vendredi 5 juin - par Laurent Herblay

Medef, Montaigne, Ifrap : leur inquiétante stratégie du choc (2/2)

S’il y a quelque chose de surréaliste à voir les pires tenants du système faire des propositions aussi injustes socialement que dangereuses économiquement, il ne faut sous-estimer leur impact. Parce que ces mesures risquent d’être à l’agenda de Macron, il faut veiller à bien décrypter leurs arguments afin de mieux tenter de les mettre en échec en démontrant leur nocivité.

 

Un aller sans retour vers la situation étasunienne
 
Malheureusement, il faut reconnaître que le discours de l’institut Montaigne et de l’ifrap n’est pas totalement malhabile. Leur premier argument est le besoin de travailler plus. C’est assez malin après une période de confinement, où plus de douze millions de Français ont été au chômage partiel. Le thème d’un rattrapage qui appellerait un effort de tous peut sembler logique. En outre, devant les difficultés des entreprises, du fait de l’effondrement de certains marchés, il est assez logique d’imaginer que les salariés pourraient être amenés à faire des efforts pour leur permettre de redémarrer. Parce que le confinement a provoqué une crise économique extrêmement violente, cela nourrit des discours de régression sociale pour en compenser les effets. Ce raisonnement est encore renforcé par les reportages sur les difficultés des entreprises à faire face aux coûts supplémentaires liés à la crise sanitaire.
 
Même si dans quelques exceptions, cela pourrait avoir du sens, et encore, en fonction des conditions, ce discours est très majoritairement faux. D’abord, il ne faut pas oublier que l’Etat, par le dispositif de chômage partiel, coûteux et imparfait, mais approprié, à condition de chasser les abus, compense une partie de la baisse d’activité des entreprises en prenant en charge les salariés qui n’ont plus d’activité. Ensuite, travailler plus ne sera pas forcément nécessaire, car dans bien des domaines, l’activité perdue ne sera pas rattrapée : les repas au restaurant qui n’ont pas été pris en avril et en mai sont malheureusement perdus à jamais. S’il ne s’agit pas de produire davantage que la normale après le confinement, pourquoi faudrait-il demander plus d’heures de travail aux salariés ? Enfin, alors que le chômage monte, n’y-a-t-il pas le risque d’accélérer les destructions d’emplois en augmentant la durée du temps de travail ?
 
Plus globalement, même s’il peut paraître juste de demander une contribution aux salariés, cette logique est un cercle vicieux si elle s’applique largement. En effet, si un plus petit groupe de salariés parvient à maintenir son salaire en travaillant plus longuement, alors la demande globale baissera, ce qui enfoncera l’économie dans la récession. En outre, il ne faut pas oublier que les profits des entreprises sont au plus haut : il y a donc globalement de la marge pour amortir la crise et les entreprises ont également intérêt à ne pas saborder leur demande. Bien sûr, il y a des cas particuliers, des activités moins rentables, d’autres davantage touchées par la crise et certaines entreprises plus fragiles. Là, il revient à l’Etat de bien cibler les dispositifs pour éviter les effets d’aubaine et apporter son concours financier à ceux qui en ont vraiment besoin. On peut craindre que l’aide n’arrive pas toujours là où il faut.
 
Les propositions de l’ifrap sont proprement ridicules, pour ne pas dire plus, d’un point de vue financier. Mais comment peut-on demander aujourd’hui une aide sans limite pour les entreprise, des baisses massives de la fiscalité et plus de contraintes budgétaires ? Où l’ifrap pourrait trouver les dizaines de milliards nécessaires pour appliquer ses idées, alors même que bien des services de l’Etat souffrent d’un manque de moyens, comme le montre la situation de l’hôpital, malheureusement guère différente de celle de l’école ou la police ? Jamais l’ifrap ne dit souhaiter réduire les retraites, le nombre de lits d’hopitaux ou le nombre de profs… Ce programme est de la pure pensée magique, totalement déconnectée de la réalité. En réalité, les propositions de l’ifrap sont un simple agenda catégoriel, celui des plus riches, et encore, uniquement ceux qui ne se soucient pas le moins du monde de l’intérêt général et n’ont que faire que les soignants et les professeurs soient si mal payés. Ce n’est qu’un agenda d’oligarques égoïstes.
 
