mercredi 2 septembre 2009 - par Enzo

Mélenchon, ou le problème de la photo


Jean-Luc Mélenchon a sorti l’an passé un petit livre rouge, contenant sa réplique au discours de Latran de Nicolas Sarkozy. Il s’y livre à une analyse très fine de la rhétorique du Président actuel. Le républicain affirmé qu’est Mélenchon acceptera donc sans problème que ses propres discours soient également disséqués.

Il est souvent intéressant d’écouter un responsable politique qui vient de quitter son parti « historique », car il est brusquement libre de s’exprimer sur ce parti. Jean-Luc Mélenchon, bien avant de quitter le Parti Socialiste, avait écrit un ouvrage très intéressant, En quête de gauche, dans lequel il s’interrogeait sur le sens-même de son action au sein de ce parti. Ne pouvant rester dans l’indiscipline permanente, impuissant à peser sur les orientations social-libérales de la direction du PS, Mélenchon a eu raison de quitter ce parti. Une telle décision est cohérente par rapport à son engagement politique, elle est respectueuse par rapport au PS, et on pourrait difficilement la taxer d’opportuniste au vu des difficultés qui se présentent désormais à lui. J’ajoute qu’il conduit des analyses très fines, servies par une véritable argumentation, et qu’il est un des seuls à rentrer dans le détail de ses propositions politiques tout en respectant le cadre, très contraignant, de la télévision. A l’heure où seules des idées très générales peuvent être formulées, les talents de tribun de M. Mélenchon font merveille.

Mais où est le problème, me direz-vous ?

Je l’appellerai le problème de la photo.

Dans sa rhétorique, Jean-Luc Mélenchon pointe régulièrement les convergences politiques entre le PS est ses « partis frères » sociaux-démocrates européens. Certains de ces partis sont aujourd’hui en cogestion avec la droite, d’autres ont soutenu la candidature de M. Barroso à la présidence de la Commission européenne, et ainsi de suite. La simple présence de Martine Aubry sur une photo en compagnie de Zapatero, Prodi ou Brown est suspecte aux yeux de Jean-Luc Mélenchon. Le problème, c’est que ces raccourcis sont faibles intellectuellement, et ne grandissent pas M. Mélenchon.

Ainsi, Jean-Luc Mélenchon s’affiche régulièrement avec Marie-Georges Buffet, Secrétaire nationale du PCF. Ce parti a été dirigé pendant 22 ans par un certain Georges Marchais, allié objectif d’un régime totalitaire qui a exercé un joug sur le tiers de l’humanité pendant 44 ans. Doit-on demander des comptes à Jean-Luc Mélenchon ? Non, bien sûr que non, et l’intéressé se défend d’ailleurs assez maladroitement lorsque cette question lui est posée : « Je ne suis pas un Communiste français, ne me posez pas cette question à moi ». En vérité, cette question n’a même pas à être posée aux dirigeants communistes actuels. Ils ne sont pas comptables des horreurs du XXe siècle, et ni Marie-Georges Buffet ni son prédécesseur Robert Hue ne sont soupçonnables de la moindre accointance avec les régimes staliniens présents ou passés. Il reste bien ce nom, parti communiste, mais le conserver relève de leur cuisine interne, et ne fait de tort qu’à eux-mêmes. La question des affinités du PCF, qui avait sa pertinence à l’époque du Programme commun, ne l’a plus aujourd’hui. Mais à l’inverse, demander des comptes au PS sur les affinités de ses collègues européens avec des partis de droite n’a aucun sens non plus.

Je vais faire un raccourci plus rapide encore, et plus embarrassant pour Jean-Luc Mélenchon. Parmi ses amis latino-américains figure Hugo Chavez, Président du Vénézuela. Je ne m’intéresserai pas ici au détail des controverses sur le personnage ; je me contenterai de rappeler son soutien affirmé au dirigeant iranien Ahmadinejad. Le raccourci « Mélenchon = Chavez et Chavez = Ahmadinejad, donc Mélenchon = Ahmadinejad » est grossier, pour ne pas dire plus ; la question n’en a pas moins été posée à Jean-Luc Mélenchon. La réponse n’a pas manqué de fuser : je ne suis pas Hugo Chavez, et il m’arrive d’être en désaccord avec lui, comme c’est le cas ici. Mais, M. Mélenchon, si vous trouvez ces raccourcis insultants, reconnaissez à Martine Aubry, Laurent Fabius ou Manuel Valls le droit d’être en désaccord avec telle ou telle action ou déclaration de Tony Blair ou de Jose Luis Zapatero. 

Suite de l’analyse de texte : « La sphère politique est désormais réduite à un vaste Disneyland, avec les très-gentils d’un côté et les très-méchants de l’autre » [restitution approchante d’une phrase de Jean-Luc Mélenchon, au moment de l’affaire du Tibet et du passage de la flamme olympique à Paris]. Stigmatiser les convergences entre untel et untel est certes pratique, mais cela mène rapidement à des contresens absolus. Jean-Luc Mélenchon a donc raison lorsqu’il s’insurge contre des raccourcis… qu’il s’abstienne donc d’en faire lui-même. La sphère des partis sociaux-démocrates européens est extrêmement complexe, et les considérer comme des « partis frères » est un raccourci parfois faux et souvent pratique. Les alliances des partis sociaux-démocrates européens sont toujours dictées par les nécessités qu’imposent les systèmes électoraux de leurs pays respectifs ; elles le sont beaucoup moins (et c’est regrettable) par des convergences programmatiques. Et cela, Jean-Luc Mélenchon le sait. Il serait donc bien avisé d’affronter le PS uniquement sur son programme, ou, pour le coup, sur son absence de programme. Mais il n’a pas à demander au PS des comptes sur les dérives de la social-démocratie ailleurs en Europe.

Enfin, à l’endroit de François Bayrou, affirmer que « c’est la droite » est un peu court. De l’émission de France 2 qui avait précédé les élections européennes de juin dernier, tout le monde a retenu le clash entre Bayrou et Cohn-Bendit ; une phrase de Bayrou, passée totalement inaperçue, me semble pourtant beaucoup plus intéressante : « Monsieur Mélenchon, je suis d’accord avec ce que vous dites beaucoup plus souvent que vous ne le croyez ». François Bayrou est le seul candidat de la dernière Présidentielle à avoir gardé son programme sous le coude, à continuer à l’assumer, à le détailler et à le défendre. Jean-Luc Mélenchon serait bien avisé de débattre avec lui, et de cesser de le fustiger d’un « c’est la droite » bien léger. Le débat politique en sortirait grandi.



98 réactions


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 09:55

    à l’auteur

    "En vérité, cette question n’a même pas à être posée aux dirigeants communistes actuels. Ils ne sont pas comptables des horreurs du XXe siècle, et ni Marie-Georges Buffet ni son prédécesseur Robert Hue ne sont soupçonnables de la moindre accointance avec les régimes staliniens présents ou passés".

    Pour les exonérer de toute responsabiliité, il conviendrait de comparer leur date d’adhésion au PCF aux turpitudes et crimes perpétrés par leur modèle soviétique.


    • Enzo 2 septembre 2009 10:13

      Mais bien sûr... Et d’ailleurs, pourquoi ne pas fouiller en détail le comportement de toute personne majeure en 1940 (c’est-à-dire âgée aujourd’hui d’au moins 87 ans) afin de s’assurer qu’elle n’a pas été collabo ?


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 10:27

      à Enzo (xxx.xxx.xxx.229) 2 septembre 10:13

      Marie-Georges Buffet : Membre du Parti communiste français à partir de 1969.
      Robert Hue : Dès ses seize ans, en 1962, il adhère à la Jeunesse communiste puis un an plus tard au Parti communiste.

      Nuit du 20 au 21 août 1968 : invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes de l’URSS et d’autres pays frères membres du Pacte de Varsovie.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 13:27

      En vérité, cette question n’a même pas à être posée aux dirigeants communistes actuels. Ils ne sont pas comptables des horreurs du XXe siècle, et ni Marie-Georges Buffet ni son prédécesseur Robert Hue ne sont soupçonnables de la moindre accointance avec les régimes staliniens présents ou passés.

      Ceci est fort juste, bien que pas mal de politiques communistes français aient désavoué l’aspect totalitaire du communisme en URSS.
      Il ne me semble pas qu’on ait demandé des comptes aux capitalistes et aux ultra-libéraux pour les coups de pute que leurs prédécesseurs (ou contemporains...) ont commis en Amérique latine (et commettent encore ici et là).


