait mine d’en appeler à la « démocratie » pour élever le débat. Et tenter de rallier quelques vagues soutiens parlementaires pour faire voter l’un des projets les plus casse-gueule de cette dictature macroniste. Comme hier les mêmes faisaient mine de « faire barrage » à une « extrême droite » chimérique dans un sketch éculé en agitant le spectre de la sorcière de Montretout.
    Quel scandale de voir les derniers fossoyeurs de ce qu’il restait encore de simulacre démocratique défendre leur projet de saccage de cette « République sociale » qui exaspère leurs mentors, pressés d’en finir avec les Etats-nations et l’Etat-Providence ! Tout en se drapant dans les habits vertueux de « la démocratie » ou du « progressisme », sans cesse invoqués comme pseudos référents éthiques, mais largement profanés par ces mêmes mentors.
    Il est temps que l’opinion se dégrise, qu’elle se relève des humiliations et maltraitances, policières et covidistes, qu’on lui fait subir depuis qu’on lui a fourgué l’arnaque du petit prodige de chez Rothschild, marionnette du Forum économique mondial, tout comme la moitié de ses ministres, bardée d’une meuf bidon, d’une réputation bidon, d’un parti bidon, d’un programme bidon, d’un storytelling bidon, tous bidouillés par McKinsey.
    Il est temps que les Français ouvrent enfin les yeux et aient le cran de dégager - manu militari s’il le faut - cet imposteur criminel qui prostitue la France aux intérêts de ses potes de BlackRock, et qui œuvre à leur malheur en les méprisant depuis bientôt 10 ans qu’on l’a propulsé au pouvoir.

  • zygzornifle zygzornifle 6 février 2023 10:23

    Le Président Macron fait sa balade matinale.

    En passant sur un petit pont, il glisse et tombe à l’eau.

    Trois gamins qui pêchent le sortent de l’eau !

    Macron demande ce qu’il peut faire pour les remercier.

    Le premier dit : « je veux aller à Disneyworld »

    Pas de problème dit Macron, je m’occupe des billets !

    Le deuxième dit : « j’aimerais des chaussures de foot. »

    Pas de problème, je m’en occupe, des chaussures neuves et signées par
    le footballeur de ton choix !

    Le troisième dit : « je veux un fauteuil roulant électrique, avec
    télé, stéréo, et un chien guide pour aveugle »

    Mais, ...dit Macron, tu ne m’as pas l’air handicapé ?

    Pas encore dit le gamin, mais quand mon père va savoir que je t’ai sauvé...



  • bertin 6 février 2023 11:03

    Les macronistes détestent tout particulièrement les vieux qu’ils harcèlent et persécutent par Haarp.

    https://surveillance84.clicforum.com/t547-Ils-empechent-les-personnes-agees-de-sortir-de-chez-elles.htm


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