Ce que souhaitent ces gens, c’est continuer à pousser notre pays dans la direction complètement folle prise par les Etats-Unis, un pays où la régression sociale a produit une régression de la condition humaine, faisant gagner un « prix Nobel d’économie » à Angus Deaton, qui a théorisé les dégâts humains monstrueux de ce système économique, les « morts de désespoir ». Malheureusement, les arguments de ces gens s’appuient aussi sur des faits non mis en perspective (hausse de la dette publique, niveau de la dépense publique) qui leur permettent de donner un minimum de crédit à leurs histoires. Et en s’appuyant sur la gestion critiquable de la crise sanitaire par l’Etat et les difficultés de nombreuses entreprises après le confinement, une énième version de la politique de l’offre a une opportunité. Ici, il faudra rappeler le bilan calamiteux de cette politique sous Hollande (baisse des taxes et démantèlement du droit du travail), au coût budgétaire et social extraordinairement élevé et aux effets économiques totalement dérisoires.
 
Il est donc essentiel de continuer à décrypter le discours de ces gens-là pour démonter les incohérences et les zones d’ombre de leurs discours. La politique de l’offre demain, ce serait une nouvelle baisse de toutes les retraites (préparée par la réforme Macron), moins de moyens pour l’hôpital et une poursuite de la chute de notre Education Nationale. La politique de l’offre est une absurdité dans un marché unique où le SMIC est cinq fois plus bas que le nôtre, à moins de vouloir la convergence là aussi.


52 réactions


  • Pcastor Pcastor 5 juin 12:08

    Entre les frapadingues de l’IFRAP et le gâteux de Closets, on est servis en ce moment.Quand à la dette publique , pire que le péché originel, on monétarise et on n’en parle plus ( ce que font allégrement la FED ou la banque centrale japonaise par ex). Par contre la dette privée et notamment celle des entreprises, a de quoi inquiéter...


    • JL JL 5 juin 14:37

      @Pcastor
       
       ’’Quand à la dette publique , pire que le péché originel, on monétarise et on n’en parle plus’’
       
       C’est quoi pour vous, monétariser ? La monétarisation c’est pas la planche à billets : la dette c’est un emprunt qui doit être remboursé.


    • Le421 Le421 5 juin 18:47

      @JL
      Excellente cette remarque.
      Expliquer que cette fichue dette provoquée artificiellement pour bloquer les pays pourra un jour être remboursée, c’est assez fort.
      C’est un peu le gars qui arrive avec des seaux d’eau pour remplir le gouffre de Padirac !!


    • Pcastor Pcastor 5 juin 19:07

      @Le421
      Le quart de la dette publique française est détenue par la Banque de France , qui l’a rachetée dans le cadre du quantitativ easing ( c’est jean luc Mélenchon qui a souligné cet état de fait.) via l’euro-systéme. Elle est rachetée ( en clair les créanciers ne perdent rien). Comment est elle rachetée : par CREATION MONETAIRE : c’est la BCE qui crée la monnaie ( en fait en France la BdeF, via l’eurosystème) celle qu’on trouve dans ton porte monnaie. La Banque de France rembourse les intérêts de ces emprunts rachetés à l’Etat français et il est clair qu’à l’échéance, quand ces emprunts ( bons du trésor en particulier...) arriveront à maturité, que la BCE qui les a rachetés par création monétaire, n’en demandera pas le remboursement, elles deviendront des dettes perpétuelles , non porteuses d’intérêt.
      C’est ce que fait la banque centrale américaine, la banque centrale japonaise , etc..Cela s’appelle monétiser la dette, ce que va encore faire la BCE pour faire face à la crise liée au COVID et en l’occurrence c’est plutôt une bonne chose.
      Avant d faire une remarque , il vaut mieux chercher comprendre...