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 13:39

      Salut Noboody (j’éviterai le NKM qui pourrait faire penser à quelqu’un).

      c’est assez juste, quoique un libéral fort actif sur ce site (Le Péripate pour le nommer) t’expliqueras qu’il ne s’agissait que d’aimables dictatures un peu autoritaires certes mais somme toute relativement acceptables.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 13:46

      j’éviterai le NKM qui pourrait faire penser à quelqu’un

      Merci !! Je peux pas la blairer si je pense à la même personne.
       ; - )

      C’est vrai que c’était « plutôt cool »... *tousse*... pour une minorité, ces années là au Chili, en Argentine et dans ces qqs paradis de retraités du nazisme.
      Mais ne le dérangez pas, il doit être en train de dénoncer ce nouveau fascisme islamiste (inacceptable celui-ci par contre - allez savoir pourquoi ? - probablement la règle du bon/mauvais fascisme des Inconnus) ou de repérer les antisémites de ce site sur un des fils de la rubrique « Frite à gogo ».


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 14:07


      Certains ont l’indignation très sélective...


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 14:17

      Certains ont l’indignation très sélective...

      Ca vient de moi, ou il essaye d’inverser les rôles ?
      C’est VOUS qui avez évoqué l’invasion de la Tchécoslovaquie, tout en prenant soin d’impliquer Mélanchon, Buffet, et les mous communistes français...
      Faîtes donc de même pour les capitalistes des années 80 et ceux qui se masturbaient sur les discours de Reagan/Thatcher. Ou alors on se répartit le travail, si vous préférez...
      Mais je trouve cela crétin et inutile d’évoquer les démons passés du communisme sans aborder le contre-poids des horreurs soutenues (ouvertement) par les ultra-libéraux de l’ère Reagan-Bush-Clinton-Bush...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 14:33

      à Nobody knows me (xxx.xxx.xxx.11) 2 septembre 14:17 

      "Ca vient de moi, ou il essaye d’inverser les rôles ?
      C’est VOUS qui avez évoqué l’invasion de la Tchécoslovaquie, tout en prenant soin d’impliquer Mélanchon, Buffet, et les mous communistes français...« 

      Cependant, avant que j’intervienne, un certain Enzo affirmait :
       »En vérité, cette question n’a même pas à être posée aux dirigeants communistes actuels. Ils ne sont pas comptables des horreurs du XXe siècle, et ni Marie-Georges Buffet ni son prédécesseur Robert Hue ne sont soupçonnables de la moindre accointance avec les régimes staliniens présents ou passés".
      On peut donc dire, si vous en convenez, bien entendu, que c’est l’affirmation d’Enzo qui m’a incité à évoquer l’invasion de la Tchécoslovaquie.

      Évitons, s’il vous plaît, d’inverser les effets et les causes.


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 14:46

      JP Llabrés,

      on peut effectivement poser la question aux dirigeants communistes français. Tout en notant que la question n’est jamais posé quand il s’agit des « libéraux ».

      Pour la Tchécoslovaquie, si les « orthodoxes » du PCF s’alignaient sur Moscou, une personnalité de premier plan au parti, Waldeck Rochet désapprouva l’intervention soviétique.

      A noter que les soviétiques s’en prirent à d’autres communistes en Tchécoslovaquie, comme quoi rien n’est simple.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 14:52

      On peut donc dire, si vous en convenez, bien entendu, que c’est l’affirmation d’Enzo qui m’a incité à évoquer l’invasion de la Tchécoslovaquie

      Dans quel but évoquer cette invasion alors ? Puisque l’auteur nie le lien entre les communistes français (particulièrement ceux d’aujourd’hui) et le totalitarisme de l’URSS.

      Vous pensez donc que les communistes français devraient faire repentance ?
      Le cas échéant, que pensez-vous d’appliquer AUSSI cette règle - afin d’être moins sélectif dans l’indignation - aux ultra-libéraux français qui ont admiré Reagan, Thatcher et Bush ?


    • Philou017 Philou017 2 septembre 2009 14:56

      J’aime bien les gens qui en sont toujours à ramener leur anti-communisme primaire.
      Il y a chez les communistes beaucoup de gens bien, des idéalistes, des syndicalistes qui se sont battus pour les droits des gens, des humanistes qui ont défendus un projet social.

      Bien sur, on peut toujours critiquer ceux qui sont restés aveugles sur les méfaits du stalinisme.

      Ce que Labres, dans son discours primaire oublie de préciser, c’est que les gros richards, les financiers du capitalisme ont toujours fait tout ce qu’ils pouvaient pour empêcher toute vision socialiste (au sens large du terme) de la société d’émerger. Ca va du soutien au émigrés russes, aux coups d’états anti-démocratiques, au soutien de mouvements para-militaires fascistes et assassins et de dictaures plus écoeurantes les une que les autres, à une propagande constante dans les médias (on le voit encore avec Chavez), etc

      Je pense que les anti-communistes primaires sont des gens qui sont préoccupés par la peur du lendemain, tres attachés à leurs maigres biens. La propagande capitaliste a fait ce qu’il fallait pour leur faire peur (les socialistes-communistes vont vous prendre vos biens). C’est pourquoi ils préferent rester dans un système qui les plume et les exploite au profit d’une petite élite cannibale. C’est plus rassurant pour eux.

      C’est comme ca que la propagande propagée par le capitalisme a réussi, en martelant la dénonciation du communisme et en l’associant systématiquement à toute idée socialiste ou collective, à faire soutenir par les populations un systeme (le capitalisme) qui n’est rien d’autre que la mise en oeuvre de l’exploitation de l’homme par l’homme, et qui a fait et continue de faire la preuve de ses faiblesses, de ses dérives et de sa nocivité.

      Mais avec la peur, on peut faire avaler n’importe quoi à tellement de gens.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 14:58

      à masuyer (xxx.xxx.xxx.238) 2 septembre 14:46 

      « on peut effectivement poser la question aux dirigeants communistes français ».

      Ce n’est pas moi qu’il faut en convaincre mais Enzo ainsi que ceux qui, contre toute évidence, continuent de soutenir que :
      "cette question n’a même pas à être posée aux dirigeants communistes actuels. Ils ne sont pas comptables des horreurs du XXe siècle, et ni Marie-Georges Buffet ni son prédécesseur Robert Hue ne sont soupçonnables de la moindre accointance avec les régimes staliniens présents ou passés".


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 15:06

      à Nobody knows me (xxx.xxx.xxx.11) 2 septembre 14:52 

      On peut donc dire, si vous en convenez, bien entendu, que c’est l’affirmation d’Enzo qui m’a incité à évoquer l’invasion de la Tchécoslovaquie

      « Dans quel but évoquer cette invasion alors ? »

      Simplement, parce que telle est la vérité. Ausssi dérangeante soit-elle pour Enzo et d’autres.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 15:12

      à Philou017 (xxx.xxx.xxx.64) 2 septembre 14:56

      Pourquoi vous emporter dans une grande envolée lyrique parce que j’ai simplement corrigé une affirmation erronée d’Enzo ?

      À part cela, tout ce vous affirmez savoir sur moi n’est que procès d’intention ne méritant pas réponse.


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 15:14

      JP Llabrés,

      Vous ne verrez pas d’objection alors que, sans exonérer les dirigeants communistes, on puisse interroger nos amis liberaux sur le renversement d’Allende, et sur la collaboration entre l’école de Chicago et les économistes chiliens de l’époque Pinochet.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 15:23

      Vous ne verrez pas d’objection alors que, sans exonérer les dirigeants communistes, on puisse interroger nos amis liberaux sur le renversement d’Allende, et sur la collaboration entre l’école de Chicago et les économistes chiliens de l’époque Pinochet.

      Voilà, c’est mon propos... en plus clair.
      La seule chose que les libéraux ont faite de plus intelligente que les russes, c’est qu’ils sont passés par des intermédiaires pour ne pas se salir les mains. Le résultat étant exactement le même.
      Mais la fosse sceptique a débordé et les odeurs sont remontées bien qu’on essaye encore aujourd’hui de couvrir les odeurs avec du désodorisant, avec ce cache-sexe qu’est le communisme.


    • Enzo 2 septembre 2009 15:28
      @Jean-Pierre Llabrès, 

      La vérité ne me dérange pas, je ne suis pas membre du PCF et je n’envisage pas de l’être.