    • Pcastor Pcastor 5 juin 19:30

      @Le421
      Maintenant pour être complet, la partie de la dette publique ( le stock) non rachetée via le quantitativ easing, elle non plus ne sera JAMAIS remboursée.
      En effet comment procède le Trésor qui la gère.Les emprunts d’Etat ( bons du trésor , obligations) ne donnent lieu aucun remboursement en capital pendant leur durée de vie ( en moyenne 8 ans), ils ne donnent lieu qu’à des paiements d’intérêts quand ils existent. Quand une obligation arrive maturité , en clair quand il faut rembourser le capital emprunté , le Trésor emprunte pour effectuer ce remboursement : il fait rouler la dette ce qui fait qu’on ne paye que des intérêts,
      Ceux ci sont en baisse constante depuis 8 ans et se montent à environ 40 milliards par an c’est à dire bien moins que les aides publiques accordées aux entreprises ,sans contrepartie notamment en termes d’emplois
      Il y a une enfumage médiatique sur cette question , destinée à justifier des politiques austéritaires.


    • JL JL 6 juin 07:38

      @Pcastor
       
       ’’ le Trésor emprunte pour effectuer ce remboursement : il fait rouler la dette ce qui fait qu’on ne paye que des intérêts,’’
       
       Et ça s’appelle comment, ça, un peuple condamné à payer ad vitam aeternam un lourd tribut à des margoulins qui ne doivent la manne qu’ils prélèvent qu’à des circonstances iniques dont leurs ancêtres ont eu le cynisme d’abuser ? ça s’appelle un peuple esclave.


    • Pcastor Pcastor 6 juin 08:11

      @JL
      La charge de la dette publique représente un tout petit peu plus de 2 % de la dépense publique, on a connu des esclavages plus violents...D’ailleurs je ne connais pas de pays ( même parmi les plus riches) qui n’ait pas recours à l’emprunt public. Ce qui est scandaleux c’est le fait qu’on érige cette dette ( le stock ) en épouvantail pour justifier des politiques d’austérité...Cela correspond à une vision de l’économie ( ordo-libérale , expressément visée dans le traité de Lisbonne) que je ne partage naturellement pas.


    • Le421 Le421 6 juin 08:20

      @Pcastor

      Avant d faire une remarque , il vaut mieux chercher comprendre...

      Moi comprendre simple.
      Moi devoir 100.000€ à banque mais en état des choses, pas pouvoir rembourser.
      Banque marquer sur papier « Le421 devoir 100.000€ » et mettre papier dans coffre.
      Moi reprendre activités et essayer que ça aille mieux pour rendre.
      Sinon faillite.
      Moi, flambé et banque, perdu !!
      J’ai bon ?  smiley

      En fait, on dit la même chose, mais expliquée différemment.
      Avec mon vieux français bizarre, j’ai souvent du mal avec l’interprétation auprès de mes interlocuteurs. Je le sais, aussi je n’en tiens pas grief...
      Bonne continuation.


    • JL JL 6 juin 08:33

      @Pcastor
       
       ’’La charge de la dette publique représente un tout petit peu plus de 2 % de la dépense publique’’
       
       Ben voyons ! Vous enseignez l’économie à l’école maternelle ? Ou vous nous prenez pour des idiots ?
       
       «  Dans le projet de loi de finances pour 2019, la charge de la dette s’élève à 42,1 milliards d’euros (Md€), soit 9,3% des crédits de paiement du budget général de l’État. Le paiement des intérêts de la dette représente ainsi aujourd’hui le quatrième poste de dépenses de l’État.

       » (Wiki)
       
       
       nb. 42 mds d’euro c’est 2% du PIB de la France en 2011 !!!
       
      un tout petit peu plus, c’est 2% du PIB actuel.
       


    • Pcastor Pcastor 6 juin 09:04

      @Le421
      C’est toute la différence qu’il y a entre vous, particulier et un Etat.Quand vous particulier empruntez, vous remboursez une part du capital et des intérêts et si vous ne remboursez pas on saisira vos biens ( cf les subprimes par ex ) et on vous déclarera en faillite si vous êtes une entreprise.
      Quand l’Etat français emprunte , il le fait d’ailleurs souvent des taux inférieurs à ceux des particuliers ( l’Etat est considéré comme sûr, en tout cas la France ), il ne rembourse pas de capital pendant la durée du prêt ;en outre, il dispose d’une banque centrale ( en l’occurrence la BCE) qui peut racheter ses emprunts, en créant de la monnaie, qui lui reverse ses bénéfices. Enfin un Etat peut et il ne s’en prive pas, percevoir des impôts pour rembourser...
      En fait ,vous m’avez poussé à des explications techniques, mais l’essentiel de mon propos est de dire halte à l’enfumage médiatique ( c’est reparti en ce moment ) sur la dette publique, on nous brandit le stock, plus de 2000 milliards d’euro, en oubliant de dire qu’une bonne partie de cette dette est détenue par la Banque de France, qu’on ne paie en pratique que des intérêts et que la BCE rachète , encore et encore de cette dette.
      Bonne continuation à vous aussi.


    • Pcastor Pcastor 6 juin 09:19

      @JL
      C’est bien de vérifier, au moins vous avez pu constater que la charge de la dette publique est très loin des chiffres qu’on nous brandit dans les médias.
      Mes sources : « structure de la dépense publique en France et comparaison européenne » en 2016, tableau publié par France Stratégie lors du grand débat.
      La charge de la dette publique représente en France 2.1% du PIB ( erreur de lecture de ma part que je reconnais bien volontiers, ce qui ne change pas grand chose au fond en termes d’ordre de grandeur). Ce pourcentage est d’ailleurs inférieur à la moyenne européenne, et bien inférieur au montant des aides directes accordées aux entreprises sans contrepartie.


    • JL JL 6 juin 09:35

      @Pcastor
       
       ’’La charge de la dette publique représente en France 2.1% du PIB ( erreur de lecture de ma part que je reconnais bien volontiers, ce qui ne change pas grand chose au fond en termes d’ordre de grandeur)’’
       
      Non ! simplement un rapport de 1 à 5 !!!

      42 mds, c’est 11,4 % des dépenses de l’État ! Les investissements c’est 3 fois moins.


    • Le421 Le421 6 juin 09:35

      @Pcastor
      Je ne suis pas entré dans les détails mais on dit la même chose, différemment...


    • Pcastor Pcastor 6 juin 10:17

      @JL
      Si je m’en réfère au tableau de France stratégie, la dépense publique en France en 2016 représente 52.7% du PIB et la charge de la dette 2,1% du PIB.
      Comme dans mon premier post , je me suis référé , par erreur, non pas au PIB mais à la dépense publique, cela veut dire que j’ai « s/estimé » la dépense liée la dette d’un peu moins du double de ce qu’elle représente par rapport au PIB , au total quelques %, du même ordre de grandeur donc.
      Comme j’ai bien compris que vous faites partie de la meute des contempteurs de la dette publique ( alors que le problème c’est la dette privée, la seule à l’origine d toutes les crises financières) on va arrêter là !


    • charlyposte charlyposte 6 juin 10:28

      @Pcastor

      Pékin émettra dès ce samedi 6 juin des bons de consommation aux habitants, dans le but d’encourager les dépenses après l’effondrement des ventes au détail avec l’épidémie du Covid-19, rapporte Bloomberg.

      Ainsi, les autorités de la ville prévoient d’émettre 12,2 milliards de yuans (plus de 1,5 milliard d’euros) en bons de consommation, qui peuvent être utilisés pour faire des achats en ligne ou dans des magasins physiques dans des secteurs tels que la restauration, le shopping, le tourisme, l’éducation et les sports.