      Oui, l’URSS a envahi la Tchécoslovaquie en 1968, et oui, à l’époque il existait un PCF globalement muet sur le sujet. Mon grand-père, secrétaire d’une section du PCF à l’époque, a été invité à laisser sa place parce qu’il dénonçait un peu trop, justement, l’invasion de la Tchécoslovaquie ; je connais donc un peu le sujet. Et si le coeur vous en dit, vous pouvez prendre votre plus belle plume et demander à Marie-Georges Buffet (19 ans en 1968) ce qu’elle pense de tout cela.

      Mais c’est sans intérêt pour moi. Parce que si l’on suit votre logique, chaque membre d’un parti devrait endosser la responsabilité de l’ensemble de l’histoire de son parti ou des personnes qui le constituent. Dans ces conditions, aucun parti ne vaudrait la peine qu’on y adhère. Ce qui m’intéresse, c’est le présent. Ni vous ni moi ne sommes responsables de ce qui nous a précédé ; en revanche, nous sommes responsables de ce que nous faisons aujourd’hui. Voila pourquoi les actuels militants communistes français, qui pour la plupart militent pour des raisons aussi légitimes que les autres, sont des personnes qui méritent un peu de respect. Je suis loin de partager leurs idées, mais j’estime qu’ils n’ont pas à endosser la responsabilité d’une histoire passée qui n’est en rien la leur.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 15:36

      Premier point : il est faux qu’Allende ait été porté à la présidence par le peuple, par un puissant et irrésistible courant de tout le peuple. L’élection de 1970 fut une élection triangulaire. Le Parti démocrate-chrétien, dont le candidat Eduardo Frei avait été élu à la magistrature suprême en 1964, avec 55,6 % des voix, s’était, depuis lors, non pas exactement scindé en deux, mais détaché d’alliés conservateurs, qui présentèrent leur candidat propre. Le résultat fut qu’Allende, candidat d’une coalition électorale de Front populaire, arriva en tête avec 36,2 % des voix, contre 34,9 % au candidat conservateur et 27,8 % au démocrate-chrétien. En faisant le total, on constate aisément que 62,7 % des Chiliens ont voté contre Allende.

      Déjà, je ne trouve pas ce premier point super rigoureux. Car si on applique ce raisonnement pour d’autres cas, on pourrait justifier, vu les taux d’abstention, un coup d’Etat en France ou même en Europe, on pourrait aussi justifier l’assassinat de Kennedy (après tout, il s’est mis tout le monde à dos aussi...).
      Donc le « il est pas vraiment élu par tout le peuple, donc c’est pas si grave », n’invalide en rien le coup d’Etat, ni l’horreur de l’assassinat.
      C’est comme si vous disiez d’une victime de viol qu’elle l’a bien cherché car elle était en mini-jupe. Je ne peux m’empêcher de ressentir un tiraillement de la réalité typique de la clique responsable de ces méfaits.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 15:52

      à masuyer (xxx.xxx.xxx.238) 2 septembre 15:14 

      "Vous ne verrez pas d’objection alors que, sans exonérer les dirigeants communistes, on puisse interroger nos amis liberaux sur le renversement d’Allende, et sur la collaboration entre l’école de Chicago et les économistes chiliens de l’époque Pinochet".

      Je n’ai aucune objection. Au contraire de certains, je ne fais pas de différence entre les turpitudes, méfaits, crimes, etc. des uns ou des autres.


    • Le péripate Le péripate 2 septembre 2009 16:03

      Nobody ! On ne fait pas ses petits arrangements avec de fausses citations ! Je vous cite : il est pas vraiment élu par tout le peuple, donc c’est pas si grave , que vous présentez comme si c’était dans le texte....
      Tu ne mentiras pas.....


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 16:07

      à Enzo (xxx.xxx.xxx.229) 2 septembre 15:28

      Partons, si vous le voulez bien, d’un point d’accord entre nous :
      "Ni vous ni moi ne sommes responsables de ce qui nous a précédé ; en revanche, nous sommes responsables de ce que nous faisons aujourd’hui« .

      Vous avez dit :
       »En vérité, cette question n’a même pas à être posée aux dirigeants communistes actuels. Ils ne sont pas comptables des horreurs du XXe siècle, et ni Marie-Georges Buffet ni son prédécesseur Robert Hue ne sont soupçonnables de la moindre accointance avec les régimes staliniens présents ou passés« .

      J’ai répondu :
       »Pour les exonérer de toute responsabiliité, il conviendrait de comparer leur date d’adhésion au PCF aux turpitudes et crimes perpétrés par leur modèle soviétique« .
      Puis :
       »Marie-Georges Buffet : Membre du Parti communiste français à partir de 1969.
      Robert Hue : Dès ses seize ans, en 1962, il adhère à la Jeunesse communiste puis un an plus tard au Parti communiste.
      Nuit du 20 au 21 août 1968 : invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes de l’URSS et d’autres pays frères membres du Pacte de Varsovie".

      Tout ceci pour dire qu’au moment de l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’URSS, Hue aurait pu démissionner du PCF s’il n’avait pas approuvé cette invasion.
      Pour la même raison, Buffet aurait pu s’abstenir d’adhérer au PCF un an plus tard.

      Ils ne l’ont pas fait. Dont acte. C’est l’affaire de leur conscience.
      Quant à nous, nous avons le droit d’en penser ce nous voulons. Pour ma part, je considère leur attitude comme moralement condamnable.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 2 septembre 2009 16:12

      @ NNM : Tous les communistes du monde dénoncent le totalitarisme, quand ils ont la liberté de la dénoncer... et que la dictature du prolétariat n’est pas « absolument nécessaire » pour aller vers les lendemains qui chantent. Le capitalisme est aussi pour le partage et la justice sociale...


      L’étiquette n’en dit pas beaucoup sur le produit. Il faut une démocratie où l’on vote pour un programme et une structure politique qui permet de destituer un gouvernement qui ne tient pas ses promesses. Le reste est marketing, selles de boeuf, abus de Quidam Lambda qui est un jocrisse ... Le discours politique actuel est oiseux, lassant et fondamentalement malhonnête.

      La démocratie actuelle a été créée pour que le pouvoir économique, par la corruption, puisse manipuler le pouvoir politique et avoir toute autorité sans aucune responsabilité. Ça donne ce que nous vivons.

      OUI, il y a une alternative.


      Pierre JC Allard

    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 16:31

      Nobody ! On ne fait pas ses petits arrangements avec de fausses citations ! Je vous cite : il est pas vraiment élu par tout le peuple, donc c’est pas si grave , que vous présentez comme si c’était dans le texte....

      La mise en forme vous a trompé, je m’en excuse. Il ne s’agit pas d’une citation mais d’une interprétation, d’où la mise en forme en italique. Et même si ce n’est pas dit, tout l’argumentaire de JF Revel vise pourtant à atténuer les responsabilités des putschistes.
      Me répondrez-vous donc sur la faible légitimité du parlement européen, sur la validité du Traité européen ? Devons-nous sortir les mortiers ?

      Tu ne mentiras pas.....
      Je le répète, ce n’était pas un mensonge, mais mon interprétation, d’où la mise en forme.
      Cela dit, bien con serait celui qui tenterait d’affirmer un mensonge sur un forum avec tant de personnes pour rétablir la vérité...
      Et jetez un oeil à mon avatar, vous devinerez que je ne suis pas vraiment un chrétien exemplaire... Comme si ce commandement avait empêché les hommes de mentir ces 2 derniers millénaires, vous me faîtes rire.

      On avait dit aussi « Tu ne tueras point », « Tu ne voleras point », « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain », ... Autant de règles qui ont été transngressées par les plus zélés des croyants.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 16:41

      Par ailleurs, si le coup d’état peut paraître légitime pour certains, c’est tout de même un comble d’invoquer qu’Allende n’était pas majoritaire dans le total pouvoir/oppositions des suffrages pour ensuite instaurer une des pires dictatures d’Amérique latine qui a fait disparaître un grand nombre d’opposants. Il me semble que ce sont des méfaits bien plus graves que ceux d’Allende. Non ?


    • Le péripate Le péripate 2 septembre 2009 16:44

      Hé oui. D’autres mentent, ce qui, bien sûr vous donne licence d’en faire autant.
      Le texte de Revel ne colle pas avec le catéchisme habituel, c’est un fait. Que cette argumentation historique déboulonne une icône encore intacte de la gauche, c’est gênant (quand je pense qu’il y a en France des établissements scolaires qui portent le nom d’Allende !).
      Mais vous tordez le texte. Et ça se voit. Désolé.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 16:46

      Pierre JC Allard, je regrette de ne plus pouvoir atteindre votre blog, le proxy de mon boulot me bloque l’accès.
      Je regarderai de chez moi si j’en ai le temps.
      Merci et bonne journée


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 16:52

      à Nobody knows me (xxx.xxx.xxx.11) 2 septembre 16:46

      Sans aucun rapport avec le fil principal de la discussion, permettez-moi de sourire du fait que vous ayez plus de temps de loisirs à votre travail qu’en votre domicile. Par quel miracle ?