      La chute des ventes au détail

      Les ventes au détail dans la ville ont chuté de 20,4% au cours des quatre premiers mois de l’année, pire que la baisse nationale de 16,2%, selon les bureaux de statistiques locaux et nationaux. Selon Bloomberg, au moins 50 villes à travers la Chine ont distribué des coupons s’élevant à plus de six milliards de yuans (750 millions d’euros) via des systèmes de paiement électronique, notamment à Wuhan, Hangzhou, Nanjing et Shenzhen.

      La Chine n’est pas le seul pays asiatique qui cherche à relancer son économie. Ainsi, le gouvernement japonais prévoit d’accorder dès la fin du mois de juillet une aide d’une valeur maximale de 20.000 yens (environ 168 euros) par jour aux personnes voyageant dans le pays afin de stimuler l’industrie du tourisme, un moteur clé de l’économie durement touché par la pandémie du Covid-19.


    • charlyposte charlyposte 6 juin 10:46

      @JL
      La politique financière de la France est une spirale d’assiettes de toutes formes, les cartes sont brouillées et donc une vaine recherche comme clé d’un pseudo savoir économique.


    • charlyposte charlyposte 6 juin 10:55

      @JL
      Tout comme la banque qui ne prête que de la dette à toute personne lambda qui demande un prêt pour s’endetter à son tour smiley


    • JL JL 6 juin 10:56

      @Pcastor
       
       ’’ la dépense publique en France en 2016 représente 52.7% du PIB’’
       
      On ne peut pas laisser dire ça !!!
       
      L’État ne dilapide pas la moitié du PIB ! Vous êtes ridicule. Diriez vous qu’une entreprise dépense une partie de son chiffre d’affaire ? C’est ne rien connaitre à rien en matière d’économie. Ou bien prendre les gens pour des idiots.
       
      Arrêtez vous là, je vous en prie, mais cessez d’ériger vos âneries en vérités et de les colporter sur les réseaux.
       
      ps. Mal dire les choses s’est ajouter aux malheurs du monde.


    • charlyposte charlyposte 6 juin 11:02

      @JL
      Il faut comprendre que les assiettes son interchangeables JL


    • Pcastor Pcastor 6 juin 11:04

      @charlyposte
      Une forme de monnaie « hélicoptère » ? En cette période « d’incertitude radicale » on va tester de nouvelles formes d’interventions ( revenu minimum ailleurs) ?


    • charlyposte charlyposte 6 juin 11:10

      @Pcastor
      Avec le revenu minimum : adieu la retraite au soleil ou la retraite sans froufrou.


    • JL JL 6 juin 11:18

      @charlyposte
       
       Vous pouvez développer , vous savez.
       
      ps. C’est quoi la retraite sans froufrou ?


    • Odin Odin 6 juin 12:15

      @JL

      Bonjour,

      « ps. C’est quoi la retraite sans froufrou ? »

      J’imagine que le froufrou serait la retraite par capitalisation volontaire dans des fonds de pension et que suite à l’effondrement économique à venir ces derniers ne verseront plus rien.

      Nous devrions malheureusement aller, comme en Espagne, vers un revenu universel pour combler un chômage endémique et un flicage généralisé permettant de diminuer ce RU pour les personnes contestant  cette politique mondialiste. 


    • charlyposte charlyposte 6 juin 12:20

      @Odin
      C’est une grave erreur de tout tirer vers le bas...vraiment.


    • charlyposte charlyposte 6 juin 12:22

      @JL
      Une retraite normale sans superflu.


    • Odin Odin 6 juin 12:37

      @charlyposte

      Bonjour,

      « C’est une grave erreur de tout tirer vers le bas...vraiment »

      Ce n’est pas moi qui tire vers le bas mais les marionnettes qui dirigent notre pays depuis plusieurs décennies pour enrichir toujours plus ces financiers transnationaux. Je ne fais qu’un constat et une extrapolation sur les conséquences de la crise à venir avec une paupérisation toujours croissante en occident. 


    • JL JL 6 juin 12:49

      @Odin
       
      s’il fallait intervenir, je pense qu’un gouvernement bling bling sauverait en priorité les retraites par capitalisation au détriment des retraités par répartition.


    • JL JL 6 juin 12:53

      @charlyposte
       
      ’’ Il faut comprendre que les assiettes son interchangeables ’’
       
      Vous pouvez développer  ? 


    • charlyposte charlyposte 6 juin 12:54

      @Odin
      OK : je confirme.


    • charlyposte charlyposte 6 juin 13:01

      @JL
      Un point de vue ici :
      ....................

      Du rapprochement entre la définition idéale du revenu et la mesure effective proposée. La tradition classique définit l’assiette fiscale.

      ...................


      Le Livre blanc sur la fiscalité - Érudit
      www.erudit.org › revues › 1969-v45-n3-ae1805540


    • Le421 Le421 6 juin 13:13

      @Pcastor
      En France aussi on applique la technique de l’argent hélicoptère.
      Sauf qu’il ne va jamais retomber sur les ménages, les grosses entreprises ont des filets à papillons géants... Les banques, assurances et toute la clique finissent de ramasser ce qui a été échappé.
      Et le con-sommateur regarde béat en attendant que ça vienne...


    • Pcastor Pcastor 6 juin 13:53

      @JL
      Effectivement , votre maitrise des notions de base en économie est impressionnante. Le PIB est un INDICATEUR ,d’ailleurs discuté, qui permet des comparaisons diverses, notamment le niveau des dépenses publiques rapportées à la richesse nationale qu’il est censé mesurer.
      L’Etat finance ses dépenses essentiellement via les impôts qu’il perçoit ( et d’autres ressources qui restent globalement marginales).
      Même ces évidences échappent à votre compréhension pour le moins singulière.
      En attendant , on trouve sur le marché de bons tranquillisants...


    • JL JL 6 juin 14:16

      @Pcastor
       
       pfff ! Quel rapport avec la choucroute ?
       
       smiley


    • Odin Odin 6 juin 14:19

      @JL

      « s’il fallait intervenir, je pense qu’un gouvernement bling bling sauverait en priorité les retraites par capitalisation au détriment des retraités par répartition. »

      Comme j’aimerais que vous ayez raison.

      Mais vous oubliez la chypriotisation des dépôts bancaires au dessus de 100.000 € (à ce jour) en France et que la responsabilité des déposants est engagée en cas de restructuration ou de faillite bancaire. Avec une crise financière majeur, dont ce couillonavirus sera le prétexte, penser que Vanguard ou Black Rock, par exemple, ne pourraient pas geler le versement de dividendes est une erreur.


    • JL JL 6 juin 18:33

      @Odin
       
       Vous plaisantez, j’espère ?


    • Pcastor Pcastor 7 juin 00:44

      @JL
      Simple réponse à tes affligeantes divagations sur le PIB ,non seulement symptomatiques d’une ignorance crasse mais surtout de vraies difficultés de compréhension qui laissent planer comme un léger doute sur tes facultés intellectuelles.


    • JL JL 7 juin 09:46

      @Pcastor
       
      ’’.L’Etat finance ses dépenses essentiellement via les impôts qu’il perçoit ( et d’autres ressources qui restent globalement marginales).
      Même ces évidences échappent à votre compréhension pour le moins singulière.
      ’’
       
      Réponse du berger à la bergère : un et un deux, deux et deux quatre. Même ces évidences échappent à votre compréhension pour le moins singulière.


  • rogal 5 juin 13:30

    Ce n’est pas exactement le confinement qui a été à l’origine de la crise économique.

    Son déclenchement a été l’arrêt brutal du tourisme international, avec toutes les conséquences qu’il laissait prévoir même en absence de confinement : chute du transport aérien et des croisières, coup à l’hôtellerie, arrêt de la production aéronautique, etc. Bref, la peur du virus a provoqué une baisse de la demande dans l’économie des loisirs.
    Le confinement y a ajouté une baisse de l’offre, par le retrait de nombreux travailleurs, là encore par peur de l’épidémie. Ces deux baisses, offre et demande, s’entretiennent mutuellement depuis lors.