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 16:54

      Que cette argumentation historique déboulonne une icône encore intacte de la gauche

      Je ne vois pas en quoi ça déboulonne le fait qu’il y a eu plusieurs décennies de dictature supportée par les ultra-libéraux ?

      Et vous persistez à prétendre que j’ai menti sciemment. Je vous ai expliqué sincèrement que c’était MON interprétation.
      Faîtes-en ce que vous voulez si vous ne désirez pas répondre honnêtement à mes questions comme souvent.
      Grand bien vous fasse.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 17:01

      Sans aucun rapport avec le fil principal de la discussion, permettez-moi de sourire du fait que vous ayez plus de temps de loisirs à votre travail qu’en votre domicile. Par quel miracle ?

      MDR. Voilà l’inspecteur des travaux finis. Vous savez pas, les français sont les champions du monde de la productivité... Non, en fait, je suis une bête, donc l’activité qu’on me donne fond comme neige au soleil en 2 temps 3 mouvements (ça a du bon de savoir programmer, les logiciels peuvent être beaucoup plus rapides que nous vous savez...).
       : - P

      Plus sérieusement, il se trouve que j’effectue une activité de support,où la charge peut varier mais où je dois pourtant rester comme un con à rien foutre devant mon PC. Je préfèrerais être en train de bosser réellement que de me fritter sur Agoravox avec les hystériques, où les discussions intéressantes comme la notre (hum...) se font de plus en plus rares, en particulier les « feu » références du Péripate que je regrette amèrement.
      Ayant le choix chez moi, je préfère passer mon temps à autre chose qu’à parler avec un mur sur Agoravox, la journée m’ayant lassé de cette activité.


    • Future Custer Girl Future Custer Girl 2 septembre 2009 17:05

      Nobody,

      il n’est jamais trop tard pour les braves.

      Signé : un citoyen furtif pour les besoins de la cause.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 septembre 2009 17:08

      à Nobody knows me (xxx.xxx.xxx.11) 2 septembre 17:01

      Bon courage dans votre travail.
      Nous essayerons de rendre les discussions intéressantes sur AgoraVox pour vos moments d’inactivité forcée.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 17:24

      Bon courage dans votre travail.
      Nous essayerons de rendre les discussions intéressantes sur AgoraVox pour vos moments d’inactivité forcée.

      Mais c’est qu’il me raille, l’effronté !!!
       ; - )

      Bonne journée


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 17:47

      Péripate,

      toi volontiers donneur de leçons d’honnêteté intellectuelle pris la main dans le sac. Tu attaques une phrase du commentaire de Nobody (qui ne pêche que par la forme, la présentation) en évitant soigneusement d’évoquer la citation non tronquée et assez longue et explicite du texte de Revel :


      Premier point : il est faux qu’Allende ait été porté à la présidence par le peuple, par un puissant et irrésistible courant de tout le peuple. L’élection de 1970 fut une élection triangulaire. Le Parti démocrate-chrétien, dont le candidat Eduardo Frei avait été élu à la magistrature suprême en 1964, avec 55,6 % des voix, s’était, depuis lors, non pas exactement scindé en deux, mais détaché d’alliés conservateurs, qui présentèrent leur candidat propre. Le résultat fut qu’Allende, candidat d’une coalition électorale de Front populaire, arriva en tête avec 36,2 % des voix, contre 34,9 % au candidat conservateur et 27,8 % au démocrate-chrétien. En faisant le total, on constate aisément que 62,7 % des Chiliens ont voté contre Allende.

      Cette citation est-elle fausse ?

      Avec le même raisonnement on peut légitimer un putsh en France puisque 70% des Français ont voté contre Sarkozy au premier tour, non ?

      Pour masquer quelque peu ce raisonnement ma foi discutable, tu ériges Revel (et tu t’ériges par la même occasion) en déboulonneur d’idole, position fort confortable.Comme les libéraux aiment à se vivre comme des révolutionnaires en décrivant un monde quasi-bolchevique où ils seraient la minorité éclairée, quand l’économie fonctionne malgré tout sur leurs préceptes (bien qu’il reste encore quelques filets de protection qu’il leur faut absolument détruire).

      Et tout ça au nom de la Liberté (Staline aussi commettait ses crimes au nom de grands principes consensuels).

      Or l’exemple chilien, comme d’autres, montrent que ceux qui se nomment du doux nom de libéraux (plus vendeur que capitalistes qui induit une notion d’avidité), que ce libéralisme est avant tout pour les marchés ou les classes dominantes. L’Amérique de Reagan était assez répressive, non ? Pour les classes les plus défavorisées en tout cas.

      Il faut évidemment occulter dans ce cadre toute notion de classes sociales. Travailler le 7 jours sur 7 devient une « liberté ». Et pourquoi ne pas donner aux enfants la liberté d’aider leurs familles en travaillant plutôt que de les forcer à fréquenter les bancs de l’école.

      Polylogistes les libéraux ?


    • Le péripate Le péripate 2 septembre 2009 18:01

      Toujours le même problème avec les bigots englués dans la saumure du Bien. Où dans le texte est justifié le golpe ? Nulle part. Mais c’est une réalité : plus de 60% des chiliens n’ont pas voté Allende. Ca, ça fait mal à la légende, mais ce n’est pas une justification de quoi que ce soit.

      Il y a d’autres développements, plus loin dans le texte. Visiblement non lus. Le coup d’État était inévitable, et c’est Allende qui a provoqué cette situation, il était le coup d’état lui-même, avait fait donner l’armée contre les grévistes, ne s’était pas soumis à la loi, etc... J’ai un bon dossier là dessus

      Mais aucune importance : j’ai répondu à un défi qui ne me concerne pas, ni en tant qu’homme ni en tant que libéral. Et il est heureux que Pinochet ait fini par comprendre qu’il fallait qu’il rende le pouvoir après 16 trop longues années.

      Mais bon, il est commode d’avoir un Pinochet pour excuser 100 millions de morts. Alors, joue avec. C’est tout ce qu’il reste comme consolation à la gauche communiste et antilibérale.


    • Future Custer Girl Future Custer Girl 2 septembre 2009 18:07

      « englués dans la saumure du Bien »

      On sent tape du bien, on veut du juste. On peut le trouver celui là avec MCM, mais pas avec vous péripate.

      Et ça va changer !!!!


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 18:14

      Péripate,

      Pinochet n’est qu’une donnée du problème. On pourrait aussi évoquer le IIIe Reich. Bien sur dans la logorrhée « libérale », il faut mettre en avant le pacte germano-soviétique. Et surtout oublier un peu vite qu’une part importante de la bourgeoisie ne voyait pas d’un mauvais oeil cet Hitler ultime rempart contre le bolchevisme. On peut ici penser à un Pucheu, où à la propagande vichyste pour l’engagement des jeunes Français dans la SS afin de lutter contre le bolchevisme.

      Sinon, pour les libertés que j’évoque quand dis-tu ?

      Quant à la dénonciation du rôle oppressif de l’état, va jeter un oeil vers des précurseurs un peu plus à gauche que ceux qui te font tant vibrer et qui ne l’ont découvert que lorsque l’état dû, sous la pression sociale, faire quelques aménagements pour maintenir le capitalisme en vie.


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 18:22

      Au fait Péripate,

      il me semble que comme bigot tu te poses là. Pour le moment il ne me semble pas avoir lu chez toi le moindre début de commencement de critique de ton système de pensée fétiche.

      Je crois être un peu plus critique envers la pensée de Marx, et sur les diverses « exégèses » et applications concrètes postérieures.

      Bien à toi.


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 18:30

      Exact future Custer Girl, on s’en tape du Bien. Laissons à notre prez’ et à ses déclarations d’intentions sur la « nécessaire moralisation du capitalisme financier ». Ca c’est du catéchisme, en plus d’être bien pratique puisque la « nécessité d’une gestion mondiale » du problème renvoie tout cela aux calendes grecques.


    • Le péripate Le péripate 2 septembre 2009 18:31

      Pucheu ? Pas un radical socialiste , non ?
      Oui, une partie de la bourgeoisie a vu en Hitler un rempart contre le communisme. Comme il y a des bourgeois communistes. Quelles conclusions tirer de ces deux faits ? Lol.

      En tout état de cause Staline s’est bien fait rouler, et il ne s’était absolument pas préparé à l’opération Barbarrossa. Il avait confiance, probablement parce que son communisme était aussi un socialisme national.
      Mais bon, si j’ai bien compris l’article, c’est que chacun accuse les autres des méfaits de l’autre camp, réels ou supposés.
      Je m’en fous un peu : je n’ai pas besoin de listes de morts pour connaître les routes de la servitude. Elle commence avec l’échec de la sociale démocratie, s’accomplit avec le socialisme et s’achève dans la dictature. Et ensuite on peut recommencer. Sans jamais rien apprendre.


    • Le péripate Le péripate 3 septembre 2009 10:04

      Mais oui, j’ai bien compris que le « crédit » d’un auteur n’est pas une fonction de la cohérence interne du discours ni de sa capacité heuristique, mais une fonction bourdivine de la situation de classe, de l’habitus de l’auteur. Et que pour sortir élégamment de ce qui ne mènerait qu’à un relativisme absurde, il faut aussi postuler un sens de l’histoire, une taupe. Et le tour est joué, Revel est un militant sans crédit et Naomi Klein une sainte. MDR........


    • Nobody knows me Nobody knows me 3 septembre 2009 10:12

      Toujours le même problème avec les bigots englués dans la saumure du Bien.

      C’est vrai que vous n’êtes pas du tout prosélyte vous...
      Achetez-vous un miroir.


    • Nobody knows me Nobody knows me 3 septembre 2009 10:19

      Péripate, vous vous hérissez tout autant quand j’évoque parfois Chomsky ou d’autres types dont le CV ne vous convient pas, sans pour autant vous attarder sur le contenu qu’on vous livre.
      Je réitère : achetez un miroir.


    • Nobody knows me Nobody knows me 3 septembre 2009 10:20

      c’est quand que tu te mets au wikibadguru ?

      What is that ?


    • Nobody knows me Nobody knows me 3 septembre 2009 10:34

      Encore une expérience urluberluesque Shawford ? ; - )
      Allez pour les besoins de l’expérience, je me prête au jeu.
      Si vous entendez par raciste qqn qui croit en une éventuelle supériorité d’une ethnie par rapport à une autre, je ne le suis pas. Sauf peut-être par rapport aux... non, je déconne.
      Le fait que les milieux géographiques, où l’homme a évolué depuis la séparation de la Pangée, aient modifié nos apparences physiques de manière différente ne me fait pas conclure à une éventuelle distinction de race. D’autant que cela ne se base que sur la couleur de la peau, qui est un détail minuscule dans d’éventuelles différences génétiques entre 2 personnes.
      Les différences culturelles, physiques, spirituelles entre personnes me fascinent particulièrement au contraire.


    • Le péripate Le péripate 3 septembre 2009 10:41

      Non, j’extrapole. Mais que penser de ces deux propositions accolées : Revel militant politique, et Klein qui rappelle à bon escient... ?

       Je vais vous donner mon opinion sur le Chili et ces évènements. L’Armée chilienne avait une tradition de non intervention dans les affaires politiques, une attitude à la britannique. Elle avait sans trop d’état d’âme obéi au pouvoir exécutif quand il lui a été demandé de réprimer les grèves. Elle a été mise au pouvoir progressivement par Allende lui-même, qui ne trouvait plus d’alliés dans les cercles politiques traditionnels. Des ministres, puis Pinochet lui-même. Il n’y a finalement pas de rupture entre Allende et Pinochet. Trois années de répression féroce qui ne changeaient pas tellement de la période précédente avec ses assassinats politiques et ses répressions des travailleurs.
      Mais nous sommes dans les années 70, et Pinochet est un pragmatique. Il fait appel aux économistes de l’école de Chicago. C’est en effet l’époque où, ne vous en déplaise, l’édifice économique de Keynes chute devant la montée simultanée d’un fort taux de chômage et d’une forte inflation. Il faut se tourner vers autre chose. L’avantage pour les étatistes du libéralisme à la Friedman est que celui ci ne remet pas en cause l’État, et il est donc adopté par défaut. Et finalement, cette politique aboutira treize années plus tard au départ sans violences de Pinochet, et au retour de la démocratie.
      C’est peut-être idiot, mais c’est une histoire qui finit plutôt bien.


    • Nobody knows me Nobody knows me 3 septembre 2009 10:48

      Merci pour votre réponse Péripate.
      Shawford, vous nous préparez quoi aujourd’hui ?
       : - )


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 12:15

      Calmos,

      et à ceux qui hurlent à l’insécurité, je propose Medellin ou les Favelas de Rio, tout sauf ce pays aux mains de juges anarcho-bolchevistes....


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 13:55

      Bonjour Chantecler,

      mais il serait bon que le régime chinois se « libéralise ». Non pas pour les libertés politiques des Chinois, mais pour permettre le développement d’une classe moyenne consumériste permettant à la Chine de devenir le gigantesque marché que les « libéraux » appellent de leurs voeux


  • Voltaire Voltaire 2 septembre 2009 10:16

    Excellente anayse.

    JL Mélanchon est un tribun ; à côté de ses analyses souvent jutes, il a tendance à se laisser aller à des effets de phrases et à des raccourcis, payants en terme d’audience, mais de mauvaise fois. IL est parfois difficile pour un responsable politique de vouloir à la fois plaire à son public (et celui de Mr Mélanchon apprécie ses saillies verbales) et rester honnête avec ses idées...
    Mais s’il désire incarner autre chose qu’un simple opposant systématique, Mr Mélanchon devra aussi accepter que les autres ne sont pas forcemment le diable qu’il carricature.


  • masuyer masuyer 2 septembre 2009 11:22

    Oui c’est pas mal analysé. A noter que ce type de raccourcis est fréquemment utilisé.

    Bayrou de droite ? c’est certes un peu court, mais est-ce faux pour autant.

    Il me semble avoir remarqué un certain intérêt des médias pour une convergence entre Modem, PS et Verts tendance cohenbendiste. Tendance que l’on peut retrouver dans une certaine intelligentsia et que j’analyse ainsi :

    à l’instar de nos voisins transalpins, une part de nos élites intellectuelles (et de nos « classes moyennes cultivées », sorte de petite bourgeoisie tendant à confondre ses intérêts avec les classes dominantes culturellement) nourrit une aversion pour le style Sarko (notre Berlu à nous), sans remettre en cause fondamentalement le fonctionnement de notre société qui leur assure une place plutôt confortable (le Sarko en question aimant à les brocarder afin de s’assurer le soutien des classes populaires dont il a malgré tout besoin et qui vivent assez mal le « double discours » qu’elles ressentent chez les dominants culturels).

    D’un côté la bourgeoisie prédatrice de l’autre la bourgeoisie paternaliste. Des deux côtés une méfiance naturelle envers le « peuple ». La première encadre les classes populaires par le taser, l’autre par la « pédagogie » (conduire les enfants étymologiquement).


    • LE CHAT LE CHAT 2 septembre 2009 11:49

      @ masuyer

      la bourgeoisie prédatrice de l’autre la bourgeoisie paternaliste

      la seconde est très bien représentée au PS ,avec les résultats sur le peuple guère différents de la première


    • masuyer masuyer 2 septembre 2009 12:31

      Salut le Chat et Asinus.

      A noter que cette volonté de concentrer l’attention sur l’affrontement de deux fronts à l’exclusion de tout autre est doublement intéressant : il ne remet pas fondamentalement en cause l’ordre social (je ne risque pas d’être rattrapé par mon « voisin du dessous ») et en simplifiant la vie politique, en la transformant en feuilleton ou western basique, elle permet aux financiers des médias d’espérer vendre plus (puisque méprisant les classes populaires, ils pensent qu’elles sont incapables de saisir des enjeux trop complexes).


  • ASINUS 2 septembre 2009 11:28

    @ masuyer 

    pfff je le sais le penser , vous en plus savez l enoncer , compliments


  • Adrian Adrian 2 septembre 2009 13:27

    Jean-Luc Mélenchon a sorti l’an passé un petit livre rouge

    Son avenir est déjà tout tracé.


    • Enzo 2 septembre 2009 14:25

      En pratique, le livre de Mélenchon est bien un petit livre rouge. Et lorsqu’on lui en a fait la remarque, il a souri, lui qui n’a pas franchement l’humour facile. Puisque Mélenchon accepte l’augure de cette connotation, je ne vois pas pourquoi je m’en priverais.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 17:28

      Le sourire peut signifier plein de choses ! Et même le sens de l’humour !