    N’oublions pas, en outre, le contexte dans lequel tout cela est arrivé : crise financière majeure en vue (surendettement général) et récession arrivant.


    • Le421 Le421 5 juin 18:49

      @rogal
      Avant le confinement, la situation était déjà en chute libre.
      Demandez à Renault.


    • troletbuse troletbuse 5 juin 21:39

      @rogal
      Non, c’est la crise économique qui a été à l’origine de la fausse pandémie.


    • rogal 6 juin 02:49

      @troletbuse
      Une interprétation qui en vaut une autre.


    • Le421 Le421 6 juin 08:23

      @Le421
      C’est rigolo... Je dis la même chose que Rogal et je prends des « 1 étoile » là où il en prends trois...
      Y’aurai t-il des notations « au pseudo » ?
      Nooooonnn !! Pas possible !!  smiley
      PS : C’était un test.


    • charlyposte charlyposte 6 juin 09:19

      @Le421
      Et à Carlos.


    • Iris 6 juin 14:38

      @Le421

      Quelques suggestions :

      Vous voudriez dire la même chose mais n’y arrivez pas.

      La forme que vous adoptez n’est pas la bonne.

      Changez de pseudo.


    • rogal 6 juin 15:05

      @Le421
      En voilà une de plus. La 421-ième que je vous mets !


  • Jeekes Jeekes 5 juin 15:50

    ’’l’agenda de Macron’’

     

    Et celui de ses sous-fifres appointés...

    Ben il est connu, ils ne se gênent pas pour nous prévenir.

     

    Leurs projets ?

    D’abord nous faire claquer les piètres ’’économies’’ réalisées (bien à contre-coeur) grâce à leurs saloperies ’’justifiées’’ par cette fausse pandémie.

    Dépensez vos sous, bande de minables, qu’ils nous disent.

    Faut sauver l’économie !

     

    Puis avec ça, ils envisagent de baisser les salaires, augmenter le temps de travail, diminuer les RTT et les congés payés.

    Pour sauver l’économie !

     

    Perso, j’imagine parfaitement ce que c’est que l’économie dans leurs arguments vérolés : faire faire encore et toujours plus de profits à leurs copains !

    Sur notre dos, bien sûr.

     

    J’admire le silence assourdissant des partis d’opposition et des syndicats.

    Enfin, y’a bien le blaireau de chez FO qui s’est exprimé. Une chiasse verbale que tu sais plus s’il est pour ou contre, ou le contraire.

     

    Bref. Cet espèce d’épouvantail (mais putain, où il est allé les chercher ses ministres le micron ? C’est mémère qui lui a fait le casting ? Elle les a toutes recrutées sur le seul critère physique ? Plus t’es moche, plus tu conviens ?), ce vieux débris n’a trouvé que ça ?

     

    Et elle, et ses copains-coquins, ils vont le baisser leur salaire ?

    Ils vont rembourser au pays tout le fric qu’il ont mis à gauche dans des paradis fiscaux ?Ils vont renoncer à leurs immenses avantages ?

     

    Ah ben non, pas eux.

    Même pas les ’’grosses fortunes’’ qui continuent à s’enrichir.

    Non, se serrer la ceinture, c’est que pour ceux qui ne sont rien.

    Faut sauver les riches !

     

    Bande d’ordures !!!

     

     


    • Le421 Le421 5 juin 18:52

      @Jeekes
      Ben oui... Un moment, il faut crever de trouille et rester chez soi, à un autre moment, il faut sortir claquer du fric.
      La grande peur du moment, c’est que les gens se soient rendu compte de tout l’inutile qu’ils achètent couramment, denrée indispensable pour le système actuel.
      Vendre du superflu.


    • Jeekes Jeekes 5 juin 19:28

      @Le421
       
      Bah, cerise sur le gâteau, si on ne répond pas à leurs ’’sollicitations’’ ils pourront toujours se servir à la source.
      Direct sur nos comptes, ils ont déjà tout prévu pour ça ces ordures !
       