      Oui je pencherais plus pour le fait qu’il ait rigolé qu’on le compare à Mao... Ce qui est tout de même un grand honneur... *tousse très violemment*... heuheuuu heuheuuuu heuheuuuuuu...


  • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 13:40

    De l’émission de France 2 qui avait précédé les élections européennes de juin dernier, tout le monde a retenu le clash entre Bayrou et Cohn-Bendit

    Cette émission était une farce :
    Le Grand Bazar : l’émission « À vous de juger » sur les élections européennes

    Pour approfondir un peu sur Chavez et l’affaire des stations radio/télé :
    Conflits sur les médias au Venezuela (1) : L’attaque de Globovision
    Conflits sur les médias au Venezuela (2) : Une loi sur les « délits médiatiques » ?
    Conflits médiatiques au Venezuela (3) : des suppressions liberticides du droit d’émettre ?


  • zmed 2 septembre 2009 14:02

    Article nul !!! C’est du grand n’importe koi, d’ailleurs je suis arreté a Ahmadinejad. Avec des si je met Paris en Bouteille. Comme on dit dans les forums, c’est un troll , un troll bien velu !!!


  • logan 2 septembre 2009 14:13

    L’auteur reproche à Melenchon de faire des raccourcis et son manque de précision, et il base ses reproches du des raccourcis manquant totalement de précision, l’auteur est parfaitement incohérent et devrait s’appliquer ses principes déjà à lui-même.

    En l’occurence si Melenchon se permet des affirmations qui peuvent sembler être des raccourcis un petit peu hâtifs, c’est parce qu’il n’a pas le temps d’expliquer en profondeur ces liens, mais si l’auteur avait effectivement lu les livres de Melenchon qu’il cite, il aurait pu s’apercevoir que ces liens il les explique en détail, ce n’est donc par exemple pas uniquement à cause d’une photo qu’il critique l’incohérence de Martine Aubry et sa compromission, c’est aussi sur des actes, sur les idées.
    C’est mains dans la mains que les députés européens du PS co-gèrent le parlement européen avec les autres PS européens et avec la droite et le centre européens par exemple ... Et cette co-gestion ce sont des votes bien réels, sur des textes bien réels eux aussi ...
    C’est par exemple l’adhésion du PS au traité de Lisbonne, ça aussi ce sont des actes bien réels quand cela se traduit par un vote d’abstention au congrès réunis à Versailles qui ouvre la possibilité à la droite de passer ensuite par le parlement pour ratifier le traité.
    Enfin ce sont les contenus des discours, calqués sur ceux de leurs homologues européens, et il s’appuie sur les parcours de ces politiciens européens, qui avec les mêmes discours, les mêmes idées, ont finalement aboutit à se compromettre avec la droite, la photo elle ne vient que confirmer et donner un signe extérieur ce cette dérive. Quand le PSE par exemple change ses couleurs de Rose à Orange, ce n’est pas non plus sans significations symboliques, quand celui change de nom pour y inclure la notion de « démocrate » et accueil un parti centriste qui s’auto proclame « démocrate » comme le fait le modem ce n’est pas là non plus anodin ... Quand les socialistes français sortent l’idée des primaires, parlent d’une alliance avec le modem, tandis qu’en Italie, les socialistes italiens ont mis en place justement une primaire et se sont alliés avec les centristes italiens pour donner le gouvernement Prodi, là encore ne pas y voir de liens ce serait de la mauvaise foi ...

    Quand à Bayrou, si Melenchon le considère de droite, ce n’est pas à cause de raccourcis rapide, c’est clairement par rapport aux idées qu’il porte.

    Vous vous trompez donc profondément.
    Malheureusement Melenchon, à cause des contraintes imposées par les médias, vous l’avez souligné, ne peut pas être toujours précis, et donner toujours des explications.
    Vous auriez du vous en tenir à cette idée.

    Cela ne veut absolument pas dire que les affirmations qu’il fait et qui peuvent sembler péremptoires le sont réellement.


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 14:22

      Ouch, pas mieux.
      Merci logan d’avoir rangé le bordel qu’il y a avait dans mon crâne sur ce sujet.
       ; - )


    • Enzo 2 septembre 2009 14:58

      Logan,

      Les deux livres de Mélenchon dont je parle dans l’article, je les ai lus. Et tout ce que vous dites est vrai. Je ne rentrerai pas dans le détail d’En quête de gauche, qui fait 300 pages. Mais le propos de Mélenchon pourrait être un peu plus nuancé selon moi.

      Par exemple, si en Allemagne le SPD gouverne avec la droite, c’est parce que le rapport de forces issu des législatives allemandes les y a obligés. En revanche, il est vrai que ce rapport de forces est lié au refus du SPD de gouverner avec Die Linke ; l’alliance SPD - Linke - Grünen aurait constitué une majorité, mais les Grünen ne voulaient pas non plus d’Oskar Lafontaine. Ce qui est vrai, c’est que le système électoral allemand ne donne à chaque parti qu’une minorité de sièges, et que pour gouverner un parti est obligé de s’allier avec d’autres. La chose est quasi-impensable en France (hormis les débauchages de Sarkozy, qui concernent des personnes mais pas des partis), et c’est pourquoi l’accusation de Mélenchon mérite une nuance.

      Ce que ne réalise pas Mélenchon, c’est que ses interventions télévisées deviennent le prétexte pour tirer à boulets rouges sur le PS. Non que les propos de Mélenchons soient entièrement faux, mais il ne se rend pas compte que les questions qui lui sont posées ne portent désormais que sur le PS, et presque plus sur le PG ou sur Sarkozy. Jusqu’à la caricature d’une interview récente, où Mélenchon reconnait à Sarkozy de la cohérence et du génie politique ; question suivante : « mais alors, vous pourriez être ministre de Sarkozy ? » Que la journaliste posant la question soit décérébrée, c’est un fait, mais Mélenchon lui-même, par sa rhétorique, suscite ce genre de questions.

      Voila pourquoi j’invite Mélenchon à recadrer son discours (et non ses écrits), par exemple sur le programme du PG et/ou du Front de gauche pour les prochaines Régionales. Là, Mélenchon serait beaucoup plus intéressant qu’en se prononçant sur les primaires décidées au PS.


    • Philou017 Philou017 2 septembre 2009 15:01

      Tout à fait d’accord aussi.

      Les raccourcis de Mélenchon n’en sont pas. La clique des dirigeants occidentaux peut bien arborer telle ou telle étiquette, ils font globalement tous la même politique au service du libéralisme, c’est à dire des « élites » financières.
      C’est pour cela qu’ils peuvent discuter avec le sourire avec leurs copains Européens des petits détails qui les différencient. Et donc poser pour de jolies photos.


    • logan 2 septembre 2009 15:26

      @ l’auteur, et bien vous avez évolué entre l’écriture de votre article et votre réponse, car dans votre article vous accusez bel et bien Melenchon de faire des raccourcis infondés qui seraient même indignes selon vous.

      Quand à l’obligation de gouverner avec la droite, c’est évidemment là aussi faux, en politique rien n’oblige personne à faire quoi que ce soit tout est une affaire de choix.

      Le SPD allemand gouverne avec la droite car ils ont une proximité idéologique évidente. Et c’est pour la même raison qu’il refuse de gouverner avec Die Linke.

      La proximité idéologique entre la direction du PS depuis plusieurs années et les autres PS européens est là encore évidente, ils suivent le même chemin idéologique, et forcément ces chemins mènent aux mêmes endroits, la compromission avec une partie de la droite.

      En France c’est la spécificité de la gauche, qui a toujours empéché le PS de suivre l’exemple social démocrate européen. Le PS a toujours eu une aile-gauche et d’autres partis de gauche faisant contre-poids à la volonté de « modernisation » comprennez par là « droitisation » de certains responsables politiques du PS.

      Aujourd’hui avec l’aide des médias, d’organisations extérieurs comme Terra Nova, ces responsables politiques font énormément pression pour que cette dérive ait lieu.

      Concernant les interviews de Melenchon, je trouve qu’elles sont bien équilibrées la plupart du temps à chaque fois entre les critiques vis à vis du PS, l’objectif de rassemblement de la gauche actuelle, les propositions programmatiques du FDG ou du PG et la critique des politiques et des idées de la droite.

      A mon avis vous fantasmez totalement sur cette histoire d’interviews où Melenchon ne ferait que critiquer le PS. C’est totalement faux, et là encore c’est un facheux raccourci de votre part.