    • Le421 Le421 6 juin 08:30

      @Jeekes
      Tiens, c’est « marrant » ce que vous dites.
      J’explique cela autour de moi depuis un moment.
      Exemple :
      Un gars a 30.000€ d’avoirs à la banque (compte courant, PEL, Livret A, etc.)
      On lui « gèle » 15.000 pour « sauver la patrie ».
      Il lui reste 15.000 disponibles et 15.000 bloqués par la banque.
      Si c’est pour « relancer la machine* », pourquoi pas, autrefois, on faisait des emprunts d’état, mais c’était basé sur le volontariat, et généralement, avec des intérêts.
      Mais je vois venir les spéculateurs avec leurs gros sabots...
      0 pour le client et 12% à minima pour les banques qui vont investir sur des « créneaux porteurs » inutiles pour le pécore moyen.
      Et qui sera encore et toujours grosjean comme devant ?


  • DACH 5 juin 17:43

    Les propositions de l’ifrap sont proprement ridicules, pour ne pas dire plus, d’un point de vue financier.

    = Quelle est la démonstration de cette affirmation ?


  • charlyposte charlyposte 6 juin 10:16

    Le grand public assiste, interdit, à une série de voltes-faces de la part de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a annoncé le 3 juin dernier la reprise d’essais cliniques sur l’hydroxychloroquine en vue de trouver un traitement du Covid-19, après les avoir suspendus suite à la publication d’une étude parue dans The Lancet, alors qu’elle les avait au préalable autorisés face à l’ampleur de la pandémie.

    Au micro de Sputnik, Thierry Mariani, député européen (RN), considère que « la revue la plus importante » du monde scientifique publie un « article absolument pas sérieux ».

    La réponse européenne face au Covid-19

    Mis à part le côté purement scientifique, le député européen fait la remarque que « l’OMS a eu une réaction assez contestable pendant la crise ».

    « Sans être complotiste, on a le droit de se poser des questions : pourquoi tant de revirements ? L’OMS a eu une politique totalement brouillonne. Surtout, il y a certainement de gros intérêts en jeu en ce moment. L’Europe est totalement absente, parce qu’on voit bien que ce ne sont que les jeux des laboratoires médicaux », remarque Thierry Mariani.
    .................

    L’homme politique soulève également plusieurs problèmes de l’Europe dans un certain nombre de secteurs chargés de la recherche et rappelle qu’au moment très tendu de la crise sanitaire, Mauro Ferrari, le responsable de la recherche en Europe a démissionné, « déçu » par le rejet de sa stratégie face au Covid-19 par le conseil scientifique du Conseil Européen de la Recherche (CER). L’incertitude sur l’utilisation de chloroquine demeure

    Le député européen suppose que la science subit des pressions financières : « avec ce qu’il s’est passé avec l’étude, cela me semble évident », glisse-t-il. Mais la valse des revirements dans les positions et des déclarations autour du coronavirus le laisse perplexe, puisque « on n’est plus sûrs de rien ». Un exemple parmi d’autres : depuis le début de la crise, « on a expliqué en France que les enfants sont des porteurs dangereux, depuis deux jours, on explique que c’est totalement faux ».

    « Sur les médicaments ça change très souvent. La vraie question : pourquoi y a-t-il eu cette étude dans The Lancet totalement orientée ? » s’interroge Thierry Mariani.

    Une autre remarque de l’homme politique, qui rappelle « ne pas être médecin », est que « les théories du professeur Raoult gênent visiblement beaucoup de monde ».


  • charlyposte charlyposte 6 juin 13:33
    Le G20, avec les pays invités, a coordonné les efforts mondiaux pour soutenir la lutte contre la pandémie de Covid-19. À ce jour, les membres du G20 et les pays invités ont promis plus de 21 milliards de dollars pour soutenir le financement de la santé mondiale », a déclaré le groupe dans un communiqué publié ce 6 juin sur son site officiel.
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    Selon ce document, ces fonds seront orientés vers le diagnostic, les vaccins, la thérapeutique et la recherche ainsi que le développement au profit de tous. smiley

    ...................


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