    • Enzo 2 septembre 2009 16:05

      @Logan,

      Je ne partage pas votre sentiment selon lequel les propos télévisés de Mélenchon sont équilibrés. Ma source principale est Dailymotion. Ce que je pense profondément, c’est que, Mélenchon ayant quitté le PS, il n’a plus à en parler plus que de raison. Bien entendu, la question des primaires le concerne directement, et c’est normal qu’on la lui pose et qu’il y réponde. Au-delà, mon sentiment est qu’il se laisse entrainer dans une critique systématique du PS, dont ce dernier n’a d’ailleurs nul besoin au vu de son aptitude surnaturelle à se tirer lui-même une balle dans le pied.

      J’apprécie Mélenchon pour la plupart de ses analyses écrites. Mais je maintiens qu’il se livre parfois à des raccourcis. J’ai cité l’Allemagne, je vais citer les Législatives de 2007. Selon Mélenchon, il a suffi d’une phrase de Fabius sur la TVA sociale pour retourner le verdict du second tour. C’est faux, et Mélenchon le sait : au premier tour 110 candidats ont été directement élus, 109 de droite et 1 de gauche ; par conséquent, les électeurs de 110 circonscriptions (presque entièrement de droite) ne se sont pas déplacés pour voter au deuxième tour. Il y a bien d’autres raisons à ce résultat du deuxième tour, mais celle-ci est, de loin, la principale. Et oui, je trouve indigne de la part de Mélenchon (qui sait parfaitement cela) de déformer une réalité. Ca ne me déçoit pas de la part de Ségolène Royal, de Nicolas Sarkozy ou de tant d’autres. Mélenchon, lui, a une densité intellectuelle, un socle de valeurs, des arguments, et il vaut beaucoup mieux que ces raccourcis que je pointe et qui me navrent. 


    • logan 2 septembre 2009 16:17

      @ l’auteur, Dailymotion c’est souvent des interviews tronquées, on va trouver par exemple une interview de 9 minutes à France Inter et une interview de 19 minutes pareil à France inter, et lors de ces deux parties différentes de l’interview ils abordent tous les thèmes et pas seulement la critique du PS.

      Cette interview est très équilibrée, et donc c’est une preuve que ce que vous affirmez est faux.

      Je veux bien croire à un tel déséquilibre dans les interviews courtes ne laissant pas le temps d’aborder tous les sujets, mais dans ce cas n’en faites pas des généralités ?


    • Enzo 2 septembre 2009 16:51

      @Logan,

      Je vous remercie de vous en inquiéter, mais je sais utiliser Dailymotion et je sais faire la différence entre une interview et un extrait d’interview. Libre à vous de trouver les interventions de Mélenchon équilibrées. Pour ma part, je crains qu’il aille dans un mur. J’ai en tête l’exemple de Bayrou lors des dernières élections, qui s’est laissé enfermer dans une personnalisation à l’extrême de son duel avec Sarkozy. A cette occasion, Bayrou a glissé sur une pente suicidaire pour lui. Tout le monde a oublié son programme européen qui était pourtant, et de loin, le plus consistant (je parle ici des « pro-européens » partisans du traité de Lisbonne). Je ne souhaite pas à Mélenchon la même mésaventure. A bon entendeur...


    • Nobody knows me Nobody knows me 2 septembre 2009 17:22

      Certes Mélenchon n’est pas obligé « couteau sous la gorge » de répondre sur le PS, mais il faut avouer que les pantins actuels qui font office d’interviewers ne font QUE poser ce genre de question.
      Il doit y avoir un bon paquet d’articles sur Acrimed.org, où il est question de cette manie des journalistes de poser des questions sans intérêt sur les relations entre untel et untel.
      C’est je pense une grave conséquence de ce terme que je hais qui est la people-isation de la politique.
      Il y a qqs années, tous crachaient sur ces méthodes, tous critiquaient Sarkozy et sa clique (non moins légitimement) mais aujourd’hui tout le monde s’y met.
      J’apprécie encore un peu Mélenchon lorsqu’il envoit la très objective Arlette Chabot se faire foutre pendant la fameuse émission « clash » Bayrou/Cohn-Bendit, car il n’accepte pas le cadre de l’émission que je trouvais aussi totalement con (PS contre UMP, FN contre MPF, FG contre NPA). J’ai mis un lien un peu plus haut je crois à ce propos.


    • logan 2 septembre 2009 18:02

      @ l’auteur, écoutez on sent bien que le fond de commerce de votre article c’est que Melenchon a affirmé que Bayrou était de droite, et que comme vous soutenez Bayrou, et que vous ne vous sentez pas de droite, ca vous a vexé et vous avez décidé de pondre cet article pour critiquer Melenchon.

      C’est votre droit.

      Mais svp soyez un peu plus objectif. Vous avez le droit de croire que le programme du modem aux élections européennes était de loin le plus consistant. En ce qui me concerne je ne vois vraiment pas ce qui vous permet d’affirmer une telle chose.

      Mais quand vous accusez Melenchon de ne faire que de tapper sur le PS alors que je vous donne un exemple d’une interview de 28 minutes à France Inter où ils abordent tous les sujets, reconnaissez au moins que c’est une erreur de votre part d’avoir fait une telle généralité.


    • logan 2 septembre 2009 18:09

      @ Nobody

      C’est vrai que l’emission d’Arlette Chabot ne va pas marquer l’histoire pour la qualité de son organisation et l’impartialité de sa présentatrice dans sa façon de donner ou de couper la parole et de laisser/ ne pas laisser les gens s’exprimer ou encore dans les faux duels qu’elle a organisé. Seule l’altercation Cohn Bendit / Bayrou sera retenue ...

      Les critiques de Bourdieu, à travers des sites comme Acrimed, Arret sur Images ou encore via les propos de personnes comme Frederic Lordon, réemergent aujourd’hui, et il est clair que le format des emissions ou les comportements des journalistes ne laisse pas une grande place aux explications, et pourtant elles sont nécessaires quand il s’agit de formuler des nouvelles idées ou des idées peu entendues jusqu’à présent.

      Melenchon en est évidemment aussi victime même si il s’y laisse un peu trop souvent prendre délibérément, c’est peut être la nuance que n’arrive pas à formuler l’auteur.


  • franc 2 septembre 2009 17:00

    je ne comprend pas trop l’utilité de cet article que je trouve bien superficiel et mesquin ou alors je comprend bien l’intention et l’intérêt de l’auteur de taper sur Mélenchon qu’il déteste visiblement ou du moins qu’il n’aime pas parce qu’en fait il n’aime pas et déteste le positionnement idéologique de celui-ci -----------------------et à défaut de pouvoir le critiquer sur le fond par peur de se dévoiler un peu trop de droite libérale pour ne pas dire capitaliste ,l’auteur se met sournoisement à le critiquer sur la forme ,histoire de le discréditer un peu du moins le personnage et non pas ses idées ,n’étant pas capable ou n’osant pas ouvertement de discréditer sa philosophie politique

    mais des raccourcis ,qui n’en fait pas ,surtout à la télévision et avec des journalistes que l’on sait ,même le pape se trouve être en flagrant délit de raccourcis ----------et l’auteur lui-même en fait ici même comme le remarque avec raison Logan

    bref c’est pathéthique pour ne pas dire ridicule


  • Abraracoutrix 2 septembre 2009 17:43

    Très interessant. Jean-Luc est fidèle et a toujours été fidèle à ses principes, aux principes fondateurs de la Gauche. Le PS en est loin, lui qui a gommé de son statut toute référence à la lutte des classes, c’est à dire en clair au combat de l’Homme contre les exploiteurs, grands patrons et financiers. Un bémol à mon opinion favorable sur cet article quand vous confondez communisme et stalinisme. Comme pour la Révolution Française, il y a eu dans la Révolution d’Octobre des pères fondateurs idéalistes, et on peut imaginer que si Lenine ou Trosky n’avaient pas disparus (! !!) pour lui laisser le champ libre, Staline aurait eu un autre destin, la Russie aussi. La Révolution Française a eu sa Terreur et ses échafauds jusque dans les plus petites bourgades de France, la Russie a eu ses Goulags. Ainsi va l’Homme !


  • MAIKEULKEUL 2 septembre 2009 17:45

    Article consternant de bêtise et de mauvaise foi,

    ce qui a, bien évidemment, comme d’habitude, attiré le chaland.

    On est mal « barré »


  • stephane 2 septembre 2009 18:06

    L’auteur confond les amalgames que l’on peut difficilement faire 60 ans après -le pcf actuel et le stalinisme- pour les comparer avec des raccourcis qu’il aimerait que l’on évite aujourd’hui.

    Et pourtant , de nombreux partis de gauche européens ont voté encore récemment pour le libéral Barroso et Bayrou est bien de droite comme l’affirme Mélenchon.

    Au mieux l’auteur est en décalage spatio-temporel et a décroché d’une réalité appelée chronologie ou bien il est vraiment de mauvaise foi....


  • Proudhon Proudhon 2 septembre 2009 18:36

    Encore un article débile qui nous ressasse encore et encore les crimes staliniens et autres amusements communistes en oubliant bien vite les crimes du capitalisme mondiale qui dure depuis beaucoup plus longtemps, a tué beaucoup plus de monde, et en tuera encore.

    Je comprends pas, Staline a soi-disant tué des millions voir des milliards de connards, pardon, individus, et malgré tout, vu ce que l’on voit trainer sur internet et ailleurs, il y en a encore une multitude.

    Un Paradoxe ?

    Staline en fait, c’est un guignolo quoi, il a pas fini le boulot !


  • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 2 septembre 2009 20:55

    Bonsoir,

    Quand le PS se présente devant les électeurs, il est de gauche, mais dès qu’il détient une parcelle de pouvoir, il devient de droite : privatisations Jospin, traité de Lisbonne, soutien à Baroso… Jean-Luc Mélenchon a le mérite de mettre en lumière cette imposture.

    J’ai été pendant très longtemps militant anti-communiste, à une époque, années 70, et en un lieu, fac de Nanterre, ou ce n’était pas du tout à la mode.

    Aujourd’hui je lis « l’Huma », je vote « Front de Gauche », et je poserais volontiers sur une photo à côté de Marie-Georges Buffet. Mais pourquoi donc ?

    Et bien tout simplement parce qu’avec un certain recul historique, on commence à percevoir que l’influence de l’Union Soviétique sur notre société occidentale a été très bénéfique. Pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de réduction du temps de travail, pas de partage équitable de la valeur ajoutée sans la présence à nos portes de l’Ogre Rouge.

    Depuis sa disparition, la grande bourgeoisie a déclenché un véritable ouragan néolibéral sur le monde : déréglementation financière, chômage massif, baisse des salaires réels, explosion du profit et déchainement de la spéculation.

    Et à ce jeu-là, les sociaux-démocrates n’ont pas démérité. Pas par méchanceté, non. Juste pour garder leur place.

    C’est tout le mérite de Jean-Luc Mélenchon de le dire.

    Cordialement.


    • Nobody knows me Nobody knows me 3 septembre 2009 10:05

      Tout à fait, les luttes syndicales par ex., menées pour gagner les acquis sociaux dont vous parlez, je doute qu’elles eussent été dirigées par les chantres du libéralisme.


  • moebius 2 septembre 2009 22:04

    Que répondre ? quelque chose comme... ayons une pensée émue, et bon !


  • moebius 2 septembre 2009 22:09

    ..donc je ne sais pas...ayons une pensée émue..merci Mélanchon... et donc ?
    une minute de silence peut etre, une couronne des fleurs, voila voila...La suite maintenant..


  • monbula 2 septembre 2009 22:14

    « Monsieur Mélenchon, je suis d’accord avec ce que vous dites beaucoup plus souvent que vous ne le croyez ». François Bayrou est le seul candidat de la dernière Présidentielle à avoir gardé son programme sous le coude, à continuer à l’assumer, à le détailler et à le défendre. Jean-Luc Mélenchon serait bien avisé de débattre avec lui, et de cesser de le fustiger d’un « c’est la droite » bien léger. Le débat politique en sortirait grandi.

    J’aime bien le rapprochement que vous faîtes de ces deux hommes :

    Aux Européennes, j’ai hésité entre l’un des deux.
    J’ai choisi Bayrou mais Mélenchon m’attire toujours.


    • Enzo 2 septembre 2009 22:52

      @monbula

      « Aux Européennes, j’ai hésité entre l’un des deux.
      J’ai choisi Bayrou mais Mélenchon m’attire toujours. »

      Je suis largement dans ce dilemme également. Ce sont les deux seuls à exprimer librement leur pensée à gauche de Sarkozy. Et à ce titre, ils sont également intéressants.


    • monbula 2 septembre 2009 23:19

      C’est vrai que ces deux ont une pensée libre.

      Même s’ils ne passent pour un 2ème tour à des élections présidentielles,
      ils feraient un bon rempart à un parti socialiste qui flirte étrangement avec
      « Tera Nova , mélange de fausse droite et de fausse gauche » plutôt atlantiste "


  • garibaldi15 3 septembre 2009 00:19

    Mais qui était Jean-François Revel ? ..... lisez  : http://www.voltairenet.org/article130193.html


  • curieux curieux 3 septembre 2009 00:47

    « qui était » Jean François Revel ?
    Pourquoi ? il est mort (je ne plaisante pas, je ne sais pas)
    Si il est vraiment mort, c’est plutôt une bonne nouvelle


  • monbula 3 septembre 2009 08:51

    Pour l’Apache...

    T’es qui toi ?

    Le tout Puissant, pardi.



  • paoum 3 septembre 2009 10:39

    globalement, et sans rentrer dans les détails ;


    il suffit d’enendre les commentaires des « démocrates » outre-atlantique à propos du timide projet de obama (qui n’est pas un gauchiste, loin s’en faut !), un projet de communiste et ça, ça fait peur aux ricains !
    alors, on aurait peur des vilains communistes qui ont commis des horreurs, mais les grands financiers du capitalisme mondial, y sont pas méchants, y n’ont pas de sang sur les mains( oh que si ! et plus que tout ! ne citons que le minimum de un million de morts en irak et en afghanistan...)
    les néo-conservateurs américains ont tout du neo-nazisme moderne ;
    pour ma part, mélenchon a choisi son camp, et c’est celui d’une plus grande justice sociale, des familles qui ont froid, faim et qui méritent une vie normale, juste normale ; pour ça, il a toute mon estime.
    qu’a fait bayrou pendant sa carrière ?a-t-il prouvé, ne serais-ce qu’une seule fois, l’attachement qu’il porte aux valeurs qu’il fait semblant de défendre aujourd’hui par pur opportunisme ?
    bayrou est un social-traître, pas mélenchon qui se met dans la merde pour défendre ses idées, 

    il aurait pu rester au ps avec ses amis cumulards, hypocrites, dont la bedaine pousse en même temps que leur avancée en politique, bienheureux, au fond, d’être du bon côté financier de la barrière avec leurs costards sur mesure, leurs grands restaurants etc... ; il ne l’a pas fait.
    si bayrou pense comme lui, vraiment, qu’il adhère a un parti de gauche !!!il ne le fera pas !

    cet article est trés moyen...

  • Traroth Traroth 3 septembre 2009 11:07

    "reconnaissez à Martine Aubry, Laurent Fabius ou Manuel Valls le droit d’être en désaccord avec telle ou telle action ou déclaration de Tony Blair ou de Jose Luis Zapatero«  : Encore faudrait-il qu’on est vraiment l’impression que les gens du PS se distnguent réellement d’un Blair ou d’un Zapatero, alors que souvent ils s’en réclament. Et de fait, ils soutiennent les mêmes choses ( »constitution« européenne, politique libérale...). Sur le principe, vous avez raison, mais on aimerait bien savoir dans quels domaines ces possibles différences se matérialisent effectivement. Pour poursuivre la même comparaison, comme vous le rappelez clairement, Mélenchon ne se gène pas pour marquer sa différence par rapport à Chavez, par exemple.

    Quand vous dites »Les alliances des partis sociaux-démocrates européens sont toujours dictées par les nécessités qu’imposent les systèmes électoraux de leurs pays respectifs« , vous dites en creux qu’elles ne le sont pas par le bien du peuple. C’est là le vrai problème : les politiques sont beaucoup plus dictés par la volonté de se faire élire que par celle d’être utile au pays. A tel point que le simple fait que j’évoque cette notion de vouloir »être utile au pays" fera sans doute sourire plus d’un lecteur...


  • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 3 septembre 2009 21:14

    Tiens, mon commentaire d’hier soir a été censuré !

    Amusant.

    Cela me redonne envie d’écrire un article sur le sujet.


  • moebius 6 septembre 2009 21:55

    Ce Mélanchon représente vraiment l’avenir....


  • moebius 6 septembre 2009 21:55

    cling cling


  • moebius 6 septembre 2009 22:37

     Mélanchon représente l’avenir de la gauche et aussi celle du genre humain


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